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Groenland: Trump impose le sujet à Davos, l’UE promet “une réponse ferme”

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a promis mardi à Davos une réponse “ferme” face aux menaces répétées sur le Groenland de Donald Trump, qui a encore fait monter la pression avec l’annonce d’une réunion “des différentes parties” dans la station des Alpes suisses.Le président américain veut s’emparer de ce territoire autonome appartenant au Danemark, invoquant des motifs de sécurité face aux Russes et aux Chinois. Un sujet qui braque ses alliés européens au sein de l’Otan et qu’il a néanmoins imposé à l’agenda de la réunion annuelle du Forum économique mondial, qui se tient toute la semaine à Davos.”Nous plonger dans une spirale descendante ne ferait qu’avantager les adversaires que nous sommes tous deux déterminés à tenir à l’écart. Notre réponse sera donc ferme, unie et proportionnelle”, a martelé Ursula von der Leyen lors de son discours mardi à la tribune du Forum économique mondial.Les droits de douane supplémentaires, dont Washington menace plusieurs pays européens qui s’opposent à ses visées sur le Groenland, seraient une “erreur, en particulier entre alliés de longue date”, a-t-elle insisté. Et de rappeler: “L’UE et les Etats-Unis ont conclu un accord commercial en juillet dernier. Et en politique comme en affaires, un accord est un accord.”Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, qui s’exprimait juste après elle, a également mis en garde: “Un petit nombre de pays privilégiés ne devraient pas bénéficier d’avantages fondés sur leurs seuls intérêts, et le monde ne peut pas revenir à la loi de la jungle où les forts s’en prennent aux faibles.” – “Nous devons l’avoir” -Donald Trump malmène le multilatéralisme depuis son retour à la Maison-Blanche il y a un an, utilisant les droits de douane comme une arme pour atteindre ses objectifs.  Après son offensive sur le Venezuela et son pétrole, il multiplie ces derniers jours les déclarations sur le Groenland.Les dirigeants de l’UE réfléchissent à des mesures de rétorsion commerciale et prévoient de discuter du Groenland lors d’un sommet convoqué en urgence pour jeudi à Bruxelles. “Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir”, a assuré lundi Donald Trump à un journaliste en Floride qui l’interrogeait sur le territoire autonome.”Le Groenland est essentiel pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière, sur ce point, tout le monde est d’accord!”, a-t-il insisté mardi sur son réseau Truth Social, indiquant avoir eu “un très bon entretien téléphonique” avec Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan.”Les États-Unis d’Amérique sont de loin le pays le plus puissant au monde (…) Nous sommes la seule PUISSANCE capable d’assurer la PAIX dans le monde et cela se fait, tout simplement, par la FORCE !”, a-t-il dit.Le président américain a également posté une image générée par l’IA le montrant, accompagné du vice-président JD Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique. Un panneau indique: “Groenland, territoire américain depuis 2026”.Le président français Emmanuel Macron, qui a dénoncé récemment “le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme” dans les relations internationales, figure parmi les défenseurs d’une réponse ferme de l’UE. Il doit s’exprimer à Davos en début d’après-midi, avant de repartir de Davos en principe dès mardi soir, sans croiser Donald Trump qui arrive seulement le lendemain. Le chancelier allemand Friedrich Merz a en revanche affirmé vouloir rencontrer en Suisse le président américain, disant vouloir “éviter une escalade douanière”.La délégation américaine est cette année l’une des plus importantes jamais enregistrée à Davos d’après les organisateurs, et la présence des Etats-Unis est très visible, avec de nombreux commerces de la rue principale privatisés par des entreprises américaines et même une “USA House” installée dans une église où les membres du gouvernement multiplient les interventions.Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a notamment réfuté mardi à Davos l’hypothèse que les Européens puissent mettre en place des rétorsions financières et se débarrasser de leurs bons du Trésor américain.Lors d’un point presse, il a fait observer que le marché de la dette américaine “est le marché le plus liquide et c’est la base de toutes les transactions financières”. “Je suis sûr que les Européens vont continuer à en détenir”, a-t-il dit.Parmi les autres dirigeants attendus mardi à Davos figure notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui cherche à réduire la dépendance de son pays aux Etats-Unis et a récemment conclu un nouveau partenariat avec Pékin. 

Catastrophe ferroviaire en Espagne: début du deuil national, la famille royale attendue sur place

L’Espagne a entamé mardi un deuil national de trois jours après la collision tragique de deux trains ayant fait au moins 41 morts dimanche soir en Andalousie (sud), où est attendue à la mi-journée la famille royale pour témoigner son soutien aux familles des victimes et aux rescapés.Sur le site du drame, les recherches se poursuivent dans les carcasses des deux trains, réduits en partie en tas de ferraille, faisant craindre un bilan plus élevé.Le nombre de personnes décédées “est passé à 41”, a annoncé dans la matinée le gouvernement régional andalou, précisant que 39 personnes, dont quatre enfants, restaient hospitalisées.Treize personnes, des adultes, sont toujours en soins intensifs, selon cette source.- Bilan total toujours inconnu -Le roi d’Espagne Felipe VI et son épouse Letizia sont attendus à partir de 12h20 (11h20 GMT) à Adamuz, petite bourgade paisible d’Andalousie désormais au coeur de l’actualité, a annoncé la maison royale. Le couple royal doit ensuite se rendre à Cordoue, à 35 kilomètres de là, notamment à l’hôpital Reina Sofía, qui soigne certains des blessés de l’accident.Les autorités ont déjà prévenu que le bilan de la tragédie pourrait encore augmenter, car les équipes de secours sont encore à la recherche d’éventuels corps restés coincés dans les trains.L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) avait indiqué lundi soir que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes. Cinq personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d’autopsies, a ajouté cette source.Le nombre total de victimes pourra être connu “avec certitude” dans “les prochaines 24 à 48 heures”, avait estimé lundi soir le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, dont le gouvernement est en première ligne dans la gestion de la catastrophe. Cela signifie que le bilan définitif serait connu au plus tard mercredi.Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les trois dernières voitures d’un train de l’opérateur privé Iryo allant vers Madrid (nord) avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à coté, avant d’être percutées violemment par un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Les deux trains à grande vitesse, qui allaient à plus de 200 km/heure au moment de la collision, transportaient au total plus de 500 passagers.- Quelle cause ? -Les débats se concentrent désormais sur les causes de cet accident “extrêmement étrange”, selon les termes employés par le ministre des Transports, Oscar Puente.La collision est survenue dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée, alors même que trois trains étaient passés au même endroit “20 minutes avant” sans que “personne ne signale la moindre anomalie sur la voie”, a affirmé le ministre mardi matin.L’enquête, avait-il dit lundi, doit déterminer si la rupture d’un tronçon de la voie, visible sur certaines photos, est “la cause ou la conséquence” du déraillement du train Iryo qui a entraîné la collision. Ce qui était certain à ce stade, c’est que la vitesse des trains n’était pas en question et que “l’erreur humaine (était) pratiquement écartée”, avait assuré lundi le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia. Il en avait déduit que la faute était peut-être due “au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”.Face à l’émotion, le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une “transparence absolue” et “la vérité” sur cette catastrophe, qui bouleverse le pays plus de dix ans après un autre déraillement meurtrier, qui avait fait 80 morts en 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest).Un premier rapport préliminaire sur l’accident pourrait être publié dans “deux ou trois mois”, avant une version définitive dans un délai maximal d’un an, a précisé mardi César Franco, président du Conseil des ingénieurs industriels. 

Davos: les Européens à la tribune, Trump impose le Groenland à l’ordre du jour

Donald Trump a annoncé mardi une réunion des “différentes parties” sur le Groenland, territoire autonome appartenant au Danemark dont il veut s’emparer, et accentué la pression sur les dirigeants européens réunis au Forum économique de Davos.Grand-messe annuelle d’un multilatéralisme que le président américain ne cesse de malmener, la réunion de Davos intervient en plein bras de fer sur le Groenland entre les Américains et leurs alliés européens au sein de l’Otan.”Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir”, a déclaré le président américain à un journaliste en Floride qui l’interrogeait sur le Groenland, avant d’annoncer “une réunion des différentes parties à Davos, en Suisse”.”Le Groenland est essentiel pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière, sur ce point, tout le monde est d’accord!”, a-t-il lancé sur son réseau Truth Social, indiquant avoir eu “un très bon entretien téléphonique” avec Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan.”Les États-Unis d’Amérique sont de loin le pays le plus puissant au monde (…) Nous sommes la seule PUISSANCE capable d’assurer la PAIX dans le monde et cela se fait, tout simplement, par la FORCE !”, a-t-il dit.Le président américain a également posté une image générée par l’IA le montrant, accompagné du vice-président JD Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique. Un panneau indique: “Groenland, territoire américain depuis 2026”.M. Trump invoque des motifs de sécurité face aux Russes et aux Chinois pour s’emparer du Groenland et il a menacé de surtaxes douanières les pays qui s’y opposeraient, dont la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni. A l’heure où l’UE réfléchit à des mesures de rétorsion commerciales, les déclarations à la tribune de Davos des dirigeants européens mardi seront particulièrement scrutées.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit notamment prononcer l’un des discours d’ouverture, avant le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Elle a encore insisté lundi sur “la nécessité de respecter sans équivoque” la souveraineté du Groenland et du Danemark, lors d’une rencontre à Davos avec une délégation bipartite du Congrès américain.Le président français Emmanuel Macron, qui a dénoncé récemment “le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme” dans les relations internationales, figure parmi les défenseurs d’une réponse ferme de l’UE. Il doit s’exprimer à Davos en début d’après-midi.- “Cercle vicieux” – Donald Trump, dont la dernière participation en personne au forum de Davos remonte à 2020, doit intervenir à la tribune mercredi.La présence américaine est très visible cette année à Davos, avec de nombreux commerces de la rue principale privatisés par des entreprises américaines et même une “USA House” installée dans une église où les membres du gouvernement multiplient les interventions.La délégation américaine est cette année l’une des plus importantes jamais enregistrée à Davos d’après les organisateurs, et elle n’a pas attendu l’arrivée de son commandant en chef pour occuper le terrain.Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a réfuté mardi à Davos l’hypothèse que les Européens puissent mettre en place des rétorsions financières et se débarrasser de leurs bons du Trésor américain.Lors d’un point presse, il a dénoncé “un récit complètement trompeur” faisant observer que le marché de la dette américaine “a les meilleures performances au monde”. “C’est le marché le plus liquide et c’est la base de toutes les transactions financières”, a-t-il dit. “Tout le monde doit respirer un grand coup. N’écoutez pas les médias qui sont hystériques”, a-t-il ajouté.Emmanuel Macron avait prévu de repartir de Davos dès mardi soir, sans croiser Donald Trump. Le chancelier allemand Friedrich Merz avait en revanche affirmé vouloir y rencontrer le président américain, disant vouloir “éviter une escalade douanière”.”Des menaces douanières entre alliés sont inacceptables; elles affaiblissent notre relation transatlantique et, dans le pire des cas, peuvent conduire à un cercle vicieux”, s’est aussi inquiété le président finlandais Alexander Stubb.Interrogé sur un possible recours à la force des Américains, il a cependant assuré: “Je ne crois pas que les Américains prendront militairement le contrôle du Groenland”.Parmi les autres dirigeants attendus mardi à Davos figure notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui cherche à réduire la dépendance de son pays aux Etats-Unis et a récemment conclu un nouveau partenariat avec Pékin. Le sommet, placé cette année sous le thème “Un esprit de dialogue” se tient jusqu’à vendredi dans la huppée station de ski des Grisons. 

La Bourse de Paris en net repli dans le sillage des tensions entre Européens et Américains

La Bourse de Paris baisse nettement mardi, freinée par les vives tensions entre Bruxelles et Washington, en plein bras de fer sur le Groenland et alors que Donald Trump menace Paris de nouveaux droits de douanes faramineux sur ses vins et champagnes.L’indice vedette CAC 40 reculait de 1,03% vers 10H00, soit de 83,23 points, à 8.028,79 points. La veille déjà, le CAC 40 s’est fortement replié, perdant 146,92 points (-1,78%), pour s’établir à 8.112,02 points à la clôture, signant sa pire séance depuis le début de l’année.”Les entreprises européennes les plus exposées aux droits de douane américains sont les plus pénalisées” sur les marchés, bien que les investisseurs “les plus optimistes estiment que la saga du Groenland n’est qu’un nouvel exemple de la tactique de négociation américaine désormais bien connue: frapper d’abord, discuter ensuite”, abonde Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Mardi matin, le président américain a menacé d’imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français en réponse au refus de son homologue Emmanuel Macron de rejoindre son “Conseil de paix” pour Gaza.Parmi les valeurs du secteur cotées à Paris, LVMH (qui détient Moët Hennessy, sa filière champagne) perdait 2,14% à 570,30 euros, Rémy Cointreau 1,95% à 38,34 euros, Laurent-Perrier 0,66% à 90,20 euros et Marie Brizard 1,41% à 2,79 euros.Les marchés restent pour le moment “suspendus à la réaction de l’Union européenne, encore silencieuse”, retient John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.Donald Trump a également dit s’attendre à une faible résistance des dirigeants européens à sa volonté de s’emparer du Groenland et annoncé une réunion à Davos (Suisse) “des différentes parties”.- La politique française “au second plan” -En France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé lundi engager la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’État pour 2026 par le recours au 49.3, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février.Emmanuel Macron a salué devant les ministres une copie budgétaire qui “permet de contenir le déficit à 5%” du Produit intérieur brut (PIB).Toutefois, “les investisseurs se focalisent à 100% sur les annonces du président Trump. La politique, qui pourtant a une importance cruciale pour l’économie française, passe au second plan”, estime John Plassard.

Mercosur: forte mobilisation d’agriculteurs européens à Strasbourg

Une forte mobilisation d’agriculteurs a débuté mardi à Strasbourg contre l’accord commercial avec le Mercosur et pour “mettre la pression” sur les députés européens, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Des centaines d’agriculteurs, notamment français, italiens, belges et polonais, ont commencé à se réunir à quelques centaines de mètres du Parlement européen vers lequel ils doivent converger en fin de matinée.L’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, va se traduire par l’importation de nourriture “produite de manière complètement différente qu’en Europe, avec plus de produits phytosanitaires, et pas les mêmes normes”, redoute Baptiste Mary, 24 ans, agriculteur dans la Marne. Regrettant que dans les négociations commerciales, “l’agriculture ne fait pas le poids comparé à l’automobile”, il arbore une pancarte proclamant “UE veux-tu encore de tes paysans?” et “Mercosur = mort à coup sûr”.Trois jours après la signature de cet accord au Paraguay, les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, déclare à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Selon lui, de “600 à 700″ tracteurs doivent arriver dans la capitale alsacienne, avec des difficultés de circulation à la clé. Un important dispositif policier, avec le renfort de CRS, est déployé pour protéger le Parlement européen, en pleine session plénière.Au total, quelque 4.000 agriculteurs venus des quatre coins de l’Union européenne, sont attendus, avec une majorité de Français, le mouvement ayant été lancé par la FNSEA, premier syndicat agricole national.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.Les agriculteurs ont prévu de rencontrer de nombreux parlementaires et de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.”On veut que les eurodéputés fassent leur boulot, qu’ils fassent appel à la cour, pour que l’accord soit réétudié” a déclaré à l’AFP Emmanuelle Poirier, 45 ans, présente à  Strasbourg. Elle qui élève des vaches limousines dans la Creuse craint “l’importation massive de viande qui ne correspond pas au cahier des charges en France”.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.- “Troc” -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.”On a peur pour nous, pour nos revenus mais aussi pour nos concitoyens qui vont voir arriver des produits alimentaires qu’on n’a pas le droit de produire chez nous”, témoigne M. Lapie, déplorant un “troc”.Au-delà de l’accord avec le Mercosur, les manifestants, soutenus par le Copa-Cogeca, principale organisation agricole européenne, s’inquiètent de l’avenir et du financement de la Politique agricole commune (PAC) et réclament des mesures de simplification. Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, qui dénonce l’accord avec le Mercosur, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.

Un an après le “choc” DeepSeek, l’euphorie perdure sur une scène chinoise de l’IA galvanisée

Il y a un an, DeepSeek faisait sensation et plaçait l’intelligence artificielle (IA) chinoise sur la carte de la tech mondiale. Depuis, galvanisées, d’autres startups chinoises ont fait de fracassantes entrées en Bourse ou réalisé des levées de fonds inespérées.En janvier 2025, l’irruption du robot conversationnel R1 de la firme chinoise DeepSeek a stupéfié l’industrie de la tech par sa capacité à égaler ses concurrents américains comme ChatGPT, pour un coût moindre et sans recours au microprocesseur vedette de Nvidia, lui préférant des puces moins performantes.De quoi ébranler dans la Silicon Valley l’idée d’une domination américaine intangible.Surtout, en provoquant un sentiment de fierté nationale appuyé par Pékin, cette percée “a apporté beaucoup de confiance” à l’écosystème chinois de l’IA, a déclaré à l’AFP Wu Chenglin, fondateur de la startup DeepWisdom.Sa société, dont le produit-phare est une plateforme de développement logiciel fondée sur l’IA, avait manqué de faire faillite à trois reprises malgré sa popularité auprès des programmeurs.Mais quand l’engouement autour de DeepSeek a entraîné une flambée des investissements dans le pays, M. Wu a pu réunir 220 millions de yuans (30 millions de dollars) en deux levées de fonds.- Afflux de capitaux -Shi Yaqiong et son équipe de Jinqiu Capital, firme financière pékinoise, ont conclu des accords avec une cinquantaine d’entreprises d’IA ces douze derniers mois. Mme Shi, vice-présidente du fonds, décrit un “net regain” d’enthousiasme et une concurrence aiguisée entre investisseurs depuis l'”électrochoc” DeepSeek. “Le type de projets valorisés initialement en 2024 à 10-20 millions de dollars étaient, en 2025, attendus avec des valorisations initiales avoisinant 20-40 millions”, observe-t-elle.Signe de cette frénésie, les titres de deux startups d’IA de premier plan, Zhipu AI et MiniMax, se sont envolées lors d’introductions en Bourse ce mois-ci à Hong Kong, à l’unisson des sociétés de semiconducteurs et géants de la tech, en Chine comme à Wall Street.Au risque d’aviver les craintes d’une bulle, les investisseurs s’interrogeant sur le moment où ces firmes brûlant des montants colossaux deviendront rentables.Les startups chinoises sont également confrontées à un accès restreint aux puces haut de gamme fabriquées par Nvidia, en raison des restrictions imposées par Washington.Cela n’entame guère le moral des développeurs chinois: lors d’un événement de réseautage organisé récemment dans un café pékinois branché, l’atmosphère bourdonnait de discussions optimistes, a constaté l’AFP.Les restrictions américaines ont encouragé l’essor de modèles chinois “plutôt portées vers +l’open-source+ et des coûts réduits”, explique l’entrepreneur Li Weijia. “Si l’IA doit servir tout le monde et créer une immense valeur pour la société, des modèles moins chers atteindront mieux cet objectif”, plaide-t-il.- “Gens très doués” -“La Chine dispose d’un immense écosystème de développeurs d’applications et de gens très doués pour en créer”, confie Shen Qiajin, fondateur d’ideaFlow. “Longtemps, nous n’avions pas de bons modèles économes en coûts”, lacune comblée par DeepSeek.Liang Wenfeng a bâti la startup à partir de 2023 avec une équipe resserrée de jeunes diplômés issus des meilleures universités chinoises. Aujourd’hui, l’entreprise –dont le prochain modèle est attendu dans les prochaines semaines– attire 4% des parts de marché dans le monde, selon le cabinet Similarweb. ChatGPT domine avec 68%, “Gemini” de Google suit à 18%.La décision de DeepSeek de rendre publics les rouages de son modèle, à l’inverse de ceux d’OpenAI (ChatGPT) et d’autres rivaux occidentaux, a levé des barrières en matière de programmation “ouverte” et favorisé l’adoption par les développeurs et entreprises, souligne Neil Shah, de Counterpoint Research.Et la Chine profite largement de son vaste vivier d’ingénieurs: la plateforme de recrutement en ligne Zhilian Zhaopin a signalé une hausse de 39% des candidatures à des emplois liés à l’IA sur les trois premiers trimestres de 2025.Si les inquiétudes sur la sécurité des données et la censure des sujets politiques par les programmes chinois pourraient freiner leur adoption à l’étranger, le marché intérieur est déjà immense: en juin 2025, plus d’un demi-milliard d’internautes chinois déclaraient avoir utilisé l’IA générative, selon le Centre d’information chinois sur l’Internet. Jusqu’à séduire un public néophyte: les parents de l’entrepreneuse Yang Yiwen ont eu leur première expérience lorsqu’ils l’ont vue utiliser DeepSeek lors du Nouvel an lunaire: “Ils ont trouvé ça plutôt amusant”, sourit-elle.

Mercosur: des milliers d’agriculteurs européens attendus à Strasbourg

Des milliers d’agriculteurs sont attendus mardi à Strasbourg pour exprimer leur rejet de l’accord commercial avec le Mercosur et “mettre la pression” sur les députés européens, à la veille d’un vote sur une saisine de la justice.Trois jours après la signature de l’accord commercial entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, au Paraguay, les agriculteurs ne comptent “pas lâcher”, déclare à l’AFP Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA. Ils s’étaient déjà mobilisés par milliers le 18 décembre à Bruxelles.Selon lui, de “600 à 700″ tracteurs doivent affluer dès le matin dans la capitale alsacienne, ce qui devrait provoquer des difficultés de circulation. Un important dispositif policier sera déployé pour protéger le Parlement européen, en pleine session plénière.Au total, quelque 4.000 agriculteurs venus des quatre coins de l’Union européenne, dont l’Italie, la Belgique et l’Allemagne, sont attendus, avec une majorité de Français, le mouvement ayant été lancé par la FNSEA, premier syndicat agricole national.Les eurodéputés ne se prononceront sur l’ensemble de l’accord avec le Mercosur que dans les prochains mois mais ils sont appelés à s’exprimer mercredi sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).En cas de vote positif, la CJUE étudiera la compatibilité de l’accord avec les traités. Si l’avis de la cour est négatif, l’accord ne pourra entrer en vigueur que s’il est modifié.”Même s’il y a des pays qui sont favorables au Mercosur, à l’intérieur des pays, il y a des eurodéputés qui se questionnent fortement et ça peut se jouer à quelques voix près donc il faut continuer à mettre la pression”, souligne M. Lapie.Les agriculteurs ont prévu de rencontrer de nombreux parlementaires et de rester à Strasbourg jusqu’à mercredi.- “Troc” -Négocié depuis 1999, l’accord avec le Mercosur a été soutenu par une majorité d’Etats. La France s’y est opposée.Ce texte crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’Union européenne, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.”On a peur pour nous, pour nos revenus mais aussi pour nos concitoyens qui vont voir arriver des produits alimentaires qu’on n’a pas le droit de produire chez nous”, témoigne M. Lapie, déplorant un “troc”.”Nous mettre autant de normes, de réglementations qui grèvent notre compétitivité, à nous les paysans français et européens, et importer des produits alimentaires qui ne respectent en rien ce qu’on nous impose… On touche quand même le fond”, s’insurge-t-il.”C’est aux parlementaires (européens) à décider maintenant de saisir la Cour de justice européenne. Moi, je le comprends et j’espère que cette démarche ira à son terme”, a dit mardi matin sur TF1 la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au-delà de l’accord avec le Mercosur, les manifestants, soutenus par le Copa-Cogeca, principale organisation agricole européenne, s’inquiètent de l’avenir et du financement de la Politique agricole commune (PAC) et réclament des mesures de simplification. Au lendemain du vote sur la saisine de la justice, les eurodéputés seront amenés à voter jeudi midi sur une motion de censure à l’encontre de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Cette motion, à l’initiative du groupe d’extrême droite des Patriotes pour l’Europe, qui dénonce l’accord avec le Mercosur, a peu de chances de succès, son adoption requérant la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, représentant la majorité des députés qui composent le Parlement.

Japon: record de visiteurs en 2025, malgré un repli des Chinois en fin d’année

Le Japon a accueilli l’an dernier un nombre record de visiteurs étrangers dépassant pour la première fois les 40 millions d’entrées, en dépit d’une forte chute en fin d’année du flux de touristes chinois sur fond de frictions entre Tokyo et Pékin.Le pays a enregistré 42,7 millions d’arrivées de visiteurs en 2025, dépassant le précédent record de 36,8 millions atteint en 2024. L’affaiblissement du yen contribue à renforcer l’attractivité de l’archipel aux yeux des touristes internationaux.Pour autant, le nombre de touristes chinois a plongé en décembre de 45% sur un an: ils n’étaient que 330.000 à visiter le Japon le mois dernier.Les relations des deux puissances voisines se sont détériorées depuis que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine lançait une attaque contre Taïwan. Ces déclarations ont provoqué la colère de Pékin, qui a déconseillé une semaine plus tard à ses ressortissants de se rendre au Japon en raison de “risques importants” pour leur sécurité.De quoi alarmer le secteur du tourisme: la Chine est la première source de visiteurs étrangers du Japon, qui avait accueilli sur les neuf premiers mois de 2025 quelque 7,5 millions de visiteurs chinois, selon des chiffres officiels, soit une envolée de 42% sur un an et un quart du total des touristes étrangers.Attirés par un yen faible, ils avaient dépensé l’équivalent de 3,3 milliards d’euros au troisième trimestre.-“Impact énorme”-Cependant, le ministre des Transports Yasushi Kaneko a tempéré ce décrochage de fin d’année, insistant sur le “progrès significatif” du nombre total de visiteurs.”Bien que les touristes chinois aient diminué en décembre, nous avons attiré un nombre suffisant de visiteurs venant de nombreux autres pays et régions pour compenser cela”, a-t-il insisté, faisant état d’une hausse “marquée” du nombre de touristes venus d’Europe, des États-Unis et d’Australie.”Nous espérons également, et voulons nous assurer, que les visiteurs chinois reviendront chez nous dès que possible”, a conclu le ministre.En attendant, une partie du secteur fait grise mine en déplorant cette manne perdue.”Comme nos principaux clients sont des groupes de touristes chinois, l’impact sur notre activité est énorme”, déplore auprès de l’AFP Li Benjing, employée d’une petite agence touristique à Tokyo spécialisée dans l’accueil de visiteurs de Chine, Nihongyodaiba Kokusai Ryoko.”Nous constatons une baisse de 90 % de nos ventes depuis” l’avertissement émis par Pékin, estime-t-elle.Par ailleurs, un autre épisode avait provoqué durant l’été des annulations en cascades de voyages de touristes hongkongais. Des messages sur un manga prédisant une catastrophe naturelle majeure au Japon en juillet 2025 avaient eu un écho important à Hong Kong, au point d’entraîner temporairement des réductions de vols par les compagnies aériennes.- Objectif: 60 millions -De façon plus générale, le Japon renoue avec sa dynamique d’avant la pandémie de Covid alors que le nombre de visiteurs étrangers avait été multiplié par cinq entre 2012 et 2020.Au-delà de l’attractivité du Japon via la culture, la nourriture et les paysages, cette affluence s’explique aussi par l’affaiblissement du yen, qui a plongé face au dollar depuis trois ans, rendant la destination meilleur marché.Le gouvernement japonais s’est fixé un objectif ambitieux: atteindre 60 millions de touristes étrangers par an d’ici 2030, soit un doublement en moins d’une décennie.Au risque d’attiser dans les sites les plus fréquentés de l’archipel le “surtourisme” et alimenter les critiques des résidents: axes de circulation engorgés, foules bruyantes, incivilités…Conséquence: les autorités cherchent à mieux répartir les destinations des visiteurs et souhaitent aussi mieux étaler les arrivées sur l’année. Les touristes privilégient en effet en masse certaines périodes, comme la floraison des cerisiers, et une poignée de sites jugés incontournables comme Tokyo, Osaka ou encore l’ex-capitale impériale Kyoto.Soucieuses d’endiguer le phénomène, ces trois villes imposent aux touristes des taxes de séjour représentant quelques centaines de yens par nuit.Autre mesure emblématique: un quota quotidien de personnes s’applique en été pour gravir le mont Fuji, accompagné d’un droit d’accès.L’archipel, avec ses 124 millions d’habitants, reçoit toutefois toujours beaucoup moins de touristes que la première destination mondiale, la France, qui compte 68 millions d’habitants et a accueilli autour de 100 millions de visiteurs en 2023 et en 2024.

L’Espagne entame trois jours de deuil après la catastrophe ferroviaire en Andalousie

L’Espagne observe à partir de mardi trois jours de deuil national après l’accident ferroviaire qui a fait au moins 40 morts en fin de week-end dans le sud du pays, le Premier ministre Pedro Sanchez ayant promis une “transparence absolue” sur cette catastrophe.Le bilan de la collision, survenue dimanche soir en Andalousie, s’établit à ce stade à 40 morts et 41 personnes hospitalisées, dont 12 en soins intensifs, selon les derniers chiffres communiqués à la presse par les autorités locales.Mais ce bilan, qui inclut quatre enfants hospitalisés, pourrait s’alourdir à mesure que les recherches continuent dans les carcasses des deux trains qui se sont entrechoqués près d’Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue. Les secouristes sur place tentent notamment d’extraire d’éventuels corps restés coincés dans la ferraille.L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) a précisé dans un communiqué dans la soirée que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes. Cinq personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d’autopsies, a ajouté cette source.Le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, a estimé lundi soir que les autorités pourront déterminer “avec certitude” le nombre de victimes dans les “prochaines 24 à 48 heures”.- Un déraillement puis un choc violent -Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total.En cause: un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) -, dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Complètement sorties des rails, les quatre voitures du train de la Renfe se sont retournées, et deux d’entre elles semblent même avoir été écrasés par l’impact, selon des images aériennes diffusées par la Garde civile espagnole.Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, la plupart de ses voitures encore sur les rails et les deux dernières couchées sur le flanc. – “Transparence absolue” -A Adamuz, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a promis face aux journalistes que les conclusions de l’enquête sur les circonstances de l’accident seraient diffusées avec une “transparence absolue” pour établir “la vérité”.A ce stade, le ministre des Transports Oscar Puente a évoqué un accident “extrêmement étrange”, survenu dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée.”L’erreur humaine est pratiquement écartée”, a balayé le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, sur la radio publique RNE. “Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”.Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.Le pays tout entier a passé la journée de lundi sous le choc, à commencer par la petite ville d’Adamuz, où un élan de solidarité s’est rapidement mis en place.Manuel Muñoz, un de ses habitants âgé de 60 ans, s’est empressé d’apporter “de l’eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu” au centre municipal d’accueil.”On n’arrive pas à y croire…”, souffle pour sa part Sonia, 49 ans.Dans la commune, l’AFP a notamment vu en fin de journée un homme en larmes au téléphone, avant d’être serré dans ses bras par plusieurs personnes. La Garde civile était présente également non loin, près des arènes, pour accueillir les familles des victimes.La famille royale espagnole doit se rendre mardi midi à proximité des lieux de l’accident.La reprise des liaisons ferroviaires entre Madrid et les grandes villes d’Andalousie pourrait n’être effective qu'”autour du 2 février” au vu des dégâts sur les rails, selon le ministre des Transports Oscar Puente.

Davos: les Européens à la tribune mardi, Trump s’impose à l’ordre du jour

Le Forum économique de Davos va offrir mardi une tribune aux dirigeants européens à la veille de l’arrivée dans la station suisse de Donald Trump, qui les menace au Groenland.Le président américain domine déjà, dans les Alpes suisses, l’ordre du jour de cette grand-messe annuelle d’un multilatéralisme qu’il ne cesse de malmener depuis son retour au pouvoir.La réunion intervient en plein bras de fer sur le Groenland, territoire autonome danois dont Donald Trump veut prendre le contrôle en invoquant des motifs de sécurité nationale. Il a menacé de surtaxes douanières les pays qui s’y opposeraient, dont la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni.A l’heure où l’UE réfléchit à son tour à des mesures de rétorsion commerciales, les déclarations à la tribune de Davos des dirigeants européens mardi seront particulièrement scrutées.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit notamment prononcer mardi l’un des discours d’ouverture, avant le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Elle a encore insisté lundi sur “la nécessité de respecter sans équivoque” la souveraineté du Groenland et du Danemark, lors d’une rencontre à Davos avec une délégation bipartite du Congrès américain.Le président français Emmanuel Macron, qui a dénoncé récemment “le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme” dans les relations internationales, et qui figure parmi les défenseurs d’une réponse ferme de l’UE, doit également faire un discours à Davos en début d’après-midi.- “Cercle vicieux” – Donald Trump, dont la dernière participation en personne au forum de Davos remonte à 2020, doit intervenir à la tribune mercredi.La présence américaine est très visible cette année à Davos, avec de nombreux commerces de la rue principale privatisés par des entreprises américaines et même une “USA House” installée dans une église où les membres du gouvernement multiplient les interventions.Car la délégation américaine, qui est cette année l’une des plus importantes jamais enregistrée à Davos d’après les organisateurs, n’a pas attendu l’arrivée de son commandant en chef pour occuper le terrain.Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a prévenu dès lundi devant la presse qu’il “serait très mal avisé” pour l’UE de prendre des mesures de rétorsion commerciales contre les Etats-Unis à cause du Groenland. Il a encore prévu plusieurs interventions mardi.Emmanuel Macron doit repartir de Davos dès mardi soir, sans croiser Donald Trump. Le chancelier allemand Friedrich Merz a en revanche affirmé vouloir y rencontrer le président américain, disant vouloir “éviter une escalade douanière”.”Des menaces douanières entre alliés sont inacceptables; elles affaiblissent notre relation transatlantique et, dans le pire des cas, peuvent conduire à un cercle vicieux”, a prévenu de son côté le président finlandais Alexander Stubb.Interrogé sur un possible recours à la force des Américains, il a cependant assuré: “Je ne crois pas que les Américains prendront militairement le contrôle du Groenland.”Parmi les autres dirigeants attendus mardi à Davos figure notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui cherche à réduire la dépendance de son pays aux Etats-Unis et a récemment conclu un nouveau partenariat avec Pékin. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ne viendra en revanche pas, ont annoncé lundi les organisateurs, en faisant savoir qu’ils estimaient sa présence “inappropriée” après la répression des manifestations en Iran.Le sommet, placé cette année sous le thème “Un esprit de dialogue” se tient jusqu’à vendredi dans la huppée station de ski des Grisons.