Test

Le pétrole bondit au plus haut depuis août après les menaces de Trump sur l’Iran

Les prix du baril de pétrole ont bondi jeudi de plus de 5%, au plus haut depuis août, portés par les menaces d’une intervention américaine en Iran, susceptible de perturber la production du pays et l’approvisionnement mondial.”La rapidité de la réaction des prix du pétrole suggère que les marchés perçoivent une action militaire américaine contre l’Iran comme un risque réel et imminent” et que “la probabilité d’une intervention directe” grandit, d’après Jorge Leon, de Rystad Energy.Le président américain a pressé mercredi Téhéran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant que “le temps était compté” avant une attaque américaine, après avoir déjà laissé planer la menace d’une intervention ces dernières semaines, en réaction à la répression sanglante du mouvement de contestation dans le pays.Après les déclarations du chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi affirmant que les forces armées avaient “le doigt sur la gâchette”, le chef de l’armée Amir Hatami a annoncé avoir doté les régiments de combat de 1.000 drones.Or, non seulement le pays fait partie des dix principaux producteurs d’or noir, mais il est aussi riverain du détroit d’Ormuz par lequel transite environ 20% de la production mondiale de brut.De leur côté, les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l’Union européenne sont tombés d’accord jeudi pour désigner les Gardiens de la révolution comme une “organisation terroriste”.Après avoir franchi les 70 dollars pour la première fois depuis septembre puis touché un plus haut depuis août 2025, à 71,89 dollars, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, gagnait vers 15H20 GMT (16H20 à Paris) 3,41% à 70,73 dollars.Dans la foulée de son propre sommet depuis près de six mois, à 66,48 dollars, son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, montait vers 15H20 GMT de 3,43% à 65,36 dollars.En plus du risque en Iran, les cours sont gonflés par “les perturbations au Kazakhstan”, sur le champ de Tenigz, qui “ont retiré un nombre significatif de barils du marché”, et celles, temporaires, sur la production américaine de brut à cause du “froid aux États-Unis”, précise Giovanni Staunovo, d’UBS, interrogé par l’AFP.L’analyste souligne également que la faiblesse actuelle du dollar dope le marché, car elle permet “aux pays consommateurs des marchés émergents (de) bénéficier de prix plus bas”.

L’Allemagne veut mieux protéger ses infrastructures face à la menace russe

Les députés allemands ont adopté jeudi une loi visant à renforcer la “résilience” des infrastructures critiques du pays, un texte longuement attendu mais aussi critiqué, dans un contexte d’actes de sabotage, notamment imputés à la Russie.La nouvelle loi doit permettre d’identifier les infrastructures indispensables à la population et à l’économie, pour ensuite obliger leurs exploitants à les sécuriser davantage.L’Allemagne est “la cible de sabotages, d’espionnage, de désinformation et aussi de terrorisme”, a déclaré le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt au Bundestag avant le vote. Le pays doit devenir “plus résilient” et pouvoir le cas échéant “riposter”, a-t-il ajouté.Le bloc conservateur et les sociaux-démocrates, alliés au sein du gouvernement du chancelier Friedrich Merz, et le parti d’extrême droite AfD ont voté en faveur du texte, tandis que les groupes écologiste et de la gauche radicale s’y sont opposés.La chambre haute du parlement, le Bundesrat, doit maintenant valider le texte.Ce vote intervient deux jours après l’annonce par M. Dobrindt d’une récompense d’un million d’euros à ceux qui aideraient à retrouver les auteurs du sabotage ayant provoqué une vaste coupure d’électricité à Berlin début janvier.L’incendie criminel d’une installation électrique, attribué à un nébuleux groupe d’extrême gauche, avait plongé dans le noir plus de 100.000 personnes, privé certains de chauffage, coupé les réseaux mobiles et internet et paralysé les transports en commun pendant plusieurs jours.Aucun lien entre le groupe d’extrême gauche qui l’a revendiqué et Moscou n’a été établi. Mais cette attaque survient dans un contexte d’accusations croissantes de l’Allemagne, soutien majeur de l’Ukraine, envers la Russie pour ses “attaques hybrides”, allant de survols de drones à la désinformation en ligne.Ces derniers mois, des câbles de communication, des lignes ferroviaires, des aéroports ont été visés par des sabotages ou des survols de drones.Le texte adopté jeudi doit permettre d’empêcher de tels actes de malveillance, ou de limiter leurs effets.- “Attaques hybrides” -Le nouveau texte, qui vise à aligner l’Allemagne sur des directives européennes, obligera quelque 1.700 prestataires de services essentiels (électricité, eau, grands hôpitaux, certaines chaînes de supermarchés) à repérer leurs vulnérabilités et muscler leurs défenses pour répondre à des attaques préméditées, des accidents, des catastrophes naturelles ou une pandémie.Les nouvelles règles concernent les acteurs fournissant des services essentiels à plus de 500.000 personnes et dont la défaillance pourrait entraîner des dangers graves. Les sites concernés devront prévoir des moyens de protection et des sources d’alimentation énergétique de secours.Si le gouvernement se félicite de ce texte, d’autres, comme le député vert Konstantin von Notz, expert de son parti pour les questions de sécurité nationale, le jugent insuffisant et “tardif”, a-t-il déclaré à l’AFP.Première économie européenne, l’Allemagne est devenue le principal soutien militaire de l’Ukraine face à l’invasion russe, et abrite depuis des décennies des bases de l’OTAN. Mais ses infrastructures et son armée restent mal équipées. Le chancelier Friedrich Merz a fait de leur renforcement une priorité pour pouvoir faire face, le cas échéant, à Moscou. En vertu de la nouvelle loi, les exploitants d’installations critiques devront, outre les audits internes et les mesures préventives, signaler les incidents aux autorités et fournir un rapport détaillé dans des délais précis.Ils devront également organiser des formations, des exercices et des actions de sensibilisation pour leur personnel. Pour plusieurs groupements d’entreprises, il s’agit d’un fardeau qui va peser sur l’efficacité du système sans garantir une meilleure sécurité.Le seuil de 500.000 habitants desservis pour classer une infrastructure comme critique est trop élevé, estime aussi dans un avis publié mercredi le Bundesrat, qui préconise de l’abaisser à 150.000.- “Aussi important que les chars” -La panne d’électricité à Berlin, qui a touché plus de 100.000 personnes, et la lenteur de la réponse publique ont illustré les effets en cascade potentiels: réseaux mobiles, chauffage urbain, transports publics.Les systèmes d’infrastructures modernes sont “si vastes, si complexes et si interdépendants” qu’il est pratiquement impossible de les sécuriser complètement contre toutes les menaces, explique cependant Daniel Hiller, spécialiste de la sécurité à l’Institut Fraunhofer.Sabrina Schulz, directrice pour l’Allemagne du groupe de réflexion European Initiative, note qu’il faut donc avant tout créer des redondances, c’est-à-dire des systèmes parallèles capables de prendre le relai d’une installation en panne.Renforcer les infrastructures est “au moins aussi important que les chars et les drones, sinon plus”, dit-elle.

Côte d’Ivoire: l’Etat a commencé l’achat des stocks de cacao pour résoudre la crise

L’Etat ivoirien a commencé l’achat des stocks de cacao entassés dans les coopératives pour permettre aux producteurs d’être payés, face à une crise de la filière, a annoncé jeudi l’organe régulateur de ce secteur.Le secteur du cacao, qui représente 14% du produit intérieur brut (PIB) du pays, est dans une situation critique depuis plusieurs semaines, avec un ralentissement des exportations sur fond de problèmes de liquidités des acheteurs et de baisse des cours mondiaux, alors que le prix fixé par l’Etat ivoirien pour un kilo de cacao a atteint un prix historique de 2.800 francs CFA (4,27 euros). Conséquence de cet engorgement: une partie des 5 millions de personnes qui vivent du cacao ne touche plus de revenus depuis plusieurs mois, alors que la plupart vit déjà sous le seuil de pauvreté. La semaine dernière, le gouvernement avait annoncé l’achat des stocks de cacao par l’Etat, en collaboration avec le CCC et l’organisation interprofessionnelle des producteurs de cacao (OIA).”Cette opération commence aujourd’hui, elle va se poursuivre”, a annoncé jeudi le directeur général du Conseil café cacao (CCC), Yves Brahima Koné, lors d’une conférence de presse à Abidjan, dans l’usine de l’entreprise publique Transcao.Derrière lui, les premiers camions commençaient à y décharger des centaines de sacs en toile de jute contenant des fèves de cacao.L’Etat joue un rôle d’intermédiaire en avançant l’argent nécessaire à l’opération en attendant que, dans un deuxième temps, les exportateurs rachètent le stock, remboursant donc cette avance.”Nous avons l’assurance à ce moment que le planteur touchera désormais le prix réel que le gouvernement a fixé”, a ajouté M. Koné. Toutefois, si le gouvernement avait estimé la semaine dernière les stocks de cacao bloqués à 130.000 tonnes, le CCC n’a pas souhaité confirmer ce chiffre.Deux syndicalistes de la filière cacao sont convoqués une nouvelle fois vendredi par la justice, après avoir dénoncé la situation de crise.

Mozambique: d’énormes réserves de gaz dans le Nord, théâtre d’une insurrection

Le nord du Mozambique abrite d’énormes réserves de gaz qui font l’objet d’importants projets d’exploitation portés par des multinationales comme le français TotalEnergies, l’Italien ENI ou l’Américain ExxonMobil.Ces projets sont situés dans la province du Cabo Delgado, dans le nord du pays, où sévit une insurrection jihadiste meurtrière depuis 2017.Jeudi, TotalEnergies a annoncé la reprise officielle de son vaste projet, après cinq ans d’interruption consécutive à une attaque jihadiste au bilan très lourd contre la ville de Palma. Il est présenté comme le plus grand investissement privé dans les infrastructures énergétiques en Afrique.- Réserves colossales -Paradoxe, le pays d’Afrique le plus vulnérable au changement climatique – selon le World Risk Index de 2023 – dispose de gigantesques réserves de gaz naturel décelées au début des années 2010 au large de la province de Cabo Delgado (nord), dans le bassin de Rovuma.La Banque africaine de développement évoque des réserves de plus de 5.000 milliards de mètres cubes de gaz. “Suffisamment pour approvisionner la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Italie pendant près de 20 ans”, écrivait-elle en 2018.Le début d’une “ruée vers le gaz” mozambicain et de projets de production de gaz naturel liquéfié, qualifiés de “bombes climatiques” par le collectif “Say No to Gas”, rassemblé autour de l’ONG locale Justiça Ambiental.La croissance du Mozambique devrait s’accélérer fortement pour atteindre 10% lorsque le projet Mozambique LNG de Total entrera en production à l’horizon 2029, selon des estimations du FMI en 2024. Un bond spectaculaire pour un pays à la croissance de 2,5% en 2025.Mais les retombées de cet eldorado gazier dépendront du fonds souverain créé par les autorités du Mozambique. Un pays où une partie de la classe politique a déjà été prise dans un scandale de détournement de fonds illégalement empruntés par des entreprises publiques.- Multiples projets de multinationales –TotalEnergies détient une participation de 26,5 % dans le projet Mozambique LNG, et il en est l’opérateur. Le projet devrait entrer en production en 2029, selon le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné jeudi.Le site offshore flottant du groupe italien ENI à Coral Sul, dont le financement d’une réplique plus au nord a été approuvé en 2025, a bien commencé à produire fin 2022, représentant l’équivalent du quart de la capacité de production de celui de TotalEnergies.Enfin, un troisième projet est conduit par la major américaine ExxonMobil, qui a annoncé à son tour en novembre la levée de la force majeure. Le projet, mené en partenariat notamment avec ENI et le Chinois CNPC, devrait recevoir courant 2026 sa décision d’investissement finale et pourrait entrer en production en 2030.Ces projets “pourraient faire du Mozambique un des dix premiers producteurs mondiaux (de gaz, ndlr), contribuant à 20% de la production africaine d’ici 2040”, d’après un rapport du cabinet d’audit Deloitte de 2024.Le projet de TotalEnergies – comme celui d’ExxonMobil – comprend des installations de liquéfaction onshore pour transformer le gaz de l’état gazeux à l’état liquide et ainsi pouvoir le transporter en grande quantité par la mer.- Insurrection jihadiste et justice saisie -Une insurrection jihadiste déchire le nord du Mozambique depuis 2017. Dans son épisode le plus marquant en mars 2021, le groupe local affilié à l’organisation Etat islamique a pillé plusieurs jours durant Palma, la ville voisine du site, et fait de nombreuses victimes.L’ONG Acled, qui collecte des données sur les conflits, a dénombré quelque 800 morts dans l’attaque.Une information judiciaire a été ouverte en France pour homicide involontaire contre TotalEnergies, à la suite de plaintes de survivants et familles de victimes. Ils reprochent au groupe de ne pas avoir assuré leur sécurité, ce que conteste le groupe.Des soldats mozambicains chargés de protéger le site gazier à cette période-là ont aussi été accusés d’exactions mortelles sur des villageois dans des témoignages recueillis par le média Politico. La justice mozambicaine et la commission des droits de l’homme du Mozambique ont ouvert une enquête. Une plainte sur ces faits présumés a aussi été déposée en France par une ONG allemande, sous la qualification de “complicité de crimes de guerre, torture et disparitions forcées”.TotalEnergies a indiqué rejeter “avec force et de façon catégorique l’affirmation de Politico selon laquelle Mozambique LNG ou la Compagnie aurait eu, ou aurait pu avoir, connaissance des actes de violence dénoncés” dans le média.Depuis le début de l’insurrection en 2017, 6.400 morts ont été dénombrés par l’Acled.Face à l’incapacité du groupe paramilitaire russe Wagner à endiguer les insurgés, des soldats rwandais ont été déployés en 2021.

Les plaintes s’accumulent en France dans le dossier des laits infantiles

L’affaire des laits infantiles, déjà à l’origine de deux enquêtes ouvertes en France après la mort de deux nourrissons, connaît jeudi un nouvel épisode judiciaire avec la plainte déposée à Paris par l’association Foodwatch et huit familles qui accusent les industriels et le gouvernement de ne pas avoir agi à temps.A un mois, Adam, nourri au lait Guigoz, s’est retrouvé plusieurs semaines en réanimation, après des crises de diarrhées et vomissements. Amani, cinq mois, a été pris de vomissements et maux de ventre pendant quatre jours, jusqu’à ce qu’il arrête de boire son Babybio. Fièvres répétées et problèmes de digestion ont alerté le personnel de crèche et les parents d’un bébé de quatre mois nourri au Picot 1er âge…”Certains parents ont vraiment cru que leur enfant allait mourir”, a raconté Ingrid Kragl, directrice de l’information de Foodwatch, lors d’une conférence de presse.Huit familles – représentant neuf bébés – se sont jointes à cette plainte de l’association, consultée par l’AFP, et font le lien entre les maux de leurs nourrissons et le lait concerné par des rappels de lots potentiellement contaminés par la toxine céréulide.”Les faits sont particulièrement graves puisque ces laits contaminés à la toxine céréulide sont souvent destinés à des nourrissons de moins de six mois, parfois des prématurés au système immunitaire d’autant plus vulnérable”, a souligné cette association européenne de consommateurs.”Ils ont été vendus dans le monde entier par des multinationales qui ont commercialisé des produits exposant les bébés à un risque pour leur santé. C’est hors la loi”, poursuit-elle.- Soixantaine de pays -Plusieurs industriels, dont les géants Nestlé (Guigoz, Nidal), Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot), mais aussi de plus petits acteurs comme Vitagermine (Babybio Optima) et la Marque en Moins ont procédé depuis décembre à des rappels de laits infantiles dans plus d’une soixantaine de pays, dont la France.A Angers et Bordeaux, la justice enquête déjà sur les décès de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance d’origine bactérienne, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.A Paris, où le tribunal est doté d’un pôle “santé publique”, la plainte contre X vise une série de délits, dont la mise en danger et l’atteinte à l’intégrité physique des nourrissons, la tromperie aggravée ou le manquement aux obligations de sécurité.”(Les) fabricants ne pouvaient ignorer les obligations de sécurité sanitaire qui leur incombent. Nous demandons la plus grande fermeté”, a déclaré l’avocat des familles et de l’association, Me François Lafforgue.La toxine mise en cause, la céréulide, est une substance produite par certaines bactéries et “susceptible d’entraîner principalement des troubles digestifs, tels que des vomissements ou des diarrhées”, indiquait jeudi dernier le ministère de la Santé. Sans faire de lien, “à ce stade”, entre la consommation des laits rappelés et les symptômes.- “Opacité” -Au centre des préoccupations se trouve une huile riche en acide arachidonique (ARA), à l’origine de la présence potentielle de céréulide. Le producteur chinois Cabio Biotech, qui détient des parts de marché importantes au niveau mondial sur ce produit, a été mis en cause par plusieurs fabricants de lait infantile ayant procédé à des rappels, même si un lien de causalité n’a pas formellement été établi à ce stade.Foodwatch reproche notamment aux fabricants de lait d’avoir tardé entre les premières alertes émises en décembre et les rappels.”On veut casser ce cycle d’opacité et d’impunité, en le dénonçant haut et fort, et en comptant sur le fait que la justice fasse son travail”, a déclaré la directrice générale de Foodwatch, Karine Jacquemard.L’association estime que les parents n’ont pas été suffisamment informés, souvent trop tard et de façon confuse et met en cause les autorités dans la plainte pour avoir tardé à agir et pour des carences dans les contrôles.Le gouvernement a lui défendu son action en affirmant que les procédures avaient été “très très bien respectées” et que tous les lots concernés ont “été retirés”.Mercredi, le tribunal administratif de Paris avait rejeté le recours déposé par une association de défense de la santé des enfants pour “carence grave de l’Etat dans la gestion du scandale sanitaire des laits infantiles contaminés”.

USA: en difficulté, le groupe pétrochimique Dow annonce la suppression de 4.500 postes

Le groupe pétrochimique américain Dow, en difficulté, va supprimer environ 4.500 postes dans un plan de transformation, tablant notamment sur l’intelligence artificielle et l’automatisation pour améliorer sa productivité, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.Le groupe, qui dit viser grâce à ce plan 2 milliards de dollars de bénéfice opérationnel supplémentaire, a par ailleurs terminé l’année 2025 dans le rouge, avec une perte nette de 2,6 milliards de dollars, contre un bénéfice net de 1,1 milliard de dollars en 2024.Selon ses projections, environ deux tiers des bénéfices opérés grâce au plan de transformation proviendront d’améliorations de la productivité.La société anticipe des coûts d’environ 1,1 à 1,5 milliard de dollars, comprenant notamment 600 à 800 millions de dollars d’indemnités de départ pour environ 4.500 postes.”Nous nous attendons à ce que ces efforts apportent au moins 2 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires à court terme”, a commenté le PDG du groupe, Jim Fitterling, cité dans un communiqué.Très sensible au cycle économique, Dow a été pris en étau entre un mouvement de baisses de prix et une hausse de ses coûts d’approvisionnement, et connait des difficultés depuis des mois.Le groupe — qui emploie 36.000 personnes dans le monde — avait annoncé en avril des mesures d’économies pour s’ajuster à une conjoncture défavorable, notamment en repoussant un projet colossal d’usine au Canada, à Fort Saskatchewan, en banlieue d’Edmonton.En juillet, il avait en outre annoncé la fermeture de trois sites européens, deux en Allemagne et un au Royaume-Uni, avec 800 suppressions de postes, évoquant un environnement complexe dans la région.Sur l’ensemble de 2025, Dow a réalisé environ 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires, contre près de 43 milliards de dollars un an auparavant, a-t-il dit jeudi. S’il est parvenu à sortir du rouge au troisième trimestre, le quatrième trimestre a été pénalisé par le recul des ventes mais aussi des prix, toutes ses unités étant en berne.Sur cette période, le chiffre d’affaires du groupe a ainsi plongé de 9% à 9,5 milliards de dollars, avec des prix en repli de 8%.

Les polluants éternels vont coûter très cher à l’Europe

Coûts pour la santé, dépollution des sols et de l’eau… Les polluants éternels (PFAS), ces substances chimiques persistantes omniprésentes dans notre quotidien, pourraient coûter à l’Union européenne jusqu’à 1.700 milliards d’euros d’ici à 2050, selon un rapport publié jeudi.”Cette étude souligne l’urgence d’agir”, a réagi la commissaire européenne Jessika Roswall, en charge de l’environnement. “Les consommateurs sont inquiets, et à juste titre”.Commandé par la Commission européenne, ce rapport établit quatre scénarios selon l’ampleur des mesures décidées par Bruxelles contre les PFAS, avec des coûts pouvant aller de 330 milliards d’euros jusqu’à 1.700 milliards d’ici 2050.Le scénario le plus coûteux comprend une large dépollution des sols et le traitement des eaux usées pour garantir que l’Union européenne respecte des normes environnementales élevées dans l’eau, pour une vingtaine de PFAS.Le scénario à 330 milliards d’euros correspond quant à lui à l’arrêt total de la production et de l’utilisation des PFAS, mais sans traitement supplémentaire de l’eau potable ni traitement spécifique des eaux usées.L’étude table enfin sur un coût de 440 milliards d’euros si l’Union européenne ne fait rien de plus qu’aujourd’hui. Ce seraient cette fois les coûts pour la santé qui s’envoleraient, en particulier pour les populations à risque: enfants, personnes installées à proximité de sites contaminés par ces “polluants éternels” et travailleurs exposés dans l’industrie.Les auteurs de l’étude reconnaissent au passage qu’ils ont probablement largement sous-estimé les coûts sanitaires, en limitant l’analyse à quatre PFAS seulement (PFOA, PFOS, PFHxS et PFNA).Cosmétiques, ustensiles de cuisine, emballages… Les PFAS sont partout, utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur.Ces substances chimiques per- et polyfluoroalkylées mettent énormément de temps à se décomposer, d’où leurs surnoms de “polluants éternels”. Elles peuvent avoir des effets délétères sur la santé, avec l’augmentation du taux de cholestérol et de cancers, des effets sur la fertilité et le développement des fœtus…- Pas de loi avant fin 2026 -Réalisé par des cabinets de consultants, le rapport publié jeudi doit aider l’Union européenne à préparer une future loi sur les PFAS.Des boîtes de pizzas aux vêtements, la Commission européenne voudrait interdire les polluants éternels dans les produits de consommation courante, avec des exceptions pour des secteurs stratégiques, dans le domaine médical par exemple.Mais sa proposition de loi n’est pas attendue avant fin 2026 au plus tôt, avec de nombreuses incertitudes quant aux dérogations dont pourraient bénéficier certaines industries.Pour légiférer, Bruxelles a besoin au préalable de deux avis décisifs de l’Agence européenne des produits chimiques (l’ECHA), en mars sur l’évaluation des risques des PFAS et fin 2026 sur l’impact socio-économique d’une interdiction dans l’UE.Les organisations environnementales reprochent à l’UE de tarder à légiférer, sous la pression des lobbies industriels.La commissaire européenne Jessika Roswall reconnaît quant à elle des “discussions difficiles” pour les produits qui ne sont pas destinés directement aux consommateurs.Dans l’attente de la future loi, l’Union européenne a déjà agi contre certains PFAS de façon sectorielle.Dans l’eau potable, une directive impose depuis janvier un seuil maximum de 0,1 microgramme par litre pour la concentration additionnée de 20 PFAS (dont PFOA, PFOS, PFHxS) considérés comme “préoccupants pour les eaux destinées à la consommation humaine”.Les eurodéputés ont aussi légiféré sur les emballages alimentaires avec des concentrations maximales de PFAS à partir du mois d’août, ou sur les jouets, dans lesquels polluants éternels et perturbateurs endocriniens seront interdits à l’horizon 2030.La France a de son côté pris les devants pour les produits du quotidien. Depuis le 1er janvier, une loi interdit l’usage de certains PFAS dans les vêtements, chaussures, cosmétiques et farts pour les skis, avec quelques dérogations.

Les polluants éternels pourraient coûter à l’UE jusqu’à 1.700 milliards d’euros d’ici à 2050

Les polluants éternels (PFAS), ces substances chimiques persistantes omniprésentes dans notre quotidien, pourraient coûter jusqu’à 1.700 milliards d’euros à l’Union européenne d’ici à 2050, selon un rapport commandé par la Commission européenne et publié jeudi.Cette étude évalue notamment les impacts des PFAS sur la santé humaine et les coûts associés à la dépollution des sols et de l’eau, avec quatre scénarios.Selon l’ampleur des mesures décidées par l’UE, les polluants éternels pourraient lui coûter de 330 milliards d’euros à 1.700 milliards d’ici à 2050.Le scénario le plus coûteux comprend une  vaste dépollution des sols et le traitement des eaux usées afin de garantir le respect des normes environnementales élevées dans l’eau, pour une vingtaine de PFAS.Le scénario à 330 milliards d’euros correspond, quant à lui, à l’arrêt total de la production et de l’utilisation des PFAS, mais sans traitement supplémentaire de l’eau potable ni traitement spécifique des eaux usées.Des boîtes de pizzas aux vêtements, la Commission européenne souhaite interdire les PFAS dans les produits de consommation courante, tout en prévoyant des exceptions pour les secteurs stratégiques. Mais sa proposition de loi n’est pas attendue avant fin 2026 au plus tôt, dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes quant aux dérogations dont pourraient bénéficier certaines industries.Pour légiférer, Bruxelles doit au préalable s’appuyer sur deux avis décisifs de l’Agence européenne des produits chimiques (l’ECHA) :   l’un attendu en mars sur l’évaluation des risques des PFAS, l’autre prévu fin 2026 sur l’impact socio-économique d’une interdiction dans l’UE.Cosmétiques, ustensiles de cuisine, emballages… Les PFAS sont partout, utilisés pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur.Ces substances chimiques per- et polyfluoroalkylées mettent extrêmement longtemps à se décomposer, d’où leurs surnoms de “polluants éternels”. Elles peuvent, par ailleurs, avoir des effets néfastes sur la santé, notamment une augmentation du taux de cholestérol et des risques de cancers ainsi que des effets sur la fertilité et le développement des fœtus.

Pharmacie: investissement massif du britannique AstraZeneca en Chine en marge de la visite de Starmer

Le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé jeudi investir 15 milliards de dollars en Chine d’ici 2030 pour y doper “la fabrication de médicaments ainsi que la recherche et le développement”, en marge d’une visite du Premier ministre britannique Keir Starmer dans le pays.Si AstraZeneca a massivement investi ces derniers mois aux Etats-Unis sous la pression de Donald Trump, la Chine “est devenue un contributeur essentiel à l’innovation scientifique, à la manufacture de pointe et à la santé publique mondiale”, affirme le directeur général du laboratoire Pascal Soriot dans un communiqué.Le dirigeant est un membre clé de la délégation de patrons qui accompagne le Premier ministre britannique en Chine.M. Soriot, qui affirme régulièrement que l’industrie pharmaceutique est en déclin en Europe faute de soutien suffisant des pouvoirs publics, avait annoncé l’été dernier un investissement de 50 milliards de dollars d’ici 2030 aux États-Unis, face notamment à la menace de droits de douane de Donald Trump sur le secteur.Mais le groupe est aussi très focalisé sur la Chine, où il avait déjà annoncé en mars de l’an dernier un investissement de 2,5 milliards de dollars, malgré le fait que son ancien patron localement, Leon Wang, visé par des enquêtes de Pékin pour fraude et importations illégales, est aux dernières nouvelles toujours en détention.Avec son nouvel investissement dans le pays, AstraZeneca dit vouloir renforcer ses capacités en matière de thérapie cellulaire et de radioconjugués (une nouvelle forme de traitement contre le cancer à base d’isotopes radioactifs).”Ce sera notre plus gros investissement en Chine à ce jour”, a précisé M. Soriot, selon des propos tenus en Chine et rapportés à l’AFP par un porte-parole du groupe.”L’expansion et le leadership d’AstraZeneca en Chine aideront le fabricant britannique à poursuivre sa croissance, soutenant ainsi des milliers d’emplois au Royaume-Uni”, a de son côté fait valoir Keir Starmer, cité dans le communiqué de l’entreprise.AstraZeneca avait dégagé au troisième trimestre un bénéfice net en hausse de 77%, à 2,53 milliards de dollars, dopé notamment par ses produits contre le cancer. Il publiera ses résultats annuels pour 2025 le 10 février.Son objectif est de générer un chiffre d’affaires annuel de 80 milliards de dollars d’ici 2030.

Iran: le baril de pétrole Brent au-dessus de 70 dollars, une première depuis septembre

Le baril de pétrole Brent a franchi jeudi la barre des 70 dollars pour la première fois depuis septembre, porté par les menaces de Donald Trump d’une intervention en Iran, susceptible de perturber la production du pays et l’approvisionnement mondial.”Cette évolution des prix est une fois de plus due à l’escalade des menaces du président Trump contre l’Iran”, indiquent les analystes de DNB.Le président américain a pressé mercredi Téhéran de conclure un accord sur le nucléaire, affirmant que “le temps était compté” avant une attaque américaine, après avoir déjà laissé la plané la menace d’une intervention ces dernières semaines, en réaction à la répression sanglante du mouvement de contestation dans le pays.L’Iran, “le doigt sur la gâchette”, est prêt à répondre à toute attaque américaine, a répliqué le chef de la diplomatie iranienne.Or, non seulement le pays fait partie des dix principaux producteurs d’or noir, mais il est aussi riverain du détroit d’Ormuz par lequel transite environ 20% de la production mondiale de brut.Après avoir franchi les 70 dollars pour la première fois depuis quatre mois, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, gagnait 2,25% à 69,94 dollars vers 10H00 GMT (11H00 à Paris). Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, montait de 2,33% à 64,68 dollars, lui aussi à des niveaux inédits depuis septembre.En plus du risque en Iran, les cours sont gonflés par “les perturbations au Kazakhstan”, sur le champ de Tenigz, qui “ont retiré un nombre significatif de barils du marché”, et celles, temporaires, sur la production américaine de brut à cause du “froid aux États-Unis”, précise Giovanni Staunovo, d’UBS, interrogé par l’AFP.L’analyste souligne également que la faiblesse actuelle du dollar dope le marché, car elle permet “aux pays consommateurs des marchés émergents (de) bénéficier de prix plus bas”.