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L’Australie poursuit Microsoft pour pratique commerciale “trompeuse”

L’autorité australienne de la concurrence a annoncé lundi des poursuites contre Microsoft pour une offre “trompeuse” incluant son assistant IA Copilot.Le géant de la tech est accusé d’avoir communiqué des informations “fausses ou trompeuses” à quelque 2,7 millions d’Australiens abonnés, par renouvellement automatique, à Microsoft 365, un service qui propose une suite de programmes, Office.Selon le régulateur, l’entreprise aurait présenté deux options aux clients: payer plus cher pour une offre incluant Copilot, ou annuler tous leurs abonnements.Et ce alors qu’une troisième possibilité existait, mais ne s’affichait que lorsque l’abonné entamait la procédure de résiliation. Celle-ci proposait de conserver une offre dite “Classique”, sans Copilot et pour le prix d’origine, a détaillé l’autorité de la concurrence dans un communiqué.Copilot est un assistant fonctionnant avec l’intelligence artificielle, qui aide l’utilisateur pour des recherches ou des tâches textuelles.La plainte a été déposée à la Cour fédérale contre Microsoft Australia et sa maison-mère Microsoft Corp.”Nous alléguerons au tribunal que Microsoft a délibérément omis la référence aux plans +Classique+ dans ses communications et dissimulé leur existence jusqu’à ce que les abonnés entament la procédure d’annulation, afin d’augmenter le nombre de consommateurs des plans plus chers intégrant Copilot”, a précisé la patronne de l’agence de régulation, Gina Cass-Gottlieb.”Les applications Microsoft Office inclues dans les abonnements 365 sont essentielles dans la vie de beaucoup de gens, et comme il existe peu d’alternatives à l’offre groupée, annuler l’abonnement est une décision que beaucoup ne prendraient pas à la légère”, a-t-elle ajouté.L’autorité de la concurrence accuse Microsoft d’avoir de telles pratiques depuis le 31 octobre 2024, expliquant que les abonnements avec Copilot sont 29 à 45% plus chers que ceux sans.Le mastodonte de la tech américain pourrait risquer une amende de 30 millions de dollars (26 millions d’euros) ou plus par infraction.

Début de l’examen d’un budget de la sécu explosif entre réforme suspendue et économies renforcées

L’Assemblée nationale se saisit lundi du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, dont l’examen a été repoussé pour intégrer la suspension de la réforme des retraites, et qui s’annonce explosif avec des économies exceptionnellement fortes.Dès mardi dernier, plusieurs ministres (Santé, Comptes publics, Travail, Solidarités) ont répondu devant les députés, en commission des Affaires sociales, à une série de questions et critiques sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Celui-ci prévoit des économies massives pour réduire le déficit à 17,5 milliards en 2026 (23 milliards en 2025).”C’est une copie de départ”, “le débat est ouvert” et la version finale “sera bien différente”, ont-ils répété, cherchant à déminer le terrain tout en affirmant la nécessité de maîtriser les dépenses, et “responsabiliser” tous les acteurs.Le début de l’examen du projet de loi en commission à l’Assemblée était initialement prévu jeudi. Mais celui-ci a dû être repoussé à 9H00 lundi, après que le gouvernement a déposé une “lettre rectificative” intégrant directement au texte la suspension de la réforme des retraites, promise aux socialistes en échange de leur non-censure. Le projet suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser pour partir à taux plein.- Les retraités mis à contribution -Lundi, les Républicains proposeront de supprimer cette suspension, tandis que les socialistes chercheront à y intégrer les carrières longues.Si l’Assemblée vote la suspension, le Sénat, contrôlé par la droite et les centristes, rétablira la réforme des retraites, a d’ores et déjà prévenu samedi le président de la chambre haute du Parlement, Gérard Larcher.Le coût de la suspension est estimé à 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard d’euros en 2027.Pour la financer, les options retenues – une mise à contribution des complémentaires santé et des retraités – font controverse. D’autant que le projet de budget de la sécu mis sur la table par le gouvernement Lecornu 2 est d’une exceptionnelle rigueur financière. L’exécutif y limite la hausse des dépenses d’Assurance maladie à 1,6%, alors qu’elles progressent naturellement chaque année d’environ 4%, poussées notamment par le vieillissement de la population. Et il table sur sept milliards d’économies en santé, pour beaucoup douloureuses.Plusieurs mesures ciblent les malades: nouvelle hausse des franchises (reste à charge des patients sur les consultations et médicaments), moindre remboursement chez le dentiste, limitation de la durée d’un premier arrêt maladie…Ce projet est “profondément injuste et inefficace”, a jugé France Assos Santé, principale fédération d’associations de patients.Autres propositions décriées: une taxation supplémentaire des complémentaires santé, des cotisations patronales sur les tickets restaurant et oeuvres du CSE, ou encore une surcotisation sur les dépassements d’honoraires des médecins.A l’hôpital, c’est “la pire cure d’économies depuis les années 2010”, selon les fédérations hospitalières. – Désaccords profonds -Le gel des pensions et de l’ensemble des prestations sociales (RSA, allocations familiales, APL…) en 2026, pour dégager 3,6 milliards d’euros d’économies, devrait aussi provoquer de vifs débats.Comme pour le projet de loi de finances, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas utiliser l’arme constitutionnelle du 49.3 pour faire adopter ce texte de près de 680 milliards d’euros de dépenses, soit plus que le projet de budget de l’Etat. Or, les désaccords entre forces politiques sont profonds, et le temps imparti limité.Au total, 1.575 amendements ont été déposés sur le texte, selon un décompte de l’Assemblée vendredi soir.Les débats doivent a priori se terminer en commission vendredi prochain. Le texte doit ensuite arriver dans l’hémicycle le 4 novembre, avec un vote prévu le 12, avant sa transmission au Sénat.Les discussions autour du budget de l’Etat ont, elles, débuté depuis une semaine à l’Assemblée.L’équation s’annonce particulièrement difficile pour le gouvernement Lecornu, face aux injonctions contradictoires des groupes politiques.Le patron des socialistes Olivier Faure a agité dimanche le spectre d’une nouvelle dissolution si le gouvernement ne cède pas dans les prochains jours sur une taxe sur les hauts patrimoines.

Trump s’envole pour le Japon, confiant dans un accord avec la Chine

Donald Trump poursuit lundi au Japon sa tournée asiatique, dont le grand enjeu sera de trouver un compromis commercial avec la Chine lors d’une rencontre jeudi avec son homologue Xi Jinping.Dimanche, il s’est dit confiant dans la possibilité de conclure un “bon accord” pendant cette entrevue, qui aura lieu en Corée du Sud. Cet optimisme a d’ailleurs propulsé la Bourse de Tokyo vers un record historique, l’indice Nikkei dépassant lundi la barre des 50.000 points pour la première fois.Le président américain a quitté la Malaisie après s’être réjoui sur son réseau Truth Social d’y avoir signé “des accords majeurs sur le commerce et les terres rares” avec plusieurs pays asiatiques, ainsi qu’un “traité de paix”, en réalité un accord de cessez-le-feu, entre le Cambodge et la Thaïlande.Il devrait être reçu avec tous les égards également à Tokyo, où il arrivera aux alentours de 17H00 locale (08H00 GMT). Le milliardaire de 79 ans fera dans la foulée une “visite de courtoisie” à l’empereur Naruhito. Mardi, il verra la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi.Le Japon est relativement épargné par la grande offensive protectionniste de Donald Trump, qui a empilé les droits de douane sur les alliés historiques des Etats-Unis, autant, si ce n’est plus, que sur leurs rivaux.Lors d’un premier entretien téléphonique samedi, la cheffe du gouvernement japonais a assuré au président américain avoir placé “comme principale priorité de (son) gouvernement” le renforcement des liens bilatéraux en matière de sécurité en particulier.- Porte-avions -Le président américain, qui a une approche résolument transactionnelle de la diplomatie, veut conditionner la protection militaire des Etats-Unis aux efforts consentis par leurs alliés.Quelque 60.000 militaires américains sont stationnés au Japon, et Donald Trump rendra visite mardi à certains d’entre eux à bord du porte-avions USS George Washington, au large de Yokosuka, au sud de Tokyo.Sanae Takaichi a annoncé que le Japon porterait à 2% du PIB son budget de défense dès l’exercice fiscal actuel, qui s’achèvera le 31 mars prochain, avec deux ans d’avance sur le calendrier précédemment fixé.Pour ce qui est du commerce, Washington et Tokyo ont déjà conclu un accord en juillet.Les discussions mardi pourraient aborder les points restant en suspens, comme la forme que prendront les 550 milliards d’investissements japonais prévus aux Etats-Unis.Les négociations commerciales avec la Corée du Sud, où le président américain se rendra mercredi, suivent elles aussi leur cours. Le principal dossier douanier encore ouvert, dont l’enjeu dépasse les deux protagonistes pour englober toute l’économie mondiale, est la Chine.L’ancien promoteur immobilier new-yorkais s’est juré de réduire le colossal déficit commercial des Etats-Unis face au géant asiatique, mais il bute sur la complexité d’une relation économique faite de rivalité autant que d’interdépendance.- Terres rares et soja -Washington se veut optimiste sur la possibilité de sceller un accord jeudi, avant que n’expire le 10 novembre une trêve douanière.Donald Trump menaçait il y a peu d’annuler sa rencontre avec Xi Jinping et de surenchérir encore dans les droits de douane, en réponse aux restrictions décidées par la Chine sur les exportations dans le domaine des terres rares.Elle détient un quasi-monopole sur ces matériaux cruciaux pour l’industrie technologique.Le ministre américain des Finances Scott Bessent a assuré dimanche que les deux chefs d’Etat valideraient un compromis portant sur ces terres rares et sur un autre sujet sensible, à savoir les achats chinois de soja américain.Côté chinois, le représentant pour le commerce international Li Chenggang a assuré que Pékin et Washington étaient parvenus à un “consensus préliminaire”.Donald Trump, dans l’un de ces changements abrupts de ton dont il est coutumier, envisage désormais un voyage en Chine ainsi qu’une visite de son homologue aux Etats-Unis, peut-être dans sa résidence personnelle de Mar-a-Lago (Floride, sud-est), où Xi Jinping avait déjà été reçu en 2017.A plus brève échéance, le président américain “aimerait” profiter de ce passage en Asie pour rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qu’il n’a pas vu depuis 2019.

Projet gazier au Mozambique: TotalEnergies réclame 10 ans de plus et une compensation du surcoût de 4,5 milliards de dollars

TotalEnergies a réclamé au gouvernement du Mozambique une extension de 10 ans de la concession pour le projet gazier qu’il est prêt à reprendre après quatre ans de suspension en raison d’une attaque jihadiste meurtrière, et souhaite une compensation pour le surcoût lié au retard, qu’il chiffre à 4,5 milliards de dollars, selon une lettre dont l’AFP a obtenu copie.”Pour compenser en partie l’impact économique” lié à la suspension du projet, “le concessionnaire demande respectueusement au gouvernement de lui accorder une extension” de sa licence d’exploitation “d’une durée de dix ans”, indique la lettre en date du 24 octobre signée du directeur général du groupe et adressée au président du Mozambique. Par ailleurs, TotalEnergies estime que le “budget révisé (…) doit couvrir les coûts incrémentaux induits” par la force majeure “qui se montent à 4,5 milliards de dollars”.Samedi, le géant français des hydrocarbures avait annoncé que son projet de gaz naturel liquéfié au Mozambique, estimé à 20 milliards de dollars, allait pouvoir reprendre après plus de quatre ans de suspension consécutive à une attaque jihadiste qui avait fait plus de 800 morts en 2021, selon un bilan de l’Acled, ONG spécialisée dans la collecte des données sur les conflits.Contacté par l’AFP, TotalEnergies a simplement redit dimanche avoir informé le gouvernement du Mozambique de son intention de lever la force majeure et qu’en “dernière étape avant la relance, le conseil des ministres du Mozambique devra approuver un addendum au plan de développement, incluant une mise à jour du budget et du programme” des travaux.De son côté, le gouvernement mozambicain n’a pas fait de commentaires.La lettre indique par ailleurs que la première cargaison de gaz, à l’origine prévue en juillet 2024, n’interviendra pas avant le premier semestre 2029.L’annonce de la reprise du projet intervient alors que le président mozambicain, Daniel Chapo est en visite aux Etats-Unis où il doit effectuer une visite au siège de la compagnie pétrolière ExxonMobil. Celle-ci doit prendre une décision d’investissement pour un autre projet gazier géant dans ce pays d’Afrique australe.Le directeur général d’ExxonMobil Mozambique, Arne Gibbs, avait lié la décision finale d’investissement d’ExxonMobil dans son projet Rovuma LNG à la levée de la force majeure par TotalEnergies, lors d’un forum sur l’énergie à Maputo en septembre.Ces projets “pourraient faire du Mozambique un des dix premiers producteurs mondiaux (de gaz, NDLR), contribuant à 20% de la production africaine d’ici à 2040”, d’après un rapport du cabinet d’audit Deloitte de 2024.Ces projets situés dans la province du Cabo Delgado (nord-est), limitrophe de la Tanzanie, suscite la vive opposition des ONG de défense de l’environnement qui les qualifient de “bombes climatiques”.

Trump lance sa tournée en Asie avec des accords, avant un sommet avec Xi

Donald Trump a signé dimanche en Malaisie une série d’accords commerciaux avec des pays asiatiques, espérant en faire de même dans quelques jours avec son homologue chinois Xi Jinping, lors d’une rencontre cruciale pour l’économie mondiale.Reçu avec les honneurs à Kuala Lumpur pour la première étape de sa tournée en Asie, le président américain a également cosigné un accord de cessez-le-feu entre le Cambodge et la Thaïlande, qu’il a jugé “historique”.Des négociations commerciales Chine-Etats-Unis, entamées samedi dans la capitale malaisienne, se sont conclues dimanche sur une note encourageante, avant l’entretien, prévu jeudi avec Xi Jinping en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) en Corée du Sud, destiné à mettre fin à leur guerre commerciale.”Je pense que nous allons trouver un bon accord avec la Chine”, a assuré M. Trump devant la presse, alors que le président américain avait menacé courant octobre d’imposer des droits de douane supplémentaires de 100% sur les produits chinois au 1er novembre.Le représentant chinois pour le Commerce international, Li Chenggang, a souligné que Pékin et Washington étaient parvenus à un “consensus préliminaire” afin de résoudre leurs différends commerciaux.De son côté, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a jugé dimanche que sa discussion avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng à Kuala Lumpur avait permis “de préparer la rencontre des dirigeants dans un contexte très positif”.Il a également assuré à la télévision ABC que la Chine envisageait de reprendre ses achats de soja américain et de retarder l’imposition de ses restrictions à l’exportation de terres rares, annoncées en octobre.Selon M. Bessent, cela permettrait en échange à Pékin d’éviter les droits de douane supplémentaires de 100% que Donald Trump menaçait de lui imposer.- “J’aime ça” -Engagé sur de multiples fronts, Donald Trump a également cosigné dimanche à Kuala Lumpur, en marge d’un sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), un accord de cessez-le-feu entre la Thaïlande et le Cambodge.Les deux pays, qu’oppose un vieux différend frontalier, se sont affrontés en juillet à leur frontière. Ces combats ont fait au moins 43 morts et provoqué des déplacements massifs de population.C’est un “pas monumental” vers la paix, a assuré dimanche M. Trump à propos de ce texte qui prévoit notamment le déploiement d’observateurs régionaux et la libération de 18 prisonniers cambodgiens.La Thaïlande et le Cambodge étaient convenus d’une trêve le 28 juillet après l’intervention de Donald Trump, du Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim et de négociateurs chinois. Mais l’hôte de la Maison Blanche s’en est attribué le mérite.”Je ne devrais pas dire que c’est un hobby, parce que c’est bien plus sérieux qu’un hobby, mais je suis bon à ça et j’aime ça”, a-t-il dit dimanche à propos de ses activités de médiation.Il a ajouté qu’il avait conclu en parallèle “un important accord commercial avec le Cambodge et un accord très important sur les minéraux critiques avec la Thaïlande”.- Rencontre avec Lula -Pour sa première visite en Malaisie en tant que président, Donald Trump a été reçu en grande pompe. Anwar Ibrahim est venu l’accueillir sur un tapis rouge déroulé sur le tarmac de l’aéroport.Le républicain y est apparu de fort bonne humeur. Il a même esquissé une chorégraphie devant une troupe de danse traditionnelle.Un accueil qu’affectionne particulièrement Donald Trump et qui s’est concrétisé par la signature dimanche d’un accord avec la Malaisie sur le commerce et les minéraux.Soucieux d’apaiser les tensions bilatérales, Donald Trump a également rencontré le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, un dirigeant avec lequel il avait engagé un bras de fer politico-commercial.”Nous devrions arriver à trouver de bons accords pour nos deux pays”, a assuré M. Trump à son homologue. Le président américain est attendu lundi au Japon. Il doit y rencontrer la nouvelle Première ministre, la nationaliste Sanae Takaichi.Avant son départ de Washington, Donald Trump s’était également dit “ouvert” à une rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, ce qui serait une première depuis 2019. burs-jhe-ehl-aue/lrb

Commerce et cessez-le-feu: Trump entame sa tournée en Asie

Reçu avec tous les honneurs en Malaisie, Donald Trump a débuté dimanche une tournée de plusieurs jours en Asie par la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le Cambodge et la Thaïlande.Son voyage l’emmènera ensuite au Japon puis en Corée du Sud, où il espère sceller jeudi un accord commercial avec son homologue chinois Xi Jinping. Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a assuré dimanche que le contexte de cette rencontre cruciale était “très positif”.Le président américain a débuté sa visite en signant une “déclaration commune” avec les Premiers ministres cambodgien Hun Manet et thaïlandais Anutin Charnvirakul, censée mettre fin durablement aux hostilités entre les deux pays asiatiques.”C’est une journée très importante pour tous les peuples d’Asie du Sud-Est”, a assuré Donald Trump à propos de ce texte, qui prévoit notamment le déploiement d’observateurs régionaux et la libération de 18 prisonniers cambodgiens.Le Cambodge et la Thaïlande, qu’oppose un vieux différend frontalier, se sont affrontés en juillet à leur frontière. Ces combats ont fait au moins 43 morts et provoqué des déplacements massifs de population.Donald Trump a une nouvelle fois affirmé dimanche avoir mis fin à huit conflits dans le monde depuis qu’il est revenu au pouvoir en janvier, un chiffre jugé fantaisiste par les experts. – “J’aime ça” -“Je ne devrais pas dire que c’est un hobby, parce que c’est bien plus sérieux qu’un hobby, mais je suis bon à ça et j’aime ça”, a-t-il dit à propos de ses activités de médiation.Pour les dirigeants étrangers, louer le rôle pacificateur de l’imprévisible républicain est devenu une figure diplomatique imposée.Le Premier ministre cambodgien a salué dimanche l'”engagement déterminé” du président américain pour la paix, en rappelant l’avoir nominé pour le prix Nobel, tandis que son homologue thaïlandais lui a exprimé sa “gratitude”.Le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, a lui adopté un ton très chaleureux pour Donald Trump, qui secoue les alliés comme les adversaires des Etats-Unis à force d’attaques douanières.”Nous admirons votre courage et votre ténacité parce que le monde a besoin de dirigeants qui s’engagent fortement pour la paix”, a-t-il déclaré, en assurant avoir “beaucoup en commun” avec son invité.”J’ai été en prison, vous y êtes presque allé”, a même plaisanté Anwar Ibrahim, condamné à plusieurs reprises pendant sa carrière politique, en référence aux poursuites judiciaires dont M. Trump a fait l’objet.- Danse -Donald Trump est apparu dimanche de fort bonne humeur à son arrivée pour cette première visite en tant que président en Malaisie. Il a même esquissé une chorégraphie devant une troupe de danse traditionnelle à l’aéroport.La capitale malaisienne, où le président américain participe à un sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), a aussi accueilli de délicates discussions commerciales américano-chinoises, qui se sont achevées dimanche.Elles doivent préparer la rencontre entre MM. Trump et Xi, jeudi en Corée du Sud, dont les enjeux sont considérables, pour les deux superpuissances comme pour l’économie mondiale.”Je qualifierais (cette discussion avec la Chine) de constructive, riche et approfondie. Elle nous donne la possibilité d’avancer et de préparer la rencontre des dirigeants dans un contexte très positif”, a déclaré Scott Bessent à la presse à Kuala Lumpur, après une deuxième journée de négociations. Les tensions commerciales bilatérales ont à nouveau flambé récemment, notamment lorsque Pékin a décidé de renforcer ses contrôles sur ses exportations de terres rares, des matériaux cruciaux pour l’industrie moderne.- Rencontre avec Lula -Donald Trump, qui face à Pékin oscille entre annonces de droits de douane exorbitants et gestes d’apaisement, a même un temps menacé d’annuler son sommet avec Xi Jinping.Avant son départ de Washington, le président américain s’est également dit “ouvert” à une rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, ce qui serait une première depuis 2019. Il a profité de son passage à Kuala Lumpur pour conclure une série d’accords économiques avec la Malaisie, le Cambodge et la Thaïlande.Il doit aussi y rencontrer son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, un autre dirigeant avec lequel il a engagé un bras de fer politico-commercial.Lundi, Donald Trump est attendu au Japon. Il doit y rencontrer la nouvelle Première ministre, la nationaliste Sanae Takaichi.burs-jhe-ehl-aue/pz

Mozambique: l’eldorado gazier se précise, le projet de TotalEnergies proche d’une reprise

La manne gazière tant attendue par le Mozambique est en passe de se matérialiser avec l’annonce samedi de la levée de la force majeure ayant suspendu le projet géant mené par TotalEnergies après une sanglante attaque jihadiste en 2021.Cet investissement de 20 milliards de dollars de la part du consortium Mozambique LNG, dont TotalEnergies est le premier actionnaire (26,5%) et le maître d’oeuvre, doit faire de ce pays d’Afrique australe, parmi les plus pauvres au monde, un acteur majeur du gaz.Un document mis en ligne au printemps par Mozambique LNG projetait de premières livraisons “quatre ans après son redémarrage”.- Réserves colossales -Paradoxe, le pays d’Afrique le plus vulnérable au changement climatique – selon le World Risk Index de 2023 – dispose de gigantesques réserves de gaz naturel décelées au début des années 2010 au large de la province de Cabo Delgado (nord), dans le bassin de Rovuma.Le début d’une ruée vers le gaz mozambicain et de projets de production de gaz naturel liquéfié, qualifiés de “bombes climatiques” par le collectif “Say No to Gas”, rassemblé autour de l’ONG locale Justica Ambiental.La Banque africaine de développement évoque des réserves de plus de 5.000 milliards de mètres cubes de gaz. “Suffisamment pour approvisionner la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Italie pendant près de 20 ans”, écrivait-elle en 2018.- Multiples projets de multinationales -Le site offshore flottant du groupe italien ENI à Coral Sul, dont la construction d’une réplique plus au nord a été officialisée en début de mois, a bien commencé à produire fin 2022, représentant l’équivalent du quart de la capacité de production de celui de TotalEnergies.Enfin, un troisième projet, Rovuma LNG, à la capacité encore supérieure et conduit par l’Américain ExxonMobil devrait recevoir l’an prochain sa décision d’investissement finale, dernière étape avant sa mise en oeuvre, d’après le président mozambicain. La major de Houston l’a liée à la levée de la force majeure de Mozambique LNG.Ces projets “pourraient faire du Mozambique un des dix premiers producteurs mondiaux (de gaz, ndlr), contribuant à 20% de la production africaine d’ici 2040”, d’après un rapport du cabinet Deloitte de 2024.Le projet de TotalEnergies – comme celui d’ExxonMobil – comprend des installations de liquéfaction onshore pour transformer le gaz à l’état liquide et ainsi pouvoir le transporter par la mer.- Insurrection jihadiste et justice saisie -Une insurrection jihadiste déchire le nord du Mozambique depuis 2017. Dans son épisode le plus marquant, en mars 2021, le groupe local affilié à l’organisation Etat islamique a pillé plusieurs jours durant Palma, la ville voisine du site, et causé de nombreuses victimes.L’ONG Acled, qui collecte des données sur les conflits, a dénombré 801 morts dans l’attaque.Une information judiciaire a été ouverte en France pour homicide involontaire contre TotalEnergies, à la suite de plaintes de survivants et familles de victimes de sous-traitants. Ils reprochent au groupe de ne pas avoir assuré leur sécurité.Des soldats mozambicains chargés de protéger le site gazier à cette période-là ont aussi été accusés d’exactions mortelles sur des villageois dans des témoignages recueillis par le média Politico. La justice mozambicaine et la commission des droits de l’homme du Mozambique ont ouvert une enquête. TotalEnergies a souligné avoir “sollicité” ces investigations.Depuis le début de l’insurrection en 2017, plus de 6.200 morts ont été dénombrés par l’Acled.- Intervention rwandaise financée par l’UE -Face à l’incapacité du groupe paramilitaire russe Wagner à endiguer les insurgés, des soldats rwandais ont été déployés en 2021.L’Union européenne a renouvelé le financement de cette opération cette année malgré l’implication du Rwanda dans le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. Bruxelles cherche à diversifier ses approvisionnements pour limiter sa dépendance au gaz russe.Plus de 200.000 personnes ont été déplacées par des attaques moins meurtrières mais encore fréquentes depuis le début de l’année, d’après l’ONU, dont la moitié depuis la fin du mois de septembreTrois mois de vive contestation des résultats des élections générales d’octobre 2024, entachées d’irrégularités, ont aussi retardé la reprise du projet. – Retombées miracle ou mirage? -La croissance du Mozambique “devrait s’accélérer fortement pour atteindre 10% en 2028 et 2029, lorsque le premier projet onshore commencera à produire”, estimait l’an passé le Fonds monétaire international (FMI). Un bond spectaculaire pour un pays à la croissance estimée à 2,5% en 2025 par le FMI.Le projet de TotalEnergies ne doit créer que 5.000 emplois locaux au pic de la construction, d’après le consortium Mozambique LNG.Les retombées de cet “Eldorelgado” dépendront du fonds souverain créé par les autorités du Mozambique. Un pays où une partie de la classe politique a déjà été prise dans un scandale de détournement de fonds illégalement empruntés par des entreprises publiques.

Budget: les députés écartent le gel du barème de l’impôt sur le revenu

Les députés ont largement rejeté samedi le gel du barème de l’impôt sur le revenu, qui aurait conduit 200.000 foyers supplémentaires à payer cet impôt, privant le projet de budget 2026 d’une recette de 2 milliards d’euros.Une large coalition de députés réunissant l’extrême droite, la droite, une partie des macronistes et les Insoumis, a approuvé un amendement de Laurent Wauquiez, le patron des députés LR, proposant d’indexer sur l’inflation estimée à 1,1% le barème de l’impôt sur le revenu.L’amendement a été adopté contre l’avis de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, dans le cadre de l’examen en première lecture de la partie recettes du budget de l’Etat.Des amendements similaires avaient été déposés par le RN, LFI et le député du groupe centriste Liot Christophe Naegelen.D’autres amendements venant de la gauche mais aussi du député Renaissance Jean-René Cazeneuve ou du député Liot Charles de Courson proposaient de revaloriser seulement les tranches les plus basses du barème, souhaitant concilier l’impératif de redresser les finances publiques et la justice fiscale.Le moins disant, celui de M. de Courson, ne portait que sur la première tranche, et aurait évité de faire entrer de nouveaux foyers dans l’IR, pour un coût estimé à 700 millions d’euros, a souligné Mme de Montchalin.”On ne vous demande pas de baisser, on vous demande juste de faire cet effort minimal, de ne pas augmenter” la pression fiscale, a plaidé M. Wauquiez.”Dans notre pays, qui est champion d’Europe des millionnaires, qui est champion d’Europe du versement de dividendes, où les 500 fortunes ont doublé leur patrimoine depuis qu’Emmanuel Macron est en responsabilité, on préfère aller demander à ceux qui travaillent tous les jours d’aller en payer plus, plutôt que ceux qui font de l’argent en dormant”, a de son côté argué l’Insoumis Damien Maudet.

L’une des plus grandes banques privées d’Iran fait faillite

La banque Ayandeh, l’un des plus importants établissements bancaires privés d’Iran, a été déclarée en faillite par l’Etat et ses actifs absorbés, une mesure inhabituelle malgré les sanctions internationales qui frappent l’économie de ce pays, ont rapporté samedi les médias d’Etat.Fondée en 2012, Banque Ayandeh (“avenir” en persan) avait pignon sur rue grâce à son réseau de 270 agences à travers le pays, dont 150 à Téhéran, la capitale.L’établissement croulait sous les dettes avec des pertes accumulées chiffrées à 5.400 milliards de milliards de rials (environ 4,5 milliards d’euros) et 3.110 milliards de milliards de rials de découvert (environ 2,5 milliards d’euros), selon l’agence de presse Isna.A compter de samedi, la banque publique Melli (“nationale” en persan) absorbe les actifs de la défunte Ayandeh, sur décision de la Banque centrale. Celle-ci a assuré que les particuliers pourraient récupérer leur épargne transférée à Banque Melli.”Le transfert de Banque Ayandeh vers Banque Melli est désormais achevé”, s’est félicité samedi le directeur de cette dernière, Abolfazl Najarzadeh, à la télévision d’Etat. “Nous sommes fiers de vous accueillir dans la grande famille de Banque Melli”, a écrit l’établissement à ses nouveaux clients, dans un SMS consulté par l’AFP.Samedi, de nombreux épargnants faisaient la queue devant une ancienne agence de Banque Ayandeh, a constaté un journaliste de l’AFP à Téhéran, précisant que des policiers étaient présents.Les clients de Banque Ayandeh n’ont “aucune inquiétude à avoir”, a assuré jeudi le ministre iranien de l’Economie, Ali Madanizadeh.- Projets fastueux -Le journal Ham Mihan évoque une “faillite” de Banque Ayandeh, qui ne disposait pas de capitaux propres et avait eu recours à des emprunts pour sa trésorerie. Un responsable de la Banque centrale iranienne, Hamidreza Ghaniabadi, a parlé de “créances douteuses”.”Plus de 90% des fonds de Banque Ayandeh ont été alloués soit à des parties liées (à la banque) soit à des projets gérés par la banque elle-même” qui n’ont ensuite jamais été remboursés, a-t-il souligné, cité par l’agence de presse Irna. Banque Ayandeh est à l’origine de projets fastueux, à l’image de l’immense complexe commercial Iran Mall à Téhéran, qui se présente comme le plus grand au monde et dispose notamment d’une patinoire et de cinémas.Banque Melli est l’un des principaux établissements bancaires publics d’Iran avec Banque Sepah. Depuis les années 1990, le secteur bancaire en Iran est aussi ouvert à des acteurs privés.Outre Ayandeh, cinq autres banques (Sarmayeh, Day, Sepah, Iran Zamin et Melal) sont également en difficulté, selon l’agence Tasnim. 

Iran: l’une des plus grandes banques privées du pays fait faillite

La banque Ayandeh, l’un des plus importants établissements bancaires privés d’Iran, a été déclarée en faillite par l’Etat et ses actifs absorbés, une mesure inhabituelle dans ce pays dont l’économie pâtit des sanctions internationales, ont rapporté samedi les médias d’Etat.Fondée en 2012, Banque Ayandeh (“avenir” en persan) avait pignon sur rue en Iran grâce à son réseau de 270 agences à travers le pays, dont 150 rien qu’à Téhéran, la capitale.L’établissement croulait sous les dettes avec des pertes accumulées chiffrées à 5.400.000.000.000.000.000.000 rials (environ 4,5 milliards d’euros) et 3.110.000.000.000.000.000.000 de découvert (environ 2.5 milliards d’euros), selon l’agence de presse Isna.A compter de samedi, la banque publique Melli absorbe les actifs de la défunte Ayandeh, sur décision de la Banque centrale qui assure que les déposants pourront récupérer leur épargne. “Le transfert de Banque Ayandeh vers Banque Melli est désormais achevé”, s’est félicité samedi le directeur de cette dernière, Abolfazl Najarzadeh, à la télévision d’Etat. “Nous sommes fiers de vous accueillir dans la grande famille Banque Melli”, a écrit l’établissement à ses nouveaux clients dans un SMS consulté par l’AFP.Samedi, de nombreux épargnants faisaient la queue devant une ancienne agence Banque Ayandeh, a constaté un journaliste de l’AFP à Téhéran, précisant que des policiers étaient présents.Les clients de Banque Ayandeh n’ont “aucune inquiétude à avoir”, a assuré jeudi le ministre iranien de l’Economie, Ali Madanizadeh.Banque Melli est l’un des principaux établissements bancaires publics d’Iran avec Banque Sepah. Depuis les années 1990, le secteur bancaire en Iran est aussi ouvert à des acteurs privés.Banque Ayandeh était l’un d’eux. Il est à l’origine de projets fastueux à l’image de l’immense complexe commercial Iran Mall à Téhéran, qui se présente comme le plus grand au monde et dispose notamment d’une patinoire et de cinémas.