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Budget: les écologistes absents des discussions à Bercy, la perspective d’un vote s’amenuise encore

Les écologistes ont choisi mardi de ne pas se rendre à Bercy pour de nouvelles discussions sur le budget, se disant sans illusions sur l’issue des débats. Une décision qui éloigne encore la perspective d’une adoption du texte à l’Assemblée, et conforte l’hypothèse d’un recours au 49.3.Après l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) réunissant députés et sénateurs le 19 décembre, le projet de loi de finances est de retour à l’Assemblée pour une nouvelle lecture. La commission des Finances en débattra jeudi et vendredi, avant que le texte n’arrive dans l’hémicycle à partir du 13 janvier, théoriquement jusqu’au 23 janvier.Bercy avait annoncé lundi avoir invité les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée, hors LFI et RN, pour une réunion de travail destinée à tenter de lever les “points de blocage” sur lesquels ont achoppé les discussions.Mais les communistes puis les écologistes ont fait savoir mardi qu’ils n’y participeraient pas, laissant à gauche seul le PS participer aux discussions, aux côtés des représentants de LR et des groupes macronistes. Mardi soir, la réunion “très constructive”, s’est terminée après “plus de quatre heures d’échanges” qui ont porté “sur les principaux points de friction identifiés lors de la commission mixte paritaire”, selon Bercy. “La volonté de tous les présents de réduire à 5% le déficit” a été réaffirmée, a ajouté Bercy.Avant la tenue de la réunion le président du groupe GDR (communistes et ultra-marins), Stéphane Peu avait souligné ne pas souhaiter “créer l’illusion qu’il y aurait dans notre groupe, ne serait-ce que la plus petite espérance de nous voir nous abstenir ou encore moins voter pour (ce) budget”.Les écologistes ont regretté de leur côté dans un communiqué que le gouvernement n’ait pas fait le choix de “présenter un nouveau budget”, après l’échec de la CMP.”On ne va pas faire du théâtre, aller mettre en scène une discussion dont on sait très bien qu’elle ne peut pas aboutir à un compromis”, a affirmé à l’AFP un porte-parole du groupe, Benjamin Lucas-Lundy, évoquant “deux visions incompatibles” du budget, entre le gouvernement et les écologistes.- “Pacte de non censure” -La position des écologistes dans le débat est particulièrement scrutée, alors qu’ils se sont majoritairement abstenus sur le budget de la Sécurité sociale en décembre, permettant son adoption.Leur abstention est d’autant plus nécessaire sur le budget de l’Etat que les socialistes, après avoir voté pour le budget de la Sécu, promettent cette fois-ci au mieux de s’abstenir.Mais un vote contre des Verts est “plus que probable”, a souligné auprès de l’AFP une autre députée du groupe écologiste, Danielle Simonnet.Dans ces conditions, le recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution revient de façon entêtante dans les discussions.Il permettrait à Sébastien Lecornu de faire adopter sans vote le budget, en échange de l’engagement du seul PS à ne pas le censurer.Le Premier ministre avait renoncé en octobre à faire usage de cette arme constitutionnelle décriée dans l’opinion, à la demande des socialistes.Le PS peut-il revenir sur cette exigence ?On n’a “pas de position de principe sur le 49.3″, a assuré mardi un des porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, Romain Eskenazi.”S’il y a un 49.3 (…) il faut qu’il y ait (…) une forme de pacte de non censure” comme cela avait été négocié début 2025 entre le PS et le prédécesseur de M. Lecornu, François Bayrou, a-t-il précisé.Cet outil “ne peut pas être écarté définitivement même si nous ne le demandons pas”, a de son côté estimé sur France 24 le patron des sénateurs PS, Patrick Kanner.Quant à l’ancien président de la République et désormais député PS, François Hollande, il a de nouveau invité sur franceinfo le gouvernement à se saisir de cet outil, disant ne pas voir “d’autre issue”.Devant la presse, M. Eskenazi a listé les exigences du PS, en matière de justice fiscale, de pouvoir d’achat, de défense des services publics et de transition écologique.Interrogé sur l’utilisation éventuelle par le Premier ministre de l’article 47 de la Constitution, qui permet de faire passer le budget par ordonnance, M. Eskenazi a estimé que ce serait “la pire des solutions”.

Les agriculteurs accentuent la pression sur le gouvernement et sur Bruxelles

Départ de convois pour Paris ou rassemblements locaux: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux ont été reçus à Matignon après une ultime concession budgétaire de Bruxelles pour essayer de faire passer la pilule de l’accord UE-Mercosur.La première organisation du secteur, la FNSEA, est repartie de sa rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu avec selon elle la promesse d’annonces d’ici à vendredi sur “les mesures qu’il entend très concrètement mettre en place” pour répondre aux revendications de la profession.”Nous lui avons rappelé ce qui compte aujourd’hui, ce ne sont plus les mots, mais les actes”, a asséné le président de la FNSEA Arnaud Rousseau face aux journalistes, en disant espérer voir “clarifier” d’ici à la fin de la semaine les détails de ces “mesures d’urgence attendues qui sont rappelées depuis très longtemps” par son syndicat.Les annonces gouvernementales ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…Mardi soir, M. Rousseau a répété que l’accord UE-Mercosur, qui semble devoir franchir des étapes décisives dans les prochains jours, représentait “le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l’agriculture européenne”.Plus tôt mardi, l’UE a promis une rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros dès 2028 dans la future politique agricole commune (PAC), à la veille d’une réunion spéciale des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, visant à répondre aux “préoccupations” du secteur.Cette annonce ressemble à une ultime concession avant la signature de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, envisagée le 12 janvier.- Accord Mercosur “mal né” -Le président Emmanuel Macron s’est réjoui de cette rallonge, estimant que la France pourrait “ainsi garantir le maintien du niveau actuel de ces aides jusqu’en 2034″, dans un message sur X (ex-Twitter).Sur le Mercosur, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a besoin au préalable du feu vert des Etats membres, lors d’un vote attendu dès vendredi.Négocié depuis plus de 25 ans, ce traité de libre-échange permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay. En sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.”Nous avons redit clairement au Premier ministre que pour nous il n’était pas question qu’on puisse accepter quoi que ce soit sur cet accord qui est encore une fois un accord mal né”, a martelé M. Rousseau mardi soir.”Nous allons attendre de voir ce week-end ce qui se passe, et si le Mercosur devait être signé, évidemment nous appellerions à de nouvelles mobilisations”, a mis en garde le président de la FNSEA.Un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles notamment sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne doit être publié mercredi.La Commission européenne aura dix jours pour s’y opposer éventuellement mais elle pourrait aussi l’étendre à toute l’Union, a indiqué mardi le ministère de l’Agriculture.Pour la Confédération paysanne, ces mesures “ne sont pas structurelles (…) pour nous, il faut que la France reste sur un +non+ ferme et définitif” à l’accord UE-Mercosur, a déclaré à l’AFP une porte-parole du syndicat, Fanny Métrat, à sa sortie de Matignon. Le syndicat a répété à M. Lecornu son rejet de l’abattage total des troupeaux de vaches touchés par la DNC, sans obtenir gain de cause, a-t-elle concédé, en prévenant que la colère du monde agricole restait “immense” et que la mobilisation se poursuivrait, notamment lors du salon de l’Agriculture prévu fin février.- Pression sur Bruxelles -Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la PAC. Si la FNSEA et leurs alliés des Jeunes agriculteurs promettent des actions fortes après une éventuelle signature, la Coordination rurale a haussé le ton dès lundi, à sa sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris et maintenu son appel à “monter” sur la capitale. Des cortèges sont partis de plusieurs départements, Corse comprise, mais surtout depuis le Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre.Le blocage de l’A64 se poursuit à proximité de Toulouse où plusieurs organisations syndicales d’Occitanie ont prévu de converger mercredi pour “assiéger” la ville rose, malgré l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté.

Wall Street signe un double record grâce à la tech

La Bourse de New York a terminé en hausse mardi avec un double record du Dow Jones et du S&P 500, les investisseurs montrant un engouement certain pour les actifs américains, en particulier les valeurs du secteur technologique, en dépit des tensions géopolitiques.Le Dow Jones a effacé son record de la veille, grimpant de 0,99% à 49.462,08 points et l’indice élargi S&P 500 a progressé de 0,62% à 6.944,82 points, un plus haut historique. Le Nasdaq a lui gagné 0,65%, mais restait légèrement en deçà de ses sommets.”Il y a une certaine ferveur autour de l’intelligence artificielle (IA)”, commente auprès de l’AFP Patrick O’Hare, de Briefing.com.Selon l’analyste, cette dynamique a démarré après l’annonce par Nvidia du lancement de la production de ses nouveaux processeurs IA, plus rapides et moins gourmands en énergie que les versions précédentes.L’action du principal fournisseur de puces pour l’IA a subi quelques prises de bénéfices en fin de séance, cédant finalement 0,45%.Mais cette nouvelle a suffi à entraîner tout l’écosystème lié au développement de l’IA: les fabricants des semi-conducteurs Micron et Texas Instrument ont bondi respectivement de 10,04% et 8,41%, le spécialiste du stockage numérique Western Digital s’est envolé de 16,77%.Un enthousiasme aussi nourri par les prévisions pour le trimestre tout juste écoulé du fabricant de puces Microchip Technology (+11,65%), supérieures aux attentes des analystes.Mais la progression ne s’est pas limitée à ces valeurs.Patrick O’Hare note “une tendance à la hausse en ce début d’année, les investisseurs plaçant leur argent dans des domaines qui auraient pu être négligés l’année dernière”.La réorganisation des portefeuilles des investisseurs “se poursuivra dans une certaine mesure tout au long du premier trimestre, car la saison des impôts approche”, anticipe Christopher Low, de FHN Financial.Les acteurs du marché “attendent avec impatience les données économiques à venir pour justifier leur positionnement de 2026, et l’agenda de demain s’annonce chargé”, relève de son côté Jose Torres, d’Interactive Brokers.Si l’enquête d’ADP/Stanford Lab sur l’emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis est attendue mercredi, c’est bien le rapport mensuel du département du Travail qui concentrera les regards vendredi.La banque centrale américaine (Fed) “a lié ses récentes baisses de taux à la faiblesse du marché du travail (…), il ne fait donc aucun doute que le marché réagira à ce rapport, car il cherchera à interpréter ce qu’il signifie pour les futures décisions” de politique monétaire, prévient Patrick O’Hare.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans restait stable vers 21H25 GMT par rapport à la clôture la veille, à 4,16%.A la cote, les fabricants de matériel de refroidissement ont reculé après la présentation des nouvelles puces de Nvidia, offrant “cinq fois plus d’efficacité énergétique” que les précédentes, selon l’entreprise.Trane Technologies (-2,52%), Johnson Controls (-6,24%) et Modine Manufacturing (-7,46%) avaient été portés ces dernières années par le développement des centres de données pour entraîner et faire fonctionner les modèles d’intelligence artificielle (IA), très gourmands en énergie et en capacités de refroidissement.L’équipementier sportif Under Armour (+4,98% à 5,69 dollars) a été dans le vert, porté par l’annonce du renforcement à son capital du groupe financier canadien Fairfax Financial, qui détient désormais environ 22% des actions de l’entreprise. De quoi donner un peu d’air à son cours, qui a chuté de 40% sur l’ensemble de l’année 2025.La compagnie énergétique Vistra (+4,05% à 169,53 dollars) a été recherchée après avoir annoncé le rachat de son concurrent Congentrix Energy, pour environ 4 milliards de dollars.

ArcelorMittal signe avec EDF un contrat d’approvisionnement d’électricité nucléaire sur 18 ans

ArcelorMittal a signé avec EDF un contrat de fourniture d’électricité nucléaire (CAPN) d’une durée de 18 ans, pour approvisionner les sites de l’aciériste en France, ont annoncé mardi les deux groupes.Le contrat prévoit qu'”EDF allouera à ArcelorMittal une quote-part de la puissance de son parc nucléaire en exploitation, pour une durée de 18 ans”, permettant à l’industriel “de sécuriser ses besoins en électricité bas carbone et compétitive sur le long terme”, ont-ils indiqué dans un communiqué conjoint.Les premières livraisons ont commencé le 1er janvier 2026, ont-ils précisé.”Cet accord va nous permettre d’approvisionner nos sites français sur le long terme avec une électricité bas carbone, un facteur clé de compétitivité future pour notre acier produit en France”, a commenté Reiner Blaschek, CEO d’ArcelorMittal Europe – Produits plats, cité dans le communiqué.”En accompagnant ArcelorMittal, acteur clé de la production d’acier, nous contribuons à la décarbonation de l’industrie et à la souveraineté énergétique”, a déclaré Béatrice Bigois, directrice exécutive en charge du pôle Clients, Services et Territoires du Groupe EDF.Cette signature, en date du 26 décembre, “fait suite à la lettre d’intention signée en janvier 2024 et constitue une étape majeure dans la stratégie énergétique d’ArcelorMittal en France”, selon le communiqué.Ni ArcelorMittal, ni EDF n’ont souhaité communiquer sur les volumes d’électricité contractualisés.Ce contrat de long terme intervient au moment où les syndicats et le gouvernement guettent la confirmation par le sidérurgiste de ses projets de décarbonation des hauts fourneaux de Dunkerque, un temps suspendus.Le groupe avait réaffirmé en mai 2025 son “intention” d’investir à hauteur de 1,2 milliard d’euros à cette fin dans le nord, pour couper court aux rumeurs de désengagement de la France, où il a supprimé 608 postes l’an passé.Mais depuis, ArcelorMittal, qui conditionne ces projets à la mise en place de mesures de défense commerciale par l’Europe, tarde à confirmer ces investissements.D’où la méfiance de Jean-Marc Vecrin, coordinateur CFDT pour l’ensemble du groupe.Pour lui, “le plan acier” de l’Europe, qui comporte des mesures douanières pour protéger le continent des importations d’acier chinois, la réforme du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), visant à éviter des distorsions de concurrence et cet accord avec EDF, sont autant “de signaux positifs, mais derrière, il n’y a absolument aucun engagement” d’ArcelorMittal.Ces contrats dit CAPN, qui sont adossés au parc historique nucléaire français, proposent des tarifs de vente de l’électricité convenus à l’avance, sur des durées d’au moins 10 ans, en contrepartie de supporter une partie des risques associés à la production des réacteurs.Les CAPN, parmi l’offre de contrats de moyen et long terme d’EDF, permettent à l’électricien de sécuriser ses recettes commerciales dans la perspective de son mur d’investissements pour la relance du nucléaire tout en répondant aux objectifs de l’Elysée de maintenir la compétitivité des industriels et d’attirer les centres de données en France.Réservés au départ aux industriels très énergivores, ces contrats sont d’ailleurs depuis novembre dernier étendus à d’autres entreprises ayant des besoins en électricité importants.ArcelorMittal, deuxième sidérurgiste mondial, emploie 15.000 personnes au total en France.

Neige et verglas vont s’intensifier, routes et vols perturbés

Neige et verglas vont revenir en force mercredi sur une large bande nord-ouest de la France, avec d’importantes perturbations attendues dans les transports routiers et aériens, ainsi que sur certaines lignes ferroviaires.Après un premier épisode lundi soir, 38 départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé Météo-France. Des pluies verglaçantes sont attendues sur l’Ouest et de fortes chutes de neige sur l’Île-de-France et le Nord-Est. La neige pourrait y atteindre plusieurs centimètres.Le ministre des Transports Philippe Tabarot a “fortement conseillé” aux automobilistes d’éviter tout déplacement mercredi en Ile-de-France, ainsi qu’aux usagers des transports en commun mercredi matin.”Les métros devraient fonctionner, les RER devraient fonctionner, les trains devraient fonctionner, nous avons des réserves sur les bus”, en fonction de l’épaisseur de la neige, a-t-il déclaré.Or, “Météo-France parle d’un événement qui peut être encore supérieur à celui de lundi en termes de neige (…) qui viendra sur un sol qui est déjà gelé”, a souligné ensuite le ministre sur Cnews.Ile-de-France Mobilités (IDFM) a prévenu que “le fonctionnement des 1.900 lignes de bus et car franciliens s’annonce fortement perturbé, voire à l’arrêt, et sera décidé en fonction des conditions réelles de circulation”.IDFM a en outre signalé que “par décision préfectorale, les transports scolaires sont suspendus pour la journée du 7 janvier dans les tous les départements de grande couronne: Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne et Val d’Oise”. Les Hauts-de-France ont pris la même mesure.Côté aérien, M. Tabarot a annoncé l’annulation d’environ 40% des vols prévus entre 09H00 et 14H00 à Paris-Charles-de-Gaulle et 25% de ceux prévus entre 06H00 et 13H00 à Orly, premier et deuxième aéroports français. Il a aussi évoqué des difficultés à l’aéroport de Nantes, déjà resté fermé toute la journée de mercredi.Les transports ferroviaires seront également affectés, la SNCF ayant décidé d’interrompre par précaution la circulation des trains électriques “sur les axes Tours-Saumur et Tours-Poitiers-La Rochelle mercredi de 6h00 à 12h00” en raison de possibles pluies verglaçantes. La SNCF a aussi mentionné dans un communiqué une “réduction de vitesse sur les lignes à grande vitesse”. M. Tabarot a également annoncé l’interdiction de la circulation de poids lourds en Ile-de-France, dans l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire) et le Centre-Val de Loire. En Ile-de-France, la vitesse maximale des véhicules légers sera par ailleurs limitée mercredi à 70 km/h. “Tous les préfets des départements en vigilance orange souhaitent aussi réduire au maximum les déplacements”, a remarqué M. Tabarot, en encourageant le télétravail “pour ceux qui le peuvent”.La consommation électrique de la France a dépassé mardi matin les 90 gigawatts, un niveau qui n’avait plus été franchi depuis le 28 février 2018, mais encore loin du maximum historique du 8 février 2012 avec 102 GW, selon des données de RTE consultées par l’AFP.L’an dernier, le pic annuel de consommation d’électricité avait été atteint le 14 janvier 2025 (87 GW).De son côté, GRDF a annoncé une puissance d’énergie fournie par le gaz de 125 GW mardi matin, un niveau plus vu depuis trois ans, et indiqué que les centrales à gaz avaient fonctionné “à plein régime”.- Plusieurs morts mardi -Depuis lundi après-midi, les conditions météo ont provoqué plusieurs décès, surtout dus à des accidents de circulation liés au verglas, tandis que des centaines de kilomètres de bouchons s’accumulaient sur les routes. Dans les Landes, deux personnes ont perdu la vie mardi dans un carambolage qui a impliqué deux autocars et de nombreux véhicules sur l’autoroute A63, selon la préfecture qui fait état également de quatre blessés.”C’est une patinoire”, avait déclaré en milieu de matinée à l’AFP Christophe Canut, aide-soignant de 43 ans bloqué sur l’A63, où des camions sont également en travers de l’autre voie plus au sud.Un homme âgé de 65 ans a été retrouvé décédé à Compiègne (Oise) mardi matin, un décès “probablement lié au froid”, a précisé à l’AFP le maire, Philippe Marini.En Charente-Maritime, 2.000 foyers étaient privés d’électricité à 18h30, et encore “environ 600” dans les Pays de la Loire, en raison de lignes endommagées par la neige, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis. “L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en région parisienne, a commenté mardi Philippe Tabarot. bur-im-leb-dep-nal-tq/jbo/cbn

La Bourse de Paris termine en hausse, après des signes favorables du côté de l’inflation

La Bourse de Paris a terminé en hausse mardi, portée par un certain optimisme des investisseurs en ce début d’année, en dépit des tensions géopolitiques, et par le ralentissement de l’inflation dans plusieurs pays de la zone euro, dont la France.L’indice vedette parisien a pris 0,32% à 8.237,43 points, en hausse de 25,93 points, se rapprochant de son dernier record en clôture touché le 21 octobre à 8.258,86 points. Lundi, l’indice vedette parisien avait avancé de 0,20%.Comme l’ensemble des marchés mondiaux, le CAC 40 profite d’une bonne dynamique depuis le début de l’année, portée notamment par la confiance dans la conjoncture économique et dans certains secteurs, comme la tech ou la défense.A Paris, le spécialiste des semi-conducteurs STMicroelectronics a par exemple bondi de 5,33% à 25,02 euros.Les investisseurs ont aussi salué le ralentissement de l’inflation en Allemagne et en France au mois de décembre.En Allemagne, la hausse des prix s’est élevée en décembre à 1,8% sur un an, contre 2,3% en novembre, atteignant son plus bas niveau de l’année 2025, selon des chiffres provisoires publiés par l’institut statistique Destatis. En France, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, selon une estimation de l’Institut national de la statistique, après +0,9% en novembre.Ces chiffres sont “une bonne nouvelle pour les marchés, car on pouvait craindre une mauvaise surprise, après des données en novembre qui montraient une accélération”, relève Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING.Cela permet aussi d’éloigner la perspective d’une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) cette année. Mais les marchés seront attentifs aux chiffres de l’inflation pour l’ensemble de la zone euro mercredi pour tirer une conclusion définitive.Côté obligataire, le taux d’intérêt français à échéance dix ans a atteint 3,55%, contre 3,57% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, a fini à 2,84%, contre 2,87% précédemment.EssilorLuxottica bonditLe numéro un mondial de l’optique EssilorLuxottica s’est envolé de 5,24% à 277,20 euros.Le groupe a bondi mardi, après une publication sur le blog de Meta annonçant suspendre l’expansion hors des Etats-Unis de la commercialisation de ses lunettes connectées Meta Ray-Ban Display, développées avec EssilorLuxottica, en raison d’une “demande sans précédent et de stocks limités”.Pour EssilorLuxottica, cela “renforce les attentes de croissance des ventes pour l’exercice 2026”, relèvent les analystes de Jefferies.Trigano en repliLe fabricant français de véhicules de loisirs Trigano, leader européen du camping-car, a cédé 1,49% à 171,70 euros.Le groupe a vu son chiffre d’affaires du premier trimestre grimper de 8,3% par rapport à la même période l’an dernier, à 833,4 millions d’euros. Mais ces chiffres “sont sous les estimations”, relèvent les analystes d’UBS dans une note.

Dauphins: un rapport scientifique explore des alternatives à la fermeture de la pêche

Un rapport scientifique publié mardi, portant sur les captures accidentelles de dauphins dans le golfe de Gascogne, évalue des mesures plus ciblées que la fermeture temporaire de la pêche, reconduite cet hiver, afin de préserver les cétacés – mais aussi la filière.”Cette mesure, efficace à court terme mais coûteuse sur le plan économique et social, appelle à discuter et évaluer des options alternatives”, écrivent dans un communiqué les auteurs du projet Delmoges, piloté par l’Ifremer, La Rochelle Université et le CNRS, en partenariat avec l’Université de Bretagne occidentale et le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM).L’interdiction de la pêche a été reconduite du 22 janvier au 20 février 2026, pour la troisième année consécutive, dans le golfe de Gascogne.Lancé en 2022, le projet Delmoges a mené l’enquête auprès de divers acteurs, dont la filière pêche et des ONG, avec une volonté de concilier protection de la biodiversité et pérennité des activité économiques.Balises acoustiques, changement de stratégie de pêche, fermeture temporaire des zones à risque… “Il n’y a à ce jour pas de solution parfaite”, a déclaré à l’AFP Clara Ulrich, coordinatrice des expertises halieutiques à l’Ifremer.”Une bonne mesure de gestion, c’est une mesure qui est à la fois efficace pour les dauphins, facile à mettre en œuvre et à contrôler et qui n’a pas ou peu d’impact socio-économique. Il n’y a pas de mesure idéale qui combine parfaitement ces trois aspects”, détaille la chercheuse, en appelant à “continuer le dialogue sur des combinaisons de mesures, ou des mesures plus ciblées”.Parmi les propositions avancées durant l’enquête, le rapport mentionne notamment l’installation de répulsifs acoustiques pour dauphins (pingers), un changement d’engin de pêche (du filet vers la ligne par exemple) en échange de quotas supplémentaires ou le choix entre un changement d’engin de pêche et l’installation de caméras… Mais aucune de ces mesures n’a remporté d’adhésion franche des pêcheurs, ONG, scientifiques et du public.Les scientifiques soulignent par ailleurs que le réchauffement des eaux, sous l’effet du changement climatique, concentre les proies des dauphins (les petits poissons pélagiques) près des côtes, attirant ces derniers dans les zones de pêche hivernales, et augmentant ainsi leur vulnérabilité.”Les dauphins, globalement en bonne santé au moment de leur mort, sont capturés lorsqu’ils chassent activement les anchois et sardines”, résument les auteurs du rapport.En croisant toutes les données disponibles sur les cétacés, leurs proies et les captures observées sur une période donnée, les scientifiques ont pu identifier des zones où le risque était le plus élevé, ce travail de “cartographie fine” ouvrant la voie, selon eux, à des mesures de gestion plus adaptées.Selon le CNPMEM, le rapport confirme que la hausse des captures accidentelles depuis 2016 “est liée avant tout au déplacement des dauphins vers les zones côtières”, du fait de l’évolution climatique, les pêcheurs en étant “directement impactés”.Alors que selon l’observatoire spécialisé Pelagis, la fermeture temporaire du golfe de Gascogne a réduit de 60% les captures accidentelles à l’hiver 2024/2025 comparé aux années précédentes, les professionnels considèrent que “l’impact réel” de cette mesure reste à évaluer et que des “solutions adaptées et opérationnelles” restent à trouver.

Les Cubains redoutent des temps encore plus difficiles après la chute de Maduro

“2026 va être dur” : les Cubains, déjà touchés par une grave crise économique, anticipent des jours encore plus difficiles après la chute du président Nicolas Maduro au Venezuela, proche allié de La Havane et jusque-là son principal fournisseur de pétrole. “Comme le Venezuela est le principal fournisseur (…) de pétrole” à Cuba, la situation économique va “devenir un peu compliquée”, reconnaît auprès de l’AFP Axel Alfonso.Ce chauffeur de 53 ans a vécu toute sa vie, comme 80% des Cubains, sous la pression de l’embargo économique américain, en vigueur depuis 1962. “Je ne veux pas être pessimiste, je suis réaliste : 2026 va être dur, très dur”, confie-t-il.Madelin Terris, 55 ans, qui travaille comme réceptionniste dans un ministère, reconnaît aussi que la situation économique de l’île, déjà complexe, risque “d’empirer”. Dimanche, Donald Trump a affirmé que le pays communiste, qui a survécu à la pression d’une douzaine de gouvernements américains, était “prêt à tomber” après la capture de Nicolas Maduro.Il a minimisé la nécessité d’une intervention militaire américaine, estimant qu’il serait difficile pour le pays de se maintenir à flot sans le pétrole vénézuélien. “Tout s’écroule”, a déclaré le dirigeant qui, pendant son premier mandat (2017-2021), a renforcé, comme aucun autre président des Etats-Unis avant lui, les sanctions économiques contre l’île, après le bref dégel diplomatique engagé par Barack Obama. En 1991, Cuba, située à quelque 150 kilomètres des côtes de Floride, considérablement affaiblie par la chute du bloc soviétique, avait réussi à surmonter une grave crise économique en s’ouvrant au tourisme et à l’investissement étranger. Et à partir de 2000, le pays a pu compter sur un accord de coopération signé avec le Venezuela du président Hugo Chavez (1999-2013), prévoyant un approvisionnement en pétrole contre l’envoi de médecins et de professeurs.Caracas a encore livré au cours du dernier trimestre de 2025, entre 30.000 et 35.000 barils par jour, soit l’équivalent de 50% du déficit pétrolier de l’île, a précisé à l’AFP Jorge Piñón, chercheur à l’Université du Texas.- “Incertitude” -Mais sous l’effet conjugué du durcissement des sanctions américaines, de la faible productivité de son économie planifiée, de la chute du tourisme et de l’échec d’une réforme monétaire, l’île de 9,6 millions d’habitants a replongé dans une nouvelle crise particulièrement aiguë.  En cinq ans, le PIB cubain a chuté de 11% et le gouvernement manque cruellement de devises pour assurer les services de base, notamment le fonctionnement de son réseau électrique vétuste, le maintien de son système de santé et la fourniture de denrées subventionnées.Ces difficultés économiques ont été un détonateur des manifestations antigouvernementales sans précédent du 11 juillet 2021 où des milliers de Cubains étaient descendus dans la rue en criant “On a faim”, “A bas la dictature”.Depuis, les coupures électriques et les pénuries nourrissent le mécontentement et ont entraîné des manifestations sporadiques dans le pays.Dès lors, une possible interruption de l’approvisionnement en pétrole vénézuélien suscite des inquiétudes, alors que les délestages ont pu atteindre 40 heures dans certaines provinces.”Nous vivons une période d’incertitude”, reconnaît Daira Pérez, une avocate de 30 ans, qui tente de se rassurer en soulignant que, pour l’heure, “il n’y a pas eu de changement significatif dans la politique du Venezuela” envers Cuba.Pour Jorge Piñón, “il n’est pas clair si les livraisons de pétrole vénézuélien à destination de Cuba vont se poursuivre”. Mais “Cuba n’a ni les ressources pour acheter ce volume sur les marchés internationaux, ni un allié politique qui puisse le tirer de cette situation”.Malgré leurs craintes, les Cubains, habitués depuis plus de six décennies aux menaces et aux moments de forte tension avec leur puissant voisin, vaquaient lundi à leurs occupations.”Voilà 60 ans que nous nous battons, il faut continuer”, assure le chauffeur Axel Alfonso. Roberto Brown, 80 ans, a vécu le blocus naval imposé par Washington lors de la crise dite des missiles de 1962, qui a plongé le monde au bord d’une guerre nucléaire.Donald Trump “sait” dans quel pays “il va mettre les pieds”, assure-t-il. “Un missile (…) peut arriver ici, mais peut aussi arriver là-bas”, lance-t-il. 

Wall Street proche de ses sommets, soutenue par la tech

La Bourse de New York évolue en hausse mardi, accueillant avec un optimisme prudent des nouvelles sur le front technologique, notamment du géant des semi-conducteurs et première capitalisation mondiale Nvidia.Au lendemain d’un record en clôture, le Dow Jones prenait 0,30% vers 15H00 GMT.L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,47% et l’indice élargi S&P 500 avançait de 0,40%, tous deux non loin de leurs plus hauts niveaux.”L’annonce faite hier par Nvidia concernant l’accélération de la production de nouvelles puces est vraiment le facteur le plus déterminant” pour le marché mardi, commente auprès de l’AFP Christopher Low, de FHN Financial.L’entreprise, qui fournit l’écrasante majorité des puces pour l’intelligence artificielle (IA), a lancé la production de ses nouveaux processeurs Vera et Rubin, plus rapides et moins gourmands en énergie que leurs prédécesseurs, a annoncé lundi son PDG, Jensen Huang.Leur fabrication a commencé moins d’un an après la mise sur le marché des versions précédentes, contre un rythme de renouvellement d’au minimum deux ans jusqu’à présent.Après des inquiétudes persistantes pendant la seconde moitié de 2025 sur les niveaux de valorisation du secteur et les possibilités de rentabilité, “nous voyons le retour de l’optimisme sur l’IA”, estime Christopher Low.L’action Nvidia prenait 1,66% à 191,25 dollars vers 15H00 GMT.Le fabricant de semi-conducteurs Microchip Technology (+8,26% à 72,56 dollars) était lui félicité pour ses prévisions pour le troisième trimestre de son exercice décalé, supérieures aux attentes.”Le reste du marché boursier semble un peu endormi, faute d’autres catalyseurs intéressants”, estime Patrick O’Hare.Selon lui, il sera intéressant d’observer les évolutions du marché ce mois-ci, partant de l’idée selon laquelle “la tendance de janvier est celle de l’année”.Et l’analyste de citer une série d’événements clés attendus pour ce début d’année, comme la nouvelle réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) ou “la possible décision de la Cour suprême sur le pouvoir du président en matière de droits de douane”.Sur le plan macroéconomique, la séance devrait être calme mardi. L’essentiel des indicateurs américains seront publiés à partir de mercredi, le plus attendu restant le rapport sur l’emploi de décembre, qui doit paraître vendredi.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans restait pratiquement stable vers 15H00 GMT à 4,17% contre 4,16% à la clôture lundi.A la cote, l’équipementier sportif Under Armour (+2,46% à 5,42 dollars) était dans le vert, porté par l’annonce du renforcement à son capital du groupe financier canadien Fairfax Financial, qui détient désormais environ 22% des actions de l’entreprise.Cela vient donner un peu d’air au cours d’Under Armour, qui a chuté de 40% sur l’ensemble de l’année 2025.La compagnie énergétique Vistra (+3,72% à 168,99 dollars) était recherchée après avoir annoncé le rachat de son concurrent Congentrix Energy, pour environ 4 milliards de dollars.L’assureur américain AIG (-7,36% à 78,13 dollars) reculaittrès nettement, souffrant de l’annonce du départ de son patron Peter Zaffino, après cinq ans à la tête de l’entreprise.

A Dijon, le procès d’un “malentendu” entre agriculteurs et OFB

“Volonté d’acharnement” ou “ressenti infondé”: un responsable du syndicat agricole FDSEA a comparu mardi à Dijon pour avoir tagué sur la façade de l’Office français de la biodiversité (OFB) les prénoms d’agents à qui il reprochait de monter des “dossiers à charge”.”C’est un gros malentendu. Le ressenti des agriculteurs, qui se sentent persécutés, est infondé”, a résumé la procureure Marie-Pierre Bouhey, en requérant devant le tribunal correctionnel de Dijon une amende de 200 euros contre Clément Babouillard, 40 ans, président du puissant syndicat agricole FDSEA dans le canton de Baigneux-les-Juifs (Côte d’Or).Dans un procès symptomatique des tensions entre OFB et monde paysan, l’agriculteur était jugé pour avoir tagué les prénoms de deux agents de l’OFB de Montbard (Côte d’Or) sur la façade de l’Office, accolés au mot “mutation”, lors d’une manifestation qui avait réuni 300 agriculteurs le 30 janvier 2024. “Ces agents stigmatisent les agriculteurs”, s’est-il défendu, évoquant des “dossiers à charge et faux” contre des exploitants. “On ne peut pas accepter cette volonté d’acharnement”, a-t-il dit à la barre, assurant que, “jamais”, il ne s’en serait pris “personnellement” aux agents.Son avocate, Anne Gislain, a elle aussi dénoncé un “acharnement” de certains agents de l’OFB, évoquant deux dossiers où elle avait dû “batailler” pour qu’ils soient classés sans suite après avoir été montés par l’Office.A l’entrée du tribunal, une poignée d’agriculteurs étaient venus soutenir leur collègue, entre deux blocages d’autoroute. “Ca fait depuis plusieurs années qu’il y a des soucis. C’est de l’excès de zèle”, a déclaré à l’AFP Antoine Carré, président de la FDSEA Côte d’Or. “L’OFB est la police de l’environnement. On ne peut pas dire qu’ils montent des dossiers à charge. S’ils se trompent, il n’y pas de poursuites. C’est le parquet qui décide”, a assuré la procureure.”Les agents de l’OFB ne sont pas des empêcheurs de tourner en rond”, a plaidé Laura Abramovitch, l’avocate des parties civiles (les agents et l’OFB). “Ils sont là pour empêcher la pollution et protéger la santé des agriculteurs et de leurs enfants”, a-t-elle ajouté. “On jette en pâture des agents publics”, a-t-elle estimé, dénonçant un “deux poids-deux mesures” entre des “militants environnementaux condamnés à six mois avec sursis quand ils sont interpellés dans une manifestation” et des agriculteurs comme M. Babouillard contre lequel est requis 200 euros d’amende.Le jugement a été mis en délibéré au 5 février.