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Trump impose de nouveaux droits de douane à des dizaines de pays

Le président américain Donald Trump a signé jeudi soir le décret instaurant les nouveaux droits de douane qui toucheront les produits de plusieurs dizaines de pays, un geste qui vise à “restructurer le commerce mondial au bénéfice des salariés américains”, selon un document publié par la Maison Blanche.Ils prendront cependant effet le 7 août, et non le 1er août comme attendu initialement.Les pays ayant signé un accord commercial avant la date fatidique subissent les droits de douane annoncés. L’Union européenne (UE), le Japon ou la Corée du Sud verront donc leurs produits être taxés à hauteur de 15%, et le Royaume-Uni de 10%.Les accords conclus jusqu’à présent sont le plus souvent des cadres de négociations aux détails assez vagues, devant ultérieurement déboucher sur des documents plus approfondis.Tous les pays n’ayant pas réussi à se mettre d’accord avec Washington voient les droits de douane appliqués à leurs produits s’échelonner entre 10% et 41%, pour la Syrie.D’une manière générale, la plupart des pays cités se voient imposer 15% de droits de douane, quelques Etats se retrouvant à un taux plus élevé, à l’image de l’Afrique du Sud, à 30%, la Serbie, à 35%, ou la Suisse, à 39%.Ces surtaxes suscitent une inquiétude globale des entreprises exportant vers les Etats-Unis. “On ne sait pas quelle sera la gravité de l’impact mais il ne sera pas positif, c’est sûr”, anticipe ainsi Laubscher Coetzee, un éleveur sud-africain d’autruches dont le cuir sert à fabriquer les santiags des plus prestigieuses marques du Texas.- Pression jusqu’au bout -Un pays, au moins, échappe à une hausse douanière du 7 août: Donald Trump a annoncé jeudi avoir prolongé de 90 jours les droits de douane actuellement imposés au Mexique, ce qui revient à les maintenir à 25% sur les produits entrant aux Etats-Unis en dehors de l’accord de libre-échange nord-américain (ACEUM).En revanche, pas de détente en vue avec le Canada, qui voit au contraire les droits de douane appliqués à ses produits passer de 25% à 35%, une taxe qui ne concerne, là aussi, que les produits ne transitant pas dans le cadre de l’ACEUM.”Le Canada n’a pas été en mesure de coopérer afin de réduire le flot de fentanyl et autres drogues”, entrant aux Etats-Unis, a regretté la Maison Blanche dans un document, pour justifier cette décision, “et il a pris des mesures de représailles contre les Etats-Unis”.L’administration Trump se montre particulièrement ferme avec certains pays. Donald Trump a ainsi signé mercredi un décret imposant 50% de surtaxe douanière au Brésil, à l’exception de certains produits.Cette surtaxe fait office de représailles contre les poursuites visant l’ex-président Jair Bolsonaro, son allié d’extrême droite, accusé d’avoir tenté un coup d’Etat après sa défaite lors de l’élection de 2022.L’Inde voit elle ses produits être taxés à 25%, auxquels s’ajoutera une “pénalité”, car le pays achète du pétrole russe.- Risque juridique -Le président Trump a vanté les mérites des accords déjà conclus, qui gonflent les recettes publiques d’une économie largement endettée.L’impact des droits de douane continue cependant d’inquiéter les économistes, qui les voient peser sur l’inflation, en hausse en juin à 2,6%, et sur la croissance américaine.Le groupe Apple a rapporté jeudi que les droits de douane entraîneront pour lui un surcoût de 1,1 milliard d’euros sur le trimestre en cours. Coïncidence du calendrier, une Cour d’appel fédérale a commencé jeudi à Washington à examiner un appel devant déterminer si Donald Trump a outrepassé ses pouvoirs constitutionnels en imposant ces surtaxes sans l’approbation du Congrès. Cela concerne les droits de douane quasiment universels, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas imposés à un secteur particulier comme l’automobile ou l’acier.L’avocat des plaignants, des petites entreprises ainsi qu’une dizaine d’Etats américains, a notamment dénoncé “un accaparement de pouvoir sans précédent de la part d’un président en 200 ans”, tandis que la plupart des juges de la cour d’appel ont laissé entrevoir leur scepticisme face aux arguments du gouvernement.La Maison Blanche a déjà promis de saisir la Cour suprême si la décision lui était défavorable.

Wall Street termine en baisse malgré de bons résultats d’entreprises

La Bourse de New York a terminé en baisse jeudi, malgré des résultats encourageants de Meta et Microsoft, sur fond d’attentisme avant la mise en place des droits de douane de Donald Trump.Le Dow Jones a perdu 0,74%, l’indice Nasdaq a terminé à un niveau proche de l’équilibre (-0,03%) et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 0,37%.”La réaction est modérée, (…) à l’ouverture, nous avons toutefois constaté des gains basés sur l’excellente réaction du marché aux résultats de Meta et Microsoft”, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.Le géant de Redmond (État de Washington) Microsoft a publié mercredi après clôture des résultats bien supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre de son exercice comptable décalé.Son titre a gagné 3,95% à 535,80 dollars. L’entreprise a franchi en séance le seuil historique des 4.000 milliards de valorisation boursière, après Nvidia, avant de retomber.Autre grand nom de la “tech”, Meta (Facebook, Instagram) a aussi ravi le marché (+11,25% à 773,04 dollars) avec des revenus et bénéfices trimestriels en forte croissance, grâce notamment à la hausse des prix publicitaires.Ces résultats n’ont toutefois pas permis à Wall Street de clôturer dans le vert, les investisseurs cherchant à “se positionner avant la publication des chiffres de l’emploi demain”, selon M. Sosnick, avec notamment la publication vendredi du taux de chômage aux Etats-Unis pour le mois de juillet.Publié jeudi, l’indice PCE a montré que l’inflation a poursuivi son rebond en juin aux États-Unis, s’inscrivant à 2,6% sur un an, sous l’effet des droits de douane déjà entrés en vigueur.”L’inflation a été légèrement supérieure aux prévisions”, notamment en raison de “la hausse des prix de l’énergie et des droits de douane”, note Bill Adams, de Comerica Bank.Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont, elles, été pratiquement stables à 218.000, en deçà des attentes des analystes qui tablaient sur 224.000 demandes.Par ailleurs, les acteurs du marché se posent encore des questions sur les surtaxes douanières voulues par Donald Trump, qui doivent entrer en vigueur à minuit.Jusqu’ici, Washington a annoncé des accords avec le Royaume-Uni, l’Union européenne, les Philippines, l’Indonésie, le Vietnam, le Japon et la Corée du Sud.”Il y a une prise de conscience que, même s’ils sont de 15%, les droits de douane ne sont pas favorables au marché”, avance M. Sosnick.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État américains à 10 ans restait stable par rapport à la clôture mercredi, à 4,37%.Au tableau des valeurs, le secteur pharmaceutique a été quelque peu chahuté après que Donald Trump a envoyé jeudi des courriers à 17 entreprises pour leur demander de baisser les prix des médicaments vendus des Etats-Unis, sous peine de représailles.Eli Lilly a perdu 2,69%, Merck a reculé de 4,43% et Novo Nordisk de 5,96%.L’entreprise de biotechnologies américaine Moderna, qui a commercialisé l’un des premiers vaccins contre le Covid-19, a glissé de 8,06% à 29,56 dollars après avoir annoncé le licenciement d’environ 10% de ses salariés dans le monde, sur fond de recul des ventes de son sérum.Ford a avancé (+1,93% à 11,08 dollars) malgré une perte nette de 36 millions de dollars au deuxième trimestre à cause, entre autres, d’un rappel de véhicules pour risque de fuite de carburant, et des nouveaux droits de douane.La plateforme américaine de design collaboratif Figma a fait jeudi des premiers pas remarqués à la Bourse de New York, où le prix de son action a presque triplé (+241,73% à 115,50 dollars). Les investisseurs digéreront après Bourse les résultats des géants Apple et Amazon.

Pollution aux PFAS: le gouvernement met en ligne des résultats d’analyses de l’eau

Des analyses portant sur la présence des PFAS ou “polluants éternels” dans l’eau sont désormais librement consultables sur une carte en ligne, a annoncé jeudi soir le ministère de la Transition écologique.”2,3 millions d’analyses portant sur les rejets de PFAS dans l’eau sont aujourd’hui mises en ligne et rassemblées sur une seule plateforme. En totale transparence, cette publication en open data est un geste inédit en France et en Europe”, indique le ministère dans un communiqué.La permet notamment d’accéder à une carte de surveillance des PFAS dans les eaux souterraines, de surface ou distribuées au robinet, ainsi que dans les sites industriels. Cette publication fait suite à un plan d’action annoncé par le gouvernement en avril 2024.Les PFAS, pour substances per- et polyfluoroalkylées, dits “polluants éternels”, peuvent avoir des effets délétères sur la santé humaine: augmentation du taux de cholestérol, cancers, effets sur la fertilité et le développement du fœtus, etc.Massivement utilisés dans l’industrie depuis le milieu du 20e siècle, par exemple pour fabriquer des poêles antiadhésives, des vêtements imperméables ou des cosmétiques, ils sont extrêmement difficiles à éliminer une fois présents dans l’eau ou les sols.Leur présence conduit parfois à interdire la consommation d’eau du robinet, comme récemment dans certaines communes de la Meuse et des Ardennes après la détection de taux anormaux.Le gouvernement a aussi annoncé “le lancement à venir d’une consultation du public sur deux projets de décrets”. L’un concerne l’interdiction des PFAS dans des objets de la vie courante (farts pour ski, textiles et cosmétiques) et l’autre l’adoption d’une trajectoire de réduction des émissions industrielles de PFAS. Ces textes feront suite à la loi promulgué en février 2025.”Ces projets de décrets précisent le champ de l’interdiction de ces produits à partir du 1er janvier 2026, ainsi que la trajectoire de réduction des rejets industriels de PFAS d’ici 2030″, a souligné la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, citée dans le communiqué.”L’objectif est de réduire la présence des PFAS dans l’environnement et de réduire notre exposition directe à ces produits dans notre quotidien”, assure-t-elle.

Accord EU-USA: Bayrou juge que la France a été “un peu seule”

Le Premier ministre, François Bayrou, a jugé jeudi que la France avait été “un peu seule” dans la bataille commerciale face aux Etats-unis, en marge d’un déplacement dans les locaux de Tracfin, organisme de lutte contre la criminalité financière, à Montreuil (93).Le chef du gouvernement, qui avait vivement critiqué lundi l’accord commercial conclu entre l’Union européenne et les Etats-Unis, déplorant une “soumission” de l’Europe, a estimé que ce n’était “pas la fin de l’histoire”, et qu’il fallait “un processus encore pas totalement élucidé de ratification” de cet accord.”Il y a à vérifier quelle est la portée exacte de ces accords, et les Etats auront d’une manière ou d’une autre leur mot à dire”, a-t-il ajouté. “Je sais que toutes les autorités françaises, et en particulier le président de la République (Emmanuel Macron), ont été ceux qui se sont battus le plus contre des concessions qu’on considérait comme excessives”, a-t-il affirmé avant de s’interroger: “Est-ce que nous avons été un peu seuls? Oui”. “Est-ce qu’on a le sentiment qu’à l’intérieur de l’Union européenne, des forces politiques et économiques étaient plutôt sur une ligne de trouver des accommodements? Oui”, a-t-il ajouté, en estimant que de son point de vue, “la voie pour l’Europe est une voie d’affirmation et de résistance quand il faut et de fierté le plus souvent possible”.La classe politique française a été unanime à dénoncer l’accord conclu entre le président américain, Donald Trump, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui prévoit notamment une hausse de 15% des droits de douane sur les exportations européennes. Le président Emmanuel Macron a déploré mercredi en Conseil des ministres que l’Union européenne n’ait pas été assez “crainte” dans ses négociations commerciales avec les Etats-Unis, affirmant que la France continuerait de faire montre “d’exigence et de fermeté” dans la suite des discussions.

Renault compte accélérer au deuxième semestre avec son nouveau patron François Provost

Le groupe Renault, dont le bénéfice a plongé au premier semestre, s’est cependant mieux défendu que la plupart de ses concurrents et compte accélérer au deuxième semestre avec son nouveau patron François Provost.Le constructeur automobile français a publié jeudi un bénéfice ajusté semestriel en chute de 69%, à 461 millions d’euros, notamment à cause de la forte concurrence sur le marché européen.”Nos résultats du premier semestre, dans un contexte de marché difficile, n’étaient pas en ligne avec nos ambitions initiales”, a déclaré dans un communiqué le nouveau directeur général du groupe, François Provost. L’environnement est “difficile en Europe, marqué par la baisse du marché +retail+ (les clients particuliers, NDLR) et par un marché des véhicules utilitaires en fort repli”, a expliqué le constructeur.Ces résultats étaient attendus: mi-juillet, Renault avait déjà revu légèrement en baisse ses objectifs annuels.- “Continuité” -François Provost a assuré jeudi, lors de sa première conférence de presse à la tête du groupe, qu’il avait “le Losange au cœur” et qu’il jouerait la “continuité” après le départ surprise de son prédécesseur Luca de Meo pour le géant du luxe Kering. Après la Renault 5 ou le SUV Dacia Bigster, ce polytechnicien de 57 ans doit lancer une deuxième vague de nouveaux modèles. Il compte aussi accélérer la transformation du groupe français de près de 100.000 salariés.Au premier semestre, l’entreprise a rencontré moins de difficultés que ses concurrents Volkswagen ou Stellantis, bien plus exposés aux droits de douane américains.Selon les analystes d’Oddo BHF, François Provost “amène une visibilité très attendue” chez Renault.Comme annoncé début juillet, l’évolution comptable du traitement de son partenaire japonais Nissan et ses mauvais résultats se sont cependant traduits par une perte nette de 11,2 milliards d’euros dans les comptes semestriels de Renault.Le chiffre d’affaires du constructeur français (marques Renault, Dacia, Alpine) a atteint 27,6 milliards d’euros au premier semestre, en hausse de 2,5% sur un an.Des lancements récents de véhicules (les SUV Dacia Bigster et Renault Symbioz, ou la Renault 5 électrique) ont permis d’augmenter les ventes et “cet effet positif continuera de s’améliorer au cours du prochain semestre”, espère Renault.Les ventes des versions hybrides de ses Clio, Captur, Symbioz ont fortement grimpé et représentent près d’un tiers des ventes en Europe. Mais si les ventes de voitures électriques progressent encore plus fort, ces véhicules ne représentent encore que 12,3% des ventes au premier semestre.”Nous savons exactement ce qu’il faut faire, notamment en ayant +benchmarké+ (comparé, NDLR) nos meilleurs compétiteurs, notamment nos compétiteurs asiatiques”, a souligné François Provost.- Formule 1 – Si, sous Luca de Meo, le constructeur est sorti de l’ornière où il se trouvait en 2020, il doit encore retrouver des marges stables et se développer à l’international. Le groupe a déjà fait des économies au premier semestre (287 millions d’euros), notamment grâce à de bonnes négociations sur ses achats. Renault compte renforcer ce plan d’économies du côté des frais administratifs comme des coûts de production et de recherche et développement. Il a dit avoir gelé les embauches au niveau mondial jusqu’à la fin de l’année, sauf pour les ouvriers dans les usines.François Provost a en revanche confirmé le coûteux engagement de l’écurie Alpine en F1, avec l’ambition de “rencontrer le succès” en 2026 avec une nouvelle voiture.Pour se développer à l’international, Renault gardera parmi ses “priorités” l’Amérique du Sud et l’Inde, mais ne s’intéressera ni à la Chine ni aux Etats-Unis, a précisé son nouveau patron.”Il n’y a pas de projet de grande alliance” avec son partenaire chinois Geely (propriétaire de Volvo Cars, entre autres), a-t-il souligné.Renault vise désormais une marge opérationnelle à 6,5% du chiffre d’affaires pour l’année 2025, contre une marge supérieure ou égale à 7% précédemment.La présentation du nouveau plan stratégique, qui doit succéder à la Renaulution de Luca de Meo, retardée de quelques mois, est désormais prévue au premier semestre 2026.La CFDT Renault a estimé dans un communiqué que “l’arrivée d’un nouveau directeur général constitue une opportunité de renouer un dialogue social de qualité”. Elle observe que “le groupe préserve ses fondamentaux” mais s’inquiète de la “baisse marquée” du marché des utilitaires.  Le syndicat invite donc à “évaluer sans tarder” l’impact social de ce recul et appelle François Provost à “garantir l’emploi et les conditions de travail sur les sites concernés”.

Maltraitance animale: plainte de L214 contre l’abattoir de Porto-Vecchio

Une enquête a été ouverte mercredi par le parquet d’Ajaccio après le dépôt d’une plainte contre l’abattoir de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) pour “sévices graves et mauvais traitements”, plainte déposée par l’association animaliste L214.L’enquête, confiée à la gendarmerie de Porto-Vecchio, a été ouverte “à ce stade pour des manquements supposés aux règles de l’abattage et des non-conformités aux règles d’étourdissement des animaux”, a précisé le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe, à l’AFP.En rendant publiques des vidéos filmées dans cet abattoir les 7 mai et 7 juillet, L214 a dénoncé dans un communiqué des “dysfonctionnements graves” dans l’abattage des vaches et veaux, “saignés encore conscients après des étourdissements ratés”, et dans l’abattage rituel de vaches, veaux et moutons, qui “subissent des mouvements de cisaillement lors de la saignée à vif”.L214 assure que “les animaux sont tués dans d’immenses souffrances” et que la viande produite est distribuée “partout en Corse, en supermarchés, en vente directe chez les éleveurs et chez les artisans-bouchers”. L’association déclare également que son enquête a révélé “la complicité des services de l’État, dont la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) de Corse-du-Sud, dans les pratiques d’abattages illégales et des installations non-conformes de cet abattoir”, en demandant à la préfecture sa “fermeture immédiate”.Dans une vidéo filmée par l’association et consultée par l’AFP, L214 montre ainsi une supposée vétérinaire-inspectrice indiquant à un employé de l’abattoir: “On va faire comme ça car je comprends qu’il y a une commande qu’il faut respecter, mais ce n’est pas conforme à la réglementation”.Réagissant à ces “accusations graves” et regrettant “la mise en cause de l’intégrité professionnelle de plusieurs agents de l’État”, la préfecture de Corse-du-Sud a indiqué dans un communiqué que le “montage vidéo” de L214 reprenait “de manière trompeuse les propos d’une fonctionnaire” et que la communication de l’association “éludait volontairement l’intervention de l’inspectrice qui a conduit à suspendre l’abattage compte tenu des dysfonctionnements qu’elle observait”.”Les procédures de contrôle ont été respectées lors des inspections ciblées par l’association”, assure la préfecture, reconnaissant que “les vidéos diffusées par L214 permettent cependant d’observer des non-conformités non constatées lors des inspections”.Des “investigations approfondies” ont donc été “engagées dès aujourd’hui”, précise la préfecture, selon qui “aucun élément constaté lors des contrôles réguliers (…) ne justifie à ce jour une fermeture immédiate de l’établissement”.En réaction, L214 a annoncé jeudi soir “engager un recours en responsabilité contre l’État auprès du tribunal administratif de Bastia pour manquements à sa mission de contrôle vétérinaire à l’abattoir de Porto-Vecchio”.”La communication de la préfecture est un écran de fumée pour éviter de s’expliquer sur les graves dysfonctionnements qu’elle couvre”, a déclaré Sébastien Arsac, responsable des enquêtes de L214.L’association, qui indique “avoir déjà fait condamner cinq fois l’État pour des faits similaires”, appelle à un “rassemblement pacifique” le 7 août à 10h00 devant la préfecture.Propriété de la Collectivité de Corse, cet abattoir est géré par le Syndicat mixte de l’abattage en Corse (Smac).En mars, L214 avait porté plainte contre un abattoir de Charlieu (Loire), le troisième de la région Auvergne-Rhône-Alpes visé par une enquête de l’association. Les deux premiers avaient vu leur activité suspendue.Plusieurs organisations de défense des animaux, dont les fondations 30 millions d’amis et Brigitte Bardot, ont appelé fin avril la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, à ordonner une inspection généralisée sur la protection animale dans les abattoirs, après les révélations de L214.

Inquiets pour leur avenir, les Français se ruent sur l’assurance vie

Les assureurs se frottent les mains: les Français, poussés à épargner par la peur du lendemain, n’ont jamais autant garni leurs comptes d’assurance vie que depuis le début de l’année.Ils ont déposé 97,8 milliards d’euros sur leurs contrats, du jamais vu, selon les données publiées jeudi par France Assureurs.Le “climat anxiogène” pousse les épargnants à mettre de l’argent de côté, explique à l’AFP le président du Cercle de l’épargne Philippe Crevel.Le taux d’épargne des Français a d’ailleurs atteint au premier trimestre son niveau le plus haut en 45 ans, exception faite de la période de la crise sanitaire liée au Covid, selon l’Insee.Le débat sur la réduction du déficit budgétaire, souvent accompagné de perspectives de hausses d’impôts, encourage notamment les retraités à mettre davantage d’argent sur leurs assurances vie, au détriment de la consommation, analyse M. Crevel.Les épargnants capitalisent aussi volontiers les intérêts générés par leurs placements, au lieu de les retirer.”Si on épargne, c’est qu’on est inquiet, c’est qu’on ne consomme pas, qu’on a peur de l’avenir”, résumait ce mois-ci auprès de l’AFP un banquier français.Les grands réseaux bancaires – Crédit Agricole, la Banque postale, Crédit Mutuel, BNP Paribas ou encore Société Générale – sont les grands gagnants puisqu’ils concentrent, via leurs filiales d’assurances, l’essentiel des encours de l’assurance vie.Au cours du premier semestre, les prestations versées par les assureurs, en cas de rachat par l’épargnant ou de distribution aux bénéficiaires en cas de décès, ont reculé de 7% sur un an, à 71,2 milliards d’euros.La différence entre cotisations et prestations, appelée collecte nette, atteint logiquement un montant qui n’avait plus été vu depuis 2010 pour un premier semestre, à 26,6 milliards d’euros.Dont 5 milliards pour le seul mois de juin, le double de celui observé en juin 2024.- Plus risqué -Le directeur général de France Assureurs Paul Esmein a sobrement souligné jeudi la “bonne dynamique de l’assurance vie (…) qui s’est poursuivie tout au long du semestre”, à l’occasion d’une conférence téléphonique.La progression de l’assurance vie cache par ailleurs une réalité contrastée entre les supports d’investissement. D’un côté, les unités de comptes (UC), investissements plus risqués mais potentiellement plus rémunérateurs, ont connu une collecte nette de 23,8 milliards d’euros. De l’autre les fonds en euros, garantis en capital, n’ont augmenté que de 2,9 milliards d’euros.L’assurance vie reste, de loin, le placement le plus important en valeur en France. En janvier, l’encours total de l’assurance vie a dépassé pour la première fois le cap des 2.000 milliards d’euros. Fin juin, il atteignait 2.052 milliards d’euros (+5% sur un an).L’épargne réglementée, autre réserve d’argent importante des Français, n’a pas pu rivaliser sur la première moitié d’année. L’encours des Livrets A n’a augmenté que d’à peine 3 milliards d’euros entre janvier et juin, selon les dernières données de la Caisse des dépôts, neuf fois moins que l’assurance vie.- “Avantage comparatif” -La baisse du taux du Livret A au 1er août, de 2,4% à 1,7%, devrait encore déséquilibrer le match entre ces deux familles d’épargne.”La diminution du taux de rémunération de l’épargne de court terme redonne un avantage comparatif à l’assurance vie”, a souligné M. Crevel, dans une note.Le taux moyen des supports en euros, communiqués en début d’année par les assureurs, tourne autour de 2,6%, selon les données publiées mercredi par le gendarme de la profession, l’ACPR, adossé à la Banque de France.Une différence de taille cependant: ce dernier taux n’est pas net d’impôts, contrairement à celui du Livret A.La lobby des compagnies d’assurances s’est aussi félicité du fort développement commercial des plans d’épargne retraite (PER): les versements (transferts compris) sur les PER assurantiels ont représenté 9,1 milliards d’euros au premier semestre 2025, 30% de plus que l’an dernier à la même période.À fin juin 2025, les PER assurantiels comptaient 7,4 millions d’assurés pour un encours de 101,3 milliards d’euros.Support français de la retraite par capitalisation, le PER est un produit “tunnel”, qui s’envisage sur le long terme. Les versements sont libres mais ne seront pas récupérables avant l’âge de la retraite, sauf cas exceptionnels.

LGV Sud-Ouest: des collectivités poussent pour le maintien du financement du projet

Inquiètes d’un potentiel abandon du projet de ligne à grande vitesse entre Bordeaux, Toulouse et Dax sur fond de rigueur budgétaire, plusieurs collectivités du Sud Ouest ont appelé l’État jeudi à tenir “ses engagements financiers”.Cette nouvelle infrastructure, évaluée à 14,3 milliards d’euros en 2020, doit être financée à 40% par l’État, 40% par des collectivités locales d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine et à 20% par l’Union européenne.Ce plan de financement a été validé la semaine dernière par la justice administrative après le recours d’opposants.Mais selon les journaux l’Humanité et les Echos, citant ces dernières semaines des sources au sein du Conseil d’orientation des infrastructures (COI) et du ministère de l’Économie, le gouvernement pourrait “réexaminer” son soutien au projet, figurant parmi “les plus fragiles” dans la liste d’infrastructures de transports à financer en temps de rigueur budgétaire.- “Aucune décision” – Sollicité jeudi par l’AFP, Bercy a renvoyé au ministère des Transports. “Aucune décision n’a été prise dans ce sens”, a réagi celui-ci, expliquant que le “projet avance à bon rythme” et que les travaux actuels “participent à libérer la capacité des nœuds de Bordeaux et Toulouse et sont indispensables”.Lancé il y a 18 mois au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse, “le chantier ne peut être interrompu par une vision comptable et court-termiste”, alertent jeudi dans un communiqué commun ces deux métropoles, les régions d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine, et les départements de la Haute-Garonne et des Landes.Pour ces collectivités, qui pressent le gouvernement à tenir “ses engagements financiers”, ce projet financé sur 40 ans représenterait  pour l’Etat “un investissement dans l’avenir d’environ 140 millions d’euros par an” , soit “0,03% de son budget annuel”.- “Chantier du siècle” – “On a un chantier du siècle, pour un projet européen, de décarbonation massif. Si l’État sur 40 ans ne peut pas financer sa part de quelques milliards, où va-t-on?”, s’interroge le président socialiste de la région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset.La LGV Sud-Ouest doit relier, en 2032, Toulouse à Paris en 3H10, gagnant une heure sur l’itinéraire actuel. Un embranchement doit rallier Dax à Bordeaux en 20 minutes de moins qu’actuellement et, un jour, permettre des liaisons directes avec l’Espagne.Selon ses partisans, la ligne devrait, en libérant des voies au fret ferroviaire, concurrencer les 10.000 camions de marchandises circulant quotidiennement entre l’Espagne et Bordeaux.Les 358 km de voies nouvelles permettront aussi de “doubler nos capacités ferroviaires, tant en faveur des TER que des Intercités, des trains de nuit et des TGV, et de mettre en service les RER métropolitains de Toulouse et Bordeaux”, parie la présidente socialiste de la région Occitanie Carole Delga, dans la Dépêche du Midi.Si le projet est largement soutenu en Occitanie, quelques collectivités de Nouvelle-Aquitaine s’y opposent, comme la mairie de Bordeaux ou la communauté d’agglomération Pays basque, et certaines ont renoncé à le financer ou voté une contribution plus faible qu’attendu.En cas de changement de position de l’État, “la question du maintien de notre engagement va se poser au regard de la situation financière du département”, s’est notamment inquiété jeudi le président du département des Pyrénées-Atlantiques Jean Jacques Lasserre, pro-LGV.- Alternative – Selon le collectif d’opposants LGV Non merci, qui rappelle que le chiffrage du projet date de 2020, avant plusieurs années de forte inflation, les dépenses engagées depuis le début du chantier ont déjà dépassé de 10% le budget initialement prévu sur cette phase de travaux.”Les collectivités peuvent encore dire stop”, a martelé le collectif, qui promet de nouvelles actions en justice contre le projet.Au premier rang des élus locaux anti-LGV, le maire écologiste de Bordeaux Pierre Hurmic et le président Renaissance de l’agglomération basque et maire de Bayonne Jean-René Etchegaray ont appelé jeudi à une solution alternative de “moindre coût”, en modernisant la ligne existante entre Bordeaux, le Pays basque et l’Espagne.Mais pour Alain Rousset, cette alternative “bloquerait la seule ligne existante pendant au moins de 10 ans de travaux” pour “un coût sensiblement équivalent”. 

Safran choisit la France pour une nouvelle usine de freins carbone

Bénéficiant de l’accès promis à une électricité abordable, le motoriste et équipementier aéronautique français Safran a annoncé jeudi choisir la France pour implanter une nouvelle usine de freins carbone dans l’Ain, un investissement “de plus de 450 millions d’euros à terme”.”Nous avons pris cette décision sur des critères totalement objectifs et économiques”, a déclaré le directeur général de Safran Olivier Andriès au cours d’une conférence téléphonique en rappelant que “l’énergie représente 30% des coûts de production des freins carbone”.”La garantie pour cette nouvelle usine d’un accès sécurisé à une électricité décarbonée à un prix stable et compétitif à long terme a permis ce choix d’implantation”, a expliqué le groupe dans un communiqué.Safran disait, fin 2024, hésiter à installer ce projet en Amérique du Nord en raison du coût de l’énergie.L’Ain a été choisi au détriment d’une localisation dans l’Oregon, aux Etats-Unis, et une autre au Québec, en prenant en considération “le coût d’acquisition du terrain, le coût de la connexion et les aides qu’on reçoit à ce niveau-là et le coût de l’électricité et de l’énergie”, a souligné M. Andriès. – “Merci à EDF” -“Le changement de leadership” chez EDF avec Bernard Fontana qui a remplacé Luc Rémont en mai a “beaucoup compté” dans cette décision, a-t-il fait valoir. Sous la présidence de M. Rémont, les relations d’EDF avec l’Etat-actionnaire et les industriels s’étaient envenimées sur fond de désaccords, principalement sur le financement du nouveau programme nucléaire et le tarif de l’électricité pour l’industrie.”On est entrés dans une nouvelle dynamique de discussions avec EDF depuis le mois de mai par rapport à la situation où l’on était en tout début d’année. Cela a beaucoup compté”, a détaillé M. Andriès. “Il y a une politique commerciale qui se déploie depuis quelques mois et notamment depuis le changement de gouvernance”, qui “se fait aujourd’hui au service de l’industrie française”, a confirmé l’Elysée. “Il y a une relation de travail avec les industriels pour avoir un modèle équilibré et rentable”.”Un choix de souveraineté et de réindustrialisation, de décarbonation et d’avenir ! Merci à EDF: notre électricité propre et compétitive attire les leaders mondiaux. L’industrie c’est ici!”, a réagi Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux. L’annonce de la localisation de cette usine en France avait été faite par le président de la République en 2019 et les services de l’Etat, essentiellement à Bercy, se sont depuis mobilisés pour rendre ce projet compétitif pour Safran.L’Etat a annoncé une subvention à hauteur de 15 millions d’euros et la région a fait une promesse de subvention de 16 millions d’euros, indique-t-on au ministère de l’Economie.Le délai du raccordement aux réseaux de transport d’électricité RTE, point clé pour les implantations d’usines, a été raccourci à 45 mois pour ce projet contre 60 mois habituellement. – 200 emplois -Cette usine, dont l’entrée en service est prévue en 2030, complétera le dispositif mondial existant de Safran qui possède déjà des installations pour la fabrication de freins carbone à Villeurbanne (France), Walton (Etats-Unis) et Sendayan (Malaisie).Ce site permettra à Safran d’accroître progressivement sa production pour atteindre une augmentation de 25% en 2037 par rapport à ses capacités actuelles.Quelque 200 emplois “hautement qualifiés” vont être créés à horizon de 2040, a précisé M. Andriès.L’arrivée de Safran dans l’Ain “est le fruit d’un travail collectif, exigeant, conduit avec méthode et détermination par la région” Auvergne-Rhône-Alpes, a aussi souligné Fabrice Pannekoucke, président du conseil régional.Safran Landing Systems équipe à ce jour 55% des avions commerciaux de plus de 100 places et accompagne plus de 500 compagnies aériennes. Plus performants et plus légers, les freins carbone offrent une endurance trois fois supérieure à celle des freins acier tout en permettant aux exploitants de réduire leur consommation de carburant. 

Moins d’eau et moins de “clim”: comment l’hôtellerie teste la sobriété

Pour être cohérent avec ses valeurs, ce propriétaire d’un hôtel breton a pris une décision radicale: fermer sa piscine et son hammam. Un geste rare mais emblématique d’une tendance à la sobriété dans le secteur face au dérèglement climatique. “Ça n’avait pas de cohérence pour moi d’accueillir des clients à ma table, de leur servir une alimentation la plus saine possible et qu’ils se baignent dans une eau chauffée à 32 degrés et chlorée”, explique à l’AFP Nicolas Conraux, chef étoilé de l’hôtel-restaurant La Butte à Plouider (Finistère).La piscine n’est plus: elle a été entièrement recouverte d’un plancher. Le spa subsiste dans sa seule version sauna, limité à 55 degrés. L’offre bien-être de l’hôtel quatre étoiles a été repensée: “le luxe de demain, ce n’est pas d’arriver dans un établissement avec la plus belle piscine et des produits d’accueil suremballés, c’est la sobriété”, estime-t-il.L’eau est un “gros sujet” pour l’hôtellerie, souligne Jean-Pierre Nadir, fondateur de Fairmoove Solutions, qui propose de mesurer et d’améliorer l’impact environnemental des établissements touristiques.”Un hôtel en moyenne consomme 170/180 litres d’eau par nuitée par client. Pendant les canicules, certains peuvent monter à plus de 500 litres ! Mais certains acteurs très engagés sont à moins de 80 litres”, poursuit-il.C’est la cas d’Eklo, chaîne hôtelière économique qui ouvrira cet automne son douzième établissement en France.”Dès la construction, on respecte certaines normes dans notre cahier des charges. On utilise la gestion technique du bâtiment (GTB) pour maîtriser les températures de chauffage et de climatisation”, explique le directeur technique Stéphane Mascunan.”On essaie de mettre en oeuvre des thermostats simples, sans affichage, car certains clients vont se dire qu’il fait trop chaud s’ils voient 26 degrés.”- Végétalisation -Filtre anti-UV sur les vitres, stores extérieurs et toit végétalisé pour rafraîchir quand c’est possible, thermostat “intelligent” pour régler la température en fonction du nombre d’occupants dans la chambre, pommeau de douche peu consommateur d’eau… la chaîne “explore” de nombreuses solutions.Dans son établissement bordelais où l’installation de la climatisation n’est pas possible, Eklo a testé la végétalisation des façades et va tenter les brasseurs d’air.”On a perdu des clients, et la chaleur n’est pas agréable non plus pour le personnel”, admet Stéphane Mascunan, illustrant la difficulté à éviter la “clim” dans le secteur.Cyril Aouizerate, fondateur de Mob Hôtel, petite chaîne hôtelière certifiée B Corp – label international qui récompense les “bonnes pratiques” sociales et environnementales – abonde.”On a tout essayé, les ventilateurs en bois, on a fait de la pédagogie… mais certains clients comme les Américains ne viennent pas sans la clim”, assure-t-il à l’AFP.La sobriété pour lui passe par la limitation de la température et par l’énergie verte, avec des panneaux solaires, des “doubles rideaux extérieurs et intérieurs” et par des peintures spéciales, notamment réfléchissantes. Tout cela ” a permis de gagner 8 à 10 degrés de moins”, confie Cyril Aouizerate.”Et on ne propose pas de télévision (dans les chambres), on veut que les gens profitent de celles des parties communes”, et de l’échange qui va avec. Une démarche qui séduit les clientèles d’Europe du nord.- Pas de mini-bar -En Bretagne, les décisions radicales de Nicolas Conraux ont certes fait fuir quelques clients “mais c’est complètement anecdotique par rapport au nombre de réservations”.Il a également fait le choix de ne pas mettre de mini-bars, trop consommateurs d’électricité, ni de clim.”La climatisation en Bretagne, c’est une hérésie. Ca sert quatre jours dans l’année. On a planté beaucoup d’arbres sur notre terrain pour rafraichir en cas de pic de chaleur et on dit aux clients d’aller se baigner dans la mer”, indique-t-il.Pour Jean-Pierre Nadir, “il y a des solutions à tout, on peut intégrer de l’architecture climatologique par exemple, orienter les hôtels en fonction de la création de courants d’air, comme dans les palais vénitiens”.Mais ce qui pèse le plus dans les bilans carbone de l’hôtellerie-restauration, ce sont les modes de déplacement des clients et l’acheminement de denrées exotiques.”On réfléchit à inciter nos clients à prendre le train et on achète local, frais et de saison. Il faut rendre l’écologie sympa sans culpabiliser les clients”, résume Marine Angot, chargée de mission RSE chez Eklo.