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Des résultats 2025 en recul pour LVMH après une année “agitée”

Le numéro un mondial du luxe LVMH a ouvert mardi la saison de publication des résultats annuels 2025 du CAC 40 avec des résultats en recul, expliquant avoir fait les frais d’une année “agitée sur le plan économique et géopolitique” et prévoyant une année 2026 qui ne sera “pas très simple non plus”.Le bénéfice net du propriétaire de Louis Vuitton, Dior, Celine, Moët & Chandon ou encore Hennessy a baissé de 13% en 2025, à 10,9 milliards d’euros, pénalisé notamment par la surtaxe exceptionnelle imposée aux grandes entreprises au nom du redressement des finances publiques françaises. Cette surtaxe a augmenté de 4 points le taux d’imposition du groupe, a fait savoir LVMH, sans préciser le montant effectivement payé – qu’il avait estimé l’an dernier entre “700 millions et 800 millions d’euros”.Le chiffre d’affaires du groupe a reculé de 5% en 2025, à 80,8 milliards d’euros, sous l’effet du contexte géopolitique et douanier international, marqué notamment par une conjoncture plus difficile pour les vins et spiritueux. Mais les ventes se sont améliorées au second semestre, avec un retour notamment de la clientèle en Asie et aux Etats-Unis. “Les résultats du groupe sont solides” malgré “une année agitée sur le plan économique et géopolitique”, et “2026 ne va pas être très simple non plus”, a concédé le PDG Bernard Arnault, lors de la présentation des résultats.”Et cette année, c’est sûr qu’avec la poursuite des crises géopolitiques, avec l’incertitude économique, avec les politiques de certains États dont le nôtre qui sont plutôt contre les entreprises pour les taxer un maximum, et donc créer du chômage, je pense qu’il y a de quoi être un peu réservé”, a lancé le milliardaire.En 2025, la rentabilité du géant français du luxe a légèrement baissé, avec une marge opérationnelle courante de 22%, contre 23% en 2024.Mais “on voit les choses à long terme”, a affirmé M. Arnault, annonçant que la famille Arnault, qui “a déjà près de 50% du capital” de LVMH, “va franchir dans le début de cette année les 50%”.Pour 2026, “malgré un contexte géopolitique et macroéconomique encore incertain, le groupe reste confiant”, indique son communiqué.Au quatrième trimestre, les ventes ont reculé de 5% à 22,7 milliards d’euros (mais ont augmenté de 1% hors effets de change).- “On verra si ça va durer”-En 2025, les ventes de la division phare du groupe, mode et maroquinerie, (Louis Vuitton, Dior, Celine, Fendi…) ont reculé de 8% à 37,8 milliards d’euros, malgré une amélioration au second semestre. La marge opérationnelle de la division est de 35%.”L’évènement de la semaine, c’est le défilé Dior de haute couture, tout le monde se demandait comment cela allait se passer”, a déclaré M. Arnault, rappelant que Jonathan Anderson n’avait jamais fait de haute couture et soulignant que l’accueil a été bon. “La marque Dior en ce début d’année profite de son renouveau créatif, les produits sont très demandés en début d’année, on verra si ça va durer”, a-t-il ajouté.Louis Vuitton, “à l’inverse de Dior, n’est pas une affaire de mode, c’est une affaire de maroquinerie (…) Vuitton ne va pas faire d’hôtel, Vuitton se concentre au lieu de se diversifier”, a aussi affirmé Bernard Arnault, alors que des rumeurs avaient évoqué la création d’un hôtel Vuitton sur les Champs-Elysées.Côté mode, LVMH a annoncé avoir accru sa participation dans Loro Piana, spécialiste italien des cachemires, passant de 85 à 94%, pour un milliard d’euros.En 2025, ce sont les ventes de vins et spiritueux qui ont été les plus touchées: elles ont chuté de 9% à 20,36 milliards d’euros, pâtissant d’effets de changes, des taxes douanières et d’une impossibilité d’augmenter des prix déjà élevés.C’est un “contexte difficile en particulier pour le cognac qui est en Chine et au Etats-Unis frappé par des droits de douane qui ont dépassé nos prévisions”, a déclaré M. Arnault. “On essaie de trouver un accord en Chine”, a-t-il ajouté, sans précisions.Le marché du champagne est “un peu moins porteur”, a-t-il précisé. Mais “les vins rosés se développent très bien”.

La Fed entame sa première réunion de l’année, chahutée par la tempête Trump

La Réserve fédérale américaine (Fed) a entamé mardi sa première réunion de 2026 à l’issue de laquelle un statu quo sur les taux est attendu, une issue qui ne plaira pas au président Trump.La réunion à huis clos a commencé  à 10H00 (15H00 GMT), selon un porte-parole. Elle durera jusqu’à mercredi.L’assemblée des banquiers centraux américains se tient à peine plus de deux semaines après que son président Jerome Powell a révélé faire l’objet d’une procédure lancée par le ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales.Dans un message vidéo solennel le 11 janvier, il a dénoncé sans détour une tentative d’intimider l’institution monétaire parce qu’elle ne suit pas “les préconisations du président” des Etats-Unis.Depuis son retour au pouvoir il y a un an, le chef de l’Etat réclame sur tous les tons une forte baisse des taux directeurs de la Fed, qui guident les coûts d’emprunt.La banque centrale a laissé ses taux inchangés une grande partie de l’année 2025, inquiète de voir les droits de douane mis en place par Donald Trump faire dérailler les prix.Elle a fini par enclencher à partir de septembre une série de baisses, motivée par l’apathie des créations d’emplois dans le pays.Mais les divisions ont grandi en son sein, l’inflation continuant à augmenter plus vite que le rythme jugé optimal par l’institution (soit 2%, contre 2,8% sur un an en novembre).Les marchés financiers s’attendent donc massivement à ce que la Fed opte à nouveau pour le statu quo, selon l’outil de veille CME FedWatch.Au moins un responsable devrait s’opposer à un tel scénario, le gouverneur Stephen Miran récemment placé là par Donald Trump, qui a jusqu’ici toujours voté pour des baisses plus fortes que ses collègues (d’un demi point de pourcentage plutôt qu’un quart de point).Les taux d’intérêt sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

L’assurance vie fait le plein en 2025 avec plus de 50 milliards d’euros de surplus

Les dépôts sur les contrats d’assurance vie ont atteint un niveau record en 2025, avec un solde positif de plus de 50 milliards d’euros jamais vu depuis 2010, à la faveur de taux plus rémunérateurs pour les fonds en euros, selon les chiffres donnés par les assureurs. Les dépôts (ou cotisations) du mois de décembre, en forte hausse de 17% sur un an, à 16 milliards d’euros “sont en droite ligne de ce qu’on observe depuis plus d’un an”, a constaté Paul Esmein, directeur général de France Assureurs mardi lors d’une conférence de presse.En 2025, les cotisations ont atteint 192,1 milliards d’euros, contre 174,9 milliards en 2024. La progression concerne à la fois les supports en unités de compte (UC, +13%), au profil dit plus “dynamique” (c’est-à-dire plus risqué) et ceux en euros, au capital garanti (+8%).Le versement des prestations aux bénéficiaires en 2025 s’est lui inscrit en léger recul de 3% par rapport à 2024, à 141,4 milliards d’euros, soit 5 milliards d’euros de moins que l’an dernier.Au total, en montant net, c’est-à-dire quand on déduit les retraits d’argent des dépôts, l’assurance vie a engrangé 50,6 milliards d’euros en 2025, un niveau plus vu depuis 2010, et supérieur de 22,1 milliards d’euros à celui de 2024. Cette collecte nette positive concerne à la fois les contrats en UC (42,5 milliards d’euros) et ceux en euros (8,1 milliards d’euros), après cinq années consécutives de “décollecte”, c’est-à-dire de retraits supérieurs aux cotisations, pour les fonds en euros.Cela porte l’encours de l’assurance vie à 2.107 milliards d’euros fin 2025, en hausse de 6,1% sur un an.En France, 20 millions de personnes détiennent 57 millions de contrats d’assurance vie, dont l’encours médian est de 35.000 euros, selon les chiffres de France Assureurs.De leur côté, les versements sur les Plans épargne retraite (PER) continuent de séduire, avec une hausse de 16% en 2025, à 20,2 milliards d’euros. En déduisant les sommes retirées par les épargnants, le solde net a progressé de 11 milliards d’euros.- “Compétitivité retrouvée” -L’année 2026 démarre sous de bons auspices pour l’assurance vie en France.Alors que le taux du Livret A va baisser à 1,5% au 1er février, les contrats d’assurance vie vont être un peu plus rémunérateurs pour les épargnants que l’année précédente. Les premiers taux de rendement annoncés courant janvier sont stables ou en légère hausse par rapport à l’an dernier.Le taux de rémunération moyen des fonds euros — les seuls dont le capital est garanti et qui sont ceux attirant les épargnants prudents — est bien orienté cette année et devrait se situer hors prélèvements fiscaux et sociaux autour de 2,65%, selon les estimations du cabinet spécialisé Facts & Figures.Le Cercle de l’épargne est d’accord: “En 2025, le rendement moyen des fonds en euros, au vu des premières communications des compagnies d’assurance, devrait se situer autour de 2,7%”, a pour sa part indiqué mardi dans une note son président Philippe Crevel.”Il est ainsi supérieur de 1,5 point au point bas atteint en 2020 et 2021″, rappelle M. Crevel.L’Afer, qui se présente comme la première association d’épargnants, a ainsi annoncé une amélioration sensible de ses rendements en 2025 à 2,65%, tout comme le groupe mutualiste Carac à 3,55%.Face à des situations de marché “hétérogènes”, Suravenir, qui dépend du groupe Crédit Mutuel Arkea, a lui stabilisé ses taux sur l’année 2025 entre 2,20% et 2,80%, selon les contrats.Pour CNP Assurances, les taux des fonds en euros sont restés stables en 2025, ou légèrement en recul selon les contrats, entre 2,10% et 2,35%.

Boeing dans le vert en 2025, une première en sept ans, grâce à une cession d’actifs

Le groupe aéronautique américain Boeing a annoncé mardi un bénéfice net annuel, le premier depuis 2018, grâce à une cession d’actif mais aussi à la reprise de ses livraisons après une crise profonde liée à la qualité de sa production. Le bénéfice net ressort ainsi à 1,89 milliard, grâce au gain de près de 10 milliards de dollars généré par la cession de Digital Aviation Solutions.En 2024, le groupe avait perdu 11,87 milliards de dollars, portant le total des pertes depuis 2019 à 35,74 milliards de dollars, selon un calcul de l’AFP.Boeing a cumulé les difficultés depuis deux crashes du 737 MAX 8 en octobre 2018 et mars 2019, qui ont fait 346 morts au total, ainsi qu’un incident en vol en janvier 2024 sur un 737 MAX 9, qui a fait des blessés légers, et une grève de plus de cinquante jours dans deux usines cruciales à l’automne 2024.Les résultats publiés mardi “illustrent le fait que nous sommes sur la bonne voie pour restaurer la confiance et retrouver le Boeing que tout le monde attend”, a commenté Kelly Ortberg, patron de l’avionneur depuis l’été 2024, dans un message aux employés.”Il y a beaucoup de choses grâce auxquelles nous pouvons faire preuve d’optimisme”, a-t-il affirmé.”Tandis que nous continuons à nous remettre en piste, nous devons rester concentrés sur l’objectif de livrer à nos clients des produits et des services sûrs, de haute qualité et dans les temps, à avancer dans les programmes à prix fixe de BDS (branche Défense et Espace, NDLR) et dans la certification du 737-7, du 737-10 et du 777X”, ses nouveaux avions commerciaux, a-t-il poursuivi.Le groupe précise être désormais “dans la phase finale” de la certification du 737 MAX 10, dont les premières livraisons étaient initialement prévues pour 2023.Lors d’une audioconférence avec des analystes, M. Ortberg s’est dit “confiant” concernant l’obtention des certifications pour les trois modèles, ainsi qu’un début des livraisons des monocouloirs 737 MAX 7 et 10 en 2026 et du gros porteur 777-9 en 2027 (2020 à l’origine).Mais un “problème potentiel de durabilité” a été identifié sur le moteur du programme 777X, fabriqué par GE Aerospace, a-t-il précisé, n’anticipant pas d’impact sur le calendrier.- Rebond -Au quatrième trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 23,95 milliards de dollars (+57% sur un an) et le bénéfice net 8,13 milliards de dollars, contre une perte de 3,92 milliards un an plus tôt.Rapporté par action, le bénéfice net ressort à 10,23 dollars mais la cession a contribué à hauteur de 11,83 dollars.Les analystes de TD Cowen ont souligné dans une note que sans ce gain exceptionnel, Boeing aurait affiché une perte par action à données comparables de 1,91 dollar. Le consensus de FactSet anticipait une perte de 44 cents.Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires ressort à 89,46 milliards (+34%).Vers 17H45 GMT, l’action Boeing cédait 0,93% à la Bourse de New York.Au quatrième trimestre, l’avionneur a dégagé un flux de trésorerie positif – pour le second trimestre consécutif – de 375 millions de dollars (négatif de 4,10 milliards un an plus tôt).Ceci grâce de meilleures cadences de production – notamment le relèvement du plafond mensuel imposé en 2024 par le régulateur FAA à celle du 737 MAX (passé de 38 à 42 en octobre, avec 47 courant 2026) – et au rebond continu des livraisons.Le 787 Dreamliner a poursuivi sa transition vers huit mensuels, contre cinq en 2024, avec l’objectif d’atteindre dix courant 2026.Boeing a livré 600 avions en 2025, du jamais vu depuis 2018, dont 447 exemplaires du 737 MAX.Selon le directeur financier Jay Malave, environ 500 exemplaires du monocouloir vedette (versions MAX 8 et MAX 9) devraient être livrés en 2026 et une trentaine de MAX 10 devraient être fabriqués pour livraison dès certification de ce modèle, le plus grand de la famille.Et 90 à 100 Dreamliner devraient aussi être livrés (88 en 2025).Cette hausse des livraisons devrait permettre au flux de trésorerie d’atteindre “un à trois milliards” en 2026, avec l’objectif de grimper à terme à 10 milliards.L’année a également été très fructueuse auprès des clients, avec 1.175 commandes brutes (1.173 commandes nettes). Boeing a devancé son concurrent européen Airbus pour la première fois depuis 2018.A fin décembre, le carnet de commandes contenait 6.130 avions commerciaux, soit une valeur record de 567 milliards de dollars, et de 682 milliards en incluant les commandes à BDS.

Auchan veut vendre 91 supermarchés à Intermarché, les salariés sous le “choc”

Nouveau “choc” pour les salariés d’Auchan: le distributeur nordiste, qui souhaite se concentrer sur ses hypermarchés, envisage de vendre 91 supermarchés au groupement Mousquetaires (Intermarché, Netto), un revirement dénoncé par les syndicats. En grande difficulté, le groupe de la famille Mulliez avait dévoilé en novembre son projet de basculer ses supermarchés, en franchise, via une nouvelle entité juridique dont il resterait propriétaire, sous bannière Intermarché ou Netto.Plus de 260 magasins détenus en propre étaient initialement concernés, auxquels s’ajoutent une trentaine de franchisés Auchan, également incités à changer d’enseigne.”Les fonds de commerce, l’immobilier restent propriétés d’Auchan, les salariés restent des salariés d’Auchan, et on travaillera sous enseigne Intermarché, qui nous livrera les marchandises, la politique commerciale, le concept magasin”, avait alors expliqué à la presse Guillaume Darrasse, directeur général d’Auchan Retail.Finalement, ce modèle ne s’appliquera qu’à 164 de ces supermarchés intégrés “à l’horizon avril 2027”, a annoncé le groupe mardi dans un communiqué.Les 91 restants, “de par leur situation géographique ou économique”, seront “proposés à la cession au Groupement Mousquetaires”, dont les adhérents peuvent se positionner jusqu’à avril 2026, est-il précisé. Une quarantaine de ces magasins se trouvent dans les régions Auvergne-Rhônes-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon la liste détaillée transmise par Auchan. Le distributeur conserverait par ailleurs 11 supermarchés, essentiellement franciliens, dans son périmètre, “sous d’autres formats” non détaillés.- “Désaveu” -“C’est encore un choc”, a déploré auprès de l’AFP Franck Martinaud, délégué syndical retail FO d’Auchan France, en marge d’un CSE (comité social et économique) organisé mardi.Les nouvelles annonces “sont encore pires” que celles de novembre, a-t-il estimé. A l’époque, Guillaume Darrasse a souligné lors de plusieurs apparitions médiatiques “qu’il ne s’agissait pas d’une vente”, rappelle le syndicaliste. Or pour lui, “c’est un rachat d’Auchan par Intermarché qui ne dit pas son nom”.”Tout d’un coup, l’annonce change totalement”, a abondé René Carette, délégué syndical central CFDT Auchan. La direction “brode beaucoup” dans ses réponses, ce qui empêche pour l’instant les syndicats, qui n’ont “plus confiance” en elle, d’y voir clair, selon M. Carette. Il y voit cependant “un désaveu” pour la direction, “la preuve que nos dirigeants ne croient plus en l’enseigne Auchan”. D’après Franck Martinaud, les supermarchés Auchan représentent au total 11.700 salariés. “Ce sont encore des hommes et des femmes sacrifiés”, regrette-t-il.Que leur magasin soit vendu ou passe en franchise, ils perdront beaucoup “en termes de pouvoir d’achat et d’acquis sociaux”, confirme M. Carette. Même pour les franchisés, “aucune décision importante ne pourra être prise sans l’aval d’Intermarché”, relate M. Martinaud.- “Malade” -Dans un communiqué, la Fédération CGT Commerce et Services a dénoncé “un nouveau carnage social”, exigeant des “garanties immédiates” notamment sur l’emploi et les salaires.Le projet est soumis à la consultation des instances représentatives du personnel, ouverte mardi, et doit être autorisé par l’Autorité de la concurrence.Il doit aider Auchan à baisser les prix dans ses supermarchés, de 6 à 8% selon une source proche du dossier, tout en continuant le “travail” sur sa centaine d’hypermarchés.Ce deal “gagnant-gagnant” pourrait “nous permettre d’étendre notre emprise sur le marché français”, s’était de son côté félicité le patron des Mousquetaires, Thierry Cotillard, en novembre.Les supermarchés Auchan représentent deux points de part de marché, et les Mousquetaires visent 20% en 2028, contre 17,7% en octobre, selon Kantar Worldpanel.Auchan, 5e distributeur derrière E. Leclerc, Carrefour, Intermarché et Coopérative U, souffre depuis des années de la concurrence des groupements indépendants, où les conditions sociales notamment sont généralement moins-disantes, et de son positionnement historiquement fort sur les hypermarchés, moins en vogue. Le groupe a annoncé en 2024 un plan de sauvegarde de l’emploi prévoyant la suppression de près de 2.400 postes, objet d’une bataille judiciaire avec les syndicats. Il peine aussi à digérer le rachat en 2024 d’une centaine de magasins à son concurrent en grande difficulté Casino. Parmi les 91 supermarchés proposés à la vente, qui concerne 3.000 salariés, 41 ont été repris au groupe Casino, relève M. Carette: “Un malade qui rachète un mourant, ce n’est pas possible”.Sollicité mardi par l’AFP, Intermarché n’a pas commenté.

La Bourse de Paris termine en légère hausse, avant la Fed et les résultats d’entreprises

La Bourse de Paris a fini en légère hausse mardi, avant la première réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) de l’année et le coup d’envoi de la saison des résultats d’entreprises, avec le poids lourd du luxe LVMH, après la fermeture.Le CAC 40 a pris 0,27% à 8.152,82 points, en hausse de 21,67 points. La veille, l’indice avait terminé en petite baisse de 0,15% pour finir à 8.131,15 points.Le principal rendez-vous de la semaine est la première réunion de l’année de la Réserve fédérale américaine, qui débute mardi.Elle se tient dans un contexte particulier: le président de l’institution Jerome Powell a révélé début janvier l’existence d’une procédure lancée par le ministère de la Justice contre lui et dénoncé une énième tentative d’intimidation de la Fed par le pouvoir américain.Donald Trump réclame en effet depuis plusieurs mois une forte baisse des taux d’intérêt et multiplie les attaques verbales contre M. Powell, dont le mandat prend fin en mai. “Les investisseurs restent sceptiques et attendent les déclarations de Jerome Powell, mercredi”, relève Christine Molnar, analyste pour CMC Market.”Ces tentatives de déstabilisation ne devraient toutefois pas d’impact sur la décision de Powell, qui n’a aucune raison de réaliser maintenant un mouvement sur les taux”, explique à l’AFP François Dossou, directeur de la gestion actions chez Sienna IM.En France, l’Assemblée nationale devrait elle repousser mardi deux motions de censure déposées par la gauche hors PS et l’extrême droite, en réaction à la décision de Sébastien Lecornu d’utiliser le 49.3 pour faire adopter la partie dépenses et le budget de l’Etat pour 2026.Cet échec probable des deux motions vaudra adoption en nouvelle lecture du projet de loi de finances, qui pourra être transmis au Sénat. Celui-ci devrait l’examiner jeudi et pourrait le rejeter d’emblée, permettant son retour rapide à l’Assemblée pour une lecture définitive.Sur le marché de la dette, le taux d’intérêt de l’emprunt français à échéance dix ans a été stable à 3,43%. Son équivalent allemand, référence en Europe, a fini à 2,87%, stable lui aussi.LVMH en ligne de mireAutre point d’attention majeur des marchés: le début de la saison des résultats, qui bat son plein cette semaine.Pour l’indice parisien, le coup d’envoi a été donné mardi soir, avec la publication du géant du luxe LVMH (+0,22% à 589,30 euros), plus grosse capitalisation de l’indice, après une nouvelle année de ralentissement du marché du luxe.LVMH a annoncé après la clôture de la Bourse de Paris un bénéfice net en baisse, de 13% en 2025, à 10,9 milliards d’euros, et un chiffre d’affaires en baisse de 5%, à 80,8 milliards d’euros, légèrement au-desus des attentes des analystes. Eramet dégradéLe groupe minier Eramet a perdu 7,91% à 78,55 euros, après l’abaissement de la recommandation de “à conserver” à “à réduire” par Portzamparc.

La famille Pinault vend ses actions Puma au groupe chinois Anta Sports

Le groupe chinois Anta Sports va devenir l’actionnaire principal de l’équipementier sportif allemand Puma en rachetant les parts de la famille Pinault pour 1,51 milliard d’euros, selon un communiqué à la Bourse de Hong Kong diffusé mardi.Afin d’étendre sa présence sur les marchés internationaux, Anta Sports (Fila, Wilson, Salomon…) va acquérir environ 29% des actions de Puma, qui appartenaient jusqu’ici à la holding de la famille du milliardaire français François Pinault, propriétaire de Kering (Gucci, Saint Laurent), et qui était l’actionnaire principal de Puma.D’après l’accord, Anta achètera un peu plus de 43 millions d’actions Puma à Artémis, la holding des Pinault, au prix de 35 euros chacune.Ce prix représente une prime de 62% par rapport au dernier cours de clôture de Puma lundi, et valorise l’opération à 1,51 milliard d’euros.Selon Anta, cette nouvelle participation devrait “renforcer encore sa présence et la notoriété de sa marque sur le marché mondial des articles de sport, renforçant ainsi sa compétitivité internationale globale”, a indiqué l’entreprise dans le communiqué. “Nous pensons que le cours de l’action Puma lors des derniers mois ne reflète pas pleinement le potentiel à long terme de la marque”, a déclaré Ding Shizhong, président d’Anta.La holding Artémis justifie quant à elle cette vente par sa volonté de “se concentrer sur des actifs dont la société détient le contrôle” et “redéployer ses ressources vers de nouveaux secteurs créateurs de valeur”, écrit-elle dans un communiqué mardi.Vers 16H00 GMT, à Francfort, l’action Puma progressait de 9,71% à 23,73 euros. A la Bourse de Hong Kong, Anta Sport a terminé en hausse de 2,03% à 77,90 dollars hongkongais mardi.- “Approfondir le partenariat” -Bien que le communiqué indique qu’Anta n’a pas l’intention de lancer une offre publique d’achat sur Puma, la société chinoise “évaluera attentivement la possibilité d’approfondir davantage le partenariat entre les deux parties à l’avenir”.Contactée par l’AFP, Anta a refusé de commenter la transaction.La réalisation de l’opération est attendue d’ici fin 2026.Basé dans la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, Anta Sports, fondé en 1991, est l’un des plus grands fabricants mondiaux de vêtements de sport.Il s’agit de la société mère de nombreuses marques mondiales, notamment Wilson, Arc’teryx et Salomon, détenues par l’intermédiaire de sa filiale Amer Sports.A la tête d’un consortium, Anta a finalisé en 2019 l’acquisition de la société finlandaise Amer pour une valeur d’environ 5,2 milliards de dollars. Le groupe contrôle également les droits sur le vaste marché chinois pour des marques étrangères de vêtements de sport, notamment Fila et Descente.Selon les données de la société d’études de marché Euromonitor International, Anta est devenue la 3e plus grande marque mondiale de vêtements de sport derrière Nike et Adidas.Pour Marguerite Le Rolland, consultante mode chez Euromonitor International, cette acquisition montre qu’Anta “réduit l’écart” avec ces deux géants. Le groupe chinois bénéficiera notamment de la réputation mondiale de Puma, de sa position de leader sur le marché indien des vêtements de sport, en croissance, ainsi que de son partenariat avec Hyrox, l’activité fitness en plein essor, a-t-elle relevé. Anta “vise à donner à Puma les moyens de réaliser pleinement le potentiel de sa marque et de son héritage”, s’est félicité dans un communiqué Arthur Hoeld, patron de la marque au cougar depuis juillet dernier. Il y voit “un vote de confiance” dans l'”orientation stratégique” du rival allemand d’Adidas, qui vise un retour à la croissance l’an prochain après une baisse de plus de 15% de ses ventes au troisième trimestre 2025.L’objectif de l’entreprise d’Herzogenaurach est de “devenir l’une des trois premières marques de sport au monde”, ajoute M.Hoeld, comme il l’avait déjà indiqué aux investisseurs en octobre.Les résultats financiers de Puma pour l’ensemble de l’année 2025 sont attendus le 26 février.pfc-max-ega-jpl/kas/apz/

Le PDG de la SNCF Jean Castex “sidéré” par la polémique “no kids”

“C’est complètement fou!”: Jean Castex, le PDG de la SNCF, s’est dit mardi “sidéré” par l’ampleur prise par la polémique “no kids” autour des voitures TGV “sans enfants” de la nouvelle classe affaires Optimum. “Dans nos trains, non seulement les enfants sont les bienvenus, mais ils sont surtout de plus en plus nombreux”, a-t-il assuré lors d’un déplacement à la gare TGV de Lille-Europe.Selon lui, en 2025, 8,4 millions d’enfants ont pris le train sur le réseau SNCF, “une très forte progression par rapport à cinq ans auparavant”. “Si j’élargis aux familles, il y a 10-15% de plus de familles à bord”, des données “à des années-lumières des polémiques sur le +no kids+”, a-t-il insisté.”L’espace Optimum est utile, répond à un besoin spécifique”, celui d’avoir “des espaces dédiés à l’activité professionnelle”, mais ne remet pas en cause la présence d’enfants par ailleurs dans les TGV: “Il y a aussi des espaces nurseries, des espaces familles”, a encore plaidé M. Castex.Dès le début de la polémique, la SNCF avait rappelé que la classe “Optimum” était pensée “pour les attentes spécifiques de nos clients professionnels” et que l’absence de jeunes enfants (moins de 12 ans) n’avait “rien d’une nouveauté”, puisque “c’était déjà le cas depuis des années” dans l’offre Business Première.Lundi, M. Castex a également écarté l’idée d’instaurer, à l’instar de ce qui existe dans d’autres pays européens, des voitures strictement dédiées aux familles ou aux enfants, mais s’est dit “personnellement à la disposition de toutes les associations de familles, des pouvoirs publics, pour encore améliorer la situation”.Jusqu’à présent le PDG de la SNCF n’avait pas publiquement réagi depuis l’émergence de la polémique sur la nouvelle classe affaires Optimum “sans enfants” lancée début janvier.La controverse a éclaté la semaine dernière sur les réseaux sociaux lorsqu’un compte dédié à l’enfance avait pointé du doigt un document publicitaire dans lequel SNCF Voyageurs indiquait que “pour garantir un maximum de confort à bord de l’espace dédié, les enfants n’étaient pas acceptés”.De nombreuses personnalités politiques de tous bords avaient largement critiqué cette communication.Face aux reproches, la SNCF avait reconnu une “formule marketing maladroite”, qui a été ensuite “retirée”.Les places Optimum ne représentent que 8% des places proposées, et seulement du lundi au vendredi, avait-elle ajouté, rappelant aussi ses tarifications spéciales enfants et adolescents, ainsi que ses “espaces familles” proposés dans les TGV Inoui les weekends, jours fériés et jours de départs en vacances.

Wall Street sans direction claire, accueille une volée de résultats d’entreprises

La Bourse de New York évolue en ordre dispersé mardi, digérant une nouvelle salve de résultats d’entreprises, en attendant ceux des poids lourds de la tech, tandis que le Dow Jones souffre de la chute du cours de l’assureur UnitedHealth.Vers 15H15 GMT, le Dow Jones cédait 0,92%, l’indice Nasdaq gagnait 0,81% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,36%. “Cette semaine est l’une des plus chargées (de la saison, ndlr) en termes de résultats”, commente auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Environ 20% des entreprises composant l’indice S&P 500 doivent partager leurs performances financières.Parmi les plus gros gagnants du jour, le constructeur automobile américain General Motors était porté par ses prévisions pour 2026, avec une hausse attendue de ses bénéfices et de ses marges.Son titre prenait 6,74% à 84,79 dollars.Le groupe aéronautique Boeing évoluait lui dans le rouge, la publication de son premier bénéfice net annuel depuis 2018 n’ayant pas suffi à convaincre les investisseurs.Son cours reculait de 2,38%, à 242,51 dollars l’action.Le marché attend surtout la publication des résultats de plusieurs géants technologiques, dont Microsoft, Meta et Tesla, tous prévus après la clôture mercredi. Apple partagera ses performances trimestrielles jeudi, après la séance régulière à Wall Street.Au vu du niveau de capitalisation de ces entreprises, l’accueil de leurs résultats est susceptible de déterminer l’évolution des cours de la place américaine dans son ensemble.Pour sa part, “le Dow Jones est pénalisé de manière disproportionnée par UnitedHealth”, relève Patrick O’Hare, de Briefing.com.L’assureur souffre de la faible évolution des remboursements prévus par les autorités fédérales pour les programmes d’assurance-maladie Medicaid et Medicare, qui devraient augmenter de seulement 0,09% en 2027. Les spécialistes tablaient sur une hausse de 5%.”Le marché n’aime pas les surprises de cette ampleur et (…) les prestataires de soins de santé sont donc clairement sous pression”, relève Art Hogan.Vers 15H10 GMT, le cours de UnitedHealth dévissait de 19,48%, celui de CVS chutait de 10,79% et celui d’Humana plongait de 19,87%.Côté macroéconomie, la banque centrale américaine (Fed) a débuté mardi sa première réunion de l’année.Selon les estimations des spécialistes, “aucune baisse des taux n’est prévue pour l’ensemble du premier trimestre”, c’est-à-dire à l’issue de cette réunion et de la prochaine, pointe Art Hogan.Selon lui, l’institution attend de retrouver des données économiques “en temps réel” pour affiner sa politique monétaire. La publication d’un certain nombre d’indicateurs officiels a été suspendue ou retardée en raison de la longue paralysie budgétaire qu’ont connue les Etats-Unis à l’automne.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat américain à dix ans restait stable par rapport à la veille, à 4,21%.Ailleurs à la cote, la compagnie aérienne American Airlines était boudée, lâchant 2,04% à 14,27 dollars.Elle pâtissait de son quatrième trimestre 2025 sans éclat, avec un chiffre d’affaires proche des attentes à 14 milliards de dollars mais un bénéfice net par action à 16 cents là où le consensus de FactSet tablait sur 37 cents.American a souffert d’une perte de trafic engendrée par le “shutdown” des mois d’octobre et novembre.Le géant américain des produits d’hygiène Kimberly-Clark (-0,23% à 100,90 dollars), engagé depuis deux ans dans une transformation de son portefeuille, restait sans grand mouvement après la publication de résultats en hausse au quatrième trimestre.

Brèves échauffourées à Toulouse entre agriculteurs et policiers, six interpellations

De brèves échauffourées entre agriculteurs et policiers ont fait cinq blessés, selon les pompiers, mardi matin dans le centre de Toulouse, où une centaine de manifestants protestaient contre le traité de libre-échange Mercosur et la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté un journaliste de l’AFP.Réunis à l’appel de l’intersyndicale agricole Coordination rurale-Confédération paysanne et FDSEA, des manifestants ont brièvement jeté des chaises sur les forces de l’ordre, qui ont de leur côté tiré des gaz lacrymogène, après que le cortège a tenté d’emprunter un itinéraire non autorisé par la préfecture. “C’est de la provocation, on a été bousculés”, a déclaré Eloi Nespoulous, coprésident de la Coordination rurale (CR) de l’Aveyron, annonçant à l’AFP que la CR serait reçue en préfecture dans l’après-midi. Les incidents, qui ont duré quelques minutes, ont laissé la place à un face-à-face tendu entre les policiers et les manifestants sur une place du centre-ville, encadrée par une dizaine de fourgons de police.Un manifestant a été interpellé, selon un photographe de l’AFP.”Interdire aux paysans de venir en tracteurs (…), c’est un manque de considération”, a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne, Luc Mesbah, selon lequel cinq agriculteurs ont été placés en garde à vue en périphérie de Toulouse, où des manifestants ont été bloqués par les forces de l’ordre avec leurs tracteurs.La préfecture de Haute-Garonne a confirmé ces six interpellations, “dont cinq pour refus d’obtempérer aggravé (usage de tracteurs face aux forces de l’ordre avec mise en danger), une pour rébellion et violences aggravées sur forces de l’ordre”, selon un communiqué.”C’est la dermatose qui a mis le feu aux poudres, et on va continuer jusqu’à ce qu’on nous entende”, a déclaré à l’AFP Jean-Philippe Causse, membre de la Coordination rurale de l’Aveyron, lors de la manifestation.”On est contre l’abattage (systématique des troupeaux en cas de DNC) et pour l’arrêt des traités de libre-échange”, a ajouté Jonathan Kirchner, secrétaire général de la Confédération paysanne de Haute-Garonne, “c’est de la concurrence déloyale.”L’Inde et l’Union européenne (UE) ont officialisé mardi la conclusion d’un vaste accord de libre-échange commercial qui, au terme de vingt ans de négociations, va créer “une zone de libre-échange de deux milliards de personnes”.Le Parlement européen a saisi mercredi la Cour de justice de l’UE pour vérifier la légalité du traité avec le Mercosur, ce qui suspend le processus de ratification pendant un an et demi.