Test

La Cour des comptes attaque le Pacte Dutreil par intérêt “idéologique”, accuse Renaud Dutreil

L’ancien ministre des PME Renaud Dutreil a accusé jeudi la Cour des comptes, qui s’apprêterait à publier un rapport critique sur le Pacte Dutreil, d’avoir un intérêt “idéologique” à le faire.Le Pacte Dutreil, créé en 2003, exonère à 75% de droits de succession la transmission d’une entreprise aux descendants, sous réserve qu’ils la conservent un certain nombre d’années. Selon Le Monde, la Cour reproche au Pacte Dutreil, dans son rapport à paraître dans les jours ou semaines à venir, de créer un gros manque à gagner en recettes fiscales, pour une efficience économique “faible”, avec des “cas d’optimisation”.Par exemple lorsque les contribuables font bénéficier de l’abattement des biens sans rapport avec l’entreprise.”La Cour des comptes, c’est devenu une officine du Parti socialiste”, son rapport “est totalement politique et n’a aucune valeur économique”, a assuré M. Dutreil sur Public Sénat, jugeant “tout à fait choquant” de voir “les gens de la Cour des comptes transmettre leur opinion privée dans leur travail d’auditeur”.Sollicitée par l’AFP, la Cour des comptes n’a pas immédiatement réagi à ces accusations.Renaud Dutreil a souligné que le Pacte rapportait aussi à la France “par rapport à une entreprise qui aurait été rachetée” par un acquéreur étranger. Quant aux abus, ils peuvent “être sanctionnés par le juge”.A quelques jours de l’examen par l’Assemblée nationale d’amendements sur son Pacte, dans le cadre de la discussion du budget, M. Dutreil a considéré que l’Assemblée, donne actuellement l’impression “d’un asile de fous”.En juin, par ailleurs, la Tribune dimanche avait révélé, sur la foi de sources au RN et à l’UDR, que Renaud Dutreil conseillait les patrons du RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella.Tout en assurant en réaction “ne pas compter revenir” à la vie politique qu’il a quittée en 2008, il avait convenu “défendre ses thèses” sur le capitalisme familial “auprès de tous les partis susceptibles de les mettre en œuvre”.L’ancien responsable – en 2002 – de l’UMP devenue LR, a accusé ces derniers d’avoir “trahi leurs électeurs” et “perdu leur enracinement populaire”.”Je ne pense pas que l’union des droites soit possible, car ni le RN ni LR ne le veulent. Mais elle se fera dans les urnes, c’est-à-dire qu’à un moment, LR n’aura plus d’électeurs (…), ils seront tous passés au RN”, a-t-il conclu.

Les Bourses européennes atones à la clôture

Les Bourses européennes ont terminé sans grand changement jeudi, dans une séance surtout marquée par la publication des résultats d’entreprises pour le troisième trimestre.Les Bourses de Londres (+0,04%) et de Francfort (-0,02%) sont restées à l’équilibre, tandis que Paris a reculé de 0,53%.

Suède: après deux ans de grève chez Tesla, un syndicat n’entend pas abdiquer

Après deux ans de grève en Suède contre le refus de Tesla de signer une convention collective, le syndicat à l’origine de la grève a déclaré jeudi à l’AFP qu’il n’avait pas l’intention d’y mettre fin. La grève suédoise a été lancée par le syndicat des métallurgistes IF Metall le 27 octobre 2023, lorsque les mécaniciens de 10 ateliers de réparation Tesla dans sept villes se sont mis en grève pour protester contre le refus du constructeur automobile de signer une convention collective. “C’est ce que nous avons exigé il y a deux ans et c’est ce que nous exigeons aujourd’hui”, a déclaré Simon Peterson, secrétaire chargé des négociations chez IF Metall, à l’AFP. Cette grève est désormais la plus longue de l’histoire moderne de la Suède.  “Tant que nous avons des membres prêts à se battre pour des conventions collectives, nous sommes en mesure de faire grève”, a-t-il souligné. IF Metall, l’un des plus grands syndicats suédois, dispose d’environ 10 milliards de couronnes (900 millions d’euros) pour couvrir les coûts de la grève. Négociées par secteur, les conventions collectives conclues avec les syndicats constituent la base du modèle nordique du marché du travail. Elles couvrent près de 90% de tous les salariés en Suède et garantissent les salaires et les conditions de travail. Selon M. Peterson, jeudi, 68 employés de Tesla étaient membres d’IF Metall. Le syndicat a étendu la grève à plusieurs reprises à d’autres ateliers de réparation tiers qui entretiennent les modèles Tesla. Le conflit s’est également étendu à près d’une douzaine de syndicats cherchant à protéger le modèle social suédois, notamment les postiers, les dockers, et a même touché d’autres pays nordiques voisins. Début septembre, le Bureau national de médiation suédois a mis fin à ses tentatives de médiation sans parvenir à un accord, déclarant à la radio publique Sveriges Radio qu’il “arrivé en bout de route”. La grève n’a pas eu tout l’effet escompté, a reconnu M. Peterson accusant Tesla d’utiliser une approche  “dépassée” des conflits du travail en embauchant des personnes en Suède et en faisant venir du personnel de l’étranger pour contourner la grève. Selon le magazine spécialisé Vi Bilägare, de nombreux propriétaires de Tesla affirment que l’impact de la grève a été minime. Le patron de Tesla, Elon Musk, rejette les appels à autoriser les plus de 100.000 employés de l’entreprise dans le monde à se syndiquer. La filiale suédoise de l’entreprise a précédemment fait valoir que ses employés bénéficiaient d'”accords équivalents ou meilleurs” que ceux prévus par les conventions collectives. Tesla n’a pas répondu à la demande de commentaires de l’AFP. 

Virgin remporte une étape clé pour concurrencer l’Eurostar sous la Manche

Le groupe britannique Virgin a remporté un épisode clé dans la bataille des trains sous la Manche: il vient d’obtenir l’accès au très convoité dépôt londonien de Temple Mills, jusqu’ici réservé à l’Eurostar et indispensable pour lancer des liaisons concurrentes entre Londres et le continent.”Cet accès constitue une première étape essentielle vers l’exploitation de services ferroviaires transfrontaliers via le tunnel sous la Manche” par Virgin, car il lui permettra d’accéder à ces “installations de maintenance légère”, a indiqué jeudi le régulateur britannique du rail (ORR).Plusieurs entreprises ont annoncé leur intention ces derniers mois d’ouvrir des lignes concurrente à l’Eurostar, aujourd’hui seul à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche reliant Londres au continent, et dont les tarifs sont critiqués.Temple Mills est actuellement le seul dépôt ferroviaire accessible depuis la ligne à grande vitesse HS1 qui relie Londres au tunnel sous la Manche.L’italien Trenitalia, l’espagnole Evolyn et le britannique Gemini avaient aussi demandé l’accès au dépôt mais voient leur demande refusée, indique jeudi l’ORR, qui dit aussi avoir préféré Virgin aux propositions d’Eurostar d’augmenter sa propre cadence sur les liaisons sous la Manche.- “Mettre fin à ce monopole” -Depuis le lancement de la ligne en 1994, plusieurs entreprises ont annoncé leur intention de concurrencer Eurostar, mais aucun de ces projets ne s’est concrétisé.Les plans de Virgin, groupe du milliardaire Richard Branson, “étaient plus solides financièrement et opérationnellement que ceux des autres candidats”, car ils démontraient clairement “le soutien des investisseurs et un accord de principe pour fournir le matériel roulant nécessaire et approprié”, affirme l’ORR.”Il est temps de mettre fin à ce monopole de 30 ans”, a pour sa part assuré M. Branson jeudi dans un communiqué de presse. “Nous allons bousculer le modèle transmanche et donner aux consommateurs le choix qu’ils méritent.”Virgin précise avoir confirmé plus tôt cette année un “accord d’exclusivité” avec le constructeur ferroviaire français Alstom “pour l’achat de 12 rames Avelia Stream”, et dit investir aux côtés des fonds Equitix et Azzurra Capital.Virgin Trains prévoit de lancer ses services en 2030, de Londres vers Paris, mais aussi Bruxelles et Amsterdam, avec l’ambition de desservir aussi d’autres destinations en France, en Allemagne ou en Suisse.Mais le régulateur prévient que le groupe devra encore conclure un accord commercial avec Eurostar, obtenir les financements, l’accès aux voies et aux gares, ainsi que les autorisations de sécurité de l’ORR et des autorités compétentes de l’UE.La compagnie ferroviaire de Virgin, qui avait opéré au Royaume-Uni entre 1997 et 2019, avait annoncé en début d’année son intention de lever pour ses nouveaux projets transmanches 300 millions en fonds propres et 400 millions d’emprunts.- Guerre des prix -Les usagers espèrent que l’ouverture à la concurrence engendrera une guerre des prix, les billets de train étant souvent bien plus chers que ceux de l’avion sur le Paris-Londres, malgré des premiers tarifs à 39 livres (ou 44 euros).Eurotunnel, la société qui gère le tunnel sous la Manche, cherche à attirer de nouveaux opérateurs, estimant que l’infrastructure est en mesure d’accueillir jusqu’à 1.000 trains par jour, contre 400 actuellement (entre Eurostar, Shuttle et fret).Le groupe britannique London St. Pancras Highspeed, qui exploite la ligne à grande vitesse reliant Londres au tunnel sous la Manche, estime lui aussi qu’elle ne fonctionne qu’à 50% de sa capacité.Eurostar “prend acte” jeudi de la décision de l’ORR, selon une réaction transmise à l’AFP. L’opérateur, qui avait précédemment insisté sur le fait que le dépôt de Temple Mills est déjà “presque plein”, dit réfléchir “aux mesures à prendre pour assurer la poursuite de (sa) croissance”.Le groupe a annoncé la semaine dernière avoir choisi l’industriel français Alstom pour construire 50 nouveaux trains, dont 20 en option, soit un investissement de 2 milliards d’euros.Un nombre record de 19,5 millions de clients ont voyagé avec Eurostar en 2024, soit 850.000 de plus qu’en 2023, a indiqué la compagnie en janvier.

Inflation maîtrisée mais horizon flou : la BCE conserve le statu quo

Inflation maitrisée, risques pour la croissance “atténués”: la BCE a de nouveau maintenu ses taux inchangés jeudi, soulignant que le cap monétaire changera lorsque cela s’avèrera nécessaire.Le taux de dépôt, référence de la politique monétaire, a été maintenu à 2%, comme depuis juillet, à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs de l’institution délocalisée à Florence, en Italie.Etalon qui guide les décisions des gardiens de l’euro, l’inflation demeure proche de l’objectif de 2% à moyen terme mais les perspectives sont “ très incertaines”, a insisté devant la presse la présidente de la BCE, Chistine Lagarde.Cela explique le maintien du cap monétaire même si sur le front de l’économie, certains “risques baissiers” pesant sur la croissance de la zone euro “se sont atténués” ces dernières semaines, a déclaré la banquière centrale devant la presse. Elle a cité à cet égard l’accord commercial conclu entre l’Union européenne et les États-Unis durant l’été, moins pénalisant que redouté, le cessez-le-feu récemment annoncé au Moyen-Orient, enfin l’annonce jeudi de progrès dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine.Les dirigeants Donald Trump et Xi Jinping se sont entendus jeudi pour apaiser leur conflit sur le commerce et les terres rares lors d’une rencontre en Corée du Sud. – Environnement volatil -Reste que “l’environnement commercial mondial, toujours volatil, pourrait de nouveau perturber les chaînes d’approvisionnement, freiner les exportations et peser sur la consommation ainsi que sur l’investissement”, a déclaré l’ancienne directrice du FMI dans son discours liminaire.La croissance du PIB de la zone euro reste sur une hausse plus forte qu’attendu au troisième trimestre, à 0,2%, malgré l’effet des chocs tarifaires, a indiqué Eurostat jeudi. Le tableau est contrasté entre la France, où malgré l’incertitude politique, la croissance a surpris par sa vigueur (+0,5%), tandis que l’Allemagne a frôlé la récession avec une économie à l’arrêt (0,0 %).Les risques pouraient aussi jouer sur l’inflation, forçant alors la BCE à réagir. Mme Lagarde a cité en l’occurence “d’éventuels goulets d’étranglement et des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement” qui pourraient créer des tensions inflationistes, comme cela s’est produit après la pandémie de Covid-19. La BCE veut aussi comprendre ce que “les discussions entre les autorités américaines et chinoises aboutiront à produire en matière de terres rares” pour évaluer leur impact sur les prix, a expliqué Mme Lagarde.- Encore en ‘bonne position’ -Pour l’heure, elle voit la BCE toujours dans une “bonne position” avec le niveau actuel des taux et au regard des risques pouvant influer sur l’inflation, à la hausse comme à la baisse.En d’autres termes, la BCE est déterminée “à faire en sorte que l’inflation se stabilise à 2% à moyen terme”, en faisant “tout ce qui est nécessaire” pour y parvenir, a expliqué Mme Lagarde.L’agrégat qui avait culminé à 10,6% en 2022, dans le sillage de la flambée des prix de l’énergie liée à la guerre en Ukraine, est revenu autour de l’objectif de 2% ces derniers mois.La réunion de la BCE n’a in fine pas fourni d’indication claire sur la prochaine direction que pourrait prendre l’institut monétaire.”Comme la politique monétaire ne freine pas l’activité économique, la BCE semble bien avisée de rester pour l’instant en retrait”, a commenté Jens-Oliver Niklasch, économiste chez LBBW.Mercredi, la Réserve fédérale américaine (Fed) a de son côté décidé une baisse d’un quart de point de pourcentage, ramenant ses taux dans une fourchette de 3,75% et 4%. Une deuxième détente, après celle de septembre, afin de soutenir une économie où le marché du travail montre des signes de faiblesse. La BCE a quant à elle de nouveau souligné jeudi que sa politique monétaire restera guidée par les “données” disponibles et que ses décisions continueront d’être prises “réunion par réunion”.

Découvert bancaire: quels changements en 2026?

Source d’inquiétudes pour les banques, la réforme des conditions d’octroi des découverts bancaires à partir de novembre 2026 soulève de nombreuses questions. Quelles répercussions pour les clients ?Qu’est-ce qui change ?Concrètement, pour les découverts au-delà de 200 euros et de plus d’un mois, pas grand-chose, selon la fédération française des banques (FBF). L’impact pour les clients sera essentiellement des informations additionnelles à fournir, rapporte-t-elle, mais les banques ont déjà des obligations d’analyse de solvabilité dans ces cas-là.Les modifications à venir concernent donc essentiellement les découverts inférieurs à 200 euros et de moins d’un mois.Le texte prévoit d’aligner les règles autour de ces découverts sur celles des crédits à la consommation.Concrètement, les banques auront désormais l’obligation de faire une analyse de solvabilité pour ces types de découverts, ce qui n’était pas le cas jusque-là.Si un client est surendetté ou a des revenus que la banque estime trop faibles, le découvert pourra lui être refusé, y compris si ce découvert est d’un montant très limité.Selon le gendarme des banques, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), les banques font déjà une analyse de la situation de leurs clients avant de leur accorder un découvert, et le nouveau texte ne viendrait que formaliser une pratique déjà existante.Devra-t-on faire une demande chaque fois qu’on est à découvert ?Non, répond la fédération bancaire française.L’analyse de solvabilité qui va devenir obligatoire se fera au moment de la création du compte bancaire ou à la demande du client si son montant de découvert autorisé est trop bas pour ses besoins.En revanche, une fois que le montant de découvert sera autorisé, il n’y aura pas besoin de faire une nouvelle demande à chaque découvert, comme c’est déjà le cas aujourd’hui.Pourquoi ces modifications ?L’Union européenne avait adopté une directive européenne relative aux contrats de crédit aux consommateurs (CCD2) fin 2023, qui prévoyait ces nouvelles règles.Dès lors, le gouvernement avait l’obligation de transposer les obligations créées par cette directive dans la loi française. Il le fera par ordonnance, et les dispositions entreront en vigueur le 20 novembre 2026. Les découverts déjà mis en place avant l’entrée en vigueur de l’ordonnance, le 20 novembre 2026, ne seront pas concernés par la réforme.”Le gouvernement a veillé à ce qu’il n’y ait pas de surtransposition de la directive”, assure Bercy.Que reprochent les banques ?Pour Daniel Baal, président du Crédit Mutuel et de la fédération bancaire française, ce durcissement des règles “compliquera la vie de nombreux ménages”.Il a jugé, dans une publication sur LinkedIn, que ce texte, “qui vient du haut”, est “complètement inadapté et disproportionné”.Les banques reprochent en particulier la création de nouvelles normes dans un secteur où il en existe déjà beaucoup, qui peuvent apporter des “complexités inutiles”, selon les termes de la FBF.Outre les ménages, le texte “compliquera la vie” des “conseillers bancaires” et sera “nuisible à l’expérience client”, a jugé Daniel Baal. “Les banques feront le maximum pour réduire les impacts négatifs de cette nouvelle réglementation, qu’elles seront cependant obligées d’appliquer, sous peine de sanctions,” a-t-il assuré.

Musique: un accord inédit entre Universal et Udio marque un tournant dans la création par IA

En signant un accord inédit sur le lancement d’une plateforme de création musicale par IA, le géant Universal Music Group et la start-up Udio ouvrent un nouveau chapitre dans l’histoire de la musique, chamboulée par l’intelligence artificielle.”La nouvelle plateforme, qui sera lancée en 2026, sera alimentée par une technologie d’IA générative de pointe qui sera formée sur de la musique autorisée et sous licence”, ont indiqué les deux entreprises américaines dans un communiqué, dans la nuit de mercredi à jeudi.”Le nouveau service d’abonnement” permettra aux utilisateurs de “personnaliser, diffuser et partager de la musique de manière responsable, sur la plateforme Udio”, ont-ils indiqué.Son fonctionnement n’a pas encore été précisé, mais ouvre des questions sur la liberté d’adhésion des artistes, le niveau de rémunération ou encore la diffusion des musiques qui seront générées sur la plateforme.C’est la première fois qu’un tel accord est conclu: il résulte des négociations menées par la première major mondiale pour encadrer l’utilisation de son catalogue de stars, dont Taylor Swift, The Weeknd, Lady Gaga, via des licences, sésames pour utiliser la musique dans un cadre légal.”Ces nouveaux accords avec Udio démontrent notre engagement à faire ce qui est juste pour nos artistes et auteurs-compositeurs, adopter de nouvelles technologies, développer de nouveaux modèles commerciaux, diversifier les sources de revenus ou au-delà”, a déclaré Lucian Grainge, le PDG d’Universal Music Group (UMG).”Ensemble, nous construisons le paysage technologique et commercial qui élargira fondamentalement ce qui est possible en matière de création”, a réagi de son côté Andrew Sanchez, directeur général d’Udio. En même temps que l’annonce de cette future plateforme, les deux entreprises ont indiqué avoir soldé un litige, via un règlement à l’amiable dont le montant n’a pas été précisé, sur la violation des droits d’auteur. – Bras de fer -L’industrie musicale est engagée dans un bras de fer avec les entreprises de musique générée par IA, accusées d’un pillage massif d’œuvres protégées, en violation des droits d’auteur donc sans rémunérer les ayants-droit des titres sur lesquelles ils se sont entraînés.La Recording Industry Association of America, organisation interprofessionnelle américaine, a ainsi intenté en juin 2024 une action en justice contre Udio et son concurrent Suno, sans réelle avancée pour le moment.Des négociations ont été entamées en parallèle entre les trois majors – Universal, Warner et Sony – et ces entreprises. Le partenariat entre UMG et Udio résulte de ces tractations.Toujours sur le front de l’intelligence artificielle, UMG a aussi annoncé jeudi un partenariat avec la start-up londonienne Stability AI pour développer de nouveaux outils de création musicale. En plus de ces locomotives, d’autres pourparlers aboutissent: en août un accord a été signé entre l’éditeur de musique indépendant Kobalt, le partenaire de licences Merlin et Eleven Music, plateforme de morceaux générés par IA. Mais le contentieux est immense: en septembre, l’International Confederation of Music Publishers (ICMP), organisation internationale d’éditeurs musicaux, a dévoilé les résultats d’une enquête menée pendant près de deux ans sur le fonctionnement des services d’IA générative.”Les plus grandes entreprises technologiques mondiales ainsi que des entreprises spécialisées dans l’IA comme OpenAI, Suno, Udio, Mistral etc., se livrent à la plus grande violation de droits d’auteur jamais observée”, avait alors dénoncé auprès de l’AFP John Phelan, directeur général de l’ICMP.Les organismes qui représentent les ayants-droit – comme la Sacem en France – demandent une régulation plus stricte des entreprises d’IA pour rémunérer les auteurs et compositeurs de musique sur laquelle elles s’entraînent.Mais celles-ci s’abritent régulièrement derrière le “fair use”, une exception au droit d’auteur permettant, dans certaines circonstances, l’utilisation non consentie d’une œuvre. 

Wall Street: Meta plonge de plus de 11% après ses résultats trimestriels

L’action de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) chute jeudi de plus de 11% à la Bourse de New York, plombée par un bénéfice net en chute libre au troisième trimestre et la perspective d’investissements toujours plus massifs dans la course à l’intelligence artificielle (IA) générative.Vers 14H10 GMT à Wall Street, le titre perdait 11,49%, à 665,31 dollars. Cela représente plus de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière qui s’envolent en fumée.La veille, le groupe a publié ses résultats trimestriels après la clôture.Son chiffre d’affaires de 51,2 milliards de dollars (+26% sur un an) a dépassé les attentes, mais le bénéfice net a été divisé par cinq par rapport à l’an dernier, à 2,1 milliards de dollars, en raison d’une charge fiscale exceptionnelle aux États-Unis de près de 16 milliards de dollars.L’entreprise de Menlo Park a surtout annoncé revoir encore à la hausse ses dépenses d’investissements, qui devraient se situer dans une fourchette comprise entre 70 et 72 milliards de dollars rien qu’en 2025, soit environ 75% de plus qu’en 2024.Et aucun répit ne s’annonce: “Nos dépenses totales augmenteront à un rythme nettement plus rapide en 2026 qu’en 2025, cette croissance étant principalement tirée par les coûts d’infrastructure” pour acheter des millions de puces IA et construire, électrifier et refroidir les centres de données géants associés, a prévenu le groupe.Meta n’est pas le seul géant technologique à dépenser autant pour tenter de devenir un acteur incontournable de l’IA.”Il semble que tous les grands acteurs vont certainement poursuivre, voire accélérer, leurs dépenses dans le domaine de l’IA”, remarque Kim Forrest, de Bokeh Capital Partners.Lors de la publication de ses résultats mercredi, Alphabet, la maison mère de Google, a ainsi dit s’attendre à ce que ses investissements cette année atteignent entre 91 et 93 milliards de dollars.Mais l’annonce d’Alphabet, couplée à des résultats nettement meilleurs qu’attendu, a été bien accueillie par les investisseurs. Vers 14H10 GMT, le titre prenait 5,14% à 289,30 dollars.

Wall Street hésite, entre résultats de la tech et négociations commerciales

La Bourse de New York hésitait jeudi, après les performances financières mitigées de quelques mastodontes du secteur technologique, les actions Meta et Microsoft chutant tandis qu’Alphabet montait.Vers 13H50 GMT, le Dow Jones prenait 0,28%, l’indice Nasdaq reculait de 0,83% et l’indice élargi S&P 500 lâchait 0,39%.”Le marché évalue actuellement une nouvelle série importante de résultats d’entreprises”, explique Patrick O’Hare, de Briefing.com, et certaines “méga-capitalisations bloquent la dynamique haussière” de la place américaine.Dans les premiers échanges, Meta (Facebook, Instagram) chutait très franchement (-11,74% à 663,40 dollars) après avoir tenté mercredi de justifier une nouvelle accélération de ses dépenses records dans l’intelligence artificielle (IA), accueillie avec inquiétude par les marchés.En revanche, Alphabet, maison mère de Google, était recherché (+2,41% à 281,79 dollars). Ses résultats ont dépassé les prévisions des analystes au troisième trimestre, profitant de la montée en puissance de son activité d’informatique à distance (cloud).Microsoft a également enregistré des résultats meilleurs que prévu mais glissait de 2,23% à 529,50 dollars.”Il semble que tous les grands acteurs vont certainement poursuivre, voire accélérer, leurs dépenses dans le domaine de l’IA”, remarque Kim Forrest, de Bokeh Capital Partners.Sont attendus aussi jeudi, mais après la clôture, les trimestriels d’Apple et Amazon.La veille, le géant des puces Nvidia avait dépassé le seuil historique des 5.000 milliards de capitalisation boursière, preuve supplémentaire de l’appétit des investisseurs pour l’intelligence artificielle.”Nous avons tous le sentiment intuitif qu’il se forme une +bulle IA+, mais nous ne savons pas comment cela va se passer”, note Mme Forrest.Sur le plan commercial, les dirigeants Donald Trump et Xi Jinping se sont entendus jeudi pour apaiser leur conflit lors d’une rencontre en Corée du Sud qualifiée par le président américain de “grand succès”.Le chef d’Etat américain a annoncé un accord sur les terres rares, le soja et certains droits de douane liés au fentanyl après ses entretiens avec son homologue chinois.”Ces négociations prennent du temps”, le marché continue donc d’adopter une attitude prudente, explique Kim Forrest.Sur le plan monétaire, la Fed a réduit mercredi ses taux d’intérêt pour la deuxième fois d’affilée, une décision qui n’a toutefois pas fait l’unanimité en son sein, son président prévenant qu’une détente supplémentaire était “loin” d’être acquise à la réunion de décembre.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’État américain se tendait encore, évoluant autour de 4,10% contre 4,06% mercredi en clôture.A la cote, le géant américain des cafés Starbucks lâchait 0,67% à 83,61 dollars. Le groupe a annoncé mercredi une hausse de son chiffre d’affaires au quatrième trimestre de son exercice décalé 2025, une première en près de deux ans, mais son bénéfice net a chuté sur un an sous l’effet de coûts de restructuration.Le groupe de cosmétiques Estée Lauder, en perte de vitesse depuis plusieurs mois, est parvenu à dégager un chiffre d’affaires meilleur qu’attendu au premier trimestre de son exercice décalé, et a fait état d’une reprise des ventes en Chine. Il prenait 2,30% à 99,58 dollars.Le groupe pharmaceutique américain Merck était boudé (-2,16% à 84,69 dollars) malgré un bénéfice net et un chiffre d’affaires en progression.La biotech américaine Metsera, spécialisée dans les traitements contre l’obésité s’envolait (+21,38% à 63,38 dollars) après que le laboratoire danois Novo Nordisk a annoncé jeudi soumettre une offre de rachat d’au moins 6 milliards de dollars.

Wall Street: Meta plonge de plus de 11% à l’ouverture après ses résultats trimestriels

L’action de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) chute jeudi de plus de 11% à la Bourse de New York, au lendemain de la publication d’un bénéfice net en chute libre au troisième trimestre en raison d’une charge fiscale exceptionnelle.Dans les premiers échanges à Wall Street, le titre perdait 11,73%, à 663,49 dollars, soit une perte virtuelle de plus de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière.