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Italie: mise sous séquestre de plus d’un milliard d’euros d’actions de Campari

La justice italienne a ordonné vendredi la mise sous séquestre d’actions d’une valeur de 1,3 milliard d’euros détenues dans le groupe de spiritueux Campari par une holding luxembourgeoise, accusée de fraude fiscale.L’enquête de la police financière de Milan a établi que la holding luxembourgeoise, Lagfin, a absorbé lors d’une opération de “fusion par incorporation” sa propre société italienne qui détenait la majorité des actions de Campari, selon les médias de la péninsule.Lors de cette opération, la holding n’aurait pas déclaré des plus-values d’environ 5,3 milliards d’euros de sa société italienne contrôlant Campari, alors qu’elle aurait dû le faire et payer des impôts sur ces plus-values.Ces 1,3 milliards d’euros en actions ordinaires de Campari représentent le montant des impôts qui auraient dû être payés.Contacté par l’AFP vendredi soir, le groupe Campari n’avait pas réagi dans l’immédiat.Ce groupe contrôle, outre la liqueur du même nom, de nombreuses marques de spiritueux, les whisky Wild Turkey ou Glen Grant, le cognac Courvoisier ainsi que d’autres marques de gin, tequila ou vodka.Campari a une valorisation boursière d’environ sept milliards d’euros à la Bourse de Milan.

Salon du chocolat: derrière la douceur, l’âpreté du prix

Ils se remettent tout juste de la flambée des cours du cacao mais, au Salon du chocolat, les acteurs du secteur, du cacaoculteur au chocolatier, soulignent la nécessité de maintenir un bon niveau de prix pour que perdure la précieuse fève.En deux ans, les prix internationaux ont quasiment triplé, à 8.000 dollars la tonne sur 2024/25, avec des pointes à 12.000, selon le prix ICCO (combinant les prix à terme aux Bourses de Londres et New York).En cause, une production réduite au Ghana et en Côte d’Ivoire, les plus gros fournisseurs, du fait d’aléas climatiques, de maladies, mais aussi de cacaoyers vieillissants.Aujourd’hui les cours refluent, un peu, mais les artisans du chocolat accusent le coup.”Il y a beaucoup de défauts de trésorerie, même de grosses entreprises de transformation ont pris des restrictions budgétaires”, raconte Thierry Lalet, président de la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France. “Pour certains il faut que Noël arrive vite.”Selon une enquête de la Confédération, les artisans ont vu leurs coûts d’approvisionnement augmenter de 30% mais n’ont augmenté leurs prix que de 12-15%. Souvent les tablettes, produit d’appel, sont restées au même tarif et l’offre de bonbons a été revue, avec plus de caramels, de pralinés, etc.Mais Thierry Lalet insiste: le prix de la fève doit rester à un bon niveau.L’enjeu est de “sauvegarder l’outil de travail”, explique-t-il. “Il vaut peut-être mieux consommer un peu moins de chocolat mais qu’il soit un peu plus qualitatif et que nos fournisseurs de cacao vivent mieux, parce que si on n’a plus de fèves, on n’aura plus notre métier non plus”.- Quel prix demain ? -La filière sort de dix ans de cours de cacao trop bas pour faire vivre les planteurs, petits producteurs plus ou moins organisés en coopératives, confrontés à une nuée d’intermédiaires avec au bout quelques géants du négoce. Jusqu’à récemment, plus de 70% vivaient sous le seuil de pauvreté.Conséquence, ils ne trouvent pas de successeurs et des cacaoyers en fin de vie ne sont pas renouvelés quand il faudrait investir pour protéger les plants des bouleversements climatiques.Pour les coopératives aussi, la hausse des prix a d’abord été un choc, témoigne Cily Dias Sanchez, gérante de la coopérative Ceproaa, au Pérou: “Nous avons d’abord manqué de fonds pour acheter le cacao à nos membres.”Mais être payé plus “a remobilisé les producteurs et leurs familles, la productivité a augmenté. Avant on payait 10 sols le kilo de fèves sèches (3,5 dollars), aujourd’hui 40 sols.”A Madagascar, la rémunération est passée de 1 à 9 dollars par jour, indique un autre responsable.Pour la qualité, ce boom n’a pas forcément aidé, explique Yann Gaitan, sourceur chez Valrhona: “les prix sont si élevés que produire un cacao de qualité perd un petit peu en attractivité. Donc on a constaté une baisse générale de la qualité dans le monde, et trouver du cacao bio sur les marchés en 2025 a été un vrai défi”.Depuis, les cours ont reculé, à 6.000 dollars la tonne. Et demain?”Je ne pense pas, je n’ose pas imaginer, que les prix vont vraiment diminuer”, dit Michel Arrion, directeur général de l’Organisation internationale du cacao (ICCO). “Nous devons tous nous mobiliser pour stabiliser les prix et la durabilité.””Un cacao durable c’est un cacao d’agroforesterie et ça, c’est un prix minimum aux alentours de 5.000-6.000 dollars”, souligne Christophe Eberhart, cofondateur d’Ethiquable, qui estime que les poids lourds du secteur ne suivront pas.Thierry Lalet est plus optimiste: “L’artisanat c’est 10% du chocolat consommé en France. Mais on peut influer sur les industriels.”Au Salon du chocolat, porte de Versailles à Paris jusqu’au 2 novembre, les stands se succèdent, beaucoup mettent en avant provenances, petits producteurs…”Le consommateur il y a quelque temps, voulait du 70% ou du 80% de cacao. Aujourd’hui, même si le prix reste important, on voit un intérêt de plus en plus important pour la traçabilité, savoir que c’est la fève de telle plantation et que le chocolatier traite la chaîne de A à Z”, note Marianne Chandernagor, directrice de cette 30e édition au public toujours familial (environ 100.000 visiteurs en cinq jours).

Menacée par la paralysie budgétaire, l’aide alimentaire aux Etats-Unis obtient un sursis

Le principal programme public d’aide alimentaire aux Etats-Unis a obtenu un répit vendredi après qu’un juge a ordonné à l’administration Trump de maintenir cette aide dont dépendent des dizaines de millions d’Américains, à quelques heures de sa suspension en raison de la paralysie budgétaire.Après plus de quatre semaines de “shutdown” et la mise au chômage technique de centaines de milliers de fonctionnaires, des perturbations dans le trafic aérien ou encore la fermeture de parcs nationaux, les effets du blocage doivent s’étendre à d’autres pans de la population à partir de minuit dans la nuit de vendredi à samedi.”Vous allez avoir de vrais gens, de vraies familles — vous allez avoir des enfants — qui souffriront de la faim dès ce week-end”, a lancé le ténor républicain Mike Johnson, qui a accusé l’opposition démocrate de “continuer leurs jeux politiciens à Washington”.Samedi, l’Etat fédéral devait cesser ses versements au programme SNAP d’aide alimentaire, sur lequel reposent plus de 42 millions d’Américains selon les données officielles.La ministre de l’Agriculture de Donald Trump, Brooke Rollins, affirme que le programme sera à court de fonds après un mois de “shutdown”.A la demande d’associations, un juge fédéral a cependant ordonné vendredi au gouvernement d’utiliser des fonds d’urgence afin de continuer ses versements à destination de SNAP.Mais Brooke Rollins avait refusé plus tôt vendredi de dire si son ministère respecterait une décision judiciaire en ce sens.”Nous examinons toutes les options”, avait-elle déclaré à CNN.- “Consternée” -Face au potentiel tarissement de l’aide alimentaire, certains Américains organisent déjà une chaîne de solidarité.”Je suis tout simplement consternée par la manière dont notre pays traite les familles et les enfants”, a déclaré à l’AFP Kerry Chausmer, une habitante de la proche banlieue de Washington qui va aider deux familles à payer leurs courses en l’absence d’aide.Samedi les nouveaux coûts d’assurance santé seront connus pour les plus de 24 millions d’Américains dont la couverture passe par le programme fédéral “Obamacare”.Avec l’expiration attendue à la fin de l’année de subventions publiques pour ce programme, les coûts risquent d’exploser selon le cercle de réflexion KFF.Une personne payant le coût moyen de 888 dollars en 2025 devrait ainsi s’acquitter de 1.906 dollars en 2026, estime KFF.La question des subventions pour “Obamacare” est au coeur de la confrontation au Congrès entre républicains et démocrates, qui ne parviennent pas à s’entendre sur un nouveau budget.Le parti de Donald Trump propose de prolonger le budget actuel, avec les mêmes niveaux de dépenses, tandis que l’opposition réclame une prolongation de ces subventions.Même si les républicains sont majoritaires au Sénat, plusieurs voix démocrates sont nécessaires pour adopter un budget.- Turbulences -La plupart des sondages indiquent jusque-là que les Américains montrent principalement du doigt le parti présidentiel. Selon une enquête d’opinion pour ABC et le Washington Post publiée jeudi, 45% des interrogés attribuent la responsabilité du blocage en premier à Donald Trump et aux républicains au Congrès, contre 33% aux élus démocrates.Alors que la solde des militaires avait pu être versée en octobre après une décision de Donald Trump, il n’est pas certain qu’une telle mesure soit possible pour novembre. Et les plus d’1,3 million d’Américains sous les drapeaux pourraient se joindre aux 1,4 million de fonctionnaires dont la paie est déjà gelée depuis un mois.Parallèlement, les perturbations continuent dans le trafic aérien en raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissant de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire.L’aéroport JFK à New York, l’un des plus importants du pays, a ainsi dû cesser tout départ et toute arrivée pendant une heure et demie vendredi.Côté démocrate comme républicain, certains espèrent qu’une issue à la crise pourrait venir d’une intervention de Donald Trump, resté jusque-là à la marge des débats.Vendredi, le président américain a réitéré sa promesse de négocier avec les démocrates sur leurs revendications, mais seulement après la levée du “shutdown”. “On va se voir très rapidement, mais ils doivent rouvrir le pays”, a assuré le républicain à son arrivée en Floride où il passera le week-end dans sa luxueuse résidence Mar-a-Lago.”C’est de leur faute, tout est de leur faute”, a ajouté Donald Trump.

La Bourse de Paris termine dans le rouge, minée par des résultats d’entreprises

La Bourse de Paris a terminé dans le rouge vendredi, minée par des résultats d’entreprises jugés un peu moins solides et lourdement sanctionnés par les investisseurs.L’indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a terminé en baisse de 0,44%, soit une perte de 36,22 points, pour finalement s’établir à 8.121,07 points.Jeudi, il avait terminé en repli de 0,53%. Le CAC 40 s’affiche cependant en hausse de 2,85% sur le mois.Les performances des indices boursiers sur la séance “reflètent ce que l’on a observé au niveau des publications de résultats d’entreprises: les Etats-Unis ont des résultats solides, face à des publications moyennes en Europe avec des sociétés qui font a peu près ou un peu moins que ce qui est attendu”, résume pour l’AFP Florian Allain, gérant de portefeuilles à Mandarine Gestion.”Cette saison des résultats est incontestablement devenue une +saison américaine+, les chiffres européens faisant pâle figure en comparaison”, affirme également Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier IM.”Soit les bénéfices anticipés sont déjà intégralement reflétés dans les cours (…), soit ils déçoivent (…), soulevant des questions quant à la compétitivité européenne”, poursuit-il.- L’assurance et la réassurance en berne -Le réassureur Scor a publié vendredi un bénéfice net de 217 millions d’euros au troisième trimestre, signe de la poursuite du redressement de ses comptes cette année et d’un moindre impact des catastrophes naturelles, mais s’est vu lourdement sanctionné en Bourse vendredi.Le titre Scor a chuté de 12,98% à 26,28 euros.”La réaction est sévère”, concède M. Allain. Pour le gérant, il s’agit là d’une sanction car le “ratio de solvabilité est faible par rapport à ses concurrents” dans le secteur de la réassurance, comme Swiss Re.Scor est “l’un des acteurs qui n’a pas les moyens de monter son dividende et faire des programmes de rachat d’action, ce que font les concurrents”, poursuit-il.L’assureur Axa a quant a lui publié jeudi un chiffre d’affaires en hausse de 6% à 89,4 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, une “très bonne performance” portée par l’intégralité de ses géographies et ses métiers, indique-t-il. Le titre Axa a toutefois perdu 4,35% à 37,63 euros, la pire performance du CAC 40 vendredi.Malgré des “résultats corrects”, M. Allain relève “des petits éléments un peu moins bon” notamment pour l’assurance d’entreprises aux Etats-Unis.

La CGT n’ira pas au lancement de la conférence Travail et Retraites mardi, contrairement à la CFDT

La CGT ne participera pas mardi au lancement de la conférence Travail et Retraites, inititée par le gouvernement, mettant en avant un problème d’agenda, tandis que la cheffe de file de la CFDT Marylise Léon a confirmé sa participation à l’AFP.”C’est le jour de notre CCN (comité confédéral national), le parlement de la CGT. Évidemment que la CGT ne pourra pas être là”, a déclaré à l’AFP Sophie Binet.”Je veux dire au ministre du Travail, que s’il souhaite la participation de la CGT, il faut que le calendrier, le contenu, les modalités, l’animation de cette fameuse conférence travail dont on ne sait rien, soit décidé et travaillé avec l’ensemble des organisations syndicales, y compris la CGT”, a-t-elle encore expliqué.Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé vendredi le lancement dès mardi de cette conférence voulue par le Premier ministre, le jour de l’ouverture des débats à l’Assemblée sur le budget de la sécurité sociale (PLFSS) où la suspension de la réforme des retraites sera un sujet clé.Le ministère a précisé qu’il s’agira d’une réunion “consacrée à la présentation de cette initiative ainsi qu’à de premières discussions sur le format et la méthode de travail envisagés”.”Si la conférence travail, c’est qu’on nous invite pour tenir les chandelles entre celles et ceux qui veulent un système à points et ceux qui veulent la capitalisation, c’est sans nous. Nous, ce que nous voulons, c’est un cadre sérieux pour parler du financement du système de retraite par répartition, pour parler du financement de l’abrogation de la réforme des retraites”, a souligné Sophie Binet.La CGT sera la seule des cinq organisations syndicales représentatives à être absente de la réunion de mardi.En plus de Marylise Léon, le président de la CFTC Cyril Chabanier a confirmé à l’AFP sa participation, ainsi que FO qui sera représenté par sa numéro deux Patricia Drevon et son responsable pour la fonction publique Christian Grolier.La CFE-CGC sera de son côté représentée par Christelle Thieffinne et Maxime Legrand, a indiqué son président, François Hommeril.

Les Bourses européennes finissent dans le rouge

Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge vendredi, freinées par une salve de résulats d’entreprises qui peinent à convaincre.La Bourse de Paris a clôturé en baisse de 0,44% tout comme Londres, Fancfort a cédé 0,67% et Milan a fini proche de l’équilibre (-0,06%).

Les métallos de Novasco seront fixés sur leur sort le 12 novembre

Reprise partielle ou liquidation? Le tribunal judiciaire de Strasbourg décidera le 12 novembre du sort des quelque 760 salariés de l’aciériste Novasco, en fonction de la crédibilité des offres de deux repreneurs présentées vendredi.La chambre commerciale a interrogé, à huis clos, les repreneurs potentiels, l’industriel Europlasma et le groupe ardennais Métal Blanc, sur leurs capacités de financement pour reprendre l’ex-Ascométal, qui compte actuellement quatre usines en France.Elle leur a donné deux semaines pour retravailler leurs offres et donner des preuves de la solidité de leur plan, a indiqué à la sortie du tribunal Yann Amadoro, délégué syndical CGT qui a assisté à l’audience aux côtés de salariés du principal site, l’aciérie électrique d’Hagondange (Moselle).”Il ne suffit pas de dire +j’ai tant de millions+, il faut des preuves. Et ça, aucun des deux candidats n’a pu le faire aujourd’hui”, a-t-il regretté.Si aucune des deux propositions n’est jugée suffisamment convaincante, alors le tribunal pourra prononcer la liquidation du groupe.Parmi les deux repreneurs potentiels, Europlasma envisagerait de reprendre les quatre sites, à Saint-Etienne, Custines (Meurthe-et-Moselle), Leffrinkoucke près de Dunkerque (Nord) et surtout Hagondange, mais au prix de licenciements (75 salariés seraient repris sur 450). Métal Blanc n’a en revanche cantonné son offre qu’à un seul site, celui de Leffrinkoucke.”Sur les autres sites, il y a trop de besoins financiers”, a déclaré à l’AFP le directeur de la communication de Métal Blanc, Bruno Guillen. “C’est trop gros pour nous”.- “On a cru en vous” -Le directeur général de Métal Blanc, Julien Baillon, a été interpellé par des salariés à sa sortie du tribunal, où la CGT avait installé une tente et posé des banderoles sur lesquelles on pouvait lire “Novasco, l’acier décarboné qu’on veut garder”.”Je sais le crève-cœur que c’est pour tout le monde, mais on n’avait pas d’autre choix. Je pense que personne n’aurait souhaité qu’on s’engage et qu’on refasse un fiasco comme les années précédentes”, a justifié Julien Baillon.”Beau parleur!”, l’ont coupé d’autres salariés, certains laissant échapper des grossièretés.”Vous nous devez des excuses, Monsieur Baillon, à tous autant qu’on est ici. Parce qu’on a cru en vous”, lui a dit, au bord des larmes, une salariée, Flavie Michel.”Quand on nous a dit qu’on passait une énième fois en redressement judiciaire, on s’était dit que c’était fini, on s’était fait une raison”, a-t-elle dit à l’AFP a posteriori.”Il nous a remis de l’espoir, et le soufflé est redescendu. Où on va? Qu’est-ce qu’on va faire demain? Qu’est-ce qu’on va faire, licenciés 15 jours avant Noël? C’est un drame pour 450 familles sur le bassin de Hagondange.”- “Non-sens” -Novasco, qui fabrique des aciers spéciaux, notamment pour le secteur automobile, en est à son quatrième redressement judiciaire depuis 2014.Le groupe avait été repris en 2024 par le fonds d’investissement britannique Greybull Capital, qui avait promis d’y injecter 90 millions d’euros tandis que l’Etat verserait 85 millions.Si l’Etat a globalement tenu ses engagements financiers, Greybull n’a apporté que 1,5 million d’euros, selon les syndicats.”Il y a un autre investisseur qui se positionne sur ce site-là (Hagondange, NDLR), peut-être pas pour toute l’activité”, a déclaré jeudi le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, interrogé sur BFM Business, sans plus de précisions.Les syndicats en appellent aux pouvoirs publics pour sauver cette aciérie électrique, dont la disparition serait, selon eux, un “non-sens écologique et stratégique”.”Ce que je sais, c’est qu’on va se battre jusqu’au bout sur ce sujet-là”, a assuré Sébastien Martin, annonçant qu’il verrait la semaine prochaine l’ensemble des élus locaux “pour envisager toutes les possibilités sur ce site”.L’industrie sidérurgique européenne multiplie les plans de licenciements, souffrant entre autres de la concurrence chinoise, des coûts élevés de l’énergie, ainsi que des difficultés des constructeurs automobiles, gros consommateurs d’acier.

Budget: “journée majeure” à l’Assemblée, le PS attend Lecornu sur une alternative à Zucman

Au cours d’une “journée majeure” à l’Assemblée, les députés ont commencé à s’attaquer à la taxation des hauts patrimoines, avec une droite à l’offensive pour limiter la pression fiscale, au grand dam de la gauche qui s’apprête à défendre sa taxe Zucman, sans trop d’illusions sur son adoption.Signe de l’importance du moment, le Premier ministre est présent dans l’hémicycle, après un déjeuner avec les responsables socialistes Olivier Faure et Boris Vallaud qui le menacent de censure en cas de refus du gouvernement d’imposer les hauts patrimoines.Mais la recherche d’un compromis pour doter la France d’un budget s’annonce toujours aussi difficile.”Nous n’avons pas avancé ni abouti”, a déclaré le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, à l’issue du déjeuner à l’initiative du Premier ministre.   Plus tôt, M. Faure avait reconnu que la taxe Zucman ne serait “vraisemblablement” pas adoptée, du fait de l’opposition du bloc central, de la droite et du RN, mais dit attendre du gouvernement des mesures alternatives de “justice fiscale”.Le vote en début d’après-midi d’une première mesure visant à taxer les  holdings, outil économique parfois détourné par des ultra-riches pour contourner l’impôt, ne suffira pas.  Encore moins depuis que la mesure du gouvernement a été rabotée dans l’hémicycle par la droite, qui en a largement restreint l’assiette, et “vidé de sa substance”, selon plusieurs députés de gauche.A l’inverse, le chef des députés LR, Laurent Wauquiez, s’est réjoui, par ce vote, “d’arrêter la folie fiscale et la taxe mania” du projet de budget.Les contours de la copie finale s’annoncent d’ores et déjà peu lisibles, alors que s’enchaînent les renversements d’alliances de circonstances.  Ainsi, l’Assemblée a adopté plusieurs taxes visant les multinationales, grâce aux voix de la gauche et l’extrême droite.Mais vendredi, les votes du RN penchaient davantage du côté des LR, les élus d’extrême droite se prononçant en faveur de leur taxe holding rabotée, un “hommage”, selon Jean-Philippe Tanguy (RN), à l’impôt sur la fortune financière qu’ils défendent.En outre, Marine Le Pen a déjà annoncé qu’elle n’approuverait pas la taxe Zucman, refusant comme le bloc central et la droite une imposition sur les “biens professionnels”, jugés néfaste à l’économie.L’occasion pour La France insoumise d’accuser l’extrême droite de “se coucher devant la macronie” en sauvant “les holdings et les milliardaires”. – Retour de l’ISF ? -Dans la foulée, les députés ont commencé à débattre de la taxe de l’économiste Gabriel Zucman, un impôt minimum de 2% sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros, défendue à l’unisson par la gauche.Les socialistes proposeront en sus un compromis: 3% à partir de 10 millions d’euros, mais en excluant les entreprises innovantes et familiales.La mesure ne semble toutefois pas convaincre davantage le reste de l’hémicycle.Alors dans la matinée, Olivier Faure, qui demande au gouvernement des mesures fiscales pour “recueillir les milliards dont nous avons besoin” sur les milliardaires et non pas sur les classes populaires, a suggéré deux pistes. Le retour à l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) supprimé en 2017 et une modification de la “niche Dutreil”, utilisée par certaines grandes fortunes pour diminuer les droits de succession lors des héritages.L’équation est difficile pour le Premier ministre car, du fait de l’opposition déjà actée du RN et de LFI, pour que le budget soit voté, il faut à la fois “que les socialistes, les écologistes, les communistes s’abstiennent” et “que la droite puisse le voter” en plus du bloc central.- Suspense sur les retraites ? -Dans l’ombre de l’hémicycle, la commission des Affaires sociales examine le budget de la sécurité sociale. Les enjeux sont moindres puisque les députés repartiront dans l’hémicycle, la semaine prochaine, de la copie initiale du gouvernement.Plusieurs points chauds seront abordés, notamment le gel des prestations sociales. Mais le vote attendu sera celui sur la suspension de la réforme des retraites, autre condition de la non-censure du PS.S’il existe une majorité à l’Assemblée pour abroger purement et simplement la réforme, le sort de cet article en commission est incertain.LR et Horizons (le parti d’Edouard Philippe) proposeront sa suppression, et pourraient être soutenus par des macronistes. Le RN devrait voter pour, selon une source au groupe, tout comme les socialistes.Les Ecologistes, eux, s’abstiendront. Les Insoumis voteront en commission contre “une fausse suspension de la réforme des retraites mais une vraie confirmation de la retraite à 64 ans”, a justifié le groupe.sac-bpa-cma-sl/jmt/bfi

Wall Street progresse, à nouveau soutenue par la tech

La Bourse de New York évolue en hausse vendredi, profitant d’un regain d’intérêt pour les valeurs technologiques après les résultats d’Amazon et Apple, au lendemain d’une séance de recul en raison de la contreperformance de Meta.Vers 14H00 GMT, le Dow Jones grappillait 0,11%, l’indice Nasdaq avançait de 0,91% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,44%.”C’est incroyable comme l’humeur peut changer” au sein des investisseurs, relève auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.Jeudi, la place américaine avait mis en pause sa progression dans le sillage de la chute de Meta. Le propriétaire des réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp avait été sanctionné pour son bénéfice largement en deçà des attentes et ses perspectives d’investissements encore plus massifs pour soutenir sa course à l’intelligence artificielle (IA).Mais pour cette fin de semaine, les investisseurs “se montrent à nouveau enthousiastes à l’égard des actions technologiques à forte capitalisation”, souligne Steve Sosnick.Les bons résultats du géant américain Amazon n’y sont pas pour rien: l’action de la cinquième plus grande capitalisation mondiale prenait vers 14H00 GMT 11,51% à 248,52 dollars en raison d’une nette croissance des revenus de l’informatique à distance (cloud).Patrick O’Hare, de Briefing.com, note aussi “un certain soulagement”.A l’exception de Nvidia, les performances financières des “Sept Magnifiques”, le surnom donné aux grands noms du secteur technologique, sont désormais connues, “et celles-ci ont clairement montré qu’il y avait encore de la croissance à venir”, estime l’analyste.”Le marché est hypersensible à tout ce qui touche aux résultats de l’IA, car une grande partie du mouvement haussier (à Wall Street) repose sur les promesses de l’intelligence artificielle”, rappelle Steve Sosnick.Côté indicateurs, la séance de vendredi est marquée par l’absence de la publication de l’indice d’inflation PCE, jauge préférée de la banque centrale américaine (Fed), en raison de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis.”Cela correspond à ce que Jerome Powell (le président de la Fed, ndlr) disait mercredi, sur les raisons pour lesquelles de prochaines baisses de taux ne sont pas une évidence” en l’absence d’une entrevue claire de l’état de santé de l’économie américaine, explique Steve Sosnick.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’État américain se détendait légèrement, évoluant autour de 4,08% contre 4,10% à la clôture la veille.Au tableau des valeurs, Apple (-0,33% à 270,50 dollars) était légèrement sanctionné pour les ventes d’iPhone décevantes durant le quatrième trimestre de son exercice décalé (clôturé fin septembre).Le groupe de Cupertino (Californie) a cependant compensé les mauvaises ventes de smartphones par les services (+15%), moteur de croissance depuis plusieurs trimestres, et a affiché un haut niveau de rentabilité.La société de minage (création de monnaie numérique) Core Scientific (+5,98% à 21,98 dollars) profitait de l’annonce de l’échec de sa tentative de rachat par la start-up américaine spécialisée dans le cloud CoreWeave (+2,74% à 134,65 dollars).Le groupe américain spécialisé dans le stockage numérique Western Digital (+6,57% à 147,21 dollars) profitait de résultats supérieurs aux attentes, notamment un bénéfice net par action de 1,78 dollar contre 1,58 dollar escompté par les analystes.

Wall Street: Amazon s’envole de plus de 11% à l’ouverture porté par ses résultats trimestriels

L’action du géant américain Amazon décolle vendredi de plus de 11% à la Bourse de New York, après la publication la veille de résultats trimestriels affichant une nette croissance des revenus de l’informatique à distance (cloud).Vers 13H50 GMT à Wall Street, le titre touchait un record, s’envolant de 11,62%, à 248,76 dollars, soit un gain virtuel de plus de 250 milliards de dollars de capitalisation boursière.”Amazon est présent sur tous les fronts, avec ses activités de vente au détail, de publicité et de cloud qui affichent toutes une forte croissance”, résume Sky Canaves, de eMarketer.Le géant du commerce et de l’informatique en ligne a porté son chiffre d’affaires à 180,2 milliards de dollars au troisième trimestre, en hausse de 13% sur un an. Il prévoit de poursuivre sur sa lancée pour atteindre entre 206 et 213 milliards au prochain trimestre.Amazon a dégagé un bénéfice net trimestriel de 21,2 milliards contre 15,3 milliards l’an dernier, dopé notamment par un gain comptable exceptionnel avant impôts de 9,5 milliards de dollars, lié à son investissement dans la start-up d’intelligence artificielle (IA) Anthropic, créatrice du modèle Claude et concurrent de ChatGPT.Le groupe a surtout mis en avant les performances de sa filiale Amazon Web Services (AWS), numéro 1 mondial du cloud, engagée dans une course aux investissements dans l’IA face à ses poursuivants en croissance, Microsoft Azure et Google Cloud. Compte tenu de la croissance d’AWS, “nous pensons que les investisseurs ont retrouvé confiance dans la capacité (d’Amazon) à conserver une position de leader dans le domaine de l’IA”, commente Daniel Ives, de Wedbush.Jeudi, Meta (Facebook, Instagram) avait chuté de plus de 11% à la fermeture de la place américaine, plombée par un bénéfice net en chute libre au troisième trimestre et la perspective d’investissements toujours plus massifs dans la course à l’IA générative.”Une question clé sera de savoir si Amazon prévoit d’augmenter encore ses dépenses d’investissement déjà énormes dans les infrastructures d’IA, compte tenu des récentes annonces de ses concurrents”, souligne Sky Canaves.