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Espoir de déblocage budgétaire aux Etats-Unis: la Bourse de Paris en hausse

La Bourse de Paris progresse nettement lundi alors qu’une lueur d’espoir fait entrevoir une résolution dans la paralysie budgétaire aux Etats-Unis qui dure depuis 40 jours et prive les marchés d’informations sur l’état de santé de la première économie mondiale.L’indice vedette CAC 40 grimpait de 1,13% vers 09H45 heure de Paris. Vendredi, le CAC 40 avait terminé en baisse de 14,59 points, soit – 0,18%, revenant à 7.950,18 points. Sur la semaine, le CAC 40 avait reculé de 2,10%.”Il semblerait (à prendre avec des pincettes) que le +shutdown+ américain soit proche de sa fin après que certains démocrates (…) ont décidé de voter en faveur du plan républicain”, a relevé John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank. Les sénateurs américains ont trouvé dimanche un accord provisoire en vue de mettre fin au blocage budgétaire qui paralyse une partie des services publics depuis une durée record de 40 jours. Cette nouvelle “améliore le sentiment du marché”, a noté Ipek Ozkardeskaya, analyste senior chez Swissquote.L’avancée a été accueillie avec optimisme sur les places européennes et asiatiques où dominait la semaine dernière l’incertitude. Le Dax à Francfort avançait de 1,32%, Londres prenait 0,49%.La Bourse de Séoul a grimpé de 3,02%, le Nikkei de Tokyo de 1,26%, et l’indice hongkongais Hang Seng de 1,55%.La première semaine de novembre a confirmé une transition sur les marchés: ils sont passés de l’euphorie, liée au secteur de l’IA notamment, à la digestion.”Les marchés ont ouvert le mois de novembre dans une atmosphère de consolidation après une montée spectaculaire en octobre”, a commenté John Plassard.L’analyste estime que “la thématique de l’intelligence artificielle montre des signes d’essoufflement”, les méga-capitalisations technologiques ayant marqué une pause, entraînant une légère correction des indices américains, “tandis que l’Europe — moins exposée à cette sur-pondération — s’est montrée plus stable”.Alors que la saison des résultats touche à sa fin, la semaine sera fournie en Europe en matière de statistiques macroéconomiques.Jeudi, la France rendra public son taux de chômage pour le 3e trimestre, attendu à 7,6%, au plus haut depuis quatre ans, selon l’analyse de Cité Gestion Private Bank. Eurostat diffusera, elle, vendredi la deuxième estimation du PIB de la zone euro.- Airbus progresse -L’Allemagne s’apprête à commander une vingtaine d’hélicoptères militaires supplémentaires auprès d’Airbus dans le cadre d’un programme d’équipement de défense de 3,47 milliards d’euros qui doit être approuvé par le parlement allemand, selon des informations de Bloomberg.A Paris, le titre gagnait 1,44% à 211 euros vers 09H45 locales.vmt/max/eb

Etats-Unis: accord provisoire au Sénat pour mettre fin à la paralysie budgétaire

Les sénateurs américains ont trouvé dimanche un accord provisoire en vue de mettre fin à la paralysie budgétaire qui bloque une partie des services publics depuis une durée record de 40 jours, selon plusieurs médias.Les élus républicains et démocrate se sont entendus pour un financement du gouvernement jusqu’en janvier, rapportent notamment CNN et Fox News.La mesure a rapidement fait l’objet d’un vote de procédure, visiblement avec l’appui d’un nombre suffisant de démocrates, pour transmettre le texte à la Chambre des représentants. Si les députés donnent eux aussi leur feu vert, la proposition sera enfin soumise à Donald Trump pour signature.Cette avancée fait espérer un prochain retour à la normale, alors que le trafic aérien et le versement des aides sociales sont perturbés, et que des centaines de milliers de fonctionnaires sont au chômage technique ou travaillent sans être payés depuis le 1er octobre.”On dirait qu’on s’approche de la fin du +shutdown+”, a estimé devant la presse le président Donald Trump, de retour à la Maison Blanche après avoir passé le week-end dans sa résidence floridienne de Mar-a-Lago.Selon des parlementaires, l’accord arraché au Sénat par les démocrates doit notamment permettre de renflouer le programme d’aide alimentaire qui soutient 42 millions d’Américains, et qui est suspendu en raison du blocage du budget.Il implique aussi l’annulation du licenciement de milliers de fonctionnaires fédéraux par Donald Trump le mois dernier, et la tenue d’un vote sur l’extension des aides pour les soins de santé, qui doivent expirer à la fin de l’année.La proposition “protégera les fonctionnaires fédéraux contre les licenciements abusifs, réintégrera ceux qui ont été licenciés à tort pendant le +shutdown+, et garantira que les fonctionnaires fédéraux recevront leur salaire rétroactivement”, a affirmé le sénateur démocrate Tim Kaine dans un communiqué.Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer a toutefois déploré que l’extension des aides à la santé fasse l’objet d’un vote et non d’une adoption directe.”Ce combat va et doit continuer”, a-t-il lancé à la chambre haute.- Inquiétudes pour Thanksgiving -Du fait de l’effet de la paralysie budgétaire sur le contrôle aérien, plus de 2.700 vols aux Etats-Unis ont été annulés et 10.000 retardés dimanche, selon le site FlightAware.Sont affectés notamment les aéroports Newark et LaGuardia de New York, O’Hare de Chicago et Hartsfield-Jackson d’Atlanta.Le ministre des Transports Sean Duffy a averti dimanche qu’une prolongation du blocage budgétaire allait aggraver la situation, la fête de Thanksgiving à la fin du mois approchant.”Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille”, a-t-il alerté sur Fox News.”Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir”, a-t-il ajouté.Un retour à la normale du trafic aérien pourrait prendre des jours après la fin de la paralysie, le temps que le financement fédéral, qui comprend les salaires, relance la machine.M. Trump invoqué la paralysie budgétaire, due à des désaccords entre républicains et démocrates au Congrès, comme une des causes de la série de défaites électorales essuyées par son camp le 4 novembre.  

Budget de la Sécu: reprise des débats mercredi, dans des délais très difficiles à tenir

L’Assemblée ira-t-elle au bout du budget de la Sécu? Les débats se sont interrompus dimanche à minuit avec plusieurs centaines d’amendements encore à étudier. Ils reprendront mercredi pour une ultime journée, en commençant par la suspension de la réforme des retraites, mais parvenir à un vote sur l’ensemble du texte dans les délais semble désormais extrêmement difficile. Les députés auront en effet peu de temps pour arriver au bout des amendements avant d’atteindre la fin du délai constitutionnel réservé à l’Assemblée en première lecture, qui expire mercredi à minuit.Le gouvernement s’est toutefois engagé à transmettre le texte au Sénat avec “tous les amendements votés”, a indiqué dimanche la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Samedi, les députés ont adopté sur le fil une partie “recettes” largement réécrite, après plusieurs jours de débats. Ils ont ensuite débuté l’examen du volet sur les “dépenses”, lors de discussions souvent très approfondies et menées dans le calme.Mais le calendrier est très contraint: quelque 380 amendements étaient encore au menu dimanche à minuit, avant deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre.Les débats ne reprendront que mercredi à 15H00, dans une plage horaire consacrée en priorité, sur décision du gouvernement, à l’article suspendant la réforme des retraites, promesse du gouvernement de Sébastien Lecornu pour tenter d’éloigner une censure du PS.Une façon d’avoir le débat devant un hémicycle plein, en permettant aussi d’assurer que l’examen sur cette réforme très contestée puisse se tenir, alors qu’elle est normalement située en fin de texte. – “Lisible” ? -“Nous nous opposons à l’idée que la discussion puisse se terminer à l’Assemblée nationale sans vote”, a déclaré dimanche soir dans l’hémicycle le coordinateur de LFI, Manuel Bompard.”Il est possible de terminer l’examen du texte dans les 7H30 qui nous restent, à partir du moment où nous diminuons par deux le nombre d’amendements déposés”, a-t-il ajouté, disant son groupe prêt à le faire.Des demandes, notamment de LFI et des Ecologistes, pour prolonger la séance dans la nuit de dimanche à lundi ou pour l’ouvrir lundi n’ont pas recueilli de majorité.”On ne sent pas un empressement de la part du gouvernement à aller au vote, ça c’est très clair”, a par ailleurs jugé sur BFMTV Cyrielle Chatelain, patronne du groupe écologiste.Un cadre du camp gouvernemental à l’Assemblée a lui aussi estimé que le gouvernement pouvait avoir envie que les débats ne se terminent pas, afin d’éviter un vote final risqué sur l’ensemble du texte. Et selon lui, le Parti socialiste peut avoir la même tentation. “Ce n’est pas si grave” s’il n’y a pas de vote, “mais ce n’est pas si grave si on y va aussi”, a estimé dimanche après-midi un député socialiste, soulignant que l’important serait surtout le “vote final en deuxième lecture”. “Le problème de la période c’est est-ce que tout ça est lisible pour les gens à l’arrivée ?”- Équation difficile -Le scrutin très serré de samedi sur la partie “recettes”, avec 176 voix pour et 161 contre, laisse présager une équation encore plus difficile en cas de vote sur l’ensemble du projet de loi.Car le gouvernement a bénéficié sur les recettes de votes favorables des socialistes, et de quelques votes pour et d’abstentions de communistes et écologistes, soucieux de poursuivre les débats. Un rejet aurait en effet immédiatement interrompu les discussions, sans aborder les dépenses. Mais le terreau ne sera peut-être pas aussi favorable sur l’ensemble du texte, alors que les oppositions ne votent traditionnellement pas pour les budgets, marqueurs politiques du gouvernement. LFI entend une nouvelle fois “rejeter ce budget”, a prévenu M. Bompard. Et le Rassemblement national, opposé à la partie “recettes” et à une hausse de la CSG sur le patrimoine décrochée par la gauche, a annoncé qu’il voterait contre l’ensemble du texte.Sur le fond, les députés ont approuvé dimanche la création d’un “réseau France Santé” proposé par Sébastien Lecornu pour améliorer l’accès aux soins, mais accueilli très froidement par la gauche. Ils ont également adopté des mesures visant à réduire des tarifs jugés excessifs dans certains secteurs médicaux particulièrement rentables, mais repoussé un article supposé limiter les dépassements d’honoraires des médecins.L’Assemblée a enfin adopté une limitation de la durée des arrêts de travail, à un mois pour une première prescription et deux mois pour un renouvellement. Les médecins pourront toutefois déroger au plafond prévu.

Une montre Patek Philippe vendue pour 15,2 millions d’euros

Une montre Patek Philippe, qui avait été en 2016 la montre-bracelet la plus chère jamais vendue aux enchères, a atteint un prix encore plus élevé ce week-end en Suisse, a annoncé dimanche la maison de ventes aux enchères Phillips.La montre est partie pour 14.190.000 francs suisses (17,6 millions de dollars ou 15,2 millions d’euros). Il y a neuf ans, elle avait été vendue pour 11 millions de francs suisses (11,8 millions d’euros).La montre Patek Philippe Perpetual Calendar référence 1518, fabriquée en 1943, est l’un des quatre seuls exemplaires connus à avoir été produits en acier inoxydable, une rareté qui la rend plus recherchée que celles fabriquées en or.Son record de 2016 pour la montre-bracelet la plus chère avait été battu en 2017 lors de la vente de la Rolex Daytona de l’acteur hollywoodien Paul Newman, pour 17,8 millions de dollars (15,4 millions d’euros).Une Patek Philippe Grandmaster Chime avait ensuite été vendue en 2019 pour 31 millions de dollars (26,8 millions d’euros).La vente de la référence 1518 en acier inoxydable ce week-end l’a réaffirmée comme “l’une des montres-bracelets les plus importantes de l’histoire”, selon les commissaires-priseurs. La maison Phillips a indiqué que la vente a duré un peu moins de neuf minutes et demie, attirant cinq enchérisseurs. La montre a finalement été adjugée à un enchérisseur par téléphone.Plusieurs collectionneurs, marchands et horlogers de renom étaient présents dans la salle de l’hôtel Président à Genève (Suisse) pour assister à la vente. Selon Phillips, la montre 1518 est le genre de pièce qui, une fois acquise, permet à un connaisseur “d’avoir le sentiment d’avoir atteint le summum de la collection”. Lancé en 1941, il s’agissait du premier chronographe à calendrier perpétuel produit en série au monde.Patek Philippe a produit environ 280 montres référence 1518, la plupart avec un boîtier en or jaune, et environ un cinquième avec un boîtier en or rose.Seuls quatre exemplaires en acier inoxydable sont connus, et cette montre est le premier des quatre à avoir été produit. La raison pour laquelle Patek Philippe les a fabriquées reste un mystère.Les commissaires-priseurs ont décrit le modèle comme “une montre au statut quasi mythique, représentant la convergence ultime de l’importance historique, de la maîtrise du design, de l’innovation mécanique et de la rareté”. Au cours de cette vente aux enchères de deux jours, la vente de 207 lots a rapporté plus de 66,8 millions de francs suisses (71,7 millions d’euros), ce qui constitue, selon Phillips, le montant total le plus élevé jamais atteint pour une vente aux enchères de montres.Quelque 1.886 enchérisseurs inscrits, répartis dans 72 pays, y ont participé. 

Paralysie budgétaire aux Etats-Unis: des milliers de vols annulés, lueur d’espoir d’un déblocage au Sénat

Les perturbations du trafic aérien américain se sont aggravées avec plus de 2.000 vols annulés dimanche, conséquence directe d’une paralysie budgétaire qui pourrait être bientôt en voie de résolution après 40 jours de blocage.Pour la première fois depuis des semaines, l’activité du Sénat semble indiquer une percée dans les négociations entre républicains et démocrates pour trouver une issue à ce qui est déjà le plus long “shutdown” de l’histoire du pays.Cette perspective de résolution intervient alors que la pagaille dans les aéroports est devenue le principal point d’attention de la bataille politique sur le budget, chaque parti cherchant à rejeter sur l’autre la responsabilité des galères vécues par les voyageurs à travers le pays.Plus de 2.200 vols ont été annulés dimanche aux Etats-Unis, un chiffre bien plus important que samedi, selon le site spécialisé Flightaware. Les trajets internationaux sont pour l’essentiel épargnés. Depuis vendredi, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, demande aux compagnies de réduire progressivement leur programme de vols intérieurs, alors qu’un grand chassé-croisé s’approche dans le pays.”Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille” à l’occasion de la traditionnelle fête de Thanksgiving fin novembre, a alerté le ministre des Transports, Sean Duffy, sur Fox News.”Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir”, a-t-il ajouté.- “Grosses perturbations” -La réduction progressive du trafic doit atteindre 10% de vols annulés vendredi prochain, contre environ 4% aujourd’hui, a précisé le ministre de Donald Trump. “Ca va être de grosses perturbations, et les Américains vont être énervés par cela.””Remerciez un démocrate”, a lancé sur X l’un des comptes officiels de la Maison Blanche, qui accuse l’opposition d’être responsable du blocage. L’Etat américain est depuis début octobre en situation de paralysie budgétaire. Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux travaillent sans être payés, dont les contrôleurs aériens.Certains d’entre eux “vont être confrontés à l’idée (…) de trouver un boulot en plus pour boucler les fins de mois”, a regretté le ministre des Transports sur CNN.Mais, pour le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, les consignes d’annulation de vols sont “une combine” politique qui n’a “rien à voir avec la sécurité”. – Rare progrès au Congrès -Depuis des semaines, la pression monte sur les parlementaires pour s’entendre sur une sortie de crise — une pression qui semble dimanche en voie de déboucher sur de premiers progrès.Un accord “s’approche”, a déclaré à la presse américaine le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune.”Après 40 jours (de blocage), le Sénat montre de réels signes de progrès,” a aussi expliqué sur X l’élu démocrate de la Chambre des représentants, Henry Cuellar, évoquant un “groupe de sénateurs des deux partis” tombés d’accord pour financer le gouvernement “jusqu’en janvier.” “C’est l’avancée la plus importante vers un compromis depuis des semaines”, a-t-il ajouté.Le Sénat pourrait voter dès dimanche soir.Mais une approbation, pas acquise à ce stade, ne garantit pas la fin de l’impasse budgétaire, car le texte devrait ensuite passer à la Chambre des représentants, où la majorité républicaine est très fine.La paralysie budgétaire perturbe aussi le programme fédéral d’aide alimentaire qui soutient 42 millions d’Américains — un sur huit — chaque mois. Son non-versement en raison du “shutdown” fait l’objet d’une procédure judiciaire mais, en attendant, des milliers de bénéficiaires sont plongés dans l’incertitude.

Paralysie budgétaire: le gouvernement américain alerte sur un trafic aérien bientôt réduit “à peau de chagrin”

Le nombre de retards et d’annulations de vols grimpe en flèche aux Etats-Unis, poussant le ministre des Transports à alerter dimanche sur un trafic aérien bientôt réduit “à peau de chagrin” en raison du manque d’aiguilleurs du ciel, provoqué par une paralysie budgétaire qui s’éternise.Ces perturbations sont devenues le principal point d’attention de la bataille politique qui se joue entre républicains et démocrates autour du budget fédéral, chacun cherchant à rejeter sur l’autre la responsabilité des galères vécues par les voyageurs à travers le pays.Plus de 1.800 vols ont été annulés dimanche aux Etats-Unis, un chiffre plus important que samedi, selon le site spécialisé Flightaware, pour une moyenne de 44.000 vols quotidiens, dont quelque 27.000 commerciaux. Les trajets internationaux sont pour l’essentiel épargnés.Depuis vendredi, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, demande aux compagnies de réduire progressivement leur programme de vols intérieurs, alors qu’un grand chassé-croisé s’approche dans le pays.”Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille” à l’occasion de la traditionnelle fête de Thanksgiving fin novembre, a alerté le ministre des Transports, Sean Duffy, sur Fox News.”Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir”, a-t-il ajouté.La réduction progressive du trafic doit atteindre 10% de vols annulés vendredi prochain, contre environ 4% aujourd’hui, a précisé le ministre de Donald Trump. “Ca va être de grosses perturbations, et les Américains vont être énervés par cela”.Les retards aussi s’accumulent. Le grand aéroport de Newark, près de New York, affiche ainsi un retard des vols à l’arrivée de plus de deux heures, selon la FAA.”Remerciez un démocrate”, a lancé sur X l’un des comptes officiels de la Maison Blanche, qui accuse l’opposition d’être responsable du blocage. – Impasse -Faute d’accord politique au Congrès, l’Etat américain est depuis début octobre en situation de paralysie budgétaire, le “shutdown” le plus long de l’histoire du pays. Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux travaillent sans être payés, dont les contrôleurs aériens.Certains d’entre eux “vont être confrontés à l’idée (…) de trouver un boulot en plus pour boucler les fins de mois”, a regretté le ministre des Transports sur CNN.Selon des élus démocrates, la réduction du trafic aérien est une stratégie du gouvernement de Donald Trump consistant à empirer la situation pour faire porter le chapeau aux démocrates.”C’est une combine”, a déclaré samedi le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. “Ca n’a rien à voir avec la sécurité. C’est de la politique politicienne qui se cache derrière la sécurité.””Le seul qui joue à la politique, c’est Chuck Shumer, qui maintient la paralysie de l’Etat, qui a voté 14 fois pour s’assurer qu’on ne paye pas nos contrôleurs aériens”, lui a répondu Sean Duffy sur CNN.Des négociations se sont néanmoins tenues durant le weekend et le Sénat pourrait voter dès dimanche après-midi sur un texte qui permettrait de débloquer la situation jusqu’à fin janvier, rapporte la presse américaine. Mais son éventuelle approbation ne garantit pas la fin de l’impasse, car le texte devrait ensuite passer à la Chambre des représentants, où la majorité républicaine est très fine.La paralysie budgétaire perturbe aussi le programme fédéral d’aide alimentaire qui soutient 42 millions d’Américains — un sur huit — chaque mois. Son non-versement en raison du “shutdown” fait l’objet d’une procédure judiciaire mais, en attendant, des milliers de bénéficiaires sont plongés dans l’incertitude.

Budget de la Sécu : l’Assemblée débat, mais les délais se resserrent

L’Assemblée ira-t-elle au bout du budget de la Sécu ? Avec plusieurs centaines d’amendements, moins de deux jours d’examen prévus, et un débat crucial attendu sur la réforme des retraites, la question plane sur l’hémicycle. Si les débats dépassent les délais constitutionnels, à minuit mercredi, le gouvernement s’est engagé à transmettre au Sénat le texte avec “tous les amendements votés”, a indiqué dimanche sur X la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Samedi, les députés ont adopté sur le fil une partie “recettes” largement réécrite et débuté l’examen du second volet sur les “dépenses” avec la mesure cruciale de la suspension de la réforme des retraites, promesse du gouvernement de Sébastien Lecornu pour tenter d’éloigner une censure du PS.Mais le calendrier reste très contraint: quelque 500 amendements étaient encore au menu dimanche vers 18H30, avant une interruption à minuit, et deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre.Les débats ne reprendront que mercredi à 15H00, dans une plage horaire consacrée notamment, sur décision du gouvernement, à l’article suspendant la réforme des retraites.La manoeuvre est présentée comme une façon d’avoir le débat devant un hémicycle plein. Mais elle permet aussi d’assurer que l’examen sur cette réforme très contestée puisse se tenir, même si tous les amendements avant cet article n’ont pas été examinés.- “Lisible” ? -“Le plus probable aujourd’hui, c’est que mercredi, le budget ne soit pas voté”, s’est inquiété le coordinateur de LFI, Manuel Bompard dans Questions politiques (France inter/franceinfo/Le Monde).Et ce au risque “d’envoyer au Sénat une copie inachevée”, a pointé plus tôt dans l’hémicycle Damien Maudet (LFI), suspectant le gouvernement de préparer “une sorte de 49.3 sur le long terme”. “On sent pas un empressement de la part du gouvernement à aller au vote, ça c’est très clair”, a estimé sur BFMTV Cyrielle Chatelain, patronne du groupe écologiste.”Le Sénat va remettre les choses d’aplomb”, a au contraire estimé Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, fustigeant sur Radio J une “avalanche” de “racket fiscal”.Un cadre du camp gouvernemental à l’Assemblée s’interroge lui-aussi, estimant que le gouvernement peut avoir envie que les débats ne se terminent pas, pour éviter un vote final risqué sur l’ensemble du texte. Et il estime que le Parti socialiste, qui a fait le pari de la non-censure, peut avoir la même tentation.”C’est pas si grave” s’il n’y a pas de vote, “mais c’est pas si grave si on y va aussi”, estimait dans l’après-midi un député socialiste. “Le problème de la période c’est est-ce que tout ça est lisible pour les gens à l’arrivée ?”- “Cocasse” -Dimanche dans l’hémicycle, Jérôme Guedj (PS) a appelé à avancer “à marche rythmée, forcée, pour pouvoir aller le plus loin possible dans l’examen de ce texte et si possible à son terme”, qualifiant de “cocasse” les inquiétudes des Insoumis qui ont voté contre la partie “recettes”. Si elle avait été rejetée, cela aurait immédiatement interrompu les débats, sans aborder les dépenses. Le scrutin très serré samedi, 176 voix pour et 161 contre, laisse présager une équation encore plus difficile si un vote sur l’ensemble du projet de loi intervenait mercredi.Car le gouvernement a bénéficié sur les recettes de votes favorables des socialistes, et de quelques votes pour et d’abstentions de communistes et écologistes, soucieux de poursuivre les débats.Mais le terreau ne sera peut-être pas aussi favorable sur l’ensemble du texte, même avec la suspension de la réforme des retraites, alors que les oppositions ne votent traditionnellement pas pour les budgets, marqueurs politiques du gouvernement. LFI entend une nouvelle fois “rejeter ce budget”, a prévenu M. Bompard. Et le Rassemblement national, opposé à la partie “recettes” et à une hausse de la CSG sur le patrimoine décrochée par la gauche, a annoncé qu’il voterait contre l’ensemble du texte.Sur le fond, les députés ont approuvé dimanche la création d’un “réseau France Santé” proposé par Sébastien Lecornu pour améliorer l’accès aux soins, mais accueilli très froidement par la gauche. Ils ont également adopté des mesures visant à réduire des tarifs jugés excessifs dans certains secteurs médicaux particulièrement rentables, mais repoussé un article supposé limiter certains dépassements d’honoraires.

Paralysie budgétaire: le gouvernement américain brandit la menace d’un trafic aérien réduit “à peau de chagrin”

Le ministre américain des Transports a averti dimanche que le trafic aérien allait progressivement se réduire “à peau de chagrin” en raison du blocage budgétaire qui s’étire et conduit les autorités à diminuer le nombre de vols intérieurs face à la pénurie d’aiguilleurs du ciel.Ces perturbations sont devenues le principal point d’attention de la bataille politique qui se joue entre républicains et démocrates autour du budget fédéral, chacun cherchant à rejeter sur l’autre la responsabilité des galères vécues par les voyageurs à travers le pays.Depuis vendredi, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, demande aux compagnies de réduire progressivement leur programme de vols intérieurs, alors qu’un grand chassé-croisé s’approche dans le pays. Les trajets internationaux sont pour l’essentiel épargnés.”Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille” à l’occasion de la traditionnelle fête de Thanksgiving fin novembre, a alerté Sean Duffy sur Fox News.”Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir”, a-t-il ajouté.La réduction progressive du trafic doit atteindre 10% de vols annulés vendredi, contre environ 4% aujourd’hui, a précisé le ministre de Donald Trump. “Ca va être de grosses perturbations, et les Américains vont être énervés par cela.”Plus de 1.400 vols ont été annulés dimanche aux Etats-Unis, selon le site spécialisé Flightaware, pour une moyenne de 44.000 vols quotidiens. Ces perturbations s’ajoutent aux files d’attente qui s’allongent aux points de contrôle des aéroports gérés par des agents de sécurité, également privés de salaire depuis plus d’un mois.- Impasse -Faute d’accord politique au Congrès, l’Etat américain est, depuis début octobre, en situation de paralysie budgétaire, le “shutdown” le plus long de l’histoire du pays. Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux travaillent sans être payés, dont les contrôleurs aériens.Certains d’entre eux “vont être confrontés à l’idée (…) de trouver un boulot en plus pour boucler les fins de mois”, a regretté le ministre sur CNN dimanche. “Hier, à Atlanta, 18 contrôleurs sur 22 ne sont pas venus” au travail, a-t-il donné comme exemple.Selon des élus démocrates, la réduction du trafic aérien est une stratégie du gouvernement de Donald Trump consistant à empirer la situation pour faire porter le chapeau aux démocrates, qui refusent à ce stade de se joindre aux sénateurs républicains pour adopter un texte budgétaire et sortir de l’impasse.”C’est une combine”, a déclaré le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, samedi. “Ca n’a rien à voir avec la sécurité. C’est de la politique politicienne qui se cache derrière la sécurité.”Depuis des semaines, sa minorité de blocage ne veut pas approuver un budget sans voter, en même temps, une prolongation de subventions pour des programmes d’assurance santé à destination de ménages à bas revenus.”Le seul qui joue à la politique, c’est Chuck Shumer, qui maintient la paralysie de l’Etat, qui a voté 14 fois pour s’assurer qu’on ne paye pas nos contrôleurs aériens”, lui a répondu Sean Duffy sur CNN.La paralysie budgétaire perturbe aussi le programme fédéral d’aide alimentaire qui soutient 42 millions d’Américains — un sur huit — chaque mois. Son non-versement en raison du “shutdown” fait l’objet d’une procédure judiciaire mais, en attendant, des milliers de bénéficiaires sont plongés dans l’incertitude.

Budget de la Sécu : l’Assemblée continue l’examen mais les délais se resserrent

L’Assemblée ira-t-elle au bout du budget de la Sécu ? Avec plusieurs centaines d’amendements, moins de deux jours d’examen prévus, et un débat crucial attendu sur la réforme des retraites, la question plane sur l’hémicycle. Si les débats traînent en longueur, le gouvernement s’est engagé à transmettre au Sénat mercredi soir le texte avec “tous les amendements votés”, comme l’a indiqué dimanche sur X la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Samedi, les députés ont adopté sur le fil une partie “recettes” largement réécrite et débuté l’examen du second volet sur les “dépenses” avec la mesure cruciale de la suspension de la réforme des retraites, promesse du gouvernement de Sébastien Lecornu pour tenter d’éloigner une censure du PS.A part quelques poussées de fièvres, les débats ont généralement été de bonne tenue depuis mardi, sans obstruction manifeste, l’Assemblée s’étant par ailleurs accordée pour limiter la durée des interventions.Mais le calendrier reste très contraint: quelque 600 amendements sont encore au menu dimanche après-midi et les députés sont censés s’interrompre à minuit, avant deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre.Ils ne reprendraient que mercredi à 15H00, dans une plage horaire consacrée notamment, sur décision du gouvernement, à l’article sur la suspension de la réforme des retraites.La manoeuvre est présentée comme une façon d’avoir le débat devant un hémicycle plein. Mais elle permet aussi d’assurer que l’examen sur cette réforme très contestée puisse se tenir, même si tous les amendements avant cet article n’ont pas été examinés.- “Une sorte de 49.3” -D’autant qu’à minuit mercredi soir expirera le délai constitutionnel de 20 jours pour examiner en première lecture le budget de la Sécu à l’Assemblée. Le gouvernement aura alors le pouvoir d’envoyer l’ensemble du projet de loi de financement de la Sécu au Sénat, sans qu’il y ait eu de vote global dessus.Un scénario dont s’est inquiété le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, dimanche dans l’émission Questions politiques (France inter/franceinfo/Le Monde): “Au vu du nombre d’amendements (et) de séances qui nous restent, le plus probable aujourd’hui, c’est que mercredi, le budget ne soit pas voté”.Au risque “d’envoyer au Sénat une copie inachevée”, a pointé un peu plus tôt dans l’hémicycle son collègue député Damien Maudet, suspectant le gouvernement de préparer “une sorte de 49.3 sur le long terme”.”Heureusement le Sénat va remettre les choses d’aplomb”, a au contraire estimé le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand, fustigeant sur Radio J une “avalanche” de “racket fiscal”.Un cadre du camp gouvernemental à l’Assemblée s’interroge lui-aussi, estimant que le gouvernement peut avoir envie que les débats ne se terminent pas, pour éviter un vote final risqué sur l’ensemble du texte. Et il estime que le Parti socialiste, qui a fait le pari de la non-censure, peut avoir la même tentation.- Le RN “forcément contre” -Dimanche dans l’hémicycle, Jérôme Guedj (PS) a appelé à avancer “à marche rythmée, forcée, pour pouvoir aller le plus loin possible dans l’examen de ce texte et si possible à son terme”, qualifiant de “cocasse” les inquiétudes des Insoumis qui ont voté contre la partie “recettes”. Si elle avait été rejetée, cela aurait immédiatement interrompu les débats, sans aborder les dépenses. Le scrutin très serré samedi, 176 voix pour et 161 contre, laisse présager une équation encore plus difficile si un vote sur l’ensemble du projet de loi devait intervenir mercredi.Car le gouvernement a bénéficié sur les recettes de votes favorables des socialistes, et de quelques votes pour et d’abstentions de communistes et écologistes, soucieux de poursuivre les débats. “On a assisté à la naissance du bloc de la raison”, s’est félicité sur franceinfo le député macroniste Jean-René Cazeneuve.Mais le terreau ne sera peut-être pas aussi favorable en cas de vote sur l’ensemble du texte, même avec la suspension de la réforme des retraites, alors que les oppositions ne votent traditionnellement pas pour les budgets, marqueurs politiques du gouvernement. Ainsi, LFI entend une nouvelle fois “rejeter ce budget”, a prévenu M. Bompard.Et le Rassemblement national, déjà opposé à la partie “recettes” et à une hausse de la CSG sur le patrimoine décrochée par la gauche, a annoncé qu’il ferait de même. 

Budget de la Sécu: le RN “votera forcément contre à la fin”, prévient Tanguy

Le Rassemblement national “votera forcément contre” le budget de la Sécu “à la fin” des débats comme il s’est opposé à la première partie du texte pour refuser “les hausses d’impôts”, a affirmé dimanche le député Jean-Philippe Tanguy.”A la fin, on votera forcément contre puisqu’on a voté contre les recettes. Il faut être cohérent (…) à partir du moment où on est contre les hausses d’impôts, on ne peut pas après dire qu’on est pour”, a déclaré l’élu de la Somme sur LCI.Samedi, les députés RN ont voté contre le volet “recettes” du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Une “décision prise au dernier moment”, a expliqué M. Tanguy, en réaction au rétablissement quelques minutes auparavant d’une taxe sur les entreprises (la contribution sociale de solidarité des sociétés, dite “C3S”) pour plus de 5 milliards d’euros.Pour autant, la formation d’extrême droite entend continuer de peser sur la partie “dépenses” du PLFSS, dans laquelle doit être abordée la suspension de la réforme des retraites, clé de voûte la non-censure du gouvernement par le Parti socialiste.”Nous voterons la suspension”, a indiqué M. Tanguy, assumant la contradiction avec sa position sur le vote final: “On ne va pas bouder, donc on continue la discussion”.Le parti à la flamme espère cependant toujours provoquer la chute du gouvernement de Sébastien Lecornu. Quitte à déposer une motion de censure si le PLFSS est voté comme prévu mercredi?”Nous verrons si la situation évolue”, a éludé le “monsieur budget” du RN. Mais cela pourrait servir “soit à envoyer un signal très fort aux Français pour montrer la trahison des autres partis”, soit s’il y a “un changement dans l’attitude des LR (à) espérer une censure”.