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Les Bourses européennes ouvrent sans direction commune

Les Bourses européennes ont ouvert mercredi sans direction commune avant de s’inscrire en légère hausse dans les premiers échanges, dans un climat d’incertitude sur les marchés, entre tensions autour de l’Iran et les questions de succession à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed).A 08H10 GMT, la Bourse de Paris prenait 0,10%, Francfort 0,38% et Milan 0,46%. Seule Londres s’inscrivait en petite baisse de 0,14%.

Pétrole: le Venezuela adopte une loi favorable au secteur privé, les Etats-Unis lèvent des sanctions

Moins d’un mois après la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro, Caracas a salué jeudi un “bond historique” pour le pétrole vénézuélien, avec l’adoption, sous pression américaine, d’une réforme ouvrant le secteur au privé, puis l’annonce par Washington d’une suspension partielle des sanctions instaurées en 2019.”Nous effectuons des pas historiques (…) J’ai reçu aujourd’hui un appel du président des Etats-Unis, Donald Trump, et de son secrétaire d’Etat, Marco Rubio”, a lancé la présidente par intérim Delcy Rodriguez lors d’une manifestation pro-pouvoir des employés du secteur pétrolier.Washington a levé les sanctions qui pesaient sur Petroleos de Venezuela (PDVSA), autorisant de facto les entreprises américaines à commercer avec le géant pétrolier public.Les transactions opérées par PDVSA, ainsi que celles des sociétés dont il détient au moins 50% des parts, sont désormais “autorisées”, affirme le ministère américain des Finances. Dans le même temps, Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé la réouverture de l’espace aérien du Venezuela aux vols commerciaux. “Les citoyens américains vont, dans très peu de temps, être en mesure d’aller au Venezuela et ils y seront en sécurité. (Le pays) est sous un contrôle très ferme”, a précisé le président américain, indiquant lui aussi avoir discuté avec son homologue vénézuélienne.Hasard ou conséquence ? L’annonce de la suspension de sanctions est venue quelques minutes à peine après l’adoption par l’Assemblée nationale vénézuélienne de la réforme de la loi sur les hydrocarbures, qui ouvre le secteur pétrolier au privé et bouleverse complètement le modèle hérité de l’ex-président Hugo Chavez (1999-2013), d’inspiration socialiste.De nombreux analystes soulignent qu’il s’agissait d’une exigence de M. Trump.”L’objectif principal de cette loi est que nous cessions de dire que nous avons les réserves les plus importantes (du monde) pour commencer à dire que nous comptons parmi les principaux producteurs de pétrole de toute cette planète”, a lancé le président de l’Assemblée, Jorge Rodriguez, frère de la présidente par intérim.Cette loi permet au pays de réaliser un “véritable bond historique, qualitatif”, a vanté Delcy Rodriguez.L’exploitation pétrolière était jusqu’ici l’apanage de l’Etat ou d’entreprises mixtes dans lesquelles l’Etat détenait la majorité. La réforme de la loi par M. Chavez en 2006 a limité l’activité des acteurs privés, imposant une participation majoritaire du public dans toutes les entreprises, fixant des impôts élevés.  Le nouveau texte autorise la signature de contrats permettant aux entreprises privées d’exploiter, de distribuer et de commercialiser la production sans participation de l’Etat. Il doit aussi dynamiser l’exploration, réservée jusqu’ici à ce dernier.- Flexibilité-Les différents impôts vont être remplacés par une contribution unique maximale de 15% ainsi que des redevances maximales (royalties) de 30% des revenus bruts.L’idée est d’avoir de la flexibilité: l’exécutif déterminera les taux d’imposition selon les projets. L’Etat peut ainsi par exemple baisser les impôts si un projet n’est pas aussi rentable que prévu ou a pris du retard, puis les augmenter quand celui-ci fonctionne bien. Jadis baptisé “Venezuela saoudite”, quand il était un acteur important du marché mondial, le pays produit selon les autorités quelque 1,2 million de barils par jour (bj).Des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait passer la production d’un pic de plus de 3 millions de barils par jour au début des années 2000 à un plus bas historique de 350.000 par jour en 2020.La nouvelle loi va permettre des “contrats de service ou de production partagée. Cela démantèle totalement le modèle pétrolier d’Hugo Chavez”, explique à l’AFP l’expert pétrolier Francisco Monaldi, tout en avertissant que les conditions opérationnelles restent liées au bon vouloir de l’Etat.- “Sans débat” -Pour Rafael Ramirez, ex-ministre du pétrole de Chavez accusé de corruption et exilé en Italie, la nouvelle loi constitue un “énorme recul” pour le pays sud-américain, qui a nationalisé son industrie en 1976, sous la présidence du social-démocrate Carlos Andres Perez.La réforme “se fait malheureusement sans débat, de manière accélérée”, a-t-il regretté sur X. Pendant le débat à l’Assemblée, le pouvoir avait organisé une manifestation de travailleurs du secteur dans Caracas. “Cette réforme nous aide à améliorer (nos conditions de vie), nous, le moteur de la production de pétrole du Venezuela”, a estimé auprès de l’AFP Karina del Carmen Rodriguez, une employée de 53 ans. Les travailleurs espèrent que les investissements étrangers vont revitaliser le secteur et permettre des augmentations de leurs revenus extrêmement faibles.Les analystes s’attendent à ce que le flux de devises généré par le secteur pétrolier permette de mettre un coup d’arrêt à la spirale inflationniste.

Gifi, en difficulté, écarte son patron cinq mois après sa nomination

L’enseigne de magasins de bazar Gifi, en grande difficulté, s’est séparée jeudi de son patron Christophe Mistou, cinq mois après l’avoir placé à la tête du directoire, a-t-on appris auprès des syndicats, confirmant une information du journal Sud Ouest.Christophe Mistou, ancien de Castorama et de Mr. Bricolage, avait été placé le 1er septembre à la tête de Gifi pour tenter de redresser le groupe, qui a essuyé deux années de pertes consécutives et avait initié un plan social avant de l’interrompre en juillet.Il sera remplacé par Rémy Lecomte, l’ancien dirigeant par interim du groupe, a annoncé, sans détail supplémentaire, le conseil de surveillance aux salariés, dans un courriel consulté par l’AFP.Depuis la mise en retrait du fondateur de l’enseigne Philippe Ginestet fin 2024, plusieurs dirigeants se sont succédé à la tête de Gifi, sans parvenir à redresser l’enseigne.”La santé financière est inquiétante. M. Mistou nous disait dernièrement qu’on avait quatre mois de visibilité devant nous…”, a commenté Pierre Laffore délégué CFDT du groupe.Les problèmes de Gifi ont commencé avec un changement de système informatique raté en 2023, auquel s’est ajoutée la concurrence d’autres magasins (Action, Maxibazar) ou de plateformes internet comme Temu.L’an dernier, l’enseigne, fondée en 1981, a envisagé de réduire ses effectifs de 5% sur un total de 6.000 personnes en France, avant d’interrompre ce plan social au cours de l’été.Elle s’est depuis rapprochée du distributeur alimentaire Grand Frais pour lui céder une trentaine de magasins au cours de l’année 2026.

Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire a minima après un accord

Trois mois après le dernier “shutdown”, les Etats-Unis se retrouveront vendredi à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.Passée l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires.Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusaient d’adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandaient au gouvernement de Donald Trump d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.Mais ce “shutdown” pourrait être de courte durée, puisque Donald Trump a annoncé jeudi soir avoir trouvé un compromis avec les démocrates pour que ceux-ci adoptent cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le ministère de la Sécurité intérieure – et donc l’ICE – fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.”La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre +shutdown+ long et néfaste de l’Etat fédéral”, a déclaré le président républicain sur sa plateforme Truth Social, en vantant ses accomplissements en matière économique.Le Sénat devrait à présent voter sur ce nouveau texte dans la journée de vendredi.Mais puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi va devoir faire la navette retour.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de “shutdown” partiel.- “Brutalité” -Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré que les députés s’attèleraient à la nouvelle version dès leur retour à Washington.”On s’y mettra tout de suite”, a-t-il déclaré à des journalistes à l’avant-première à Washington du film “Melania”, produit par la Première dame.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption au Sénat avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Les décès de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux tués par balle par des agents fédéraux à quelques semaines d’intervalle dans cette métropole du nord des Etats-Unis, ont provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.De nombreux élus démocrates ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget pour le DHS — son ministère de tutelle — tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.Qualifiant l’action des agents fédéraux de “brutalité soutenue par l’Etat”, le chef des démocrates au Sénat a appelé jeudi à des réformes, notamment à la fin des “patrouilles volantes”.”Ce n’est pas ça l’Amérique”, a déclaré Chuck Schumer dans l’hémicycle, qualifiant les agents de l’ICE de “voyous arpentant nos rues”.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si un “shutdown” semble désormais inévitable vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront probablement pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier — le plus long de l’histoire des Etats-Unis — lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée à l’époque par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump et aux républicains au Congrès.

Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire, la police de l’immigration au coeur du débat

Trois mois après le dernier “shutdown”, les Etats-Unis se retrouveront vendredi à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.Passée l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires.Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusaient d’adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandaient au gouvernement de Donald Trump d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.Mais ce “shutdown” pourrait être de courte durée, puisque Donald Trump a annoncé jeudi soir avoir trouvé un compromis avec les démocrates pour que ceux-ci adoptent cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le ministère de la Sécurité intérieure – et donc l’ICE – fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.”La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre +shutdown+ long et néfaste de l’Etat fédéral”, a déclaré le président républicain sur sa plateforme Truth Social, en vantant ses accomplissements en matière économique.Le Sénat devrait à présent voter sur ce nouveau texte dans la journée de vendredi.Mais puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi va devoir faire la navette retour.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de “shutdown” partiel.- “Brutalité” -Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré que les députés s’attèleraient à la nouvelle version dès leur retour à Washington.”On s’y mettra tout de suite”, a-t-il déclaré à des journalistes à l’avant-première à Washington du film “Melania”, produit par la Première dame.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption au Sénat avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Les décès de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux tués par balle par des agents fédéraux à quelques semaines d’intervalle dans cette métropole du nord des Etats-Unis, ont provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.De nombreux élus démocrates ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget pour le DHS — son ministère de tutelle — tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.Qualifiant l’action des agents fédéraux de “brutalité soutenue par l’Etat”, le chef des démocrates au Sénat a appelé jeudi à des réformes, notamment à la fin des “patrouilles volantes”.”Ce n’est pas ça l’Amérique”, a déclaré Chuck Schumer dans l’hémicycle, qualifiant les agents de l’ICE de “voyous arpentant nos rues”.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si un “shutdown” semble désormais inévitable vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront probablement pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier — le plus long de l’histoire des Etats-Unis — lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée à l’époque par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump et aux républicains au Congrès.

Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver “exceptionnel” en Ukraine

Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes “pendant une semaine”, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”, alors que l’Ukraine subit une importante vague de froid.La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur les contours exacts de cette trêve surprise, qui intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver dimanche pour des négociations directes aux Emirats arabes unis.”J’ai personnellement demandé au président Poutine de ne pas faire feu sur Kiev et les autres villes pendant une semaine. Et il a accepté de le faire, et je dois vous dire, c’était très gentil”, a dit le président américain en conseil des ministres.Donald Trump a dit avoir fait cette demande en raison du froid “exceptionnel” en Ukraine, alors que le pays est confronté à des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur à cause des frappes russes.Selon le Centre hydrométéorologique ukrainien, de dimanche à mardi, “un temps très froid est prévu” en Ukraine: “les températures nocturnes devraient descendre jusqu’à -20 à -27°C, et dans certaines parties (…), les températures nocturnes devraient descendre jusqu’à -30°C”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié Washington pour ses “efforts visant à mettre fin aux attaques contre le secteur énergétique”.- “Une catastrophe humanitaire s’annonce” -Jeudi soir, toutefois, après l’annonce surprise de Donald Trump, le gouverneur de la région de Zaporijjia (centre-est) a fait état d’une attaque russe contre la capitale régionale, qui a endommagé un immeuble.Au cours d’un appel avec M. Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz a certes salué le travail de Washington “en faveur d’une trêve” mais souligné aussi que “la destruction systématique et brutale des infrastructures énergétiques civiles ukrainiennes” par Moscou était “toujours en cours”, d’après un porte-parole.Vendredi, l’Agence internationale de l’énergie atomique réunit d’ailleurs son conseil des gouverneurs à la demande de pays membres inquiets de la situation nucléaire en Ukraine, dans le sillage d’attaques russes.Le réseau énergétique ukrainien a été sévèrement mis à mal ces derniers mois par une série de frappes russes massives qui ont endommagé les centrales et transformateurs électriques et le secteur gazier du pays.Ces frappes ont provoqué de vastes coupures d’électricité et de chauffage alors que les températures sont déjà glaciales, notamment dans la capitale Kiev (-6°C dans la nuit), et dans les grandes villes de Kharkiv (nord-est), Odessa (sud) et Dnipro (centre).Les autorités ukrainiennes affirment mener des travaux d’urgence pour restaurer le réseau et ont ouvert des espaces dédiés où les habitants peuvent se réchauffer et accéder à l’électricité. Jeudi, la municipalité de Kiev a indiqué que 613 bâtiments étaient toujours sans chauffage dans la capitale.”L’hiver est très rude et les Ukrainiens souffrent énormément. Une catastrophe humanitaire s’annonce là-bas”, a martelé jeudi Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne qui a annoncé l’octroid’une aide humanitaire d’urgence de 145 millions d’euros face au rude hiver ukrainien.- “Progrès” -Jeudi, Donald Trump a assuré que “beaucoup de progrès” avaient été faits jusqu’ici dans les pourparlers diplomatiques entre Moscou, Kiev et Washington, alors que la guerre déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie entre bientôt dans sa cinquième année.Les premières négociations directes tripartites sur le plan de Washington pour mettre fin à la guerre ont eu lieu vendredi et samedi à Abou Dhabi. Une nouvelle session devrait s’y tenir dimanche, à laquelle les Etats-Unis pourraient de nouveau participer, selon le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. En amont de ces discussions, Vladimir Poutine a reçu jeudi à Moscou son homologue émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, lui faisant part de sa reconnaissance pour “la tenue de pourparlers trilatéraux” la semaine dernière, selon la télévision russe.Mohammed ben Zayed a de son côté réaffirmé le soutien des Emirats en faveur de “solutions diplomatiques nécessaires”, mentionnant notamment la médiation de son pays dans les échanges de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine.Ces échanges, comme ceux de dépouilles, sont jusqu’à présents les seuls résultats concrets de négociations entre Moscou et Kiev sur le conflit déclenché par l’offensive russe en Ukraine en février 2022.Jeudi, la Russie a rendu à l’Ukraine 1.000 corps, “présentés par la partie russe comme ceux de militaires ukrainiens”, a annoncé l’administration ukrainienne chargée des prisonniers de guerre. Le dernier rapatriement de ce type datait de fin octobre.En février dernier, Volodymyr Zelensky avait affirmé à une chaîne de télévision américaine que son pays avait perdu près de 46.000 soldats depuis 2022, un chiffre que des analystes jugent sous-évalué.burs-jnd/lpa

La flambée du prix de l’or, entre fortune et fardeau au Vietnam

Depuis sa maison de trois étages, récemment construite dans la banlieue de Hanoï, au Vietnam, Trinh Tat Thang observe avec inquiétude la flambée mondiale du prix de l’or, qui profite davantage à certains de ses compatriotes.Les Vietnamiens ont pour tradition de conserver leurs économies en or et d’en emprunter auprès de leurs proches plutôt que de recourir à un prêt bancaire. Mais la dette doit être remboursée avec le même métal.Des membres de sa famille ont prêté à Thang quatre barres d’un taël — une unité de poids locale équivalente à environ 37,5 grammes — pour lancer la construction de sa maison mi-2023.Cela valait à l’époque près de 10.000 dollars sur le marché local. Avec la flambée de l’or, les prix ont presque triplé depuis et, malgré le recul du métal jaune vendredi après le record de la veille, il doit désormais toujours près de 25.000 dollars.”Je ne sais vraiment pas quand, ni comment, je vais pouvoir régler ces dettes”, dit le chargé de marketing dans l’industrie pharmaceutique, qui gagne l’équivalent de moins de 700 dollars par mois. “Ca me rend malade”.L’envolée du prix de l’or, qui a frôlé pour la première fois jeudi les 5.600 dollars l’once avant de refluer de 4,4% vendredi à 5.147 dollars, est une surprise pour des millions de Vietnamiens détenant des lingots ou des bagues poinçonnées, considérées comme porte-bonheur.Elle a aussi déclenché une vague de spéculation, rendu les cadeaux de mariage traditionnels inabordables pour beaucoup et quasiment mis fin au système informel de prêt en or.”Il n’y a probablement plus beaucoup de gens dans ce pays qui emprunteraient de l’or aujourd’hui”, estime Thang, 44 ans. “J’ai une belle maison, mais aussi une énorme dette sur les épaules. Ca n’en valait pas la peine”.- “Soudainement très riche” -Selon le Conseil mondial de l’or, les épargnants vietnamiens ont accumulé chez eux environ 500 tonnes du précieux métal, considéré comme le placement le plus sûr.Parmi eux, Tran Thi Lan, 74 ans, qui a amassé au fil des décennies un véritable trésor de bagues, bracelets et lingots d’or. Elle en a donné une grande partie à ses enfants et petits-enfants, mais conserve le reste caché dans ses armoires “pour des besoins futurs”.”Je suis soudainement devenue très riche. Je suis milliardaire maintenant”, témoigne la commerçante à la retraite, comptant en dongs vietnamiens. “Mes enfants se moquaient toujours de mon obsession pour l’or. Mais ils reconnaissent aujourd’hui que c’était efficace”.La demande dans le métal jaune a explosé en même temps que les prix du marché et des acheteurs impatients font la queue chaque jour à Hanoï devant les bijouteries, qui affirment être régulièrement en rupture de stock.Depuis un an, Huong, employée de bureau, prend une demi-journée de congé chaque mois pour aller acheter de l’or dans la rue Tran Nhan Tong.”Mes efforts ont porté leurs fruits”, se félicite-t-elle, affirmant qu’elle gagnerait “pas mal” si elle revendait son stock aujourd’hui.Elle regrette seulement de ne pas avoir suivi plus tôt les conseils de sa mère et de sa grand-mère, qui lui ont “toujours dit que l’or est la valeur refuge la plus sûre”.La flambée de l’or a transformé des rites traditionnels, comme les mariages, en véritables épreuves financières.Lorsque sa meilleure amie s’est mariée il y a sept ans, Tran Tu Linh lui a offert une belle bague. Elle n’attendrait pas la même chose en retour si elle se mariait prochainement. Ce serait un “fardeau”, juge la jeune femme de 29 ans. “La vie sera plus simple sans être obsédé par le prix de l’or”.

L’Insee va dire comment s’est portée l’économie française en fin d’année

L’Insee dévoile vendredi matin comment s’est portée la croissance française au dernier trimestre 2025, et les économistes s’attendent à un chiffre assez robuste, compris entre 0,2% et 0,4%.”Nos résultats économiques sont encourageants”, s’est félicité vendredi dernier le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure en présentant ses vœux aux acteurs économiques: “tout pointe vers une croissance de l’année dernière sans doute plus proche de 0,9% que le 0,7% auquel nous nous attendions”.Cette croissance de 0,9% du produit intérieur brut (PIB) sur l’année entière est attendue par l’ensemble des économistes quelle que soit la croissance du quatrième trimestre, qui pèse peu dans le calcul arithmétique de la croissance annuelle.Fin 2025, l’économie, au vu des enquêtes mensuelles déjà publiées par l’Institut national de la statistique, a davantage reposé sur les entreprises que sur la consommation des ménages, restée assez terne, tandis que leur épargne atteint presque 19% de leur revenu disponible.Si l’année s’est mieux terminée que prévu, “on le doit en grande partie aux entreprises qui ont continué d’investir, de recruter, de produire et d’exporter”, a remarqué M. Lescure.- Aéronautique -Selon le directeur général de la Banque de France en charge des statistiques, Olivier Garnier, “le secteur ayant le mieux performé au deuxième semestre, en particulier en décembre, est l’industrie manufacturière, toujours tirée par l’aéronautique et le secteur de la défense”.Après différents problèmes d’approvisionnement qui ne lui ont permis d’assurer une pleine production que six mois seulement l’an dernier, le secteur est bien reparti en fin d’année.Stéphane Colliac, de BNP Paribas, souligne aussi qu’un autre secteur, celui-là “un peu plus sous les radars”, a tiré aussi la croissance : “les biens d’équipement électriques, électroniques et informatiques”, une dénomination de l’Insee qui recouvre notamment l’intelligence artificielle.La situation politique semble moins peser sur l’économie que dans les mois ayant suivi la dissolution de juin 2024, dans une sorte d'”autonomisation de la vie économique par rapport à la vie politique”, décrit le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, et les entreprises ont continué de travailler correctement en fin d’année alors que le vote d’un budget n’était pas acquis.Début 2026, pour lequel l’Insee prévoit actuellement 0,3% de croissance à chacun des deux premiers trimestres, l’incertitude budgétaire est en voie d’être définitivement levée, avec l’adoption quasi-assurée du projet de loi de Finances par un dernier recours au 49.3 à l’Assemblée nationale vendredi, après le rejet du texte au Sénat jeudi.- “Urgent d’agir” -En revanche, une croissance correcte ne règle que très partiellement le problème massif de finances publiques du pays.Le gouvernement, qui espérait faire adopter un budget basé sur un déficit des administrations publiques de 4,7% du PIB, a dû se résoudre à des compromis, particulièrement avec le PS, qui amèneront le déficit à 5%, après 5,4% en 2025.D’ores et déjà, l’agence Moody’s en a douté cette semaine, prédisant un déficit restant à 5,2% cette année.”Il est urgent d’agir, de réduire vigoureusement notre déficit public” – le pire de la zone euro, NDLR -, “de maîtriser nos dépenses et de stabiliser notre dette publique”, la troisième de la zone, a rappelé jeudi la présidente par intérim de la Cour des comptes, Carine Camby.”Il est vain de parler de souveraineté alimentaire, numérique, industrielle ou sanitaire, quand notre souveraineté budgétaire est mise en péril par notre charge de la dette”, a-t-elle mis en garde.Les chiffres du quatrième trimestre des croissances espagnole et italienne seront également publiés vendredi, ainsi que des chiffres détaillés de la croissance allemande, qui a progressé de 0,2%, sur le trimestre et sur l’année 2025, selon de premières estimations, après deux années de récession.

Budget: Lecornu dégaine un ultime 49.3, l’épilogue approche

La ligne d’arrivée du marathon budgétaire est proche: le Premier ministre Sébastien Lecornu va activer vendredi matin pour la troisième fois l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à l’Assemblée nationale, ultime étape avant l’adoption définitive du budget de l’Etat, attendue lundi.Après quatre mois de très denses discussions au Parlement, le projet de loi de finances pour 2026 va pouvoir aboutir. Examiné à partir de 9H00 à l’Assemblée nationale en lecture définitive, le projet de budget ne sera pas discuté très longtemps: le chef du gouvernement est attendu au Palais Bourbon pour activer d’emblée un nouveau 49.3 sur le texte. En engageant ainsi la responsabilité du gouvernement, Sébastien Lecornu devrait s’exposer à nouveau à deux motions de censure, issues de la gauche hors-PS et du Rassemblement national.Celles-ci seront soumises aux députés “probablement lundi après-midi”, ont indiqué des sources gouvernementales et parlementaires à l’AFP. Et sauf immense surprise, elles seront rejetées comme les deux précédentes grâce à la clémence des Républicains et surtout du Parti socialiste. Le gouvernement dispose en effet d’un matelas relativement confortable d’une vingtaine de voix d’avance.Le rejet des motions vaudra alors adoption définitive du budget de l’Etat, qui devra tout de même passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué. Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’Etat.S’il est certes “imparfait”, ce budget “est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois”, a salué jeudi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Elle s’exprimait devant les sénateurs, très mécontents de la copie finale. Ces derniers, qui devaient être saisis du texte avant son retour à l’Assemblée selon les règles de procédure parlementaire, n’ont pas souhaité retarder l’échéance, préférant le rejeter d’emblée sans rouvrir la discussion.Si certains parlementaires, tout comme l’agence de notation Moody’s, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Il prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité pour les salariés modestes.Mais il continue de susciter l’hostilité de l’extrême droite et d’une grande partie de la gauche (Insoumis, écologistes, communistes), qui ont déposé à chaque occasion des motions de censure.Il s’agira de la troisième utilisation du 49.3 par Sébastien Lecornu, qui s’était engagé à y renoncer au début de l’automne, à la demande du PS. Les deux premiers ont été activés lors de la “nouvelle lecture” du texte, l’un sur la partie “recettes”, l’autre sur la partie “dépenses”.

Procès Casino: l’ex-PDG Jean Charles Naouri, l’entreprise et Nicolas Miguet condamnés pour corruption

L’ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri a été condamné jeudi à quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis pour corruption et diffusion d’informations fausses, l’enseigne de supermarchés, trois de ses anciens cadres et le patron de presse Nicolas Miguet ayant également été reconnus coupables.Le tribunal correctionnel de Paris a aménagé la partie d’emprisonnement ferme de M. Naouri en détention à domicile sous bracelet électronique. L’ex-champion de la grande distribution, qui a annoncé faire appel, a également été condamné à un million d’euros, une amende deux fois moins élevée que celle réclamée par le parquet national financier.La société Casino, désormais dans l’escarcelle de l’entrepreneur tchèque Daniel Kretinsky, a pour sa part été condamnée à 40 millions d’euros d’amende dont 20 millions avec sursis.Jean-Charles Naouri avait conclu en septembre 2018 une “convention” avec le sulfureux patron de presse Nicolas Miguet, facturée 823.000 euros, supposément pour des “conseils” pendant neuf mois.Pour l’accusation, dont le raisonnement a été suivi par le tribunal, il s’agissait en fait de défendre le cours de l’action Casino, au moment même où elle décrochait en Bourse, en présentant sous un jour favorable l’enseigne de grande distribution dans les différentes publications de conseils boursiers de M. Miguet.Celui qui s’était fait connaître dès les années 1990 par son activisme médiatique et politique — il a tenté, en vain, de se présenter à plusieurs reprises à l’élection présidentielle — a été condamné à 800.000 euros d’amende et quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis.Le mandat de dépôt, avec effet différé, lui a été décerné pour la partie ferme: Nicolas Miguet devra donc être incarcéré dans les prochaines semaines.Le tribunal correctionnel “a également jugé que la diffusion de la rumeur d’une offre publique hostile imminente de Carrefour sur Casino” par Nicolas Miguet, “à l’instigation de Casino et de ses anciens dirigeants, constituait bien le délit de diffusion d’informations fausses ou trompeuses”. Le patron de presse a encore été condamné pour blanchiment et délit d’initié.Les magistrats ont en revanche relaxé l’ensemble des mis en cause du délit de manipulation de cours par recours à des procédés fictifs: “La démonstration d’un lien de causalité entre les faits et un effet sur le cours de Casino n’a pas été rapportée”, ont-ils noté.Dans un communiqué de ses avocats, Jean-Charles Naouri s’est dit “déterminé à se battre afin que la justice prononce sa totale innocence”, en rappelant en outre qu’il avait déposé une plainte “visant les manipulations de cours dont Casino a été victime entre 2015 et 2018”.Le groupe Casino a indiqué à l’AFP “prendre acte du jugement” et “se donner dix jours” quand à l’opportunité de faire appel.Trois ex-cadres du groupe de grande distribution ont par ailleurs été condamnés à trois ans d’emprisonnement avec sursis, avec des peines d’amende allant de 250.000 à 500.000 euros.