Test

L’OMS appelle à réguler les nouveaux produits à base de nicotine

E-cigarettes jetables, sachets de nicotine aux saveurs sucrées: ces nouveaux produits visant les jeunes font peser un danger sur la lutte contre la dépendance au tabac et la nicotine, a souligné l’OMS lundi, appelant tous les pays à légiférer sur ces produits.”Les écoles sont le nouveau front de la guerre contre le tabac et la nicotine, où les entreprises recrutent activement une génération de toxicomanes”, a souligné lundi directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, à l’ouverture de la 11e conférence de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT).Depuis 20 ans, la consommation de tabac chez les jeunes “a diminué d’un tiers à l’échelle mondiale, incitant les fabricants de tabac à développer de nouveaux produits pour attirer de nouveaux clients”, a exposé M. Tedros. Selon l’OMS, les industriels présentent les cigarettes électroniques comme moins nocives que les cigarettes traditionnelles, mais en réalité, ils ciblent agressivement les jeunes et les rendent dépendants. Au moins 15 millions d’enfants entre 13 et 15 ans dans le monde y ont désormais recours, note l’organisation.M. Tedros a souligné que “rien ne prouve” le bénéfice de ces produits pour la santé publique. Au contraire, selon lui, “des preuves de leur nocivité s’accumulent”.”Dans 63 pays pour lesquels des données sont disponibles, la prévalence du vapotage chez les adolescents est en moyenne neuf fois supérieure à celle observée chez les adultes”, a encore alerté M. Tedros.  Le directeur de l’OMS a rappelé que les 180 États qui ont ratifié la CCLAT, allaient examiner d’ici la fin de la conférence samedi “un point de l’ordre du jour relatif aux mesures de prévention de la dépendance à la nicotine et à la protection (…) contre le discours de réduction des risques véhiculé par l’industrie du tabac”. “Soyons clairs : les entreprises qui fabriquent ces produits ne sont pas motivées par la réduction des risques ni par la santé publique ; elles ne sont motivées que par une seule chose : des profits colossaux pour leurs actionnaires”, a encore tonné M. Tedros. L’OMS recommande que tous les pays réglementent les sachets de nicotine, les cigarettes électroniques, les produits de tabac chauffé et le tabac sans fumée, au moins aussi strictement que les produits classiques. “Plusieurs pays ont interdit ces produits. Ceux qui ne l’ont pas fait devraient appliquer des contrôles stricts sur les arômes, l’emballage, le marketing et les ventes, protéger contre les ingérences de l’industrie et faire respecter les restrictions d’âge”, a exhorté le directeur de l’OMS. Vingt ans après l’entrée en vigueur de la CCLAT – qui avait permis des mesures globales de lutte contre le tabagisme – la 11e conférence (ou COP 11) doit aborder les questions liées à la dépendance des plus jeunes mais aussi à d’autres thèmes tels que la pollution des mégots ou le commerce illégal de tabac.

Wall Street en hausse, les résultats de Nvidia en ligne de mire

Après une ouverture dans le rouge, la Bourse de New York évoluait en hausse lundi, à l’aube d’une semaine marquée par les résultats du géant des puces Nvidia dans un contexte d’inquiétudes grandissantes autour des valorisations faramineuses du secteur de l’intelligence artificielle (IA).Vers 15H00 GMT, l’indice Nasdaq prenait 0,62% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,27%. Le Dow Jones était à l’équilibre (-0,01%).”Tous les regards sont tournés vers les résultats de Nvidia, attendus mercredi”, résume auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.Première capitalisation mondiale et tête de proue de la course à l’IA, “il appartiendra au groupe de renverser ou non la tendance négative qui s’est installée autour du secteur”, ajoute l’analyste.La place américaine a montré des signes d’inquiétudes ces dernières semaines, alors que les spécialistes craignent de plus en plus que certaines valorisations soient allées trop vite, trop haut. Et la compétition féroce pour le développement de l’IA générative a conduit les géants du secteur à multiplier leurs dépenses d’investissement, à coups de dizaines, voire de centaines de milliards de dollars.Le marché se trouve “dans une phase où les valeurs technologiques sont volatiles et où les investisseurs s’inquiètent d’une bulle spéculative autour de l’IA”, souligne Daniel Ives, de Wedbush Securities.Nvidia reculait lundi de 1,23% à 187,82 dollars. En parallèle, le marché va devoir digérer cette semaine une série d’indicateurs macroéconomiques, dont la publication a été retardée par la fermeture des services publics (“shutdown”) du 1er octobre au 12 novembre.Le rapport sur l’emploi en septembre aux États-Unis sera particulièrement scruté par les investisseurs, car il pourra donner des informations sur le cap privilégié par la banque centrale américaine (Fed) lors de sa prochaine réunion.La présidente de la Fed de Boston Susan Collins, qui vote cette année sur les taux directeurs, a affirmé la semaine passée que “la barre (était) plutôt haute” pour envisager une nouvelle détente des taux à court terme, en ajoutant qu’elle voudrait d’abord s’assurer que l’inflation décélère “durablement”.Les acteurs du marché sont désormais partagés sur la possibilité de voir une baisse des taux lors de la prochaine réunion de l’institution en décembre. Ils étaient quasi-unanimes un mois plus tôt.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain évoluait autour de 4,14% contre 4,15% vendredi en clôture.Au tableau des valeurs, Alphabet (maison mère de Google) était recherché (+5,51% à 291,65 dollars) après l’annonce vendredi d’une prise de participation d’environ 4 milliards de dollars par le conglomérat Berkshire Hathaway.Le fabricant d’ordinateurs et serveurs Dell (-4,91%) et son concurrent HP (-2,96%) pâtissaient d’une mauvaise notation de la banque d’investissement Morgan Stanley.La plateforme de streaming Netflix évoluait dans le vert (+0,28% à 111,53 dollars) après un ajustement du prix de son action, divisé par dix. Pour une action Netflix, les investisseurs en possèdent désormais dix à prix réduit.Les investisseurs attendent jeudi les performances financières du géant américain des hypermarchés Walmart (+0,19% à 102,68 dollars), qui pourront donner une idée du niveau de la consommation des ménages américains.

Macron et Zelensky signent un accord d’armement “historique”, l’Ukraine veut acheter 100 Rafale

Volodymyr Zelensky a signé lundi avec Emmanuel Macron à Paris une “déclaration d’intention” qu’il a qualifiée d'”historique” en vue de l’achat futur de cent avions de combat français Rafale, dont l’Ukraine entend se doter pour la première fois, et de systèmes de défense aérienne.Cet accord “s’inscrit dans un autre espace de temps” par rapport aux cessions d’armement décidées jusqu’ici par les alliés occidentaux de Kiev pour aider les forces ukrainiennes à repousser l’invasion russe lancée en février 2022, a expliqué le président français devant la presse à l’Elysée.Il s’agit du temps “de la régénération de l’armée ukrainienne dans l’avenir”, afin qu’elle soit “en capacité de dissuader toute nouvelle incursion” une fois la paix ou un cessez-le-feu conclu, a-t-il ajouté.”C’est un accord historique et nous apprécions beaucoup le soutien de la France”, a dit à ses côtés Voldodymyr Zelensky.Auparavant, sur la base aérienne 107 de Villacoublay, au sud-ouest de Paris, des industriels avaient présenté les fleurons de l’armement tricolore au dirigeant du pays en guerre, et les deux présidents avaient signé cette “déclaration d’intention qui porte sur la coopération relative à l’acquisition par l’Ukraine d’équipements de défense français” neufs.Selon Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, l’accord se projette sur un horizon d’une dizaine d’années et porte sur de possibles contrats à venir pour l’acquisition de quelque “100 Rafale”, avec leurs armements associés, ainsi que huit systèmes de défense aérienne SAMP-T nouvelle génération, en cours de développement.- Scandale de corruption -Sont aussi concernés quatre systèmes de radar, “de nouvelles acquisitions de bombes propulsées (AASM Hammer)”, et des drones d’observation, d’attaque ou d’interception, a précisé la présidence française.Le président ukrainien avait déjà signé le mois dernier une lettre d’intention en vue d’acquérir 100 à 150 avions de chasse suédois Gripen.Ce changement d’approche permet de planifier le renforcement à long terme de la défense ukrainienne après une éventuelle issue du conflit.S’agissant des drones et des bombes guidées, Emmanuel Macron a évoqué “des engagements de production d’ici à la fin de l’année et sur les trois années qui viennent”. Sur les Rafale, les délais s’annoncent plus longs, en raison des temps de négociation des contrats, de production et de formation des pilotes.S’agissant du financement, il reste à clarifier mais la France compte avoir recours à la fois à sa propre contribution budgétaire et aux mécanismes européens. Le président français a d’ailleurs relancé la piste de “l’endettement commun” pour que l’Union européenne puisse “continuer d’apporter à l’Ukraine un soutien financier prévisible et stable à long terme” – malgré la résistance allemande.Cette neuvième visite du dirigeant ukrainien en France depuis le début de la guerre intervient alors que la situation sur le front est compliquée pour son pays, à l’orée de l’hiver. L’armée russe, plus fournie et mieux équipée, poursuit depuis des mois ses attaques sur le front et gagne lentement du terrain dans certains secteurs, en dépit de lourdes pertes. Dans la nuit de dimanche à lundi, des frappes russes ont tué au moins trois personnes dans la région de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales.- “Force multinationale” -“Tout est prêt pour la paix. La Russie seule s’y refuse”, a déclaré Emmanuel Macron, condamnant “l’intensification des frappes contre les infrastructures énergétiques”, “preuve supplémentaire de cette agressivité et de ce cynisme”. Le déplacement, après la Grèce dimanche et avant l’Espagne mardi, a lieu aussi au moment où l’Ukraine est ébranlée par un scandale de corruption ayant poussé deux ministres à la démission et forcé Volodymyr Zelensky à prendre des sanctions contre l’un de ses proches.Le président français s’est borné à cet égard à dire sa “confiance” dans son homologue pour mener les “réformes profondes” requises pour l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, “notamment en matière d’État de droit, de transparence, de gouvernance, de lutte contre la corruption”.”Quant à savoir si c’est suffisant (ce qui a été fait pour lutter contre la corruption, ndlr) – non, ce n’est pas suffisant. Nous continuerons les actions correspondantes”, a promis de son côté M. ZelenskyEmmanuel Macron et Volodymyr Zelensky se sont aussi rendus au mont Valérien, à l’ouest de Paris, visiter l’état-major de la “force multinationale Ukraine” que Paris et Londres préparent pour qu’elle puisse être déployée dans le cadre d’un éventuel accord de cessez-le-feu et des “garanties de sécurité” à fournir à Kiev.Mis en place par la “coalition de volontaires”, à laquelle participent, selon l’Elysée, 35 pays en incluant l’Ukraine, cet état-major “fonctionne” et est “dès à présent” capable “de déployer une force dès le lendemain d’un cessez-le-feu”, assure-t-on côté français.Dans l’après-midi à l’Elysée, les deux dirigeants participeront à un “forum drones franco-ukrainien”.

Les tensions Chine-Japon font tanguer la Bourse de Tokyo, l’impact économique inquiète

Compagnies aériennes, cosmétiques, grands magasins… Les groupes liés au tourisme ont plongé lundi à la Bourse de Tokyo, après que la Chine a recommandé à ses ressortissants d’éviter de voyager au Japon, en pleine passe d’armes au sujet de Taïwan, au risque de fragiliser ce secteur-clé de l’économie nippone.A l’origine du regain de tensions: la nouvelle Première ministre japonaise Sanae Takaichi a déclaré le 7 novembre que si “une situation d’urgence” à Taïwan impliquait “le déploiement de navires de guerre et le recours à la force, cela pourrait constituer une menace pour la survie du Japon”.Des propos largement interprétés comme l’indication qu’une attaque contre Taïwan – île dont Pékin revendique la souveraineté – pourrait justifier un soutien militaire de Tokyo à Taipei. Taïwan n’est qu’à 100 km de l’île japonaise la plus proche.Alors que la crise entre Pékin et Tokyo n’a depuis cessé de s’envenimer, la diplomatie chinoise a recommandé vendredi à ses ressortissants “d’éviter de se rendre au Japon dans un avenir proche”, en raison de “risques importants” pour leur sécurité.De quoi alarmer le secteur du tourisme au Japon: à l’heure où l’archipel enregistre des arrivées record de touristes, la Chine est sa première source de visiteurs étrangers.Sur les neuf premiers mois de 2025, l’archipel a accueilli 7,5 millions de visiteurs chinois, selon des chiffres officiels nippons, soit une envolée de 42% sur un an… et un quart du total des touristes étrangers. Attirés par un yen faible, ils ont dépensé l’équivalent de 3,28 milliards d’euros au troisième trimestre.A la Bourse de Tokyo lundi, le fabricant de cosmétiques Shiseido a dévissé de 9,07%. Parmi les grands magasins prisés des touristes, Mitsukoshi a lâché 11,30%, Takashimaya 6,17% et Pan Pacific (enseignes Don Quijote) a perdu jusqu’à 9,7% en séance.Les compagnies aériennes Japan Airlines JAL et ANA ont abandonné environ 3,5%, bien que JAL ait assuré à l’AFP n’avoir pas constaté d’annulations conséquentes.- Annulations sans frais -Le Japon était l’an dernier la quatrième destination favorite des voyageurs de Chine continentale. Et en 2024, plus de 100.000 étudiants chinois étaient inscrits dans des établissements d’enseignement au Japon, selon le gouvernement nippon.A la suite de l’annonce de Pékin, les principales compagnies aériennes chinoises (Air China, China Southern et China Eastern) ont proposé samedi à leur clientèle le remboursement intégral de leurs vols pour le Japon.Leurs actions ont cédé un peu de terrain lundi à la Bourse de Hong Kong, tandis que la plateforme chinoise de réservations touristiques Trip.com y chutait de quelque 4%.”Cette dernière annonce (…) est incompatible avec l’orientation générale convenue par nos dirigeants sur la promotion d’une relation mutuellement avantageuse”, a réagi lundi le secrétaire général du gouvernement nippon Minoru Kihara.Selon les médias nippons, le plus haut responsable du ministère japonais des Affaires étrangères chargé des affaires Asie-Pacifique, Masaaki Kanai, est arrivé lundi à Pékin, où il doit s’entretenir avec son homologue chinois Liu Jinsong.- Risque économique -Dans un message sur X, supprimé depuis, le consul général de Chine à Osaka, Xue Jian, avait menacé de “couper cette sale tête sans la moindre hésitation” en évoquant le discours de Mme Takaichi. Dans la foulée, Tokyo et Pékin avaient convoqué la semaine dernière leurs ambassadeurs respectifs.Autre signe d’intensification des tensions: selon M. Kihara, des navires des garde-côtes chinois ont passé dimanche plusieurs heures dans les eaux territoriales japonaises autour des îles Senkaku, revendiquées par Pékin sous le nom d’îles Diaoyu.Tokyo a également annoncé lundi avoir mobilisé son aviation après la détection d’un drone présumé chinois près de son île la plus méridionale, proche de Taïwan.À Pékin, Daniel Feng, un informaticien interrogé par l’AFP, juge les réactions du gouvernement chinois de “très mesurées”: “si (Takaichi) se contente de parler, ce n’est pas un problème… Mais s’ils passent à l’action, l’armée de notre pays les vaincra indubitablement”, a déclaré le quadragénaire.Ces tensions avec Pékin interviennent sur fond de conjoncture économique fragile pour le Japon, qui a vu son PIB se contracter de 0,4% au troisième trimestre. Pour Marcel Thieliant, analyste de Capital Economics, la crise risque de dégénérer en un conflit commercial de grande ampleur, comparable à celui qu’ont connu les deux pays au début des années 2010. “Le principal risque réside dans des restrictions imposées par la Chine sur ses exportations de terres rares ou sur les exportations japonaises”, a-t-il déclaré, jugeant par ailleurs “particulièrement vulnérables” les constructeurs automobiles nippons, pour qui le marché chinois reste crucial.bur-hih-stu-jug/

Un Choose France dédié aux entreprises tricolores, avec 9 milliards d’investissements nouveaux

Le sommet Choose France, grand-messe annuelle habituellement destinée aux investisseurs étrangers, met à l’honneur lundi, pour sa première “édition France”, les entreprises tricolores qui investissent dans le pays, dont 9 milliards d’investissements nouveaux, principalement dans les centres de données. Alors que l’incertitude politique continue de peser sur le monde économique, cette version franco-française de l’événement doit consacrer 30,4 milliards d’euros d’investissements français cette année dans 151 projets répartis sur tout le territoire, selon le ministère de l’Économie. Sur ce montant, 9,2 milliards d’euros concernent des projets nouveaux, particulièrement dans le domaine des centres de données. Le plus gros investissement est celui de près de 4 milliards d’OpCore (groupe Iliad, maison-mère de l’opérateur Free) qui prévoit un nouveau “data center” en Seine-et-Marne sur le site d’une ancienne centrale EDF, qui devrait être “l’un des plus importants d’Europe”.Eclairion, selon Bercy, doit également annoncer investir quelque 2,5 milliards d’euros dans deux centres de données en Moselle, Sesterce 1,5 milliard en Auvergne-Rhône Alpes et Thésée ajoutera 60 millions d’euros pour son centre des Yvelines.Pour illustrer cette journée, au cours de laquelle il devrait prendre la parole deux fois, le ministre de l’Économie Roland Lescure s’est rendu lundi matin avec le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, sur un site du groupe L’Oréal à Gauchy, dans l’Aisne.Le leader mondial de la beauté y a annoncé  un investissement de 60 millions d’euros dans son usine de parfum de luxe inaugurée en 1986. Ces trois dernières années, le groupe a investi 500 millions d’euros en France.Il s’agit de “célébrer des succès de l’industrie française, partout dans le territoire, mais aussi face à un environnement mondial qui est bousculé, pouvoir échanger avec les chefs d’entreprises (…) sur leurs défis, leurs inquiétudes, notamment sur le budget” (de l’État pour 2026, ndlr), a déclaré Roland Lescure à cette occasion. “On souhaite des discussions franches, sincères mais aussi les remercier sincèrement pour tout le boulot qu’ils font”, a-t-il ajouté. – “Budget équilibré” -Choose France réunit, à la Maison de la Chimie à Paris, 200 acteurs économiques (grands groupes, PME, start-ups, ETI…) mais également des fédérations professionnelles et des organisations syndicales et patronales alors que le climat d’instabilité politique pèse sur les décisions des acteurs économiques. L’évènement, dont c’est la première édition, fait écho à l’évènement de prestige Choose France qui se déroule depuis 2018 chaque année au Château de Versailles et a pour but d’attirer les investisseurs étrangers. La France a été classée cette année pour la sixième fois d’affilée premier pays européen pour les investissements étrangers par le cabinet EY.Mais, selon le baromètre trimestriel Bpifrance Le Lab et Rexecode publié mercredi, 39% des dirigeants de PME et de très petites entreprises (TPE) prévoient d’investir cette année, alors qu’ils étaient 45% à en avoir l’intention en septembre. C’est le niveau le plus faible observé depuis la crise sanitaire.”La baisse de l’incertitude politique c’est bien, mais cela ne doit en aucun cas se faire sur le dos des grandes entreprises qui doivent continuer à produire, à exporter”, a prévenu Roland Lescure. Ces derniers jours, des représentants du patronat se sont élevés contre la “surenchère fiscale” dont font preuve selon eux les députés, ou la suspension de la réforme des retraites, qualifiée d'”erreur fatale” par le président du Medef Patrick Martin.L’examen du projet de loi de finances 2026 reprend lundi à l’Assemblée, avec le risque d’être transmis au Sénat sans vote sur l’ensemble du texte, comme celui de la Sécurité sociale mercredi, faute de temps.Le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de l’Action et des Comptes publics Amélie de Montchalin participeront en début d’après-midi à une table-ronde autour du budget.- Secteurs “stratégiques” -Les secteurs représentés au sommet vont de l’énergie à l’agroalimentaire, en passant par la santé, la chimie ou le spatial. Des secteurs considérés comme “stratégiques” seront mis en avant: la transition écologique et énergétique, l’intelligence artificielle, le numérique, notamment.L’ensemble des régions sont concernées.Sanofi annoncera une enveloppe de 700 millions d’euros d’investissements “sur une année glissante” en 2025-2026 concernant des projets “déjà engagés” mais aussi “d’autres à venir”.Sera aussi mise en avant la construction d’une usine de freins carbone par Safran dans l’Ain, un investissement de plus de 450 millions d’euros à terme.L’entreprise HoloSolis a, elle, annoncé dimanche avoir sécurisé “plus de 220 millions d’euros” d’investissements publics et privés sur les 850 millions d’euros nécessaires à son projet de “plus grande” usine de panneaux solaires d’Europe, en Moselle.La journée sera clôturée par un dîner à l’Élysée, hors presse.kap-meh-tg-mpa-mvn-od/lrb

Macron et Zelensky signent un accord jugé “historique” par Kiev, qui veut acheter 100 Rafale à l’avenir

Volodymyr Zelensky a signé lundi avec Emmanuel Macron à Paris une “déclaration d’intention” qu’il a qualifiée d'”historique” en vue de l’achat futur d’avions de combat français Rafale, dont l’Ukraine se doterait ainsi pour la première fois, et de systèmes de défense aérienne nouvelle génération.Le président français a accueilli son homologue sur la base de Villacoublay, au sud-ouest de Paris, où des industriels ont présenté ces fleurons de l’armement tricolore au dirigeant du pays en guerre depuis 2022 avec la Russie.Ils ont signé une “déclaration d’intention qui porte sur la coopération relative à l’acquisition par l’Ukraine d’équipements de défense français”.Selon l’Elysée, cet accord, qui se projette “sur un horizon d’une dizaine d’années”, prévoit de possibles contrats à venir pour “l’acquisition par l’Ukraine de matériel de défense français neuf”: “de l’ordre de 100 Rafale, avec leurs armements associés”, ainsi que le système de défense aérienne SAMP-T nouvelle génération, “en cours de développement”, et des systèmes de radar.Sont aussi concernées “de nouvelles acquisitions de bombes propulsées (AASM Hammer)”, et des drones, a précisé la présidence française.Dimanche, sur le réseau X, Volodymyr Zelensky a évoqué “un accord historique” qui prévoit “un renforcement significatif” de l'”aviation de combat, de la défense aérienne, et d’autres équipements de défense” de Kiev.Le président ukrainien avait déjà signé le mois dernier une lettre d’intention en vue d’acquérir 100 à 150 avions de chasse suédois Gripen.Ce changement d’approche permet d’afficher un tournant par rapport aux cessions d’armements par les pays occidentaux alliés, qui sont la règle depuis le début, en février 2022, de l’invasion de son pays par la Russie. Et de planifier le renforcement à long terme de la défense ukrainienne après une éventuelle issue du conflit.Cette neuvième visite du dirigeant ukrainien en France depuis le début de la guerre en février 2022 intervient alors que la situation sur le front est compliquée pour son pays, à l’orée de l’hiver. Dans la nuit de dimanche à lundi, des frappes russes ont tué au moins trois personnes dans la région de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales.Elle a lieu aussi au moment où l’Ukraine est ébranlée par un scandale de corruption ayant poussé deux ministres à la démission et forcé Volodymyr Zelensky à prendre des sanctions contre l’un de ses proches.”Sur les sujets de la corruption, il faut être extraordinairement vigilant. On l’est et on l’est en particulier dans ce processus d’adhésion à l’Union européenne” entamé par l’Ukraine, a rappelé samedi le ministre français délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, sur la chaîne LCI.- “Force multinationale” -La France a déjà livré des chasseurs Mirage à Kiev, mais il n’avait jusqu’ici pas été question de voir l’Ukraine se doter du Rafale, fleuron de l’aviation de combat français.Le système de défense anti-aérienne SAMP-T de nouvelle génération présenté au président ukrainien doit être livré à la France à partir de 2027 et dispose de capacités d’interception étendues contre les missiles par rapport au SAMP-T, dont un exemplaire est déployé en Ukraine.Après cette visite à Villacoublay, Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky se rendent au mont Valérien, à l’ouest de Paris, visiter l’état-major de la “force multinationale Ukraine” que Paris et Londres préparent pour qu’elle puisse être déployée dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu et des “garanties de sécurité” à fournir à Kiev.Mis en place par la “coalition de volontaires”, à laquelle participent, selon l’Elysée, 35 pays en incluant l’Ukraine, cet état-major “fonctionne” et est “dès à présent” capable “de déployer une force dès le lendemain d’un cessez-le-feu”, assure-t-on côté français.Les garanties de sécurité envisagées pour l’Ukraine, échafaudées depuis des mois par cette coalition, comprennent un soutien à l’armée de Kiev et des volets terrestre, maritime et aérien. Mais leur mise en œuvre reste conditionnée à un très hypothétique arrêt des combats.Dans l’après-midi à l’Elysée, les deux dirigeants participeront à un “forum drones franco-ukrainien”.Kiev entend utiliser cette année plus de 4,5 millions de drones, qui sont responsables de 70% des destructions de matériels ennemis sur le front. Le pays a développé pour cela un agile réseau de production. L’Ukraine utilise également des drones pour abattre les drones Shahed lancés chaque nuit contre elle.

Les métallos de Novasco fixés lundi sur leur sort

Le tribunal de Strasbourg scelle lundi matin le sort de l’aciériste en déroute Novasco (ex-Ascometal) et ses 700 salariés, avec comme plus probable scénario une reprise à minima accompagnée d’une lourde casse sociale dans un secteur sinistré.Le jugement doit être annoncé lors d’une audience de la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg qui s’ouvre à 09h00.A la même heure, une assemblée générale est prévue à l’aciérie mosellane d’Hagondange, plus grand site du groupe avec 434 salariés, “pour discuter et voter des actions”, affirme Yann Amadoro, délégué syndical CGT, à l’AFP.Car depuis mercredi, ils savent que c’est fini: l’offre favorisée, déposée par un consortium d’investisseurs réunis autour de Julien Baillon, à la tête de la PME ardennaise Métal Blanc, ne porte que sur l’acquisition de l’usine de Lefrinckoucke, près de Dunkerque, avait indiqué mercredi l’un des avocats du Comité central d’entreprise, Laurent Paté à l’issue d’une audience à huis clos du tribunal.Les trois autres sites à Saint-Etienne, Custines (Meurthe-et-Moselle) et Hagondange (Moselle) seraient ainsi promis à la liquidation. Sur un effectif total actuel de 696 salariés, seuls 144 salariés à Lefrinckoucke conserveraient leur emploi, selon M. Amadoro.L’autre candidat, l’industriel français Europlasma, proposait de reprendre tous les sites de Novasco, mais au prix de licenciements massifs à Hagondange où seuls 75 emplois auraient été sauvés sur 450. Son dossier a toutefois “présenté des faiblesses”, selon Me Paté. Quelques heures avant l’annonce de la décision de justice, le gouvernement a annoncé qu’il allait poursuivre en justice le britannique Greybull, un repreneur “voyou” tenu pour responsable de la situation critique de l’aciérie Novasco.Dans une interview exclusive à l’AFP, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a déclaré qu’il allait “saisir les tribunaux” contre le fonds d’investissement Greybull qui avait repris le métallurgiste en 2024 et n’a pas tenu ses engagements. – “Voleurs” -Novasco, qui fabrique des aciers spéciaux, notamment pour le secteur automobile, en est à son quatrième redressement judiciaire depuis 2014.Ses déboires ne sont pas uniques en Europe, où l’industrie sidérurgique multiplie les plans de licenciements, souffrant entre autres de la concurrence chinoise, des coûts élevés de l’énergie, ainsi que des difficultés des constructeurs automobiles, gros consommateurs d’acier.L’épilogue est particulièrement douloureux pour les métallos de l’usine de Moselle et tout le département déjà durement éprouvé par la désindustrialisation.Vendredi déjà, près de 200 d’entre eux se sont mobilisés sur place, brûlant des pneus avant de lancer une opération escargot sur l’A31 entre Metz et le Luxembourg. Des croix jaunes et rouges étaient posées contre le mur de Novasco à Hagondange, avec des pancartes où on pouvait lire “Voleurs”, “Menteurs” ou “Que fait l’État”.Les salariés se battent désormais afin obtenir des conditions de départ améliorées.L’espoir – ténu – d’une nationalisation s’est envolé après une rencontre jeudi des syndicats avec le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin qui s’est selon eux montré peu encourageant sur ce point. – Non-sens – “Le ministre a rappelé qu’il était en contact avec l’actionnaire”, Greybull, “et réitéré son souhait que le site ne soit pas démantelé et, s’il venait à être liquidé, reste prêt à accueillir un site industriel rapidement”, a déclaré son entourage. Mais les représentants du personnel ne se font aucune illusion sur une éventuelle contribution financière de ce fonds d’investissement qui n’a déjà pas tenu ses engagements pris lors de la reprise du groupe en 2024.Greybull n’avait injecté que 1,5 million sur les 90 millions d’euros promis, tandis que l’Etat avait rempli globalement son engagement d’investir 85 millions, selon les syndicats.”J’estime qu’il doit aux salariés, aux habitants d’Hagondange et à tout ce territoire 88,5 millions d’euros”, a souligné lundi Sébastien Martin, annonçant qu’il allait “engager toute action utile sur le plan tant civil que pénal afin de mettre en cause la responsabilité” de Greybull.

Un sommet Choose France dédié aux entreprises tricolores

Le sommet Choose France, grand-messe annuelle habituellement destinée aux investisseurs étrangers, ouvre lundi sa première “édition France”, pour mettre à l’honneur les entreprises tricolores qui investissent dans le pays, alors que l’incertitude politique continue de peser sur le monde économique.Lors de cette version franco-française de l’événement, plus de “30 milliards d’euros d’investissement français” seront annoncés dont 9,2 milliards d’euros de projets nouveaux, a annoncé le ministère de l’Economie dimanche soir.Ces 30 milliards d’investissements “concernent 151 projets répartis partout en France”, a ajouté le ministère.  Avant de prononcer le discours d’ouverture du sommet à la mi-journée, le ministre de l’Economie Roland Lescure se rendra lundi matin avec le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, sur un site du groupe L’Oréal à Gauchy, dans l’Aisne.Le leader mondial de la beauté a profité de la visite pour annoncer lundi un investissement de 60 millions d’euros dans son usine de parfum de luxe inaugurée en 1986. Ces trois dernières années, le groupe a investi 500 millions d’euros en France.Sur TF1 lundi matin, le ministre de l’Economie Roland Lescure a annoncé qu’Opella, qui produit le Doliprane “va augmenter de manière très importante la fabrication”. “On produit aujourd’hui 450 millions de boîtes de Doliprane en France. Demain, ce sera 600 millions de boîtes” grâce à “des extensions de production à Lisieux et à Compiègne”, a précisé le ministre.Il a également pris l’exemple de Thésée, un centre de données dans les Yvelines, “qui va rajouter 60 millions d’euros pour augmenter les capacités de production”.- Discussions sur le budget -Le sommet réunira, à la Maison de la Chimie à Paris, 200 acteurs économiques (grands groupes, PME, start-ups, ETI…) mais également des fédérations professionnelles et des organisations syndicales et patronales alors que le climat d’instabilité politique pèse sur les décisions des acteurs économiques. Selon le baromètre trimestriel Bpifrance Le Lab et Rexecode publié mercredi, 39% des dirigeants de PME et de très petites entreprises (TPE) prévoient d’investir cette année, alors qu’ils étaient 45% à en avoir l’intention en septembre. C’est le niveau le plus faible observé depuis la crise sanitaire.”L’évènement d’aujourd’hui a deux objectifs: dire merci à ceux qui ont le courage d’investir en France, mais aussi les écouter”, a affirmé Roland Lescure sur la chaîne TF1, reconnaissant qu'”il y a un certain nombre d’interrogations de la part des investisseurs, des industriels français, notamment face aux discussions budgétaires.”Tous les ministres de Bercy seront là, le Premier ministre sera là aussi pour échanger avec les entreprises sur le budget”, a-t-il ajouté, invitant les dirigeants a exprimer leurs “doutes et inquiétudes” vis-à-vis du budget.Ces derniers jours, des représentants du patronat se sont élevés contre la “surenchère fiscale” dont font preuve selon eux les députés, ou la suspension de la réforme des retraites, qualifiée d'”erreur fatale” par le président du Medef Patrick Martin.L’examen du projet de loi de finances 2026 reprend lundi à l’Assemblée, avec le risque d’être transmis au Sénat sans vote sur l’ensemble du texte, comme celui de la Sécurité sociale mercredi, faute de temps.Ce sort incertain des textes budgétaires au Parlement est en toile de fond de Choose France. Le Premier ministre Sébastien Lecornu et la ministre de l’Action et des Comptes publics Amélie de Montchalin participeront ainsi en début d’après-midi à une table-ronde intitulée “Budget 2026: construire le compromis, pour la stabilité et l’investissement”.- Tous les secteurs concernés -Les secteurs représentés au sommet vont de l’énergie à l’agroalimentaire, en passant par la santé, la chimie ou le spatial. Des secteurs considérés comme “stratégiques” seront mis en avant: “la transition écologique et énergétique, l’intelligence artificielle, le numérique”, notamment.Sur les 30 milliards d’euros évoqués, il y a “21,2 milliards d’euros d’investissements déjà annoncés par les différentes entreprises ces 12 derniers mois”, et “9,2 milliards d’euros de projets totalement nouveaux”, selon Bercy.Sanofi annoncera une enveloppe de 700 millions d’euros d’investissements “sur une année glissante” en 2025-2026 concernant des projets “déjà engagés” mais aussi “d’autres à venir”.Sera aussi mise en avant la construction d’une usine de freins carbone par Safran dans l’Ain, un investissement de plus de 450 millions d’euros à terme.L’entreprise HoloSolis a, elle, annoncé dimanche avoir sécurisé “plus de 220 millions d’euros” d’investissements publics et privés sur les 850 millions d’euros nécessaires à son projet de “plus grande” usine de panneaux solaires d’Europe, en Moselle.Le lundi après-midi sera consacré à plusieurs tables rondes présidées par des ministres avec des entreprises. La journée sera clôturée par un dîner à l’Elysée, hors presse.kap-meh-tg-mpa-mvn/uh/vmt

Japon: l’économie se contracte au 3e trimestre, le gouvernement prépare son plan de relance

Le Japon a vu son économie se contracter au troisième trimestre 2025, minée notamment par l’affaiblissement de ses exportations face aux droits de douane américains –de quoi inciter la Première ministre Sanae Takaichi à muscler le colossal plan de relance de l’activité qu’elle prépare.D’après une première estimation officielle publiée lundi par le gouvernement, le produit intérieur brut (PIB) de la quatrième économie mondiale a reculé de 0,4% sur la période juillet-septembre par rapport au trimestre précédent. C’est sa première contraction depuis un an et demi.Les analystes sondés par l’agence Bloomberg anticipaient un repli plus marqué encore (-0,6%).Cette morosité ne fait que renforcer la probabilité d’un colossal plan de soutien à l’activité, évoqué dès son arrivée au pouvoir le mois dernier par Sanae Takaichi,première femme à occuper le poste de Premier ministre au Japon.La ministre des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré dimanche que le montant du plan serait “nettement supérieur” à 17.000 milliards de yens (95 milliards d’euros), selon les médias locaux. Le gouvernement devrait approuver le plan vendredi, d’après ces mêmes sources.Le PIB japonais avait gonflé de 0,6% au deuxième trimestre (croissance révisée en hausse ce lundi), après un premier trimestre plus ou moins atone (+0,2%), à la suite d’une quasi-stagnation sur l’année 2024.Selon les chiffres gouvernementaux, l’économie nippone a notamment été minée ces derniers mois par un affaiblissement des investissements privés dans l’immobilier.”C’est l’un des principaux facteurs de cette contraction: la chute de 9,4% des investissements résidentiels par rapport au trimestre précédent, reflétant l’impact des modifications du code du bâtiment introduites en avril, qui ont divisé par deux les mises en chantier”, commente Marcel Thieliant, analyste de Capital Economics.Par ailleurs, l’économie japonaise, très dépendante des exportations, reste plombée par l’offensive douanière engagée par Washington, et ce en dépit de l’accord commercial conclu durant l’été entre les deux puissances — qui fixait à 15% les droits américains sur les produits japonais, en deçà des 25% dont ils étaient menacés.Au total, tous pays confondus, les exportations du Japon ont ainsi reculé de 0,1% en août sur un an, leur quatrième mois de recul consécutif. Elles se sont redressées en septembre, grâce aux semi-conducteurs, mais les exportations nippones vers les Etats-Unis ont continué de plonger (-13,3% sur un an).- Tensions avec la Chine -Certes, pour Ryutaro Kono, économiste de BNP Paribas, il n’y a pas lieu de considérer cette contraction économique du troisième trimestre comme “particulièrement préoccupante”.”Les exportations ont rebondi en septembre par rapport au mois précédent, et nos enquêtes (…) indiquent que la conjoncture générale du secteur exportateur ne s’est pas détériorée malgré les hausses des droits de douane américains, et la volonté des entreprises d’investir reste solide”, explique-t-il.Pour autant, les tensions actuelles avec la Chine, suite aux propos de Mme Takaichi sur Taïwan, risquent de dégénérer en un conflit commercial ouvert, avertit Marcel Thieliant.”Plusieurs scénarios sont possibles, mais le principal risque réside dans une restriction des exportations de terres rares par la Chine ou dans l’imposition de restrictions sur les exportations japonaises”, a-t-il averti, avant la publication du PIB. “Les constructeurs automobiles semblent particulièrement vulnérables, car ils subissent déjà une pression énorme du fait de la montée en puissance des constructeurs chinois de véhicules électriques”, sur fond de guerre de prix dans le secteur en Chine continentale, ajoute-t-il.D’ores et déjà, les actions des groupes japonais liés au tourisme et à la distribution plongeaient lundi à la Bourse de Tokyo, après que Pékin a déconseillé à ses ressortissants de voyager au Japon.- Inflation tenace -Enfin, même si elle résiste, la consommation privée demeure quasi-stagnante sur fond de pressions inflationnistes tenaces. L’inflation au Japon a encore accéléré en septembre (+2,9% sur un an) après s’être modérée les mois précédents, tirée par les prix du riz et de l’énergie.”Le repli du PIB réduit encore les chances d’une hausse des taux de la Banque du Japon (BoJ) en décembre, mais nous pensons néanmoins que l’institution reprendra son cycle de resserrement monétaire lors de sa réunion de janvier”, estime M. Thieliant.Pour contrer le retour de l’inflation, la BoJ avait entamé en mars 2024 un resserrement de ses taux, après dix ans de politique monétaire ultra-accommodante, mais elle a suspendu cette dynamique après janvier dernier face à l’assombrissement de l’horizon économique.

Les Bourses européennes ouvrent sans élan

Les Bourses européennes ont ouvert autour de l’équilibre lundi, sans élan face aux nombreuses incertitudes qui entourent la santé économique américaine et la trajectoire monétaire de la banque centrale du pays, en l’absence de nombreuses données clés avec le shutdown.Dans les premiers échanges, Paris grappillait 0,04% et Londres 0,02% après avoir ouvert dans le rouge, et Francfort prenait 0,13%.