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Les Bourses européennes ouvrent prudemment

Les Bourses mondiales évoluent prudemment jeudi, attentives à des indicateurs économiques et à des résultats d’entreprise, tout en gardant un oeil sur la situation géopolitique autour de l’Iran et du Groenland.Vers 08H05 GMT, dans les premiers échanges, Paris grappillait 0,10% et Milan 0,21%. Londres (-0,04%) et Francfort (-0,05%) étaient à l’équilibre. 

X dit bloquer le “déshabillage” des “personnes réelles” avec Grok, mais reste surveillé

Le réseau social X d’Elon Musk a annoncé mercredi avoir déployé des mesures pour “empêcher” son outil d’intelligence artificielle (IA) Grok de “déshabiller” des “personnes réelles”, mais doit encore convaincre les autorités de plusieurs pays l’ayant placé sous enquête.”Nous avons mis en place des mesures technologiques pour empêcher le compte Grok de permettre l’édition d’images de personnes réelles dans des tenues révélatrices, comme des bikinis”, indique X dans un message publié en fin de journée aux Etats-Unis.X affirme imposer ces restrictions d'”édition” à “tous les utilisateurs, y compris les abonnés payants”. Mais le message laisse planer une incertitude, puisqu’il précise appliquer un “blocage géographique” pour la “génération” avec Grok d’images dénudées de personnes réelles seulement “au sein des juridictions où cela est illégal”.Quelques heures plus tôt, l’UE et le Royaume-Uni avaient salué avec prudence ces mesures supplémentaires, annoncées mais non encore publiques ni détaillées.”Nous prenons acte des mesures supplémentaires adoptées” et “nous évaluerons attentivement ces changements afin de nous assurer qu’ils protègent efficacement les citoyens de l’Union européenne”, avait déclaré Thomas Regnier, un porte-parole de la Commission européenne.Selon lui, “si ces changements n’étaient pas effectifs, la Commission n’hésiterait pas à utiliser tout” son arsenal législatif, qui lui permet d’infliger des astreintes financières, voire de suspendre le réseau social sur son sol.”J’ai été informé ce matin que X agit pour assurer une totale conformité avec la législation britannique”, avait déclaré avant lui le Premier ministre Keir Starmer devant son Parlement.”Si c’est le cas, c’est une bonne chose, mais nous ne reculerons pas et ils doivent agir”, avait-il averti, rappelant l’ouverture d’une enquête indépendante lundi par une autorité de régulation britannique.Jeudi, la Malaisie a indiqué que ses autorités de régulation nationales avaient constaté que les mesures prises par X pour empêcher Grok de générer des images indécentes “n’avaient pas été mises en oeuvre dans leur totalité”.Ces mêmes instances avaient annoncé mardi qu’elles allaient engager une action judiciaire contre les plateformes X et xAI. Comme depuis le 9 janvier, la génération d’images avec Grok, l’assistant IA développé par xAI, reste limitée aux abonnés payants, confirme X.Début janvier, la plateforme avait affirmé “prendre des mesures contre les contenus illégaux (…) en les supprimant, en suspendant définitivement les comptes et en collaborant avec les autorités locales”.Mais elle était restée silencieuse ensuite malgré la multiplication des protestations et menaces de sanctions officielles.Certains utilisateurs se sont servis de Grok pour poster sur X ou répondre à des messages contenant des photos de femmes, les accompagnant d’une instruction comme “Mets-la en bikini” pour générer un montage hyper-réaliste (“deepfake” en anglais).- Enquête californienne -Selon une analyse la semaine dernière de l’ONG AI Forensics, réalisée sur plus de 20.000 images générées par Grok, plus de la moitié représentaient des personnes légèrement vêtues, dont 81% étaient des femmes et 2% paraissaient mineures.Le scandale a conduit à la suspension de Grok en Indonésie et en Malaisie ce week-end. L’Inde a affirmé avoir fait retirer des milliers de contenus sur X et plusieurs procédures judiciaires ou administratives ont été ouvertes dans le monde, notamment en France.Le procureur général de Californie a annoncé mercredi lancer sa propre enquête “afin de déterminer si, et comment, xAI a violé la loi”.”J’exhorte xAI à prendre des mesures immédiates pour que cela ne se reproduise plus”, a déclaré le procureur Rob Bonta, un élu démocrate hostile aux velléités de l’administration Trump d’empêcher la régulation de l’IA.Le procureur, qui brigue sa réélection en novembre pour un second mandat, défend “une tolérance zéro pour la création et la diffusion par l’IA d’images intimes non consenties ou de matériel pédopornographique”.Elon Musk, qui s’exprime tous les jours sur X, dénonce régulièrement les mesures de régulation des gouvernements, qui veulent “supprimer la liberté d’expression”.Affichant sa volonté d’offrir une intelligence artificielle “antiwoke”, libérée du politiquement correct, il renvoie la responsabilité sur les utilisateurs.”Le principe de fonctionnement de Grok est de respecter les lois de chaque pays et chaque Etat”, a écrit mercredi le multimilliardaire sur X. “Il peut arriver que des tentatives de piratage malveillant entraînent un comportement inattendu. Le cas échéant, nous corrigeons le bug immédiatement”, a-t-il assuré.De leur côté, 28 ONG ont signé mercredi l’appel de l’association féministe Ultraviolet à ce que Google et Apple retirent Grok et X de leurs boutiques d’applications.

Le nouveau taux du Livret A va baisser au 1er février

Les épargnants vont connaître jeudi le nouveau taux du Livret A, applicable au 1er février, qui sera à nouveau en baisse, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie Roland Lescure.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – sera d’abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l’inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l’Insee à 8h45.Charge ensuite au ministre de l’Economie Roland Lescure d’avaliser ou non cette proposition.Ce dernier a déjà prévenu jeudi au micro de France Inter que le taux du livret A allait “baisser légèrement” mais resterait “significativement supérieur” à l’inflation, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l’Insee.Plusieurs économistes tablent sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur en janvier 2025.C’est ce qu’indique la formule légale de calcul, qui prend en compte, d’une part, un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et, d’autre part, l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025.Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix s’est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.Mais le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau dispose d’un pouvoir de dérogation au calcul de la formule et pourrait faire un geste en faveur des épargnants.- Mauvaise passe -Le livret A aurait bien besoin d’un coup de pouce pour retrouver les faveurs des épargnants: ils ont eu tendance à le bouder l’année passée, au profit de leurs contrats d’assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d’année 2026.La baisse du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd’hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d’un soutien et ne descendre qu’à 2,4%, selon plusieurs éconnomistes, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée.M. Lescure a insisté jeudi sur ce dernier livret et sur l’attractivité de son taux, qu’il souhaite maintenir significativement au-dessus du taux de celui du Livret A.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public.Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l’an, mi-janvier, pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août.Il avait été ramené l’an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.

Thaïlande: deux accidents meurtriers en deux jours liés à la même entreprise

Les effondrements meurtriers de deux grues mercredi et jeudi sur des chantiers en Thaïlande sont liés à la même entreprise de BTP, a indiqué le gouvernement, qui exige des explications.La chute d’une première grue mercredi matin sur un train de passagers dans le nord-est du pays a fait 32 morts et des dizaines de blessés.Des proches endeuillés se recueillaient en silence sur le site poussiéreux au soleil levant lorsqu’un accident similaire s’est produit jeudi à plus de 200 kilomètres de là, dans la banlieue de Bangkok.Une autre grue est tombée sur le chantier d’une autoroute en construction, tuant deux nouvelles personnes, selon la police locale.Ces deux drames en l’espace de 24 heures ont pour dénominateur commun l’entreprise thaïlandaise Italian-Thai Development, a confirmé à un média local le ministre thaïlandais des Transports Phiphat Ratchakitprakarn.”Je ne comprends toujours pas ce qu’il s’est passé”, a-t-il déclaré. “Nous devrons établir les faits, s’il s’agissait d’un accident ou de quelque chose d’autre”.Italian-Thai – l’une des plus grosses entreprises de BTP du royaume – a été impliquée dans plusieurs accidents mortels ces dernières années.Elle a été inculpée en août, avec son directeur, dans une affaire liée à l’effondrement d’un immeuble en construction à Bangkok lors d’un tremblement de terre. Environ 90 personnes avaient trouvé la mort, principalement des ouvriers.L’entreprise a annoncé mercredi après la tragédie ferroviaire qu’elle assumerait “la responsabilité d’indemniser les familles des victimes et de couvrir les frais médicaux des blessés”.Mais elle pourrait avoir rapidement d’autres comptes à rendre.Le Premier ministre, Anutin Charnvirakul, a affirmé sur les lieux du drame qu’il s’agissait “clairement de la faute de l’entreprise”.”Il est temps de modifier la loi afin de mettre sur une liste noire les sociétés de BTP responsables d’accidents à répétition”, a-t-il par ailleurs suggéré à l’approche d’élections générales le 8 février.- “Failli mourir” -Sur le site du deuxième accident, jeudi, dans la banlieue de Bangkok, Booncherd La-orium, un conducteur de moto-taxi, dit avoir “la chair de poule”.”Je ne m’étais toujours pas remis de l’accident d’hier (mercredi) et j’apprends ce matin qu’un autre a lieu juste à côté de chez moi”, raconte à l’AFP l’homme de 69 ans. “C’est encore la même entreprise, Italian-Thai…””Ma femme ne veut plus que je roule ici, peu importe combien les clients paient”, ajoute-t-il. “Ca fait vraiment peur”.Des images d’une caméra embarquée dans un véhicule montrent le moment où l’énorme grue s’est effondrée, déchirant la chaussée en béton surélevée dans un nuage de poussière.”J’ai failli mourir”, souffle une personne à bord. “C’est bon maintenant, ça ne tombe plus. C’est encore un effondrement de grue”, répond une deuxième.L’autoroute en construction doit permettre de fluidifier le trafic sur la route Rama II, qui relie Bangkok au sud du pays. Mais l’important chantier accumule les retards et les accidents mortels.L’effondrement d’une poutre en béton, conçue pour soutenir le futur pont autoroutier, avait déjà tué au moins six personnes en mars dernier près de la capitale, et trois ouvriers sont morts en novembre 2024 après la chute d’une grue, déjà.Celle qui a provoqué le déraillement du train mercredi dans le nord-est de la Thaïlande était utilisée sur le chantier d’une future ligne de train à grande vitesse.Un projet colossal soutenu par la Chine dans le cadre de sa politique des “nouvelles routes de la soie”, destinée à améliorer ses échanges commerciaux et son influence en Asie du Sud-Est.

Le nouveau taux du Livret A attendu en baisse jeudi

Les épargnants vont connaître jeudi le nouveau taux du Livret A, applicable au 1er février, qui risque de baisser à nouveau, en raison du ralentissement de l’inflation.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – sera d’abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l’inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l’Insee à 8h45.Charge ensuite au ministre de l’Economie Roland Lescure d’avaliser ou non cette proposition.Eric Dor, professeur à l’IESEG School of Management contacté par l’AFP, table sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur il y a un an, en janvier 2025.C’est ce qu’indique en l’état la formule légale de calcul, qui prend en compte d’une part un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autre part l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025.Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l’Insee, s’est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.”Je proposerai demain (jeudi) au ministre des Finances un taux du livret A qui restera significativement supérieur à l’inflation”, a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau lors d’une audition par les sénateurs de la commission des Finances.- Mauvaise passe -Cette nouvelle baisse ne devrait pas réconcilier les épargnants français avec le petit livret rouge.Ces derniers ont en effet eu tendance à le bouder l’année passée, au profit de leurs contrats d’assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d’année 2026.La baisse probable du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd’hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d’un soutien et ne descendre qu’à 2,4%, selon les pronostics de M. Dor, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée.M. Villeroy de Galhau a indiqué mercredi qu’il proposerait à Bercy “un avantage marqué pour le Livret d’épargne populaire” qui “est le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine pourtant à trouver son public.Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l’an, mi-janvier pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août.Il avait été ramené l’an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.

Femmes et enfants dénudés avec l’IA Grok: X prend des mesures mais reste sous pression

L’UE et le Royaume-Uni ont salué mercredi avec prudence des mesures supplémentaires, non précisées, qu’auraient prises le réseau social X pour bannir les images sexualisées de femmes et d’enfants créées avec son assistant IA Grok, désormais dans le viseur du procureur général de Californie.”Nous prenons acte des mesures supplémentaires adoptées par X pour interdire à Grok de générer des images sexualisées de femmes et d’enfants”, a déclaré mercredi Thomas Regnier, un porte-parole de la Commission européenne, sans préciser de quelles mesures il s’agissait.”Nous évaluerons attentivement ces changements afin de nous assurer qu’ils protègent efficacement les citoyens de l’Union européenne”, a-t-il ajouté.Selon le porte-parole, “si ces changements n’étaient pas effectifs, la Commission n’hésiterait pas à utiliser tout” son arsenal législatif. Celui-ci lui permet d’infliger, entre autres, des astreintes financières, voire de suspendre le réseau social sur le sol européen.”J’ai été informé ce matin que X agit pour assurer une totale conformité avec la législation britannique”, a déclaré mercredi le Premier ministre Keir Starmer devant le Parlement.”Si c’est le cas, c’est une bonne chose, mais nous ne reculerons pas et ils doivent agir”, a-t-il mis en garde, rappelant que l’enquête indépendante ouverte lundi par une autorité de régulation britannique se poursuivait.Ni le réseau social d’Elon Musk, chantre revendiqué de la liberté d’expression, ni xAI, son entreprise qui programme Grok, n’ont officiellement communiqué mercredi sur de nouvelles mesures.Interrogé par l’AFP, Grok a généré cette réponse: “xAI a imposé des restrictions sur la génération par Grok de deepfakes (montages hyper-réalistes) sexualisés à la suite d’un tollé mondial et d’enquêtes, mais aucune interdiction totale n’a été annoncée”.Depuis le 9 janvier, la fonctionnalité de génération d’images de Grok avec peu de restrictions, surnommée par xAI le “spicy mode” (épicé), a été désactivée pour les utilisateurs non payants de X.”Le +Spicy Mode+ semble partiellement fonctionnel, bien que limité dans certaines régions”, a ajouté le robot.- enquête californienne -L’indignation internationale a pris de l’ampleur ces dernières semaines au vu des milliers d’images à caractère sexuel générées par Grok.Certains utilisateurs de X se sont servis de Grok pour poster ou répondre à des messages contenant des photos de femmes, les accompagnant d’une instruction comme “Mets-la en bikini” pour générer en réponse publique un montage hyper-réaliste (“deepfake” en anglais).Le scandale a conduit à la suspension de Grok en Indonésie et en Malaisie ce week-end. L’Inde a affirmé avoir fait retirer des milliers de contenus sur X et plusieurs procédures ont été ouvertes dans le monde, notamment en France et, depuis mercredi, en Californie.Le procureur de Californie — un élu démocrate qui s’affiche comme un opposant face aux velléités de l’administration Trump d’empêcher une régulation de l’IA — a annoncé lancer sa propre enquête “afin de déterminer si, et comment, xAI a violé la loi”.”xAI semble faciliter la production à grande échelle de détournements non consentis d’images intimes, utilisées pour harceler des femmes et des jeunes filles sur internet, notamment via le réseau social X”, accuse le communiqué du procureur Rob Bonta, qui brigue sa réélection en novembre pour un second mandat. “J’exhorte xAI à prendre des mesures immédiates pour que cela ne se reproduise plus”, ajoute-t-il, assurant avoir “une tolérance zéro pour la création et la diffusion par l’IA d’images intimes non consenties ou de matériel pédopornographique”Le procureur californien reproche à xAI d’avoir utilisé son “spicy mode” “comme un argument marketing, ce qui a, sans surprise, provoqué une prolifération de contenus sexualisés sans le consentement des personnes”.”Il est rapporté que xAI a aussi produit des images réalistes d’enfants impliqués dans des actes sexuels”, dénonce encore le communiqué.La semaine dernière, une analyse menée par l’ONG AI Forensics sur plus de 20.000 images générées par Grok a révélé que plus de la moitié représentaient des personnes légèrement vêtues, dont 81% étaient des femmes et 2% paraissaient mineurs.Toute personne utilisant Grok pour “créer du contenu illégal subira les mêmes conséquences que si elle mettait en ligne du contenu illégal”, s’est défendu la semaine dernière Elon Musk dans un message posté sur X.

Wall Street termine en baisse, la tech accuse le coup

La Bourse de New York a terminé en baisse mercredi, plombée par le repli des capitalisations boursières géantes du secteur technologique, sur fond de résultats trimestriels mitigés pour les grandes banques américaines.L’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – a perdu 1,00%, l’indice élargi S&P 500 a reculé de 0,53% et le Dow Jones de 0,09%.”L’humeur des investisseurs est en train de changer” et “une certaine négativité s’installe” sur la place américaine, commente auprès de l’AFP Jack Ablin, de Cresset.”La pression à la vente des titres à très forte capitalisation a été suffisamment forte pour peser sur les principaux indices, malgré la résilience relative des petites capitalisations”, remarquent de leur côté les analystes de Briefing.com.Les “Sept Magnifiques”, surnom donné aux grands noms du secteur technologique, ont tous terminé dans le rouge, à l’image de Nvidia (-1,44%), Amazon (-2,43%), Apple (-0,40%) ou Microsoft (-2,40%).Dans le même temps, “le secteur financier continue d’être sous pression” et “le facteur principal qui stimule les ventes aujourd’hui est la publication de résultats mitigés par les grandes banques”, expliquent les experts de Briefing.com.Bank of America a chuté (-3,70%) malgré des performances meilleures qu’escompté lors des trois derniers mois de 2025, tandis que Wells Fargo (-4,60%) a fait moins bien qu’attendu et Citigroup (-3,34%) a vu ses résultats amputés par une perte liée à la Russie.”Il souffle aujourd’hui un vent d’aversion au risque sur Wall Street”, résume Jose Torres, d’Interactive Brokers.Côté indicateurs, les ventes au détail ont rebondi davantage que prévu en novembre, en hausse de 0,6% sur un mois, pour atteindre 735,9 milliards de dollars, a rapporté le ministère du Commerce. Les analystes s’attendaient à un rythme moins élevé, autour de 0,3%.L’indice des prix à la production (PPI) pour novembre a lui progressé de 0,2% sur un mois, en accélération par rapport à octobre.Ces chiffres “renforcent l’opinion du marché selon laquelle il faudra probablement attendre encore plusieurs mois avant la prochaine baisse des taux” d’intérêt de la banque centrale américaine (Fed), notent les analystes de Briefing.com.Les opérateurs continuent d’anticiper deux baisses de taux en 2026, selon l’outil de veille CME FedWactch.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat américain à dix ans se détendait à 4,14% vers 21H15 GMT, contre 4,18% à la clôture la veille.Au tableau des valeurs, le groupe Trip.com, plus grand fournisseur en Chine de réservations de voyage en ligne, a dégringolé (-17,05% à 62,78 dollars) après l’ouverture d’une enquête par Pékin pour des soupçons de pratiques monopolistiques.”Toutes les activités de l’entreprise se poursuivent normalement” le temps de la procédure, ouverte par le régulateur chinois du marché, a assuré mercredi l’entreprise.Le secteur du tourisme a été particulièrement à la peine, à l’instar du site de location immobilière de courte durée Airbnb (-5,20%) ou des plateformes de réservations en ligne Booking (-2,40%) et Expedia (-3,07%).Le constructeur de véhicules électriques Rivian a franchement glissé (-7,16% à 17,50 dollars), pâtissant d’une révision à la baisse de son titre par la banque UBS.

Enquête sur une fraude bancaire: saisie de près d’un milliard d’euros de biens au Brésil

La police brésilienne a saisi mercredi près d’un milliard d’euros de biens et mené des perquisitions dans le cadre d’une enquête sur ce qui pourrait être, selon le gouvernement, “la plus grande fraude bancaire de l’histoire” du Brésil.Mardi, le ministre des Finances, Fernando Haddad, avait déclaré que l’affaire concernant l’établissement Banco Master, liquidé en novembre, “exige la plus grande prudence”, estimant qu’il pourrait s’agir “de la plus grande fraude bancaire de l’histoire” du Brésil.Un juge de la Cour suprême a ordonné des perquisitions à des adresses liées à l’entourage de Daniel Vorcaro, ancien propriétaire de la banque, qui a été placé en détention préventive lors d’une première opération policière en novembre.Son beau-frère, Fabiano Campos Zettel, a été placé en détention mercredi, sur ordre du même magistrat. M. Campos Zettel a été interpellé alors qu’il comptait prendre un vol pour Dubai mais, selon la presse, a été libéré quelques heures plus tard.La police fédérale a indiqué dans un communiqué avoir mené 42 perquisitions dans cinq Etats brésiliens, dont ceux de Sao Paulo et Rio de Janeiro, et avoir saisi des biens pour une valeur totale de 5,7 milliards de réais (environ 910 millions d’euros). Des photos rendues publiques par la police montrent que des armes de plusieurs calibres, des voitures et montres de luxe ont été saisies, ainsi que de l’argent en espèces.L’enquête porte sur des soupçons de délits “d’organisation criminelle, de fraude financière, de manipulation du marché et de blanchiment d’argent”, a détaillé la police.Cette affaire fait les gros titres de la presse brésilienne depuis que la Banque centrale a ordonné la liquidation de cette petite banque privée en novembre, invoquant une “grave crise de liquidités” et des violations de la réglementation financière.Pendant que l’enquête suit son cours, 1,6 million de créanciers de la banque attendent d’être indemnisés, selon une estimation du Fonds de garantie de crédit, un organisme indépendant de protection des déposants et des investisseurs.En novembre, le directeur de la Police fédérale, Andrei Rodrigues, avait affirmé lors d’une audition au Parlement que la fraude présumée chez Banco Master pourrait tourner autour de 12 milliards de réais (environ 1,9 milliard d’euros).

Action coup de poing de la Confédération paysanne à Paris, 50 gardes à vue

Une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont parvenus mercredi à entrer dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris, qu’ils ont occupée pendant une heure avant d’être délogés, ce qui a conduit au placement en garde à vue de 50 d’entre eux, selon la préfecture de police.Peu après 16H00, les manifestants réunis dans l’enceinte de la direction générale de la performance économique, à quelques mètres de l’entrée du ministère dans le VIIe arrondissement de Paris, ont déployé une banderole plaidant: “L’agriculture, on veut en vivre, pas en mourir”.”Un groupe de personnes se revendiquant de la Confédération Paysanne a pénétré sans autorisation l’enceinte extérieure d’une annexe du ministère de l’Agriculture”, a relaté la préfecture de Paris dans la soirée, précisant que “ces faits sont constitutifs d’un grave trouble à l’ordre public et de plusieurs délits”.Les policiers ont évacué les lieux et interpellé 50 personnes ensuite placées en garde à vue, a ajouté la préfecture, indiquant qu’un représentant du ministère de l’Agriculture avait déposé plainte.La Confédération paysanne évoque 52 gardes à vue parmi lesquelles ses trois porte-parole nationaux ainsi que le président de la chambre d’agriculture de Guyane Jean-Yves Tarcy, et a appelé à un rassemblement devant le commissariat du XVIIIe arrondissement, dans le nord de Paris, pour protester contre le “mépris constant” du gouvernement envers les paysans.”La ministre de l’Agriculture a porté plainte contre une action pacifique, menée sans aucune violence”, a dénoncé le syndicat dans un communiqué appelant à la libération des militants et dénonçant “le deux poids deux mesures de ce gouvernement dans la répression syndicale et dans les réponses politiques aux demandes” des agriculteurs.Etaient présents des agriculteurs venus d’Outre-mer, pour clamer “la solidarité entre les paysans” et dénoncer la politique agricole du gouvernement et l’accaparement selon eux des subventions publiques par un petit nombre d’exploitants et de grands groupes agroindustriels.Fanny Métrat, une des porte-parole de la Confédération paysanne a demandé la “décolonisation de l’agriculture” et “la fin de cette cogestion insupportable de la FNSEA (premier syndicat agricole) et du ministère de l’Agriculture”.Cette déclaration intervient au lendemain d’une nouvelle salve d’annonces du gouvernement qui a notamment promis une “loi d’urgence agricole” portant sur la prédation (attaques de prédateurs sur le bétail), l’eau et les moyens de production, répondant très exactement aux demandes de l’alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs qui domine le paysage syndical agricole.La FNSEA, qui a longtemps été le seul interlocuteur de l’Etat avant l’émergence d’autres syndicats et notamment la Confédération paysanne en 1987, est régulièrement accusée par les autres forces d’imposer son ordre du jour à l’État.”La FNSEA peut faire défiler 400 tracteurs et est reçue en grande pompe par Yaël Braun-Pivet et le Premier ministre. Nous, à chaque fois qu’on se mobilise, tout ce qu’on obtient c’est de la répression”, a dénoncé Thomas Gibert, également porte-parole du syndicat.Vendredi, Thomas Gibert et Stéphane Galais, le troisième porte-parole, avaient été interpellés brutalement au pied de l’Arc de Triomphe, où il étaient venus attendre six tracteurs de leur syndicat après une opération escargot sur le périphérique.clf-sb-mdz-sc/abb/bfi

“Pas vrai” que des milliers de Français fortunés échappent à l’impôt sur le revenu, affirme de Montchalin

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a démenti mercredi le fait que des “milliers” de personnes fortunées ne paient “aucun impôt sur le revenu”, comme l’avait affirmé dimanche l’ex-ministre de l’Economie, Eric Lombard.”Il n’est pas vrai que des dizaines de milliers de Français fortunés ne paieraient aucun impôt sur le revenu. Il n’y a pas de document à Bercy qui le montrerait”, a affirmé Amélie de Montachalin, interrogée sur le sujet lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.”Et si c’était le cas, cela fait bien longtemps évidemment que cette situation aurait, un, été dénoncée, deux, corrigée”, a-t-elle ajouté.”La direction des finances publiques (DGFiP) avait regardé: parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Ils ne paient aucun impôt sur le revenu”, affirmait dimanche dans un entretien au journal Libération Eric Lombard, qui a quitté Bercy en octobre.Le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Eric Coquerel (LFI), a dans la foulée demandé des documents à Bercy.”Je répondrai évidemment au président de la commission des Finances en lui communiquant toutes les notes, toutes les données qui montrent que ce diagnostic que je partage avec vous est un, connu, deux, partagé, étayé”, a dit la ministre des Comptes publics.La commission des Finances du Sénat a également, de son côté, envoyé un courrier au ministre de l’Economie Roland Lescure, lui demandant de leur transmettre une série de documents.”Ensuite, nous aimerions nous entretenir, en début de semaine prochaine, avec les services de la direction générale des finances publiques, pour échanger sur ces éléments que vous aurez bien voulu nous transmettre en amont”, selon ce courrier consulté par l’AFP, signé du président et du rapporteur général de cette commission, Claude Raynal (PS) et Jean-François Husson (LR).Selon Amélie de Montchalin, “il n’y a pas de documents ou même de réalité qui amènerait une dizaine de milliers de fortunés français à ne payer aucun impôt sur le revenu”.La ministre a par ailleurs souligné que le gouvernement disait depuis “des mois (…) qu’effectivement si des mécanismes d’optimisation fiscale que nous connaissons amènent à ce que le taux d’imposition effectif moyen des plus fortunés de notre pays (soit) plus bas que ce qu’il devrait être, il faut que nous changions la loi”.”Ce gouvernement a déposé un projet de loi de finances avec un article 3 qui s’appelle une taxe sur les holdings, qui a fait l’objet de beaucoup de débats et qui permet précisément pour la première fois dans notre pays, de mettre un mot, de mettre des outils et de mettre une réponse à une situation que nous ne nions pas, mais qu’il nous faut regarder avec efficacité”, a-t-elle ajouté.