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Wall Street portée par le secteur énergétique après la capture de Maduro

La Bourse de New York a terminé en nette hausse lundi, portée par le secteur de l’énergie qui profite de l’intention affichée par Washington d’exploiter les gigantesques réserves pétrolières du Venezuela après la capture de Nicolas Maduro.Le Dow Jones a gagné 1,23% et a touché un nouveau sommet en clôture, à 48.977,18 points. L’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,64% et l’indice Nasdaq a pris 0,69%.L’intervention américaine de ce week-end au Venezuela, avec l’enlèvement du chef de l’Etat déchu Nicolas Maduro, “a été perçue de manière positive” par la place newyorkaise, résume auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.”Le secteur énergétique enregistre des performances supérieures à la moyenne, les grandes compagnies pétrolières américaines étant bien placées pour tirer profit du contrôle exercé par Washington sur ce pays riche en pétrole brut”, note Jose Torres, d’Interactive Brokers.L’action du groupe Chevron, déjà présent au Venezuela, a grimpé de 5,11%. Exxon Mobil a pris de son côté 2,25% et ConocoPhillips a progressé de 2,62%.Le spécialiste des services pour l’industrie pétrolière Halliburton a bondi, lui, de 7,85% et le raffineur Marathon Petroleum de 5,96%.Le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole prouvées du monde, devant l’Arabie saoudite et l’Iran, mais sa production actuelle reste faible, à environ 1 million de barils par jour.Une éventuelle réouverture des vannes pourrait mener à une baisse des prix du brut, et donc à des “prévisions d’inflation plus modérées”, selon M. Torres.”Nous entrons dans la première semaine complète d’échanges depuis longtemps” après Noël et le Nouvel An, remarque aussi auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Selon l’expert, les gains actuels du marché ne sont ainsi pas essentiellement liés au Venezuela, mais plutôt à “un regard neuf” de la part des investisseurs en ce début d’année.Plusieurs indicateurs américains seront publiés dans les prochains jours, dont le plus attendu est le rapport sur l’emploi en décembre, qui doit paraître vendredi.Publié lundi, l’indice ISM d’activité industrielle aux Etats-Unis pour le mois de décembre est ressorti en deçà des attentes, continuant de se contracter. Il s’agit de son plus bas niveau en 2025.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se détendait vers 21H20 GMT, à 4,15%, contre 4,19% à la clôture vendredi.A la cote, les valeurs de la défense ont profité de l’opération américaine au Venezuela. Lockheed Martin a gagné 2,91%, Northrop Grumman a avancé de 4,37% et General Dynamics, de 3,59%.Le secteur énergétique canadien, dont les ventes dépendent largement des Etats-Unis, a reculé. Canadian Natural Resources a chuté de 6,15% et Cenovus Energy a perdu 5,05%.Le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk (+5,23% à 55,13 dollars) a brillé au premier jour du lancement d’une version en comprimé de son traitement anti-obésité phare Wegovy.Le constructeur automobile américain General Motors a terminé dans le vert (+2,67% à 83,14 dollars), malgré le recul de ses ventes de près de 7% au quatrième trimestre aux États-Unis, selon des chiffres publiés lundi.Les investisseurs ont préféré se concentrer sur les performances de l’entreprise sur l’ensemble de l’année 2025, lors de laquelle General Motors a écoulé 2,85 millions de véhicules (+5,5% sur un an).

Bolivie: manifestation à La Paz contre la fin des subventions aux carburants

Des milliers de travailleurs se sont réunis lundi à La Paz, après une marche de trois jours pour certains, afin d’exiger du gouvernement de centre-droit l’annulation d’un décret supprimant les subventions aux carburants, a constaté l’AFP. Paru il y a trois semaines, le texte a mis fin à un dispositif en vigueur depuis 20 ans sous les gouvernements de gauche d’Evo Morales (2006-2019) et de Luis Arce (2020-2025).Jusqu’alors, l’Etat importait l’essence et le diesel aux prix internationaux pour les revendre à perte sur le marché intérieur, une politique qui a asséché les réserves en devises et contribué à la pire crise économique qu’ait connue le pays depuis 40 ans.Avec la fin des subventions, les prix des carburants ont doublé, une hausse qui s’est répercutée sur les prix à la consommation. “Malheureusement, tout notre panier de consommation a augmenté”, constate William Calle, un mineur de 40 ans venu de Calamarca, un village situé à environ 70 kilomètres au sud de La Paz. Débutée dans le calme, la manifestation a connu des tensions aux abords du palais présidentiel, la police repoussant à l’aide de gaz lacrymogènes des manifestants qui tentaient de s’en approcher.Adolfo Willca, un ouvrier de 50 ans, a assuré à l’AFP que la mobilisation se poursuivrait jusqu’à l’abrogation “de ce maudit décret affameur”. La Défenseure du peuple a estimé à près de 10.000 le nombre de manifestants arrivés dans la capitale administrative. En parallèle, lundi, le gouvernement a entamé un dialogue avec des représentants des manifestants. Le ministre de l’Economie, Gabriel Espinoza, a cependant assuré que le gouvernement du président Rodrigo Paz ne reviendrait pas en arrière, tout en disant attendre des propositions sérieuses des syndicats.

Impôt minimum mondial: Washington obtient une exonération des multinationales américaines

Washington s’est félicité lundi d’avoir obtenu que les multinationales américaines soient “exemptées” du taux minimal de taxation de 15% prévu par un accord international.Fin 2021, près de 140 Etats s’étaient engagés à davantage taxer les multinationales via un accord cadre conclu sous l’égide de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).Le “Pilier 2” de cet accord prévoit l’instauration d’un taux d’impôt effectif minimum d’au moins 15% sur les bénéfices de ces grandes entreprises.Dès son retour au pouvoir, Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l’accord et son gouvernement a négocié pour que les multinationales américaines soient dispensées d’une telle taxation.Pour forcer la main des autres pays, les parlementaires républicains ont introduit en 2025 la menace d’une surtaxation des entreprises étrangères aux Etats-Unis.Dans un communiqué lundi, le ministère américain des Finances explique avoir obtenu “que les entreprises ayant leur siège social aux Etats-Unis soient soumises uniquement aux impôts minimaux américains et exemptées du Pilier 2”.Le ministère estime que cette issue constitue une “victoire historique” qui “préserve la souveraineté américaine” et “protège les entreprises et travailleurs américains contre les dérives extraterritoriales.”Le principe de cette exemption avait été acté par les pays membres du G7 fin juin.Dans un communiqué séparé, également publié lundi, l’OCDE évoque “plusieurs mois d’intenses négociations” pour aboutir à “un compromis politique et technique majeur qui posera les fondations de la stabilité et de la sécurité juridique du système fiscal international”.

La neige perturbe les transports en France, Royaume-Uni et Pays-Bas

Vols retardés ou annulés dans les principaux aéroports européens, Eurostar à l’arrêt, poids lourds bloqués… la neige, tombée en abondance lundi, perturbe les transports en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.En raison de la poudreuse tombée sur les pistes des deux grands aéroports parisiens, Charles-de-Gaulle – le premier aéroport français – et Orly, les compagnies aériennes ont été appelées à réduire de 15% le nombre de leurs vols lundi. Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de “déneigement des pistes et (de) dégivrage des avions”, a expliqué le ministre français des Transports, Philippe Tabarot.La neige a provoqué lundi des retards dans les aéroports parisiens, selon la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).Dans la capitale française, plus aucun bus ne circulait dans l’après-midi et les traditionnels embouteillages de fin de journée en région parisienne, à l’heure de la sortie de bureau, ont atteint un niveau record: 1.020 km.”Ici on est pas dans un pays du tiers monde! Le Canada a des températures de -40°C et ils s’en sortent parce qu’ils prennent les devants, ils s’équipent contrairement à nous”, s’agace Stéphanie Anoh, 51 ans, rencontrée à la gare Saint-Lazare à Paris. Secrétaire dans un hôpital parisien, elle tente de regagner son domicile d’Herblay, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, mais son train de retour a du retard.Dans l’ouest du pays, où la neige a atteint jusqu’à 15 cm sur les hauteurs en Normandie, des poids lourds bloqués en travers des voies empêchaient la circulation sur l’autoroute A 28, entre Rouen et Abbeville. – 52 cm de neige en Ecosse -Au total, 26 départements du nord-ouest de la France jusqu’en région parisienne étaient placés lundi soir en vigilance orange neige-verglas, soit le niveau 3 sur 4, selon Météo-France.Dans le grand aéroport d’Amsterdam-Schiphol aux Pays-Bas, ce sont près de 700 vols qui ont été annulés, soit plus de la moitié des vols (environ 1.200) prévus au départ ou à l’atterrissage lundi.Des annulations de vols sont également à prévoir dans les prochains jours.Le trafic ferroviaire a également été fortement perturbé, en particulier dans la région d’Amsterdam et les trains Eurostar reliant les Pays-Bas, Paris et Londres ne circulent plus. Tous les trajets sont annulés jusqu’à lundi soir, a annoncé la société de chemins de fer NS.Au Royaume-Uni, les températures sont descendues jusqu’à -10,9°C à Shap, dans le nord-est de l’Angleterre et la couche de neige a atteint 52 cm à Tomintoul dans le nord de l’Ecosse, selon le Met Office.Le trafic a été suspendu à l’aéroport d’Aberdeen en Ecosse, et la piste de l’aéroport de Liverpool (Angleterre) fermée pendant une partie de la journée en raison de la neige et du verglas.Des vols ont été aussi annulés au départ et à l’arrivée des aéroports de Belfast et Manchester.Comme dans le centre des Pays-Bas à Utrecht, où plusieurs écoles primaires seront fermées mardi, la rentrée des vacances de Noël a été compromise pour des milliers d’élèves dans le nord de l’Ecosse, en Irlande du Nord et au pays de Galles, où des centaines d’écoles sont restées portes closes. Et l’épisode neigeux n’est pas terminé. Flocons et verglas sont prévus par le Met Office jusqu’à mardi soir en Irlande du Nord, en Ecosse, dans une partie du pays de Galles, du sud-ouest de l’Angleterre et sur la côte est.En France, la vigilance orange est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle prolongation pourrait être annoncée dans la journée. Aux Pays-Bas, l’institut météorologique national prévoit de nouvelles chutes de neige en abondance mercredi.

La neige provoque la pagaille sur les routes d’Île-de-France, plus de 1.000 km de bouchons

Pagaille sur les routes et dans les transports en région parisienne: des chutes de neige ont provoqué une paralysie record avec plus de 1.000 km de bouchons cumulés lundi en Île-de-France en début de soirée, tout en perturbant fortement les trafics aérien et ferroviaire.Le cumul des encombrements dans la région capitale a atteint un pic inédit vers 18H00, avant de redescendre à un peu plus de 800 km vers 19H00, selon le site d’information routière Sytadin.Ces perturbations qualifiées d’exceptionnelles interviennent alors que la RATP a dû interrompre totalement l’exploitation de ses bus dans Paris intra-muros vers 16H00 et que les aéroports parisiens réduisaient la voilure.”Ici on est pas dans un pays du tiers monde ! Le Canada a des températures de -40°C et ils s’en sortent parce qu’ils prennent les devants, ils s’équipent contrairement à nous”, s’agace Stéphanie Anoh, 51 ans, rencontrée à la gare Saint-Lazare. Secrétaire dans un hôpital parisien, elle tente de regagner son domicile d’Herblay (Val-d’Oise) mais son train de retour a du retard.”J’ai dû changer d’itinéraire au vu de la situation climatique”, témoigne également Marie Encana, travailleuse sociale de 40 ans habitant en région parisienne.Face aux prévisions, la préfecture de police avait pourtant activé le niveau 3 du plan “Neige et Verglas” et conseillé dès la mi-journée aux automobilistes d’anticiper leur retour.Malgré ces appels, la courbe des embouteillages a grimpé en flèche à l’heure de la sortie des bureaux, jusqu’à atteindre environ 1.020 km de bouchons.Dans la capitale, l’ensemble des lignes de métro et de RER fonctionnaient normalement lundi en fin d’après-midi, mais le trafic des tramways T5 et T6 était “partiellement interrompu”, a précisé la RATP.En Île-de-France, la vitesse a été limitée à 80 km/h sur les grands axes et Vinci Autoroutes a appliqué cette restriction sur son réseau, tandis que la circulation des poids lourds de plus de 3,5 tonnes est interdite sur les principales routes.- Vols annulés et TGV ralentis -Les conséquences sont également lourdes dans le ciel.Les compagnies aériennes ont dû réduire de 15% leur programme de vols à Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, a annoncé le ministre des Transports, Philippe Tabarot.Ces mesures, nécessaires pour le dégivrage des avions et le déneigement des pistes, entraînent des retards moyens de 50 minutes à Roissy et 37 minutes à Orly.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse de certains TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis cet après-midi, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Le front neigeux, qui a d’abord frappé l’ouest du pays, s’étend désormais du Poitou-Charentes aux Ardennes. Au total, Météo-France a maintenu 26 départements en vigilance orange neige-verglas jusqu’à mardi matin.Les cumuls relevés à 16H00 allaient de 2 à 7 cm en Normandie, avec des pointes locales à 10 voire 15 cm sur les hauteurs, et déjà “quelques centimètres” en région parisienne. Dans les Hauts-de-France, la préfecture a pris un arrêté réduisant la vitesse maximale autorisée de 20 km/h sur les autoroutes et routes nationales des cinq départements de la région.- Poids lourds en travers – En Normandie, l’autoroute A28 a connu de “grosses difficultés” dans le sens Abbeville-Rouen en début d’après-midi, bloquée par des poids lourds en travers des voies, selon la préfecture de Seine-Maritime. Des dépanneurs ont été mobilisés pour dégager les véhicules obstruant la circulation.Quelques dizaines de poids lourds sont toutefois toujours à l’arrêt sur une voie de l’A28 et de l’A29, juste après la gare de péage de Cottévrard, dans le sens Abbeville-Rouen. Les chauffeurs maintenus sur les aires de stockage pourront eux se ravitailler auprès des commerces présents sur ces sites.Dans la Manche, l’A84 et la rocade de Coutances ont également subi de fortes perturbations, contraignant des automobilistes à stationner sur le bas-côté. Face aux risques, les transports scolaires ont été suspendus pour la journée de mardi dans l’ensemble de la Normandie, en Bretagne et dans les Yvelines.Dans ce département francilien, la préfecture avait invité les parents à récupérer leurs enfants dès 15H00 lundi. Les autorités se préparent désormais à une nuit difficile.”Les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin” en raison du regel des chaussées, prévient Météo-France.Le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a confirmé l’ouverture de 1.250 places d’hébergement supplémentaires à Paris dans le cadre du plan grand froid.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a-t-il insisté.ban-mas-kau-imk-djb/bfa/swi

Mercosur: l’UE compte bientôt signer l’accord

La Commission européenne n’en démord pas: Bruxelles espère “bientôt” signer l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur, grâce à des “progrès” dans les discussions entre Européens, malgré la colère des agriculteurs.Ce lundi, la porte-parole de la Commission, Paula Pinho, n’a pas confirmé la date du 12 janvier envisagée pour approuver ce traité de libre-échange avec l’Amérique latine.Mais l’Union européenne est sur la “bonne route” pour cette signature, a-t-elle affirmé, grâce à des “discussions” au sein des Vingt-Sept, du “travail” et des “progrès”.Avant de s’envoler pour l’Amérique latine, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen doit d’abord obtenir le feu vert des États membres à la majorité qualifiée.Ce vote pourrait avoir lieu vendredi lors d’une réunion entre les représentants des Vingt-Sept, selon des diplomates.Auparavant, les ministres de l’Agriculture des pays européens sont conviés à une réunion spéciale mercredi à Bruxelles. A l’ordre du jour: l’accord avec le Mercosur mais aussi l’avenir de la politique agricole commune, également au cœur des inquiétudes des agriculteurs.Le traité de libre-échange avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay permettrait notamment à l’UE d’y exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux.Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.La Commission espérait signer cet accord dès le mois de décembre, mais elle avait été contrainte de reculer sous la pression de la France et de l’Italie.Malgré ce report, Ursula von der Leyen reste “confiante” quant à la perspective d’aboutir à un accord, après plus de vingt-cinq ans de négociations avec les pays du Mercosur.- Un geste sur la PAC ? -Ce traité est ardemment soutenu par l’Espagne et par l’Allemagne, qui veut relancer son industrie, bousculée par la concurrence chinoise et les droits de douane aux États-Unis.L’Italie, qui avait soufflé le chaud et le froid, pourrait aussi donner son aval. Tout en demandant un report en décembre, la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni avait assuré qu’elle finirait par valider l’accord.Sans les Italiens, la Hongrie, la Pologne et la France ne sont pas en mesure de former une minorité de blocage pour barrer la route à ce traité, qui suscite toujours la colère du monde agricole.A Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit ce lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs pour tenter de désamorcer les tensions.Le monde agricole français est secoué par une série de crises: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers et menace d’une concurrence accrue des pays du Mercosur.En pleine opération déminage, le gouvernement a promis un décret pour suspendre l’importation en France de fruits et légumes contenant des résidus de cinq fongicides et herbicides interdits en Europe. Sont concernés avocats, mangues, goyaves, agrumes, raisins, pommes, melons, cerises, fraises ou pommes de terre “d’Amérique du Sud ou d’ailleurs”, selon Paris.La mesure devra toutefois obtenir l’aval de Bruxelles dans un délai de dix jours, a rappelé la Commission.L’exécutif européen “travaille déjà” par ailleurs “à établir que les pesticides les plus dangereux, interdits dans l’Union européenne pour des raisons de santé et d’environnement, ne soient pas réintroduits dans l’UE via des produits importés”, a souligné une porte-parole de la Commission, Eva Hrncirova.Aux yeux du gouvernement français, le traité avec le Mercosur n’est toujours “pas acceptable en l’état”. Paris attend en outre un geste en faveur des revenus des agriculteurs dans la future politique agricole commune, que la Commission est accusée de vouloir “diluer” dans son projet de budget européen 2028-2034.Pour une meilleure PAC et contre le Mercosur, des milliers d’agriculteurs étaient venus faire entendre leur mécontentement à Bruxelles le 18 décembre en marge d’un sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement.Ils reprochent aux pays du Mercosur de ne pas respecter les réglementations environnementales et sociales auxquelles eux-mêmes sont soumis.

La Bourse de Paris termine en légère hausse

La Bourse de Paris a terminé en légère hausse lundi, peu échaudée par les tensions géopolitiques provoquées par l’opération militaire américaine au Venezuela, qui ont même soutenu les valeurs de la défense.Le CAC 40 a pris 0,20%, clôturant à 8.211,50 points, soit une hausse de 16,29 points. Vendredi, pour sa première séance de l’année, l’indice boursier vedette parisien avait gagné 45,71 points, soit 0,56%, terminant à 8.195,21 points.Comme l’ensemble des marchés mondiaux, la place parisienne n’a pas été bousculée lundi par l’intervention américaine ce week-end au Venezuela et la capture du président Nicolas Maduro.Les investisseurs préfèrent se focaliser sur les “perspectives de croissance économique, la dynamique de l’inflation et l’évolution des bénéfices des entreprises”, a expliqué Raphaël Thuin, responsable des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital.Ils estiment en outre, pour l’instant, que ces événements “n’ont pas de conséquences à court terme d’un point de vue économique”, a relevé David Kruk, responsable du trading de La Financière de l’Echiquier, interrogé par l’AFP.”Les marchés savaient déjà qu’il fallait s’attendre à une année d’incertitude géopolitique élevée et donc cela n’a que peu d’impact”, a-t-il ajouté.Quelques secteurs profitent même de la situation. Partout en Europe, les valeurs en Bourse du secteur de la défense ont bondi lundi. A Paris, Thales a pris 4,72%, finissant à 246,10 euros, Dassault Aviation 4,14% à 292,00 euros et Safran 1,82% à 312,80 euros.La société Maurel et Prom, spécialisée dans l’extraction de pétrole et de gaz naturel, présente au Venezuela, a gagné 7,22% à 6,08 euros.Après les bombardements aériens et la capture de Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump a affirmé samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières des Etats-Unis à exploiter les ressources pétrolières du Venezuela. Ce pays dispose des plus grandes réserves de brut prouvées du monde. Mais sa production est pour le moment faible, estimée à environ 1 million de barils par jour (contre environ 3,5 millions de barils par jour il y a 25 ans), soit aux alentours de 1% seulement de l’offre mondiale.Côté obligataire, le taux d’intérêt de l’emprunt français à dix ans a atteint 3,57%, contre 3,61% vendredi en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, a atteint 2,87%, contre 2,90%.Eurofins bénéficie d’une bonne recommandationLe laboratoire français d’analyses Eurofins a bondi de 8,29%, à 67,14 euros, après un relèvement de la recommandation de BNP Paribas, qui a passé l’action de sa catégorie “sous-performance” à “surperformance”.

Fréquentation en hausse du Louvre et des grands monuments français en 2025

Les principaux musées et monuments français, dont le Louvre bousculé par un spectaculaire vol de bijoux en octobre, ont accueilli un peu plus de visiteurs en 2025, dernière année avant une hausse du prix de certains billets d’entrée pour les étrangers hors UE, qui entre en vigueur mi-janvier.La ministre de la Culture Rachida Dati a salué une “année exceptionnelle pour nos monuments nationaux”. “Fréquentation historique, année record pour certains sites, retour des visiteurs internationaux, taux inédit de visites pour notre patrimoine religieux, expos remarquables”, s’est-elle félicité dans un message sur X.Plus grand musée du monde, le Louvre a retrouvé la croissance, avec neuf millions de visiteurs, soit une légère hausse par rapport à 2024 (8,7 millions), année où il avait subi une petite décrue en raison notamment des Jeux olympiques et paralympiques.Ce n’est toutefois pas un record puisqu’il avait reçu la visite de 10,2 millions de personnes en 2018 et décidé d’instaurer ensuite une jauge quotidienne de 30.000 entrées pour garantir un meilleur confort de visite.Le Louvre devance le château de Versailles, dont le domaine a reçu la visite de 8,4 millions de personnes, comme en 2024.Globalement, les grands sites historiques ont été très fréquentés, avec un record de 12 millions de visiteurs pour la centaine de monuments nationaux. En tête : l’Arc de triomphe (1,85 million) et l’abbaye du Mont-Saint-Michel (1,6 million), selon le Centre des monuments nationaux (CMN).Ces bons résultats s’expliquent en partie “par le retour progressif des flux touristiques internationaux”, mais aussi par la mise en place d’expositions attractives, selon la direction du château de Versailles.Les étrangers ont représenté 81% des visiteurs du château de Louis XIV et 73% de ceux du Louvre.- Tour Eiffel en hausse -Quelque 40% des visiteurs étrangers du musée parisien étaient originaires d’un pays hors de l’Espace économique européen.À partir du 14 janvier, ces derniers devront s’acquitter de 32 euros pour déambuler dans les 73.000 m2 du Louvre, soit 10 euros de plus que le prix actuel. Pour Versailles, le billet passera de 32 à 35 euros durant la haute saison touristique. Cette hausse des tarifs s’appliquera notamment aux Américains, premier contingent de visiteurs étrangers en 2025, ainsi qu’aux Chinois, qui continuent de revenir après une période d’absence prolongée post-Covid.Lundi, la visite du Louvre a été perturbée, avec la poursuite du mouvement de grève initié fin 2025 à l’appel d’une intersyndicale pour protester contre leurs conditions de travail et d’accueil du public.La tour Eiffel a pour sa part fait monter dans ses étages 6,75 millions de visiteurs, soit 450.000 personnes de plus qu’en 2024, a fait savoir l’établissement à l’AFP. Parmi les grands musées parisiens, le musée d’Orsay et de l’Orangerie ont accueilli 4,9 millions de visiteurs en 2025, en très légère baisse (1%) par rapport à 2024.5,2 millions de curieux sont entrés dans les 14 sites et musées de la Ville de Paris (Catacombes, Musée Carnavalet, Petit Palais…), en progression de 6,5 %.Le Centre Pompidou a vécu une année particulière, marquée par sa fermeture progressive avant cinq ans de travaux: il a accueilli près de 2,6 millions de visiteurs, dont 1,5 dans ses murs et 1,1 hors les murs (France et étranger). – Boom dans les cathédrales -Le musée du quai Branly – Jacques Chirac a accueilli 1,4 million de visiteurs, en progression de 9,7%. Le musée ethnographique s’est félicité du succès de l’exposition “Au fil de l’or” (286.000 visiteurs), “record absolu de fréquentation pour une exposition temporaire” de l’établissement.L’année a été également record pour le Palais de la Porte dorée (Musée national de l’immigration), ainsi que pour la Bibliothèque nationale de France (BNF), dont les différents sites ont accru leur fréquentation de 14% sur un an.Le Domaine national de Chambord a lui aussi annoncé une fréquentation record, avec près de 1,22 million de personnes dans son château.Les tours et trésors des cathédrales ont aussi attiré les curieux, avec un bond de 95% de leur fréquentation pour celle d’Amiens et de 74% pour Chartres.

Lecornu met la pression pour disposer d’un budget face aux crises

Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an -avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année- Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la grogne des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale -adopté fin décembre-, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir ensemble, mardi à 17H, les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour tenter de trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Avant le retour jeudi du projet de budget devant la commission des finances de l’Assemblée.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.

Les Bourses européennes terminent en hausse

Les marchés boursiers européens ont terminé dans le vert lundi, peu échaudés par les tensions géopolitiques provoquées par l’opération militaire américaine au Venezuela, qui ont même poussé les valeurs de la défense.Paris a pris 0,20%, Londres 0,54% et Francfort 1,34%. Milan a gagné 1,04%.