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“Loi spéciale”, fin des contrôles: les syndicats agricoles listent leurs demandes

Une “loi spéciale” pour la FNSEA, un “moratoire sur les contrôles” pour la Coordination rurale: les deux syndicats agricoles déroulent jeudi leurs demandes à la présidente de l’Assemblée nationale, où des centaines d’agriculteurs sont rassemblés, tandis que des tracteurs campent dans la capitale.La Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, habitué des opérations coup de poing, est passée outre l’interdiction de manifester près des institutions parisiennes et a débarqué jeudi à l’aube autour de l’Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a elle appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strabourg le 20 janvier si l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur était signé. Un vote a lieu vendredi à Bruxelles.Reçus par le président du sénat Gérard Larcher, puis par la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, les syndicats ont porté le ras-le-bol d’une profession “à bout”.A la sortie, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a demandé un “créneau d’ici mars-avril” au Parlement pour une loi spéciale destinée à apporter des réponses “concrètes”. Face à la défiance des agriculteurs envers les politiques, il a appelé les parlementaires à voter le budget de l’Etat pour 2026, qui soulagerait par exemple les viticulteurs, et à appuyer la publication des décrets pour “enfin” appliquer la loi d’orientation agricole et la loi dite Duplomb.Des parlementaires sont venus échanger avec des manifestants de la CR, ainsi que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui n’a pas fait de déclaration. Plus tôt, Yaël Braun-Pivet qui était allée à la rencontre des manifestants, avait été chahutée et invectivée.José Pérez, président de la CR du Lot-et-Garonne, a déploré une absence d’engagement après l’échange avec la ministre. “Il n’y a rien du tout, aujourd’hui il faudrait un engagement sur la suppression des normes françaises”, a-t-il ajouté. – “Moratoire” sur les contrôles -La CR demande un “moratoire” sur les contrôles jusqu’à la présidentielle, une mesure “facile” à prendre dans l’immédiat, a déclaré Bertrand Venteau, le président de la CR avant son rendez-vous qui a début à 15H45. Cette première condition pour lever le camp est “entre les mains du Premier ministre et de la ministre de l’Agriculture”, a-t-il dit.Il souhaite aussi la suppression des agences environnementales, ainsi que la fin de l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), stratégie qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.Les syndicats agricoles rejettent aussi unanimement l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur, qui doit faire l’objet d’un vote des Etats membres vendredi à Bruxelles.La France devrait voter contre, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait les agriculteurs, qui demandent depuis 2024 des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.Allègement de la taxe carbone européenne sur les engrais, interdictions de certains produits importés…: la ministre Annie Genevard a dit avoir obtenu des “avancées cette semaine” et vouloir poursuivre le travail. Mais certaines mesures dépendent du vote du budget et d’autres, de Bruxelles.- Pas d’interpellations à Paris -Si Mme Genevard a joué l’apaisement, appelant au “dialogue” jeudi matin, Maud Bregeon avait adopté un ton ferme face aux actions “illégales” menées par la Coordination rurale.La préfecture de police avait interdit les manifestations autour de certaines zones comme l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères ou le marché de Rungis.Une centaine de tracteurs a été bloquée par les forces de l’ordre, a-t-elle indiqué. Une quarantaine est présente dans Paris et une soixantaine aux portes de la ville. “Le dispositif de police visant à les fixer est efficace”, s’est-elle félicitée tandis que le ministère de l’Intérieur avait dénombré 670 manifestants dans la capitale.En début d’après-midi, la préfecture de police recensait 11 interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations en Ile-de-France, mais aucune dans Paris même.bur-mdz-sb-mca/abb/

Les contrats d’assurance vie s’annoncent plus rémunérateurs

Les contrats d’assurance vie s’annoncent un peu plus rémunérateurs pour les épargnants en 2026, avec de premiers taux stables ou en légère hausse par rapport à l’an dernier, de quoi renforcer l’attrait de ce produit d’épargne concurrent du Livret A.La Macif a par exemple communiqué jeudi un taux stable pour son fonds euros, la section de l’assurance vie à capital garanti, à 2,70%, de même qu’Ampli mutuelle (3,75%) et Aréas (2,50%) les jours précédents.La MACSF et la Maif ont elles annoncé une amélioration sensible de leur rendement, à respectivement 3,15% et 3,05% pour 2025.”Maintenant que le ton est donné par les premiers, je pense que les suivants s’inscriront dans la même tendance”, estime Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet Facts & Figures.Il table sur une moyenne de marché autour de 2,65% pour 2025, contre 2,6% l’année précédente, et rappelle que les premiers à sortir sont souvent mieux-disants.Cette hausse, même symbolique, a de quoi renforcer la dynamique actuelle de l’assurance vie par rapport au produit concurrent, le Livret A, dont le taux est passé l’an dernier de 3% à 1,7%.”Le taux du Livret A baisse mais le taux du fonds euros (…) ne baisse pas”, souligne la directrice finance-épargne de la Macif Odile Ezerzer, jointe par l’AFP.Le match est cependant plus serré qu’il n’y paraît: le taux du Livret A se lit net d’impôts, contrairement à ceux de l’assurance vie. – Convoitises -Pour expliquer les meilleurs rendements, Ampli Mutuelle met en avant dans un communiqué “des bonnes performances de la gestion d’actifs” et des gains réalisés en Bourse.Les assureurs ont su aussi profiter l’an dernier d’apports massifs d’argent frais de la part des épargnants, investis illico dans des produits financiers rémunérateurs, comme de la dette française.Rien qu’en novembre, les dépôts sur les contrats d’assurance vie ont dépassé les 15 milliards d’euros, selon les chiffres de France Assureurs publiés jeudi, du jamais vu pour un onzième mois de l’année.”L’inquiétude des Français (…)générée par le contexte économique, politique et probablement géopolitique”, se traduit par un “taux d’épargne très fort”, analyse Mme Ezerzer.Résultat, l’assurance vie a renforcé en 2025 sa place de premier placement financier des Français, avec 2.106 milliards d’euros d’encours, selon les derniers chiffres de la fédération professionnelle France Assureurs.Mais ce véritable magot, en hausse de 6,3% sur un an, a aussi attiré les convoitises.”Ce qui est gros est visible et attire toujours l’attention”, note Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.Des parlementaires ont par exemple cherché à augmenter la fiscalité de l’assurance vie, à rogner sur ses avantages lors d’une succession voire à le faire entrer dans le cadre de l’impôt sur la fortune dite “improductive”.Les fonds euros, en partie investis auprès des entreprises, permettent à ces dernières “de continuer de croître, de continuer d’embaucher, de continuer de rénover leur appareil productif”, souligne la directrice finance-épargne de la Macif.Le directeur général du groupe MACSF Stéphane Dessirier jugeait lors d’une conférence de presse mardi “injuste” cette menace de taxation, qui pourra revenir lors des prochains débats sur le budget.Quelque 20 millions de personnes disposent d’une assurance vie, soit un capital moyen d’un peu plus de 100.000 euros par souscripteur.Cette moyenne est à relativiser, admet M. Crevel, qui constate “une très forte concentration de l’encours sur les patrimoines le plus aisés”, notamment les cadres supérieurs, les indépendants et les professions libérales.Les compagnies d’assurances continueront ce mois-ci à annoncer leurs taux. L’Afer, qui se présente comme la première association d’épargnants, publiera le sien le 19 janvier.

Lidl critique la “réglementation” et renonce à la publicité à la télé française

Mauvaise nouvelle pour le petit écran tricolore: Lidl, l’un des premiers annonceurs de France, va arrêter ses achats publicitaires à la télévision traditionnelle, le discounter allemand invoquant une réglementation trop restrictive, six mois après une lourde condamnation pour “pratiques commerciales trompeuses”.”Nous n’investirons plus dans la TV linéaire (télévision classique par rapport notamment aux plateformes en ligne, NDLR) tant que les risques dus à la règlementation seront trop importants, comme c’est le cas aujourd’hui”, a annoncé Jassine Ouali, directeur exécutif de la relation client au sein de Lidl France, dans une interview au magazine spécialisé Stratégies.Le discounter va, à la place, investir davantage dans les vidéos en ligne, “fort levier de développement”, a-t-il ajouté. En juillet, la chaîne de supermarchés, régulièrement attaquée par la concurrence pour ses campagnes de communication, a été condamnée par la cour d’appel de Paris à verser 43 millions d’euros de réparations à Intermarché pour des publicités illicites sur le petit écran, une décision qu’elle va contester devant la Cour de cassation.- “Obsolète” -Les spots décriés — 374 entre 2017 et 2023 pour un montant de 584 millions d’euros — présentaient des promotions pour des produits, avec l’affichage d’un prix attractif, “sans assurer leur disponibilité pendant une durée de 15 semaines dans l’ensemble” des magasins Lidl, comme l’exige la loi, selon la cour d’appel, qui a relevé des “pratiques commerciales trompeuses” et une “concurrence déloyale”.”Pour moi qui suis passé par Lidl en Allemagne et au Royaume-Uni, cette situation est assez difficile à comprendre”, a commenté M. Ouali, selon lequel “l’héritage issu de la régulation des années 90”, visant à protéger les revenus publicitaires des autres médias, notamment de la presse quotidienne régionale (PQR), “pose de réelles questions”.Un décret de 1992 interdit aux distributeurs de communiquer, à la télévision, sur des opérations commerciales de promotion limitées dans le temps, la disponibilité et les prix des produits vantés devant être assurés pendant 15 semaines, une durée précisée par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP).En décembre, le président du groupe M6, David Larramendy, a jugé dans cette interdiction “obsolète, incompréhensible et injustifiable”, appelant dans Le Monde à “un +new deal+ de l’audiovisuel français” face à la concurrence des plateformes internationales.Pour François Pellissier, président de l’ADMTV (syndicat des régies publicitaires des médias TV et vidéo) et directeur général adjoint Business et Sports du groupe TF1, contacté par l’AFP, la “décision de Lidl souligne encore une fois les asymétries insoutenables” pénalisant “les acteurs locaux”, qui financent l’information et la création, au profit notamment de “Google (qui détient YouTube, NDLR) et Meta”.- “Signal préoccupant” -“C’est évidemment un signal préoccupant”, a abondé auprès de l’AFP Marianne Siproudhis, directrice générale de FranceTV Publicité, la régie de France Télévisions.”La distorsion de concurrence réglementaire” entre la télé française et “les plateformes internationales qui captent une part très conséquente des investissements publicitaires sans être soumises aux mêmes règles” est “problématique”, a-t-elle estimé.La télé linéaire a représenté 22% des investissements médias de Lidl France l’année dernière, contre “zéro” prévu en 2026, a indiqué à l’AFP une porte-parole du groupe, insistant par ailleurs sur le “maintien des investissements” dans la presse écrite.Le sixième distributeur alimentaire français en parts de marché représente, selon Kantar Media, le deuxième annonceur de France, tous secteurs et médias confondus, avec près de 400 millions d’euros d’investissements bruts sur les trois premiers trimestres 2025, un chiffre en baisse de 11% sur un an, derrière Leclerc (506 millions, +14,8%) et devant Intermarché (près de 380 millions, +8,5%).N’ayant pas bénéficié de la période de forte inflation, Lidl France, qui vise 2.000 magasins, contre plus de 1.600 aujourd’hui, veut recentrer son image sur les prix bas, comme l’a rappelé en septembre son patron irlandais John Paul Scally.”Le Loup d’Intermarché, on peut le faire”, a concédé la porte-parole de Lidl, en référence au spot de Noël de l’enseigne concurrente qui a cartonné. Mais, pour un discounter, la publicité sert surtout à “mettre un prix en face d’un produit”, a-t-elle justifié.

Wall Street ouvre en baisse, les indicateurs économiques en ligne de mire

La Bourse de New York a ouvert en baisse jeudi, les investisseurs scrutant une nouvelle salve de données économiques aux Etats-Unis, tandis que le secteur de la défense profitait du contexte géopolitique tendu.Dans les premiers échanges, le Dow Jones reculait de 0,25%, l’indice Nasdaq perdait 0,28% et l’indice élargi S&P 500 lâchait 0,13%.

Des tracteurs dans Paris, Yaël Braun-Pivet chahutée avant de rencontrer les agriculteurs

Des centaines d’agriculteurs sont rassemblés jeudi devant l’Assemblée nationale dont ils ont chahuté la présidente, Yaël Braun-Pivet, venue leur annoncer une réunion dans l’après-midi pour écouter leurs doléances, tandis que des dizaines de tracteurs campent dans la capitale ou sont bloqués à ses portes.La Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, habitué des opérations coup de poing et interdit de manifester autour des institutions parisiennes jeudi, est passée outre et a débarqué à l’aube autour de l’Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel.Sa première demande, rencontrer la présidente de l’Assemblée, a été acceptée mais cela n’a pas empêché ses adhérents de demander la démission de Yaël Braun-Pivet, venue à leur rencontre devant le Palais Bourbon.Invectivée par les manifestants, Mme Braun-Pivet a marqué un mouvement de recul sous l’impact d’un petit objet ou d’un liquide reçu au visage, dans une ambiance hostile, avant d’être exfiltrée par la sécurité pour regagner l’enceinte de l’Assemblée. “Je vois toutes les organisations syndicales à partir de 14H00”, a-t-elle annoncé devant les manifestants.Bertrand Venteau, président de la CR entend expliquer aux parlementaires leur rôle “depuis 30 ans dans la mort de l’agriculture française”. Plusieurs élus de différents partis sont venus à la rencontre des manifestants.La CR s’oppose d’abord, aux côtés de la Confédération paysanne, autre syndicat, à l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.”On est fatigué, on manque de reconnaissance, de revenus, on n’a pas de perspective”, se désole devant l’Assemblée auprès de l’AFP Sylvere Nollet, 52 ans, éleveur bovin et céréalier dans la Somme. L’abattage total est “un exemple de ce qui ne va pas en France, on ne nous fait pas confiance”.- “NON AU MERCOSUR” -Mais les syndicats agricoles disent aussi unanimement “NON” à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, qui doit faire l’objet d’un vote des Etats membres vendredi à Bruxelles.La France devrait voter contre, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon Maud Bregeon.La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs, plus en retrait des mobilisations ces dernières semaines malgré des rassemblements dans les territoires, ont appelé jeudi matin à un grand rassemblement le 20 devant le Parlement européen à Strasbourg, si le traité de était signé ce weekend.La section locale d’Ile-de-France a déposé dès jeudi matin une gerbe “aux agriculteurs français” devant la Tour Eiffel. En Belgique, des syndicats locaux ont appelé à des blocages routiers dans la soirée.Le premier syndicat agricole a ajouté attendre du Premier ministre un “signal très fort” ce vendredi à destination des agriculteurs en colère, lors d’une conférence de presse.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait les agriculteurs, qui demandent depuis 2024 des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.”Ça fait deux ans qu’on nous fait du blabla. Dans nos fermes on ne voit rien”, a déclaré à l’AFP Jérôme Lespagnol céréalier de 48 ans, qui dénonce la hausse des engrais et la baisse des prix des céréales.- Actions “illégales” -Allègement de la taxe carbone européenne sur les engrais, interdictions de certains produits importés…: la ministre Annie Genevard a dit avoir obtenu des “avancées cette semaine” et vouloir poursuivre le travail. Mais certains mesures dépendent du vote du budget et d’autres de Bruxelles.Si Mme Genevard a joué l’apaisement en appelant au “calme” et au “dialogue”, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait plus tôt adopté un ton ferme face aux actions “illégales” menées par la Coordination rurale dans Paris.La préfecture de police a interdit les manifestations autour de certaines zones sensibles, notamment l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères, ou le marché de Rungis.Certains convois sont bloqués autour de Paris et de nombreux tracteurs ont été mis en fourrière, selon une source proche du dossier.”On doit être à peu près à 25 gardes à vue, on a au moins 10 tracteurs qui sont mis en fourrière dans l’Essonne”, “il faut les libérer”, a déclaré M. Venteau sur BFMTV.D’autres actions sont menées en France avec une dizaine de blocages routiers recensés tôt jeudi, en Bourgogne et dans le Sud-Ouest. Près de Bordeaux, l’accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde) est bloqué depuis mercredi soir.

Les Etats-Unis pourraient conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela et son pétrole, selon Trump

Les Etats-Unis pourraient conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela et son pétrole, a déclaré Donald Trump dans un entretien publié jeudi par le New York Times dans lequel le président américain se félicite de la “très bonne entente” avec le pouvoir intérimaire à Caracas.”Seul l’avenir nous dira” combien de temps Washington entend garder une tutelle sur Caracas, a déclaré M. Trump. Interrogé pour savoir si la situation durerait trois mois, six mois, un an ou plus, il a répondu : “Je dirais beaucoup plus longtemps”.”Nous allons reconstruire le pays de manière très rentable”, a poursuivi le dirigeant républicain. “Nous allons utiliser du pétrole et en importer. Nous allons faire baisser les prix du pétrole et donner de l’argent au Venezuela, dont il a désespérément besoin”.Donald Trump a de nouveau mis en avant la coopération des autorités vénézuéliennes depuis la capture du président Nicolas Maduro : “Ils nous donnent tout ce que nous jugeons nécessaire. N’oubliez pas, ils nous ont pris du pétrole il y a des années”.”Ils nous traitent avec beaucoup de respect (…). Nous nous entendons très bien avec l’administration qui est en place maintenant”, a-t-il ajouté.Les propos de M. Trump interviennent après que la Maison Blanche a affiché la volonté des États-Unis de “dicter” jusqu’à nouvel ordre ses décisions au Venezuela, en gardant en particulier le contrôle de la vente du pétrole vénézuélien pour une durée indéterminée.- “Rien d’irrégulier” -“Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les Etats-Unis vont continuer à dicter leurs décisions”, a souligné mercredi soir la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.Donald Trump avait déjà assuré la veille que le Venezuela allait remettre aux Etats-Unis “entre 30 et 50 millions de barils de pétrole”, ajoutant: “Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi”.Donald Trump a affirmé que le Venezuela n’achèterait que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec les recettes du pétrole commercialisé par Washington.Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Mais sa production reste faible, de l’ordre d’un million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement dans les infrastructures.La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a déclaré mercredi soir que l’échange commercial avec les Etats-Unis n’avait “rien d’extraordinaire ni d’irrégulier”, même si elle a à nouveau regretté la capture de Nicolas Maduro.L’opération des forces spéciales américaines à Caracas a fait 100 morts, a annoncé le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello.Interrogé par le New York Times s’il s’était entretenu avec Mme Rodriguez, Donald Trump a seulement évoqué une “communication constante entre elle et l’administration”. “Marco (Rubio) parle tout le temps avec elle”, a-t-il dit en référence au chef de la diplomatie américaine.- Les pétroliers américains reçus vendredi -Au cours de l’interview, le président américain n’a de nouveau pris aucun engagement sur une tenue à venir d’élections au Venezuela. Selon le Wall Street Journal, l’arrivée au pouvoir de Delcy Rodriguez était le scénario favori de la CIA en cas de chute du président Maduro.Marco Rubio s’est défendu mercredi de toute “improvisation” de la part des autorités américaines après l’opération militaire au Venezuela.Le chef de la diplomatie américaine a assuré à la presse que Washington avait un plan en trois étapes pour le Venezuela. “La première étape est la stabilisation du pays”, la deuxième, nommée “rétablissement”, consiste à “s’assurer que les entreprises américaines, occidentales, et autres aient accès au marché vénézuélien de manière juste”, tandis que la troisième serait “bien sûr, de transition”, a-t-il ajouté.La porte-parole de la Maison Blanche a également annoncé que Donald Trump verrait vendredi les patrons de grands groupes pétroliers américains pour “discuter des immenses possibilités qui s’offrent à ces sociétés” au Venezuela.

Les humanoïdes savent danser, l’industrie s’impatiente de les voir travailler

Des robots humanoïdes ont dansé, fait des sauts périlleux, distribué les cartes au blackjack et joué au ping-pong cette semaine au salon de la tech de Las Vegas, mais certains acteurs de l’industrie s’impatientent : ils veulent les voir devenir utiles, et ne plus être seulement une promesse d’avenir.Si les robots ont de nouveau été les vedettes du Consumer Electronic Show (CES), la grand-messe annuelle de la tech, nombre d’acteurs du secteur mettent en garde: atteindre le niveau des humains prendra des années et nécessite encore énormément d’entraînement.Pour devenir autonomes, les robots ont besoin d’une intelligence artificielle (IA) capable de traduire en actions leur perception des images et des sons, ce qui dépasse le champ actuel des grands modèles de langage (LLM) actuels propulsant des outils comme ChatGPT ou Gemini.L’entraînement des ces assistants IA repose sur des quantités massives de textes et d’images principalement aspirées sur internet, ce qui est largement insuffisant pour apprendre à des robots à manier des ustensiles de cuisine ou des outils dans un entrepôt.”Si vous voulez que [les robots] apprennent des choses incarnées, vous devez les mettre dans un corps”, explique Henny Admoni, professeure associée à l’Institut de robotique de l’université Carnegie Mellon.Christian Rokseth, fondateur de la plateforme Humanoid.guide, compare la situation actuelle au fait d’enfermer un enfant dans une pièce en espérant qu’il apprenne à connaître le monde extérieur.Même si le rythme de développement s’est accéléré l’an dernier, notamment côté composants, ce spécialiste du secteur fait partie des impatients.”Ils ont montré des robots dansant et faisant du kung-fu ; maintenant, montrez-nous qu’ils peuvent être productifs”, lance-t-il.Pour y parvenir, une société comme EngineAI, basée à Shenzen en Chine, collabore avec des géants de la tech américain comme Amazon et Meta, pour doter ses robots de “cerveaux” d’IA, explique son fondateur Evan Yao, rencontré par l’AFP.”Nous essayons de simuler les humains, mais les robots ne deviendront jamais humains (…) parce qu’un humain est un être émotionnel et bien plus encore”, prévient-il pendant qu’une de ses créations lance un coup de pied latéral vers lui.Un peu plus loin, l’entreprise Robotera Team présente un humanoïde, développé pour la recherche, et désormais à l’entraînement en vue du marathon de Pékin d’ici quelques mois.- manque d’entraînement -Selon la Consumer Technology Association, qui organise le CES, l’industrie robotique est dynamique et pleine de potentiel, avec un marché mondial en 2030 qu’elle évalue à environ 179 milliards de dollars. Soit plus ou moins l’équivalent de celui du jeu vidéo aujourd’hui.L’essentiel de cette croissance est attendu dans les usines, les entrepôts et l’opérationnel des entreprises, où des robots — pas nécessairement humanoïdes — travaillent dans des environnements contrôlés.Pour Artem Sokolov, fondateur d’une startup de robotique humanoïde basée à Londres, si les humains travaillent dans les usines rien n’empêche des robots imitant leur anatomie d’y prospérer aussi.Le géant automobile sud-coréen Hyundai a ainsi dévoilé au CES sa propre version du robot humanoïde Atlas, créé en collaboration avec ses créateurs de chez Boston Dynamics, qu’il prévoit de tester dans des usines.Compte tenu du déficit encore important d’entraînement, les observateurs du secteur accueillent avec prudence les prétentions d’entreprises affirmant disposer d’humanoïdes capables d’opérer sans superviseurs en chair et en os.”Il y a une tonne de nouvelles entreprises qui affirme être en train développer des robots humanoïdes autonomes”, souligne la professeure Admoni auprès de l’AFP. En réalité, “ces systèmes ont tendance à être téléopérés: vous avez une personne dans une combinaison ou utilisant des manettes, et chacun de ses mouvements est ensuite transposé chez le robot”.Pour pallier le déficit d’entraînement, de nouvelles startups se sont lancées dans une collecte massive de données en équipant de caméras et de gants haptiques des personnes réalisant des tâches ménagères chez elles, raconte Christian Rokseth.”Pour faire des robots des machines généralistes, il faut les laisser sortir dans le monde réel”, estime-t-il, et pas seulement sur des chaînes de montage ou dans des entrepôts.

Des tracteurs au coeur de Paris, Yaël Braun-Pivet chahutée par les agriculteurs

Une centaine d’agriculteurs en tracteurs sont entrés dans Paris jeudi pour porter au coeur de la capitale les revendications de leur profession en colère, certains s’installant en milieu de matinée devant l’Assemblée nationale où la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a été chahutée.”Mission accomplie”, s’est félicité Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole français, rappelant leur ambition de rencontrer la présidente de l’Assemblée nationale et le président du Sénat pour “qu’on leur explique que les parlementaires depuis 30 ans ont contribué à la mort de l’agriculture française”.Yaël Braun-Pivet a pourtant été prise à partie au moment d’aller à la rencontre des agriculteurs rassemblés aux alentours du Palais Bourbon. “Je vois toutes les organisations syndicales à partir de 14H00”, a-t-elle annoncé devant les manifestants, dans une ambiance hostile, esquivant invectives, appels à démission.Un échange est aussi prévu avec des membres de la commission des affaires économiques à 12H30, selon des parlementaires et des membres de la CR. Plus tôt, des responsables de la CR ont échangé avec des élus devant l’Arc de Triomphe, puis à l’Assemblée. Des tracteurs se sont aussi installés devant la Tour Eiffel avant l’aube, proclamant “NON AU MERCOSUR” sur des pancartes.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait le syndicat, habitué des opérations coup de poing, notamment contre l’accord UE-Mercosur et la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse qui a ravivé la colère agricole début décembre dans le Sud-Ouest d’où sont partis de nombreux convois.”On n’a pas eu de réponse”, a déploré M. Venteau sur BFMTV, dénonçant un problème “français” de normes trop contraignantes et réitérant la proposition du syndicat, à la fois libéral et souverainiste, de supprimer les agences environnementales.”On est fatigué, on manque de reconnaissance, de revenus, on n’a pas de perspective”, se désole devant l’Assemblée auprès de l’AFP Sylvere Nollet, 52 ans, éleveur bovin et céréalier dans la Somme. L’abattage total des troupeaux infectés par la dermatose est “un exemple de ce qui ne va pas en France, on ne nous fait pas confiance”.- Actions “illégales” -Le gouvernement “ne laissera pas faire” les actions des agriculteurs en région parisienne qui sont “illégales”, a prévenu jeudi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France info.La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a elle joué l’apaisement, appelant au “calme” et au “dialogue” face à des revendications et inquiétudes “légitimes”, dans une déclaration à l’AFP.Les avancées obtenues à Bruxelles mercredi, sur les engrais ou encore les importations de produits agricoles ne respectant pas les mêmes normes, ne font toujours pas passer la pilule de l’accord avec le Mercosur. Mardi, la FNSEA, syndicat dominant mais plus en retrait des actions jeudi, avait dit attendre des annonces “concrètes” du Premier ministre dans la semaine.La France devrait voter vendredi à Bruxelles contre cet accord, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon Maud Bregeon.La préfecture de police avait interdit mercredi les manifestations autour de certaines zones sensibles notamment l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères, ou le marché de Rungis.Certains convois sont bloqués autour de Paris et de nombreux tracteurs ont été mis en fourrière, selon une source proche du dossier.”On doit être à peu près à 25 gardes à vue, on a au moins 10 tracteurs qui sont mis en fourrière dans l’Essonne”, “il faut les libérer”, a déclaré M. Venteau.- Blocages ailleurs en France -Près de Bordeaux, l’accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde) est bloqué depuis mercredi soir par une quarantaine d’engins agricoles de la CR, selon la préfecture.Une dizaine de blocages routiers ont été recensés, en Bourgogne et dans le Sud-Ouest. Des tracteurs de la CR tentent de bloquer l’accès à Rodez dans l’Aveyron.Depuis l’hiver 2024, les agriculteurs demandent des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs (JA) ont appelé à la mobilisation nationale dimanche dernier mais pour des actions locales.Plusieurs dizaines de leurs adhérents des sections Ile-de-France se sont toutefois rassemblés avec des drapeaux jeudi matin devant la Tour Eiffel pour déposer une gerbe “aux agriculteurs français” entourées de fumigènes. sha-meh-alh-mdz-ved/bfi

Le Cambodge s’attaque à l’empire d’un magnat accusé de cybercriminalité

Le Cambodge a annoncé jeudi la liquidation d’une banque fondée par le magnat d’origine chinoise Chen Zhi, accusé de superviser des centres de travail forcé pour des cyberarnaques et extradé la veille vers la Chine.La banque Prince a été “placée en liquidation” et n’est “désormais plus autorisée à fournir de nouveaux services bancaires”, a indiqué la Banque centrale cambodgienne.Ses clients peuvent tout de même “retirer leur argent normalement en préparant les documents nécessaires” et ceux ayant souscrit des emprunts sont toujours tenus de les rembourser, a précisé l’institution. Un journaliste de l’AFP n’a constaté aucune file d’attente inhabituelle jeudi à Phnom Penh, la capitale, devant plusieurs des 36 agences Prince du pays. Selon son site Internet, la banque gère environ un milliard de dollars d’actifs.Elle appartient au Prince Holding Group, l’un des plus gros conglomérats cambodgiens, accusé par les Etats-Unis de servir de paravent à “l’une des plus grandes organisations criminelles transnationales d’Asie”.Les autorités cambodgiennes ont annoncé mercredi soir l’arrestation et l’extradition vers la Chine de trois ressortissants d’origine chinoise, dont Chen Zhi. Une extradition confirmée jeudi par le ministère chinois de la Sécurité publique, qui a salué un “succès très important de la coopération Chine-Cambodge”.Les autorités chinoises vont bientôt émettre des mandats d’arrêt contre “le premier cercle du réseau criminel de Chen Zhi” et “arrêteront les fugitifs afin de les traduire en justice”, a-t-il ajouté.Le ministère a diffusé peu après une vidéo montrant le magnat menotté et la tête recouverte d’un sac noir à sa descente d’un avion, où l’attendaient sur le tarmac des gardes armés vêtus de noir.Pékin a déjà prononcé des peines de mort dans des affaires de cyberescroquerie, notamment l’an dernier à l’encontre d’une douzaine de personnes opérant en Birmanie.- Influence politique -“Cette arrestation survient après des mois de pressions croissantes contre le gouvernement cambodgien, accusé de continuer à abriter et à soutenir une figure criminelle”, a déclaré à l’AFP Jacob Sims, expert en criminalité transnationale.Il n’y voit qu’une goutte d’eau dans la lutte contre la cybercriminalité au Cambodge, “à moins que le même type de pressions” ne soit appliqué pour “d’autres barons de l’arnaque” et “les oligarques cambodgiens corrompus”.Des responsables cambodgiens ont nié toute implication du gouvernement dans les réseaux d’escroquerie — un secteur pesant plusieurs milliards de dollars — et affirmé que les autorités faisaient leur possible pour les démanteler.Mais Amnesty International a dénoncé dans un rapport publié l’an dernier des abus à “très grande échelle” dans les centres d’arnaque, et estimé que le manque d’action du gouvernement suggérait sa complicité.Les centres d’escroquerie situés au Cambodge, mais aussi en Birmanie, utilisent de fausses offres d’emploi pour attirer des ressortissants étrangers, dont beaucoup de Chinois, dans des complexes spécialement aménagés. Des dizaines de milliers de travailleurs y sont détenus dans des installations semblables à des prisons, entourées de hauts murs et de barbelés.Les autorités américaines ont inculpé Chen Zhi en octobre, l’accusant d’avoir dirigé des opérations dans plusieurs de ces camps à travers le Cambodge. Le groupe Prince, qui rejette les accusations américaines, opère depuis 2015 dans plus de 30 pays, dans les domaines de l’immobilier, des services financiers et de la consommation.Contactés par l’AFP, le groupe et un cabinet d’avocats l’ayant représenté par le passé n’ont pas répondu dans l’immédiat.Chen Zhi et de hauts responsables auraient usé de leur influence politique et corrompu des fonctionnaires dans plusieurs pays pour protéger leurs activités illégales.Au Cambodge, l’homme d’affaires a été conseiller du Premier ministre Hun Manet et de son père, l’ancien dirigeant Hun Sen. Sa nationalité cambodgienne lui a été retirée.burx-sdu/pt

Arc France: il faudra “redimensionner le site” d’Arques, prévient le candidat repreneur

Il faudra “redimensionner le site” français d’Arc, pour pérenniser l’activité du fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, a déclaré jeudi, au lendemain du placement en redressement, le candidat à la reprise, Timothée Durand, à l’issue d’une réunion à Bercy.Arc France, qui emploie 5.700 personnes dans le monde dont 3.500 à Arques (Pas-de-Calais), a été placé mercredi en redressement judiciaire, faisant redouter des centaines de suppressions d’emplois.Ce placement était “nécessaire pour baisser la dette qui est beaucoup trop importante, nécessaire aussi pour redimensionner le site (…)  pour repartir sur une base saine”, a déclaré M. Durand, qui souhaite “concentrer la production”.L’usine compte notamment deux fours de verre sodocalcique, qui produisent des gobelets de verre transparents pour le grand public: “dans mon projet, on concentrera la production sur un des deux fours”, a indiqué M. Durand.En revanche, le four cristallin, le four d’opale, qui produit du verre opaque blanc et le four qui produit du verre noir, ne seront “pas touchés par ce plan”, a indiqué M. Durand.Concernant le nombre d’emplois qui pourraient être supprimés, le candidat à la reprise n’a pas donné de chiffres, donnant rendez-vous “d’ici trois semaines”, à la fin de la période de dépôt des offres de reprise.La poursuite de l’activité passera également par “plus de flexibilité”, a prévenu M. Durand, qui a rencontré dès mercredi les représentants du personnel pour esquisser avec eux “un nouveau pacte social”.”On sait ce qu’on doit faire pour redresser ce site français, composé des meilleurs verriers du monde, c’est le projet que je porte, qui va passer certes par des décisions un peu difficiles”, a indiqué M. Durand, membre d’une famille de propriétaires historiques d’Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu’en 2024.Ce projet “est sérieux”, a estimé le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, qui a reçu jeudi matin M. Durand et les élus du territoire, assurant que “l’État sera(it) extrêmement présent”, tant aux côtés des salariés que des porteurs du projet, qualifié de “signe d’espoir”.Le groupe a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l’État, le dernier il y a un an à peine.Le plan “aura des conséquences pour l’emploi”, a indiqué le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui s’est engagé, avec les élus, à “trouver une nouvelle solution” pour les salariés qui ne seraient pas conservés.Il a notamment évoqué des discussions avec les élus du territoire, pour mobiliser des terrains susceptibles d’être “réindustrialisés par d’autres” entreprises que Arc.Outre la concurrence chinoise, régulièrement avancée pour expliquer les difficultés d’Arc, “le marché a baissé de 15 à 20% selon les secteurs”, a souligné M. Durand, qui cite notamment le marché de l’hôtellerie et de la restauration, “très touché en ce moment en France”, ce qui “impacte les volumes de vente du site d’Arques”.