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La Bourse de Paris termine en hausse avec l’espoir de déblocage budgétaire aux Etats-Unis

La Bourse de Paris a terminé en hausse lundi, les investisseurs profitant des éclaircies aux Etats-Unis, qui s’approchent de la fin de la paralysie budgétaire, relançant l’appétit pour le risque sur les marchés.L’indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a gagné 105,33 points, soit une hausse de 1,32% pour terminer à 8.055,51 points. Vendredi, le CAC 40 avait terminé en baisse de 0,18%, revenant à 7.950,18 points. “Le sentiment de risque s’est amélioré à mesure que grandissait l’optimisme autour de la possibilité que le Sénat américain soit proche d’un accord pour mettre fin à la fermeture du gouvernement”, commente Fawad Razaqzada, analyste marchés chez Forex.com.Après plus de 40 jours de “shutdown”, un record, les Etats-Unis entrevoient lundi une issue prochaine à la paralysie budgétaire après un accord passé au Sénat entre la majorité républicaine et quelques démocrates modérés, qui font déjà face aux foudres de leur propre camp.L’adoption par le Sénat du nouveau texte budgétaire est attendue tard lundi voire dans la nuit. La proposition de loi fera ensuite la navette jusqu’à la Chambre des représentants qui devrait voter dessus peut-être dès mercredi. Une fois adopté par les deux chambres du Congrès, le texte atterrira sur le bureau de Donald Trump pour une promulgation qui mettra fin à la paralysie budgétaire.”Si cela se concrétise, une série de données économiques retardées pourraient être publiées, offrant potentiellement une meilleure visibilité tant pour la Réserve fédérale (Fed) que pour les investisseurs”, poursuit M. Razaqzada.Les marchés d’actions européens ont grimpé dans ce “contexte d’optimisme croissant quant à une possible résolution prochaine de la fermeture historique du gouvernement américain”, note Patrick Munnelly, analyste de Tickmill Group.- Le secteur bancaire au beau fixe -Après avoir été “sous pression”, le secteur bancaire “remonte très fortement”, relève Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour Mirabaud France, dans le sillage du retournement de tendance observé lundi.Il s’agit d’une “phase de rebond après une phase de baisse”, relève-t-il.Par ailleurs, “le secteur bancaire est sensible au cycle économique et bénéficie donc de perspectives moins défavorables avec la fin du +shutdown+ américain”, poursuit M. Rozier.Le titre Société Générale a gagné 4,14% à 56,90 euros, prenant la tête de l’indice CAC 40 lundi. Crédit Agricole a gagné 1,69% à 15,91 euros et BNP Paribas 2,31% à 67 euros. 

Lula dénonce les “négationnistes” du climat en recevant le monde en Amazonie

La 30e conférence sur le climat de l’ONU s’est ouverte lundi à Belem en Amazonie brésilienne avec la tâche immense de maintenir la coopération climatique mondiale au moment où les Etats-Unis lui tournent le dos.”Il est temps d’infliger une nouvelle défaite aux négationnistes”, a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva en entamant deux semaines de conférence par une vigoureuse défense de l’action multilatérale.Le président brésilien a répété qu’investir pour le climat – point éternel de dispute dans cette enceinte – coûtait “beaucoup moins cher” que les guerres. Avec une volonté d’éviter le fatalisme: “Nous allons dans la bonne direction, mais à la mauvaise vitesse”.”Se lamenter n’est pas une stratégie, nous avons besoin de solutions”, a lancé Simon Stiell, chef de l’ONU Climat, qui coorganise la COP30 avec le pays hôte. Il demande que les tractations produisent du concret: davantage d’engagements pour sortir des énergies fossiles, pour développer les renouvelables, et pour envoyer l’argent promis aux pays pauvres pour les aider dans un climat plus violent.”Il est absurde, tant sur le plan économique que politique, de tergiverser alors que des méga-sécheresses détruisent les récoltes nationales et font flamber les prix des denrées alimentaires”, a-t-il plaidé.- Inévitable dépassement -“Le contexte géopolitique est le plus difficile de toutes les COP”, analyse pour l’AFP Bill Hare, directeur du centre de réflexion Climate Analytics. Il rappelle que pendant le premier mandat du climatosceptique Donald Trump, dans la foulée de l’accord de Paris, le régime climatique avait continué à se construire.”C’est aussi l’une des COP les plus importantes car 10 ans après l’accord de Paris, il est évident que les actions et engagements des pays sont loin de suffire pour limiter le réchauffement à 1,5°C”, ajoute l’expert.Ce que le chef de l’ONU, Antonio Guterres, reconnaît depuis quelques semaines, appelant désormais à ce que le dépassement soit le plus court possible. Ce qui implique de faire enfin baisser les émissions mondiales de gaz à effet de serre, principalement dues à la combustion du pétrole, du gaz et du charbon.Mais les Etats-Unis, premier producteur mondial de pétrole et 2e émetteur de gaz à effet de serre, sont absents pour la première fois de l’histoire de ces réunions, et le front des pays producteurs de pétrole a repris du poil de la bête depuis l’appel de Dubaï à sortir progressivement des énergies fossiles il y a deux ans.”C’est mieux que d’envoyer des gens tout bloquer, non?” dit à l’AFP la cheffe de Greenpeace au Brésil, Carolina Pasquali, à propos de l’absence de délégation de Washington.- Front des pays arabes -Un groupe de petites îles bataille pour que soit inscrit à l’ordre du jour le besoin de formuler une réponse à cet échec, mais le groupe des pays arabes et d’autres refusent.”1,5°C n’est pas qu’un chiffre ou un objectif, c’est une question de survie”, dit à l’AFP Manjeet Dhakal, conseiller du groupe des pays les moins développés à la COP. “Nous ne pourrons cautionner aucune décision qui n’inclue pas de discussion sur notre échec à éviter 1,5°C.”Mais il n’y aura pas de bras de fer d’emblée sur l’ordre du jour officiel de la conférence: les discussions les plus tendues sur ce sujet ainsi que la taxe carbone européenne et les mesures commerciales unilatérales ont été reportées à mercredi.”Ils se sont mis d’accord pour ne pas gâcher la fête de Lula aujourd’hui”, dit à l’AFP Alden Meyer, analyste du think tank E3G.L’un des mystères de ces deux semaines de négociation concerne la “feuille de route” sur les énergies fossiles mise sur la table par Lula lors du sommet de chefs d’Etat, la semaine dernière à Belem. Le Brésil a donné rendez-vous mardi pour clarifier ses intentions.Si les Brésiliens s’activent diplomatiquement depuis un an, ils sont en retard sur la logistique.Les ouvriers ont travaillé toute la nuit pour terminer de nombreux pavillons où les pays organisent leurs propres événements, et des délégués nationaux ont découvert que leurs bureaux de travail n’étaient pas prêts lundi matin.ffb-lg-app-ico/tmo/lpt

Déficit: RN et LFI mettent en cause la sincérité du budget et des élections en 2024

Après la révélation d’une lettre de Bruno Le Maire à Emmanuel Macron sur le dérapage du déficit public en 2024, La France insoumise et le Rassemblement national ont dénoncé lundi “omission” et “mensonges” ayant selon eux faussé la “sincérité” du budget et des élections de l’an dernier.Les oppositions ont vivement réagi au courrier de l’ex-ministre de l’Economie, dévoilé dans un reportage de C Dans L’Air diffusé dimanche sur France 5.La preuve d’une “omission d’Etat”, a fustigé le député LFI Eric Coquerel, quand la cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, y a vu la “confirmation” de “mensonges organisés pour couvrir (les) dérapages insensés du déficit public”.Dans cette missive, datée du 6 avril 2024 et portant la mention “secret”, M. Le Maire alertait le président de la République sur la dérive des comptes et lui proposait un budget rectificatif pour y remédier.”Nous risquons de nous faire accuser de cacher notre copie”, avait mis en garde l’ancien locataire de Bercy, prévenant le chef de l’Etat que “toute stratégie d’évitement (était) vouée à l’échec”.En vain: attendu initialement à 4,4% du PIB, le déficit avait finalement atteint 5,8% soit un écart de plus de 40 milliards d’euros. Et Bruno Le Maire, resté en poste de mai 2017 à  septembre 2024, avait été accusé par les oppositions d’être responsable des problèmes budgétaires de la France, étant même surnommé “l’homme aux 1.000 milliards” de dette.- “En parfaite conscience” -Le gouvernement de l’époque a beau avoir reçu “des alertes en tous sens” sur la gravité de la situation des comptes publics, “rien n’a été suivi d’effet”, a souligné M. Coquerel sur BFMTV.”Rétrospectivement, ça veut dire que le budget qui était présenté était insincère”, a ajouté le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.Mme Le Pen a estimé que “ces mensonges” ont également “porté atteinte à la sincérité des élections européennes” puis des législatives qui ont suivi.Car à ses yeux, la dissolution de l’Assemblée nationale a été décidée “en parfaite conscience” de la situation budgétaire par M. Macron, qui “n’en (a) dit mot”. Tout comme, selon elle, le “système politico-médiatique qui cache la vérité aux Français pour faire barrage au RN”.Des accusations balayées par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui a affirmé après le Conseil des ministres que “le président de la République (avait) pris toutes les mesures nécessaires durant cette année 2024 pour réduire les déficits, à commencer par le gel de dix milliards d’euros” dès le mois de février.L’ancienne députée macroniste a ajouté “au passage” se souvenir “des discussions qu’il y a pu avoir à l’Assemblée nationale où tous les groupes confondus ont reproché à Bruno Le Maire (et) au président de la République de faire ces économies-là, alors que c’était pourtant bien nécessaire”.Elle a invité la classe politique à travailler à la réduction du déficit pour les années à venir “plutôt que de regarder dans le rétroviseur”.led-fff-tg-gbh/are/cbn

Inégalités salariales: à partir de 11H31 lundi, les femmes travaillent “gratuitement”

Les femmes travaillent “gratuitement” à partir de 11H31 ce lundi et jusqu’à la fin de l’année, en raison des inégalités salariales persistantes, selon la lettre d’information féministe “Les Glorieuses”, qui alerte chaque année sur cette date symbolique.”Les Glorieuses” ont calculé cette heure et cette date à l’aide de statistiques sur les écarts de salaires entre les femmes et les hommes en France. A temps de travail identique, les femmes gagnent en moyenne 14,2% de moins que les hommes, selon les dernières données disponibles de l’Institut national de la statistique (Insee), qui portent sur 2023.Pour Rebecca Amsellem, fondatrice de la newsletter, “il faut encore un coup de pouce pour accélérer dans la lutte pour l’égalité salariale”. Depuis 2016, l’écart salarial entre femmes et hommes s’est réduit de 15,1 à 14,2%, soit de 0,9 point. “A ce rythme-là, on atteindra l’égalité en 2167”, soit dans 142 ans, alerte-t-elle.Pour accélérer le mouvement, “Les Glorieuses” demandent une revalorisation des salaires des professions où les femmes sont les plus nombreuses et plaident pour un congé post-naissance équivalent pour les deux parents.Elles souhaitent également que l’accès des entreprises aux marchés publics et l’obtention de subventions soient conditionnés au respect de l’égalité salariale. Une mesure qui “permettrait de garantir que les fonds publics ne creusent plus les inégalités”.”Les Glorieuses” espèrent également que la transparence salariale, qui s’imposera dès l’an prochain, via la transposition d’une directive européenne, permettra de faire une différence.”Les pays comme l’Islande et la Suède, où les écarts de salaires sont devenus un non-sujet, ont mis en place la transparence salariale depuis des dizaines d’années”, souligne Rebecca Amsellem. “Cela va notamment aider les femmes à négocier leurs salaires”.”Ce n’est pas un symbole abstrait, c’est une injustice réelle. Nous devons y mettre fin”, a réagi dans la matinée la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun Pivet, sur le réseau X.”Les incantations ne servent à rien. Maintenant, il faut des actes”, a abondé sa vice-présidente, l’insoumise Clémence Guetté.De nombreux responsables de gauche ont écrit des messages pour s’indigner de cette inégalité salariale. Les femmes “occupent aussi plus souvent des emplois à temps partiel, et sont surreprésentées dans des secteurs essentiels, comme les soins, mais sous-valorisés par nos standards économiques et patriarcaux”, a souligné la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier, seule femme à la tête d’un grand parti. “Mettons fin à cette inégalité par la loi, de manière obligatoire, incontournable”, a pour sa part réclamé le dirigeant du Parti communiste Fabien Roussel.

La Chine suspend ses droits portuaires “spéciaux” sur les navires américains

La Chine a annoncé lundi suspendre ses redevances spéciales sur les bateaux américains entrant dans ses ports, le jour de l’entrée en vigueur d’autres mesures d’apaisement dans la guerre commerciale entre Pékin et Washington.Les deux puissances sont engagées depuis plusieurs mois dans un conflit commercial aux multiples rebondissements et aux répercussions significatives sur l’économie mondiale. Les surtaxes douanières avaient un temps atteint des niveaux prohibitifs, entravant fortement les échanges bilatéraux, avant d’être ramenées à des montants plus modérés.Après une rencontre le 30 octobre entre le président chinois Xi Jinping et son homologue américain Donald Trump, la Chine et les Etats-Unis ont accepté de revenir sur certaines des mesures commerciales punitives prises de part et d’autre.Le ministère chinois des Transports a ainsi confirmé lundi la suspension, pour un an, des droits “spéciaux” qui étaient imposés en fonction de leur tonnage aux navires détenus ou exploités par des entreprises, organisations ou individus américains et arrivant dans un port en Chine.La suspension est entrée en vigueur à 13H01 heure locale (05H01 GMT), a-t-il indiqué. Elle est liée à l’abandon par les Etats-Unis des droits portuaires imposés aux navires construits et exploités en Chine, a indiqué le ministère chinois du Commerce dans un communiqué publié en ligne.”Compte tenu de cette suspension (américaine), la Chine a décidé de suspendre les mesures concernées”, pour une durée d’un an, a-t-il précisé.L’imposition de ces frais portuaires avait été annoncée le mois dernier, en représailles à des mesures américaines similaires qui visaient à contrer la domination chinoise dans le secteur de la construction navale.Les Etats-Unis, puissance du secteur après la Seconde Guerre mondiale, ne représentent plus aujourd’hui que 0,1% de la production mondiale. La Chine construit à elle seule près de la moitié des navires dans le monde, devant la Corée du Sud et le Japon.- Sanctions et fentanyl -Une autre mesure d’apaisement a été annoncée lundi.Le ministère chinois du Commerce a suspendu, pour un an également et avec effet immédiat, ses sanctions contre cinq filiales américaines du mastodonte sud-coréen de la construction navale Hanwha Ocean.La suspension d’un an des mesures prises à l’encontre de Hanwha, effective depuis le 10 novembre, est liée à l’abandon par les Etats-Unis des droits portuaires imposés aux navires construits et exploités en Chine, a indiqué le ministère chinois du Commerce dans un communiqué publié en ligne.”Compte tenu de cette suspension (américaine), la Chine a décidé de suspendre les mesures concernées pour une durée d’un an, a-t-il précisé.Prises le 14 octobre, ces sanctions chinoises interdisaient toute transaction et coopération en Chine avec cinq filiales du géant sud-coréen Hanwha Ocean: Hanwha Shipping LLC, Hanwha Philly Shipyard, Hanwha Ocean USA International LLC, Hanwha Shipping Holdings LLC et USA Holdings Corp.Le ministère chinois du Commerce accusait ces sociétés d’avoir “contribué à et soutenu” une enquête des autorités américaines contre l’industrie navale chinoise. Autre signe du réchauffement en cours: le ministère chinois du Commerce a annoncé lundi avoir ajouté une dizaine de précurseurs du fentanyl à sa liste des produits soumis à un contrôle à l’exportation vers les Etats-Unis, le Mexique et le Canada.Washington reprochait jusqu’à récemment à Pékin de ne pas lutter efficacement contre les flux de ces substances chimiques. Le fentanyl est un analgésique opioïde très puissant. Utilisé en médecine, il est détourné en tant que drogue et est à l’origine de nombreux décès aux Etats-Unis.Le communiqué chinois ne mentionne pas les récentes négociations commerciales, mais la Maison-Blanche avait indiqué le 1er novembre que Pékin avait accepté de “mettre fin à l’expédition de certains produits chimiques spécifiques vers l’Amérique du Nord”, dans le cadre de mesures pour “stopper le flux de fentanyl”.- Détente -D’autres mesures d’apaisement, déjà annoncées précédemment, sont entrées en vigueur lundi.La Chine prolonge ainsi d’un an la suspension d’une partie des surtaxes douanières imposées aux produits américains. Elle les maintient à 10%.Pékin cesse aussi à partir de ce lundi d’appliquer des droits de douanes supplémentaires, imposés depuis mars, sur le soja et un certain nombre d’autres produits agricoles américains. Ces mesures touchaient durement des milieux favorables à Donald Trump.Les mesures d’apaisement de lundi sont les dernières en date prises par la Chine après la rencontre Trump-Xi.Pékin avait annoncé dimanche suspendre une interdiction d’exportation vers les Etats-Unis de gallium, germanium et d’antimoine, des métaux rares cruciaux pour l’industrie moderne.La Chine avait également confirmé qu’elle avait accepté de suspendre pour un an des restrictions récentes sur différentes exportations, dont certaines liées aux terres rares, matériaux essentiels pour la défense, l’automobile ou l’électronique.

Stablecoins: la Banque d’Angleterre propose un cadre pour renforcer la confiance

La Banque d’Angleterre (BoE) a dévoilé lundi ses propositions pour garantir la confiance du public dans les stablecoins, ces cryptomonnaies présentées comme stables car adossées aux devises traditionnelles, qui promettent de révolutionner les transactions en se passant des intermédiaires financiers traditionnels.Les stablecoins sont considérés comme un outil majeur de la popularisation des cryptomonnaies, censés incarner à la fois la stabilité d’une monnaie traditionnelle et la facilité de transaction offerte par les actifs numériques. Ils sont actuellement très majoritairement basées sur le dollar.”Notre objectif est de soutenir l’innovation et de construire la confiance dans cette nouvelle forme de monnaie” qui est appelée à “jouer un rôle significatif dans les paiements” à l’avenir, affirme dans un communiqué Sarah Breeden, vice-gouverneure de la BoE chargée de la stabilité financière.Alors que leur usage s’élargit déjà, les régulateurs veulent rassurer particuliers et institutions, dont la confiance a été entamée par l’effondrement en 2022 du “Terra”, un stablecoin dont le cours était censé être garanti par un algorithme et non par des réserves en monnaie traditionnelle.Selon une série de propositions dévoilées lundi par la BoE, soumises à consultation jusqu’au 10 février, les particuliers ne pourront dans un premier temps détenir plus de 20.000 livres (près de 23.000 euros) d’un stablecoin. Les entreprises seront limitées, sauf exceptions, à 10 millions.La BoE, qui pourrait aussi “soutenir les émetteurs de stablecoins systémiques” -c’est-à-dire les acteurs majeurs- “en période de tensions”, envisage d’autoriser que jusqu’à 60% des actifs détenus en garantie de la monnaie numérique soient des titres de dette publique britannique à court terme.La banque centrale sera chargée de réguler les stablecoins qui seront désignés comme “systémiques” par le ministère des Finances, tandis que les entreprises moins importantes du secteur seront sous l’égide du régulateur des marchés (la FCA).La FCA avait publié en mai ses propres propositions pour les émetteurs de stablecoins, notamment leur imposer de “détenir systématiquement des actifs de garantie d’un montant équivalent à la valeur des stablecoins”.Le cadre britannique pour le secteur doit entrer en vigueur l’an prochain, dans la foulée des Etats-Unis, qui ont adopté l’été dernier leur propre dispositif législatif, très favorable au secteur.L’UE s’est pour sa part dotée en 2024 d’un arsenal juridique limitant la fabrication et l’utilisation de stablecoins en dollars dans sa zone, sans pour autant faire décoller les stablecoins en euros.

Déficit: LFI dénonce une “omission d’Etat” après la révélation d’une lettre de Le Maire à Macron

Le député LFI Eric Coquerel a dénoncé lundi une “omission d’Etat” après la révélation du contenu d’une lettre d’alerte concernant le déficit public envoyée au printemps 2024 par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Economie, à Emmanuel Macron.Dans cette missive, datée du 6 avril 2024 et portant la mention “secret”, Bruno Le Maire alertait le président sur le dérapage des comptes, selon un reportage de C Dans L’Air diffusé dimanche sur France 5.Mettant en avant la chute des recettes fiscales, il y demandait des mesures d’économies pour limiter le déficit à 4,9% du produit intérieur brut en 2024 et proposait une loi de finances rectificative (LFR).Ses recommandations n’avaient alors pas été suivies par Emmanuel Macron. Le déficit public avait lui atteint 5,8% du PIB cette année-là.”Il y a une omission d’Etat”, a réagi lundi Eric Coquerel, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, interrogé sur BFMTV, et “rétrospectivement, ça veut dire que le budget qui était présenté était insincère”. L’Insoumis a jugé que le gouvernement avait reçu “des alertes en tous sens”, y compris de Bruno Le Maire, sur la gravité de la situation des comptes publics, mais que “rien n’a(vait) été suivi d’effet”. Cette lettre au chef de l’Etat et d’autres alertes avaient été évoquées devant la commission d’enquête sur le dérapage du déficit par Bruno Le Maire, qui avait transmis la missive au président de la commission des Finances, a indiqué ce dernier à l’AFP. Selon les conclusions de cette commission mi-avril, des recettes fiscales plus faibles qu’escompté en 2023 et 2024 ont engendré des “moins-values” considérables pour les finances publiques. Mais les rapporteurs Mathieu Lefèvre (EPR) et Eric Ciotti (UDR) s’étaient opposés sur la responsabilité politique de ce dérapage. “Le président de la République a pris toutes les mesures nécessaires durant cette année 2024 pour réduire les déficits, à commencer par le gel de dix milliards d’euros intervenu de mémoire en mars 2024″, a réagi lundi la porte-parole de l’actuel gouvernement, Maud Bregeon, après le Conseil des ministres.”Je me souviens au passage des discussions qu’il y a pu avoir à l’Assemblée nationale où tous les groupes confondus ont reproché à Bruno Le Maire, ont reproché au président de la République de faire ces économies-là, alors que c’était pourtant bien nécessaire”, a-t-elle ajouté.Elle a invité la classe politique à travailler à la réduction du déficit pour les années à venir “plutôt que de regarder dans le rétroviseur”.Dans sa lettre de 2024, Bruno Le Maire affirmait que sans loi de finances rectificative, le gouvernement ouvrirait “un contentieux avec toutes les oppositions” et pourrait être accusé d'”insincérité”.”Nous risquons de nous faire accuser de cacher notre copie”, avait-il écrit, prévenant Emmanuel Macron que “toute stratégie d’évitement (était) vouée à l’échec”.Bruno Le Maire, ministre de l’Economie jusqu’en 2024, avait ensuite été accusé par les oppositions d’être responsable des problèmes budgétaires de la France, étant même surnommé “l’homme aux 1.000 milliards” de dette.

Espoir de déblocage budgétaire aux Etats-Unis: la Bourse de Paris en hausse

La Bourse de Paris progresse nettement lundi alors qu’une lueur d’espoir fait entrevoir une résolution dans la paralysie budgétaire aux Etats-Unis qui dure depuis 40 jours et prive les marchés d’informations sur l’état de santé de la première économie mondiale.L’indice vedette CAC 40 grimpait de 1,13% vers 09H45 heure de Paris. Vendredi, le CAC 40 avait terminé en baisse de 14,59 points, soit – 0,18%, revenant à 7.950,18 points. Sur la semaine, le CAC 40 avait reculé de 2,10%.”Il semblerait (à prendre avec des pincettes) que le +shutdown+ américain soit proche de sa fin après que certains démocrates (…) ont décidé de voter en faveur du plan républicain”, a relevé John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank. Les sénateurs américains ont trouvé dimanche un accord provisoire en vue de mettre fin au blocage budgétaire qui paralyse une partie des services publics depuis une durée record de 40 jours. Cette nouvelle “améliore le sentiment du marché”, a noté Ipek Ozkardeskaya, analyste senior chez Swissquote.L’avancée a été accueillie avec optimisme sur les places européennes et asiatiques où dominait la semaine dernière l’incertitude. Le Dax à Francfort avançait de 1,32%, Londres prenait 0,49%.La Bourse de Séoul a grimpé de 3,02%, le Nikkei de Tokyo de 1,26%, et l’indice hongkongais Hang Seng de 1,55%.La première semaine de novembre a confirmé une transition sur les marchés: ils sont passés de l’euphorie, liée au secteur de l’IA notamment, à la digestion.”Les marchés ont ouvert le mois de novembre dans une atmosphère de consolidation après une montée spectaculaire en octobre”, a commenté John Plassard.L’analyste estime que “la thématique de l’intelligence artificielle montre des signes d’essoufflement”, les méga-capitalisations technologiques ayant marqué une pause, entraînant une légère correction des indices américains, “tandis que l’Europe — moins exposée à cette sur-pondération — s’est montrée plus stable”.Alors que la saison des résultats touche à sa fin, la semaine sera fournie en Europe en matière de statistiques macroéconomiques.Jeudi, la France rendra public son taux de chômage pour le 3e trimestre, attendu à 7,6%, au plus haut depuis quatre ans, selon l’analyse de Cité Gestion Private Bank. Eurostat diffusera, elle, vendredi la deuxième estimation du PIB de la zone euro.- Airbus progresse -L’Allemagne s’apprête à commander une vingtaine d’hélicoptères militaires supplémentaires auprès d’Airbus dans le cadre d’un programme d’équipement de défense de 3,47 milliards d’euros qui doit être approuvé par le parlement allemand, selon des informations de Bloomberg.A Paris, le titre gagnait 1,44% à 211 euros vers 09H45 locales.vmt/max/eb

Etats-Unis: accord provisoire au Sénat pour mettre fin à la paralysie budgétaire

Les sénateurs américains ont trouvé dimanche un accord provisoire en vue de mettre fin à la paralysie budgétaire qui bloque une partie des services publics depuis une durée record de 40 jours, selon plusieurs médias.Les élus républicains et démocrate se sont entendus pour un financement du gouvernement jusqu’en janvier, rapportent notamment CNN et Fox News.La mesure a rapidement fait l’objet d’un vote de procédure, visiblement avec l’appui d’un nombre suffisant de démocrates, pour transmettre le texte à la Chambre des représentants. Si les députés donnent eux aussi leur feu vert, la proposition sera enfin soumise à Donald Trump pour signature.Cette avancée fait espérer un prochain retour à la normale, alors que le trafic aérien et le versement des aides sociales sont perturbés, et que des centaines de milliers de fonctionnaires sont au chômage technique ou travaillent sans être payés depuis le 1er octobre.”On dirait qu’on s’approche de la fin du +shutdown+”, a estimé devant la presse le président Donald Trump, de retour à la Maison Blanche après avoir passé le week-end dans sa résidence floridienne de Mar-a-Lago.Selon des parlementaires, l’accord arraché au Sénat par les démocrates doit notamment permettre de renflouer le programme d’aide alimentaire qui soutient 42 millions d’Américains, et qui est suspendu en raison du blocage du budget.Il implique aussi l’annulation du licenciement de milliers de fonctionnaires fédéraux par Donald Trump le mois dernier, et la tenue d’un vote sur l’extension des aides pour les soins de santé, qui doivent expirer à la fin de l’année.La proposition “protégera les fonctionnaires fédéraux contre les licenciements abusifs, réintégrera ceux qui ont été licenciés à tort pendant le +shutdown+, et garantira que les fonctionnaires fédéraux recevront leur salaire rétroactivement”, a affirmé le sénateur démocrate Tim Kaine dans un communiqué.Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer a toutefois déploré que l’extension des aides à la santé fasse l’objet d’un vote et non d’une adoption directe.”Ce combat va et doit continuer”, a-t-il lancé à la chambre haute.- Inquiétudes pour Thanksgiving -Du fait de l’effet de la paralysie budgétaire sur le contrôle aérien, plus de 2.700 vols aux Etats-Unis ont été annulés et 10.000 retardés dimanche, selon le site FlightAware.Sont affectés notamment les aéroports Newark et LaGuardia de New York, O’Hare de Chicago et Hartsfield-Jackson d’Atlanta.Le ministre des Transports Sean Duffy a averti dimanche qu’une prolongation du blocage budgétaire allait aggraver la situation, la fête de Thanksgiving à la fin du mois approchant.”Le trafic aérien va se réduire à peau de chagrin alors que tout le monde veut voyager pour voir sa famille”, a-t-il alerté sur Fox News.”Vous allez voir moins de contrôleurs aériens venir au travail, ce qui signifie qu’il n’y aura qu’une poignée de vols qui vont décoller et atterrir”, a-t-il ajouté.Un retour à la normale du trafic aérien pourrait prendre des jours après la fin de la paralysie, le temps que le financement fédéral, qui comprend les salaires, relance la machine.M. Trump invoqué la paralysie budgétaire, due à des désaccords entre républicains et démocrates au Congrès, comme une des causes de la série de défaites électorales essuyées par son camp le 4 novembre.  

Budget de la Sécu: reprise des débats mercredi, dans des délais très difficiles à tenir

L’Assemblée ira-t-elle au bout du budget de la Sécu? Les débats se sont interrompus dimanche à minuit avec plusieurs centaines d’amendements encore à étudier. Ils reprendront mercredi pour une ultime journée, en commençant par la suspension de la réforme des retraites, mais parvenir à un vote sur l’ensemble du texte dans les délais semble désormais extrêmement difficile. Les députés auront en effet peu de temps pour arriver au bout des amendements avant d’atteindre la fin du délai constitutionnel réservé à l’Assemblée en première lecture, qui expire mercredi à minuit.Le gouvernement s’est toutefois engagé à transmettre le texte au Sénat avec “tous les amendements votés”, a indiqué dimanche la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Samedi, les députés ont adopté sur le fil une partie “recettes” largement réécrite, après plusieurs jours de débats. Ils ont ensuite débuté l’examen du volet sur les “dépenses”, lors de discussions souvent très approfondies et menées dans le calme.Mais le calendrier est très contraint: quelque 380 amendements étaient encore au menu dimanche à minuit, avant deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre.Les débats ne reprendront que mercredi à 15H00, dans une plage horaire consacrée en priorité, sur décision du gouvernement, à l’article suspendant la réforme des retraites, promesse du gouvernement de Sébastien Lecornu pour tenter d’éloigner une censure du PS.Une façon d’avoir le débat devant un hémicycle plein, en permettant aussi d’assurer que l’examen sur cette réforme très contestée puisse se tenir, alors qu’elle est normalement située en fin de texte. – “Lisible” ? -“Nous nous opposons à l’idée que la discussion puisse se terminer à l’Assemblée nationale sans vote”, a déclaré dimanche soir dans l’hémicycle le coordinateur de LFI, Manuel Bompard.”Il est possible de terminer l’examen du texte dans les 7H30 qui nous restent, à partir du moment où nous diminuons par deux le nombre d’amendements déposés”, a-t-il ajouté, disant son groupe prêt à le faire.Des demandes, notamment de LFI et des Ecologistes, pour prolonger la séance dans la nuit de dimanche à lundi ou pour l’ouvrir lundi n’ont pas recueilli de majorité.”On ne sent pas un empressement de la part du gouvernement à aller au vote, ça c’est très clair”, a par ailleurs jugé sur BFMTV Cyrielle Chatelain, patronne du groupe écologiste.Un cadre du camp gouvernemental à l’Assemblée a lui aussi estimé que le gouvernement pouvait avoir envie que les débats ne se terminent pas, afin d’éviter un vote final risqué sur l’ensemble du texte. Et selon lui, le Parti socialiste peut avoir la même tentation. “Ce n’est pas si grave” s’il n’y a pas de vote, “mais ce n’est pas si grave si on y va aussi”, a estimé dimanche après-midi un député socialiste, soulignant que l’important serait surtout le “vote final en deuxième lecture”. “Le problème de la période c’est est-ce que tout ça est lisible pour les gens à l’arrivée ?”- Équation difficile -Le scrutin très serré de samedi sur la partie “recettes”, avec 176 voix pour et 161 contre, laisse présager une équation encore plus difficile en cas de vote sur l’ensemble du projet de loi.Car le gouvernement a bénéficié sur les recettes de votes favorables des socialistes, et de quelques votes pour et d’abstentions de communistes et écologistes, soucieux de poursuivre les débats. Un rejet aurait en effet immédiatement interrompu les discussions, sans aborder les dépenses. Mais le terreau ne sera peut-être pas aussi favorable sur l’ensemble du texte, alors que les oppositions ne votent traditionnellement pas pour les budgets, marqueurs politiques du gouvernement. LFI entend une nouvelle fois “rejeter ce budget”, a prévenu M. Bompard. Et le Rassemblement national, opposé à la partie “recettes” et à une hausse de la CSG sur le patrimoine décrochée par la gauche, a annoncé qu’il voterait contre l’ensemble du texte.Sur le fond, les députés ont approuvé dimanche la création d’un “réseau France Santé” proposé par Sébastien Lecornu pour améliorer l’accès aux soins, mais accueilli très froidement par la gauche. Ils ont également adopté des mesures visant à réduire des tarifs jugés excessifs dans certains secteurs médicaux particulièrement rentables, mais repoussé un article supposé limiter les dépassements d’honoraires des médecins.L’Assemblée a enfin adopté une limitation de la durée des arrêts de travail, à un mois pour une première prescription et deux mois pour un renouvellement. Les médecins pourront toutefois déroger au plafond prévu.