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Doutes sur l’IA et les taux, prises de bénéfices: les Bourses chutent

Les Bourses mondiales chutent mardi, sur fond de prises de profits, ainsi que de doutes sur l’IA et l’évolution des taux de la Banque centrale américaine tandis qu’à Washington le blocage budgétaire se poursuit.Vers 08H40 GMT, en Europe, le CAC 40 perdait 1,15%, Francfort 1,38%, Londres 0,81% et Milan 1,00%.En Asie, les Bourses asiatiques ont reculé de concert, minées par un regain de prudence notamment concernant la politique de la Fed A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei s’est replié en clôture de 1,74%, et l’indice élargi Nikkei de 0,65% à 3.310,14 points.Séoul a lâché 2,37%, Sydney 0,91%, Taipei 077%.Wall Street avait donné le ton lundi, tiraillée “entre la vigueur persistante du secteur technologique et la faiblesse des valeurs liées aux matières premières et à l’immobilier”, a noté John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.John Plassard met en avant également un début de “fatigue de l’IA qui gagne les investisseurs malgré la multiplication des mégadeals dans le secteur”. Il fait référence au contrat de 38 milliards de dollars qu’OpenAI a passé avec Amazon pour des services dans le cloud (informatique à distance). Amazon a gagné 4% à Wall Street lundi.Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste senior de Swissquote, ces nouveaux partenariats entre géants du secteur qui veulent sécuriser autant de puissance de calcul que possible pour développer l’IA, offrent certes “un moment de gloire” à ces groupes. Mais “certains sceptiques continuent à froncer les sourcils, préoccupés par la circularité de ces accords”, a-t-elle averti.”L’euphorie de l’IA masque un marché qui ralentit”, a encore souligné l’analyste.”À cela s’ajoute un climat d’incertitude politique aux États-Unis, où le pays s’apprête à battre un record historique: celui du +shutdown+ gouvernemental le plus long jamais enregistré”, ajoute John Plassard évoquant la paralysie des services publics américains due au blocage budgétaire entre démocrates et républicains au Congrès.A Wall Street, quelque 300 entreprises du S&P 500 ont chuté lundi en raison d’inquiétudes sur un possible affaiblissement de l’activité économique américaine, sans garantie claire que la Réserve fédérale (Fed) va réduire à nouveau les taux en décembre.En effet, la probabilité d’une nouvelle baisse d’un quart de point de pourcentage des taux directeurs de la Fed a diminué à 65% contre plus de 90% la semaine dernière.Ces doutes ont été aussi alimentés par les déclarations lundi à Yahoo Finance d’un membre de la Fed. Austan Goolsbee de l’antenne de Chicago s’est dit plus préoccupé par l’inflation que par l’emploi, ajoutant qu’il n’était pas encore décidé à baisser les taux en décembre.Edenred, lanterne rougeA la Bourse de Paris, Edenred, société de services prépayés qui commercialise notamment les Ticket Restaurant, dont le titre s’est envolé depuis fin octobre, dégonflait fortement (-8,50% à 23,36 euros vers 08H30 GMT), s’inscrivant en tête des baisses de titres.Le groupe vise pourtant une croissance de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) entre 8 et 12% par an entre 2025 et 2028. Mais pour l’année 2026, la croissance prévue est en dessous des prévisions.En outre, en Italie, où un plafonnement des commissions payées par les commerçants aux émetteurs de titres-restaurant a été mis en place, le groupe a prévenu s’attendre à un impact négatif de 60 millions d’euros sur son Ebitda (marge brute d’exploitation) au second semestre.A Francfort, la défense baisse la gardeLes groupes de défense allemands font l’objet de prises de bénéfices: Rheinmetall perd 2,54% à Francfort, Thyssenkrupp chute de 2,98%. “Les investisseurs semblent actuellement enclins à prendre leurs bénéfices, une tendance déjà amorcée durant la séance asiatique”, a noté Andreas Lipkow, analyste indépendant.Le pétrole en berneLe marché pétrolier piquait du nez, digérant la décision prise dimanche par les pays exportateurs de l’Opep+ de remonter encore une fois leurs quotas de production avant une pause au premier trimestre 2026.Vers 08H40 GMT, le baril de WTI nord-américain lâchait 1,03% à 60,42 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,97% à 64,26 dollars.

Carburant de “sang”: ces chauffeurs routiers qui défient la mort pour ravitailler Bamako

“On ne sait jamais si on rentrera vivant”, souffle Baba, le regard perdu dans le vide. Dans le nord ivoirien, il s’apprête comme des dizaines de collègues à reprendre la route vers le Mali voisin, à bord de leurs camions-citernes chargés de carburant et d’angoisse.Un acronyme fait trembler tous les chauffeurs routiers: le JNIM, du nom de ce groupe jihadiste affilié à Al-Qaida qui a décrété il y a deux mois que plus aucun camion-citerne ne pénètrerait au Mali depuis un Etat voisin.Depuis, les camions incendiés venant d’Abidjan ou de Dakar se comptent par centaines, et font partie de la stratégie de jihad économique du JNIM qui cherche notamment à étouffer Bamako et la junte militaire au pouvoir. “En asphyxiant économiquement le pays, le JNIM cherche à gagner le soutien populaire en accusant le gouvernement militaire d’incapacité”, note Bakary Sambe du groupe de réflexion Timbuktu Institute, basé au Sénégal, qui évoque “un problème structurel d’insécurité”.Sur plus de 300 kilomètres dans le nord de la Côte d’Ivoire, de Niakaramandougou à Tengréla, dernière ville avant le Mali, l’AFP a rencontré des dizaines de chauffeurs qui expliquent continuer de rouler, mus par “la nécessité” financière, “le patriotisme”, et une bonne dose de courage.- Mourir “pour la bonne cause” -“On le fait parce qu’on aime notre pays. On ne veut pas que les Maliens manquent de carburant”, confie Baba (prénom modifié), 30 ans, maillot de Manchester United sur les épaules.”Si on meurt, c’est pour la bonne cause”, dit d’un air grave Mamadou Diallo, 55 ans, s’offrant un moment de répit sur un parking à Niakaramandougou, à cinq heures de la frontière.Les familles, elles, redoutent chaque départ. “Mais rester sans travail, c’est impossible”, soupire de son côté Yoro, un autre routier. Un peu plus au nord, à Kolia, Sidiki Dembélé déjeune avec un collègue, camions alignés au bord de la route, moteurs qui ronronnent doucement, prêts à repartir. De l’autre côté du goudron, pour alléger l’ambiance, des jeunes font vibrer “Y que fue”, tube latino rendu célèbre par la star mondiale du football, Lamine Yamal.”Si les camions s’arrêtent, c’est tout un pays qui s’éteint”, explique-t-il, entre deux bouchées de riz nappé de sauce arachide.En 2023, plus de la moitié des produits pétroliers exportés par la Côte d’Ivoire étaient destinés au Mali.Les camions maliens se chargent à Yamoussoukro ou Abidjan avant d’emprunter les deux corridors pour leur pays : celui de Tengréla, ou celui de Pogo, où des escortes militaires prennent le relais côté malien, jusqu’à Bamako. Une escorte peut regrouper jusqu’à plusieurs centaines de citernes. Mais même sous escorte, les convois sont fréquemment pris pour cibles. Les zones les plus dangereuses dans ce sud malien: les axes Kadiana-Kolondiéba et Loulouni-Sikasso.”Il y a deux mois, j’ai vu des jihadistes brûler deux camions. Les chauffeurs sont morts. J’étais juste derrière. Par miracle, ils m’ont laissé passer”, raconte Moussa, 38 ans, polo rouge taché d’huile.Bablen Sacko a aussi échappé de peu à une embuscade.”Des apprentis sont morts, juste derrière nous”, dit-il. Puis, d’une voix ferme: “Chacun a un rôle dans la construction du pays. Le nôtre, c’est d’approvisionner le Mali en carburant. On le fait par patriotisme.”- Prime de risque -Mais derrière la fierté, c’est l’amertume. Les chauffeurs dénoncent des conditions de travail indignes. “Pas de contrat, pas d’assurance, pas de retraite. Si tu meurs, c’est fini. Après ton enterrement, on t’oublie”, déplore Bablen Sacko.Avec un salaire mensuel d’à peine 100.000 francs CFA (152 euros) et un bonus de 50.000 (76 euros) par voyage, Yoro réclame une prime de risque, “parce qu’on ne sait jamais si on rentrera vivant”.Face à cette insécurité croissante, certains transporteurs ivoiriens ont renoncé à la route du Mali.À Boundiali, Broulaye Konaté, gestionnaire d’un parc de 45 camions, a préféré immobiliser sa flotte.”J’ai demandé à un chauffeur de livrer de l’engrais au Mali. Il a refusé. Le camion est toujours garé à Abidjan”, dit-il.Pour Souleymane Traoré, chauffeur ivoirien depuis sept ans sur l’axe malien, chaque trajet est désormais une épreuve. “Tu prends la route, la peur au ventre”, confie-t-il.Il se souvient avoir récemment compté alors qu’il rentrait en Côte d’Ivoire, “cinquante-deux citernes calcinées. Et six autres brûlées plus loin”, entre Kadiana et Tengréla.Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga a récemment qualifié le carburant que le Mali reçoit ces derniers temps de “sang humain”, en reconnaissance aux militaires et aux chauffeurs tués sur les routes.”La situation devrait rester la même, dans les prochains jours, concernant les ravitaillements de carburant. Sur la scène politique, il y a plus d’incertitude: je ne pense pas que le JNIM ait la capacité ou l’intention de prendre Bamako, mais la menace qu’ils font planer sur la ville est sans précédent”, conclut Charlie Werb, analyste du cabinet de conseil Aldebaran Threat Consultants (ATC).

Tesla: le fonds souverain norvégien opposé au plan de rémunération colossal de Musk

Le fonds souverain de la Norvège, un des dix principaux actionnaires de Tesla, votera contre le plan de rémunération de potentiellement plus de 1.000 milliards de dollars que le constructeur automobile américain envisage de verser à son fondateur, Elon Musk.”Bien que nous reconnaissions la valeur considérable créée sous la direction visionnaire de M. Musk, nous sommes préoccupés par le montant total de la rémunération, la dilution et l’absence de mesures pour atténuer le risque lié à une personne clé”, a indiqué le fonds sur son site mardi, à deux jours de l’assemblée générale des actionnaires de Tesla.Le fonds norvégien, qui pèse plus de 21.000 milliards de couronnes (1.800 milliards d’euros), détenait 1,14% de Tesla au 30 juin 2025.Lors de l’assemblée générale jeudi à Austin au Texas, les actionnaires du spécialiste américain de la voiture électrique doivent notamment se prononcer sur le plan de rémunération proposé par le conseil d’administration du groupe.Ce plan d’une durée de dix ans prévoit l’octroi d’actions à Elon Musk en fonction d’une multitude d’objectifs -dont certains très ambitieux- qui, s’ils sont atteints, pourrait garantir à terme à l’homme le plus riche au monde jusqu’à 12% supplémentaires du capital actuel.”Nous continuerons à rechercher un dialogue constructif avec Tesla sur ce sujet et sur d’autres thèmes”, a précisé le fonds norvégien.L’an dernier, le fonds avait déjà voté contre un autre plan de rémunération gigantesque -finalement approuvé par les actionnaires de Tesla- d’Elon Musk. Il a été rejeté par la justice du Delaware en décembre mais Tesla a fait appel.Les relations entre celui-ci et Nicolai Tangen, le chef du fonds, s’étaient ensuite nettement refroidies.

Poupées sexuelles: “nous collaborerons à 100% avec la justice”, assure le porte-parole de Shein

“Nous collaborerons à 100% avec la justice”, a affirmé mardi le porte-parole de Shein en France, Quentin Ruffat, sur la radio RMC, assurant également que l’entreprise était prête à partager les noms des acheteurs de poupées sexuelles d’apparence enfantine, à caractère pédopornographique.”Sur le sujet de partage des contacts (…) nous serons en totale transparence avec la justice, s’ils nous demandent une telle chose, nous le ferons”, a encore déclaré le porte-parole.Lundi soir, le parquet de Paris a annoncé avoir confié quatre enquêtes à l’Office des mineurs (Ofmin), sur quatre sites de vente en ligne, dont Shein, après avoir été saisi par des signalements de la Répression des fraudes (DGCCRF).Ces investigations portent sur la “diffusion de message violent, pornographique, ou contraire à la dignité accessible à un mineur”, mais aussi, pour Shein et AliExpress, sur la “diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique”.La haute-commissaire à l’Enfance Sarah El-Haïry avait dénoncé lundi ces produits qui “ne sont pas des objets comme les autres”, mais “des objets pédocriminels sur lesquels des prédateurs s’entraînent, malheureusement, parfois avant de passer à des sévices sur des enfants”.”J’ai entendu les inquiétudes de la commissaire à l’enfance Sarah El-Haïry que je partage personnellement et que l’ensemble de la marque Shein partage et nous serons ravis de pouvoir échanger avec elle sur ces sujets-là, sur ces sujets de pédocriminalité qui sont trop graves pour être passés sous silence”, a souligné Quentin Ruffat.Il a invoqué, pour expliquer la mise ne vente de ces poupées, “un dysfonctionnement interne, un dysfonctionnement dans nos process et dans notre gouvernance. On en a pris la mesure, on a eu une réponse qui était rapide”.”Aujourd’hui, nous allons mettre en place les garde-fous nécessaires pour que ça n’arrive plus”, a-t-il ajouté, “il va falloir renforcer nos process, être davantage minutieux”.Quentin Ruffat a par ailleurs confirmé le démarrage mercredi du partenariat annoncé avec le grand magasin parisien du BHV: “la boutique intégrée au BHV ouvrira demain, donc le 5 novembre à 13H00”.Le BHV a également confirmé mardi le partenariat, tout en jugeant “inacceptable” que des “poupées à caractère sexuel” aient pu être vendues sur Shein. “Nous avons réfléchi à arrêter”, avant de changer d’avis, a reconnu sur RTL Frédéric Merlin, patron de la Société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV.

Les enjeux et les contours de la conférence Travail et Retraites dévoilés mardi

La conférence Travail et Retraites s’ouvre mardi par une réunion des partenaires sociaux sur son format et sa méthode, pour tenter de relancer le dialogue social sur ces sujets après l’échec du conclave, mais en l’absence notable de la CGT.L’ensemble des autres organisations syndicales et patronales retrouvent à 09H00 le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou à son ministère et son homologue de la Fonction publique David Amiel, le jour de l’ouverture dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale de débats tendus sur le budget de la Sécurité sociale (PLFSS).Voulue par le Premier ministre suite à la suspension de la réforme des retraites, cette conférence devait initialement s’ouvrir fin novembre mais son lancement a été avancé, même si les débats sur le fond ne commenceront que dans quelques semaines.Sébastien Lecornu avait indiqué devant le Sénat que le gouvernement proposerait notamment de “confier la gestion du système de retraites”, déficitaire de 23 milliards d’euros en 2025, “aux partenaires sociaux”.Alors que le conclave initié par François Bayrou pour amender la réforme de 2023 s’était soldé un échec faute d’accord sur la reconnaissance de la pénibilité de certains métiers, Jean-Pierre Farandou a annoncé mardi sur France Inter qu’il proposait de “d’abord parler du travail” qui “conditionne la manière dont nous arrivons à la retraite”.La conférence sera “un lieu de débat, un lieu apaisé pour que les partenaires sociaux puissent aborder les problèmes”, a-t-il encore indiqué.Cette volonté de parler du travail est conforme aux revendications de la CFDT.Le premier syndicat, qui avait négocié jusqu’au bout du conclave au mois de juin, veut “remettre le travail en clef d’entrée de tous les sujets à traiter”, a expliqué lundi à l’AFP son numéro deux Yvan Ricordeau.La cheffe de file de la CFDT Marylise Léon sera présente mardi, tout comme le président de la CFTC Cyril Chabanier, mais ni FO, ni le syndicat des cadres CFE-CGC n’enverront leurs numéros un, tandis que la CGT a indiqué qu’aucun de ses responsables ne pourra s’y rendre en raison d’une importante réunion de son comité confédéral national, son parlement interne.- Le Medef concentré sur le budget -La CGT a prévenu qu’elle refusera de “tenir les chandelles entre celles et ceux qui veulent un système à points (prôné par la CFDT) et ceux qui veulent la capitalisation”, notamment au sein des organisations patronales, a prévenu sa cheffe de file Sophie Binet. “Je ferme la porte sur la retraite à points”, a également déclaré lundi sur le site Boursorama le secrétaire général de FO Frédéric Souillot, dont l’organisation sera représentée par sa numéro deux Patricia Drevon.Côté patronal, seul le président de l’U2P, qui représente les TPE, a confirmé qu’il serait personnellement présent.Le Medef semble plus intéressé actuellement par le débat budgétaire à l’Assemblée nationale, et aux “plus de 43 milliards d’euros” visant les entreprises, selon le décompte dressé par son président Patrick Martin sur X, que par la conférence sociale.La première organisation patronale française a prévu d’envoyer à cette “réunion de méthode” ses négociateurs habituels Hubert Mongon et Diane Deperrois, tandis que Patrick Martin est pris par “un déplacement prévu de longue date”, indiquait-on lundi soir au Medef. La CPME sera représentée mardi par son négociateur Eric Chevée, a indiqué à l’AFP son président Amir Reza-Tofighi, qui a invoqué “un problème d’agenda” mais affirmé que son organisation était “très volontaire pour participer aux travaux”.”Dans le sujet des retraites on n’a peut être pas assez discuté sur l’accompagnement des seniors dans leur fin de carrière”, a-t-il reconnu.Mais pour M. Reza-Tofighi, “tout ce qui est âge, trimestre, etc, est désormais un sujet d’élection présidentielle, pas de cette conférence”.

Mairie de New York: la discrète main tendue du favori socialiste aux milieux d’affaires

L’un des chantiers de la campagne de Zohran Mamdani, socialiste revendiqué et favori à l’élection municipale à New York mardi, aura été de rassurer les milieux d’affaires de la capitale économique et financière des Etats-Unis.”Je ne pense pas que nous devrions avoir de milliardaires”, a déclaré le candidat pendant la campagne pour la primaire démocrate qu’il a remportée en juin. Depuis, il a discrètement multiplié les rencontres avec des dirigeants d’entreprises.Passé en quelques mois de quasi-inconnu à potentiel maire de la plus grande ville du pays, Zohran Mamdani a construit son programme contre la hausse du coût de la vie avec trois mesures phares: des loyers encadrés, des bus et des crèches gratuits.De quoi devenir la cible quasi-quotidienne de médias de droite, comme la chaîne Fox News et le tabloïd New York Post, mais surtout du président Donald Trump, qui qualifie le social-démocrate de “communiste”.Dès juillet, Zohran Mamdani a toutefois participé à deux réunions organisées par le Partenariat pour la ville de New York, un groupe de défense des intérêts économiques et financiers dont le conseil d’administration inclut le patron de la banque JPMorgan, Jamie Dimon.Le candidat “parle à beaucoup de gens, il a convaincu beaucoup de gens (qu’il) va changer (et) qu’il veut apprendre”, a commenté ce dernier auprès du magazine spécialisé Fortune, offrant son “aide” si le démocrate, dont l’avance est évaluée entre 4,5 et 16 points selon les sondages, était élu.- “Tout ira bien”- Maire, Zohran Mamdani devrait aussi composer avec un autre centre de pouvoir: la capitale de l’Etat de New York, Albany, qui avalise certaines mesures fiscales. Or la gouverneure démocrate Kathy Hochul, classée au centre, s’est notamment montrée critique de son idée d’imposer à hauteur de 2% les revenus de plus d’un million de dollars.S’adressant le mois dernier à un groupe de défense des intérêts immobiliers à New York, Zohran Mamdani a promis d'”évaluer les choses sur leur mérite” plutôt que sur des critères idéologiques.Face à l’Association pour un meilleur New York, le candidat de 34 ans a souligné le rôle des entreprises dans la construction de logements et loué un “partenariat profond entre le secteur privé et le secteur public”.”Mamdani a été clair sur le fait qu’il travaillerait avec nous et se concentrerait sur les projets d’investissement et sur les actions pour relancer l’économie”, a commenté auprès de l’AFP Carlo Scissura, président du Congrès du bâtiment de New York. Les dirigeants du secteur en ont conclu que “tout ira bien” avec Zohran Mamdani à la mairie, comme avec son principal rival, le centriste Andrew Cuomo, a ajouté M. Scissura.- “Signal important” -Autre point de discorde, le candidat démocrate a infléchi son discours contre les forces de l’ordre, s’excusant d’avoir appelé à “couper les fonds” d’une police qu’il jugeait “raciste et anti-LGBT”.Le Partenariat pour la ville de New York a qualifié sa décision de conserver l’actuelle responsable de la police, Jessica Tisch, de “signal important à la communauté des affaires que son administration ne reviendra pas sur les progrès réalisés par la ville en matière de réduction de la criminalité”.Certaines des plus grandes fortunes, dans cette ville de 8,5 millions d’habitants comptant de nombreux milliardaires, demeurent toutefois hostiles à Zohran Mamdani, à l’image de Michael Bloomberg, des magnats des fonds spéculatifs Bill Ackman et Dan Loeb ou du dirigeant de médias Barry Diller, qui soutiennent financièrement Andrew Cuomo.Parmi les causes de la défiance de ces soutiens d’Israël, la position propalestinienne du candidat de confession musulmane, qui a qualifié l’Etat israélien de “régime d’apartheid” et la guerre à Gaza de “génocide”.Et au milieu de ces réserves, de rares voix émergent en soutien au projet de Zohran Mamdani.”Les gens ne quittent pas New York parce que leurs impôts sont trop élevés”, estime ainsi Morris Pearl, ancien dirigeant de la société de gestion d’actifs BlackRock, désormais responsable des Millionnaires Patriotes, qui plaident pour une plus grande justice fiscale. “Les gens quittent New York parce qu’ils ne peuvent pas payer leur loyer”. 

Poupées sexuelles: la justice enquête sur les plateformes asiatiques, Shein menacé d’interdiction

Avant l’ouverture mercredi du magasin Shein au BHV, les géants asiatiques de la vente en ligne doivent se défendre sur un nouveau front: la justice a ouvert, au nom de la protection des mineurs, des enquêtes sur le site et ses concurrents AliExpress, Temu et Wish, notamment pour avoir proposé des poupées sexuelles d’apparence enfantine.Lundi soir, le parquet de Paris a annoncé à l’AFP avoir confié quatre enquêtes à l’Office des mineurs (Ofmin). Ces investigations portent sur la “diffusion de message violent, pornographique, ou contraire à la dignité accessible à un mineur” pour les quatre sites.Dans le cas de Shein et AliExpress, qui proposaient des poupées ayant l’apparence d’enfants, les enquêtes visent aussi la “diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique”.Le parquet souligne avoir été saisi par des signalements de la Répression des fraudes (DGCCRF), qui dénonçait “l’accessibilité de contenus sexuels par des mineurs, ainsi que la mise en vente d’objets sexuels revêtant l’apparence d’enfants, et donc à caractère pédopornographique”.Lundi soir, Shein a affirmé avoir supprimé l’intégralité des annonces et visuels associés aux “poupées sexuelles”, et avoir temporairement déréférencé sa catégorie “produits pour adultes”. AliExpress a assuré que “les annonces concernées (par le signalement) ont été retirées”.- Menace d’interdiction -Plusieurs responsables politiques étaient montés au front, le ministre de l’Économie Roland Lescure menaçant sur BFMTV et RMC de demander, “si ces comportements sont répétés, (…) qu’on interdise l’accès de la plateforme Shein au marché français”.”C’est tout à fait inacceptable et soulève la question, plus généralement, de la manière dont le marché unique européen, dont notre marché intérieur, est envahi par des produits contrefaits”, a ajouté le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, en déplacement dans le Loiret.Shein sera auditionnée sous quinze jours à l’Assemblée par la mission d’information sur les contrôles des produits importés en France.”Il y en a marre parce que ce ne sont pas des objets comme les autres”, a condamné sur BFM la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El-Haïry. “Ce sont des objets pédocriminels sur lesquels des prédateurs s’entraînent malheureusement, parfois avant de passer à des sévices sur des enfants”, a-t-elle ajouté.”Au domicile de Joël Le Scouarnec, le médecin qui a fait plus de 300 victimes, on a retrouvé une collection de poupées sexuelles à l’effigie d’enfants”, rappelle Arnaud Gallais, fondateur de Mouv’Enfant, en référence à l’ancien chirurgien, condamné à 20 ans de prison pour viols et agressions sexuelles. Le collectif s’est rendu devant le BHV lundi pour dénoncer le partenariat avec Shein.Le régulateur de la communication audiovisuelle et numérique, l’Arcom, a par ailleurs confirmé à l’AFP avoir été saisi.- “Indécent” -Entreprise aux racines chinoises qui a conquis le marché mondial de l’ultra fast-fashion, Shein s’est implantée progressivement dans le paysage du commerce en ligne depuis son arrivée en France en 2015. Régulièrement accusée de concurrence déloyale, de pollution environnementale et de conditions de travail indignes, Shein a prévu d’ouvrir mercredi son tout premier magasin physique pérenne au BHV, historique grand magasin.Sur la devanture du BHV, le patron de Shein Donald Tang et celui de la société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV, Frédéric Merlin, s’affichent tout sourire sur une immense affiche.S’il juge “indécent” et “inacceptable” la vente de ces poupées, Frédéric Merlin a défendu lundi le partenariat avec Shein.”Le principe même de notre partenariat est clair: seuls les vêtements et articles conçus et produits directement par Shein pour le BHV seront vendus en magasin”, assure-t-il. “Aucun produit issu de la marketplace internationale de Shein n’est concerné”.L’association Origine France Garantie appelle, elle, au boycott médiatique de Shein, dont l’ouverture du magasin est prévue à la veille du salon du Made in France, à Paris, de jeudi à dimanche.De son côté, le directeur des opérations de l’exploitant des Galeries Lafayette en province, Karl-Stéphane Cottendin, a affirmé lundi sur BFMTV que le calendrier d’ouverture des points de vente de Shein ailleurs qu’à Paris était à “redéfinir”, sans donner plus de précisions.mpa-cac-ole-ama-hrc-fbe/bfa/dch/may   

À l’Assemblée, le budget de l’Etat en pause, place au projet de financement de la Sécu

Les députés ont bouclé lundi huit jours de débats sur la partie “recettes” du budget de l’État et voient peu à peu s’éloigner l’espoir d’arriver un jour au vote sur ce texte, remplacé dès mardi dans l’hémicycle par l’examen du budget de la Sécurité sociale. L’Assemblée risque de ne pas pouvoir examiner en entier la première partie du projet de loi de finances avant le 23 novembre à minuit, date à laquelle le gouvernement doit transmettre le texte au Sénat. S’il existe une chance que les débats s’accélèrent, le gouvernement semble désormais envisager clairement l’hypothèse du dépassement des délais. La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a ainsi assuré lundi soir que le gouvernement s’engageait à “transmettre” au Sénat “tous les amendements” qui auront été “votés” par l’Assemblée nationale. Une manière d’assurer aux groupes parlementaires que leurs travaux ne seront pas vains. En effet, lorsque les délais constitutionnels sont dépassés, l’exécutif est en droit de transmettre le projet initial, balayant du coup tous les votes des députés d’un claquement de doigts. En faisant le choix inverse, Sébastien Lecornu va donc demander au Sénat de se positionner sur toutes les mesures adoptées par les députés.Cette annonce intervient après huit jours d’âpres débats. Un examen qui s’est poursuivi lundi avec notamment l’adoption d’un amendement RN rétablissement “l’exit tax” dans sa version d’origine sarkozyste. Ou encore le resserrement du pacte Dutreil qui facilite la transmission d’une entreprise familiale. Dans la soirée, les députés ont rejeté l’une des mesures les plus décriées du projet de budget de l’Etat qui prévoit de soumettre à l’impôt sur le revenu les indemnités journalières versées aux personnes atteintes d’une affection longue durée (ALD). Ils ont également voté contre une hausse de la fiscalité sur deux biocarburants le B100 et le E85. – Rendez-vous le 12 novembre -L’examen du projet de loi de finances pour 2026 ne reprendra que le 12 novembre, car les députés entament dès mardi la discussion sur le projet de financement de la Sécurité sociale, truffé d’irritants lui aussi.Amélie de Montchalin a profité de ce moment pour tirer un premier bilan: on est loin “du budget Frankenstein” que la confusion fiscale des derniers jours pourrait laisser croire, selon elle. “Nous sommes précisément à 4,7% (du PIB) de déficit”, soit l’objectif initial du gouvernement, a-t-elle indiqué lundi matin. “Ce qui veut dire qu’il y a encore de la marge de manœuvre” lors de la navette parlementaire.Côté entreprises, “il y a eu des hausses d’impôts de 2,5 milliards pour les multinationales. Il y a eu des baisses aussi à peu près de 3 milliards de moins pour les PME”, a-t-elle résumé.Ce calcul exclut cependant “quatre taxes” (sur les multinationales, les rachats d’actions, les super dividendes notamment) que le gouvernement juge inapplicables ou contraires au droit européen.Côté ménages, il y aurait “à peu près 2 milliards de moins d’impôt, notamment du fait du dégel du barème de l’impôt sur le revenu” et de l’autre “un ensemble de mesures sur les plus fortunés qui représenteraient plus que l’ISF avant 2017″. Ces mesures devraient rapporter entre 5 et 6 milliards d’euros, contre 5,1 pour l’ISF.Insuffisant toutefois pour que cette copie réunisse une majorité de députés à ce stade, car les divergences restent grandes.”Je ne vois pas très bien comment cette partie 1 pourrait être votée, parce qu’en fait elle ne va satisfaire personne”, a pointé le rapporteur général du Budget, Philippe Juvin (LR).- La gauche boycotte une réunion -Le Premier ministre a demandé à ses ministres de réunir les représentants des groupes pour trouver des points d’accord. Mais la gauche ne s’est pas rendue à la réunion organisée à la mi-journée au ministère des Relations avec le Parlement, en raison de la présence du Rassemblement national. Outre le RN, son allié l’UDR d’Eric Ciotti, le groupe indépendant Liot et les représentants du socle commun y ont assisté. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure reste néanmoins optimiste: si la voie était “étroite” vers une adoption, un “chemin” lui semblait encore “possible” lundi.”J’appelle ça les idiots utiles du macronisme”, a rétorqué l’Insoumis Eric Coquerel.En cas de rejet de cette première partie, le projet de budget partirait au Sénat dans sa version initiale. Si le Parlement ne s’est pas prononcé le 23 décembre, le gouvernement peut légiférer par ordonnances, une procédure inédite. Autre option si rejet du budget: le vote d’une loi spéciale.sl-far-ama-cma/vgu

Budget: les débats s’étirent en longueur, le projet de financement de la Sécu en approche

Les députés bouclent lundi huit jours de débats sur la partie “recettes” du budget de l’État et voient peu à peu s’éloigner l’espoir d’arriver un jour au vote sur ce texte, remplacé dès mardi dans l’hémicycle par l’examen du budget de la Sécurité sociale. Au fil des heures de discussion, le constat est chaque jour plus clair: l’Assemblée risque de ne pas pouvoir examiner en entier la première partie du projet de loi de finances avant le 23 novembre à minuit, date à laquelle le gouvernement doit transmettre le texte au Sénat. S’il existe une chance que les débats s’accélèrent, le gouvernement semble désormais envisager clairement l’hypothèse du dépassement des délais. La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a ainsi assuré lundi soir que le gouvernement s’engageait à “transmettre” au Sénat “tous les amendements” qui auront été “votés” par l’Assemblée nationale. Une manière d’assurer aux groupes parlementaires que leurs travaux ne seront pas vains. En effet, lorsque les délais constitutionnels sont dépassés, l’exécutif est en droit de transmettre le projet initial, balayant du coup tous les votes des députés d’un claquement de doigts. En faisant le choix inverse, Sébastien Lecornu va donc demander au Sénat de se positionner sur toutes les mesures adoptées par les députés.Cette annonce intervient après huit jours d’âpres débats. Un examen qui s’est poursuivi lundi avec notamment l’adoption d’un amendement RN rétablissement “l’exit tax” (taxe d’expatriation) dans sa version d’origine sarkozyste. Ou encore le resserrement du pacte Dutreil qui facilite la transmission d’une entreprise familiale. Dans la soirée, les députés ont rejeté l’une des mesures les plus décriées du projet de budget de l’Etat qui prévoit de soumettre à l’impôt sur le revenu les indemnités journalières versées aux personnes atteintes d’une affection longue durée (ALD).- Rendez-vous le 12 novembre -L’examen du projet de loi de finances pour 2026 ne reprendra que le 12 novembre, car les députés entament dès mardi la discussion sur le projet de financement de la Sécurité sociale, truffé d’irritants lui aussi.Amélie de Montchalin a profité de ce premier moment-charnière pour tirer un premier bilan des votes: on est loin “du budget Frankenstein” que la confusion fiscale des derniers jours pourrait laisser croire, selon elle. “Nous sommes précisément à 4,7% (du PIB) de déficit”, soit l’objectif initial du gouvernement, a-t-elle indiqué lundi matin. “Ce qui veut dire qu’il y a encore de la marge de manœuvre” lors de la navette parlementaire.Côté entreprises, “il y a eu des hausses d’impôts de 2,5 milliards pour les multinationales. Il y a eu des baisses aussi à peu près de 3 milliards de moins pour les PME”, a-t-elle résumé.Ce calcul exclut cependant “quatre taxes” (sur les multinationales, les rachats d’actions, les super dividendes notamment) que le gouvernement juge inapplicables ou contraires au droit européen.Côté ménages, il y aurait “à peu près 2 milliards de moins d’impôt, notamment du fait du dégel du barème de l’impôt sur le revenu” et de l’autre “un ensemble de mesures sur les plus fortunés qui représenteraient plus que l’ISF avant 2017″. Ces mesures devraient rapporter entre 5 et 6 milliards d’euros, contre 5,1 pour l’ISF.Insuffisant toutefois pour que cette copie réunisse une majorité de députés, du moins à ce stade, car les divergences restent grandes.”Je ne vois pas très bien comment cette partie 1 pourrait être votée, parce qu’en fait elle ne va satisfaire personne”, a pointé le rapporteur général du Budget, Philippe Juvin (LR).- La gauche boycotte une réunion -Reconnaissant ces limites dans la discussion budgétaire pour parvenir à une copie d’ensemble cohérente, le Premier ministre a demandé à ses ministres de réunir les représentants des groupes pour trouver des points d’accord. Las. La gauche ne s’est pas rendue à la réunion organisée à la mi-journée au ministère des Relations avec le Parlement, en raison de la présence du Rassemblement national. Outre le RN, son allié l’UDR d’Eric Ciotti, le groupe indépendant Liot et les représentants du socle commun y ont assisté. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure continue de son côté à tenir un discours optimiste: si la voie était “étroite” vers une adoption, un “chemin” lui semblait encore “possible” lundi.”J’appelle ça les idiots utiles du macronisme”, a rétorqué l’Insoumis Eric Coquerel devant la presse.En cas de rejet de cette première partie, le projet de budget partirait au Sénat dans sa version initiale. Si le Parlement ne s’est pas prononcé le 23 décembre, le gouvernement peut légiférer par ordonnances, une procédure inédite. Autre option, en cas de rejet du budget: le vote d’une loi spéciale.

Wall Street termine sans direction claire, montre des signes de faiblesse

La Bourse de New York a terminé sur une note contrastée lundi, quelque peu aidée par une poignée de grands noms de la tech américaine, alors que d’autres secteurs ont manqué de force.Le Dow Jones a perdu 0,48%, l’indice Nasdaq a gagné 0,46% et l’indice élargi S&P 500 a pris 0,17%.Le marché semble “s’affaiblir légèrement”, mais il reste “soutenu par certaines actions à forte capitalisation”, commente auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.”Seuls 2 des 11 principaux secteurs progressent”, la technologie et les biens de consommation, “tandis que les neuf autres reculent”, abonde Jose Torres, d’Interactive Brokers, à l’image de l’énergie, de la finance ou de la santé.Parmi les gagnants: “Amazon mène le peloton des mégacapitalisations pour la deuxième séance consécutive”, précisent les analystes de Briefing.com.La place américaine a salué la semaine passée les résultats trimestriels meilleurs qu’attendus du géant du commerce et de l’informatique (+9,58% vendredi à la clôture) et a encore félicité le groupe lundi (+4,00% à 254,00 dollars) après l’annonce qu’OpenAI, créateur de ChatGPT, allait lui acheter pour 38 milliards de dollars de capacités supplémentaires de développement pour son IA.Cela “renforce l’enthousiasme quant à la probabilité de nouvelles opérations majeures” dans le secteur de l’intelligence artificielle, explique Jose Torres.Autre géant de Wall Street, le spécialiste des semiconducteurs Nvidia (+2,17% à 206,88 dollars) a profité lundi de l’autorisation accordée par l’administration américaine à l’envoi de ses puces aux Émirats arabes unis.Côté indicateurs, “les données économiques du jour n’ont certainement pas entraîné une grande implication” des investisseurs, note M. Torres.L’indice ISM d’activité manufacturière aux Etats-Unis (source privée) pour le mois d’octobre est ressorti à 48,7 points pour le mois d’octobre, soit sensiblement en-deçà des 49,5 attendus par les économistes.En outre, la paralysie budgétaire aux Etats-Unis (“shutdown”) qui dure depuis un mois risque de retarder la publication de données clés sur l’emploi américain normalement attendue vendredi.”Le sentiment général est que le marché du travail perd de son élan, mais en l’absence de chiffres concrets”, les acteurs du marché “adoptent naturellement une approche attentiste”, explique Kevin Ford, de Convera.Cela “pourrait également inciter la Fed à se montrer plus prudente en décembre et justifier une pause” après une baisse des taux d’un quart de point la semaine passée, d’après Christoph Balz, de Commerzbank.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’État américain se tendait, évoluant autour de 4,10% contre 4,08% à la clôture vendredi.A la cote, le géant américain des produits d’hygiène Kimberly-Clark a dégringolé (-14,57% à 102,27 dollars) après avoir annoncé racheter le laboratoire de santé Kenvue (+12,46% à 16,16 dollars), fabriquant du Tylenol (paracétamol), un médicament récemment incriminé par le président Donald Trump.Le président américain a lié la prise de paracétamol par les femmes enceintes à un risque élevé d’autisme chez l’enfant, alors même qu’un tel lien n’est pas scientifiquement établi.L’opérateur de centres de données Iren a brillé (+11,52% à 67,75 dollars) après l’annonce d’un contrat de près de 9,7 milliards de dollars avec Microsoft pour l’utilisation de puces Nvidia.La saison des résultats bat toujours son plein et sont notamment attendues cette semaine les performances de Palantir, Super Micro et AMD.