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Les Bourses européennes terminent en hausse

Les marchés boursiers européens ont terminé dans le vert lundi, peu échaudés par les tensions géopolitiques provoquées par l’opération militaire américaine au Venezuela, qui ont même poussé les valeurs de la défense.Paris a pris 0,20%, Londres 0,54% et Francfort 1,34%. Milan a gagné 1,04%.

La neige perturbe le trafic dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

La neige tombée en abondance lundi sur l’ouest de la France a provoqué d’importantes perturbations routières, particulièrement en Normandie, placée en vigilance orange pour neige-verglas comme la Bretagne et l’Ile-de-France.Elle a également des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de déneigement et de préparation des appareils.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse des TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis ce matin, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Au total, Météo-France a placé 26 départements, du Poitou-Charentes au bassin parisien, en vigilance orange jusqu’à mardi matin en raison des intempéries.Lundi matin, des chutes de neige notables ont frappé la Manche et la Seine-Maritime, provoquant de fortes perturbations sur certains axes routiers, comme l’autoroute A84 dans la Manche ou les autoroutes A28 et A29 en Seine-Maritime, entre Rouen et Abbeville.En début d’après-midi, “l’autoroute A28 enregistrait de grosses difficultés de circulation, dans le sens Abbeville-Rouen, du fait de poids lourds bloqués en travers des voies et empêchant le flux des véhicules légers, à l’arrêt derrière eux”, selon un communiqué de presse de la préfecture.Des dépanneurs poids lourds étaient mobilisés “pour retirer des voies les véhicules qui obstruent la circulation”, a ajouté la préfecture, qui demande aux usagers de la route de “limiter ou reporter, autant que possible, leurs déplacements”.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances (Manche), où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté le temps de dégager les voies.En Bretagne ou en Normandie les transports scolaires ont également été suspendus par mesure de précaution et la région Normandie a reconduit cette mesure mardi pour “l’ensemble des lignes de transports scolaires et commerciales dans tous les départements normands”. – Paris et sa région touchés -A 16h lundi, les précipitations neigeuses sont bien en place dans l’intérieur de la Bretagne en Normandie et jusqu’en région parisienne. Les valeurs relevées vont de 2 à 7cm en Normandie, localement 5 à 10 cm voire 15 cm sur les hauteurs et déjà quelques cms en région parisienne, selon Météo-France.La préfecture des Yvelines, où plusieurs centimètres de neige sont attendus lundi après-midi, a invité sur X les parents à récupérer leurs enfants “à partir de 15H00” et incite les employeurs, “lorsque cela est possible, à permettre aux salariés de quitter leur lieu de travail à partir de 15H00″. Les transports scolaires sont suspendus dans le département pour la journée de mardi.Quelque 1.250 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes à Paris depuis l’activation du plan grand froid le 28 décembre et ont permis de mettre plus de 1.000 personnes à l’abri, a indiqué lundi le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. Depuis le 28 décembre, 17 lieux d’hébergements ont été ouverts.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a insiste M. Guillaume.Vinci autoroutes a annoncé qu’en Ile-de-France la vitesse était limitée à 80 km/h sur les nationales et les autoroutes.Plus au nord, la préfecture des Hauts-de-France a pris lundi un arrêté réduisant, dans les cinq départements de la région, de 20 km/h la vitesse maximale autorisée pour l’ensemble des véhicules sur les portions d’autoroutes et routes nationales habituellement limitées à 130 et 110 km/h.Les chutes de neige pourraient atteindre localement entre cinq et sept centimètres sur les routes et les trottoirs de la région parisienne, avant de s’étendre aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes. La Vendée et la Charente-Maritime sont les plus exposées aux intempéries dans la soirée, prévient Météo-France.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, souligne l’institut.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

Wall Street portée par les perspectives pétrolières au Venezuela

La Bourse de New York évolue en hausse lundi, profitant de l’intention affichée par la Maison-Blanche d’autoriser les compagnies pétrolières américaines à exploiter les gigantesques réserves de brut du Venezuela, après l’enlèvement par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro.Vers 15H00 GMT, le Dow Jones prenait 1,19%, l’indice Nasdaq avançait de 0,74% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,62%.Nicolas Maduro est arrivé lundi dans un tribunal de New York pour y comparaître, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d’une opération militaire américaine choc.”Cette évolution a secoué les instances politiques du monde entier, mais on ne peut pas dire qu’elle ait ébranlé les marchés boursiers mondiaux”, a souligné Patrick O’Hare, analyste de Briefing.com.”En général, Wall Street ne réagit pas beaucoup aux affrontements militaires, surtout lorsqu’ils sont d’une ampleur aussi réduite et qu’ils ne sont pas susceptibles d’avoir un impact sur l’économie mondiale”, a relevé auprès de l’AFP Sam Stovall, analyste de CFRA.L’évènement profite aux grandes compagnies pétrolières américaines, après que le président Donald Trump a assuré samedi qu’elles seraient autorisées à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut de ce pays d’Amérique latine.L’action du groupe Chevron, déjà présent au Venezuela, grimpait de 3,08% lundi à Wall Street, vers 15H00 GMT. Exxon Mobil prenait de son côté 0,75% et ConocoPhillips avançait de 1,33%. Le spécialiste des services pour l’industrie pétrolière Halliburton bondissait de 7,66%.Le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole prouvées du monde, devant l’Arabie saoudite et l’Iran, mais sa production actuelle reste faible, à environ 1 million de barils par jour.”L’intervention américaine aura probablement pour effet d’améliorer la production du Venezuela”, a estimé Sam Stovall. “Cela devrait donc, a-t-il ajouté, faire baisser le prix du pétrole à long terme et, par conséquent, réduire l’inflation”, une bonne nouvelle pour l’économie américaine.Lundi marque aussi le retour à la Bourse de New York de nombreux investisseurs, après les fêtes de fin d’année.Après avoir soldé quelques positions ces dernières semaines, les acteurs du marché “se tournent vers les actions qu’ils souhaitent détenir pour l’année à venir”, a noté Sam Stovall.Plusieurs indicateurs économiques américains doivent être publiés dans les prochains jours, dont le plus attendu est le rapport sur l’emploi en décembre, qui doit paraître vendredi.Publié lundi, l’indice ISM d’activité industrielle aux Etats-Unis pour le mois de décembre est ressorti en deçà des attentes, continuant de se contracter. Il s’agit de son plus bas niveau en 2025.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se détendait vers 14H55 GMT, à 4,17%, contre 4,19% à la clôture vendredi.Côté entreprises, les valeurs de la défense profitaient de l’opération américaine au Venezuela. Lockheed Martin prenait 2,50%, Northrop Grumman 2,20% et General Dynamics gagnait 2,50%.Le fournisseur de solutions technologiques QXO du milliardaire Brad Jacobs bondissait de 6,34%, à 20,97 dollars, après avoir obtenu plus d’un milliard de dollars d’investissements auprès d’acteurs du private equity, menés par le fonds Apollo.Le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk (+3,19% à 54,06 dollars) était dans le vert au premier jour du lancement d’une version en comprimé de son traitement anti-obésité phare Wegovy.

Lecornu met la pression sur le budget face aux crises

Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an –avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année– Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la colère des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale –adopté fin décembre–, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir cette semaine les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.

Médecins libéraux: début d’une grève de dix jours prévue pour aller crescendo

Vent debout contre des “politiques qui les piétinent”, les médecins libéraux de ville et des cliniques débutent lundi une grève de dix jours qu’ils prédisent très suivie, prévue pour monter progressivement en puissance et aller vers une “fermeture totale” des blocs opératoires ce week-end.”Le cabinet sera fermé du 5 au 15 janvier”, écrit par exemple sur Doctolib le Dr Julie Galey, gynécologue et médecin de la reproduction dans les Hauts-de-Seine. “Le Dr Justine Dailly sera en grève du 5 au 15 janvier comme des milliers de médecins en France en réaction au mépris du gouvernement”, pouvait-on lire sur la page d’une généraliste lyonnaise.Le mouvement, lancé par les organisations professionnelles représentatives, des syndicats étudiants et de la jeune génération de médecins, commence lundi par la fermeture des cabinets de certains praticiens, une réduction d’activité ou une “grève administrative” pour d’autres. Il doit s’intensifier au fil des jours et mener à une “grève dure”, “l’arrêt des blocs opératoires” des cliniques du 10 au 14 janvier, et en point d’orgue une manifestation à Paris samedi après-midi.”Le mouvement sera excessivement suivi”, affirme le syndicat CSMF. Du côté des cabinets de ville, une plateforme en ligne, lancée par le syndicat Jeunes Médecins Ile-de-France, enregistrait lundi 15.600 déclarations de grève à la mi-journée.- “Continuité des soins” -Les grévistes dénoncent entre autres un budget de la Sécu insuffisant face à des besoins croissants, des mesures permettant aux autorités de baisser “de façon autoritaire” les tarifs de certains actes médicaux, en “contournant” le dialogue social, ou encore une limitation des prescriptions d’arrêt de travail.Ils fustigent diverses “attaques politiques” contre leurs dépassements d’honoraires – en forte augmentation selon plusieurs rapports – et craignent encore la restriction de leur liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au Parlement.La fédération de l’hospitalisation privée (FHP), qui regroupe l’ensemble des cliniques françaises, soutient le mouvement. “Sans médecins libéraux, il n’y a pas de cliniques. On est totalement solidaires”, assure le président Lamine Gharbi. Il dénonce aussi le gel en 2026 des tarifs des prestations hospitalières (remboursées par la Sécurité sociale), alors que “50% des cliniques sont déjà en déficit”.Les cliniques assureront la “continuité des soins” pour les patients déjà hospitalisés, mais les entrées se réduiront pour arriver à un “arrêt total” le 10. “Les anesthésistes seront en grève de manière assez puissante. Sans eux, pas d’opérations” donc “je pense que 80% des blocs opératoires seront fermés ce week-end”, estime M. Gharbi.La grève pourrait mettre sous tension l’hôpital public, déjà éprouvé par un pic d’épidémies hivernales.- “Fonctionnement ralenti” – Lundi matin, divers médecins, généralistes ou spécialistes, annonçaient leur participation à la grève auprès de leurs patients par SMS, sur les réseaux sociaux ou via les plateformes de prise de rendez-vous.C’était le cas de cabinets notamment à Corenc (Isère), Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) ou Fort Sainghin-en-Mélantois (Nord), a constaté l’AFP. Certains médecins annonçaient seulement quelques jours de grève ou un fonctionnement “ralenti”, par exemple à Pratz-sur-Arly et Samoëns (Haute-Savoie), Méricourt (Pas-de-Calais) ou encore une dermatologue de Versailles.Mais d’autres praticiens travaillaient normalement. Dix jours de grève, “avec les loyers et les charges qui courent, je ne sais pas qui peut se le permettre”, a témoigné auprès de l’AFP un généraliste non gréviste de la région Grand-Est, qui ne souhaite pas être cité. “Ceux qui peuvent se le permettre, je ne suis pas trop inquiet pour eux”, grince-t-il, observant la “grande disparité” des niveaux de revenus entre généralistes et certaines spécialités, comme les radiologues ou radiothérapeutes. “Quel que soit le nombre de grévistes, l’important est de pouvoir dire à ces médecins que je suis évidemment à leur écoute”, a souligné la ministre de la Santé Stéphanie Rist, lundi matin sur France 2. Dans La République du Centre dimanche, elle a indiqué avoir “pris des mesures pour organiser la permanence des soins” afin que les patients “ne soient pas en danger” et souligné qu’elle pourrait “avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin”.

Assemblée: le débat sur la pétition contre la loi Duplomb reporté à février

Le débat à l’Assemblée nationale sur la pétition contre la loi Duplomb, qui avait recueilli l’été dernier plus de deux millions de signatures, initialement prévu mercredi est repoussé à février, a indiqué lundi l’entourage de la rapporteure Aurélie Trouvé (LFI).”Le débat programmé en hémicycle mercredi 7 janvier sur la loi Duplomb est reporté à la semaine de contrôle (de l’Assemblée nationale, NDLR) de février afin de permettre la présence de la ministre (de l’Agriculture Annie) Genevard (qui doit se rendre à Bruxelles mercredi). Sans doute le 10 ou le 11″, a annoncé l’entourage de Mme Trouvé.Aucune pétition n’a jamais été débattue jusqu’ici dans l’hémicycle dans l’histoire de la Ve République.Le débat ne donnera toutefois pas lieu à un vote et ne modifiera pas la loi.Doivent s’exprimer lors du débat le président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Stéphane Travert (apparenté EPR), les deux rapporteures Aurélie Trouvé (LFI) et Hélène Laporte (RN), tous les groupes politiques et le gouvernement.La loi Duplomb, adoptée au Parlement en juillet 2025 avec le soutien des macronistes, LR et l’extrême droite, a fait l’objet d’un vaste mouvement de protestation l’été dernier.Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures, franchissant largement la barre des 500.000 signatures permettant un débat à l’Assemblée nationale.Entre-temps, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition la plus contestée du texte, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de l’acétamipride, un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.Restent des mesures concernant des simplifications administratives accordées aux plus gros élevages, ou encore à la construction de certains ouvrages de stockage d’eau.

“Ca suffit maintenant”, réagit le Groenland face aux menaces répétées de Trump

“Ca suffit maintenant”, a réagi le Premier ministre groenlandais dans la nuit de dimanche à lundi après les menaces réitérées du président américain Donald Trump de “s’occuper” de l’île arctique pour l’annexer.”Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international”, a écrit sur Facebook Jens Frederik Nielssen.Interrogé par le magazine américain The Atlantic sur les implications pour le Groenland de l’opération militaire menée par les forces spéciales américaines au Venezuela, Donald Trump venait de déclarer que c’était à ses partenaires de les évaluer : “Ils vont devoir se faire leur propre opinion. Je ne sais vraiment pas”.”Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper”, a-t-il ensuite réaffirmé devant des journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir. Et d’ajouter: “Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours”. Immense île arctique peuplée de 57.000 habitants et territoire autonome danois, le Groenland dispose d’importantes ressources minières, majoritairement non exploitées, et est considéré comme un emplacement stratégique. Les Etats-Unis y ont déjà une base militaire et en exploitaient une dizaine pendant la guerre froide.Le mois dernier, le président américain s’était plaint que des navires russes et chinois soient “partout” le long des côtes du Groenland.Lundi dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis de “cesser d’utiliser la soi-disant menace chinoise comme prétexte pour chercher des gains personnels”.Dimanche soir, la Première ministre danoise Mette Frederiksen s’était également élevée avec fermeté contre les propos du président américain: “Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre”.”(…) Il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Les marques de solidarité envers le Danemark n’ont pas manqué lundi. “Il ne peut pas y avoir de modification des frontières par la force”, a souligné le porte-parole de la diplomatie francaise Pascal Confavreux, assurant le Danemark de la “solidarité” de la France.Les dirigeants des pays nordiques – Suède, Norvège et Finlande – ont également publié des messages de soutien sur les réseaux.”Personne ne décide pour le Groenland et le Danemark à l’exception du Groenland et du Danemark eux-mêmes”, a écrit sur X le président finlandais Alexander Stubb.Samedi, une publication sur X de l’épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, avait déjà semé le trouble. Alors que les Etats-Unis intervenaient militairement à Caracas, Katie Miller publiait sur son compte X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, assortie d’une courte légende en capitales: “SOON” (“bientôt”).- “Garantie de sécurité” -Le Danemark est un allié historique et traditionnel des Etats-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement. Le pays, qui inclut les îles Féroé et le Groenland, “fait partie de l’OTAN et bénéficie ainsi de la garantie de sécurité de l’alliance”, a d’ailleurs rappelé dimanche sa Première ministre.L’annonce fin décembre par Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour le Groeland avait déjà provoqué un accès de fièvre entre les deux pays.Le Groenland répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.En janvier 2025, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans la presse danoise et groenlandaise. Seuls 6% y étaient favorables.Fin mars 2025, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre sur le territoire sans y avoir été invité. Il y avait finalement renoncé pour se contenter de visiter la seule base militaire américaine du territoire.Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.burs-cbw/clr

Chutes de neige dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

26 départements ont été placés lundi en vigilance orange neige-verglas, notamment la Bretagne et la Normandie où des chutes de neige soutenues ont balayé les côtes dans la matinée, perturbant par endroits la circulation routière.Les intempéries doivent s’étendre en cours de journée au bassin parisien, avec localement jusqu’à 5 cm sur les routes et les trottoirs, puis aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes, avec des chutes de neige qui pourraient atteindre jusqu’à 15 cm en Vendée et Charente-Maritime dans la soirée, prévient Météo-France.”Le département de la Manche connaît un épisode neigeux d’ampleur exceptionnelle depuis hier soir”, avec 3 à 7 centimètres de neige en plaine, a déclaré le préfet de la Manche, Marc Chappuis, interrogé sur BFMTV.Lundi matin, les pompiers de la Manche recensaient 13 accidents de la circulation “en lien avec les conditions météorologiques”, qui ont fait autant de blessés légers.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances, où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté, a indiqué le préfet.En Seine-Maritime voisine, “face à l’intensification des chutes de neige”, l’interdiction de circulation des véhicules de plus de 7,5 tonnes a été étendue à tous les axes du département, a annoncé la préfecture.Des mesures similaires ont été mises en oeuvre dans les départements bretons et normands, où les transports scolaires avaient été suspendus par mesure de précaution.A Rouen, les Jeunes agriculteurs qui avaient prévu de bloquer le pont de Normandie lundi à la mi-journée, notamment pour protester contre l’accord européen avec le Mercosur, ont reporté leur action en raison des intempéries et des arrêtés interdisant la circulation des poids-lourds.- Paris et sa région concernés -Selon le dernier bulletin de Météo-France, les chutes de neige devaient continuer toute la matinée de lundi sur les départements côtiers entre Bretagne et Normandie, avec une tenue au sol rapide compte-tenu des températures négatives.Dans l’après-midi, ces précipitations neigeuses vont s’étendre vers le sud en direction des Pays de Loire et du bassin parisien, jusqu’à l’Oise, avant de gagner Poitou-Charentes dans la soirée.La quantité de neige attendue au cours de cet épisode va de 2 à 3 cm sur la région parisienne et l’Oise (localement 5 cm), 3 à 7 cm sur la Normandie (10 cm possibles sur les hauteurs) et 5 à 10 cm sur la Bretagne et les Pays de la Loire.La Vendée et la Charente-Maritime, avec des chutes de neige pouvant atteindre jusqu’à 15 cm, sont identifiées comme les départements “les plus exposés”.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, prévient Météo-France.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

Télé 7 Jours racheté par le groupe allemand Bauer Media Group

Le magazine Télé 7 Jours et ses déclinaisons Télé 7 Jours Jeux et Télé 7 Jeux ont été rachetés par le groupe allemand Bauer Media à CMI France, détenu par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, a annoncé l’acquéreur lundi.Des négociations exclusives avaient été engagées en juillet pour ce rachat, effectif depuis le 1er janvier.Le montant de la transaction n’a pas été précisé.”Nous sommes heureux de l’arrivée de Télé 7 Jours, marque emblématique, que nous souhaitons conserver tout en l’adaptant à un environnement audiovisuel en constant mouvement”, a commenté Nicolas Sauzay, dirigeant de Bauer Media France, dans un communiqué.Selon lui, cette acquisition “offrira de nombreuses opportunités de synergie avec les autres publications de Bauer Media France”, qui est l’éditeur de Télécâble Sat Hebdo, Maxi et Maxi Cuisine.Créé en 1960, Télé 7 Jours mêle programmes audiovisuels, informations sur des personnalités et recommandations culturelles.L’hebdomadaire s’est écoulé à 660.415 exemplaires par numéro sur la période allant de mi-2024 à mi-2025, selon l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM). Ses déclinaisons Télé 7 Jeux et Télé 7 Jours Jeux se sont respectivement vendues à 79.305 et 50.146 exemplaires sur la même période.Groupe familial basé à Hambourg employant 12.000 personnes, Bauer Media, dont les activités s’étendent au numérique, à la radiodiffusion et à l’affichage extérieur, revendique plus de 500 millions d’exemplaires de ses publications vendus chaque année à travers l’Europe.Le groupe CMI France détient les magazines Elle, Marianne et Franc-Tireur. Il a lancé en juin la chaîne généraliste T18 sur la TNT (télévision numérique terrestre).Le groupe a recentré ces derniers mois son portefeuille de publications: outre la vente de Télé 7 Jours à Bauer Media Group, il a cédé les magazines people Ici Paris et France Dimanche à Prisma Media.CMI France a annoncé en décembre vouloir supprimer jusqu’à 87 postes dans le cadre d’un plan social.

Le Premier ministre reçoit les syndicats d’un monde agricole où persiste la colère

Nouvelles “mesures” et retour au “bon sens”: le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs pour tenter d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne, alors que la mobilisation reprend après une relative trêve pendant les fêtes.Les rencontres démarreront avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA suivie de la Confédération paysanne.Chacun espère un répit face aux crises qui secouent le monde agricole: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur.Dans le Sud-Ouest frondeur, en première ligne de la crise sanitaire, la vaccination des bovins s’accélère – avec 74,7% du cheptel concerné vacciné au 4 janvier – mais les troupeaux sont considérés comme immunisés seulement 21 jours minimum après l’injection. Trois nouveaux foyers de DNC ont été détectés ces derniers jours en Ariège.Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Le Buisson, Lozère), A64 (Carbonne, Haute-Garonne), A51 (Roissard, Isère) et sur l’A7 au niveau de l’échangeur de Chanas dans le même département.L’entrée de l’autoroute est bloquée par une quarantaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs, selon la préfecture de l’Isère. D’autres voies d’accès à Lyon sont également perturbées.Le gouvernement a promis vendredi d’annoncer “de nombreuses mesures” en faveur des agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi matin sur X que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026. En 2025, 20 millions d’euros étaient destinés à 97 projets.Dimanche, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”. Rappelant certaines mesures déjà prises,  il promet d’entrer dans une phase “plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.  M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs. “Dans cette attente, nous assumons d’agir dès maintenant”, souligne le Premier ministre. Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont ainsi confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles. – Promesses “insuffisantes” -“Je ne vous demande pas de croire à des mots: je vous demande de regarder les actes”, exhorte notamment M. Lecornu dans sa lettre. Mais l’opération déminage s’annonce délicate, et pour l’heure, les syndicats jugent tous “insuffisantes” les promesses faites. Dans un communiqué, la FNSEA dénonce une “absence de vision (…) mortifère” et estime qu’aucune des annonces contenues dans la lettre de M. Lecornu “ne permettent d’apporter les réponses concrètes aux problématiques de revenus des agriculteurs”. Le syndicat réclame “une loi d’exception agricole” permettant de s’exempter de certains “verrous réglementaires”, notamment pour “relancer la production” et “mettre fin aux contrôles absurdes”.Après une accalmie relative pendant les fêtes de Noël, les syndicats ont annoncé une reprise massive de la mobilisation.Unanimes dans leur opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier, ils divergent cependant dans leur appréciation de la gestion de la dermatose.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) sont en pointe de la contestation: ils réclament la vaccination généralisée du cheptel (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral dès le premier cas.La FNSEA de son côté soutient la stratégie gouvernementale d’abattage et de vaccination.Côté CR, la volonté d’en découdre reste palpable. “Si ça se passe mal, il faudra monter à Paris, en tracteurs, en voitures…”, a déclaré à l’AFP José Pérez, président de la CR47, fer de lance des manifestations les plus spectaculaires dans le Sud-Ouest.bur-mca-dfa-meh/ved/cbr