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Les Bourses européennes clôturent en repli

Les Bourses européennes ont terminé en baisse mercredi, digérant une série de résultats d’entreprises avant d’écouter dans la soirée le président de la banque centrale américaine (Fed), à l’issue de la dernière réunion de l’institution monétaire.La Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,06%, Londres a reculé de 0,52% et Francfort a cédé 0,29%.

Le gouvernement va s’opposer à la recherche d’hydrocarbures en Outre-mer

Le développement des outre-mer doit passer par autre chose que par l’exploitation des hydrocarbures, a affirmé mercredi la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, dévoilant la position du gouvernement sur la proposition de loi visant à relancer des projets d’énergies fossiles, examinée jeudi au Sénat.”Il y a une décision du gouvernement qui est d’émettre un avis négatif sur cette PPL”, a affirmé mercredi la ministre à des journalistes, dont l’AFP.”La France a été porteuse de positions extrêmement fortes sur cette question, elle est à la tête de la coalition Beyond Oil and Gas. C’est sur des choses comme ça que j’ai pu accepter d’être ministre”, a poursuivi Monique Barbut qui avait récemment fait planer l’hypothèse d’un départ en cas de soutien gouvernemental à cette proposition de loi.”Soutenir cette PPL ça rendrait la position de la France intenable à l’international”, a-t-elle encore dit mercredi.A l’initiative du groupe macroniste (RDPI), constitué de nombreux sénateurs ultramarins, une proposition de loi visant “à lever, dans les territoires d’Outre-mer, l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures” arrive au Sénat jeudi.Interrogé par l’AFP, le groupe RDPI du Sénat a indiqué qu’il “pren(ait) acte de la position du Gouvernement”. – Texte maintenu au Sénat -“Le texte est bien évidemment maintenu, appuyé par notre ADN ultramarin et notre soutien entier au sénateur Patient et aux Guyanais. Nous souhaitons que le Sénat ait l’opportunité de s’affirmer sur le sujet”, a-t-il ajouté.C’est le ministre de l’Economie Roland Lescure qui défendra la position du gouvernement, a précisé Bercy, qui était lui aussi défavorable à ce texte.La question du développement des outre-mer par les hydrocarbures n’est pas nouvelle: l’an dernier, le ministre des Outre-mer Manuel Valls avait dit vouloir “ouvrir le débat” sur l’interdiction de l’exploitation des hydrocarbures en France, suscitant l’opposition de ses collègues de l’Environnement, Agnès Pannier-Runacher, et de l’Energie, Marc Ferracci.Ces tentatives se sont produites alors que la loi Hulot de 2017 interdit toute prospection d’hydrocarbures sur le territoire français, sur terre comme en mer. Un permis d’exploration de Total (devenu TotalEnergies en 2021) au large de la Guyane avait expiré le 1er juin 2019 sans résultat probant, fermant alors la porte à une éventuelle industrie pétrolière locale.Le projet de relance des hydrocarbures a fait l’objet d’un désaccord interne au gouvernement, la ministre des outre-mer Naïma Moutchou s’étant montrée favorable au nom du développement économique de la région, face à l’opposition de Monique Barbut.Plusieurs ONG environnementales avaient fait part aux sénateurs de leur opposition à la proposition de loi, y voyant “une promesse trompeuse et irresponsable”.- Dégâts aux écosystèmes -“Je ne vois pas en quoi ça règle aujourd’hui la question du développement de la Guyane”, a poursuivi mercredi Monique Barbut, qui a ajouté: “en revanche je vois très bien les dégâts qui vont être causés aux écosystèmes. (…) Le reste c’est de l’hypothèse. Et donc c’est un peu cher payé”.Localement la question a de quoi agiter les esprits, car le pétrole brésilien fait des envieux en Guyane, à l’image des deux rives de l’Oyapock, entre la Guyane et le Brésil, où la compagnie pétrolière publique Petrobras fore au large.Côté français, à Saint-Georges de l’Oyapock, un seul petit hôtel et deux épiceries composent l’essentiel des commerces de la commune de 4.000 habitants. Côté brésilien à Oiapoque, 30.000 personnes vivent dans une ville devenue un pôle d’attraction pour tout l’Etat de l’Amapa, au niveau de l’embouchure de l’Amazone, profitant des fruits de l’exploitation du pétrole. Des pays voisins comme le Suriname et le Guyana exploitent aussi des champs de pétrole.

Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites d’infos de refuser l’IA de Google

L’autorité britannique de la concurrence veut permettre aux sites internet, dont ceux d’information, de refuser que leurs contenus alimentent l’IA intégrée du moteur de recherche de Google (“Aperçus IA”), une mesure qui vise à rééquilibrer le rapport de force du secteur face au géant américain, accusé de détourner les revenus publicitaires.La fonctionnalité “Aperçus IA” de Google (“AI Overviews”) génère, en tête des résultats de recherche, des résumés par intelligence artificielle qui répondent directement aux requêtes des utilisateurs.Pour produire ces synthèses, l’IA du géant californien puise dans les contenus des sites web, notamment ceux des médias, qui l’accusent de piller leur travail sans rémunération. Les éditeurs (presse, sites spécialisés, blogs…) reprochent surtout à ces résumés de capter l’attention des internautes au détriment du clic vers leurs articles, asséchant ainsi leur trafic et leurs revenus publicitaires.Selon la proposition publiée mercredi par l’autorité britannique, la CMA, les éditeurs au Royaume-Uni “pourront refuser que leurs contenus soient utilisés pour alimenter des fonctionnalités d’IA” comme “Aperçus IA” ou “pour entraîner des modèles d’IA en dehors de la recherche Google”.Le groupe américain “devra également prendre des mesures concrètes pour garantir que le contenu des éditeurs soit correctement attribué dans les résultats d’IA”, est-il ajouté.- “Pouvoir de négociation” -Cette proposition, soumise à consultation jusqu’au 25 février, fait suite à la désignation en octobre dernier de Google comme “société stratégique sur le marché” de la recherche en ligne, en raison de la domination de son moteur de recherche, ce qui l’assujettit à des règles plus strictes.Selon la CMA, 90% des recherches sont effectuées via Google au Royaume-Uni et plus de 200.000 entreprises britanniques y font de la publicité.Ces mesures donneront aux éditeurs au Royaume-Uni “un pouvoir de négociation accru et soutiendront la viabilité à long terme d’une information fiable en ligne”, insiste Will Hayter, directeur des marchés numériques à la CMA, dans un billet de blog.”Elles aideront également les personnes à vérifier les sources dans les résultats générés par l’IA et à renforcer la confiance dans ce qu’elles voient”, ajoute-t-il.La CMA reconnaît “que Google est en mesure d’extraire des données précieuses sans contrepartie”, a réagi Owen Meredith, directeur général de la News Media Association, l’organisation professionnelle qui représente les éditeurs de presse britanniques.”La concession de licences pour nos contenus (…) pourrait débloquer une croissance économique significative”, ajoute-t-elle, regrettant cependant que “sans obligation claire pour Google de négocier, les éditeurs continueront de se heurter à des obstacles considérables”.- “Expérience déroutante” -Le responsable des produits du géant américain, Ron Eden, a souligné dans un communiqué que l’entreprise offrait déjà aux éditeurs “une gamme de contrôles (…) pour gérer la façon dont leur contenu apparaît dans la recherche”.”Tout nouveau contrôle doit éviter de perturber la recherche d’une manière qui conduirait à une expérience fragmentée ou déroutante pour les utilisateurs”, a-t-il ajouté.Parmi ses autres propositions pour mieux encadrer le moteur de recherche de Google, la CMA suggère l’affichage d’un écran pour faciliter le changement du service de recherche par défaut des utilisateurs et des règles garantissant un classement équitable des résultats, que l’entreprise devra pouvoir démontrer.La régulation britannique permettant de désigner des “sociétés stratégiques sur le marché” s’inspire du Règlement européen sur les marchés numériques (“Digital Markets Act”, DMA), que doivent respecter dans l’UE une poignée de géants des technologies dont Apple, Google et Meta, et qui entend mettre un terme à leurs abus de position dominante.En janvier 2025, le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer avait dévoilé un plan visant à attirer les acteurs de l’IA sur son sol, en leur promettant un cadre réglementaire clément, là où l’Union européenne a par exemple opté pour davantage de contrôle –suscitant des tensions avec Donald Trump.Google emploie, selon son site internet, plus de 7.000 personnes au Royaume-Uni.

Wall Street portée par la tech avant les résultats de grands noms du secteur

La Bourse de New York évolue en hausse mercredi, les valeurs technologiques donnant de l’élan au marché avant la publication des résultats de plusieurs grands noms du secteur, et à quelques heures d’une nouvelle décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).Vers 14H55 GMT, le Dow Jones grappillait 0,03%, l’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – prenait 0,60% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,32%, dépassant pour la première fois de son histoire la barre des 7.000 points.”Aujourd’hui est tout sauf une journée normale”, résume auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.A 09H30 heure de New York (14H30 GMT) la Première dame américaine Melania Trump a lancé la séance en faisant retentir la célèbre cloche de Wall Street.Un hommage, selon la Maison Blanche, à “une première année marquante” pour Melania Trump depuis le retour de son mari à la Maison Blanche et qui coïncide avec la sortie du documentaire “Melania” consacré à l’épouse du milliardaire républicain et son parcours dans les dernières semaines avant sa nouvelle investiture.Sur cette ouverture de séance, “nous avons pris un très bon départ”, souligne M. Sosnick, notant des premiers résultats côté tech qui “ont certainement mis les marchés de bonne humeur”.Le géant néerlandais de la technologie ASML a affiché mercredi un bond de son bénéfice net en 2025 et de ses commandes au quatrième trimestre, bien accueilli par les investisseurs.L’action de la société de matériel informatique Seagate s’envolait pour sa part de plus de 15%, portée par des performances financières largement au-dessus des attentes lors du derniers trimestre.Ces deux sociétés sont d’importants acteurs dans le cadre du développement de l’intelligence artificielle (IA).Pour Steve Sosnick, “cela nous montre que, quelles que soient les attentes élevées envers certaines entreprises technologiques, celles-ci sont capables de les satisfaire, de les dépasser et de les relever”.Selon l’analyste, cela pourrait être de bon augure pour l’accueil des résultats des très grosses capitalisations du secteur technologique. Le marché “semble être disposé à récompenser de nombreuses entreprises”, assure-t-il.Microsoft, Meta et Tesla, doivent tous les trois partager leurs perfomances financières prévus après la clôture mercredi. Jeudi, ce sera au tour d’Apple.”En ce qui concerne la réunion de la Fed, il est difficile d’en attendre trop. Les attentes du marché en matière de baisse des taux sont pratiquement nulles”, avance Steve Sosnick.La décision sera rendue à 19H00 GMT et le président de l’institution Jerome Powell tiendra une conférence de presse à partir de 19H30 GMT.”Que va-t-il dire au sujet de la future politique monétaire ? Que peut-il dire de crédible à ce sujet ? Car il n’est pas en mesure de mettre réellement en œuvre une politique au-delà des deux prochaines réunions” puisque son mandat à la tête de la Fed prend fin en mai, souligne M. Sosnick.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain continuait à se tendre, évoluant à 4,26% vers 14H55 GMT contre 4,24% à la clôture mardi.Ailleurs à la cote, le géant des cafés Starbucks (+4,80% à 100,32 dollars) était recherché, porté par la première hausse de fréquentation de ses établissements en deux ans et un chiffre d’affaires de 9,92 milliards de dollars au quatrième trimestre supérieur aux attentes.En revanche, l’entreprise a souffert de la hausse des prix du café et des droits de douane. Son bénéfice net par action est ressorti à 56 cents, légèrement en deçà de ce qu’escomptaient les analystes.

Pour financer son appétit pour l’IA, Amazon va supprimer 16.000 postes dans le monde

A l’heure où il concentre ses investissements sur l’intelligence artificielle (IA), le géant du e-commerce américain Amazon a annoncé mercredi la suppression de 16.000 postes dans le monde, dans la droite ligne d’un mouvement de réduction des coûts entamé ces derniers mois.Le message, qui avait d’abord filtré dans des médias américains, a officiellement été envoyé aux employés d’Amazon mercredi matin.”Les suppressions que nous mettons en œuvre aujourd’hui auront un impact sur environ 16.000 postes à travers Amazon et nous travaillons (…) pour soutenir toutes les personnes dont le poste est touché”, a expliqué Beth Galetti, la vice-présidente chargée des ressources humaines et de la technologie dans ce message, ensuite mis en ligne sur le site du groupe.Amazon a précisé que de nouveaux postes en interne seraient offerts à certains salariés lorsque c’est possible, sans donner davantage de détails sur les divisions où auront lieu les coupes.”Pour les collègues qui ne parviennent pas à trouver un nouveau poste au sein d’Amazon ou qui choisissent de ne pas en chercher, nous offrirons un accompagnement de transition”, précise le groupe.Ces suppressions ne sont pas les premières mises en place par Amazon, qui s’est lancé dans la coûteuse course à l’intelligence artificielle.En juin l’an dernier, son patron Andy Jassy avait affiché sa volonté de réduire les coûts pour mieux investir dans ce secteur. Il avait alors annoncé que le développement de l’IA allait, “dans les prochaines années (…) réduire [leurs] effectifs de bureaux”.- Première vague -Fin octobre, une vague de suppression de 14.000 postes avait déjà été annoncée. “Comme je l’ai indiqué en octobre, nous avons travaillé à renforcer notre organisation en réduisant les strates, en accroissant la responsabilisation et en supprimant la bureaucratie”, a indiqué Beth Galetti dans son message mercredi.”Si de nombreuses équipes ont finalisé leurs changements organisationnels en octobre, d’autres n’ont achevé ce travail que maintenant”, a-t-elle ajouté.De plus, de nouvelles coupes pourraient avoir lieu, à l’en croire: “Certains d’entre vous se demanderont peut‑être si c’est le début d’un nouveau rythme où nous annoncerions des réductions d’ampleur tous les quelques mois. Ce n’est pas notre intention. Mais, comme nous l’avons toujours fait, chaque équipe continuera d’évaluer la responsabilité, la rapidité et la capacité à innover pour les clients, et d’apporter les ajustements appropriés”, a écrit Beth Galetti.Débuté en 2021, le mandat du PDG Andy Jassy avait déjà été marqué par un mouvement similaire, avec 27.000 suppressions de postes lors de l’hiver 2022-2023. Le groupe a toutefois précisé mercredi qu’il entendait continuer d’embaucher en parallèle. A fin 2024, le géant comptait quelque 1,5 million d’employés à travers le monde, selon son rapport annuel.A l’instar des autres géants de la technologie, Amazon multiplie les investissements massifs pour pouvoir prendre une part du gâteau de la révolution IA. Il mise en particulier sur les performances de sa filiale Amazon Web Services (AWS), numéro 1 mondial du cloud, engagée dans une course face à ses poursuivants qui gagnent du terrain, Microsoft Azure et Google Cloud. Les dépenses pour développer de nouvelles puces ou des services à base d’IA sont exponentielles. Amazon a annoncé courant décembre qu’il allait investir plus de 35 milliards de dollars en Inde, notamment sur les technologies IA.

Taux d’intérêt de la Fed: un retour au statu quo se profile aux Etats-Unis

La Réserve fédérale américaine (Fed) paraît prête mercredi à entamer 2026 comme elle a démarré 2025, au grand désarroi du président Trump: en laissant ses taux d’intérêt inchangés.Le deuxième et dernier jour de réunion de la banque centrale a démarré à 14H00 GMT, selon un porte-parole de l’institution. La Fed annoncera sa décision à 19H00 GMT et son président Jerome Powell prendra la parole 30 minutes plus tard pour l’expliquer.Les investisseurs s’attendent à un maintien des taux à leur niveau actuel (entre 3,50% et 3,75%) après une petite série de baisses fin 2025, les responsables souhaitant se donner le temps de jauger l’impact de cette détente sur le marché du travail et l’inflation.Un retour aux enjeux économiques de la politique monétaire donc, à peine plus de deux semaines après que M. Powell a pris la parole pour s’élever contre les pressions de la Maison Blanche, que l’institution avait jusqu’alors encaissées quasiment sans broncher.Dans un message vidéo solennel le 11 janvier, Jerome Powell a révélé faire l’objet d’une procédure lancée par le ministère de la Justice pouvant aboutir à des poursuites pénales, concernant l’important coût des travaux de rénovation du siège de la Fed à Washington. Un “prétexte” selon M Powell qui a dénoncé une tentative d’intimider l’institution parce qu’elle ne suit pas “les préconisations du président” des Etats-Unis. Donald Trump réclame depuis un an des taux d’intérêt beaucoup plus bas. “Ce qui se passe, c’est que le gouvernement tente de résoudre un désaccord sur la politique monétaire en instrumentalisant le système judiciaire. C’est totalement irresponsable et indigne”, cingle auprès de l’AFP Michael Strain, économiste au centre de réflexion conservateur American Enterprise Institute.Il estime que cela compliquera la tâche de la personne qui sera désignée par Donald Trump pour prendre la suite de M. Powell, dont le mandat prend fin en mai.”Ce sera plus difficile pour le prochain président (de la Fed) de convaincre les investisseurs” que l’institution continuera d’œuvrer “indépendamment des interférences politiques”, dit-il.Donald Trump veut une politique monétaire plus souple pour doper l’activité et réduire les coûts de financement de la dette publique. Selon lui, l’inflation n’est plus un problème.Un baromètre sur le moral des consommateurs, publié mardi, montre pourtant que celui-ci est au plus bas depuis plus de dix ans, plombé par les questions de pouvoir d’achat – cela fait cinq ans que l’inflation est au-dessus de l’objectif de la Fed (2%).- Dissensions -La banque centrale a laissé ses taux inchangés une grande partie de l’année 2025, inquiète de voir les droits de douane mis en place par Donald Trump faire dérailler les prix. Elle a fini par enclencher plusieurs baisses à partir de septembre, motivée par des créations d’emplois atones. Mais les divisions ont grandi en son sein, du fait de cette inflation qui résiste (en progression de 2,8% sur un an en novembre).Michael Strain considère qu’un gel des taux est bienvenu, et même que la Fed a “probablement commis une erreur” l’an dernier en lâchant trop de lest à son goût. “Il me semble que le marché du travail est plus robuste que ce que pensent les gens de la Fed (…) et qu’il y a davantage de probabilité de voir l’inflation accélérer plutôt que ralentir” en 2026, poursuit-il, n’excluant pas que l’institution doive finir par relever ses taux pendant l’année.La décision de la banque centrale risque une nouvelle fois de ne pas faire l’unanimité parmi les 12 votants.Au moins un responsable devrait s’opposer à un statu quo: le gouverneur Stephen Miran récemment placé là par Donald Trump, qui a jusqu’ici toujours voté pour des baisses plus fortes que ses collègues (d’un demi-point de pourcentage plutôt qu’un quart de point).Deux autres gouverneurs nommés par Trump pourraient s’opposer à la majorité, remarque auprès de l’AFP l’économiste pour l’assureur Nationwide, Kathy Bostjancic. Elle cite Michelle Bowman et Christopher Waller. Ce dernier fait partie des noms mis en avant par l’exécutif pour succéder à Jerome Powell.

Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites internet de refuser l’IA de Google

L’autorité britannique de la concurrence (CMA) a proposé mercredi de permettre aux sites internet, dont ceux d’information, de refuser que leurs contenus soient utilisés dans la fonctionnalité “Aperçus IA” de Google, qui génère des résumés par intelligence artificielle en réponse aux requêtes des utilisateurs.Cette proposition, désormais soumise à consultation, fait suite à la désignation en octobre dernier de Google comme “société stratégique sur le marché” de la recherche en ligne, en raison de la domination de son moteur de recherche, ce qui l’assujettit à des règles plus strictes.Les éditeurs de sites internet, et tout particulièrement ceux des médias, reprochent à l’IA de piller leurs contenus sans rémunération pour alimenter ses modèles. Ils accusent également les résumés générés par IA lors des recherches de décourager le clic vers leurs pages originales, ce qui assèche leur trafic et, par ricochet, leurs revenus publicitaires.Selon la proposition de la CMA, “les éditeurs pourront refuser que leurs contenus soient utilisés pour alimenter des fonctionnalités d’IA telles que les +Aperçus IA+ (ou +AI Overviews+) ou pour entraîner des modèles d’IA en dehors de la recherche Google”.”Google devra également prendre des mesures concrètes pour garantir que le contenu des éditeurs soit correctement attribué dans les résultats d’IA”, est-il ajouté.Selon le régulateur, 90% des recherches sont effectuées via Google au Royaume-Uni et plus de 200.000 entreprises britanniques y font de la publicité.”Tout nouveau contrôle doit éviter de perturber la recherche d’une manière qui conduirait à une expérience fragmentée ou déroutante pour les utilisateurs”, a commenté Ron Eden, responsable des produits chez Google, soulignant que l’entreprise offre aux éditeurs “une gamme de contrôles (…) pour gérer la façon dont leur contenu apparaît dans la recherche”.Parmi ses autres propositions, la CMA suggère l’affichage d’un écran pour faciliter le changement de son moteur de recherche par défaut et des règles garantissant un classement équitable des résultats, que Google devrait pouvoir démontrer.La fin de cette consultation est fixée au 25 février.La régulation britannique permettant de désigner des “sociétés stratégiques sur le marché” s’inspire du Règlement européen sur les marchés numériques (“Digital Markets Act”, DMA), que doivent respecter dans l’UE une poignée de géants des technologies dont Apple, Google et Meta, et qui entend mettre un terme à leurs abus de position dominante.Google emploie selon son site internet plus de 7.000 personnes au Royaume-Uni.

Amazon annonce la suppression de 16.000 postes dans le monde

Le géant du commerce en ligne Amazon supprime 16.000 postes dans le monde, sans donner de précisions sur les emplois concernés, à l’heure où il concentre ses efforts sur l’intelligence artificielle.”Les réductions que nous mettons en œuvre aujourd’hui auront un impact sur environ 16.000 postes à travers Amazon, et nous travaillons (…) pour soutenir toutes les personnes dont le poste est touché”, a expliqué le mastodonte dans un message adressé aux employés mercredi et consulté par l’AFP. Il précise que de nouveaux postes seront offerts à certains salariés lorsque c’est possible.En juin, le patron d’Amazon Andy Jassy avait affiché sa volonté de réduire les coûts, en pleine course aux investissements dans l’intelligence artificielle. Andy Jassy avait annoncé que le développement de l’IA allait, “dans les prochaines années (…) réduire nos effectifs de bureaux”.Cela s’était traduit, fin octobre, par une première vague de suppression de 14.000 postes.Beth Galetti, vice-présidente chargée des ressources humaines et de la technologie, avait alors laissé entendre que ces suppressions n’étaient qu’une étape avant “de continuer à recruter dans des domaines stratégiques clés tout en identifiant d’autres occasions de supprimer des (postes)” en 2026.”Comme je l’ai indiqué en octobre, nous avons travaillé à renforcer notre organisation en réduisant les strates, en accroissant la responsabilisation et en supprimant la bureaucratie”, a-t-elle indiqué dans son message aux employés, mercredi.”Si de nombreuses équipes ont finalisé leurs changements organisationnels en octobre, d’autres n’ont achevé ce travail que maintenant”, a-t-elle ajouté.”Pendant que nous mettons en œuvre ces changements, nous continuerons également à recruter et à investir dans des domaines et des fonctions stratégiques qui sont essentiels à notre avenir”, précise-t-elle.Débuté en 2021, le mandat d’Andy Jassy a déjà été marqué par un mouvement similaire, avec 27.000 suppressions de postes lors de l’hiver 2022-2023.

Municipales: les transports gratuits, une promesse à la mode et variable

Les transports gratuits, une idée à la mode pour les municipales de mars dans beaucoup de villes. Mais les promesses sont à géométrie variable et certains candidats dénoncent une “pêche aux voix”, voire une “fausse bonne idée”.”Tant que je serai là, la gratuité sera défendue”, affirme sans hésiter le maire de Montpellier, le socialiste Michaël Delafosse, qui se représente.D’abord limitée aux jeunes et aux personnes âgées, puis au week-end, cette promesse faite en 2020 est depuis un peu plus de deux ans accessible, dans les bus et les trams, à l’ensemble des 500.000 habitants de cette métropole.Économie pour une famille de quatre: “plus de 1.400 euros, tout en contribuant à réduire la pollution”, chiffre le maire.”La mobilité doit être un droit, comme l’école gratuite ou l’accès universel à la santé”, insiste Michaël Delafosse, en réponse aux réserves récentes de la Cour des comptes, inquiète de la baisse de la capacité d’investissement des collectivités dans l’amélioration de l’offre de transport.Si pour son adversaire et richissime homme d’affaires Mohed Altrad, la gratuité pour tous est un “acquis”, la candidate de centre-droit Isabelle Perrein souhaite la réserver aux jeunes et aux retraités.À l’autre bout du pays, le maire de Dunkerque (Nord), Patrice Vergriete (divers-gauche), estime que cette gratuité est “géniale” là où le réseau est “un peu sous-utilisé”, comme c’était le cas dans sa ville avant son instauration en 2018. Depuis, le nombre d’usagers est passé de 35.000 à 80.000 par jour. Et les commerçants du centre-ville ont vu leur fréquentation augmenter, selon lui, de 30%.”En revanche, si l’offre est insuffisante, le réseau saturé ou de mauvaise qualité, il ne faut pas la faire”, estime l’élu.- “Fausse bonne idée”? -Parmi la quarantaine de collectivités qui ont franchi le cap, la plupart sont de taille moyenne, comme Châteauroux (depuis 2001), Castres (2008), Niort (2017) ou Bourges (2023).Début 2026, l’opérateur Tadao, dont les bus desservent 150 communes de l’ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais autour de Lens, est devenu le plus grand réseau de France à proposer la gratuité totale. Et que l’on réside ou non dans cette zone de 650.000 habitants.Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, n’est pourtant “pas favorable” à la généralisation de la gratuité. Devant l’Assemblée nationale, il avait relevé en mai que “l’offre ne suffit pas toujours”, que le “report modal” entre voiture et transports en commun n’est pas garanti et qu’au final, ce sont les entreprises qui paient la facture, par le truchement du “versement mobilité”.Et à l’approche du scrutin, les promesses de gratuité sont très hétérogènes. À Lyon, l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite, la promet pour “les Lyonnais gagnant moins de 2.500 euros nets par mois”. À Toulouse, la tête de liste LFI François Piquemal l’envisage pour les moins de 26 ans. À Poitiers, les débats portent sur une extension de la gratuité, déjà en vigueur le samedi. Elle doit être générale, estiment la liste menée par les Insoumis et la candidate Renaissance, Lucile Parnaudeau. Elle devrait plutôt être étendue au mercredi après-midi, selon le candidat de centre-gauche Anthony Brottier. Plutôt le dimanche, plaide la maire sortante écologiste, Léonore Moncond’huy, pour qui la gratuité totale serait une “très probable fausse bonne idée”.- “Pêche aux voix” -À Strasbourg, où les transports sont gratuits pour les mineurs depuis septembre 2021, sur décision de la maire écologiste Jeanne Barseghian, la socialiste Catherine Trautmann, ex-maire, propose de l’étendre aux plus de 65 ans.À Clermont-Ferrand, “on ne peut pas se permettre la gratuité totale, car il faut également développer le réseau”, explique Olivier Bianchi (PS), le maire de cette ville de 150.000 habitants où elle est déjà effective le weekend. S’il est réélu, elle concernera les moins de 26 ans et les plus de 60 ans.”On sort l’artillerie lourde pour aller à la pêche aux voix, mais si ce n’est pas l’usager qui paye, ce sera le contribuable”, rétorque son adversaire Julien Bony (LR), qui craint une “dégradation de la qualité”.À Metz, la tête de liste RN, Étienne Anstett, estime que “ce n’est pas la solution” car “les ménages les plus aisées qui peuvent se permettre de payer” en profiteraient également.burs-siu/san/abl

ASML annonce un bond de son bénéfice 2025 mais 1.700 suppressions de postes

Le géant néerlandais de la technologie ASML a affiché mercredi un bond de son bénéfice net en 2025 et de ses commandes au quatrième trimestre, faisant grimper son action en Bourse malgré l’annonce quasi-simultanée de la suppression deLe groupe basé à Veldhoven, dans le sud des Pays-Bas, qui compte environ 44.000 employés dans le monde, est très suivi sur les marchés car il vend des machines de pointe pour la fabrication de semi-conducteurs, fortement demandées depuis la croissance de l’intelligence artificielle.Son bénéfice net annuel a bondi de 26,3% à 9,6 milliards d’euros, contre 7,6 milliards d’euros pour 2024. Ses commandes nettes du quatrième trimestre, le chiffre le plus suivi, se sont elles-aussi envolées, à 13,2 milliards d’euros, contre 5,4 milliards d’euros les trois derniers mois de 2024.Pour le seul quatrième trimestre 2025, le chiffre d’affaires s’est élevé à 9,7 milliards d’euros, dans le haut de la fourchette (9,2 à 9,8 milliards d’euros) que le groupe avait prévu, et le bénéfice net à 2,8 milliards d’euros, contre 2,1 milliards d’euros au précédent.”ASML vient de publier des résultats exceptionnels, avec de nouvelles commandes dépassant toutes les attentes et laissant présager une nouvelle phase de croissance du marché”, a déclaré Matt Britzman, analyste financier senior chez Hargreaves Lansdown.Le titre ASML prenait 7,13% à la Bourse d’Amsterdam, dans un indice AEX en hausse de 1,13%.Peu après la publication des résultats, le groupe a annoncé dans un communiqué la suppression d’environ 1.700 emplois, affectant principalement des cadres aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, sur fond de réorganisation interne visant à accélérer les méthodes de travail qui étaient devenues “moins agiles”, selon le directeur général Christophe Fouquet.”Comme pour toute entreprise en pleine croissance, nous devons toutefois veiller à ce que notre mode de croissance ne nous ralentisse pas”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.M. Fouquet a ajouté qu’il s’agissait “probablement de la décision la plus difficile que l’équipe de direction ait jamais eue à prendre”.Il a toutefois précisé que cette décision n’était en aucun cas liée à des difficultés financières ou à un besoin d’argent.ASML est un rouage essentiel de l’économie mondiale, car les semi-conducteurs fabriqués à l’aide de ses machines alimentent tout, des smartphones aux missiles.Le chiffre d’affaires net total pour 2025 s’est élevé à 32,7 milliards d’euros, contre 28,3 milliards d’euros l’année dernière (+15,2%).Pour 2026, ASML table sur un chiffre d’affaires net compris entre 34 et 39 milliards d’euros, selon ses nouvelles prévisions.Pour le seul premier trimestre, il s’attend à un chiffre d’affaires compris entre 8,2 et 8,9 milliards d’euros. “Nous prévoyons que 2026 sera une nouvelle année de croissance pour l’activité d’ASML”, a résumé M. Fouquet. – Guerre technologique entre les États-Unis et la Chine -Le géant technologique est au centre d’une initiative menée par les États-Unis visant à limiter les exportations de haute technologie vers la Chine, par crainte qu’elles ne soient utilisées pour renforcer l’armée chinoise.Pékin s’est indigné de ces restrictions à l’exportation, les qualifiant de “terrorisme technologique”.Dans une affaire sans rapport avec ASML, le gouvernement néerlandais a brièvement pris le contrôle de Nexperia, une entreprise chinoise qui fabrique des semi-conducteurs de faible technologie.Cette décision a déclenché une vive polémique entre Pékin et l’Occident, menaçant de paralyser les constructeurs automobiles qui dépendaient des puces Nexperia.Fin octobre, à la suite des négociations commerciales entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump, Pékin a accepté de reprendre les exportations de puces Nexperia qui avaient été suspendues en raison de la dispute.ASML avait déjà averti en octobre que ses ventes en Chine “baisseraient considérablement” en 2026 par rapport à “une activité très forte” en 2024 et 2025.Le relevé annuel montre que 33 % des ventes ont été réalisées en Chine l’année dernière, contre 41 % en 2024. La Chine a été le premier client d’ASML au cours de ces deux années.”Nous prévoyons que cette baisse se poursuivra”, a déclaré le directeur financier Roger Dassen, estimant à 20% la part de la Chine cette année.À plus long terme, ASML estime que l’expansion rapide du marché de l’IA fera grimper son chiffre d’affaires annuel entre 44 et 60 milliards d’euros d’ici 2030.