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Wall Street jauge les propos de Trump sur le Groenland

La Bourse de New York évolue en hausse mercredi, soupesant les nouvelles déclarations de Donald Trump sur le Groenland, au lendemain d’une forte baisse initiée par les menaces douanières du président américain.Vers 14H45 GMT, le Dow Jones prenait 0,60%, l’indice Nasdaq 0,39% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,58%.Donald Tump a affirmé mercredi depuis le sommet de Davos qu’il n’utiliserait “pas la force” pour mettre la main sur le Groenland.”Les gens pensaient que j’utiliserais la force. Je n’ai pas besoin d’utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n’utiliserai pas la force”, a-t-il déclaré au sujet du territoire autonome danois qu’il veut placer sous pavillon américain.Il a toutefois exigé des “négociations immédiates” sur une acquisition du Groenland par les Etats-Unis, affirmant que “seul” son pays peut “protéger” ce territoire autonome danois riche en minerais.”Très peu d’investisseurs ont abordé la nouvelle année en pensant que le président avait réellement envisagé de s’attaquer au Groenland et de menacer de droits de douane l’Europe qui s’oppose à lui sur cette question”, estime Ken Mahoney, de Mahoney Asset Management.Selon lui, “il est très difficile pour les investisseurs de faire face à tant d’incertitudes et pour le marché de tenir le coup”.Le président américain a menacé ce week-end d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 25% à huit pays européens pour leur soutien au Danemark, ce qui a incité l’Europe à menacer les Etats-Unis de représailles.Ce climat a chamboulé les marchés mardi: le S&P 500 et le Nasdaq ont glissé de plus de 2%, le Dow Jones de 1,76%.Les remous boursiers “ne concernent pas seulement la situation au Groenland, mais aussi l’instabilité des actions et des décisions de Trump”, juge Ken Mahoney.Dans ce contexte d’incertitudes, sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat américain à dix ans restait stable par rapport à la veille, à 4,29%.Côté entreprises, le géant du divertissement en ligne Netflix n’est pas parvenu à convaincre les investisseurs au lendemain de la publication de ses résultats trimestriels: le titre, qui a perdu près de 30% en trois mois, encaisse mercredi un nouveau revers, reculant de 3,67% à 84,06 dollars.Netflix a pourtant dépassé pour la première fois les 12 milliards de dollars de chiffre d’affaires lors des trois derniers mois de 2025, en hausse de près de 18% sur un an, et prévoit de retrouver un bénéfice de plus de 3 milliards au prochain trimestre.L’entreprise tente aussi un coûteux rachat de Warner Bros Discovery (WBD).La compagnie aérienne américaine United Airlines (+1,95% à 110,69 dollars) était en hausse, portée par ses prévisions pour l’année en cours. Se montrant optimiste pour son exercice 2026 qui profite jusqu’à présent de la “dynamique” lancée en 2025, l’entreprise prévoit un bénéfice net par action à données comparables compris entre 1 et 1,50 dollar au premier trimestre et entre 12 et 14 dollars sur l’ensemble de l’année.Le géant américain de l’agroalimentaire Kraft Heinz (-5,87% à 22,37 dollars), qui produit le ketchup Heinz, le fromage à tartiner Philadelphia ou encore le café Maxwell, était dans le rouge. L’entreprise pourrait voir le conglomérat Berkshire Hathaway se désengager de son capital, selon un document financier publié mardi par le gendarme boursier américain. Berkshire Hathaway possède 27,5% du capital de Kraft Heinz.

Report du lancement d’une fusée allemande appelée à muscler la souveraineté spatiale européenne

L’allemand Isar Aerospace, pionnier européen des lancements orbitaux, a reporté le lancement prévu mercredi soir de sa fusée Spectrum, appelée à participer à la future souveraineté spatiale européenne, un sujet prioritaire au regard des tensions avec les Etats-Unis et la Russie.La fusée de 28 mètres, chargée pour la première fois de six satellites, devait décoller à 20H00 GMT depuis la base spatiale d’Andoya, en Norvège, au-delà du cercle polaire, mais un “problème lié à une valve de pressurisation” a conduit au report de toute l’opération.”Une nouvelle date cible sera annoncée prochainement”, a indiqué Isar dans un communiqué.Ce décollage aurait été le second, après un essai en mars qui a vu Spectrum voler pendant 30 secondes avant de retomber et d’exploser.  Isar, comme d’autres en Europe, veut suivre l’exemple d’Elon Musk et de SpaceX, qui ont révolutionné la mise sur orbite en en réduisant le coût. Le groupe allemand veut aussi s’imposer comme une alternative au français Arianespace, opérateur historique depuis la Guyane française.Au-delà de l’aspect commercial, ce sont les tensions géopolitiques avec les Etats-Unis de Donald Trump qui dominent les esprits. Entre surtaxes douanières, menace sur le Groenland et crainte d’abandon de l’Ukraine, l’Europe cherche à bâtir une industrie souveraine dans des domaines clés comme la défense, l’espace ou l’intelligence artificielle.- Sans l’espace, pas d’alerte -D’autant que l’autre puissance spatiale historique, la Russie, est perçue comme une menace stratégique terrestre et dans le cosmos.Dans une récente rencontre avec des journalistes, le directeur général et cofondateur d’Isar, Daniel Metzler, a estimé que le secteur de la défense représentait en 2025 60% de l’intérêt exprimé par ses clients.”Sans l’espace, il n’y a pas d’alerte antimissile, ni d’alerte tout court ”, a-t-il souligné, “sans accès souverain à l’espace, il n’y a pas de capacité de défense souveraine”.Selon lui, le Vieux continent “s’est réveillé”, confiant que des gouvernements le contactaient en raison de l’ambition de Donald Trump de conquérir le Groenland, territoire du Danemark, pourtant un allié membre de l’Otan.Le lancement en mars de la fusée Spectrum, le premier depuis le continent européen (hors Russie), a permis, d’après M. Metzler, de simplifier la conception du lanceur. Quant au vol prévu puis reporté mercredi, il voulait ménager les attentes. “Il s’agit vraiment de tester le système, d’essayer de le pousser aussi loin que possible ”, a-t-il expliqué. À titre de comparaison, SpaceX avait eu besoin de quatre lancements pour réussir. Et aujourd’hui, l’américain domine le secteur.Des 330 lancements réalisés dans le monde en 2025, seuls huit ont été menés par l’Europe, plus de la moitié par des Américains. La Russie et la Chine se partageant l’essentiel du solde.Les gouvernements européens présentent en tout cas leur indépendance spatiale comme une priorité dans un monde en fragmentation. – 35 milliards -Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius a annoncé à l’automne 2025 un programme de 35 milliards d’euros d’ici 2030 “pour développer une capacité de dissuasion et de défense” dans l’espace.Le général allemand chargé des projets spatiaux, Armin Fleischmann, a lui dit au quotidien Handelsblatt que l’Allemagne vise la deuxième place mondiale, derrière les États-Unis, en matière de communications et de reconnaissance spatiales.Les Etats membres de l’Agence spatiale européenne ont, eux, promis fin 2025 plus de 900 millions d’euros pour le programme de développement de lanceurs European Launcher Challenge. Isar figure sur cette liste, tout comme un autre allemand, Rocket Factory Augsburg, le français MaiaSpace, le britannique Orbex et l’espagnol PLD Space.L’espoir du directeur de l’Institut européen de politique spatiale, Hermann Ludwig Moeller, est donc que “dans quelques années, l’Europe sera capable d’opérer avec plusieurs fusées et depuis plusieurs sites”.Cela va exercer “une pression à la baisse sur les prix ”, note-il, mais ces lancements sont essentiels “à un moment où la souveraineté est en jeu ”, dit-il à l’AFP.Daniel Metzler a parfaitement conscience de l’enjeu. “Nous faisons du mieux que nous pouvons”, assure-t-il.

Coup d’arrêt pour le Mercosur: le Parlement européen saisit la justice de l’UE

Le Parlement européen a porté un coup d’arrêt à l’accord commercial avec le Mercosur en saisissant la justice, une décision accueillie par des cris de joie d’agriculteurs mercredi à Strasbourg.Les eurodéputés ont soutenu ce recours devant la Cour de justice de l’Union européenne avec 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions.Cette décision bloque en théorie l’entrée en vigueur de cet accord commercial avec l’Amérique latine pendant plusieurs mois. Dans l’intervalle, la Commission européenne a toutefois la possibilité de l’appliquer à titre provisoire si elle le souhaite. L’exécutif européen n’a pas tranché sur ce point, mais a fait part mercredi de sa “profonde déception” après le vote du Parlement.Ardent défenseur de ce traité de libre-échange, le chancelier allemand Friedrich Merz a lui aussi jugé “regrettable” la décision des eurodéputés. “Convaincu de la légalité de l’accord”, il a demandé son application “à titre provisoire”.- Les agriculteurs “fiers” -Le gouvernement français s’est en revanche réjoui de ce vote, estimant que le Parlement s’était “exprimé en cohérence avec la position” de la France.En dehors de l’institution à Strasbourg, le vote a été accueilli par une effusion de joie d’agriculteurs, encore réunis devant le Parlement européen au lendemain d’une manifestation de plusieurs milliers d’entre eux. Ils étaient encore 600 mercredi à faire face à d’importantes forces de police, leurs tracteurs garés non loin de l’hémicycle.”On peut être fiers (…). On est rincés, ça fait des mois et des mois, des années qu’on est sur ce sujet”, a réagi Quentin Le Guillous, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs.”C’est un peu l’euphorie, c’est un très long combat” a dit à l’AFP Romain Blanchard, 44 ans, qui produit du vin et des céréales dans les Bouches-du-Rhône. “On a fait neuf heures de route, on laisse nos fermes, nos familles pour être là. Ça s’est joué à pas grand chose”.La saisine de la Cour pourrait retarder d’un an et demi le vote global du Parlement européen sur la ratification de ce traité conclu avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.- Premier signal -Ce premier vote donne un signal sur les équilibres à Strasbourg, dans un dossier fortement marqué par les considérations nationales.Opposés au Mercosur, les 81 députés français s’étaient ainsi tous engagés à voter pour cette saisine, et il faudra attendre le décompte des votes pour vérifier qu’ils ont bien tenu parole.”Victoire, notre stratégie de combat (…) porte ses fruits, le Mercosur trébuche”, a réagi l’eurodéputée française Céline Imart, membre de la droite, la première formation politique au Parlement.Le chef de son groupe, l’eurodéputé allemand Manfred Weber, avait pourtant mis tout son poids dans la balance pour empêcher cette saisine. Mardi, il avait qualifié ce traité de libre-échange avec le Mercosur “d’accord anti-Trump”, dans l’espoir de convaincre les derniers hésitants à voter contre.Les opposants à la saisine soulignaient la nécessité de mettre en œuvre l’accord le plus vite possible, particulièrement au moment où le président américain Donald Trump agite la menace de nouveaux droits de douane contre l’Europe.Les partisans d’un recours devant la Cour européenne espèrent au contraire, avec ce vote, retarder la ratification de l’accord et donc sa mise en œuvre.Ce traité crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde entre l’UE, le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, soit plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants. Ils restent néanmoins prudents après cette courte victoire.Certes, la ratification du traité avec le Mercosur est bloquée pendant des mois, mais la Commission européenne pourrait passer outre, en lançant une application provisoire.La “vraie bataille” sera là, a averti l’eurodéputé français David Cormand du groupe des Verts.

Groenland : Trump au Forum de Davos dans un climat électrique

Le président américain Donald Trump est arrivé mercredi à Davos où il participe au Forum économique mondial dans un climat rendu électrique par sa volonté d’annexer le Groenland au risque de faire éclater l’alliance transatlantique.M. Trump doit prononcer un discours très attendu, initialement prévu à 14H30 (13H30 GMT), mais il a rejoint avec retard la station chic des Alpes suisses, à la suite d’un problème à bord d’Air Force One qui l’a contraint à faire demi-tour en vol et prendre un autre appareil.Le président américain participe au Forum pour la première fois depuis 2020. Il entend par ailleurs tenir plusieurs réunions sur le Groenland.Avant de quitter Washington, Donald Trump a raillé avec virulence les dirigeants européens opposés à ses convoitises sur le Groenland.- “Vous verrez bien!” -Interrogé jusqu’où il était prêt à aller pour prendre le contrôle de la vaste île arctique aux dépens du Danemark, membre de l’Otan, il répondu : “Vous verrez bien”.”L’Amérique sera bien représentée à Davos – par moi”, a-t-il ensuite déclaré sur son réseau Truth Social.M. Trump insiste sur le fait que le Groenland, territoire autonome danois riche en minerais, est vital pour la sécurité des Etats-Unis et de l’Otan face à la Russie et à la Chine, alors que la fonte des glaces dans l’Arctique ouvre de nouvelles routes et que les superpuissances rivalisent pour obtenir des avantages stratégiques. Il a accentué la pression en menaçant d’imposer de nouveaux droits de douane allant jusqu’à 25% à huit pays européens pour leur soutien au Danemark, ce qui a incité l’Europe à menacer les Etats-Unis de représailles.”Le Royaume-Uni ne cédera pas sur ses principes et valeurs et sur l’avenir du Groenland, sous la menace de droits de douanes”, a déclaré mercredi son Premier ministre Keir Starmer devant la chambre des Communes.Les États-Unis “se comportent très bizarrement pour des alliés”, a déploré mercredi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde.La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a appelé l’Europe à rompre avec sa “prudence traditionnelle” face aux défis d’un monde “de plus en plus anarchique” et défini par la “puissance brute”.La France a demandé un “exercice de l’Otan au Groenland” et est “prête à y contribuer”, a annoncé l’Elysée.- “Déclarations incendiaires” -“Inspirez profondément. N’ayez pas ce réflexe de colère”, a rétorqué le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, reprochant aux Européens des déclarations “incendiaires” et les appelant à écouter les arguments de Donald Trump.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte a plaidé pour “une diplomatie réfléchie”, “seule manière” de “faire face” à la situation.Au Forum mardi, Emmanuel Macron a mis en garde contre les tentatives américaines “inacceptables” de “subordonner l’Europe”. “Nous préférons le respect aux brutes (…), l’état de droit à la brutalité”, a-t-il déclaré.Le président français a été la cible des moqueries de Donald Trump, qui a révélé publiquement un SMS proposant un sommet du G7 à Paris jeudi, consacré au Groenland et à l’Ukraine, une proposition restée lettre morte. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, qui s’efforce de réduire la dépendance de son pays vis-à-vis de Washington depuis que Donald Trump a appelé à faire du Canada le 51e Etat américain, a été ovationné pour son discours mardi à Davos.”Le Canada soutient fermement le Groenland et le Danemark”, a lancé M. Carney au Forum.”Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table (des discussions), nous sommes au menu”, a-t-il ajouté.- “La fin de l’Otan” -Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom a exhorté les Européens à “s’affirmer” sur le sujet du Groenland face à Donald Trump.”Il est passé maître dans l’art d’exploiter les faiblesses, mais il recule lorsqu’on le frappe au visage”, a-t-il dit. “Assez de politesses”, a-t-il ajouté: “Arrêtez de chercher à l’apaiser. Combattez le feu par le feu”.Donald Trump souhaite selon la Maison Blanche se concentrer dans son discours à Davos sur l’économie américaine, confrontée à une hausse du coût de la vie qui menace le Parti républicain à l’approche des élections de mi-mandat de novembre.Mais le Groenland sera immanquablement évoqué.Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a appelé mardi ses 57.000 concitoyens à se préparer à une éventuelle intervention militaire. Le président lituanien, Gitanas Nauseda, a souligné que toute action de ce type des Etats-Unis contre un allié “signifierait la fin de l’Otan”.Jeudi, Donald Trump devrait annoncer la première charte de son “Conseil de paix”, un organe de résolution des conflits internationaux concurrent des Nations unies, tandis que plusieurs pays ont évoqué une possible cérémonie de signature le jour-même.

Japon: la plus grande centrale nucléaire du monde a repris du service

La centrale nucléaire japonaise de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande au monde, a redémarré mercredi pour la première fois depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, a annoncé son opérateur, malgré des inquiétudes persistantes de la population.Ce redémarrage concerne dans un premier temps un seul des sept réacteurs de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande au monde en termes de capacité totale de production.La mise en service a été effectuée à 19H02 locales (10H02 GMT), a indiqué à l’AFP Tatsuya Matoba, porte-parole de la société Tokyo Electric Power (Tepco).Le gouverneur du département de Niigata (centre-ouest), où elle se trouve, avait donné le mois dernier son aval au redémarrage, malgré une opinion publique divisée sur la question: selon une enquête menée en septembre par le département, 60% des habitants étaient opposés au redémarrage, contre 37% qui le soutenaient. Mardi, quelques dizaines de manifestants, principalement des personnes âgées, avaient bravé le froid pour manifester sous la neige près de l’entrée de la centrale, au bord de la mer du Japon.”L’électricité de Tokyo est produite à Kashiwazaki, et il faudrait que seuls les habitants (d’ici) soient en danger? Cela n’a aucun sens”, a déploré Yumiko Abe, une habitante de 73 ans interrogée par l’AFP.Kashiwazaki-Kariwa avait été mise à l’arrêt lorsque le Japon a fermé tous ses réacteurs nucléaires après le triple désastre – séisme, tsunami et catastrophe nucléaire – de Fukushima en mars 2011. Mais le pays veut réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et répondre à la demande croissante d’électricité liée à l’intelligence artificielle.La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a aussi exprimé son soutien à l’utilisation de l’atome civil. – “Absolument inacceptable” -Au total, 14 réacteurs – principalement situés dans l’ouest et le sud du pays – ont ainsi déjà été remis en service après la mise en place de normes de sécurité plus strictes. Mi-janvier, 13 réacteurs étaient en fonctionnement.L’unité n°6 de Kashiwazaki-Kariwa est le premier des réacteurs nucléaires de Tepco, qui est également l’opérateur de la centrale sinistrée de Fukushima Daiichi, à redémarrer depuis 2011.Près de quinze ans après la catastrophe, “la situation n’est toujours pas maîtrisée à Fukushima. Et Tepco veut relancer une centrale? Pour moi, c’est absolument inacceptable”, s’indignait Keisuke Abe, un manifestant de 81 ans.Le vaste complexe de Kashiwazaki-Kariwa a été équipé d’une digue de 15 mètres de haut contre les tsunamis, de nouveaux systèmes de secours électriques installés en hauteur, ainsi que d’autres dispositifs de sécurité.Cependant, certains habitants expriment leurs inquiétudes, évoquant des scandales fréquents de dissimulation d’informations, des incidents mineurs ainsi que des plans d’évacuation jugés insuffisants.”Je pense qu’il est impossible d’évacuer” en cas d’urgence, a expliqué à l’AFP Chie Takakuwa, une habitante de Kariwa âgée de 79 ans. Plusieurs associations ont remis début janvier une pétition contre la relance comportant près de 40.000 signatures à Tepco et à l’Autorité japonaise de régulation nucléaire soulignant que la centrale se trouve sur une zone sismique active où est survenu un violent séisme en 2007.- Ne jamais “céder à l’arrogance” -L’industrie nucléaire japonaise a aussi été confrontée à une suite de scandales et d’incidents ces dernières semaines, notamment la falsification de données par un autre opérateur, Chubu Electric Power, sous-estimant les risques sismiques.Et à Kashiwazaki-Kariwa, Tepco a indiqué samedi qu’un système d’alerte n’avait pas fonctionné lors d’un essai avant le redémarrage du réacteur.”Les exploitants nucléaires ne doivent jamais céder à l’arrogance ou à l’excès de confiance”, avait estimé le patron de Tepco, Tomoaki Kobayakawa, dans une interview publiée samedi par le quotidien Asahi.”Il y a toujours des risques d’erreurs humaines ou de défaillances des machines et des équipements. Tout repose sur notre capacité à détecter ces problèmes, à les corriger et à travailler avec humilité”, avait-il ajouté.Avant le séisme et le tsunami de 2011, qui ont fait environ 18.000 morts, l’énergie nucléaire représentait environ un tiers de la production d’électricité du Japon, le reste provenant principalement des énergies fossiles. L’archipel est le cinquième émetteur mondial de dioxyde de carbone derrière la Chine, les Etats-Unis, l’Inde et la Russie, et dépend fortement des combustibles fossiles importés. Près de 70% de ses besoins en électricité étaient couverts en 2023 par des centrales thermiques fonctionnant au charbon et aux hydrocarbures, mais l’archipel veut faire des renouvelables sa principale source d’électricité avant 2040.Egalement destiné à croître, le nucléaire devrait représenter environ 20% de la production électrique du pays à l’horizon 2040, contre environ 8,5% pour l’exercice fiscal 2023-24.

Lactalis lance un vaste rappel international de lait infantile

Lactalis a annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile en France et dans de nombreux pays à travers le monde dont la Chine, l’Australie ou encore le Mexique, s’ajoutant à plusieurs rappels lancés par d’autres fabricants ces dernières semaines.Les rappels de Lactalis sont motivés par la présence potentielle de “céréulide”, une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements, souligne Lactalis dans un communiqué. En France métropolitaine, c’est la marque Picot qui est concernée. Les six lots en question sont des pots nommés “Picot Nutrition Quotidienne 1er âge” dans les formats 400, 800 et 850 grammes d’une part, des pots “Picot Nutrition Quotidienne 2e âge” dans les formats 800 et 850 grammes, ainsi que le “Picot AR 2e âge” au format 800 grammes.Ces lots sont disponibles en réseau pharmaceutique et en grande distribution. Seize autres pays sont concernés: l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo, l’Équateur, l’Espagne, Madagascar, le Mexique, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan, a précisé une porte-parole à l’AFP.Elle a mentionné que la Polynésie française faisait également partie des territoires concernés par le rappel. Pour tous ces pays, il s’agit de “quelques lots”, a souligné Lactalis, sans être en mesure de tous les détailler dans l’immédiat. – Un “fournisseur international” -“C’est un fournisseur international qui propose de l’ARA”, une molécule rentrant dans la composition de certains laits infantiles, qui est en cause, a précisé Lactalis à l’AFP, sans toutefois souhaiter communiquer le nom du fournisseur en question. Le groupe a néanmoins précisé que ce fournisseur était distribué par un grossiste européen “avec qui travaille Lactalis”. Ce rappel fait suite à une alerte de l’association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisé, a expliqué Lactalis à l’AFP.  Si les premières analyses ont “donné des résultats conformes”, les analyses complémentaires “menées sur le produit reconstitué”, c’est-à-dire le biberon préparé, ont “révélé la présence de céréulide”, ce qui conduit Lactalis, “par précaution”, à procéder à ce rappel, détaille le géant laitier. “Nous avons pleinement conscience que cette information peut susciter de l’inquiétude parmi les parents de jeunes enfants”, note le groupe dans son communiqué, précisant qu’à “ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement lié à la consommation de ces produits n’ont été rapportés par les autorités françaises”. Le secteur laitier est secoué ces dernières semaines par des rappels de produits de laits infantiles dans le monde entier, avec pour cause la présence potentielle de céréulide. L’agence alimentaire de Singapour (Singapore Food Agency, ou SFA) a annoncé le 17 janvier dans un communiqué le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l’entreprise, seules “quelques palettes” de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n’était pas encore en magasin.- Excuses de Nestlé -Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Les procédures de rappel concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par certaines ONG d’avoir tardé à prendre des mesures. “Je tiens à vous rassurer sur le fait qu’aucun cas de maladie liée aux produits touchés n’a été confirmé jusqu’à présent”, avait-il souligné, insistant sur le fait que le rappel était une mesure “de précaution”.Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.

Record de voyageurs dans les TGV en 2025

Les TGV ont connu un “record absolu” de fréquentation l’an dernier, avec 168 millions de clients en France et en Europe, a annoncé mardi soir le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet.C’est environ 5 millions de voyageurs de plus sur le continent qu’en 2024, année du précédent record.Depuis 2019, la fréquentation des TGV a augmenté de près de 18%, a ajouté M. Fanichet, à l’occasion des voeux externes de la filiale du groupe SNCF.SNCF Voyageurs espère faire encore mieux en 2026, avec l’arrivée très attendue des trains à grande vitesse de nouvelle génération, le “TGV M”, sur lesquels la compagnie compte beaucoup pour faire face à la concurrence en France et en Europe mais dont la mise en service a pris du retard.SNCF Voyageurs a d’ailleurs annoncé lundi la commande de 15 de ces TGV supplémentaires à Alstom.Ces rames sont “quadricourantes”, c’est-à-dire qu’elles pourront circuler sous les différentes tensions des réseaux ferrés en France et dans les pays voisins, en l’occurrence entre Bruxelles et les “grandes métropoles françaises”, selon la branche de la SNCF chargée chargée du transport des voyageurs. Le groupe entend également se lancer fin 2027 sur le marché italien, entre Turin et Venise et Turin et Naples, où il escompte que ses “TGV à deux niveaux changeront la donne”, selon les termes de M. Fanichet.”Nous avons encore quelques haies à franchir, mais nous ne lâchons pas et j’ai confirmé aux autorités italiennes que nous irons jusqu’au bout de notre ambition”, a-t-il ajouté.Pour les trains régionaux, SNCF Voyageurs a fait état d’une hausse de 3% du trafic en 2025, et une fréquentation en Ile-de-France qui a retrouvé en 2025 celle de l’avant-crise Covid.

L’Espagne face aux questions après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures

Après la catastrophe d’Adamuz, qui a fait au moins 42 morts dimanche, un nouvel accident de train survenu mardi soir en Catalogne provoque interrogations et débat politique sur la sécurité du réseau, érodant encore un peu plus la confiance dans le système ferroviaire espagnol.En à peine 48 heures, l’Espagne, deuxième destination touristique au monde, a connu deux accidents majeurs, une première depuis un déraillement meurtrier ayant fait 80 morts près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest) en 2013, qui avait déjà bouleversé tout le pays.Dernier incident en date, un train de banlieue en direction de Barcelone (nord-est) a heurté mardi les débris d’un mur de soutènement qui s’était effondré sur la voie près de la petite ville de Gelida à cause de fortes pluies.Au moins une personne est morte et 37 ont été prises en charge par les secours, dont cinq blessés graves, d’après les autorités régionales.Selon les Mossos, la police catalane, la personne tuée était un jeune homme né en 1998 qui “suivait une formation” à bord du train accidenté.La circulation des trains restait “suspendue” mercredi matin dans la zone, selon le gestionnaire du réseau ferroviaire national Adif, qui a également mis en place des restrictions de vitesse sur un tronçon entre Madrid et Barcelone.Ce nouvel accident survient alors que l’Espagne pleure ses morts, au deuxième jour d’un deuil national de trois jours, après une collision mortelle survenue dimanche à Adamuz, près de Cordoue.Son bilan – au moins 42 morts et 37 personnes toujours hospitalisées, dont neuf en soins intensifs, selon les autorités régionales – n’est toujours pas définitif.- “C’en est trop !” -Ces deux incidents majeurs en 48H ont ravivé les critiques de l’opposition de droite contre le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez, qui a promis lundi la “transparence absolue” sur la tragédie d’Adamuz.”C’en est trop!”, a tonné sur le réseau social X Alberto Núñez Feijóo, le chef de file du Parti populaire (droite), dont les équipes ont demandé “une clarification immédiate” sur l’état du réseau ferroviaire national.”Les Espagnols ont aujourd’hui peur de monter dans un train”, a tancé, de son côté, Pepa Millan, porte-parole au Congrès du parti d’extrême droite Vox, tandis que Junts, l’un des partis indépendantistes catalans, a déploré “des retards constants, des trains pleins, des pannes, des excuses et des accidents (…) Ça suffit”.Dans ce contexte tendu, le principal syndicat des conducteurs de train a appelé dans un communiqué mercredi à “une grève générale”, dénonçant “la dégradation constante du réseau ferroviaire”. On ignorait toutefois quand démarrerait cette grève.Pressé de répondre, le ministre des Transports, Óscar Puente, a exhorté les représentants des conducteurs au “dialogue” et estimé que l’accident en Catalogne n’avait “rien à voir” avec le réseau, mais était plutôt lié à “des phénomènes météorologiques” ayant abouti à des “circonstances malheureuses”.- Enquête en cours -A Adamuz, petite bourgade d’Andalousie (sud) qui accapare l’opinion publique depuis dimanche, les engins continuent de s’affairer, à la recherche d’éventuels  dépouilles qui pourraient se trouver coincées dans les amas de ferraille.Dimanche, les trois dernières voitures d’un train allant vers Madrid de l’opérateur privé Iryo – un groupe privé filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) – avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à côté, heurtant violemment un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui arrivait au même moment dans l’autre sens.Les deux trains à grande vitesse, qui roulaient à plus de 200 km/h, transportaient au total plus de 500 passagers.Les débats se concentrent désormais sur les causes de la collision, survenue dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée. L’enquête -qui exclut l’hypothèse d’un acte de sabotage, selon le gouvernement-, s’intéresse à une rupture du rail de plus de 30 centimètres de long à l’endroit de l’accident, peut-être provoquée par “un défaut dans la soudure de la voie”, selon le quotidien El Mundo.Inauguré en 1992, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et est l’une des fiertés du pays.L’Espagne dispose aujourd’hui de 4.000 kilomètres de voies ferrées de ce type, dans un secteur ouvert à la concurrence depuis cinq ans, après la fin du monopole de l’opérateur public, la Renfe.

La Bourse de Paris sous pression, le Groenland sous les projecteurs

La Bourse de Paris évolue en petite baisse mercredi, sous pression avant le très attendu discours du président Donald Trump au Forum économique mondial à Davos (Suisse), dans un contexte de tensions, les pays européens s’opposant à toute annexion du Groenland par les Etats-Unis.Vers 11H30, le CAC 40 perdait 0,23% pour s’établir à 8.044,23 points, soit une perte de 18,35 points. La veille, l’indice vedette de la Bourse de Paris avait perdu 0,61%, à 8.062,58 points.”Les marchés actions européens ont ouvert globalement stables mercredi, tous les regards étant tournés vers l’arrivée de Trump à Davos”, a commenté Niel Wilson, analyste chez Saxo Markets.”La nervosité des investisseurs demeure et plus personne n’attend un revirement rapide concernant les sanctions douanières prévues entre les pays de la zone euro et les Etats-Unis”, selon Andreas Lipkow, analyste indépendant.Le président américain arrivera mercredi au Forum de Davos avec “environ trois heures de retard”, en raison d’un problème avec le premier avion qui devait le conduire en Suisse, a indiqué le secrétaire au Trésor, Scott Bessent.Donald Trump a menacé de surtaxes douanières huit pays européens s’opposant à ses velléités d’annexion du Groenland, territoire autonome du Danemark.Alors qu’on lui demandait jusqu’à quelles extrémités il était prêt à aller pour en prendre le contrôle aux dépens de Copenhague, avant son départ pour Davos, Donald Trump a répondu: “Vous le découvrirez.”Mardi, à Davos, le président Emmanuel Macron avait mis en garde contre les tentatives américaines de “subordonner l’Europe” et qualifié les menaces américaines d'”inacceptables”.Danone s’enfonceLe cours de Danone chute à la Bourse de Paris mercredi, miné par un rappel de lait infantile par l’agence alimentaire de Singapour et, en parallèle, par un abaissement de l’objectif de cours de plusieurs analystes.Vers 11H30 heure de Paris, le titre réduisait ses pertes, cédant 6,30% à 68,96 euros, après avoir perdu près de 12% dans les premiers échanges d’après l’agence de presse économique Bloomberg.L’agence alimentaire de Singapour (Singapore Food Agency ou SFA) a annoncé le 17 janvier dans un communiqué le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition infantile rachetée en 2022 par Danone.”La SFA a détecté la toxine céréulide dans deux produits supplémentaires de lait infantile”, a-t-elle précisé dans son communiqué.

Bourse de Paris: Danone chute après un rappel de lait infantile à Singapour

Le cours de Danone chute à la Bourse de Paris mercredi, miné par un rappel de lait infantile par l’agence alimentaire de Singapour, et un abaissement de l’objectif de cours de plusieurs analystes.Vers 10H45 heure de Paris, le titre réduisait ses pertes, cédant 6,66% à 68,70 euros, après avoir perdu près de 12% dans les premiers échanges d’après l’agence économique Bloomberg.L’agence alimentaire de Singapour (Singapore Food Agency ou SFA) a annoncé le 17 janvier dans un communiqué le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition infantile rachetée en 2022 par Danone.Sont également visés des produits du géant suisse de l’alimentation Nestlé. A la Bourse suisse, le titre Neslté perdait 0,93% à 73,24 francs suisses.”La SFA a détecté la toxine céréulide dans deux produits supplémentaires de lait infantile”, explique l’agence dans son communiqué.”Ces produits pourraient avoir utilisé la même matière première fournie par la même source que celle utilisée dans les lots précédemment impliqués”, précise la SFA, évoquant l’arrêt de la vente de cinq produits Nestlé annoncé le 8 janvier dernier pour la “présence potentielle de la toxine céréulide”.Nestlé avait annoncé début janvier un rappel volontaire de lots de laits infantiles par mesure de précaution dans plusieurs pays en Europe, dont la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Italie, ainsi que la Suède. Le groupe avait affirmé avoir détecté un problème de qualité dans un ingrédient venant d’un de ses grands fournisseurs, à savoir la “présence potentielle de céréulide, une substance d’origine bactérienne issue du microorganisme Bacillus cereus, susceptible de provoquer des troubles digestifs (diarrhées et vomissements)”.En parallèle, Deutsche Bank a abaissé son objectif de cours pour Danone, en raison du ralentissement de la croissance des importations chinoises de lait infantile.”La publication par le gouvernement chinois d’une baisse de 17% des naissances l’an dernier renforce les inquiétudes selon lesquelles les activités de lait infantile exposées à la Chine devraient faire l’objet d’une révision à la baisse de leur valorisation”, expliquent les analystes de Deutsche Bank dans leur note publiée mardi.