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Une montre Patek Philippe vendue pour 15,2 millions d’euros

Une montre Patek Philippe, qui avait été en 2016 la montre-bracelet la plus chère jamais vendue aux enchères, a atteint un prix encore plus élevé ce week-end en Suisse, a annoncé dimanche la maison de ventes aux enchères Phillips.La montre est partie pour 14.190.000 francs suisses (17,6 millions de dollars ou 15,2 millions d’euros). Il y a neuf ans, elle avait été vendue pour 11 millions de francs suisses (11,8 millions d’euros).La montre Patek Philippe Perpetual Calendar référence 1518, fabriquée en 1943, est l’un des quatre seuls exemplaires connus à avoir été produits en acier inoxydable, une rareté qui la rend plus recherchée que celles fabriquées en or.Son record de 2016 pour la montre-bracelet la plus chère avait été battu en 2017 lors de la vente de la Rolex Daytona de l’acteur hollywoodien Paul Newman, pour 17,8 millions de dollars (15,4 millions d’euros).Une Patek Philippe Grandmaster Chime avait ensuite été vendue en 2019 pour 31 millions de dollars (26,8 millions d’euros).La vente de la référence 1518 en acier inoxydable ce week-end l’a réaffirmée comme “l’une des montres-bracelets les plus importantes de l’histoire”, selon les commissaires-priseurs. La maison Phillips a indiqué que la vente a duré un peu moins de neuf minutes et demie, attirant cinq enchérisseurs. La montre a finalement été adjugée à un enchérisseur par téléphone.Plusieurs collectionneurs, marchands et horlogers de renom étaient présents dans la salle de l’hôtel Président à Genève (Suisse) pour assister à la vente. Selon Phillips, la montre 1518 est le genre de pièce qui, une fois acquise, permet à un connaisseur “d’avoir le sentiment d’avoir atteint le summum de la collection”. Lancé en 1941, il s’agissait du premier chronographe à calendrier perpétuel produit en série au monde.Patek Philippe a produit environ 280 montres référence 1518, la plupart avec un boîtier en or jaune, et environ un cinquième avec un boîtier en or rose.Seuls quatre exemplaires en acier inoxydable sont connus, et cette montre est le premier des quatre à avoir été produit. La raison pour laquelle Patek Philippe les a fabriquées reste un mystère.Les commissaires-priseurs ont décrit le modèle comme “une montre au statut quasi mythique, représentant la convergence ultime de l’importance historique, de la maîtrise du design, de l’innovation mécanique et de la rareté”. Au cours de cette vente aux enchères de deux jours, la vente de 207 lots a rapporté plus de 66,8 millions de francs suisses (71,7 millions d’euros), ce qui constitue, selon Phillips, le montant total le plus élevé jamais atteint pour une vente aux enchères de montres.Quelque 1.886 enchérisseurs inscrits, répartis dans 72 pays, y ont participé. 

Paralysie budgétaire aux Etats-Unis: des milliers de vols annulés, lueur d’espoir d’un déblocage au Sénat

Les perturbations du trafic aérien américain se sont aggravées avec plus de 2.000 vols annulés dimanche, conséquence directe d’une paralysie budgétaire qui pourrait être bientôt en voie de résolution après 40 jours de blocage.Pour la première fois depuis des semaines, l’activité du Sénat semble indiquer une percée dans les négociations entre républicains et démocrates pour trouver une issue à ce qui est déjà le plus long “shutdown” de l’histoire du pays.Cette perspective de résolution intervient alors que la pagaille dans les aéroports est devenue le principal point d’attention de la bataille politique sur le budget, chaque parti cherchant à rejeter sur l’autre la responsabilité des galères vécues par les voyageurs à travers le pays.Plus de 2.200 vols ont été annulés dimanche aux Etats-Unis, un chiffre bien plus important que samedi, selon le site spécialisé Flightaware. Les trajets internationaux sont pour l’essentiel épargnés. Depuis vendredi, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, demande aux compagnies de réduire progressivement leur programme de vols intérieurs, alors qu’un grand chassé-croisé s’approche dans le pays.”Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille” à l’occasion de la traditionnelle fête de Thanksgiving fin novembre, a alerté le ministre des Transports, Sean Duffy, sur Fox News.”Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir”, a-t-il ajouté.- “Grosses perturbations” -La réduction progressive du trafic doit atteindre 10% de vols annulés vendredi prochain, contre environ 4% aujourd’hui, a précisé le ministre de Donald Trump. “Ca va être de grosses perturbations, et les Américains vont être énervés par cela.””Remerciez un démocrate”, a lancé sur X l’un des comptes officiels de la Maison Blanche, qui accuse l’opposition d’être responsable du blocage. L’Etat américain est depuis début octobre en situation de paralysie budgétaire. Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux travaillent sans être payés, dont les contrôleurs aériens.Certains d’entre eux “vont être confrontés à l’idée (…) de trouver un boulot en plus pour boucler les fins de mois”, a regretté le ministre des Transports sur CNN.Mais, pour le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, les consignes d’annulation de vols sont “une combine” politique qui n’a “rien à voir avec la sécurité”. – Rare progrès au Congrès -Depuis des semaines, la pression monte sur les parlementaires pour s’entendre sur une sortie de crise — une pression qui semble dimanche en voie de déboucher sur de premiers progrès.Un accord “s’approche”, a déclaré à la presse américaine le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune.”Après 40 jours (de blocage), le Sénat montre de réels signes de progrès,” a aussi expliqué sur X l’élu démocrate de la Chambre des représentants, Henry Cuellar, évoquant un “groupe de sénateurs des deux partis” tombés d’accord pour financer le gouvernement “jusqu’en janvier.” “C’est l’avancée la plus importante vers un compromis depuis des semaines”, a-t-il ajouté.Le Sénat pourrait voter dès dimanche soir.Mais une approbation, pas acquise à ce stade, ne garantit pas la fin de l’impasse budgétaire, car le texte devrait ensuite passer à la Chambre des représentants, où la majorité républicaine est très fine.La paralysie budgétaire perturbe aussi le programme fédéral d’aide alimentaire qui soutient 42 millions d’Américains — un sur huit — chaque mois. Son non-versement en raison du “shutdown” fait l’objet d’une procédure judiciaire mais, en attendant, des milliers de bénéficiaires sont plongés dans l’incertitude.

Paralysie budgétaire: le gouvernement américain alerte sur un trafic aérien bientôt réduit “à peau de chagrin”

Le nombre de retards et d’annulations de vols grimpe en flèche aux Etats-Unis, poussant le ministre des Transports à alerter dimanche sur un trafic aérien bientôt réduit “à peau de chagrin” en raison du manque d’aiguilleurs du ciel, provoqué par une paralysie budgétaire qui s’éternise.Ces perturbations sont devenues le principal point d’attention de la bataille politique qui se joue entre républicains et démocrates autour du budget fédéral, chacun cherchant à rejeter sur l’autre la responsabilité des galères vécues par les voyageurs à travers le pays.Plus de 1.800 vols ont été annulés dimanche aux Etats-Unis, un chiffre plus important que samedi, selon le site spécialisé Flightaware, pour une moyenne de 44.000 vols quotidiens, dont quelque 27.000 commerciaux. Les trajets internationaux sont pour l’essentiel épargnés.Depuis vendredi, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, demande aux compagnies de réduire progressivement leur programme de vols intérieurs, alors qu’un grand chassé-croisé s’approche dans le pays.”Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille” à l’occasion de la traditionnelle fête de Thanksgiving fin novembre, a alerté le ministre des Transports, Sean Duffy, sur Fox News.”Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir”, a-t-il ajouté.La réduction progressive du trafic doit atteindre 10% de vols annulés vendredi prochain, contre environ 4% aujourd’hui, a précisé le ministre de Donald Trump. “Ca va être de grosses perturbations, et les Américains vont être énervés par cela”.Les retards aussi s’accumulent. Le grand aéroport de Newark, près de New York, affiche ainsi un retard des vols à l’arrivée de plus de deux heures, selon la FAA.”Remerciez un démocrate”, a lancé sur X l’un des comptes officiels de la Maison Blanche, qui accuse l’opposition d’être responsable du blocage. – Impasse -Faute d’accord politique au Congrès, l’Etat américain est depuis début octobre en situation de paralysie budgétaire, le “shutdown” le plus long de l’histoire du pays. Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux travaillent sans être payés, dont les contrôleurs aériens.Certains d’entre eux “vont être confrontés à l’idée (…) de trouver un boulot en plus pour boucler les fins de mois”, a regretté le ministre des Transports sur CNN.Selon des élus démocrates, la réduction du trafic aérien est une stratégie du gouvernement de Donald Trump consistant à empirer la situation pour faire porter le chapeau aux démocrates.”C’est une combine”, a déclaré samedi le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. “Ca n’a rien à voir avec la sécurité. C’est de la politique politicienne qui se cache derrière la sécurité.””Le seul qui joue à la politique, c’est Chuck Shumer, qui maintient la paralysie de l’Etat, qui a voté 14 fois pour s’assurer qu’on ne paye pas nos contrôleurs aériens”, lui a répondu Sean Duffy sur CNN.Des négociations se sont néanmoins tenues durant le weekend et le Sénat pourrait voter dès dimanche après-midi sur un texte qui permettrait de débloquer la situation jusqu’à fin janvier, rapporte la presse américaine. Mais son éventuelle approbation ne garantit pas la fin de l’impasse, car le texte devrait ensuite passer à la Chambre des représentants, où la majorité républicaine est très fine.La paralysie budgétaire perturbe aussi le programme fédéral d’aide alimentaire qui soutient 42 millions d’Américains — un sur huit — chaque mois. Son non-versement en raison du “shutdown” fait l’objet d’une procédure judiciaire mais, en attendant, des milliers de bénéficiaires sont plongés dans l’incertitude.

Budget de la Sécu : l’Assemblée débat, mais les délais se resserrent

L’Assemblée ira-t-elle au bout du budget de la Sécu ? Avec plusieurs centaines d’amendements, moins de deux jours d’examen prévus, et un débat crucial attendu sur la réforme des retraites, la question plane sur l’hémicycle. Si les débats dépassent les délais constitutionnels, à minuit mercredi, le gouvernement s’est engagé à transmettre au Sénat le texte avec “tous les amendements votés”, a indiqué dimanche sur X la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Samedi, les députés ont adopté sur le fil une partie “recettes” largement réécrite et débuté l’examen du second volet sur les “dépenses” avec la mesure cruciale de la suspension de la réforme des retraites, promesse du gouvernement de Sébastien Lecornu pour tenter d’éloigner une censure du PS.Mais le calendrier reste très contraint: quelque 500 amendements étaient encore au menu dimanche vers 18H30, avant une interruption à minuit, et deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre.Les débats ne reprendront que mercredi à 15H00, dans une plage horaire consacrée notamment, sur décision du gouvernement, à l’article suspendant la réforme des retraites.La manoeuvre est présentée comme une façon d’avoir le débat devant un hémicycle plein. Mais elle permet aussi d’assurer que l’examen sur cette réforme très contestée puisse se tenir, même si tous les amendements avant cet article n’ont pas été examinés.- “Lisible” ? -“Le plus probable aujourd’hui, c’est que mercredi, le budget ne soit pas voté”, s’est inquiété le coordinateur de LFI, Manuel Bompard dans Questions politiques (France inter/franceinfo/Le Monde).Et ce au risque “d’envoyer au Sénat une copie inachevée”, a pointé plus tôt dans l’hémicycle Damien Maudet (LFI), suspectant le gouvernement de préparer “une sorte de 49.3 sur le long terme”. “On sent pas un empressement de la part du gouvernement à aller au vote, ça c’est très clair”, a estimé sur BFMTV Cyrielle Chatelain, patronne du groupe écologiste.”Le Sénat va remettre les choses d’aplomb”, a au contraire estimé Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, fustigeant sur Radio J une “avalanche” de “racket fiscal”.Un cadre du camp gouvernemental à l’Assemblée s’interroge lui-aussi, estimant que le gouvernement peut avoir envie que les débats ne se terminent pas, pour éviter un vote final risqué sur l’ensemble du texte. Et il estime que le Parti socialiste, qui a fait le pari de la non-censure, peut avoir la même tentation.”C’est pas si grave” s’il n’y a pas de vote, “mais c’est pas si grave si on y va aussi”, estimait dans l’après-midi un député socialiste. “Le problème de la période c’est est-ce que tout ça est lisible pour les gens à l’arrivée ?”- “Cocasse” -Dimanche dans l’hémicycle, Jérôme Guedj (PS) a appelé à avancer “à marche rythmée, forcée, pour pouvoir aller le plus loin possible dans l’examen de ce texte et si possible à son terme”, qualifiant de “cocasse” les inquiétudes des Insoumis qui ont voté contre la partie “recettes”. Si elle avait été rejetée, cela aurait immédiatement interrompu les débats, sans aborder les dépenses. Le scrutin très serré samedi, 176 voix pour et 161 contre, laisse présager une équation encore plus difficile si un vote sur l’ensemble du projet de loi intervenait mercredi.Car le gouvernement a bénéficié sur les recettes de votes favorables des socialistes, et de quelques votes pour et d’abstentions de communistes et écologistes, soucieux de poursuivre les débats.Mais le terreau ne sera peut-être pas aussi favorable sur l’ensemble du texte, même avec la suspension de la réforme des retraites, alors que les oppositions ne votent traditionnellement pas pour les budgets, marqueurs politiques du gouvernement. LFI entend une nouvelle fois “rejeter ce budget”, a prévenu M. Bompard. Et le Rassemblement national, opposé à la partie “recettes” et à une hausse de la CSG sur le patrimoine décrochée par la gauche, a annoncé qu’il voterait contre l’ensemble du texte.Sur le fond, les députés ont approuvé dimanche la création d’un “réseau France Santé” proposé par Sébastien Lecornu pour améliorer l’accès aux soins, mais accueilli très froidement par la gauche. Ils ont également adopté des mesures visant à réduire des tarifs jugés excessifs dans certains secteurs médicaux particulièrement rentables, mais repoussé un article supposé limiter certains dépassements d’honoraires.

Paralysie budgétaire: le gouvernement américain brandit la menace d’un trafic aérien réduit “à peau de chagrin”

Le ministre américain des Transports a averti dimanche que le trafic aérien allait progressivement se réduire “à peau de chagrin” en raison du blocage budgétaire qui s’étire et conduit les autorités à diminuer le nombre de vols intérieurs face à la pénurie d’aiguilleurs du ciel.Ces perturbations sont devenues le principal point d’attention de la bataille politique qui se joue entre républicains et démocrates autour du budget fédéral, chacun cherchant à rejeter sur l’autre la responsabilité des galères vécues par les voyageurs à travers le pays.Depuis vendredi, le régulateur américain de l’aviation, la FAA, demande aux compagnies de réduire progressivement leur programme de vols intérieurs, alors qu’un grand chassé-croisé s’approche dans le pays. Les trajets internationaux sont pour l’essentiel épargnés.”Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille” à l’occasion de la traditionnelle fête de Thanksgiving fin novembre, a alerté Sean Duffy sur Fox News.”Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir”, a-t-il ajouté.La réduction progressive du trafic doit atteindre 10% de vols annulés vendredi, contre environ 4% aujourd’hui, a précisé le ministre de Donald Trump. “Ca va être de grosses perturbations, et les Américains vont être énervés par cela.”Plus de 1.400 vols ont été annulés dimanche aux Etats-Unis, selon le site spécialisé Flightaware, pour une moyenne de 44.000 vols quotidiens. Ces perturbations s’ajoutent aux files d’attente qui s’allongent aux points de contrôle des aéroports gérés par des agents de sécurité, également privés de salaire depuis plus d’un mois.- Impasse -Faute d’accord politique au Congrès, l’Etat américain est, depuis début octobre, en situation de paralysie budgétaire, le “shutdown” le plus long de l’histoire du pays. Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux travaillent sans être payés, dont les contrôleurs aériens.Certains d’entre eux “vont être confrontés à l’idée (…) de trouver un boulot en plus pour boucler les fins de mois”, a regretté le ministre sur CNN dimanche. “Hier, à Atlanta, 18 contrôleurs sur 22 ne sont pas venus” au travail, a-t-il donné comme exemple.Selon des élus démocrates, la réduction du trafic aérien est une stratégie du gouvernement de Donald Trump consistant à empirer la situation pour faire porter le chapeau aux démocrates, qui refusent à ce stade de se joindre aux sénateurs républicains pour adopter un texte budgétaire et sortir de l’impasse.”C’est une combine”, a déclaré le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, samedi. “Ca n’a rien à voir avec la sécurité. C’est de la politique politicienne qui se cache derrière la sécurité.”Depuis des semaines, sa minorité de blocage ne veut pas approuver un budget sans voter, en même temps, une prolongation de subventions pour des programmes d’assurance santé à destination de ménages à bas revenus.”Le seul qui joue à la politique, c’est Chuck Shumer, qui maintient la paralysie de l’Etat, qui a voté 14 fois pour s’assurer qu’on ne paye pas nos contrôleurs aériens”, lui a répondu Sean Duffy sur CNN.La paralysie budgétaire perturbe aussi le programme fédéral d’aide alimentaire qui soutient 42 millions d’Américains — un sur huit — chaque mois. Son non-versement en raison du “shutdown” fait l’objet d’une procédure judiciaire mais, en attendant, des milliers de bénéficiaires sont plongés dans l’incertitude.

Budget de la Sécu : l’Assemblée continue l’examen mais les délais se resserrent

L’Assemblée ira-t-elle au bout du budget de la Sécu ? Avec plusieurs centaines d’amendements, moins de deux jours d’examen prévus, et un débat crucial attendu sur la réforme des retraites, la question plane sur l’hémicycle. Si les débats traînent en longueur, le gouvernement s’est engagé à transmettre au Sénat mercredi soir le texte avec “tous les amendements votés”, comme l’a indiqué dimanche sur X la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Samedi, les députés ont adopté sur le fil une partie “recettes” largement réécrite et débuté l’examen du second volet sur les “dépenses” avec la mesure cruciale de la suspension de la réforme des retraites, promesse du gouvernement de Sébastien Lecornu pour tenter d’éloigner une censure du PS.A part quelques poussées de fièvres, les débats ont généralement été de bonne tenue depuis mardi, sans obstruction manifeste, l’Assemblée s’étant par ailleurs accordée pour limiter la durée des interventions.Mais le calendrier reste très contraint: quelque 600 amendements sont encore au menu dimanche après-midi et les députés sont censés s’interrompre à minuit, avant deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre.Ils ne reprendraient que mercredi à 15H00, dans une plage horaire consacrée notamment, sur décision du gouvernement, à l’article sur la suspension de la réforme des retraites.La manoeuvre est présentée comme une façon d’avoir le débat devant un hémicycle plein. Mais elle permet aussi d’assurer que l’examen sur cette réforme très contestée puisse se tenir, même si tous les amendements avant cet article n’ont pas été examinés.- “Une sorte de 49.3” -D’autant qu’à minuit mercredi soir expirera le délai constitutionnel de 20 jours pour examiner en première lecture le budget de la Sécu à l’Assemblée. Le gouvernement aura alors le pouvoir d’envoyer l’ensemble du projet de loi de financement de la Sécu au Sénat, sans qu’il y ait eu de vote global dessus.Un scénario dont s’est inquiété le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, dimanche dans l’émission Questions politiques (France inter/franceinfo/Le Monde): “Au vu du nombre d’amendements (et) de séances qui nous restent, le plus probable aujourd’hui, c’est que mercredi, le budget ne soit pas voté”.Au risque “d’envoyer au Sénat une copie inachevée”, a pointé un peu plus tôt dans l’hémicycle son collègue député Damien Maudet, suspectant le gouvernement de préparer “une sorte de 49.3 sur le long terme”.”Heureusement le Sénat va remettre les choses d’aplomb”, a au contraire estimé le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand, fustigeant sur Radio J une “avalanche” de “racket fiscal”.Un cadre du camp gouvernemental à l’Assemblée s’interroge lui-aussi, estimant que le gouvernement peut avoir envie que les débats ne se terminent pas, pour éviter un vote final risqué sur l’ensemble du texte. Et il estime que le Parti socialiste, qui a fait le pari de la non-censure, peut avoir la même tentation.- Le RN “forcément contre” -Dimanche dans l’hémicycle, Jérôme Guedj (PS) a appelé à avancer “à marche rythmée, forcée, pour pouvoir aller le plus loin possible dans l’examen de ce texte et si possible à son terme”, qualifiant de “cocasse” les inquiétudes des Insoumis qui ont voté contre la partie “recettes”. Si elle avait été rejetée, cela aurait immédiatement interrompu les débats, sans aborder les dépenses. Le scrutin très serré samedi, 176 voix pour et 161 contre, laisse présager une équation encore plus difficile si un vote sur l’ensemble du projet de loi devait intervenir mercredi.Car le gouvernement a bénéficié sur les recettes de votes favorables des socialistes, et de quelques votes pour et d’abstentions de communistes et écologistes, soucieux de poursuivre les débats. “On a assisté à la naissance du bloc de la raison”, s’est félicité sur franceinfo le député macroniste Jean-René Cazeneuve.Mais le terreau ne sera peut-être pas aussi favorable en cas de vote sur l’ensemble du texte, même avec la suspension de la réforme des retraites, alors que les oppositions ne votent traditionnellement pas pour les budgets, marqueurs politiques du gouvernement. Ainsi, LFI entend une nouvelle fois “rejeter ce budget”, a prévenu M. Bompard.Et le Rassemblement national, déjà opposé à la partie “recettes” et à une hausse de la CSG sur le patrimoine décrochée par la gauche, a annoncé qu’il ferait de même. 

Budget de la Sécu: le RN “votera forcément contre à la fin”, prévient Tanguy

Le Rassemblement national “votera forcément contre” le budget de la Sécu “à la fin” des débats comme il s’est opposé à la première partie du texte pour refuser “les hausses d’impôts”, a affirmé dimanche le député Jean-Philippe Tanguy.”A la fin, on votera forcément contre puisqu’on a voté contre les recettes. Il faut être cohérent (…) à partir du moment où on est contre les hausses d’impôts, on ne peut pas après dire qu’on est pour”, a déclaré l’élu de la Somme sur LCI.Samedi, les députés RN ont voté contre le volet “recettes” du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Une “décision prise au dernier moment”, a expliqué M. Tanguy, en réaction au rétablissement quelques minutes auparavant d’une taxe sur les entreprises (la contribution sociale de solidarité des sociétés, dite “C3S”) pour plus de 5 milliards d’euros.Pour autant, la formation d’extrême droite entend continuer de peser sur la partie “dépenses” du PLFSS, dans laquelle doit être abordée la suspension de la réforme des retraites, clé de voûte la non-censure du gouvernement par le Parti socialiste.”Nous voterons la suspension”, a indiqué M. Tanguy, assumant la contradiction avec sa position sur le vote final: “On ne va pas bouder, donc on continue la discussion”.Le parti à la flamme espère cependant toujours provoquer la chute du gouvernement de Sébastien Lecornu. Quitte à déposer une motion de censure si le PLFSS est voté comme prévu mercredi?”Nous verrons si la situation évolue”, a éludé le “monsieur budget” du RN. Mais cela pourrait servir “soit à envoyer un signal très fort aux Français pour montrer la trahison des autres partis”, soit s’il y a “un changement dans l’attitude des LR (à) espérer une censure”.

La Chine assouplit l’exportation de métaux rares vers les Etats-Unis

Nouveau signe d’apaisement après la rencontre Trump-Xi de la semaine dernière: la Chine a confirmé dimanche suspendre une interdiction d’exportation vers les Etats-Unis de gallium, germanium et antimoine, des métaux rares cruciaux pour l’industrie moderne.Pékin avait annoncé en décembre 2024 des restrictions sur ces métaux, dans le cadre d’une réglementation visant les biens à “double usage”, c’est-à-dire pouvant être utilisés dans un cadre civil mais aussi militaire – par exemple pour fabriquer des armements.Les interdictions sont suspendues dès ce dimanche et “jusqu’au 27 novembre 2026″, a indiqué dimanche dans un communiqué le ministère chinois du Commerce. Il confirme ainsi une annonce de la Maison Blanche faite il y a quelques jours.Cette annonce est un nouveau signe de bonne volonté de Pékin, dans la foulée de la rencontre entre les présidents chinois Xi Jinping et américain Donald Trump le 30 octobre en Corée du Sud. Ce sommet a permis de dissiper des mois de tensions qui ont crispé l’économie mondiale.”En principe, l’exportation vers les Etats-Unis de produits à double usage liés au gallium, au germanium, à l’antimoine et aux matériaux superdurs ne sera pas autorisée”, stipulait l’interdiction de décembre 2024 – désormais suspendue.Le ministère chinois du Commerce n’a toutefois pas dit explicitement dimanche si des autorisations seraient désormais délivrées, ni quand ni à quelle échelle.- Infrarouge et munitions -Ce dossier était devenu un sujet de contentieux entre Pékin et Washington. Car les deux pays rivalisent pour la domination technologique mondiale et ces métaux rares sont essentiels dans cette optique.La Chine en est un important producteur mondial. Ils ne sont pas classés comme “terres rares”, un autre groupe de métaux cruciaux, mais sont également nécessaires à des pans entiers de l’économie.Le gallium, que l’on trouve notamment dans les circuits intégrés, les LED et les panneaux photovoltaïques, est ainsi considéré comme une matière première critique, selon l’Union européenne. Le germanium est indispensable pour les fibres optiques et l’infrarouge.Enfin, l’antimoine est utilisé tant pour la transition énergétique, intégré aux batteries de véhicules électriques, que par l’industrie de l’armement, pour renforcer blindages et munitions.Le ministère chinois du Commerce, dans son court communiqué de dimanche, a également annoncé l’assouplissement de restrictions sur les exportations de produits liés au graphite – toujours dans le cadre de ces réglementations sur les produits à “double usage”. Les examens plus stricts des utilisations et utilisateurs finaux de ces produits, annoncés en décembre 2024, sont aussi suspendus jusqu’au 27 novembre 2026.- Détente -Il s’agit des dernières mesures d’apaisement en date prises par Pékin après la rencontre Xi-Trump.La Chine avait déjà annoncé mercredi prolonger d’un an la suspension d’une partie des droits de douane imposés aux produits américains en pleine guerre commerciale, pour les maintenir à 10%.Le géant asiatique avait aussi indiqué “cesser d’appliquer des droits de douane supplémentaires” imposés depuis mars sur le soja et un certain nombre d’autres produits agricoles américains. Des mesures qui touchaient durement la base électorale de Donald Trump.M. Trump avait par ailleurs annoncé fin octobre que la Chine avait accepté de suspendre pour un an les restrictions imposées le 9 octobre sur l’exportation de technologies liées aux terres rares – essentielles pour la défense, l’automobile ou l’électronique.

Pluies records, infrastructures en jachère: quand la pampa argentine se noie

De l’eau à perte de vue, des champs qui macèrent… Des centaines de milliers d’hectares de pampa argentine, coeur agricole du pays, sont engorgés ou inaccessibles depuis des mois, la faute à des pluies inhabituelles et des infrastructures en souffrance. Odeur fétide de marécage, nuées de moustiques et grenouilles partout: rarement la “pampa humide”, du centre-nord du pays, a autant mérité son nom qu’en ce printemps austral. Le ciel se mire dans les vastes étendues d’eau au sol, mais la beauté du tableau échappe aux agriculteurs.”Je n’ai pas pu semer, mes vaches sont devenues maigres à force d’être les pieds dans l’eau, où je n’ai pas moyen de leur faire parvenir du fourrage”, se désespère Luciano Macaroni, 46 ans éleveur du district de 9 de Julio, à 300 km de Buenos Aires.Sur l’ensemble de la province de Buenos Aires, vaste comme l’Italie, plus de 1,4 million d’hectares –à peu près la superficie de l’Ile-de-France–, sont saturés d’eau à 60-100%, selon la Sociedad Rural, l’organisation du campo argentin. Et deux fois plus sont en “excédent hydrique”.A 9 de Julio, une des zones les plus affectées, Luciano a dû déménager en mars, et s’installer au village, “pour que les enfants puissent aller à l’école”. Il ne pouvait aller et venir de chez lui qu’à cheval, par les chemins gorgés devenus pour certains des canaux.- Changement climatique -Depuis début 2025, les précipitations localement ont dépassé 1.600 millimètres, presque le double d’une année entière. Et l’eau, depuis des semaines, n’arrive pas à s’évaporer.L’ironie est qu’il y a deux ans, la même région avait connu une des pires sécheresses de mémoire agricole argentine occasionnant des pertes évaluées à 20 milliards de dollars à l’export. L’agro-alimentaire pèse près de 60% des exportations.”C’est clair, il y là des questions liées au changement climatique, et foncièrement, une plus grande récurrence de phénomènes climatiques très intenses”, estime pour l’AFP Javier Rodriguez, ministre provincial du Développement Agricole.”On n’est pas habitué” à ce niveau de précipitations, appuie la maire de 9 de Julio, María José Gentile, convaincue elle aussi que “le changement climatique y est pour beaucoup”. “Ignorer cela, c’est ne pas voir la réalité, ne pas accepter une situation qu’on va devoir gérer d’une façon ou d’une autre”.Mais le climat n’est pas seul pointé du doigt. Pour les acteurs locaux, le retard accumulé pour les infrastructures, l’entretien de fossés d’écoulement, de voies d’accès, est largement co-responsable. Et là, la politique s’invite. – Draguer, drainer -Javier Rodriguez, membre du gouvernement provincial opposant à l’exécutif national, met en cause la paralysie des chantiers publics depuis deux ans, au nom de l’austérité budgétaire de l’utralibéral Javier Milei.Par exemple le Rio Salado, fleuve de 600 km qui traverse la pampa, et au rôle-clef dans le drainage des terres agricoles. “Si son dragage n’avait pas été freiné en 2023, ce tronçon serait terminé, et l’eau s’écoulerait bien mieux”, dénonce-t-il.La ministre nationale de la Sécurité Patricia Bullrich a annoncé cette semaine l’envoi d’engins et de personnel pour “frayer des voies et atteindre des familles isolées”. Mais sur les infrastructures, elle renvoie la balle à la province qui selon elle “a aujourd’hui la responsabilité des travaux du Río Salado”. Une responsabilité conjointe, en réalité.A 9 de Julio, où l’eau affleure sur 45% de la surface cultivable, il n’y presque pas eu de récolte de blé, et les semences de soja et maïs, le gros des cultures locales, sont à l’arrêt, résume Hugo Enríquez, céréalier-éleveur, président local de la Sociedad rural.”La situation est catastrophique, la zone de production va fortement se réduire”, prédit-il. Et l’impact économique viendra pour tous: “exploitants, transporteurs, gestionnaires de stockage, fournisseurs d’intrants…””On va sentir les conséquences l’an prochain. On ne peut pas semer, on n’a pas d’animaux. Qu’est-ce qu’on va faire, bordel ?” s’emporte Alejandro Vallan, exploitant de 43 ans. “Il y a ici des gens de 60, 70 ans qui ont économisé toute leur vie pour avoir leurs vaches, maintenant ils les ont perdues. C’est très dur de se remettre de ça”.

Mercosur: la France “ne signera pas” un accord qui “condamnerait” ses agriculteurs, assure Genevard

La France ne “signera pas un accord” qui “condamnerait” ses agriculteurs, a assuré dimanche la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, trois jours après des propos “positifs” d’Emmanuel Macron quant à un possible feu vert sur l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur.”Nous voulons soutenir nos agriculteurs et c’est pourquoi la France ne signera pas un accord qui les condamnerait à terme”, a déclaré la ministre dans le JDD, réaffirmant les “lignes rouges” de la France.Celles-ci sont au nombre de trois: “une clause de sauvegarde agricole spécifique”, des “mesures miroir” empêchant l’importation en Europe de produits agricoles moins-disants que les normes européennes sanitaires et environnementales et un renforcement des contrôles sanitaires.A propos de la clause de sauvegarde, l’idée serait, selon la ministre, de “pouvoir enclencher un frein d’urgence si, par exemple, la filière est menacée par une chute massive de prix liée à un afflux des denrées importées”.Elle a toutefois reconnu que de nombreux points étaient à éclaircir, assurant de sa “vigilance” : “Qui décide ? Qui vérifie ? En combien de temps ? Quels critères déclenchent le mécanisme ? Nous sommes en train de l’examiner en nous posant une seule question: ce dispositif est-il réellement efficace et protecteur pour nos agriculteurs ?”.Interrogée sur la possibilité pour la France de “bloquer” le processus, alors que le Brésil a évoqué une signature avec l’UE d’ici au 20 décembre, Mme Genevard a assuré que la France “a les moyens de se faire entendre” et souligné que d’autres Etats-membres partagent ses inquiétudes parmi lesquels la Pologne, l’Autriche, les Pays-Bas, l’Irlande et la Hongrie.”Tant que ces garanties ne sont pas écrites, validée et acceptées par nos partenaires du Mercosur, la France restera sur sa position”, a assuré Mme Genevard. Jeudi, au Brésil, Emmanuel Macron s’était dit “plutôt positif” sur la possibilité d’accepter cet accord commercial décrié en France, tout en affirmant rester “vigilant”, assurant quelques heures plus tard, lors d’une nouvelle étape de sa tournée sud-américaine, au Mexique, que “la France continue d’attendre des réponses claires”.Ces propos, alors que la France a longtemps jugé l’accord inacceptable avant ces clauses, ont été dénoncés par une grande partie de la classe politique française et le monde agricole.