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France: la hausse des prix à la consommation ralentit à 0,8% en décembre sur un an, selon l’Insee

Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, a annoncé mardi l’Insee dans une estimation provisoire, après +0,9% en novembre.Ce ralentissement par rapport au mois précédent s’explique par une baisse plus marquée des prix de l’énergie (-6,8% par rapport à décembre 2024 contre -4,6% en novembre par rapport à novembre 2024), et particulièrement des prix des produits pétroliers, précise l’Institut national de la statistique.À l’inverse, les prix de l’alimentation accéléreraient (+1,7% après +1,4% en novembre), notamment du fait des produits frais. Les prix des produits manufacturés baisseraient de 0,4%, un rythme moins soutenu qu’en novembre (-0,6%). Toujours sur un an, les prix des services (+2,2%) et du tabac (+4,1%) évolueraient au même rythme qu’en novembre.Sur un mois, les prix à la consommation rebondiraient de 0,1%, après un recul de 0,2% en novembre, indique également l’Insee.Cette hausse s’expliquerait par le rebond saisonnier des prix des services, notamment de ceux des transports, et par une légère augmentation des prix de l’alimentation. Mais les prix de l’énergie baisseraient, comme ceux des produits manufacturés. Les prix du tabac seraient stables. Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, qui permet les comparaisons entre les différentes inflations de la zone euro) augmenterait de 0,7% en décembre 2025, après +0,8% en novembre. Sur un mois, il rebondirait de 0,1%, après un recul de 0,2% le mois précédent.L’IPCH est l’indicateur regardé par la BCE pour fixer les taux directeurs européens. Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau s’est réjoui mardi matin de ce 0,7% annuel.”Ce chiffre bas d’inflation est une bonne nouvelle, pour les salaires réels, le pouvoir d’achat en France, et pour le maintien de taux d’intérêt favorables”, a-t-il déclaré à Paris – en anglais – en préambule d’un discours sur le Système monétaire international.Après des pics liés à l’envolée de l’inflation en zone euro au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine, il y a près de quatre ans, la BCE a pu redescendre ses taux avec la baisse progressive des prix.En décembre, la banque centrale a maintenu son principal taux directeur inchangé à 2% pour la quatrième fois d’affilée, alors que l’inflation en zone euro s’établissait à 2,1% sur un an en novembre.Les résultats définitifs de l’inflation en France pour décembre seront annoncés par l’Insee le 15 janvier.

La souveraineté économique de l’Europe “menacée” sans l’euro numérique, selon le gouverneur de la Banque de France

La souveraineté économique que l’euro garantit à l’Europe pourrait “être menacée” si l’Europe n’adopte pas l’euro numérique, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.”Lancé il y a plus de 25 ans, l’euro constitue le plus grand pas en avant de l’Europe vers la souveraineté et un énorme succès populaire, soutenu par 82% des citoyens européens. Mais aujourd’hui, cette réussite durement acquise pourrait être menacée si nous ne sécurisons pas le rôle pivot de la monnaie de banque centrale +souveraine+ dans le monde numérique”, a déclaré le gouverneur lors d’une conférence à Paris. L’Eurosystème a déjà “pris des mesures pour proposer un euro numérique au grand public” qui vise à “émettre un +billet numérique+ conçu pour transposer les caractéristiques des espèces au monde numérique, tout en préservant le rôle d’ancrage de la monnaie de banque centrale”, indique-t-il.La Commission avait proposé une régulation de l’euro numérique en juin 2023.Le mois dernier, “le Conseil de l’Union européenne a soutenu à l’unanimité ce projet et s’est mis d’accord sur un véritable euro numérique couvrant à la fois les cas d’usage en ligne et hors ligne, qui (…) offrirait un degré élevé de confidentialité”, selon M. Villeroy de Galhau. Selon les propositions du Conseil européen, l’euro numérique serait disponible en ligne ou hors ligne, et pourrait dont être utilisé même sans connexion internet. Des limites sur la quantité totale d’euros numériques pouvant être détenus à tout moment sur des comptes numériques en ligne et dans des portefeuilles numériques sont prévues.Le texte définit également le cadre dans lequel les prestataires de services de paiement, c’est-à-dire les banques, seront indemnisés.Pendant une période transitoire d’au moins cinq ans, les commissions d’interchange des banques et commissions de service à la charge du commerçant seront plafonnées à un niveau fondé sur les commissions pour des moyens de paiement comparables, c’est à dire 0,20% du montant de la transaction. Après la période de transition, les plafonds des commissions seront fixés sur la base des coûts réels associés à l’euro numérique.”Après le vote attendu au Parlement européen en mai, nous avons l’intention de mener un projet pilote dès 2027 et de lancer potentiellement l’euro numérique en 2029″, a ajouté M. Villeroy de Galhau.

Agriculture: mobilisation nationale avant de nouvelles consultations à Matignon

Départ de convois pour Paris, rassemblement devant des préfectures, contrôles sauvages de marchandises: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux – la puissante FNSEA et la Confédération paysanne – sont reçus à Matignon en fin d’après-midi.”Il y a une forme d’incompréhension et de défiance vis-à-vis de la parole publique. Ce dont nous avons besoin, ce sont des actes, des décisions qui se voient dans les cours de ferme”, a déclaré sur TF1 Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, reçu à 17H30.Sébastien Lecornu réunit à 11H30 les ministres concernés par les questions agricoles. Une douzaine de membres du gouvernement ont été conviés. Le Premier ministre et la ministre Annie Genevard avaient promis dimanche un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne. L’arrêté sera finalement publié mercredi, a précisé le ministère de l’Agriculture à l’AFP. Les annonces du gouvernement ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…La perspective que l’accord de libre-échange UE-Mercosur soit signé dans les prochains jours, comme le souhaite la Commission européenne, est un “chiffon rouge”, pour Arnaud Rousseau, “de nature à (entraîner) des mobilisations plus importantes. Mais à ce stade, nous appelons à des actions en territoire”.Même son de cloche chez ses alliés des Jeunes agriculteurs reçus lundi à Matignon, qui ont promis un rassemblement le 19 janvier devant le Parlement européen à Strasbourg en cas de signature.Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la politique agricole commune (PAC).- “Cortèges pacifiques” -En revanche, le ton de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole habitué des opérations coup de poing, est monté d’un cran lundi à la sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction, par arrêté préfectoral dans la majeure partie de la France, des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris pour “porter pacifiquement” les “doléances des agriculteurs”. Il a maintenu son appel à “monter” sur la capitale et la CR espère l’arrivée de ses cortèges à compter de jeudi, a-t-elle précisé à l’AFP. Des agriculteurs venus de Corse ont pu “débarquer du ferry”, a indiqué mardi le syndicat. Des convois sont aussi partis de Dordogne, des Landes, de Gironde et du Lot-et-Garonne.Un convoi de véhicules et de tracteurs s’est élancé de Cancon dans le Lot-et-Garonne, escorté par une voiture de gendarmerie. “On n’est pas des bandits. On va rouler (…) On veut juste porter nos revendications là-haut à Paris”, a déclaré le président de la CR 47 José Pérez.”On travaille pour vivre et on ne nous fait pas vivre (…) On sait déjà qu’on va être sûrement bloqués, mais tant pis, on passera de force”, a-t-il ajouté.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté. Deux nouveaux cas ont été recensés en Ariège la semaine dernière malgré une vaccination presque totale du département, l’immunité mettant plusieurs semaines à se construire et n’empêchant pas entre-temps les contaminations.La fin de l’abattage total est aussi une demande de la Confédération paysanne, reçue à Matignon à 19H00 et qui a été, avec la CR dans le Sud-Ouest un moteur de la contestation, ravivée début décembre par la gestion de la crise sanitaire par l’Etat.Mardi matin la gendarmerie dénombrait encore au moins cinq blocages d’autoroutes (A75, A64, A51N dans la zone Sud, A65 dans le Sud-Ouest et A84 dans la zone Ouest).Plusieurs agriculteurs avaient fait part à l’AFP de leur intention de passer la nuit sur les barrages. A Calais, tracteurs et agriculteurs avaient installé un barrage filtrant pour contrôler des marchandises sortant du port afin d’attirer l’attention sur les distorsions de concurrence selon eux entre les produits importés et les produits européens.

La Bourse de Paris en repli, à contre-courant des autres grandes places financières

La Bourse de Paris recule mardi, à contre-courant des autres grandes places financières portées par la hausse d’un secteur technologique peu présent à la cote française.L’indice vedette CAC 40 cédait 0,28% à 8.188,69 points vers 10H30, en repli de 22,81 points. Lundi, le CAC 40 a avancé de 0,20%, clôturant à 8.211,50 points, se rapprochant de son dernier record en clôture touché le 21 octobre à 8.258,86 points.La place parisienne faisait office de lanterne rouge des Bourses européennes, alors que Londres et Francfort ont renoué avec leurs sommets historiques, suivant la dynamique des indices asiatiques et américains. L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 (+0,15%) poursuivait par ailleurs son ascension mardi, au lendemain de records en séance et en clôture.Les actions mondiales étaient portées par le secteur technologique, en particulier les valeurs liées au développement de l’intelligence artificielle. A la cote parisienne mardi, le titre STMicroelectronics, spécialisé dans les semi-conducteurs, avançait fortement de 3,31% à 24,54 euros.A l’agenda de la séance, les investisseurs ont pris connaissance de l’évolution des prix à la consommation en France, qui ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, après +0,9% en novembre, un ralentissement tenant à la baisse des prix de l’énergie, particulièrement des prix des produits pétroliers, selon l’Institut national de la statistique.Les chiffres pour l’Allemagne, première économie de la zone euro, seront publiés plus tard en séance, à 14H00, heure de Paris.Trigano en repliLe fabricant français de véhicules de loisirs Trigano, leader européen du camping-car (marques Chausson, Challenger, Adria…), reculait de 1,84%, à 171,10 euros, bien qu’ayant vu son chiffre d’affaires du premier trimestre grimper de 8,3% par rapport à la même période l’an dernier, à 833,4 millions d’euros. Le groupe dit aussi “envisager une nette amélioration de la rentabilité pour 2025/26”, dans un communiqué mardi.

France : les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% en décembre sur un an, selon l’Insee

Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, annonce mardi l’Insee dans une estimation provisoire, après +0,9% en novembre.Cette baisse par rapport au mois précédent s’explique par une baisse plus marquée des prix de l’énergie (-6,8% par rapport à décembre 2024 contre -4,6% en novembre par rapport à novembre 2024), et particulièrement des prix des produits pétroliers, précise l’Institut national de la statistique.À l’inverse, les prix de l’alimentation accéléreraient (+1,7% après +1,4% en novembre), notamment du fait des produits frais. Les prix des produits manufacturés baisseraient de 0,4%, un rythme moins soutenu qu’en novembre (-0,6%). Toujours sur un an, les prix des services (+2,2%) et du tabac (+4,1%) évolueraient au même rythme qu’en novembre.Sur un mois, les prix à la consommation rebondiraient de 0,1%, après un recul de 0,2% en novembre, indique également l’Insee.Cette hausse s’expliquerait par le rebond saisonnier des prix des services, notamment de ceux des transports, et par une légère augmentation des prix de l’alimentation. Mais les prix de l’énergie baisseraient, comme ceux des produits manufacturés. Les prix du tabac seraient stables. Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, qui permet les comparaisons entre les différentes inflations de la zone euro) augmenterait de 0,7% en décembre 2025, après +0,8% en novembre. Sur un mois, il rebondirait de 0,1%, après un recul de 0,2% le mois précédent.Les résultats définitifs pour décembre seront annoncés par l’Insee le 15 janvier.

Nvidia a lancé la production de ses nouvelles puces IA, attendues au deuxième semestre

Nvidia, qui fournit l’écrasante majorité des puces pour l’intelligence artificielle (IA), a démarré la production de ses nouveaux processeurs Vera et Rubin, plus rapides et moins gourmands en énergie que leurs prédécesseurs, a annoncé lundi le PDG Jensen Huang.La fabrication des Vera, de type CPU soit le plus classique, et des Rubin, des GPU à la puissance de calcul supérieure, a ainsi commencé moins d’un an après la mise sur le marché de la dernière version, les Grace (CPU) et Blackwell (GPU).”Nous avons décidé que nous devions faire avancer la technologie de calcul” qu’offrent les puces IA “chaque année”, a déclaré Jensen Huang, alors que le rythme était jusqu’ici biannuel au minimum pour Nvidia mais aussi pour ses concurrents.La nouvelle architecture sera disponible à la vente au deuxième semestre, a indiqué le groupe californien. “Si nous voulions que Vera, Rubin arrivent à temps cette année, il fallait qu’elles soient déjà en production”, a expliqué Jensen Huang lors d’une présentation en marge du salon de la technologie grand public CES, qui s’ouvre mardi.Cette accélération du cycle d’innovation des grands noms des processeurs fait craindre à des analystes et des investisseurs une obsolescence anticipée des générations précédentes, avant même d’avoir rentabilisé les milliards de dollars investis.”Cette plateforme traite jusqu’à cinq fois” la quantité de données de la génération précédente, a une performance cinq fois supérieure par dollar investi “et offre cinq fois plus d’efficacité énergétique”, s’est félicité Dion Harris, responsable des produits pour centres de données chez Nvidia, lors d’un point presse.En septembre, Nvidia avait prédit que les performances seraient 7,5 fois supérieures à celles de Grace Blackwell.L’enjeu de cette évolution est cruciale pour les clients de Nvidia, parmi lesquels tous les géants de l’industrie comme Microsoft, Amazon ou Meta, dont la facture énergétique explose. Cette technologie doit permettre de “réduire le coût de l’intelligence”, a assuré Dion Harris en direction d’un secteur où les centaines de milliards de dollars d’investissement ont afflué ces dernières années, alimentant les craintes d’éclatement d’une bulle.Nvidia cherche aussi à verrouiller sa domination sur le secteur, estimée à environ 80% du marché mondial des puces pour les centres de données d’IA.L’entreprise de Santa Clara (Californie) fait ainsi face à une double pression, celle de ses rivaux historiques comme AMD ou Intel, mais aussi de ses propres clients (Google, Amazon, Microsoft) qui développent de plus en plus leurs propres composants pour réduire leur dépendance.

Uber dévoile le robotaxi censé défier Waymo à San Francisco fin 2026

Uber et le constructeur électrique de luxe Lucid ont dévoilé lundi à Las Vegas leur futur robotaxi, destiné à concurrencer dès cette année Waymo, le leader mondial des voitures sans chauffeur, dans son propre jardin de San Francisco.Ce véhicule tout électrique à six places, contre quatre pour les Jaguar de Waymo, est une version modifiée du SUV “Gravity” de Lucid, équipée d’une batterie de capteurs (caméras, radars, lidar et ultrasons), le tout piloté par le logiciel de la start-up Nuro avec les puces du géant Nvidia.Ce prototype, dévoilé à l’hôtel-casino Fontainebleau à la veille du salon technologique CES de Las Vegas, est une étape dans le projet de Nvidia et Uber annoncé cet automne: déployer 100.000 robotaxis à partir de 2027, en collaboration avec plusieurs constructeurs différents.Les partenaires ont confirmé avoir débuté en décembre des tests de conduite autonome dans la baie de San Francisco. Supervisés par un humain à bord, ces essais précèdent le lancement commercial, toujours prévu “plus tard en 2026”, sous réserve d’approbation du régulateur californien.L’habitacle se veut rassurant pour le grand public: des écrans permettent de visualiser en temps réel l’environnement capté par l’ordinateur (piétons, feux, trafic), d’ordonner des arrêts et de régler la musique ou la température, y compris du siège.Le véhicule est doté d’un module de toit baptisé “Halo”, intégrant une partie des capteurs et destiné à communiquer avec les piétons, via des LED affichant les initiales du client, tout comme le petit dôme sur le toit des Waymo.Ce déploiement marquerait le retour d’une concurrence frontale pour Waymo (filiale d’Alphabet), qui jouit actuellement d’un quasi-monopole sur les robotaxis à San Francisco depuis le retrait de Cruise fin 2023.Waymo, qui fait rouler quelque 2.000 voitures sans chauffeur dans cinq villes aux Etats-Unis, a fait de San Francisco sa vitrine, et prévoit d’opérer dans une dizaine de villes américaines d’ici la fin de l’année. Près de la moitié de sa flotte sillonne en permanence les collines proches du Golden Gate, où elle est devenue une véritable attraction touristique.Une filiale d’Amazon, Zoox, a ouvert un accès limité au public pour ses véhicules sans chauffeur et sans volant à San Francisco. Les robotaxis de Tesla sont aussi présents en petit nombre, mais avec encore un chauffeur surveillant la conduite autonome.Uber permet déjà de réserver des courses sans chauffeur, mais uniquement en jouant l’intermédiaire pour son concurrent Waymo dans deux villes, Austin (Texas) et Atlanta (Géorgie). Ou pour le compte du Chinois WeRide en Arabie Saoudite depuis octobre.Le géant chinois Baidu a annoncé des projets de robotaxis au Royaume-Uni et en Allemagne pour 2026, avec Lyft, concurrent d’Uber.

Le marché immobilier à nouveau équilibré en 2025, mais pas encore sorti de la crise

Un retour à la normale après deux ans de crise ? En 2025, le marché immobilier ancien a retrouvé du rythme et une évolution des prix modérée, selon les professionnels, qui restent prudents et ne parlent pas de sortie de crise.”La bonne nouvelle, c’est la remontée du volume de transactions. On en avait besoin, on a traversé une vraie tempête”, estime Charles Marinakis, président de Century 21 France. A fin septembre 2025, 921.000 ventes de logements anciens ont été comptabilisées. Pour l’année complète, le Conseil supérieur du notariat table sur 945.000 transactions réalisées, ce qui représenterait une hausse d’environ 12% par rapport à 2024. Pour les réseaux d’agences immobilières, la reprise des ventes a été de 11,6% chez Century 21, 11% pour Orpi et 16% au sein de Laforêt.Un cru 2025 plutôt bon puisqu’en moyenne entre 2014 et 2024, près de 980.000 transactions ont été enregistrées annuellement. Sur les vingt dernières années, cette moyenne se situe juste au-dessus de 867.000 ventes.  Quant aux prix au mètre carré, ils ont augmenté de 1,6% selon le baromètre SeLoger-Meilleurs Agents, de 1,4% d’après Century 21 et de 1,8% pour Laforêt. Une hausse que Charles Marinakis qualifie de “modérée” et espère ne pas voir s’emballer.Le marché immobilier “a retrouvé une forme de normalité avec des volumes de vente, des taux de crédit dans une fourchette normale et aussi une hiérarchie des prix” entre les différents territoires, commente auprès de l’AFP Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt France. “Un marché normal, équilibré, qui s’est auto-régulé” après les secousses connues depuis la crise du Covid, confirme le président de Century 21.- Marché locatif toujours tendu -Pour Guillaume Martinaud, président d’Orpi, les raisons de cette dynamique retrouvée sont “claires”: “la baisse progressive des taux qui a rouvert l’accès au crédit, l’ajustement des prix qui a redonné du pouvoir d’achat immobilier et l’engagement des banques auprès des primo‑accédants”.Le taux d’intérêt moyen des crédits immobiliers est en effet redescendu autour de 3,1% après avoir dépassé les 4% en 2023. Les prix des logements avaient quant à eux baissé de 2,1% en 2024 et de 3,9% en 2023.Les ménages qui achètent leur premier bien immobilier avaient été les premiers touchés par la hausse des taux d’intérêt à partir de 2022. En 2025, “ils ont pu profiter de la baisse des prix” immobiliers, se réjouit Yann Jéhanno. Leur part parmi les clients acquéreurs de Laforêt est passée de 30% en 2024 à 35% en 2025.”Cela va dans le bons sens mais il reste des primo-accédants sur le bord de la route avec des difficultés à constituer un apport”, nuance le président de Laforêt. “Avant la crise, les primo-accédants représentaient 50% du marché”. Autre nuage dans la reprise: la désertion des investisseurs particuliers, ceux qui achètent un logement pour le louer. Ils représentent un quart des clients acquéreurs de Century 21, moins qu’en 2019, avant la crise. Mais 1,5 fois plus qu’en 2015, relativise Charles Marinakis.Principale conséquence de ce retrait des investisseurs: des tensions sur le marché locatif qui restent “très fortes, notamment dans les zones tendues”, constate le baromètre SeLoger-Meilleurs Agents.”À Paris, par exemple, le nombre de biens disponibles à la location reste 30% à 40% en dessous de son niveau avant crise sanitaire”, est-il ajouté. “Tant qu’on ne relancera pas l’investissement locatif”, le marché locatif restera tendu, estime Yann Jéhanno. Un dispositif fiscal incitatif pour les bailleurs privés figurait au projet de loi de finances pour 2026, dont l’examen n’a pas pu être achevé avant le 31 décembre. Le texte doit revenir à l’Assemblée nationale à partir du 8 janvier en commission des finances et pourra faire l’objet de nouvelles modifications.”Rien n’est gagné” pour l’immobilier, résume Guillaume Martinaud. “L’instabilité politique et la situation géopolitique que nous connaissons depuis septembre 2025 commencent déjà à peser sur le marché et se lisent dans les chiffres de fin d’année”, prévient-il. 

Colère agricole: les autorités craignent l’escalade et poursuivent leurs consultations

Le gouvernement poursuit mardi ses consultations avec les agriculteurs, dont ceux de la puissante FNSEA, espérant calmer la contestation, alors que sur le terrain les autorités interdisent les déplacements de tracteurs, des dispositions que les agriculteurs promettent d’outrepasser.Après les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale, c’est au tour de la FNSEA et de la Confédération paysanne d’être reçues mardi, respectivement à 17H30 et 19H00, par le Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon.Epizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur, entre autres, les motifs de grogne s’amoncellent, alimentant une colère que les dernières propositions de l’exécutif ne parviennent pas à calmer.Selon plusieurs arrêtés préfectoraux consultés lundi par l’AFP, les mouvements et convois de tracteurs sont interdits dans la majeure partie de la France jusqu’à jeudi, visiblement pour tenter de juguler les projets de blocage avec les engins de la capitale, déjà aux prises avec la neige et le verglas.Mais la Coordination rurale a promis lundi soir de passer outre: “on montera” porter les “doléances” des agriculteurs à Paris, de façon “pacifique” et “même si la moitié doit finir en garde à vue”, a ainsi clamé à la sortie de Matignon, Bertrand Venteau, président du deuxième syndicat agricole.La CR espère l’arrivée de ses cortèges pacifiques aux abords de Paris à compter de jeudi, a-t-elle précisé à l’AFP.La FNSEA, reçue mardi à 17H30 à Matignon, a sonné la “mobilisation nationale” dimanche. Mais ses actions semblent pour le moment locales et ne pas se diriger vers de grands déplacements.Plusieurs actions ou blocages routiers ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Lozère), A64 (Haute-Garonne), A51 (Isère), A84 (Manche) et sur l’A7 à différents niveaux, notamment aux abords de Lyon.Dimanche, le Premier ministre a tenté de reprendre la main, appelant l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont annoncé dimanche leur volonté de suspendre par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe.Pour l’heure, les syndicats jugent “insuffisantes” ces promesses de l’exécutif.

Nestlé procède à un rappel volontaire de laits pour bébés dans plusieurs pays européens

Le géant suisse de l’alimentation Nestlé a annoncé lundi un rappel volontaire de lots de laits infantiles par mesure de précaution dans plusieurs pays en Europe, dont la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Italie, ainsi que la Suède. Sur son site internet, le groupe indique avoir détecté un problème de qualité dans un ingrédient venant d’un de ses grands fournisseurs. Nestlé France a indiqué lundi soir procéder “à un rappel préventif et volontaire de certains lots de laits infantiles Guigoz et Nidal”, dans le prolongement d’un rappel volontaire initié début décembre dans l’Hexagone d’un lot de lait infantile de la marque Guigoz.Ce “rappel préventif élargi de certains lots de laits infantiles Guigoz et Nidal commercialisés en France” intervient après “de nouvelles investigations menant à la détection d’un incident qualité lié à un ingrédient fabriqué par l’un de ses fournisseurs.Ces investigations “ont révélé la présence potentielle de céréulide, une substance d’origine bactérienne issue du microorganisme Bacillus cereus, susceptible de provoquer des troubles digestifs (diarrhées et vomissements)”. Le groupe explique avoir “procédé à une analyse de toutes les huiles d’acide arachidonique et mélanges d’huiles correspondants utilisés dans la production des produits de nutrition infantile potentiellement affectés”. Contacté par l’AFP, Nestlé précise “être en contact avec les autorités des pays concernés pour s’assurer que les mesures nécessaires sont prises”. Il s’agit d’une mesure de précaution, “aucun cas de maladie en lien avec les produits concernés n’ayant été confirmé jusqu’à présent”, a-t-il insisté.Sur les versions locales de son site internet pour chaque pays concerné, le groupe a mis en ligne des photos avec le numéro des lots de produits, commercialisés sous des noms différents d’un pays à l’autre.En Allemagne, ils sont notamment vendus sous la marque Beba et Alfamino. Nestlé fournit les instructions pour ramener les produits et se faire rembourser, ainsi qu’un numéro pour répondre aux questions des consommateurs.En décembre, Nestlé avait procédé à un rappel de lait infantile, notamment en France, suite à la détection du micro-organisme Bacillus cereus sur une ligne de production, ce qui avait suscité de vives critiques de l’ONG Foodwatch qui lui avait reproché d’avoir communiqué de manière “très vague”.Lundi, le groupe explique également ce rappel de produits par le céréulide, une toxine produite par certaines souche de ce micro-organisme. Il dit travailler avec son fournisseur qui est en train de réaliser une analyse approfondie.  Nestlé France, qui incite ses clients à contacter le Service Consommateurs Guigoz au 0800 100 409 ou Nidal au 0800 100 312, demande aux consommateurs ayant acheté un des lots des produits concernés de ne pas le rapporter en magasin, de prendre chaque boite concernée en photo afin d’obtenir un bon d’achat et de jeter le produit.En cas de suspicion de troubles de santé en lien avec la consommation de ce produit, le groupe demande aux personnes concernées de contacter un professionnel de santé.