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Le trafic aérien européen au niveau de 2019, les low-cost en profitent

Les compagnies aériennes low-cost sont sorties gagnantes de la période post-pandémique en Europe, dépassant leurs concurrentes classiques tandis que les mouvements d’avions dans la zone ont pour la première fois retrouvé l’année dernière leur niveau de 2019.Selon un bilan publié vendredi soir par Eurocontrol, organisme de surveillance du trafic aérien paneuropéen, pas moins de 11,1 millions de vols ont eu lieu en 2025 dans les espaces de ses pays membres, qui vont au-delà de l’Europe politique puisqu’ils incluent le Maroc, la Turquie, l’Arménie et Israël, entre autres.Le trafic, qu’il s’agisse de trajets au départ, à l’arrivée ou en transit, s’est donc établi à 30.474 vols quotidiens en moyenne en 2025, contre 30.427 en 2019, dernière année pleine avant que la pandémie porte un coup sévère au trafic. Sur un an, la progression a été de 4%.Eurocontrol, qui s’intéresse en priorité au nombre de vols à gérer par les contrôleurs aériens, a souligné que le niveau de passagers de 2019 dans sa zone avait été dépassé dès 2024, fruit d’avions plus gros et plus remplis.Comme déjà évoqué par d’autres acteurs, la reprise de ce type de transport en Europe depuis la pandémie s’est révélée contrastée: “tous les pays d’Europe du Sud ont largement dépassé leur niveau de trafic de 2019, avec une croissance à deux chiffres, en raison d’une forte demande touristique”, a noté Eurocontrol.Ainsi de la Grèce (+23% en six ans), la Turquie (+20%), l’Espagne (+13%) ou l’Italie (+10%) pour les départs et arrivées, excluant les survols.- Istanbul, premier aéroport -En Europe du Nord, en revanche, “la plupart des pays n’ont pas retrouvé leurs niveaux d’avant la pandémie”, a signalé Eurocontrol, en citant le cas de l’Allemagne (-13% pour les départs et arrivées), les Pays-Bas et le Royaume-Uni (-4% tous les deux). La France a quant à elle évolué deux points sous les niveaux des mouvements de vol de 2019.La compagnie allemande Lufthansa a pâti de la déprime de son marché d’origine, avec 24% de vols en moins qu’en à 2019, et encore un repli de 2% sur un an. Les transporteurs low-cost, dont la desserte des destinations ensoleillées constitue le cœur de métier, ont bénéficié de la déformation du marché et se sont arrogé 35,4% des vols l’année dernière, dépassant pour la première fois leurs concurrents classiques (34,7%). Le solde a été partagé par les compagnies régionales, les vols d’affaires et de fret.Ryanair, de loin la première compagnie européenne, une palme qu’elle détient depuis 11 ans, a régné sur plus de 10% du marché avec 3.184 vols par jours en moyenne, un bond de 37% depuis 2019, selon Eurocontrol. Le podium a été complété par EasyJet (1.611 vols, -4% en six ans), talonnée par Turkish Airlines (1.559, +17%).La Turquie s’est aussi distinguée en décrochant pour la quatrième année consécutive la première place des aéroports pour le nombre de mouvements: la récente plateforme d’Istanbul a attiré 1.491 vols quotidiens en moyenne, devant Amsterdam-Schiphol (1.351), Londres-Heathrow (1.315), Paris-Charles-de-Gaulle (1.314) et Francfort (1.261). Il faudra attendre les données de l’association européenne des aéroports ACI Europe pour vérifier si ce classement reste valable en nombre de passagers, indicateur privilégié par les exploitants.Malgré un trafic record, la fluidité des opérations aériennes s’est améliorée sur un an, a remarqué Eurocontrol, et ce alors que la fermeture des espaces aériens de Russie et d’Ukraine depuis l’invasion de ce dernier pays en 2022 par les troupes de Moscou a compliqué la tâche des contrôleurs.Les retards de vols dus au contrôle aérien ont atteint 2,4 minutes par vol en moyenne l’année dernière, une baisse de 17% sur un an, attribuée par l’organisme à “une meilleure coordination des parties prenantes, des mesures d’anticipation et une réduction significative des perturbations météorologiques”.Côté perspectives, Eurocontrol a estimé que la croissance du trafic aérien européen se poursuivrait en 2026, à 11,4 millions de vols, soit une progression de 3,2%, dans un scénario médian. L’organisme a été moins optimiste pour les années suivantes, envisageant un taux de croissance annuel moyen du nombre de mouvements de 1,8% sur la période 2027-2031.

Lait infantile: Danone élargit son rappel, situation sous contrôle en France, selon le gouvernement

Le géant agroalimentaire Danone a annoncé vendredi élargir son rappel de laits infantiles à d’autres marchés après Singapour, alors qu’en France, les autorités ont assuré que tous les lots concernés par une possible contamination d’origine bactérienne avaient été retirés du marché.”Afin de se conformer aux dernières recommandations” de certains pays, “Danone procédera au retrait, sur certains marchés ciblés, d’un nombre très limité de lots spécifiques de laits infantiles”, a indiqué vendredi soir le groupe dans un communiqué.Une source proche du dossier a évoqué “l’évolution de recommandations de certaines autorités, en l’occurrence notamment l’Irlande”. Plusieurs lots de lait infantile commercialisés en France comme à l’international, notamment par Nestlé et Lactalis, ont récemment fait l’objet de rappels en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par certaines bactéries.Danone applique “un principe de précaution maximal, motivé par ces nouvelles recommandations réglementaires”, a ajouté la source proche du dossier.Le groupe assure que “les contrôles de routine et les analyses ciblées supplémentaires” “confirment” que ses produits “sont sûrs et pleinement conformes à l’ensemble des réglementations applicables en matière de sécurité alimentaire”.Mercredi, le titre de Danone a dévissé à la Bourse de Paris, après l’annonce du blocage par l’agence alimentaire de Singapour de quelques palettes de lots de lait Dumex 1er âge.En France, tous les lots de laits infantiles concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont “été retirés” du marché, a assuré vendredi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus (céréulide), sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait avaient été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle déclaré sur BFMTV.- Condoléances de Nestlé -Nestlé avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés. Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Si le lien de causalité avec le décès des deux nourrissons n’est pas établi, le géant suisse de l’agroalimentaire a exprimé vendredi ses “plus sincères condoléances aux familles qui sont en deuil”, disant rester “à la disposition des autorités” pour collaborer à l’enquête.Le fabricant de l’huile riche en acide arachidonique (ARA) à l’origine de la présence potentielle de céréulide est le producteur chinois Cabio Biotech, a-t-on appris de sources proches du dossier.Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est le principal producteur chinois de ce type d’huiles et fournit de nombreux producteurs de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).Après Nestlé, le français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.D’une manière générale, les contrôles de sécurité alimentaire sont particulièrement stricts pour les produits très sensibles comme le lait infantile, selon un point réalisé par l’AFP avec le géant mondial des laboratoires d’analyses, le Français Eurofins.La recherche des bactéries de la famille des Bacillus cereus, est systématiquement proposée mais la céréulide, une toxine produite par certaines souches de Bacillus cereus dans certaines conditions, ne fait pas partie des contrôles classiques.Néanmoins, selon Eurofins, dans le contexte actuel, ce test est en ce moment demandé car l’ensemble des acteurs des produits laitiers en général et des poudres infantiles en particulier se préoccupent de la situation.bur-pan-ito-ned-ngu/jbo/bfi

Budget: l’écart entre les taux d’intérêt français et allemand au plus bas depuis juin 2024

L’écart entre le taux d’intérêt français à échéance dix ans et son équivalent allemand s’est réduit vendredi à son plus bas niveau depuis juin 2024, alors que la perspective d’une adoption d’un budget pour 2026 se rapproche.Cet écart, dit “spread”, un baromètre de la confiance des investisseurs envers la France, est passé sous la barre des 0,60 point de pourcentage, à 0,59 point, contre 0,62 point la veille. En début de semaine, il était à 0,70 point. Le taux d’intérêt à dix ans de la France est ainsi descendu vendredi à 3,49%, tandis que celui de l’Allemagne a atteint 2,90%.Terminer la séance sous les 0,60 point est une première depuis juin 2024, quand Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale, provoquant une instabilité politique et budgétaire majeure dans le pays et un bond des taux d’intérêt français. Le “spread” franco-allemand est ainsi monté jusqu’à plus de 0,87 point de pourcentage dans les mois suivant cette décision, alors qu’il évoluait autour de 0,50 point juste avant.L’écart se réduit depuis le début de la semaine, car l’utilisation par le Premier ministre Sébastien Lecornu de l’article 49-3, et le refus de censure de la droite et du PS, devraient permettre d’adopter un budget pour 2026, après plusieurs mois de discussions.”Cela offre une forme de visibilité pour quelques temps” et “cela peut rassurer les investisseurs étrangers, même si le passage se fait en force”, relève Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés chez IG France, interrogé par l’AFP.”Il y a une forme de soulagement, car la situation politique se simplifie, au moins à court terme”, abonde à l’AFP Nathalie Benatia, économiste chez BNP Paribas Asset Management.Par ailleurs, “le taux allemand augmente dans le même temps”, relève M.Baradez, ce qui contribue à réduire l’écart.Longtemps chantre de la rigueur budgétaire, la première économie européenne a lancé un plan d’endettement public pour moderniser ses infrastructures et son armée, sous l’impulsion de son chancelier Friedrich Merz, ce qui fait monter ses taux.L’écart entre le taux allemand et son équivalent italien a lui atteint vendredi son plus bas niveau depuis 2008, à 0,60 point.

Le pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté par la France va être convoyé vers le port de Marseille-Fos

Le pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, intercepté jeudi en Méditerranée par la Marine française, va être convoyé vers le port de Marseille-Fos, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.Ce pétrolier, le Grinch, a été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, située entre l’Espagne et l’Afrique du Nord.Il devrait arriver samedi au port de Marseille-Fos, doté d’un terminal pétrolier situé à Fos-sur-Mer, selon cette même source. Il s’agit du troisième port pétrolier d’Europe.Ce pétrolier, “sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon”, a été intercepté “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, dont le Royaume-Uni, avait annoncé jeudi sur X Emmanuel Macron.L’opération s’est déroulée jeudi matin à bord du pétrolier en provenance de Mourmansk, port arctique de la mer de Barents.A la suite de cet arraisonnement, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon, avait-il annoncé jeudi.Comme le prévoit le droit maritime, l’équipage a été soumis à une mesure de restriction ou de privation de liberté qui permet de faire la transition entre l’arraisonnement et la remise aux autorités françaises, selon une source judiciaire.Ensuite, le parquet procédera, avec les enquêteurs de la gendarmerie maritime, à un certain nombre de vérifications.Le pétrolier Grinch, de 249 mètres de long, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de “Carl” sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’arraisonnement. “Merci à la France. C’est exactement le type de détermination nécessaire pour faire en sorte que le pétrole russe ne finance plus la guerre de la Russie”, a-t-il réagi sur X.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay. Ce dernier, qui figure lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné fin septembre par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la “flotte fantôme” font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

Collision ferroviaire en Espagne : la rupture d’un rail avant l’accident, hypothèse privilégiée

L’enquête sur l’origine de la collision de deux trains qui a fait 45 morts dimanche dans le sud de l’Espagne s’oriente vers la piste d’une “rupture” d’un rail au niveau d’une soudure qui se serait produite juste avant la catastrophe.Le drame s’est produit lorsque les trois dernières voitures d’un train allant de Malaga à Madrid ont déraillé, se déportant sur la voie voisine quelques secondes avant l’arrivée en sens inverse d’un autre train, produisant un choc à plus de 200 km/heure. Le premier train appartient à l’opérateur Iryo, une société détenue majoritairement par le groupe italien Trenitalia, et le deuxième à la Renfe, la compagnie ferroviaire publique espagnole.Le rapport d’enquête préliminaire publié vendredi semble ainsi pointer du doigt des “entailles” repérées sur les roues situées du côté droit des voitures du train Iryo qui n’ont pas déraillé.”Ces entailles sur les roues et la déformation observée sur la voie sont compatibles avec le fait que la voie aurait été fracturée”, écrit la Commission d’Enquête sur les Accidents ferroviaires (CIAF), organisme officiel dépendant du ministère des Transports.”D’après les informations disponibles à ce stade, on peut formuler l’hypothèse que la rupture du rail s’est produite avant le passage du train Iryo accidenté et donc avant son déraillement”, poursuivent les enquêteurs.Ils soulignent toutefois qu’il ne s’agit que d’une “hypothèse de travail” qui “devra être corroborée par des calculs et des analyses détaillés ultérieurs”.- Aucune hypothèse écartée -“En ce qui concerne les causes de la rupture du rail, aucune hypothèse n’est écartée”, insistent-ils.Les enquêteurs indiquent également que des encoches semblables ont été découvertes sur les roues de trois autres trains qui étaient passés au même endroit peu avant le drame. La cassure de la voie se serait produite au niveau “d’une soudure entre deux tronçons” de celle-ci, estiment-ils.Vendredi après-midi, le ministre des Transports Óscar Puente a évoqué en conférence de presse ces premières hypothèses, en insistant sur le caractère conditionnel de ces informations.”Nous ne savons pas encore ce qui s’est passé, nous avons une thèse plausible. Nous verrons si c’est la définitive, ne nous précipitons pas”, a ainsi martelé Óscar Puente. “L’hypothèse” de la “rupture du rail” apporte “une certaine tranquillité”, a-t-il estimé, détaillant les différents travaux de contrôle du rail et énumérant date par date les remises en état et inspections des services de maintien de la voie ferrée.Cette fracture du rail “a dû être (…) légère et minime”, a-t-il commenté. Il n’y a eu “à aucun moment une coupure du courant qui traverse le rail et qui aurait automatiquement activé les systèmes d’alarme” et interrompu la circulation. L’hypothèse d’un acte de sabotage a été écartée dès le départ par le gouvernement.La publication du rapport définitif sur les causes de la tragédie n’est pas attendue avant plusieurs mois.- Reprise du trafic -Le transport ferroviaire espagnol a connu une semaine noire.Mardi, un conducteur d’un train de banlieue est mort en Catalogne, lorsqu’un mur de soutènement s’est effondré sur sa cabine, vraisemblablement à cause des fortes pluies.Après deux journées d’arrêt, les 400.000 usagers quotidiens du réseau catalan ont pu remonter vendredi dans les trains, non sans difficultés : à deux reprises, le trafic a été interrompu en des points précis, une fois en raison d’un vol de câble et une autre à cause d’un glissement de terrain sur la voie. Les conducteurs ont appelé à une grève pour protester contre le manque de sécurité sur le réseau les 9, 10 et 11 février.

Lecornu éloigne la censure et veut tourner la page du budget

Sébastien Lecornu a souhaité vendredi tourner la page du budget pour s’engager dans des projets plus “réalistes”, réfutant ainsi tout “immobilisme”, après avoir surmonté sans surprise deux motions de censure grâce à la mansuétude des socialistes.”Il faut savoir terminer une crise politique”, a affirmé le Premier ministre en marge d’un déplacement en Seine-Saint-Denis consacré au logement, pour justifier son recours au 49.3 pour faire adopter le budget.”Maintenant, il faut avancer” car “très vite, la campagne présidentielle va débuter” et dans ce contexte “la projection du gouvernement” sur la suite des réformes “sera réaliste”, a-t-il ajouté.Mais “on ne va pas rien faire. Il n’y aura pas d’immobilisme” car “il y a des sujets qui ne peuvent pas attendre”, comme le logement, a-t-il souligné en se donnant un ambitieux objectif de construction de 2 millions de logements d’ici 2030 dans le cadre d’un plan de “relance” à venir du secteur.Le chef du gouvernement a assuré qu’il n’avait pas “d’agenda” politique, semblant ainsi écarter une candidature à l’Elysée, et redemandé à ses ministres de se tenir “le plus éloigné de la campagne présidentielle”.- “Dernier secours” -Dans la matinée, Sébastien Lecornu avait surmonté sans surprise les motions de censure déposées par la gauche hors PS et le RN, en réponse à sa décision d’utiliser le 49.3 sur la partie “recettes” du budget. La partie recettes adoptée, il a dans la foulée engagé un nouveau 49.3, sur les dépenses et l’ensemble du texte qui pourrait être adopté définitivement début février. La France insoumise et le RN ont déposé de nouvelles motions de censure, qui devraient être examinées et rejetées de la même manière mardi.La motion commune des groupes Insoumis, écologiste, GDR (communistes et ultra-marins) a obtenu 269 voix, 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire tomber le gouvernement, la droite et le PS refusant de s’y associer.”Il y a une majorité fragile”, a reconnu sur BFMTV Laurent Panifous, le ministre des Relations avec le parlement. “Elle est à peu près la même depuis deux, trois mois (…) Soyons prudents, il faut faire preuve de beaucoup d’humilité”.La motion du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a aussi échoué, recueillant 142 voix.Le Premier ministre a redit vendredi son “regret” de devoir actionner le 49.3 sur le budget de l’Etat pour 2026, rompant avec la promesse faite début octobre d’y renoncer, à la demande des socialistes.Après plus de trois mois de discussion, le Parlement “ne peut pas dire qu’il a été privé de son pouvoir” mais  désormais le 49.3 “ne pourra plus être utilisé comme avant”, sauf “en absolu et dernier ressort” pour “préserver les institutions”, a-t-il espéré.- Majorité “fragile” -Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face aux trois autres groupes.”Le PS vole 65 voix d’opposition du NFP (l’alliance de gauche Nouveau Front populaire aux législatives 2024; ndlr). Il faudra s’en souvenir aux municipales”, a déclaré sur X le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, fustigeant des “milliards de coupe” de la “nouvelle majorité Attal, Faure, Wauquiez”.La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le Premier ministre avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant du doigt l'”impuissance” du gouvernement.Le PS avait confirmé dès mardi qu’il ne voterait pas la motion de censure déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer, alors que le déficit devrait s’élever à 5% du PIB. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a souligné l’ancienne ministre Horizons Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député LR Nicolas Ray.Le ministre de l’Economie Roland Lescure, qui accompagnait M. Lecornu à Rosny-sous-Bois, a dit espérer “de bonnes nouvelles sur la croissance”.

Wall Street: l’enthousiasme autour du Groenland s’essouffle

La Bourse de New York évolue sans direction claire vendredi, ne parvenant pas à continuer de profiter du soulagement lié à l’annonce d’un accord sur le Groenland, et souffrant aussi des résultats décevants du spécialiste des puces Intel.Vers 15H00 GMT, le Dow Jones lâchait 0,48%, l’indice Nasdaq prenait 0,14% et l’indice élargi S&P 500 grappillait 0,03%.A l’issue d’une semaine écourtée par un jour férié lundi, “le marché est dans un état mitigé”, note Patrick O’Hare, de Briefing.com.”Mardi, c’était la panique” liée aux menaces douanières de Donald Trump à l’encontre des pays européens s’opposant à sa volonté de s’emparer du Groenland, rappelle auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.Puis les indices sont remontés après l’annonce d’un protocole d’accord entre le président américain et le secrétaire général de l’Otan à propos du Greonland.Mais vendredi, “nous n’avons pas vraiment de catalyseurs” susceptibles de faire grimper le marché, juge Steve Sosnick.Au contraire, “Intel va décevoir beaucoup de monde”, assure l’analyste.  Le géant des puces décroche vendredi, au lendemain de la publication de ses résultats et de ses prévisions pour le premier trimestre 2026: un chiffre d’affaires estimé entre 11,7 et 12,7 milliards de dollars, ce qui constituerait, au mieux, une stagnation, au pire une contraction de 8%.Vers 15H00 GMT, son titre dévissait de plus de 15% à 45,90 dollars.Steve Sosnick note par ailleurs une forme de “prudence” des investisseurs avant une semaine “très importante”, marquée par la publication de résultats de plusieurs très grosses capitalisations comme Microsoft, Tesla et Apple, et une nouvelle réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed).Les acteurs du marché “se rendent compte qu’avant cela, ils n’ont peut-être pas besoin de garder le pied sur l’accélérateur” ce vendredi, souligne M. Sosnick.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat américain à dix ans restait stable par rapport à la clôture jeudi, à 4,24%.Ailleurs à la cote, le géant des semi-conducteurs Nvidia était en hausse (+1,68% à 187,58 dollars). Selon plusieurs médias américains, Pékin aurait conseillé à plusieurs entreprises technologiques chinoises de préparer leurs commandes de puces H200 de Nvidia, après des mois de blocage.”Si cette approbation se confirme, elle pourrait débloquer des dizaines de milliards de dollars de revenus additionnels pour Nvidia”, anticipe Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.Le spécialiste des centres de données Oracle (-2,10% à 174,43 dollars) était dans le rouge, malgré l’annonce de la création d’une nouvelle structure pour gérer les activités de TikTok aux Etats-Unis, évitant ainsi l’interdiction du réseau social dans le pays.Les sociétés Silver Lake et Oracle détiendront 15% des parts chacune, ainsi que le fonds MGX, basé à Abou Dhabi. ByteDance, maison mère de TikTok, conserve pour sa part une participation de 19,9% dans la coentreprise.

Lait infantile: lots “retirés”, selon la ministre, Nestlé promet la “transparence”

Tous les lots de laits infantiles concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont “été retirés” du marché, a indiqué vendredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist après des rappels ordonnés notamment par Nestlé, qui promet de contribuer aux investigations “en toute transparence”.Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle déclaré sur BFM TV.”Si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s’il n’y a pas de signe, il n’y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, des diarrhées, (…) ce qui est très fréquent en ce moment, parce qu’il y a des gastro-entérites, on ne s’inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d’une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, (il faut) aller consulter le médecin”, a-t-elle poursuivi. Les laits potentiellement contaminés ont été “retirés” du marché, a-t-elle par ailleurs assuré. – Nestlé exprime ses “condoléances” -Nestlé avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés. Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Le géant suisse de l’agroalimentaire a réagi vendredi à l’annonce de l’ouverture de deux enquêtes pénales en France, disant exprimer ses “plus sincères condoléances aux familles qui sont en deuil” à la suite du décès de deux nourrissons.”Comme déclaré par les autorités, rien n’indique à ce stade de lien entre ces tragiques événements et la consommation de nos produits”, a déclaré Nestlé France dans un communiqué transmis à l’AFP.”Nous (…) restons pleinement à la disposition des autorités et collaborons en toute transparence afin de contribuer à toute clarification nécessaire, comme nous le faisons depuis le premier jour”, a ajouté la société.Le fabricant de l’huile riche en acide arachidonique (ARA) à l’origine de la présence potentielle de céréulide est le producteur chinois Cabio Biotech, a-t-on appris de sources proches du dossier.Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est le principal producteur chinois de ce type d’huiles et fournit de nombreux producteurs de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).Après Nestlé, le Français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.”Ce sont les industriels qui sont en responsabilité de faire les autocontrôles”, a précisé Stéphanie Rist. “A l’heure où on se parle, il n’y a pas d’alerte scientifique importante”, a-t-elle ajouté sans plus de détails.

Budget: Lecornu surmonte deux motions de censure et engage un nouveau 49.3

Sébastien Lecornu a surmonté sans surprise vendredi les motions de censure déposées par la gauche hors PS et le RN, en réponse à sa décision d’utiliser le 49.3 pour faire passer le budget. Accusé d’avoir trahi sa parole, le Premier ministre a défendu une solution de “dernier secours”.La partie recettes adoptée, il a dans la foulée engagé un nouveau 49.3, sur les dépenses et l’ensemble du texte. La France insoumise et le RN ont déposé de nouvelles motions de censure, qui devraient être examinées et rejetées de la même manière mardi.La motion commune des groupes Insoumis, écologiste, GDR (communistes et ultra-marins) a obtenu 269 voix, 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire tomber le gouvernement, la droite et le PS refusant de s’y associer.”Il y a une majorité fragile”, a reconnu sur BFMTV Laurent Panifous, le ministre des relations avec le Parlement. “Elle est à peu près la même depuis deux, trois mois (…) Soyons prudents, il faut faire preuve de beaucoup d’humilité”.La motion du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a aussi échoué, recueillant 142 voix.Le Premier ministre avait annoncé lundi avec “regret” et “amertume” sa décision de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget de l’Etat pour 2026, rompant avec la promesse faite début octobre d’y renoncer, à la demande des socialistes.”Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu’un doit assumer”, a-t-il affirmé vendredi, alors qu’aucune majorité n’a pu se dégager sur le texte après plus de trois mois de discussions.”L’engagement de la responsabilité du gouvernement ne doit être, selon moi, ni une facilité ni un raccourci. Il est un instrument de dernier recours, pour ne pas dire de dernier secours”, a-t-il estimé à propos de cet outil constitutionnel qui permet l’adoption d’un texte sans vote mais expose à un risque de censure.”Pour la première fois depuis longtemps, le Parlement ne peut pas dire qu’il a été privé de son pouvoir”. Et désormais le 49.3 “ne pourra plus être utilisé comme avant”, sauf “en absolu et dernier ressort” pour “protéger” et “préserver les institutions”, a-t-il espéré.- Fractures -Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face aux trois autres groupes.”Le PS vole 65 voix d’opposition du NFP (l’alliance de gauche Nouveau Front populaire aux législatives 2024; ndlr). Il faudra s’en souvenir aux municipales”, a fustigé sur X le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, critiquant les “milliards de coupe” de la “nouvelle majorité Attal, Faure, Wauquiez”.En introduction des débats, le président Insoumis de la commission des Finances Eric Coquerel avait dénoncé un “coup de force” contre le Parlement. “Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé, alors que LFI demande depuis 18 mois la démission du président Emmanuel Macron.La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le Premier ministre avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant du doigt l'”impuissance” du gouvernement.Le PS avait confirmé dès mardi qu’il ne voterait pas la motion de censure déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer, alors que le déficit devrait s’élever à 5% du PIB. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a souligné l’ancienne ministre Horizons Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député LR Nicolas Ray.Après le rejet probable des nouvelles motions de censure mardi prochain, le texte devrait être transmis au Sénat, puis revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3.

Grâce à Donald Trump, un nouveau souffle pour Davos?

Le président américain Donald Trump a volé la vedette au Forum économique mondial à Davos, mais il a peut-être aussi relancé ce rendez-vous annuel des élites mondiales.La réunion, qui rassemble tous les hivers dans les Alpes suisses grands patrons, dirigeants politiques et experts reconnus dans leur domaine, est régulièrement accusée d’être déconnectée des réalités, avec des conversations débouchant sur peu d’avancées concrètes.Mais tous les yeux étaient tournés vers Davos cette semaine quand Donald Trump a déboulé dans le village au milieu d’une tempête géopolitique autour du Groenland.Des files d’attente de centaines de personnes se sont créées pour écouter son discours, qui a provoqué cris de surprise et rires nerveux quand le président s’est moqué de ses alliés ou a exclu d’utiliser la force pour s’emparer du Groenland.”Les gens ont fait la queue pour écouter le président Trump comme ils n’ont fait la queue pour aucun autre intervenant. Personne n’a reçu un tel intérêt”, a relevé le président letton Edgars Rinkevics auprès de l’AFP.”Je pense que dans une certaine mesure, Davos est redevenu ce qu’il était censé être. (Un endroit) pour entendre des perspectives différentes, débattre, discuter, ne pas être d’accord, se mettre d’accord, construire des ponts plutôt que les détruire”, a-t-il détaillé.Davos a été cette année le théâtre d’intenses efforts diplomatiques, culminant avec l’annonce par Donald Trump du “cadre d’un futur accord” sur le Groenland après une rencontre avec le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte.Le lendemain, le président américain a rencontré son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky dans le cadre d’efforts pour mettre fin à la guerre en Ukraine, et a lancé son “Conseil de paix”.Un discours a même reçu une rare ovation debout: celui du Premier ministre canadien Mark Carney, qui a décrit une “rupture” de l’ordre mondial dans un discours qui a irrité Donald Trump.- La mondialisation a “échoué” -Davos est surtout réputé pour les discussions et les transactions qui s’y organisent en marge du programme officiel. Avec de grands moments dans le passé, par exemple le dégel des tensions entre la Grèce et la Turquie en 1988 ou des discussions entre Frederik de Klerk, le président de l’Afrique du Sud de l’apartheid, et le dissident d’alors Nelson Mandela.Mais cela faisait des années qu’il n’avait pas été l’épicentre d’un tel événement géopolitique.L’administration Trump est venue en force dans la station suisse pour y pousser son agenda visant à mettre “l’Amérique d’abord” – à l’antithèse des valeurs de multilatéralisme et de mondialisation défendues par le Forum économique mondial (WEF).La mondialisation “est une politique qui a échoué. Et c’est ce que le WEF représente”, a lancé le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick lors d’une table ronde.Le WEF est également à un tournant avec le départ de son fondateur Klaus Schwab, visé par des accusations diverses de lanceurs d’alerte pour lesquelles il a ensuite été blanchi par une enquête interne.Le patron du géant américain de la finance BlackRock, Larry Fink, qui a pris le relais comme co-président par intérim, l’a reconnu dans son discours d’ouverture. “Il est évident que le monde nous fait beaucoup moins confiance pour aider à construire l’avenir. Si le Forum économique mondial veut être utile, il doit regagner cette confiance”, a-t-il souligné.Le milliardaire a aussi évoqué l’idée de tenir des réunions du WEF dans “des endroits où le monde moderne se construit vraiment”, citant Detroit, Dublin, Jakarta ou Buenos Aires. – “Les personnes qui comptent sont là” -Davos reste l’endroit où les riches et puissants entretiennent leur réseau, et surtout font des affaires.Marc Benioff, le patron du groupe technologique américain Salesforce, était dans son élément en serrant les mains d’autres grands patrons dans les couloirs du centre de congrès. Il a notamment été invité à un dîner avec Donald Trump, au côtés d’autres dirigeants comme Tim Cook d’Apple, ou Jensen Huang de Nvidia. La géopolitique “n’a pas d’impact pour la grande majorité des participants,” a-t-il dit à l’AFP. “Les gens qui comptent sont là, et les conversations qui sont importantes ont lieu ici”, a-t-il assuré. Davos “n’a jamais été aussi important”.