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Wall Street termine en hausse, le Dow Jones et le S&P 500 atteignent de nouveaux records

La Bourse de New York a terminé sur un double record jeudi, poussée par la révision à la hausse du PIB américain pour le deuxième trimestre et après les résultats de Nvidia, géant américain des semiconducteurs.Après un début de séance hésitant, les indices S&P 500 (+0,32%%) et Dow Jones (+0,16%) ont finalement dépassé de nouveaux sommets en clôture, atteignant respectivement 6.501,86 points et 45.636,90 points. L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a gagné 0,53%.La place américaine a bien accueilli “les données économiques de ce matin (…) bien meilleures qu’anticipé”, commente dans une note Jose Torres, d’Interactive Brokers.Les Etats-Unis ont connu une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 3,3% en rythme annualisé au deuxième trimestre, selon une estimation officielle actualisée jeudi, soit plus que ce qui avait été auparavant calculé, et qu’attendu par les marchés.La première estimation du PIB pour la période, publiée fin juillet, faisait état d’une croissance de 3% en rythme annualisé et les investisseurs s’attendaient à une révision à 3,1% seulement.La place américaine digère toujours par ailleurs la tentative de Donald Trump de révoquer Lisa Cook, une gouverneure de la Fed, sur fond d’allégations de fraude pour un prêt immobilier personnel.Si la gouverneure part, Donald Trump pourra nommer son remplaçant. Le président veut que les taux d’intérêt de la Fed soient beaucoup plus bas et entend placer au sommet de l’institution des personnes partageant ses vues sur l’économie.Mais le marché “attend un peu pour obtenir davantage d’informations (…) qui pourraient influencer les décisions de la Fed”, note auprès de l’AFP Victoria Fernandez, de Crossmark Global Investments.La publication de l’indice PCE pour juillet, indicateur d’inflation privilégié par l’institution monétaire, est attendue vendredi.D’autre indices d’inflation côté consommateurs et producteurs pour le mois d’août seront publiés la semaine prochaine, ainsi que des chiffres sur l’emploi.Sur le marché obligataire, vers 20H20 GMT, le rendement des emprunts d’État américains à dix ans s’affichait à 4,20%, contre 4,24% mercredi en clôture.Côté entreprises, les investisseurs ont été plutôt rassurés par les “bons” résultats trimestriels de Nvidia, publiés la veille, juge Mme Fernandez.La première capitalisation mondiale a réalisé un chiffre d’affaires record de 46,7 milliards de dollars au deuxième trimestre de son exercice décalé, en hausse de 56% sur un an, contre 46,2 milliards de dollars attendus par le marché. Le groupe californien a aussi dégagé un bénéfice net record, à 26,4 milliards de dollars, soit un bond de plus de moitié sur un an. Nvidia a toutefois terminé dans le rouge (-0,82% à 180,12 dollars).L’entreprise n’a pas pu vendre en Chine lors du trimestre écoulé ses puces H20 – des mini-processeurs moins sophistiqués, pourtant conçus pour respecter les restrictions d’exportation imposées par un gouvernement américain soucieux de maintenir sa suprématie mondiale dans l’IA.A la cote, l’équipementier sportif Nike a été quelque peu boudé (-0,15% à 77,94 dollars) après l’annonce d’une vague de licenciements de près de 1% de son personnel administratif.”Les mesures que nous prenons visent (…) à écrire le prochain grand chapitre de l’histoire de Nike”, écrit un porte-parole du groupe dans un communiqué envoyé à l’AFP. Malgré un chiffre d’affaires et un bénéfice net par action, donnée de référence pour les marchés, supérieurs aux attentes, les magasins de vêtements Urban Outfitters ont plongé (-10,65% à 69,70 dollars).Le spécialiste des véhicules électriques Tesla a reculé (-1,04% à 345,98 dollars). Ses ventes ont baissé de près de 42% sur un an en Europe.

Indépendance de la Fed: Lisa Cook demande à la justice d’empêcher Trump de la révoquer

La gouverneure de la banque centrale des Etats-Unis Lisa Cook, que le président Donald Trump veut révoquer, a saisi la justice jeudi pour que celle-ci la confirme à son poste et réaffirme l’indépendance de l’institution.Les avocats de Mme Cook demandent aux juges de la protéger contre cette manoeuvre. Une audience aura lieu vendredi à 10H00 à Washington (14H00 GMT).Cette action en justice a pour but de contrer “la tentative inédite et illégale du président Trump de révoquer la gouverneure Cook qui, si elle aboutissait, constituerait un précédent dans l’histoire du conseil” des gouverneurs, écrivent-ils dans leur saisine.Dans les documents consultés par l’AFP, Donald Trump est visé mais aussi les cinq autres gouverneurs de la Réserve fédérale (Fed) et son président, Jerome Powell. Ceux-ci, est-il souligné, ont “la capacité de prendre des mesures pour rendre effective la révocation de la gouverneure Cook par le président Trump”.L’équipe d’avocats de Lisa Cook demande ainsi aux juges d’empêcher ses collègues gouverneurs de “se conduire comme si elle avait été révoquée” ou de l’empêcher de faire son travail de banquier central.Le litige marque l’entrée en scène des juges dans une bataille dont l’issue peut changer la face de la plus puissante banque centrale du monde.En début de semaine, le chef d’Etat a écrit à Lisa Cook pour lui dire qu’elle était “révoquée avec effet immédiat”.Mme Cook, nommée à la Fed par l’ancien président démocrate Joe Biden, a rapidement fait savoir qu’elle se battrait devant la justice.Première femme afro-américaine à siéger au conseil des gouverneurs de la Fed, elle est accusée par le camp présidentiel d’avoir menti pour obtenir des emprunts immobiliers à des taux plus favorables en 2021. “Les documents relatifs à ces prêts ont été présentés au président, il a donc le motif requis pour limoger cette personne”, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt jeudi en conférence de presse.Donald Trump “continuera donc à mener ce combat”, a-t-elle ajouté.- “Intimidation” -Mme Cook n’a pas publiquement contesté le fond des accusations.Dans la saisine, ses avocats considèrent qu'”une allégation sans preuves, concernant des demandes de prêts immobiliers personnels déposées avant sa confirmation [au poste de gouverneure] par le Sénat”, ne peut constituer un motif de destitution par le président des Etats-Unis.L’initiative présidentielle méconnait aussi le droit constitutionnel à un procès équitable, est-il avancé, Mme Cook n’ayant pas été formellement poursuivie ni eu la possibilité de se défendre.Pour ses avocats, le motif mis en avant par la Maison Blanche n’est qu’un “prétexte” pour se débarrasser d’une gouverneure qui n’entend pas obéir aux injonctions du président en matière de politique monétaire.Donald Trump veut que les taux d’intérêt de la Fed soient beaucoup plus bas et entend placer au sommet de l’institution des personnes partageant ses vues sur l’économie.Si Mme Cook part, Donald Trump pourra nommer son remplaçant.Le président américain avait jusqu’ici concentré ses flèches sur Jerome Powell – qu’il avait pourtant lui-même proposé au poste de président de la Fed pendant son premier mandat.Il avait envisagé de le renvoyer avant de renoncer devant la fébrilité des marchés financiers, qui comptent sur la banque centrale pour lutter contre l’inflation.L’ancienne présidente de la Fed (avant M. Powell, de 2014 à 2018) et ministre des Finances sous Joe Biden (2021-2025), Janet Yellen, s’est alarmée mercredi dans une tribune de voir l’institution se transformer en “marionnette” aux ordres du pouvoir exécutif.Selon elle, M. Trump tente d'”intimider” tous les membres du comité votant sur les taux d’intérêt américains, au nombre de 12: les sept du conseil des gouverneurs (six gouverneurs et M. Powell), le président de la Fed de New York et quatre présidents de Fed régionales qui changent d’une année sur l’autre.

L’interprofession des oeufs s’inquiète d’importations d’Ukraine par les distributeurs

L’interprofession des oeufs (CNPO) a dénoncé jeudi l’importation par certains distributeurs de centaines de milliers d’oeufs d’Ukraine ne “respectant pas les normes de production européennes et pouvant contenir” des antibiotiques interdits.Depuis le printemps, plusieurs lots d’oeufs provenant d’Ukraine avec un code 3 – signifiant un élevage en cage – ont été repérés dans différentes grandes surfaces, notamment des enseignes Carrefour et E. Leclerc, selon le CNPO.Carrefour, déjà épinglé par la filière en juin après une vidéo du syndicat agricole Coordination Rurale montrant des oeufs en provenance d’Ukraine dans l’un des magasins du groupe, a assuré jeudi à l’AFP qu’il ne “commercialise aucun oeuf d’origine ukrainienne”. “Un magasin a eu une initiative regrettable”, a admis son concurrent E. Leclerc dans une déclaration transmise à l’AFP, ajoutant toutefois qu’il s’agissait “d’un cas isolé, qui ne correspond absolument pas à la politique d’achats de l’enseigne”. “Dès que nous avons eu connaissance de ce cas, nous avons demandé au magasin concerné de retirer immédiatement les lots de la vente”, a poursuivi le groupe. Face à l’augmentation de la consommation d’oeufs, protéine animale privilégiée en période d’inflation, des tensions dans les stocks ont émergé depuis le début de l’année.”Les ventes ont augmenté de 5% en volume cette année (à fin juillet) par rapport à l’année 2024, soit environ 350 millions d’oeufs en plus par rapport aux sept milliards de l’année dernière. On a été capable de répondre et de fournir la grande distribution”, explique à l’AFP Yves-Marie Beaudet, président du CNPO.”Qu’on en importe un peu d’Espagne ou d’Italie, ça reste en Union européenne. Mais quand on va chercher en Ukraine, dont les normes ne sont pas en adéquation avec la réglementation européenne, ce n’est simplement pas possible”, ajoute-t-il.Il reconnaît que 300.000 oeufs récemment importés selon lui par E. Leclerc ne représentent qu’une très faible quantité, mais “c’est peut-être un coup d’essai” visant à s’approvisionner à moindre coût.Il dénonce un double discours de la distribution, dont les fédérations ont quitté l’interprofession des oeufs au début de l’été. Selon lui, les enseignes demandent aux producteurs de réduire la proportion de poules en cage mais “ils se permettent d’en importer”.Les oeufs venus d’Ukraine ne respectent pas selon le CNPO la réglementation européenne sur l’élevage en cage (notamment sur la densité), ni l’accord de la filière française sur l’ovosexage qui permet d’éviter le broyage – désormais interdit – des poussins mâles en détectant le sexe dans l’oeuf à l’aide d’une technologie coûteuse, ni les normes en matière d’antibiotiques.Le système d’alerte qui signale les problèmes relatifs aux produits agroalimentaires dans l’Union européenne (Rasff) a recensé quatre contrôles en juillet et août ayant révélé la présence d’antibiotiques interdits dans des oeufs en provenance d’Ukraine. Ces contrôles, non systématiques, ont été effectués sur des lots reçus en Pologne et en Slovaquie.Le CNPO appelle les autorités à renforcer les contrôles et appelle la grande distribution à “une réunion d’urgence” pour “remédier à cette situation de concurrence déloyale”.

Cantines scolaires: huit mairies suppriment temporairement le thon des menus

Huit mairies représentant plus de 3,5 millions d’habitants, dont Paris et Lyon, ont temporairement banni le thon des menus de leurs cantines scolaires pour “faire cesser l’exposition des enfants au mercure”, un métal neurotoxique, ont-elles annoncé jeudi.En octobre 2024, les ONG Bloom et Foodwatch avaient alerté sur la contamination du thon au mercure après avoir fait tester aléatoirement 148 boîtes de thon en conserve par un laboratoire indépendant.L’étude avait montré que 100% des boîtes testées étaient contaminées au mercure, classé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les dix substances les plus préoccupantes pour la santé publique.Critiquant l’absence de mesures prises depuis cette étude, les villes signataires, dont font aussi partie Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), Bègles (Gironde), Grenoble, Lille, Montpellier et Rennes, ont décidé “de ne pas servir de produits à base de thon dans les menus scolaires”. “Premières victimes de cette norme établie sans prendre en compte la santé des consommateurs, les enfants peuvent très vite dépasser la dose hebdomadaire tolérable (DHT), c’est-à-dire la quantité maximale ingérable régulièrement au cours d’une vie avant de s’exposer à un risque sanitaire”, alertent les huit collectivités signataires dans un communiqué.”Une fois ingéré, ce puissant neurotoxique peut se loger dans le cerveau et avoir des effets dévastateurs, en particulier sur le développement neuronal des plus jeunes (baisse de QI, troubles neuromoteurs, troubles du comportement, troubles de la mémoire, etc.)”, poursuit le communiqué.Selon Bloom, pour plus d’une boîte sur deux testée, la teneur en mercure dépasse la limite maximale fixée pour d’autres espèces de poissons comme le cabillaud ou les anchois, soit 0,3 mg/kg.Pour le thon, la limite a été fixée à 1 mg/kg, mais ce seuil est calculé sur le “produit frais”. Or selon les calculs de l’ONG, cela revient à une teneur d’environ 2,7 mg/kg dans la conserve, car le mercure est plus concentré une fois le produit déshydraté.”Ce qui est assez surprenant, c’est que le thon ait droit à une dérogation de taux de mercure par rapport aux autres poissons. Nous, on souhaite appliquer le principe de précaution”, a expliqué à l’AFP Gilles Pérole,adjoint au maire de Mouans-Sartoux.L’absence du thon dans les menus “ne pourra être revue sans que la limite maximale de mercure autorisée dans le thon ne soit abaissée à la teneur la plus stricte existant pour le poisson, à savoir 0,3 mg/kg”, précisent les collectivités.”Les entreprises respectent la règlementation en vigueur et aucun produit mis sur le marché ne dépasse le seuil réglementaire de 1 mg/kg”, a réagi dans un communiqué la Fédération des industries d’aliments conservés, estimant que le protocole utilisé par l’étude de Bloom “ne semble pas respecter les normes en vigueur, ce qui expliquerait de tels écarts”.La profession explique également avoir publié en janvier “tous les résultats des contrôles des huit dernières années”, qui montrent “des taux constatés en moyenne trois fois inférieurs au seuil réglementaire”.

Tourisme : entre arbitrages budgétaires et météo, une saison estivale contrastée en France

Entre budget serré et météo capricieuse, la saison touristique a été contrastée cet été en France, avec des séjours plus courts et moins de dépenses de loisirs, mais les grands pôles touristiques comme Paris et la Côte d’Azur tirent leur épingle du jeu.Le Grand Paris a attiré 6,4 millions de touristes internationaux en juillet-août, selon les données de l’office du tourisme publiées jeudi, un niveau comparable à celui de 2023.”C’est plutôt positif, sans être la panacée”, commente auprès de l’AFP Corinne Menegaux, directrice générale de l’Office de tourisme de Paris, rappelant que l’été n’est traditionnellement pas la meilleure saison pour la capitale.En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les hôtels voient leurs taux d’occupation progresser cet été, et la fréquentation des locations saisonnières a progressé (+2%) comme celle de l’hôtellerie de plein air (camping… +3%), selon le Comité Régional de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur.Le président de cet organisme, François de Canson, déplore toutefois une “moindre fréquentation des clientèles européennes majeures (Allemagne, Pays-Bas et Italie)” et “un contexte économique, géopolitique mais aussi climatique qui pèse sur les résultats de fréquentation et surtout sur la consommation”.Il note aussi “une demande plus forte sur la flexibilité des dates et des durées de séjours, des demandes de séjours plus courts” ainsi que des “arbitrages sur la restauration et sur les activités”.”A 7,5 euros la glace, c’est un peu le coup de bambou. Mais elles sont bonnes et pour la qualité, je veux bien payer”, explique à l’AFP Christian Dauphin, assis sur un banc face à la plage de Palavas-les-Flots, station balnéaire populaire de l’Hérault, à deux pas de Montpellier.”On a fait un compromis : on a pris un hôtel à cinq ou six kilomètres d’ici, à côté de l’aéroport. Je ne pense pas qu’on pourrait se payer une semaine ici”, ajoute cet ouvrier de 47 ans, venu d’Auvergne avec son fils adolescent.”La saison a été assez bizarre, en dents de scie”, relève Esteban Gonzalez, 21 ans, “responsable salle” du Bain de Soleil, une plage privée à Palavas-les-flots où “ça a démarré très doucement en juillet” avant un regain d’activité en août.- Arbitrages -Des arbitrages budgétaires dont les restaurateurs ont fait les frais : selon les estimations de la fédération professionnelle Umih, la fréquentation a reculé cet été de “25 à 30%”.Selon son président, le chef Thierry Marx, 25 restaurants ferment chaque jour, avec des charges de plus en plus lourdes et donc répercutées sur les prix de vente, et “des prix sur la carte un peu élevés”, faisant que “les étrangers se sont détournés un peu de la France”, indiquait-il sur TF1 la semaine dernière.Pour Vanguélis Panayotis, du cabinet spécialisé en tourisme MKG Consulting, interrogé sur BFMTV, “les vacanciers ont arbitré et sont peut-être allés sur des destinations moins chères et moins classiques. Certaines destinations qui ne profitaient pas vraiment de l’été auparavant, en profitent davantage aujourd’hui comme le milieu rural et la montagne”.Une analyse qui rejoint le bilan estival du groupe Pierre & Vacances (résidences de tourisme), avec des taux d’occupation en hausse à la montagne et à la campagne, et une durée moyenne des séjours en légère baisse.Ces destinations “alternatives” sont aussi plébiscitées en raison de la météo et notamment des épisodes de canicules, avec des vacanciers en quête de fraîcheur.Sur Airbnb, Paris reste la destination la plus réservée en France, mais le directeur général France, Clément Eulry, note “un fort intérêt pour les séjours en pleine nature” de la part des Allemands, voyageurs internationaux qui ont le plus réservé sur la plateforme, et ont plébiscité montagne, côte méditerranéenne et Bretagne.”Avec l’été indien et le maintien de températures clémentes, la saison des voyages ne s’arrête pas en août: septembre s’impose de plus en plus comme un moment privilégié pour partir, en profitant de tarifs attractifs et d’une affluence plus légère”, abonde Vanessa Heydorff, directrice générale du site Booking.com en France.

Trafic perturbé sur la LGV entre Paris et Lyon: retour au “trafic normal” prévu vendredi matin

Le retour au “trafic normal” est prévu “vendredi matin”, après des perturbations dues à un vol de câble sur la LGV entre Paris et Lyon, a indiqué à l’AFP SNCF Réseau.Depuis jeudi matin, la ligne à grande vitesse “Sud-Est” connaît de fortes perturbations, dans les deux sens, avec “des retards pouvant aller jusqu’à 2 heures”, affirme SNCF voyageurs sur son site internet.La gare Paris Gare de Lyon affiche cependant des retards de 4H20 pour un TGV Lausanne – Paris, ou encore 3H30 pour un train Lyon Part-Dieu – Paris, sur le site internet de la SNCF Gare et Connexions.”Le diagnostic technique a été réalisé et les travaux de rétablissement des installations vont durer plusieurs heures”, précise SNCF Voyageurs. Le vol de câbles a eu lieu en Bourgogne, indique SNCF Réseau auprès de l’AFP, qui précise que ses équipes travailleront dans la nuit de jeudi à vendredi afin de ne pas couper complètement de trafic de voyageurs.Afin d’éviter la zone de l’incident “certains trains empruntent un itinéraire alternatif via la ligne classique”, complète SNCF Voyageurs.

Les contrôleurs aériens français annoncent une nouvelle grève le 18 septembre

Le syndicat majoritaire chez les contrôleurs aériens français a annoncé une nouvelle grève le jeudi 18 septembre, invoquant un “échec du dialogue social”, dans un communiqué consulté jeudi par l’AFP.Plusieurs journées de grève des contrôleurs aériens ont déjà fortement perturbé le trafic aérien au cours des derniers mois, à l’appel de différentes organisations syndicales.Le SNCTA (60% des voix dans la profession) prévoit de déposer un préavis de grève nationale courant de la prise de service au matin du 18 à la fin du service de nuit le lendemain, indique le syndicat dans un communiqué publié mardi sur son site.Le SNCTA demande le “rattrapage intégral de l’inflation” en matière salariale pour 2024, mais aussi une évolution de la gouvernance de la profession.”Depuis plusieurs années, la gouvernance du contrôle aérien s’inscrit dans une relation marquée par de la défiance, des pratiques punitives et des méthodes managériales dégradantes”, accuse le SNCTA. Le syndicat demande “un changement profond du management de la direction des opérations”.Plusieurs aéroports français comme Montpellier ou Perpignan avaient été paralysés le 17 décembre 2024 après un appel à la grève du SNCTA.Mais le syndicat majoritaire n’avait pas appelé à la grève lors de la mobilisation des 3 et 4 juillet, à l’appel de l’UNSA-ICNA et de l’USAC-CGT. Celle-ci avait provoqué l’annulation de près de 3.000 vols et de nombreux retards, affectant des centaines de milliers de personnes en France et dans le reste de l’Europe. Le SNCTA affirme avoir “privilégié le dialogue social et formulé des propositions concrètes à de nombreuses reprises”, mais que “force est de constater que ce dialogue infructueux bloque désormais toute perspective d’avancée et de réforme”.

Automobile: Lotus taille dans ses effectifs, mettant en avant les droits de douane

L’emblématique constructeur de voitures de sport anglaises Lotus a annoncé jeudi un plan de restructuration et pourrait supprimer “jusqu’à 550 postes”, plus de 40% de son effectif au Royaume-Uni, mettant en avant les droits de douane américains.Cette restructuration “est nécessaire pour assurer un avenir durable à l’entreprise dans un environnement automobile en constante évolution, marqué par l’incertitude liée aux changements rapides des politiques mondiales, notamment en matière de droits de douane”, a indiqué Lotus dans une déclaration transmise à l’AFP.Les constructeurs automobiles britanniques ont été très touchés par la vague de droits de douane imposée à partir d’avril par le président américain Donald Trump, qui veut rapatrier la production aux États-Unis.Un accord entre Londres et Washington a finalement été conclu, entré en vigueur fin juin, réduisant les droits de douane pour les automobiles britanniques de 27,5% à 10% (dans la limite de 100.000 véhicules par an), mais ceux-ci restent plus élevés qu’avant.Lotus Cars, filiale du groupe chinois Geely, possède plusieurs sites au Royaume-Uni, dont le principal est son usine de Hethel dans le Norfolk (est de l’Angleterre). Elle emploie dans le pays 1.300 personnes. Une autre usine Lotus à Wuhan, en Chine, est détenue directement par la maison mère.Malgré cette cure d’amaigrissement, la marque assure “rester pleinement engagée au Royaume-Uni, et le Norfolk restera le siège de Lotus pour les voitures de sport, le sport automobile et le conseil en ingénierie”.En juin déjà, Lotus avait assuré n’avoir “aucun projet” de fermer l’usine, après des informations de presse en ce sens. Mais selon le Financial Times, le groupe explore la possibilité de produire des voitures aux États-Unis en réponse à la hausse des droits de douane imposée par M. Trump.Lotus, cotée à New York et qui doit publier vendredi ses résultats semestriels, avait fait état au premier trimestre d’une perte réduite d’un tiers grâce à des charges d’exploitation en baisse.Mais le nombre de véhicules vendus avait fondu de plus de 40% sur la période, en raison notamment de la transition de la marque vers de nouveaux modèles électriques.De manière générale les exportations de voitures britanniques vers les États-Unis, qui avaient connu une chute brutale due aux droits de douane au deuxième trimestre, ont rebondi en juillet avec l’entrée en vigueur de l’accord commercial entre Londres et Washington, selon des chiffres publiés un peu plus tôt jeudi par l’organisme sectoriel SMMT.

La Bourse de Paris, prudente, clôture en légère hausse

La Bourse de Paris a fini en légère hausse jeudi, prudente face à la situation politique et budgétaire en France, dans l’attente du vote de confiance du 8 septembre à l’Assemblée nationale. Le CAC 40 a pris 0,24%, en hausse de 18,67 points, à 7.762,60 points. La veille, l’indice vedette parisien avait pris 34,12 points (+0,44%).”L’incapacité de François Bayrou à faire passer les coupes budgétaires nécessaires inquiète le marché et menace de provoquer une nouvelle crise politique en France”, a souligné Kathleen Brooks, directrice de la recherche économique de XTB.Le Premier ministre a poursuivi jeudi devant le Medef sa campagne pour remporter le vote de confiance du 8 septembre à l’Assemblée, mais sa démarche paraît vouée à l’échec tant les oppositions politiques, invitées à le rencontrer la semaine prochaine, considèrent que “la page est tournée”.Les marchés craignent que “l’incertitude politique bloque les velléités d’investissement et de consommation, ce qui freinera la croissance”, selon Kevin Thozet, membre du comité d’investissement chez Carmignac, interrogé par l’AFP.Dans ce contexte, le taux d’intérêt à échéance dix ans de la dette française a atteint 3,47%, en baisse par rapport à la veille (3,51%). Mais l’écart avec son équivalent allemand, référence en Europe, baptisé le “spread”, a atteint 0,78 points, contre 0,70 point en début de semaine, avant l’annonce du vote de confiance par François Bayrou.Les investisseurs attachent également une attention particulière à la comparaison entre le taux français et celui de l’Italie, longtemps vue comme la lanterne rouge de la zone euro, qui s’établissait à 3,54% jeudi. Autre point d’attention des investisseurs: la croissance aux Etats-Unis, qui a atteint 3,3% en rythme annualisé au deuxième trimestre, selon une estimation officielle actualisée parue jeudi, soit plus que ce qui avait été auparavant calculé et davantage qu’attendu par les marchés.De quoi relativiser les espoirs d’une baisse rapide des taux d’intérêt de la banque centrale américaine (Fed) en septembre. Le rendement américain à deux ans, le plus sensible à la politique monétaire, grimpait à 3,64%, contre 3,61% la veille en clôture.”Pour l’instant, il ne semble pas y avoir péril dans la demeure sur la croissance aux Etats-Unis. Une baisse des taux pourrait donc provoquer surchauffe de l’économie”, a estimé Kevin Thozet.Pernod Ricard grimpeLe géant des spiritueux Pernod Ricard a pris 1,37% à 100,40 euros, après avoir publié des résultats annuels, pour son exercice décalé 2024-2025, légèrement supérieurs aux attentes du marché.Rémy Cointreau a gagné pour sa part 1,02% à 54,65 euros.

Grèce: les fonctionnaires en grève contre de nouvelles règles disciplinaires

Le secteur public grec est à l’arrêt jeudi en raison d’une grève de 24h lancée à l’appel du syndicat de la fonction publique Adedy, pour protester contre un projet de réforme mettant en place de nouvelles règles disciplinaires pour les fonctionnaires.Le mouvement n’affecte toutefois pas les transports aériens, maritimes ou urbains.”Cette loi va rendre les licenciements plus faciles et va criminaliser les actions syndicales”, a estimé auprès de l’AFP Vassilis Katralis, du syndicat des enseignants. Selon Adedy, le projet de loi prévoit notamment de changer la composition des conseils disciplinaires en excluant des représentants des travailleurs et des magistrats. Elle accélère également la procédure du conseil disciplinaire “au détriment des fonctionnaires jugés”, selon le syndicat. Pour appuyer l’appel à la grève, des centaines de personnes, selon l’AFP, se sont rassemblées sur la place Syntagma dans le centre d’Athènes et à Thessalonique, deuxième ville grecque (nord) pour exprimer leur opposition à “la tentative de criminaliser l’action syndicale, sociale et politique”.Le ministre de l’Intérieur, Theodoros Livanios, avait expliqué fin juillet que la réforme visait à améliorer “le fonctionnement de l’administration publique et renforcer la transparence et l’efficacité du secteur”. Les conseils disciplinaires prennent souvent un grand retard, dans de nombreux cas jusqu’à six ans, pour juger une affaire, ce qui “freine la productivité du secteur”, selon lui.”L’accélération du processus disciplinaire est très importante, tant pour les employés, qui ne doivent pas faire face à des procédures disciplinaires prolongées, que pour les services où ils travaillent”, souligne le ministre.Cette réforme intervient sur fond d’un récent scandale qui éclabousse le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis, concernant des fraudes aux aides agricoles de l’UE et qui avait entraîné en juin la démission d’un ministre et des trois ministres adjoints. Une enquête en cours menée par les procureurs de l’Union européenne a révélé un usage abusif généralisé des fonds par l’Autorité grecque de paiement des aides de la politique agricole commune (OPEKEPE).Selon l’Adedy, le gouvernement tente d’imputer les erreurs de responsables politiques aux employés de l’OPEKEPE. Il dénonce la mutation d’une haute fonctionnaire de l’OPEKEPE après avoir coopéré avec les procureurs européens pour révéler ce scandale.Le projet de loi sur les nouvelles règles disciplinaires a été soumis pour un vote au Parlement qui aura lieu d’ici vendredi, selon une source parlementaire.