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Les Bourses européennes ouvrent en petite baisse

Les Bourses européennes ont ouvert en timide baisse mardi, dans un climat de prudence après l’entrée en vigueur de la nouvelle surtaxe mondiale voulue par le président américain Donald Trump et face à la méfiance autour des valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA).Dans les premiers échanges européens, la Bourse de Paris perdait 0,26%, Francfort 0,17%, Londres 0,29% et Milan 0,47%.

Safran se convertit à la géothermie pour décarboner son usine de Villaroche

La géothermie au service de l’industrie: Safran va faire de l’une de ses usines, où il produit des moteurs pour Airbus, Boeing et le Rafale, le premier site industriel d’Ile-de-France chauffé grâce à l’énergie calorifique du sous-sol.Le géant de l’aéronautique s’est associé à Dalkia, filiale d’EDF, et Arverne Group pour réduire de 75% les émissions de carbone liées au chauffage de cette usine, située à Villaroche, en Seine-et-Marne, et éviter ainsi 6.500 tonnes de CO2 chaque année.Sur une parcelle du site, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Paris, un immense forage creuse le sol pour aller puiser à 1.650 mètres de profondeur une eau à 75°C.La géothermie consiste à valoriser cette chaleur naturelle du sous-sol en émettant peu ou pas de gaz à effet de serre.Un premier puits, déjà achevé, servira à puiser l’eau chaude présente dans l’aquifère du Dogger, qui parcourt l’Ile-de-France. Le second, en cours de construction, “va finaliser cette boucle géothermale” en réintroduisant l’eau dans la nappe après son passage dans les échangeurs thermiques de la centrale, explique Loïc Haslin, directeur général de la filiale forage profond d’Arverne.L’eau prélevée est intégralement restituée. “On ne ponctionne rien”, souligne le dirigeant. “Tout ce qu’on fait, c’est faire circuler cette eau chaude depuis le sous-sol jusqu’en surface; on lui prend ses calories et on la réinjecte. C’est le principe de la géothermie: la chaleur de la terre réchauffe les fluides sous la surface.”Avec ce projet, Safran Aircraft Engines va remplacer intégralement ses anciennes chaudières à gaz par une énergie locale et renouvelable. La centrale, qui couvrira 84% des besoins en chaleur du site, sera opérationnelle en octobre prochain.Initié à l’automne 2024, ce projet s’inscrit dans la feuille de route décarbonation du groupe. Le secteur aérien vise zéro émission nette de CO2 d’ici à 2050.”Ce projet géothermie s’inscrit complètement là-dedans”, décrit Delphine Berilloux, directrice des responsabilités humaines et sociétales de Safran Aircraft Engines. Il doit permettre à Safran de réduire d’ici 2030 de 50% ses émissions de CO2 par rapport à 2018, souligne-t-elle.Avec environ 6.500 personnes qui y travaillent, Villaroche, qui va fêter ses 80 ans cette année, “est le plus grand site de Safran”, poursuit-elle. “C’est l’équivalent d’une ville”.- Visibilité industrielle -L’usine accueille aussi les équipes ingénierie qui travaillent sur les moteurs d’avions du futur, souligne Delphine Berilloux.A quelques dizaines de mètres de la plateforme de forage se trouve l’immense banc d’essai qui va tester le démonstrateur Rise, sur lequel le motoriste et son partenaire GE Aerospace misent pour accélérer la décarbonation de l’aérien via leur co-entreprise CFM International.Safran est l’un des très rares industriels à s’être engagé dans un projet de géothermie profonde, dont le principal frein est lié aux coûts d’investissement. Dans le cas de Villaroche, le montant est d’environ 30 millions d’euros.D’autres se sont désengagés, comme Renault qui a renoncé à son projet pour son usine de Douai (Nord).Ce sont des investissements qui s’amortissent sur dix, quinze ans minimum, explique David Coutelle, du bureau d’études en environnement Ginger Burgeap et président de la commission géothermie du Syndicat des énergies renouvelables (SER).”Il faut des industriels qui soient prêts à signer un contrat sur de telles durées, ce qui est extrêmement rare”, poursuit-il, même si le coût de l’énergie est très bas dans la durée et permet de se prémunir des fortes variations de prix, comme lors de la crise en 2022.”On n’a malheureusement pas en Ile-de-France tant de sites industriels avec à la fois à un besoin de chaleur important et la visibilité industrielle pour le faire parce que, c’est vrai, ce sont des investissements assez importants”, reconnaît Benoît Guiblin, directeur régional Ile-de-France de Dalkia.Mais “la décarbonation, c’est aussi un outil de compétitivité”, estime-t-il en rappelant que l’industrie représente environ 20% des émissions de gaz à effet de serre en France.La géothermie “permet d’avoir une stabilité du coût énergétique extrêmement forte, donc de la visibilité. Et pour un industriel, c’est évidemment essentiel”, conclut-il.

L’Iran exclut de renoncer à enrichir l’uranium “même en cas de guerre”

L’Iran a exclu dimanche de renoncer à l’enrichissement de l’uranium dans ses pourparlers avec Washington, “même en cas de guerre” avec les Etats-Unis, dont il a mis en doute la volonté de négocier. Après une première session de pourparlers vendredi à Oman, les deux pays ont affirmé vouloir poursuivre leurs discussions. Mais le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi s’est interrogé dimanche sur le “sérieux” des Etats-Unis à “mener de véritables négociations”, lors d’une conférence de presse à laquelle l’AFP a assisté. L’Iran “évaluera l’ensemble des signaux et décidera de la poursuite des négociations”, a-t-il affirmé, faisant aussi état de “consultations” avec la Chine et la Russie.  Téhéran martèle ne vouloir discuter que de son programme nucléaire et être en droit de développer une filière civile. Les Etats-Unis, qui ont déployé une vaste force navale dans le Golfe, exigent un accord plus large, incluant la limitation des capacités balistiques du pays et l’arrêt de son soutien à des groupes armés hostiles à Israël. Tenant d’une ligne dure avec Téhéran, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui rencontrera mercredi Donald Trump à Washington, exige que ces deux volets soient “inclus dans toute négociation”, a indiqué samedi son bureau. M. Araghchi, a réaffirmé dimanche que l’Iran ne céderait pas à la demande réitérée de Donald Trump de renoncer à l’enrichissement d’uranium, “même si une guerre nous est imposée”. Il a indiqué, sans plus de détails, que l’Iran pouvait envisager “une série de mesures de confiance concernant le programme nucléaire”, en contrepartie d’une levée des sanctions internationales qui asphyxient son économie. Le déploiement militaire américain “ne nous effraie pas”, a-t-il encore déclaré, au lendemain d’une visite du négociateur américain, Steve Witkoff, à bord du porte-avions Abraham Lincoln dépêché dans le Golfe. – “Paix et force” -Accompagné par l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, M. Witkoff a mis en avant “le message de paix et de force du président Trump”. Ce dernier a multiplié les menaces militaires contre l’Iran face à la répression sanglante du mouvement de contestation en janvier, puis pour pousser Téhéran à un règlement diplomatique.  En cas d’attaque, l’Iran a menacé de frapper les bases américaines dans la région, et de bloquer le détroit d’Ormuz, passage clé des approvisionnements énergétiques mondiaux. Saluant comme “très bonnes” les discussions entre MM. Witkoff, Kushner et Araghchi – les premières depuis les bombardements américains d’ installations nucléaires iraniennes en juin dernier – Donald Trump a affirmé qu’elles se poursuivraient “en début de semaine prochaine”.M. Araghchi avait aussi dit être convenu avec Washington de la poursuite des discussions, tout en relevant qu’il restait “encore un long chemin à parcourir pour établir la confiance”.  La question des missiles iraniens ne pourra “jamais être négociée”, s’agissant “d’un enjeu de défense”, avait-il aussi réaffirmé. – Près de 7.000 morts dans la mobilisation – Les pays occidentaux et Israël accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément. “La tentative” de l’Iran “d’obtenir l’arme la plus dangereuse au monde (…) constitue une menace claire pour la paix” mondiale, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar. Et “l’énorme quantité de missiles balistiques à longue portée que le régime iranien cherche à produire met Israël en danger – mais pas seulement lui”, a-t-il ajouté. L’Iran et les Etats-Unis avaient engagé des négociations au printemps dernier, qui butaient notamment sur la question de l’enrichissement avant d’être gelées par la guerre de 12 jours déclenchée par Israël contre l’Iran en juin.  En Iran, où la répression se poursuit, l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a dit avoir confirmé 6.961 morts dans le mouvement de contestation, pour la plupart des manifestants, et a recensé plus de 51.000 arrestations. D’autres ONG redoutent un bilan beaucoup plus élevé, dont l’ampleur a été dissimulée par trois semaines de coupure d’internet. 

La Syrie et l’Arabie saoudite signent de nouveaux accords d’investissement

Ryad et Damas ont signé samedi des nouveaux accords d’investissement pour relancer l’économie dévastée de la Syrie, incluant la création d’une compagnie aérienne commune et un projet d’un milliard de dollars de développement des télécommunications. Les nouvelles autorités syriennes s’emploient à attirer des investissements pour reconstruire le pays, après une guerre civile de plus de 13 ans. Elles ont déjà signé une série d’accords avec des pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, devenue une alliée d’Ahmad al-Chareh, le président de transition islamiste qui a renversé le dirigeant syrien Bachar al-Assad en décembre 2024.Talal al-Hilali, chef de l’Autorité syrienne d’investissement, a annoncé samedi à Damas devant la presse cinq accords entre les deux pays, dont l’un pour la création d'”une compagnie aérienne low-cost syro-saoudienne” baptisée “Nas Syria”.Il comprend aussi la construction d’un nouvel aéroport à Alep (nord de la Syrie) d’une capacité de 12 millions de passagers, ainsi que des travaux dans l’aéroport existant.Un projet baptisé SilkLink vise à développer “les infrastructures de télécommunications et la connectivité numérique” en Syrie, a-t-il encore détaillé. Il est doté d’une enveloppe “d’environ 1 milliard de dollars”, a indiqué le ministre syrien des Télécommunications, Abdulsalam Haykal.Un autre accord porte sur le dessalement de l’eau et la coopération au développement.- “Secteurs vitaux” -Le ministre saoudien de l’Investissement, Khaled el-Faleh, a en outre évoqué le lancement d’un fonds d’investissement pour “des projets majeurs en Syrie avec la participation du secteur privé” (saoudien).L’enjeu est de “construire un partenariat stratégique”, a-t-il résumé. Les projets concernent “des secteurs vitaux qui touchent la vie des gens et constituent des piliers essentiels pour la reconstruction de l’économie syrienne”, a mis en avant M. Hilali.En juillet, Ryad avait déjà signé des accords d’investissement et de partenariat avec la Syrie d’une valeur de 6,4 milliards de dollars.”Ce n’est qu’un début”, a affirmé samedi à l’AFP un responsable du ministère saoudien de l’Investissement. Il est prévu “que les investissements s’étendent à tous les secteurs qui constituent une priorité urgente pour la vie des Syriens”, a-t-il assuré.L’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, a salué ces accords, estimant sur X que “des partenariats stratégiques dans l’aviation, les infrastructures et les télécommunications contribueront de manière significative aux efforts de reconstruction de la Syrie”.L’analyste Benjamin Fève, spécialiste de l’économie syrienne, reste néanmoins prudent sur leur portée. “A court terme, je dirais que ces accords ont davantage d’importance en tant que signal politique qu’en tant que facteur de changement économique”, note-t-il, jugeant que les projets retenus “ne sont pas prioritaires et ne sont pas suffisants pour reconstruire le pays”.Les Etats-Unis ont définitivement levé en décembre les sanctions américaines sur la Syrie, un pays resté longtemps dans les sphères d’influence de l’Iran et de la RussLa Syrie faisait l’objet de sanctions internationales depuis 1979, renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, qui a débouché sur la guerre civile. La loi dite “Caesar” – adoptée en 2019 lors du premier mandat de Donald Trump – imposait des sanctions américaines drastiques, dont la mise au ban de la Syrie du système bancaire international et des transactions financières en dollars.Le coût de la reconstruction de la Syrie pourrait dépasser 216 milliards de dollars, selon la Banque mondiale.Lors d’une visite en Arabie saoudite fin octobre, M. Chareh avait affirmé que son pays avait attiré 28 milliards de dollars d’investissements depuis la chute de Bachar al-Assad.En avril, l’Arabie saoudite et le Qatar se sont engagés à régler la dette de la Syrie envers la Banque mondiale, qui s’élève à environ 15 millions de dollars.

Feuille de route énergétique: Lecornu va signer le décret de publication “en fin de semaine prochaine”

Sébastien Lecornu annonce qu’il signera “en fin de semaine prochaine” le décret de publication de la très attendue feuille de route énergétique de la France sur dix ans.L’énergie “est probablement un des dossiers les plus urgents” à traiter, ajoute le Premier ministre dans un entretien à la presse régionale. Il justifie la prise d’un décret “en raison de l’urgence” et parce qu’il estime que “les débats ont largement eu lieu”.Attendue depuis deux ans et demi, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France jusqu’en 2035, avait été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables.Cette PPE s’achemine vers un ralentissement de l’éolien terrestre et du solaire parce que l’électrification de l’économie – un des leviers pour réduire les énergies fossiles – avance moins vite que prévu, selon le gouvernement.M. Lecornu confirme que six réacteurs nucléaires EPR “seront inscrits dans la PPE et huit supplémentaires en option”, conformément aux promesses du président Emmanuel Macron en 2022 à Belfort.Le gouvernement investira aussi “dans l’éolien en mer, le photovoltaïque, la géothermie” et l’éolien terrestre. Mais cette dernière source d’énergie “est parfois source de conflit localement, la priorité sera donc donnée à la remotorisation des parcs existants avec des turbines plus puissantes pour éviter le mitage des paysages”, précise M. Lecornu.Quant au prix de l’électricité, “il n’augmentera pas en France”, promet-il, grâce à une “stratégie ambitieuse d’offre”.Alors que le gouvernement envisage d’accompagner la publication de la PPE d’un “grand plan autour de l’électrification des usages” (mobilité, bâtiment, industrie), Sébastien Lecornu ajoute qu’il “faudra réfléchir à des incitations pour accélérer” cette électrification afin “d’arriver à ce que 60% de notre consommation en 2030 soit électrique”.Sur le plan militaire, le Premier ministre assure que la mise à jour (actualisation) de la loi de programmation militaire “arrivera à l’Assemblée nationale dès avril pour être adoptée avant le discours aux Armées du président de la République, le 13 juillet”.Le projet de budget 2026 prévoit 57,2 milliards d’euros pour les armées (+13%), dont 3,5 mds de “surmarche” budgétaire qui n’étaient pas prévus par la LPM actuelle. Le président avait souhaité une autre “surmarche” de 3 mds d’euros pour 2027.Le projet de décentralisation, qui devait faire l’objet d’un seul texte en décembre, sera en fait décliné en “plusieurs textes”, sur lesquels “la concertation n’est pas terminée”.Le premier portera sur “la vie des collectivités locales, avec une cinquantaine de mesures de simplification et de clarification” et sera présenté “avant les municipales”.Le second se penchera sur “la réforme de l’État, la décentralisation et la clarification d’un certain nombre de compétences” et un troisième texte “spécifique, sur la simplification du mille feuilles de la métropole du Grand Paris”, sera présenté “après consultation” avec les différents acteurs”.

ACC abandonne ses projets de gigafactories en Italie et Allemagne

Automotive Cells Company (ACC) une coentreprise de Stellantis, Mercedes et TotalEnergies, construisant des batteries pour voitures électriques a annoncé samedi que les conditions pour relancer deux gigafactories en Italie et Allemagne ne sont “pas réunies” et que le projet pourrait être annulé.”Il apparait clairement que les conditions préalables permettant la relance des projets d’ACC en Allemagne et en Italie (…) ne sont pas réunies. (…) Nous avons ouvert un dialogue constructif avec les représentants du comité d’entreprise en Allemagne et avec les syndicats en Italie pour travailler, à propos des modalités d’arrêt éventuel des projets de Gigafactory de Kaiserslautern et de Termoli”, indique un communiqué d’ACC.Le syndicat italien des métallurgistes UILM affirme pour sa part que l’arrêt de ces projets, placé en pause en mai 2024, est définitif.”La direction d’ACC nous a confirmé ce matin ce que nous redoutions depuis longtemps: le projet d’ACC de construire une gigafactory à Termoli a été définitivement abandonné, tout comme celui en Allemagne”, selon un communiqué d’UILM.Stellantis pour sa part “prend note de la décision d’ACC d’entamer des discussions avec les partenaires sociaux en vue de suspendre les projets de gigafactories en Allemagne et en Italie”, indique un communiqué du groupe franco-italo-américain.”Nous suivons de près la situation et restons pleinement mobilisés pour en évaluer les implications industrielles et sociales”, poursuit Stellantis qui traverse une période de turbulences avec l’annonce vendredi des charges exceptionnelles de 22 milliards d’euros après avoir surestimé le rythme des ventes des voitures électriques.Il y a une semaine, le directeur pour l’Europe de Stellantis, Emanuele Cappellano, avait déclaré que l’usine de Termoli continuera notamment à produire des moteurs à essence “jusqu’en 2030 et même après”, adaptés aux normes environnementales européennes Euro 7. Alors que le projet d’usine de batteries à Termoli a été suspendu, “cela permettra la continuité opérationnelle du site, associé à des productions clés pour l’avenir de l’entreprise, enregistrant typiquement des volumes importants”, a souligné Emanuele Cappellano.

Une plateforme de cryptos sud-coréenne envoie accidentellement 620.000 bitcoins à des utilisateurs

La plateforme sud-coréenne de cryptomonnaies Bithumb a dû présenter ses excuses samedi après avoir envoyé des bitcoins à des utilisateurs pour une valeur avoisinant 37 milliards d’euros… par erreur.L’entreprise a expliqué dans un communiqué avoir transféré 620.000 unités de cette cryptomonnaie à 695 clients, dont les opérations ont été bloquées dans les 35 minutes suivant cette fausse manipulation survenue vendredi.Une telle quantité de bitcoins vaut environ 36,8 milliards d’euros au cours actuel d’environ 59.300 euros, en chute cette semaine en raison notamment de l’aversion pour les actifs jugés volatils et des incertitudes réglementaires.Selon les médias locaux, Bithumb avait l’intention d’envoyer 2.000 wons (1,15 euro) à chacun de ses utilisateurs, dans le cadre d’une promotion. Mais certains bénéficiaires, plus chanceux que prévu, ont reçu quelque 2.000 bitcoins à la place.L’accident a provoqué un très court mouvement de vente sur la plateforme.”Nous présentons nos sincères excuses pour le désagrément causé à nos clients en raison de la confusion lors du processus de distribution de cet événement” promotionnel, a déclaré Bithumb dans un communiqué publié samedi.L’entreprise a affirmé avoir récupéré 99,7% des bitcoins transférés indûment, ajoutant qu’elle utiliserait ses propres réserves pour combler la somme perdue.Elle a reconnu que son erreur avait entraîné une “forte volatilité” du bitcoin sur la plateforme, pendant cinq minutes, des utilisateurs ayant eu le temps de faire des ventes avant que des mesures ne soient prises pour ramener le cours à la normale.Les graphiques de Bithumb montrent que le bitcoin a brièvement perdu 17%, à 81,1 millions de wons (environ 46.860 euros), vendredi soir.La société a par ailleurs certifié que la situation n’était “pas liée à un piratage externe ou à des failles de sécurité”.

“Don Colossus”: une statue dorée de Trump paralysée par un différend financier

Allongée sur le dos dans un atelier de l’Ohio, dans le nord des Etats-Unis, la statue dorée de 4,6 mètres de haut de Donald Trump, baptisée “Don Colossus” par ses créateurs, n’est pas sous son meilleur jour.Cette oeuvre monumentale en bronze, recouverte de feuilles d’or, a été conçue pour s’élever sur deux étages une fois installée sur un socle de 2.720 kg.Mais la statue à 360.000 dollars, qui représente le républicain le poing levé, après la tentative d’assassinat dont il a été victime en juillet 2024, attend depuis plus d’un an d’être érigée.Son sculpteur, Alan Cottrill, n’a toujours pas été payé par les entrepreneurs en cryptomonnaies qui lui ont passé commande.”Je serais un idiot de l’installer sans que le paiement ait été effectué, et je ne suis pas un idiot”, affirme cet artiste américain de 73 ans, qui affirme qu’on lui doit encore environ 92.000 dollars.Conçue au départ pour promouvoir un “memecoin” – un actif virtuel qui n’a aucune valeur intrinsèque mais qui capitalise sur un moment culturel pour faire monter son prix grâce à la spéculation et à la création d’une communauté -, l’oeuvre est devenue un symbole de l’instabilité de ces jetons particulièrement volatiles. Mis en vente alors que Donald Trump remportait l’élection présidentielle, en novembre 2024, $PATRIOT a d’abord suscité un fort engouement chez les trumpistes.Mais son élan a été rapidement interrompu par le lancement par le président américain, lui-même féru de cryptomonnaie, de son propre actif virtuel.Ce dernier, baptisé $TRUMP, a été lancé quelques jours avant l’investiture de janvier 2025, et le dévoilement prévu de “Don Colossus”.La valeur de $PATRIOT, qui continue d’être échangée aujourd’hui, s’est effondrée de plus de 95% par rapport à son pic.Les liens étroits de Donald Trump avec le secteur des cryptomonnaies ont suscité des accusations de conflits d’intérêts majeurs. L’agence spécialisée Bloomberg estime que la fortune de la famille Trump a augmenté de 1,4 milliard de dollars l’an dernier grâce aux seuls actifs numériques.- “Ecrasant” -Dans son atelier de Zanesville, dans l’Ohio, Alan Cottrill parle de son travail avec fierté.Il a réalisé au moins 17 présidents américains, ainsi qu’une statue de l’inventeur Thomas Edison, exposée au Capitole de Washington, le siège du Congrès américain. Il était donc enthousiasmé par l’ampleur du projet Trump: “Quand ils ont parlé de 15 pieds (environ 4,6 mètres) de haut, on commençait à arriver au niveau de mon ego”, plaisante-t-il.Il lui a fallu un mois pour réaliser la figure grandeur nature, puis trois autres pour la mettre à l’échelle, la couler en bronze et permettre à son équipe de polir et lustrer minutieusement la surface.”C’est simplement écrasant. C’est gigantesque”, dit-il.L’artiste dit avoir conservé le “cou de dindon” du dirigeant républicain de 79 ans, mais les commanditaires ont été affolés et ont demandé une version plus flatteuse, moins réaliste.Le plus grand défi, selon lui, aura été de réaliser la célèbre coiffure de Trump. “On ne peut pas sculpter et couler quelque chose qui est… Vaporeux”, lâche-t-il après une hésitation.Plus d’un an après qu’elle a été terminée, la statue semble enfin avoir trouvé un lieu d’accueil: le complexe de golf Trump National Doral, à Miami, où Alan Cottrill s’est rendu le mois dernier pour installer le socle. La date d’inauguration reste toutefois incertaine.Interrogé sur son expérience avec le monde des cryptomonnaies après autant de péripéties, l’artiste se montre catégorique: “La réponse courte, c’est que je ne recommencerai pas.”

Wall Street en forte hausse pour terminer une semaine agitée

La Bourse de New York a clôturé sur les chapeaux de roue vendredi, le Dow Jones s’offrant même un record au-delà des 50.000 points, à l’issue d’une semaine marquée par de fortes turbulences dans le secteur technologique.Le Dow Jones a grimpé de 2,47% à 50.115,67 points, un niveau jamais vu auparavant. L’indice Nasdaq à forte coloration technologique a pris 2,18% et l’indice élargi S&P 500 a avancé de 1,97%.”On peut parler d’un retour en force: les actions terminent une semaine volatile sur une note positive”, note Adam Turnquist, de LPL Financial.Sur la semaine, le Dow Jones est parvenu à afficher une nette progression (+2,50%) tandis que le Nasdaq et le S&P 500 sont en repli, mais ont limité leurs pertes.Et la nervosité des investisseurs a fortement diminué à en croire la chute du Vix, l’indice de volatilité.Plus tôt dans la semaine, la place américaine a été secouée par un large mouvement de désertion visant en particulier les sociétés technologiques.Aux craintes sur le modèle économique de l’intelligence artificielle (IA), secteur qui a attiré des centaines de milliards de dollars d’investissements, se sont ajoutées les inquiétudes sur la pérennité des acteurs des logiciels, justement concurrencés par l’IA.”Le contexte général à Wall Street est d’estimer que la vente est allée trop loin”, juge Jose Torres, d’Interactive Brokers.En quelques jours, certaines actions avaient effacé plusieurs mois de progression.Vendredi, le secteur des semi-conducteurs figure parmi les grands gagnants: Nvidia, première capitalisation mondiale, a bondi de 7,92%, soit un gain de plus de 300 milliards de dollars de capitalisation boursière.Broadcom a gagné 7,08%, AMD 8,28%, et Intel a avancé de 4,87%.D’autres valeurs, au poids moins important, ont connu des progressions encore plus marquées à l’instar du spécialiste de l’informatique à distance (“cloud”) Coreweave, qui a bondi de plus de 20%.Pour les spécialistes, la dynamique haussière a aussi été renforcée par la légère amélioration de la confiance des consommateurs en février, selon l’indice de l’université du Michigan.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain grimpait à 4,20% vers 21H30 GMT, contre 4,18% à la clôture jeudi.Ailleurs à la cote, le géant de la distribution et de l’informatique en ligne Amazon (-5,55% à 210,32 dollars) a été sévèrement sanctionné, malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes.Les investisseurs s’inquiètent des 200 milliards de dollars que le groupe entend dépenser cette année pour se maintenir dans la course à l’IA. Les analystes anticipaient un total d’investissement de l’ordre de 150 milliards.Alphabet, maison mère de Google, et Microsoft ont eux aussi été sanctionnés après des annonces similaires quelques jours plus tôt.La plateforme d’univers virtuel Roblox a bondi de 9,66% à 66,42 dollar, grâce à des prévisions nettement supérieures aux attentes pour l’année 2026.Le réseau social Reddit (-7,43% à 139,83 dollars) a lui été boudé malgré des performances financières supérieures aux attentes lors du dernier trimestre. Reddit a aussi partagé des prévisions optimistes pour l’année en cours et annoncé un programme de rachat d’actions d’un montant d’un milliard de dollars.

Fin de la grève à la Corsica Linea qui reprend ses liaisons maritimes

La compagnie maritime Corsica Linea a annoncé vendredi soir à l’AFP une reprise du trafic de ses bateaux après un accord ayant permis de lever une grève des syndicats qui défendaient les conditions de travail des marins.La “suspension” de la grève a été confirmée à l’AFP par la CGT Marins, le syndicat majoritaire.”Les derniers points de finalisation entre les parties prenantes ont été réglés aujourd’hui lors d’une réunion organisée par l’office des transports de la Corse, sous l’égide du président Jean-Felix Acquaviva”, a indiqué à l’AFP Pierre-Antoine Villanova, directeur général de la Corsica Linea.”L’accord est trouvé avec la CGT et le syndicat autonome des marins de la marine marchande (SAMMM) et tout le trafic de la compagnie repart ce soir”, à l’exception d’un bateau vers Ajaccio, à cause des conditions météorologiques, a-t-il ajouté.Frédéric Alpozzo, délégué CGT à la Corsica Linea, a indiqué à l’AFP que son syndicat était “satisfait des discussions”, assurant avoir “obtenu une promesse pour de nouvelles dessertes vers l’Algérie.””Nous resterons vigilants durant ces huit semaines avec la suspension et non le retrait de nos préavis de grève”, souligne le syndicat dans un communiqué.”Le trafic des ferries peut reprendre dès ce soir”, s’est félicité sur X le ministre des Transports Philippe Tabarot saluant la levée de la grève, précisant que ses deux médiateurs désignés sur ce dossier étaient “à l’oeuvre pour parvenir à un apaisement durable avec tous les acteurs”.Sur Facebook, Corsica Linea a évoqué une reprise dès vendredi des traversées Marseille-Corse “avec des horaires décalés”, avant “une reprise du trafic initial sur les traversées des jours à venir.”- “Sécuriser les emplois” -Corsica Linea, qui opère sous pavillon français et est délégataire du service public de transport maritime, avait réclamé vendredi matin “une reprise immédiate de l’activité afin de garantir un cadre de dialogue social serein et apaisé” avec les syndicats.Depuis lundi, la CGT Marins avait entamé un mouvement de grève afin de “sécuriser les emplois” notamment chez la Corsica Linea et la Méridionale, dont les bateaux ont été bloqués toute la semaine.Les grévistes dénoncent “le dumping social” de la compagnie Corsica Ferries qui opère sous pavillon international italien avec des conditions sociales moins-disantes que la Corsica Linea, opérant elle sous pavillon français premier registre.Le ministère des Infrastructures et des Transports italien a également appelé “à parvenir rapidement à une solution permettant la reprise complète des activités portuaires et évitant toute action discriminatoire à l’égard de certains opérateurs du secteur”.La CGT Marins a bloqué lundi le navire de croisière MSC Orchestra dans la rade de Marseille. En Corse, deux navires de la Corsica Ferries ont vu leur départ retardé mercredi soir à Ajaccio et Bastia et deux autres de la même compagnie ont été déroutés jeudi vers l’Ile-Rousse et Propriano car empêchés d’accoster à Bastia et Ajaccio par les marins grévistes.Une réunion de conciliation s’était tenue jeudi matin à la préfecture des Bouches-du-Rhône avec les syndicats (SAMMM, STC La Méridionale et CGT Marins Corsica Linea et La Méridionale), les directions de La Méridionale et de la Corsica Linea et un membre du cabinet du ministère des Transports.