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Wall Street plombée par la chute de Microsoft

La Bourse de New York a terminé orientée à la baisse jeudi, lestée par la chute de Microsoft, poids lourd technologique dont les résultats trimestriels ont été accueillis froidement par la place américaine.Le Dow Jones est parvenu à grappiller 0,11% mais l’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 0,72% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,13%, des chiffres toutefois éloignés des plus bas auxquels évoluaient les indices en milieu de séance.

Le Britannique Starmer juge “vital” d’améliorer les relations avec la Chine

Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont salué jeudi à Pékin l’amélioration de la relation entre leurs pays, nécessaire selon eux malgré la persistance de différends sérieux.Il s’agit de la première visite en Chine d’un chef du gouvernement britannique depuis 2018, et elle intervient après une série d’autres déplacements de dirigeants occidentaux, soucieux de se rapprocher de Pékin quand leur allié américain traditionnel devient plus imprévisible.M. Starmer a ainsi indiqué à des journalistes en marge de son déplacement avoir soulevé lors de ses entretiens avec le président Xi le cas de l’ex-magnat hongkongais des médias Jimmy Lai, détenteur d’un passeport britannique et emprisonné, ainsi que la situation de la minorité musulmane des Ouïghours.Il a eu avec M. Xi à ce propos une “discussion respectueuse”, a-t-il dit, sans donner plus de détail.Pékin réfute les accusations d’internements massifs dans des camps de rééducation ou de travail forcé de Ouïghours au Xinjiang lancées par des défenseurs des droits.M. Starmer, venu en Chine expressément avec l’intention d’améliorer la situation économique de son pays et avec “le coût de la vie” chez lui en tête, a présenté cette discussion sur les droits humains comme faisant partie du dialogue plus général avec Pékin.”Il est vital de construire une relation plus sophistiquée dans laquelle nous identifions les opportunités de collaboration, tout en permettant un dialogue constructif sur les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d’accord”, a-t-il dit au début de son entretien avec M. Xi, avec qui il a aussi partagé un déjeuner.- Whisky et visas -Keir Starmer a assuré plus tard être parvenu à des “progrès vraiment bons”, avec l’annonce par Downing Street d’une réduction de 10 à 5% des droits de douane sur les exportations britanniques de whisky vers la Chine, ainsi qu’une exemption de visa pour les séjours en Chine de moins de 30 jours, dont bénéficient déjà une cinquantaine de pays (France, Allemagne, Austalie, etc.).L’Association du whisky écossais a salué cette initiative, affirmant qu’elle “pourrait relancer les exportations” vers ce qu’elle a qualifié de “marché de croissance prioritaire”.”En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et de grandes puissances économiques mondiales, la Chine et le Royaume-Uni doivent renforcer leur dialogue et leur coopération”, qu’il s’agisse de sécurité internationale ou d’économie, a abondé M. Xi devant M. Starmer au Palais du peuple.Il a dit croire à l’ouverture d’un “nouveau chapitre” de la relation après les “revers” des dernières années. Et s’est vu offrir par Keir Starmer le ballon de football du récent match de Premier League entre Arsenal et Manchester United, club dont il est un supporter.A l’issue d’un entretien entre M. Starmer et le Premier ministre Li Qiang, Londres et Pékin ont également signé une série d’accords de coopération sur la lutte contre l’immigration irrégulière, la santé, ou encore les services.- Intérêt national -M. Xi a saisi une nouvelle occasion de présenter son pays comme un partenaire fiable, défenseur de l’ordre international et du libre-échange, par opposition à “l’unilateralisme, (au) protectionisme galopants” du moment.  Pour Londres, la visite de M. Starmer vise à explorer les voies d’une coopération plus soutenue avec la deuxième puissance économique mondiale, sur fond de rivalités internationales exacerbées, et alors que le président américain Donald Trump ébranle les alliances du passé, y compris avec son partenaire historique britannique.Elle intervient peu après celles du français Emmanuel Macron et du Canadien Mark Carney, En route pour Pékin, M. Starmer avait défendu la relation avec les États-Unis comme “l’une des plus étroites que nous ayons”.Mais il avait jugé qu’il serait “absurde” pour le Royaume-Uni de se détourner de la Chine, malgré les critiques qu’un rapprochement suscite au Royaume-Uni.Il a répété à l’envi que la coopération avec la Chine relevait de “l’intérêt national”. Le pays est le troisième partenaire commercial du Royaume-Uni et M. Starmer était accompagné d’une cinquantaine de chefs d’entreprises.Le géant pharmaceutique AstraZeneca a ainsi annoncé en marge de la visite qu’il comptait investir 15 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) en Chine d’ici 2030.Des personnalités politiques de l’opposition britannique ont critiqué ce voyage, la cheffe du Parti conservateur, Kemi Badenoch, réagissant aux spéculations selon lesquelles Xi pourrait se rendre en Grande-Bretagne. “Nous ne devons pas dérouler le tapis rouge pour un Etat qui se livre quotidiennement à de l’espionnage sur notre territoire, bafoue les règles du commerce international et soutient Poutine dans sa guerre insensée contre l’Ukraine”, a-t-elle dit.Keir Starmer repartira de Chine samedi pour une courte étape au Japon, dont les relations avec Pékin se sont tendues ces derniers mois.

Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en hausse en 2025

Une hausse du chômage en signe d’un retournement de tendance au-delà de changements de paramètres: le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité inscrits à France Travail a augmenté de 2,6% au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième et de 6,8% sur un an.Ces chiffres (France hors Mayotte) tiennent compte de l’inscription, depuis début 2025, de tous les allocataires du RSA et des jeunes en parcours d’insertion à France Travail, un chamboulement majeur pour les chiffres de l’institution, ainsi que d’un nouveau régime de sanctions entré en vigueur au 1er juin.Sans ces modifications, la hausse du nombre de chômeurs aurait été limitée à 2% sur le quatrième trimestre et à 1,7% sur l’année.Ces chiffres “présentent une hausse modérée du nombre de demandeurs d’emplois” a réagi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur X. Sans “les changements de règles administratives” qui ont élargi le périmètre des personnes inscrites et réduit les radiations automatiques, “les estimations indiquent un ralentissement modéré du marché du travail, sans rupture brutale”, ajoute le ministre. Il souligne aussi que le taux d’emploi se maintient parallèlement “à un niveau historiquement élevé”. Le directeur du département Analyse et Prévision de l’OFCE, Eric Heyer relève en revanche “une forte dégradation au quatrième trimestre”, qui “n’est pas liée à la loi plein emploi” mais “à une dégradation du marché du travail”.”Globalement, il y avait une baisse du nombre de demandeurs d’emploi continue de 2015 jusqu’à 2022, puis de 2022 à mi-2024, cela s’est stabilisé et depuis le troisième trimestre 2024, il y a un retournement”, résume l’économiste. “Ce sont essentiellement les demandeurs d’emploi de longue durée qui augmentent, ce qui laisse entendre que plus longtemps vous restez demandeur d’emploi, plus il vous est difficile de retourner sur le marché du travail”, pointe-t-il parmi les signaux “alarmants”.- “Incertitude” -“On voit une dégradation qui n’est pas surprenante”, analyse Nathalie Chusseau, économiste à l’université de Lille. Avec comme explications “l’incertitude politique nationale et le contexte géopolitique et commercial international qui obèrent les investissements et un taux de faillites d’entreprises record depuis trois ans”.Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité a atteint en moyenne sur le trimestre 3,35 millions.En tenant compte des chômeurs exerçant une activité partielle (catégories A, B et C), la hausse s’élève à 1% sur le trimestre et 4,8% sur l’année. Hors nouveaux publics (bénéficiaires du RSA et jeunes en parcours d’insertion) et corrigés des effets du nouveau régime de sanctions, ce nombre de demandeurs d’emploi aurait toutefois été stable au quatrième trimestre et en hausse de 1,6% sur l’année.Le département des études du ministère du Travail (Dares) précise que les sanctions, qui prennent désormais souvent la forme d’une “suspension-remobilisation”, entraînent des retenues financières mais plus une radiation, d’où “une baisse des radiations”.En prenant en compte les nouveaux publics et le nouveau barème de sanctions, le chômage des jeunes a explosé en 2025, avec une hausse de 23,6% en catégorie A, mais l’augmentation s’est ralentie en fin d’année, à 1,7% sur le seul quatrième trimestre. Le nombre d’inscrits placés provisoirement dans la catégorie G, en attente de leur entretien d’orientation, ne se résorbe que lentement, avec encore 812.100 personnes concernées au quatrième trimestre.Lors de sa campagne en 2022, Emmanuel Macron avait mis en avant l’objectif de plein emploi en 2027, avec un taux de chômage autour de 5%. Un objectif qui s’éloigne, avec un taux de 7,7% au troisième trimestre. Alors que les partenaires sociaux viennent d’entamer une négociation, à la demande du gouvernement, pour chercher 400 millions d’économies sur l’indemnisation des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle, la CGT a averti jeudi que “réduire les droits à l’assurance chômage ne (créerait) pas d’emplois”.Côté patronat, la CPME a vu dans la hausse du chômage la conséquence de “la fin de la politique de l’offre, concomitante aux incertitudes politiques et géopolitiques”.

Waymo pourrait lancer ses robotaxis à Londres dès cette année

L’entreprise américaine Waymo, leader mondial des véhicules sans conducteur, a dit jeudi travailler avec ses partenaires au Royaume-Uni pour lancer des robotaxis à Londres, qui pourraient sillonner dès cette année les rues de la capitale britannique.La société détenue par Alphabet, maison mère de Google, est déjà présente dans un nombre croissant de villes aux États-Unis, mais un lancement à Londres serait une première en Europe.Les véhicules autonomes devront subir des tests “rigoureux” pour prouver qu’ils sont au moins aussi sûrs, compétents et prudents que les conducteurs humains avant d’être autorisés à circuler sur les routes britanniques, a prévenu le gouvernement.Leur autorisation dépendra en outre de la mise en oeuvre concrète d’une loi sur les véhicules automatisés, entrée en vigueur en 2024, pour laquelle des détails techniques et opérationnels restent à finaliser.En devenant l’un des premiers pays à autoriser ce genre de véhicules, le gouvernement espère attirer des investissements et estime que le secteur des véhicules autonomes pourrait créer des milliers d’emplois et ajouter des milliards de livres à l’économie britannique d’ici 2035.Le projet de Waymo “pourrait transformer la sécurité routière et l’accessibilité” dans le pays, a salué sur le réseau social X la secrétaire d’État aux Transports locaux Lilian Greenwood.Waymo fait déjà rouler plusieurs dizaines de véhicules à Londres, avec toujours un conducteur derrière le volant, pour la cartographie et la collecte de données en amont du lancement des programmes pilotes de conduite autonome plus tard cette année.Basée en Californie, Waymo s’est associée en 2018 au Britannique Jaguar Land Rover (JLR), qui fabrique la I-PACE électrique autonome.”Au cours des prochains mois, nous travaillerons en étroite collaboration avec nos partenaires pour investir dans les infrastructures opérationnelles et le personnel nécessaires au bon fonctionnement de notre service”, a détaillé Nicole Gavel, responsable du développement commercial mondial et des partenariats stratégiques chez Waymo.Plusieurs entreprises rivales se bousculent déjà pour proposer, elles aussi, leurs services aux Londoniens.L’Américain Uber a annoncé son intention d’y lancer des taxis sans chauffeur en partenariat avec le britannique Wayve, tandis que le géant chinois d’internet Baidu compte lancer un service similaire sur l’application de covoiturage Lyft.Mais les robotaxis sont “de la poudre aux yeux”, lance auprès de l’AFP Steve McNamara, secrétaire général de la Licensed Taxi Drivers Association, qui représente plus de 10.000 chauffeurs des emblématiques “black cabs” de Londres.Il pointe notamment que, loin de l’autonomie promise, des opérateurs humains sont en réalité toujours prêts à intervenir à distance.

Acier: ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support

Nouvelle vague de départs potentiels d’Europe dans les métiers tertiaires au sein du sidérurgiste ArcelorMittal: le groupe envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support vers l’Inde, qui pourrait concerner à terme plusieurs milliers d’emplois.Lors d’un conseil d’entreprise européen extraordinaire organisé jeudi à distance, “la direction européenne d’ArcelorMittal a annoncé le lancement d’une nouvelle phase d’analyse visant la délocalisation massive des fonctions support (informatique, logistique, maintenance, etc.) dans l’ensemble des entités européennes du groupe” vers l’Inde, a annoncé le comité d’entreprise européen dans un communiqué.ArcelorMittal Europe, qui avait déjà annoncé au printemps dernier une première vague de délocalisations, “étudie la possibilité d’étendre son projet de transformation des fonctions support afin d’optimiser et de standardiser les activités actuellement dispersées sur de nombreux sites en Europe”, a indiqué le groupe dans une déclaration transmise à l’AFP.Cette nouvelle vague va affecter “potentiellement (…) 20 pays européens et plus de 5.600 salariés, dont 1.650 pour la France”, le périmètre concerné, a indiqué à l’AFP Jean-Luc Ruffin, secrétaire du CEE, qui souligne que cela ne signifie pas qu'”il n’y aura pas obligatoirement 1.650 suppressions d’emplois en France”.”Sur la première vague, le périmètre, c’était un peu plus de 4.000 emplois et il y a eu 1.400 suppressions d’emplois” effectivement délocalisés, a-t-il rappelé, indiquant que ce premier plan était “toujours en cours”.Jeudi, devant les représentants des salariés de toute l’Europe, la direction a fait “une belle présentation pour nous dire qu’ils avaient déjà embauché près de 900 salariés en Inde pour occuper ces fonctions”, a ironisé M. Ruffin.- “Aligner les performances” -Ce nouveau projet concerne notamment “le personnel informatique (maintenance des systèmes, cybersécurité, support applicatif, infrastructures) et “les prestataires en ingénierie, services, logistique, consultance et maintenance”, a précisé le CEE dans un communiqué.Il demande “l’arrêt immédiat de toute nouvelle délocalisation tant que les plans en cours ne sont pas clôturés et évalués”.”La création d’un pôle de services aux entreprises en Inde et l’expansion de son centre d’excellence en Pologne contribueront à l’élaboration d’un modèle économique durable pour ArcelorMittal Europe”, a ajouté le groupe, qui souhaite “aligner les performances de l’entreprise sur celles des autres grands groupes”, notamment en ayant recours à l’intelligence artificielle.La demande d’acier, historiquement portée par l’automobile et le bâtiment, s’est émoussée en Europe et le continent fait face à l’énorme concurrence de la production asiatique et surtout chinoise, vendue beaucoup moins chère.”Cette décision constitue une nouvelle attaque frontale contre les travailleurs européens, sans bilan, sans évaluation et sans considération pour les conséquences humaines, sociales et industrielles”, a déploré le CEE d’ArcerlorMittal.En France, le groupe a supprimé dans le nord du pays 608 postes l’an passé (260 emplois du fait de postes déjà vacants et en raison de réorganisations et reclassements anticipés), dans les fonctions support mais aussi la production.Lors de cette deuxième phase touchant les fonctions support, “ce sont les sites d’ArcelorMittal Méditerranée et d’autres sites français”, qui sont potentiellement concernés, selon M. Ruffin.”C’est juste scandaleux”, a réagi Jean-Marc Vecrin, coordinateur CFDT pour l’ensemble du groupe : “on met un plan acier sur mesure, on fait avec EDF, un contrat sur 18 ans” de fourniture d’électricité “et puis derrière on vous annonce comme ça, sans aucun remords, qu’on continue notre plan de délocalisation des fonctions support en Inde”.”On ne va pas se laisser faire”, a-t-il assuré.Une prochaine réunion est prévue le 26 février prochain, au siège européen du groupe à Luxembourg.

Wall Street lève le pied après des résultats de géants de la tech

La Bourse de New York évolue en baisse jeudi, prudente sur la direction à prendre après la publication de résultats trimestriels de plusieurs grands noms du secteur technologique, accueillis de façon théâtrale par les investisseurs.Vers 15H10 GMT, le Dow Jones reculait de 0,10%, l’indice Nasdaq à forte coloration technologique perdait 1,51% et l’indice élargi S&P 500 cédait 0,68%. “L’attention s’est désormais déplacée de la géopolitique, qui était le moteur la semaine dernière, vers les résultats d’entreprises cette semaine”, commente auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA.Les investisseurs ont de quoi s’occuper: cette semaine, environ 20% des sociétés composant le S&P 500 doivent dévoiler leurs performances financières.Mercredi soir, après la clôture, c’était au tour de plusieurs poids lourds technologiques.La place américaine “se réjouit des bons résultats de Meta. Même si l’entreprise a augmenté ses dépenses d’investissement, ses bénéfices et ses revenus ont été nettement plus élevés, ce qui, d’une certaine manière, a convaincu le marché”, souligne Sam Stovall.Et les prévisions du groupe de Menlo Park (Californie) pour le premier trimestre de l’année en cours dépassent largement les calculs des analystes.Vers 15H10 GMT, le titre Meta bondissait de 7,59%, à 719,50 dollars, soit un gain de capitalisation boursière de plus de 150 milliards de dollars.Un accueil bien différent de celui réservé aux précédents résultats de l’entreprise. L’action Meta avait alors chuté de plus de 11%.Cette fois, c’est Microsoft qui subit la sévérité des investisseurs.En dépit de résultats trimestriels en hausse, et supérieurs aux attentes, le groupe de Redmond (Etat de Washington) voit son titre décrocher de plus de 11%, représentant une perte d’environ 400 milliards de dollars de valorisation.”Ses activités dans le cloud (informatique à distance, ndlr) ont finalement été un peu décevantes”, juge Sam Stovall.Malgré un chiffre d’affaires dépassant pour la première fois les 50 milliards de dollars sur cette activité, la marge brute de Microsoft Cloud a reculé à cause des investissements massifs dans les centres de données pour l’intelligence artificielle (IA).”Microsoft est également très étroitement lié à OpenAI”, pionnier de l’IA dont les derniers modèles “suscitent un certain scepticisme par rapport à Gemini de Google et Anthropic”, estime Ryuta Makino, de Gabelli.Côté indicateurs, le déficit commercial des Etats-Unis s’est établi à 56,8 milliards de dollars au mois de novembre, près de deux fois plus élevé qu’un mois plus tôt, sous l’effet combiné d’une baisse des exportations et d’une hausse des importations.C’est pire que ce qu’avaient anticipé les analystes, qui tablaient sur un creusement à 42,9 milliards de dollars, selon le consensus publié par MarketWatch.Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage sont elles ressorties légèrement au-dessus des attentes jeudi, à 209.000 demandes.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se tendait légèrement par rapport à la veille, évoluant à 4,25% vers 15H10 GMT, contre 4,24% à la clôture mercredi.D’autres résultats trimestriels venaient animer le marché jeudi.Ceux du constructeur automobile américain Tesla (-0,95% à 426,37 dollars), dirigé par le milliardaire Elon Musk, étaient accueillis avec une pointe de scepticisme par les investisseurs. Le bénéfice net a chuté de 61% à 840 millions de dollars, bien loin des attentes. Mais celui rapporté par action a fait mieux qu’anticipé, à 50 cents.Lors d’une audioconférence avec des analystes, Elon Musk a dit envoyer “un message d’optimisme concernant l’avenir, car nous nous dirigeons probablement vers une enthousiasmante et extraordinaire ère d’abondance”.Le groupe informatique américain IBM (+6,61% à 313,60 dollars) était lui en forme, après avoir publié un chiffre d’affaires et un bénéfice net par action meilleurs qu’escomptés lors des trois derniers mois de 2025.

Capgemini ébranlé par la révélation d’un contrat avec l’ICE

Après la révélation d’un contrat passé avec la police américaine de l’immigration (ICE), les appels à la responsabilité et à la transparence se multiplient à l’égard du groupe français d’informatique Capgemini, qui assure que ce contrat n’est pas “en cours d’exécution”.Côté au CAC40 et présent dans une cinquantaine de pays dans le monde, Capgemini a vu l’attention médiatique et les interrogations en interne se décupler depuis plusieurs jours.Selon des informations de l’association L’Observatoire des multinationales publiées la semaine dernière et développées par France 2, Capgemini a notamment fourni à l’ICE un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères, alors que cette police est mobilisée par le président américain dans une vaste campagne anti-immigration.”J’ai 32 ans d’ancienneté chez Capgemini, je n’ai jamais connu une situation de crise comme celle d’aujourd’hui”, résume auprès de l’AFP Frédéric Boloré, délégué syndical central CFDT. “C’est un choc énorme pour les salariés”.Interrogé par l’AFP, le groupe a assuré jeudi que “d’après les informations qui ont été portées à sa connaissance, ce contrat attribué en décembre 2025 n’est à [ce jour] pas en cours d’exécution.”Il a également convoqué un conseil d’administration extraordinaire, qui doit se tenir ce weekend.Dans un message interne envoyé aux salariés du groupe mercredi et consulté par l’AFP, Capgemini a indiqué sans plus de précisions que le contrat “n’était pas en cours d’exécution car il faisait l’objet d’un recours”.Le directeur général de Capgemini, Aiman Ezzat, s’est exprimé dimanche dans un message publié sur LinkedIn, expliquant avoir découvert “par des sources publiques” l’existence de ce contrat passé avec une filiale du groupe spécialisée dans les services au gouvernement fédéral américain. Selon le dirigeant, cette filiale, soumise à la législation américaine, “prend les décisions de manière autonome, dispose de réseaux étanches, et (…) le groupe Capgemini est dans l’impossibilité d’accéder à toute information classifiée, à des contrats classifiés”.D’après des documents publics de l’administration américaine, la contrat passé le 18 décembre porte sur un montant de 4,8 millions de dollars.- Appel à la “transparence” -Depuis plusieurs jours, des responsables syndicaux et politiques ont interpellé le groupe sur sa responsabilité.”Cette histoire-là met en lumière ce que peut faire une technologie”, soulève Louis Duvaux, responsable CFTC au sein de l’entreprise. “Est-ce qu’on va avoir un système d’éthique qui va pouvoir contrôler que les travaux qui nous sont confiés soient bien compatibles avec les valeurs du groupe ?”, s’interroge-t-il. “La moindre des choses, je pense, de la part d’une entreprise française (…), c’est d’être transparente sur les contrats qu’elle a avec ICE, mais peut-être aussi qu’elle les questionne”, a réaffirmé jeudi le ministre de l’Économie Roland Lescure lors de ses vœux à la presse.A gauche, plusieurs personnalités, comme Ian Brossat (Parti communiste), ou Clémence Guetté (LFI) ont également vilipendé ce lien avec l’ICE. Sophie Binet, secrétaire général de la CGT, a publié mardi un message sur X appelant Capgemini à “cesser immédiatement” sa collaboration avec l’ICE.Dans son message sur LinkedIn, le directeur général Aiman Ezzat a assuré que “la nature” et le périmètre du contrat avaient “soulevé des interrogations au regard de ce que [Capgemini faisait] habituellement en tant qu’entreprise de services et de technologie”, sans plus de précisions.Selon Benjamin Girard, représentant CGT au sein du groupe, les révélations au sujet du contrat avec l’ICE n’ont pas été “une découverte”. “Capgemini travaille avec des organisations gouvernementales qui participent aux politiques migratoires qui sont en ce moment assez autoritaires”, assure-t-il. L’œil du 20 heures de France 2 affirme que le groupe a également signé ces dernières années d’autres contrats aux États-Unis en lien avec la surveillance des lieux de détention et du transport des étrangers interpellés.Le syndicat a lancé une pétition en ligne à destination des salariés du groupe pour demander l’arrêt du contrat passé avec l’ICE. A la clôture de la Bourse jeudi, le titre baissait de 2,78% à 127,85 euros, dans un marché stable, et a perdu plus de 10% depuis le début de l’année.

Après Minneapolis, les Etats-Unis se dirigent vers la paralysie budgétaire

Les Etats-Unis se sont rapprochés jeudi d’une paralysie partielle de l’administration fédérale après l’échec au Sénat d’un texte budgétaire, en raison de l’opposition des démocrates qui demandent un encadrement plus strict de la police de l’immigration.Le financement de plusieurs ministères arrive à expiration à minuit dans la nuit de vendredi à samedi. Sans adoption d’ici là d’un budget pour ces services fédéraux, dont le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), ils entreront en situation de paralysie, le fameux “shutdown”.Et alors qu’un texte adopté par la Chambre des représentants semblait se diriger vers une adoption au Sénat pour éviter cette situation, les événements à Minneapolis ont changé la donne.Car l’indignation règne dans le camp démocrate depuis la mort samedi dernier d’Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans tué par balles par des agents fédéraux en marge de manifestations contre la présence de la police de l’immigration (ICE) dans cette métropole du nord des Etats-Unis.De nombreux sénateurs ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget pour le DHS — son ministère de tutelle — tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.- “Voyous” -“Ça suffit, ce que fait l’ICE, en dehors du cadre légal, c’est de la brutalité soutenue par l’Etat, et cela doit cesser”, a lancé jeudi dans l’hémicycle le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer.”Ce n’est pas ça l’Amérique”, a-t-il ajouté, qualifiant les agents de l’ICE de “voyous arpentant nos rues”.En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, auront donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour espérer adopter leur proposition de budget.Les démocrates ont expliqué de leur côté être prêts à adopter cinq des six volets du texte, mais vouloir séparer le dernier — qui concerne le DHS — afin de discuter des réformes qu’ils souhaitent voir être mises en place.Puisque la Chambre des représentants avait adopté les six volets en un seul bloc, séparer le DHS du texte entraînerait de facto une paralysie à minuit dans la nuit de vendredi à samedi, puisque la chambre basse devrait voter à nouveau sur la version adoptée par le Sénat.Mais le “shutdown” pourrait alors être de courte durée.Lors d’un conseil des ministres jeudi, Donald Trump a dit à la presse espérer qu’un compromis soit trouvé avec l’opposition pour éviter une longue paralysie.”Je pense que nous sommes assez proches” d’un accord, a déclaré le président républicain.- Chômage technique -Le plus long “shutdown” de l’histoire du pays ne remonte qu’à novembre dernier, lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.Le versement de certaines aides avait également été fortement perturbé, et des dizaines de milliers de vols avaient été annulés en raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains ayant choisi de se faire porter pâles plutôt que de travailler sans salaire.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée à l’époque par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump et aux républicains au Congrès.

Un méga-projet gazier de TotalEnergies au Mozambique reprend après cinq ans d’interruption

Le géant français de l’énergie TotalEnergies a officiellement annoncé jeudi la “reprise complète” de son vaste projet gazier controversé au Mozambique, après cinq ans d’interruption consécutive à une attaque jihadiste meurtrière.Ce chantier à 20 milliards de dollars (16,7 milliards d’euros), situé dans la province du Cabo Delgado (nord), à la frontière avec la Tanzanie, était gelé après une attaque jihadiste en mars 2021 sur la ville de Palma, qui avait fait quelque 800 morts, selon l’ONG Acled.Le projet, qui doit entrer en production en 2029, “fera de la région une nouvelle source de sécurité énergétique mondiale”, a déclaré le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, lors d’une cérémonie en présence du président du Mozambique, Daniel Chapo, sur le site en travaux d’Afungi. Mais les organisations environnementales dénoncent une “bombe climatique” qui contribuera à rejeter des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et profitera peu aux Mozambicains, dont plus de 80% vivaient sous le seuil de pauvreté de trois dollars par jour en 2022, selon la Banque mondiale.M. Pouyanné a affirmé que son groupe et le consortium Mozambique LNG avaient obtenu des “garanties” sur la “sûreté et la sécurité” sur le terrain, ce qui était “la condition” pour annoncer en octobre la reprise du projet, paralysé depuis avril 2021.Du fait de ses retards, le projet a bénéficié d’une “extension automatique” de quatre ans et demi, a précisé le PDG à la presse. Le groupe devra en revanche attendre l’issue d’un “audit” du gouvernement sur sa demande de compensation pour les surcoûts associés, qu’il évalue à 4,5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros). Plus de 4.000 travailleurs se trouvent aujourd’hui sur le site, dont 80% sont des Mozambicains, selon M. Pouyanné. Son entreprise détient 26,5% dans Mozambique LNG, et en est l’opérateur. “C’est un jour de célébration pour le Mozambique, pour l’Afrique et pour le monde”, a déclaré le président Chapo. Le Mozambique a été “capable de surmonter les défis et de restaurer la confiance des investisseurs nationaux et étrangers”, a-t-il ajouté, alors que la relance du projet a été retardée, entre menaces sécuritaires et incertitudes sur le financement.- Eldorado gazier -A l’origine, en 2020, le consortium Mozambique LNG avait conclu un accord de financement de 15,4 milliards de dollars (12,9 milliards d’euros) impliquant 30 prêteurs. Mais en décembre 2025, le projet a perdu le soutien des gouvernements britannique et néerlandais, pour 2,2 milliards de dollars (1,84 milliard d’euros). Ce sont finalement les partenaires de Mozambique LNG qui apporteront “des fonds propres supplémentaires pour remplacer les contributions” des agences de crédit à l’exportation britannique UKEF et néerlandaise Atradius, pour “environ 10% du financement externe”, selon TotalEnergies.”Alors que deux gouvernements européens (…) ont claqué la porte du projet, jugeant les risques trop importants pour les droits humains, les associations appellent (les banques françaises) Société Générale et Crédit Agricole à enfin tirer les mêmes conclusions et se retirer de Mozambique LNG”, ont réagi les ONG Reclaim Finance et Les Amis de la Terre dans un communiqué. Présenté comme le plus grand investissement privé dans les infrastructures énergétiques en Afrique, le projet devrait contribuer à faire du pays, fort de ses gigantesques réserves sous-marines de gaz au large du Cabo Delgado, l’un des plus grands exportateurs mondiaux de GNL (gaz à l’état liquide transporté par bateau). Selon des estimations du Fonds monétaire international en 2024, la croissance du Mozambique devrait accélérer fortement pour atteindre 10% lorsque Mozambique LNG commencera sa production, destinée notamment à l’Asie et l’Europe. L’annonce du redémarrage intervient alors que TotalEnergies fait face à deux fronts judiciaires en France. Une information judiciaire pour homicide involontaire est en cours après des plaintes de survivants et de familles de victimes de l’attaque de mars 2021, qui reprochent au groupe des négligences dans la sécurité de ses sous-traitants. L’entreprise est aussi visée par une plainte pour “complicité de crimes de guerre” déposée par l’ONG allemande European Center for Constitutional and Human Rights. Elle faisait suite à des témoignages recueillis par le média Politico accusant des soldats mozambicains chargés de protéger le site à l’arrêt d’avoir torturé et tué des civils, entre juillet et septembre 2021.TotalEnergies rejette l’ensemble de ces accusations. L’insurrection dans le Nord mozambicain a fait plus de 6.400 morts depuis 2017, selon l’ONG Acled.

Après Minneapolis, les Etats-Unis se dirigent vers une paralysie budgétaire partielle

Les Etats-Unis se rapprochent d’une paralysie partielle de l’administration fédérale avec l’échec attendu jeudi au Sénat d’un texte budgétaire, en raison de l’opposition des démocrates qui demandent un encadrement plus strict de la police de l’immigration.Le financement de plusieurs ministères arrive à expiration à minuit dans la nuit de vendredi à samedi. Sans adoption d’ici là d’un budget pour ces services fédéraux, dont le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), l’Etat fédéral entrera en situation de paralysie partielle, le fameux “shutdown”.Et alors qu’un texte adopté par la Chambre des représentants semblait se diriger vers une adoption au Sénat pour éviter cette situation, les événements à Minneapolis ont changé la donne.Car l’indignation règne dans le camp démocrate depuis la mort samedi dernier d’Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans tué par balles par des agents fédéraux en marge de manifestations contre la présence de la police de l’immigration (ICE) dans cette métropole du nord des Etats-Unis.- Garde-fous -De nombreux sénateurs ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.”Au bout du compte, c’est simple: les Américains soutiennent les forces de l’ordre, ils soutiennent la sécurité des frontières, mais ils ne soutiennent pas le fait que l’ICE terrorise nos rues et tue des citoyens américains”, a lancé mercredi dans l’hémicycle le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer.En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, auront donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour espérer adopter leur texte budgétaire.Un vote de procédure doit avoir lieu jeudi dans la matinée au Sénat, mais un échec est largement attendu.Les démocrates ont expliqué de leur côté être prêts à adopter cinq des six volets du texte, mais vouloir séparer le dernier, qui concerne le DHS, ministère de tutelle de l’ICE, afin de discuter des réformes qu’ils souhaitent voir être mises en place.- Paralysie attendue -Puisque la Chambre des représentants avait adopté les six volets en un seul bloc, séparer le DHS du texte entraînerait de facto une paralysie à minuit dans la nuit de vendredi à samedi, puisque la chambre basse devrait voter à nouveau sur la version adoptée par le Sénat.Particularité des Etats-Unis, le “shutdown” entraîne de manière générale la mise au chômage technique de centaines de milliers de fonctionnaires, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) continuent de travailler. Mais tous doivent attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.Le plus long “shutdown” de l’histoire du pays ne remonte qu’à novembre dernier, lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Il n’avait alors pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée à l’époque par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump et aux républicains au Congrès.