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Wall Street ouvre en hausse, satisfaite des résultats d’entreprises

La Bourse de New York évoluait en hausse mercredi après une fournée de résultats trimestriels meilleurs qu’attendu, saluant aussi la perspective d’une poursuite de l’assouplissement monétaire de la banque centrale américaine (Fed).Vers 13H50 GMT, le Dow Jones gagnait 0,46%, l’indice Nasdaq prenait 0,65% et l’indice élargi S&P 500 progressait de 0,63%.”Aujourd’hui, les investisseurs sont confiants”, et plusieurs titres “sont en hausse après la publication de leurs performances trimestrielles”, commente auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.”Le secteur financier s’est particulièrement distingué hier, plusieurs grandes banques ayant dépassé les prévisions”, note Patrick O’Hare, de Briefing.com, à l’image de JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Citigroup et Wells Fargo.Les investisseurs ont accueilli mercredi avec optimisme une nouvelle salve de résultats du secteur financier, jugés encourageants.Bank of America (+3,99% à 52,09 dollars) a fait mieux qu’attendu au troisième trimestre avec un chiffre d’affaires en nette hausse, qui a atteint 28,1 milliards de dollars (+11% sur un an), grâce au dynamisme des marchés financiers et à l’arrivée de nouveaux clients.Morgan Stanley (+6,66% à 165,68 dollars) a aussi publié des résultats nettement supérieurs aux attentes du marché, sous l’effet d’une reprise de l’activité dans le secteur des fusions-acquisitions et levées de capitaux.Côté tech, le fabricant néerlandais de machines de pointe pour le secteur des semiconducteurs ASML (+2,94% à 1.012,04 dollars) a publié mercredi un bénéfice net stable au troisième trimestre en glissement annuel et a annoncé s’attendre à une baisse significative de ses ventes en Chine l’année prochaine.”Au cours des derniers trimestres, ASML a donné le ton concernant le secteur des semiconducteurs”, souligne M. Sarhan.Sur le plan macro-économique, le président de la Fed Jerome Powell est apparu mardi préoccupé par l’atonie du marché du travail aux Etats-Unis, ce qui a renforcé les attentes du marché en termes d’assouplissement monétaire.”Il a clairement fait savoir aux investisseurs qu’il souhaitait poursuivre la baisse des taux. (…) Cela constituera un autre facteur favorable à la hausse” des cours, observe Adam Sarhan.La place américaine attend la publication du “Livre beige” de la banque centrale américaine (Fed) à 18H00 GMT, une enquête régulièrement menée en consultant des acteurs économiques et experts.Côté commercial, “les préoccupations entre la Chine et les Etats-Unis persistent”, notent toutefois les analystes de Briefing.com.Le secrétaire américain au Trésor s’est dit mercredi “optimiste” au sujet des discussions avec Pékin, après une nouvelle poussée de tension autour des échanges de terres rares.Il a aussi affirmé que, selon ses informations, le président Donald Trump comptait toujours rencontrer prochainement son homologue Xi Jinping.Sur le marché obligataire le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain évoluait à 4,01%, contre 4,03% la veille en clôture.Ailleurs, à la cote, les “Sept Magnifiques”, le surnom donné aux grands noms du secteur technologique, évoluaient tous dans le vert, à l’instar du géant des semiconducteurs Nvidia (+1,08%), de Microsoft (+0,27%) ou Meta (+1,28%), la maison mère de Facebook.Le groupe parapétrolier américain Halliburton était recherché (+1,58% à 22,79 dollars) après avoir annoncé dans un communiqué l’obtention de plusieurs contrats auprès de la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras.

La censure s’éloigne à l’Assemblée mais le chaudron budgétaire s’annonce

Si la perspective de la censure s’éloigne pour Sébastien Lecornu, les tensions politiques sont loin d’être retombées, l’Assemblée nationale s’apprêtant à plonger dans des débats budgétaires qui promettent d’être épiques et inédits sans la menace du 49.3 pour en garantir l’issue.Mercredi, après son baptême du feu des questions au gouvernement à l’Assemblée, le Premier ministre est arrivé au Sénat pour une déclinaison de sa déclaration de politique générale – où il devrait développer ses intentions en matière de décentralisation. Conséquence de sa décision de suspendre la réforme des retraites, totem de la présidence Macron, “jusqu’à l’élection présidentielle”, les socialistes ne voteront pas les motions de censure de La France insoumise et du Rassemblement national débattues jeudi matin. Il devrait dès lors manquer une vingtaine de voix à l’addition des votes RN, LFI, écologistes et communistes pour atteindre la majorité absolue des 289 voix. D’autant que seuls trois députés socialistes sur 69, selon le patron du PS Olivier Faure, devraient voter la censure, malgré la consigne du parti, et suivre ainsi l’appel “à désobéir” lancé par le coordinateur de LFI Manuel Bompard.La présidente du RN Marine Le Pen a fait contre mauvaise fortune bon cœur : si le gouvernement ne tombe pas jeudi, il “ne tiendra pas sur la durée”, a-t-elle assuré en prévoyant une dissolution “dans trois semaines ou dans trois mois”.Car le Parlement va entrer en terrain inconnu avec la promesse de Sébastien Lecornu de lui laisser le dernier mot : “Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez”, a-t-il répété aux députés. Et le Premier ministre s’est engagé à s’abstenir de recourir à l’article 49.3 de la Constitution qui a permis l’adoption de tous les budgets sans vote depuis 2022.Cette mise en retrait de l’exécutif – même s’il dispose d’autres moyens pour faire avancer les débats – risque de faire de l’Assemblée un champ de bataille permanent, où la volonté affichée par Sébastien Lecornu de négocier des compromis pourrait se heurter à la tentation de certaines oppositions de provoquer l’enlisement des débats.- “Semaines très dures” -“Maintenant que la balle est dans le camp de l’Assemblée, il faut qu’on soit responsables et qu’on arrive à cadrer correctement les débats pour aller au bout. Ce serait quand même assez +abracadabrantesque+ qu’on ne puisse pas aller au vote de notre fait”, a averti la présidente de la chambre basse Yaël Braun-Pivet.Les majorités risquent en outre d’être variables en fonction des sujets et de… l’assiduité des parlementaires. “Les semaines qui viennent vont être très dures, j’ai dit à mes députés qu’il faudra être là tout le temps”, anticipe le patron du groupe PS Boris Vallaud. Déjà la suspension de la réforme des retraites n’est à ce stade qu’une annonce. Sébastien Lecornu s’est borné à assurer que le gouvernement la soumettrait “dès le mois de novembre” aux députés via un amendement au projet de loi de finances pour la Sécurité sociale.Face à l’opposition ou a minima l’abstention d’une large partie du socle commun – camp présidentiel et LR – le RN et LFI n’ont pour l’instant pas confirmé qu’ils voteraient cette suspension alors qu’ils accusent les socialistes de “trahison” et qu’ils y voient un renoncement par rapport à l’abrogation qu’ils défendent.Au-delà de leur “victoire” sur les retraites, les socialistes qui font “le pari” du débat parlementaire entendent mener bataille, vote par vote, contre le gel du barème de l’impôt sur le revenu, des prestations sociales ou encore le doublement des franchises médicales. Ces mesures font partie de l’effort budgétaire prévu par le gouvernement d’une trentaine de milliards d’euros, dont 14 milliards de nouveaux prélèvements obligatoires, selon le ministre de l’Économie Roland Lescure. Cela promet des débats houleux avec le camp présidentiel et la droite – notamment sénatoriale – qui ont du mal à avaler la concession faite sur les retraites.Si Sébastien Lecornu a reconnu que le projet de budget était “une copie de départ” ouverte à “négociation”, l’exécutif s’étant laissé une marge sur son objectif initial de déficit à 4,7% du PIB l’an prochain, il s’est posé en “garant” du retour sous les 3% en 2029, un niveau permettant de stabiliser la dette.

Wall Street ouvre en hausse, satisfaite des résultats d’entreprises

La Bourse de New York a ouvert en hausse mercredi après une fournée de résultats trimestriels meilleurs qu’attendu, saluant aussi la perspective d’une poursuite de l’assouplissement monétaire de la banque centrale américaine (Fed).Dans les premiers échanges, le Dow Jones gagnait 0,37%, l’indice Nasdaq prenait 0,96% et l’indice élargi S&P 500 progressait de 0,66%.

L’agrivoltaïsme, “eldorado” rural ou “bulle” potentielle ?

L’agrivoltaïsme, “agriculture du futur” ou “bulle” incontrôlée ? Vu comme un nouvel “eldorado” énergétique, l’essor des panneaux photovoltaïques au-dessus de terres cultivées suscite des interrogations en terme d’impact agricole, d’accumulation des projets ou encore d’acceptation locale.- Quel développement ? -L’agrivoltaïsme, inscrit en 2023 dans la loi d’accélération des énergies renouvelables afin que la France puisse atteindre ses objectifs de décarbonation, consiste à produire de l’électricité en surplomb d’une culture agricole “significative”.Seulement 200 projets agrivoltaïques sont actifs en France, sans représenter “de très grandes surfaces”, relève Christian Dupraz, chercheur à l’Inrae de Montpellier, à l’origine du concept d'”agrivoltaïsme” en 2008. Mais plus de 2.000 projets sont en instruction, ajoute-t-il.France Agrivoltaïsme, l’association représentative du secteur, évoque “plusieurs milliers” de projets potentiels pour cette “agriculture du futur”.Selon M. Dupraz, 300.000 hectares d’agrivoltaïsme, soit 1% de la surface agricole utile française, suffiraient à produire “autant d’électricité que nos 57 réacteurs nucléaires”.- Quels bénéfices ? -L’agriculteur peut espérer un revenu additionnel, ainsi qu’une protection du bétail et des plantes contre les aléas climatiques (grêle, chaleur, gel…)”Le kiwi jaune se plaît bien sous la serre photovoltaïque, il est bien à l’ombre”, témoigne Maxime Pallin, agriculteur au Temple (Gironde).Sa serre de 4 hectares a été intégralement financée (5 à 6 millions d’euros) par un énergéticien, qui se rembourse avec l’électricité produite.D’autres montages prévoient une rente pour l’agriculteur, entre 2.000 et 3.000 euros annuels par hectare sur plusieurs décennies, selon France Agrivoltaïsme.Les coûts de production électrique, à 70 euros environ le MW/h, sont très compétitifs, beaucoup plus par exemple que des panneaux installés sur des toits.- Quels risques ? -“Le rendement des cultures diminue avec l’ombre des panneaux”, prévient Christian Dupraz, d’en moyenne 30% en cas de couverture à 40% d’une parcelle, plafond prévu par la loi de 2023.Or, ce texte impose une baisse de rendement maximale de 10% pour éviter les cultures “alibis”. La Confédération paysanne, opposée à l’agrivoltaïsme, dénonce le risque d’une production alimentaire “mise de côté” comme “sous-produit de la production énergétique”.Pour y remédier, Christian Dupraz suggère de “diminuer le taux de couverture” ou d’avoir des panneaux mobiles laissant passer la lumière aux périodes nécessaires.L’autre risque est spéculatif: les énergéticiens multiplient les démarchages pour préempter le foncier agricole.Christian Dupraz décrit “un Far West”, un “eldorado” avec plus d’un million d’hectares précontractualisés en France, soit dix fois plus que la surface probablement équipée dans les 25 prochaines années. “C’est une bulle qui va générer des déceptions”, juge-t-il.”Il y a un fort engouement” en Gironde sur fond de crise viticole, confirme Violette Chanudet, chargée de mission agrivoltaïsme à la chambre d’agriculture, qui alerte sur des “contrats pas très sécurisants” pour les exploitants et l’importance d’une juste répartition des revenus.Dans la Vienne, près d’une centaine de dossiers portent sur 2.000 hectares. “Vous multipliez par cent départements, vous êtes à 200.000 hectares”, pointe Pascal Lecamp, député (MoDem) et rapporteur d’une proposition de loi pour un agrivoltaïsme “raisonné” face à ses “effets pervers”.Selon l’association Les Prés Survoltés, qui regroupe 300 opposants locaux, 600 hectares de terrain ont été rachetés à 7.000 euros l’hectare à Adriers, le double des prix habituels, au risque d’exclure les jeunes agriculteurs de l’accès au foncier.- Quels obstacles ? -France Agrivoltaïsme déplore la lenteur d’instruction des dossiers, entre 3 et 5 ans, et les longues listes d’attente pour un poste-source raccordant l’installation.Le Conseil national de la protection de la nature s’inquiète, lui, “du déploiement très rapide et non coordonné” de ces projets en raison de leurs “impacts (…) sur la biodiversité”.Benoît Moquet, vice-président des Prés Survoltés, dénonce aussi “nuisances visuelles” et “puits de chaleur”.”Les panneaux oui, mais pas dans les champs. On a besoin des champs pour nous nourrir”, souligne ce médecin retraité, lui-même démarché par un énergéticien lorgnant sa parcelle. “Il faut maîtriser la taille” des projets, répond France Agrivoltaïsme, qui souligne que “ça se voit beaucoup moins que des éoliennes.”- Quel avenir ? -La proposition de loi Lecamp, pour l’heure adoptée en commission, veut limiter les projets à 10 mégawatts crête.”Le premier partage de la valeur, c’est la répartition sur le territoire”, estime ce parlementaire, proposant aussi des prélèvements sur cette manne pour redistribuer à tous les agriculteurs.France Agrivoltaïsme suggère des circuits courts locaux pour alimenter exploitations ou services publics.Sur les 85% du territoire agricole éloigné des postes de raccordement,”on peut faire des petites centrales” en “autoconsommation collective”, confirme Christian Dupraz.”L’agrivoltaïsme ne va pas sauver l’agriculture”, conclut-il, mais ça “peut aider certaines exploitations” et “consolider énormément le mix électrique français”.

Grèce: les députés débattent de la possibilité d’une journée de travail de 13 heures

Les députés grecs ont débattu mercredi d’une réforme controversée du gouvernement conservateur qui instaure la possibilité, sous certaines conditions, d’une journée de travail de 13 heures avant un vote prévu jeudi.A deux reprises, le 1er octobre et mardi, la Grèce s’est retrouvée partiellement paralysée par une grève générale pour protester contre un projet de loi “digne du Moyen-Âge”, selon des syndicalistes et le parti de gauche Syriza (opposition).Annoncé pour mercredi, le vote des députés n’interviendra finalement que jeudi matin, selon le bureau de presse du Parlement, à l’issue de deux jours de débat houleux tant ce projet de loi apparaît controversé. Syndicats et opposition sont en effet vent debout contre un texte défendu par la ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Niki Kerameus, qui prévoit notamment que, moyennant une rémunération supplémentaire de 40%, un employé puisse travailler jusqu’à 13 heures par jour pour un seul employeur. Dans un pays où l’économie s’est redressée depuis la crise financière mais reste toutefois fragile, cette possibilité existe déjà mais uniquement si un employé dispose de deux employeurs ou plus.”Nous donnons désormais la possibilité (à un employé) d’effectuer ce travail supplémentaire chez le même employeur, sans déplacement, avec une rémunération majorée de 40%” a défendu au Parlement Niki Kerameus.Elle a insisté sur le fait que selon elle, “il existe des travailleurs qui demandent à travailler davantage d’heures”.- Volontariat -La durée légale du temps de travail quotidien en Grèce est actuellement de huit heures avec la possibilité d’effectuer jusqu’à trois heures supplémentaires.Le texte devrait être adopté car le parti conservateur du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, Nouvelle-Démocratie (ND), dispose d’une confortable majorité parlementaire.”Le gouvernement instaure un véritable Moyen Âge du travail”, a dénoncé le dirigeant de Syriza, Sokratis Famellos, “des journées de treize heures, du matin au soir, nuit et jour”.Mais cette disposition ne sera valable que “jusqu’à 37 jours par an, soit environ  trois jours par mois” et sur la base du volontariat, a répété la ministre du Travail.Elle a également dénoncé “une utilisation trompeuse du terme ‘journée de 13 heures'” car cela “laisse entendre que tout le monde travaillerait 13 heures par jour”.Employés du privé et du public sont descendus à deux reprises dans les rues pour fustiger une “nouvelle aggravation d’une situation déjà profondément problématique”, selon la Confédération des travailleurs grecs (GSEE).Elle affirme que beaucoup d’employés n’auront guère la possibilité de refuser de travailler 13 heures “compte tenu du rapport de force déséquilibré entre employeur et salarié, renforcé par la précarité qui prévaut sur le marché du travail”.En outre, les contrôles de l’Inspection du travail sont faibles, arguent les détracteurs du projet.- Bafoué -Les syndicats estiment également que le droit à un repos obligatoire quotidien de 11 heures sera bafoué, notamment en raison du temps de transport pour se rendre sur le lieu de travail. “Travailler 13 heures par jour signifie qu’il ne reste absolument aucun temps libre pour mener une vie un tant soit peu digne: passer du temps avec ses amis (…), sa famille”, s’est insurgé Dimitris Polyzoidis, un technicien en informatique de 37 ans, qui a défilé mardi à Thessalonique, la deuxième ville de Grèce.  Sofia Georgiadou, 29 ans, employée dans un magasin, a dénoncé “une nouvelle tentative de légaliser l’esclavage moderne”.A Athènes, Maria, employée dans une société de construction, craint de devoir travailler davantage. Les employeurs “trouvent toujours les moyens d’imposer ce qu’ils veulent”, assure cette femme de 46 ans qui n’a pas souhaité donner son nom.En Grèce, au deuxième trimestre 2025, 20,9% des salariés de 20 à 64 ans travaillaient plus de 45 heures par semaine, contre 10,8% dans l’ensemble de l’UE, selon Eurostat.La durée moyenne du temps de travail cache de fortes disparités et les salaires restent particulièrement bas. Dans le secteur touristique, au “pic” de la saison, serveurs ou cuisiniers enchaînent les journées à rallonge parfois sans le moindre repos hebdomadaire.”Le surtravail n’est pas un choix, c’est une nécessité (…), les heures supplémentaires sont souvent un instrument de survie”, a souligné le quotidien financier Naftemporiki.La Grèce a déjà instauré la possibilité d’une semaine de travail de six jours, notamment en cas de forte demande dans un secteur comme le tourisme.

Rachat de SFR: Altice France rejette l’offre de ses trois concurrents

Aussitôt déposée, aussitôt rejetée: l’offre de rachat de SFR par ses concurrents Orange, Free et Bouygues Telecom, écartée dès mercredi matin par sa maison-mère Altice France, relance les conjectures sur l’avenir du secteur et un possible passage de quatre à trois opérateurs.La question plane depuis plusieurs mois sur le marché des télécoms français : SFR est-il amené à disparaître, racheté par ses trois concurrents ? Bouygues Telecom, Orange et Iliad (Free) se sont positionnés de manière inédite mardi soir avec une proposition commune de rachat de “la plupart des actifs de l’opérateur SFR” pour un montant de 17 milliards d’euros.Une offre “immédiatement rejetée”, a indiqué mercredi Altice France, maison mère de SFR, dans un message à ses salariés.Du côté des acheteurs potentiels, Bouygues Telecom et Orange se sont fendus de deux réponses, tout aussi brèves: les groupes ont respectivement “pris connaissance” et “pris note” du rejet.S’il est trop tôt pour savoir si les discussions se poursuivront, et si elles aboutiront, cette hypothèse d’un rapprochement entre opérateurs est inédite depuis la tentative de rachat de Bouygues Telecom par Orange abandonnée en 2016.- Une question de prix ? -Un hypothétique rachat, qui prendrait des mois voire des années, devrait d’abord passer par un consensus sur le montant.Avant le rejet de SFR mercredi matin, plusieurs analystes bancaires avaient souligné une offre relativement basse.D’après une note de la banque UBS, le prix de rachat de 17 milliards d’euros, qui porterait selon ses concurrents la valeur totale d’Altice France à 21 milliards, est “juste en deçà” de la valorisation moyenne calculée sur le secteur. “Il est probable qu’Altice France voudra relever cette offre; toutefois la marge de discussion est faible sans autre acheteur”, a souligné de son côté Oddo BHF.L’offre de mardi soir est venue mettre fin à des mois de spéculations accompagnant la restructuration financière d’Altice France. Avec une dette tombée de plus de 24 milliards à 15,5 milliards d’euros début octobre, la maison mère de SFR s’est éloignée de la menace d’un mur de la dette. Une opération qui l’a placée dans “une situation financière assainie, une situation opérationnelle et commerciale très largement améliorée” avec des “actifs uniques”, vantait fin septembre son PDG Arthur Dreyfuss.”Nous savons qu’il y a un certain nombre de marques d’intérêt pour certains actifs”, avait-il aussi indiqué. Les opérateurs concurrents s’étaient déjà déclarés favorables à une consolidation du marché, dans un secteur mature où les acteurs se livrent à une guerre des prix pour attirer des clients et rentabiliser de nombreux coûts fixes. “La consolidation sur le marché français pourrait aboutir à un environnement plus équilibré au regard de la concurrence et des prix”, a commenté la banque UBS.- “Vigilance” sur les tarifs -Les éventuelles discussions futures seront suivies de près en raison des impacts économiques et sociaux très concrets que pourrait avoir une telle consolidation.Si Bouygues Telecom, Free et Orange ont assuré mardi soir vouloir “préserver un écosystème concurrentiel au bénéfice des consommateurs”, le ministre de l’Economie Roland Lescure a assuré mercredi matin qu’il resterait attentif à ce sujet.”Je vais être extrêmement vigilant sur cette opération, parce qu’aujourd’hui (…) en France, on a les prix des téléphones mobiles, des abonnements, parmi les moins chers d’Europe”, a-t-il déclaré sur RTL. Les salariés de l’opérateur, qui compte 8.000 employés dont 2.000 dans ses boutiques, ont quant à eux exprimé depuis plusieurs mois la crainte d’un “projet de démantèlement”. “Cette opération de concentration, si elle se concrétise, pourrait entraîner la suppression de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects”, a dénoncé mercredi la CFDT dans un communiqué.Avec la CGT, autre syndicat représentatif des salariés, et le CSE du groupe, la CFDT a fait appel de la validation par la justice du plan de sauvegarde accélérée d’Altice France. Une audience doit se tenir le 4 novembre. 

L’offre de rachat de SFR “immédiatement rejetée” par la direction d’Altice France

L’offre de rachat de l’opérateur SFR par ses trois concurrents français, officialisée mardi soir, a été “immédiatement rejetée”, a indiqué mercredi Arthur Dreyfuss, PDG de la maison mère de SFR, Altice France, dans un message envoyé aux salariés et consulté par l’AFP. Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange ont déposé mardi une offre de rachat non engageante pour acquérir “la plupart des actifs de l’opérateur SFR” pour un montant de 17 milliards d’euros. “Nous vous confirmons avoir reçu hier soir une offre indicative pour une partie des actifs d’Altice France. Cette offre a été immédiatement rejetée”, a simplement déclaré le PDG du groupe. Le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, a indiqué mercredi qu’il serait “extrêmement vigilant” quant à “l’impact sur le prix des consommateurs et l’impact sur la qualité de service” en cas de rachat de l’opérateur. De nombreuses rumeurs sur un potentiel rachat de SFR circulaient depuis plusieurs mois mais la proposition déposée mardi est la première offre à être officialisée. Au 1er octobre, le groupe a vu sa dette passer de plus de 24 milliards à 15,5 milliards d’euros à la suite d’un accord conclu avec ses créanciers, qui se sont vu attribuer en échange 45% des parts du groupe. Mais ses salariés ont exprimé depuis plusieurs mois des inquiétudes quant aux conséquences de la réduction de dette et à une éventuelle vente de SFR. Plusieurs syndicats ont contesté l’adoption par le tribunal des activités économiques (ex-tribunal de commerce) du plan de sauvegarde accélérée d’Altice France, étape nécessaire pour mettre en œuvre l’accord de restructuration financière. “Cette opération de concentration, si elle se concrétise, pourrait entraîner la suppression de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects”, a dénoncé mercredi la CFDT dans un communiqué.Elle a exigé des “garanties concrètes” dans le cas d’une reprise de l’opérateur.Avec la CGT, autre syndicat représentatif des salariés, et le CSE du groupe, la CFDT a fait appel de la validation par la justice du plan de sauvegarde accélérée. Une audience doit se tenir le 4 novembre. 

La Bourse de Paris bondit de 2,53%, LVMH s’envole et les taux se détendent

La Bourse de Paris s’envole de 2,53% mercredi matin, sur fond de détente des taux obligataires et d’envolée du leader mondial du luxe LVMVH, poids lourd du CAC 40, après des ventes légèrement meilleures qu’attendu.L’indice vedette CAC bondissait de 200,19 points, soit une très forte hausse de 2,53% à 8.119,81 points vers 10H00.Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt des emprunts d’Etat français a dix ans, qui s’est déjà nettement détendu mardi (3,39% à la clôture), baissait de nouveau, à 3,37% vers 10H00. Son équivalent allemand était à 2,59% après 2,61% la veille. L’écart entre les deux taux d’intérêt, appelé “spread”, était ainsi de 0,78%, ou 78 points de base. Il avait atteint 89 points de base après l’annonce surprise de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu le 6 octobre.A la cote, LVMH affichait une progression de 12,89% à 601,50 euros l’action et faisait profiter ses concurrents du secteur du luxe : Kering gagnait 6,29% à 317,70 euros et Hermès 7,45% à 2.177,00 euros.Après plusieurs mois de ralentissement des ventes de LVMH, elles ont atteint 18,3 milliards d’euros au troisième trimestre (-4% sur un an), “0,6% au-dessus du consensus” du marché, commente Adam Cochrane, analyste de Deutsche Bank.”Les ventes à taux de change constants ont toutefois progressé de +1%, mieux que ce à quoi s’attendait le marché (-1%), malgré un effet de change défavorable”, précise-t-il.”LVMH a donné un coup de pouce au secteur après avoir annoncé une croissance organique (qui ne tient pas compte des acquisitions, des cessions ou des effets de change, NDLR) pour la première fois cette année”, commente Neil Wilson, de Saxo Markets.Ailleurs à la cote parisienne, le secteur des télécommunications était lui aussi sous le feu des projecteurs après que les trois opérateurs français Bouygues Telecom, Orange et Free ont annoncé avoir déposé une offre commune de rachat de leur concurrent SFR pour 17 milliards d’euros, première offre officielle depuis la restructuration de la dette colossale de sa maison mère Altice France. L’offre pourrait aboutir à une reconfiguration totale du marché français des télécoms.Bouygues voyait son action s’envoler de 8,91% à 42,17 euros et Orange de 3,32% à 14,02 euros.La hausse des actifs français est aussi permise “grâce à l’espoir d’un compromis budgétaire”, commente Jim Reid, économiste de Deutsche Bank. La proposition par Sébastien Lecornu de suspendre la réforme des retraites jusqu’à l’élection présidentielle de 2027 pour éviter la censure agit comme un “catalyseur”, ajoute l’économiste.Cette décision coûtera toutefois “400 millions d’euros en 2026 et 1,8 milliard en 2027” et devra être “compensée par des économies”, a prévenu le Premier ministre mardi lors de son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale.”Même si cela pèse sur la soutenabilité de la dette, les marchés ont été rassurés, y voyant une garantie de stabilité politique”, poursuit Jim Reid.

Le britannique Royal Mail sanctionné pour ses “millions de lettres” en retard

L’opérateur postal britannique Royal Mail, racheté en début d’année par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, a écopé d’une amende de 21 millions de livres (24 millions d’euros) mercredi du régulateur du secteur pour les retards de “millions de lettres importantes”.Royal Mail connaît depuis plusieurs années de graves défaillances dans la distribution du courrier, qui lui avaient déjà valu des amendes de plus de 16 millions de livres au total en 2023 et 2024 de la part de l’Ofcom, le gendarme britannique des communications.”Ces manquements persistants sont inacceptables, et les clients attendent et méritent mieux”, a martelé dans un communiqué Ian Strawhorne, un responsable de l’Ofcom. Royal Mail doit “mettre en œuvre des améliorations concrètes et significatives, et non de nouvelles promesses en l’air”.Selon l’organisme, Royal Mail n’a livré que 77% du courrier prioritaire dans les délais (le jour ouvrable suivant), là où sa mission impose un objectif de 93%. Les retards se sont aussi accumulés pour le courrier non prioritaire.”Nous prenons acte de la décision de l’Ofcom et nous continuerons à travailler dur pour apporter de nouvelles améliorations durables à notre qualité de service”, a promis Royal Mail dans un communiqué.L’opérateur postal, dont les origines remontent à plus de 500 ans, avait aussi pâti ces dernières années de la baisse du volume de colis à livrer et d’une grève pour les salaires. Sa maison mère, International Distributions Services (IDS), a mis en œuvre un plan d’économies.Il a aussi été autorisé l’été dernier par l’Ofcom à réduire la fréquence de distribution de certaines lettres, mais seulement pour le courrier non prioritaire.Les premiers effets se font sentir: Royal Mail est revenu dans le vert lors de son exercice annuel décalé achevé fin mars et l’ensemble du groupe, dont les résultats sont aidés par GLS, sa branche de livraison internationale, a vu ses bénéfices multipliés par près de sept à 367 millions de livres (422 millions d’euros).Le rachat de cette entreprise historique à haute valeur symbolique par Daniel Kretinsky, annoncé en mai 2024 pour 3,6 milliards de livres (4,1 milliards d’euros), a été finalisé en avril, après le feu vert du gouvernement britannique en décembre.Milliardaire aussi discret publiquement qu’actif sur les marchés, Daniel Kretinsky a construit sa fortune grâce aux énergies fossiles, avant de multiplier les investissements dans des pays et secteurs variés.

Les Bourses européennes ouvrent en hausse, Paris décolle portée par le luxe

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse mercredi, Paris en particulier, qui s’envolait de 2,49% dans les premiers échanges, portée par le secteur du luxe après la publication de ventes meilleures qu’attendu du géant LVMH pour le troisième trimestre.A la cote parisienne, LVMH bondissait de 12,27%, emportant Kering (+6,89%) dans son ascension ainsi qu’Hermès (+6,52%). Ailleurs en Europe, la Bourse de Francfort gagnait 0,16%, Milan 0,67%, tandis que Londres était stable (+0,00%).