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Climat: l’Europe prolonge le suspense avant la COP

Des heures et des heures de négociations sans fumée blanche. Les Européens n’ont pas encore scellé de compromis sur leur trajectoire climatique et une nouvelle réunion est prévue mercredi matin pour tenter d’arracher un accord avant la COP au Brésil.Les négociations se sont poursuivies quasiment toute la nuit. “Nous pensons disposer des bases nécessaires à un accord politique. Nous espérons conclure officiellement un accord” dans la matinée, a indiqué le Danemark, qui occupe la présidence tournante de l’Union européenne.Les ministres de l’Environnement des Vingt-sept doivent s’accorder à l’unanimité sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre en 2035 – un chiffre que l’ONU leur réclame depuis des mois – et à la majorité qualifiée sur leur loi climat en 2040.La pression monte encore alors que des dirigeants du monde entier sont attendus au Brésil jeudi et vendredi, en prélude à la COP30 qui démarre le 10 novembre à Belem.Ne pas s’accorder sur 2035 avant Belem serait un “désastre” diplomatique pour l’Europe, a averti la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut.”Les discussions sont très difficiles”, reconnaissait un diplomate mardi soir. Le Danemark s’efforce notamment de convaincre l’Italie, l’un des pays réticents.A ce stade, les Vingt-Sept n’ont pas endossé l’objectif proposé par la Commission européenne de baisser de 90% les émissions en 2040 par rapport à 1990 – l’UE en était à -37% en 2023 – , avec à la clé des transformations majeures pour l’industrie et le quotidien des Européens.La décision “doit être prise”, a martelé de son côté le ministre allemand Carsten Schneider. “Je souhaite que nos chefs d’État et de gouvernement se rendent au Brésil avec un mandat très fort, un rôle de leader clair pour l’Europe”.Le bras de fer est tendu dans une Europe qui a relégué les questions climatiques derrière les enjeux de défense et de compétitivité ces derniers mois.L’Espagne, les pays scandinaves et l’Allemagne soutiennent l’objectif de la Commission.Mais pas la Hongrie, ni la Pologne, la République Tchèque ou l’Italie, qui y voient une menace pour leur industrie.La France a quant à elle entretenu le suspense jusqu’au bout, s’attirant les foudres des organisations environnementales. Paris a successivement réclamé des garanties sur le nucléaire, le financement des industries propres, puis un “frein d’urgence” pour prendre en compte les incertitudes sur la capacité des puits de carbone (forêts, sols…) à absorber du CO2, au moment où l’état des forêts se dégrade en Europe.- “Echappatoires inutiles” -Pour rassurer les plus réticents, les négociations portent sur ces “flexibilités” accordées aux Etats, dont la possibilité d’acquérir des crédits carbone internationaux, qui financeraient des projets en dehors de l’Europe.La Commission européenne a fait un geste début juillet en proposant d’intégrer jusqu’à 3% de ces crédits carbone dans la baisse des émissions de 90%. Insuffisant pour une série de pays, dont l’Italie ou la France, qui fixe désormais comme condition une part de 5% de crédits internationaux pour adopter l’objectif 2040.Des Etats ont aussi poussé pour inscrire dans cette loi climat une clause de révision tous les deux ans, qui permettrait d’ajuster l’objectif s’il s’avérait trop difficile à atteindre.Autant de concessions qui hérissent les organisations environnementales. “Les Etats membres ne devraient pas affaiblir” davantage les ambitions européennes avec “des échappatoires inutiles tels que les crédits carbone internationaux”, critique Sven Harmeling, du réseau d’ONG CAN Europe.Un diplomate relativise. Le compromis que l’UE pourrait adopter mercredi “ne sera pas forcément très joli”, mais “nous essayons de faire quelque chose de bien” dans le “monde réel et désordonné tel qu’il est”.Le leadership de l’Europe en matière climatique est “reconnu” par le reste du monde, a aussi assuré le commissaire européen Wopke Hoekstra, alors que l’UE vise la neutralité climatique en 2050.Sur l’échéance 2035, les pays européens avaient tenté de déminer le terrain au mois de septembre en mettant en avant une fourchette de réduction des émissions comprise entre -66,25% et -72,5% par rapport à 1990.Il leur appartient désormais de formaliser cette dernière pour qu’elle devienne l’objectif contraignant qu’attend l’ONU, la “NDC” dans le jargon onusien.Très loin derrière la Chine, l’Union européenne est le quatrième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, après les Etats-Unis et l’Inde.

Décollage réussi pour la fusée européenne Ariane 6 en Guyane

Le lanceur lourd européen Ariane 6 a décollé mardi soir du centre spatial de Kourou en Guyane française avec à son bord un nouveau satellite destiné à l’observation de l’environnement, nouvelle étape pour l’Europe qui renoue avec l’autonomie d’accès à l’espace. Le décollage a eu lieu à 18H02 locales (21H02 GMT), a constaté sur place un correspondant de l’AFP, suivi de la séparation du lanceur et du satellite, 33 minutes et 51 secondes après le décollage. Il s’agit de la première étape de la mise en orbite héliosynchrone de ce satellite qui pèse plus de deux tonnes, laquelle interviendra à 693 km d’altitude. Ce type d’orbite permet au satellite de passer près des pôles et de survoler chaque point de la Terre à la même heure solaire, ce qui facilite la comparaison des images dans le temps. Cette mission est le troisième vol commercial d’Ariane 6 depuis sa mise en service l’an dernier.Nouveau lanceur lourd européen, Ariane 6 avait réalisé un vol inaugural en juillet 2024, marquant le retour d’un accès autonome à l’espace pour l’Europe, malgré l’échec de la rentrée atmosphérique de l’étage supérieur en fin de mission. La fusée européenne a ensuite effectué deux vols commerciaux cette année: le 6 mars avec un satellite militaire et le 13 août avec un engin météorologique.Cette fois, la fusée emporte à son bord le satellite Sentinel-1D, fabriqué par Thales Alenia Space, dans le cadre du programme Copernicus, composante d’observation de la Terre du programme spatial de l’Union européenne. – Données essentielles pour l’environnement -Il livrera ainsi des données essentielles et précieuses aux scientifiques, autorités et institutions à travers le monde pour suivre l’évolution de la glace de mer, des icebergs et des glaciers, et pour détecter les déversements d’hydrocarbures, les déforestations et les effets du changement climatique tels que les inondations ou les glissements de terrain, par exemple.La durée de vie prévue de Sentinel-1D est de sept ans et demi. Il doit rejoindre Sentinel-1C, lancé en décembre 2024, et remplacer Sentinel-1A, lancé en 2014 et qui approche de sa fin de vie opérationnelle.Le duo a pour mission de maintenir le cycle de revisite de six jours de la mission de Sentinel-1. Les deux sont équipés de récepteurs compatibles Galileo pour rendre le positionnement en orbite plus précis. “Ces satellites fonctionnent par deux, ils sont très similaires, presque identiques”, a expliqué Pier Bargellini, responsable du programme Copernicus à l’Agence spatiale européenne, à l’issue d’une conférence de presseLe président exécutif d’Arianespace, David Cavaillolès, a salué la précision du tir de ce mardi. “Ça permet au client d’utiliser son satellite plus longtemps, car il n’a pas besoin d’utiliser son carburant pour se mettre sur la bonne orbite”, a-t-il expliqué après le décollage.Au moins un quatrième vol commercial d’Ariane 6 est prévu d’ici la fin de l’année.A la mi-septembre, Arianespace avait révisé en baisse, à quatre contre cinq auparavant, le nombre de lancements commerciaux d’Ariane 6 en 2025, mais promis d’à peu près doubler ce chiffre en 2026.Avec ces lancements d’Ariane 6, l’Europe retrouve son autonomie d’accès à l’espace, crucial dans un contexte de rapprochement entre les États-Unis et la Russie. 

Wall Street termine en baisse, s’inquiète de niveaux de valorisation trop élevés

La Bourse de New York a terminé en berne mardi, traversée par des craintes sur les niveaux de valorisation de certaines entreprises de la tech, dans un contexte d’attentes toujours plus hautes pour le secteur de l’intelligence artificielle (IA).Le Dow Jones a perdu 0,53%, l’indice Nasdaq a chuté de 2,04% et l’indice élargi S&P 500 a lâché 1,17%.”Les inquiétudes liées aux niveaux de valorisation freinent l’optimisme des investisseurs”, commente Jose Torres, d’Interactive Brokers.Le marché a “des attentes très élevées quant à l’avenir des actions liées à l’IA”, mais parfois, les performances financières des groupes ne sont pas “suffisamment solides pour justifier leur capitalisation boursière très élevée”, ajoute auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.Dernier exemple en date: le groupe d’analyse de données Palantir a fortement chuté (-7,95% à 190,70 dollars) malgré des résultats meilleurs qu’escompté et un relèvement de ses prévisions. En une séance, l’entreprise a perdu près de 40 milliards de capitalisation boursière.Le dynamisme de Wall Street ces derniers mois s’est notamment appuyé sur l’enthousiasme autour du développement de l’IA et la conclusion de contrats commerciaux à plusieurs dizaines de milliards de dollars de façon très récurrente.”Une autre préoccupation majeure est le manque de dynamisme dans d’autres secteurs du marché”, avance également Adam Sarhan.”Les actions immobilières, les actions des restaurants, les actions du commerce de détail… nous observons un affaiblissement plutôt qu’un renforcement”, poursuit-il.Dans le même temps, la paralysie budgétaire aux Etats-Unis n’est plus qu’à quelques heures mardi d’un record de longévité, et bon nombre de données économiques officielles manquent à l’appel depuis le 1er octobre.”Si vous disposez de données, vous pouvez prendre des décisions intelligentes; si vous n’en avez pas, vous avancez à l’aveuglette”, remarque M. Sarhan.Le blocage a aussi entraîné la mise au chômage technique de centaines de milliers de fonctionnaires et les aides sociales sont également fortement perturbées, sources d’inquiétudes sur l’état de santé de l’économie américaine.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’État américain se détendait, évoluant autour de 4,08% vers 21H10 contre 4,11% à la clôture lundi.Ailleurs, au tableau des valeurs, la plateforme de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber (-4,99% à 94,74 dollars) a perdu de la vitesse malgré un chiffre d’affaires supérieur aux attentes pour le troisième trimestre, à plus de 13 milliards de dollars.La biotech américaine Metsera (+20,50% à 73,18 dollars), spécialiste des traitements anti-obésité, a encore profité du bras de fer entre Pfizer (-1,38% à 24,32 dollars) et son concurrent danois Novo Nordisk (-1,76% à 48,24 dollars).Metsera a annoncé mardi avoir reçu une offre de rachat améliorée de la part de Pfizer (à 8,1 milliards de dollars), mais celle-ci a été immédiatement surclassée par le Danois qui a mis près de 10 milliards sur la table.La chaîne de pizzerias Papa John’s a dégringolé (-9,98% à 43,47 dollars) après des informations de presse selon lesquelles la société de gestion Apollo Global a retiré son offre de rachat.

“L’avenir d’ArcelorMittal France incertain”, plan social “ou non”, selon un rapport d’expertise

L’avenir d’ArcelorMittal en France est “incertain” et les suppressions de postes ne permettront pas de résoudre ses “problèmes de fond”, ont estimé des experts mandatés par le CSEC du groupe dans un rapport consulté mardi par l’AFP et contesté par l’entreprise.Auteur de ce rapport, le cabinet d’expertise Secafi avait été mandaté par le comité social et économique central (CSEC) d’ArcelorMittal France Nord après l’annonce en avril d’un plan social qui touche sept usines et le siège français du groupe, selon la synthèse du rapport consultée par l’AFP.Les problèmes rendant l’avenir du sidérurgiste en France “incertain” sont “multifactoriels” et “découlent en partie de décisions de gestion” passées, notamment le sous-investissement dans l’outil de production, d’après ce texte, daté du 20 octobre.Le groupe a fait le “choix stratégique assumé de privilégier la distribution” de liquidités “aux actionnaires, au détriment de l’anticipation” et de l’investissement, estime Secafi.Le cabinet d’expertise relève ainsi que la liquidité distribuée par le groupe aux actionnaires entre 2020 et 2024 (13 milliards d’euros) a été à peine inférieure à celle consacrée aux investissements industriels (15,5 milliards d’euros dans le monde).- “Précipitation” -Interrogée par l’AFP, la direction a répondu qu'”ArcelorMittal n’est pas en accord avec les conclusions de ce rapport”. Elle oppose que le groupe a investi 1,7 milliard d’euros en France ces cinq dernières années (2020-2024), dont plus d’un milliard d’euros sur les sites d’ArcelorMittal France Nord, et ceci alors que le marché français de l’acier est “frappé par une crise grave et profonde, avec une demande en baisse et des importations massives en Europe d’acier à bas prix”.Dans ce contexte, ArcelorMittal France Nord a mis en œuvre des mesures d’adaptation et annoncé au printemps des mesures de réorganisation qui entraîneront des suppressions d’emplois, évaluées à 270 emplois à ce jour.En France, “la dégradation des performances industrielles (et par conséquent des performances économiques) provient surtout d’une fragilité de l’amont, résultant de coupes trop importantes dans les budgets de maintenance au cours des dernières années et des investissements notoirement insuffisants au moins jusqu’en 2021”, juge Secafi.Le cabinet dénonce aussi “une forme de précipitation” dans la décision de procéder à des licenciements, “pour lequel la démonstration économique est de ce fait nettement insuffisante au regard” de leur impact.Les suppressions de postes “permettront tout au plus de faire environ 37 millions d’euros d’économies”, tandis que, “avec une durée de vie de hauts-fourneaux limitée et des investissements de décarbonation qui tardent à être confirmés, l’avenir d’ArcelorMittal France reste incertain, PSE ou non”.- La gauche pousse pour nationaliser -Les syndicats d’ArcelorMittal sont censés se prononcer vendredi sur le projet de plan social, mais la CFE-CGC a appelé à repousser cette échéance, “parce qu’il y a encore trop de sujets à travailler”, a indiqué mardi à l’AFP Pascal Deshayes, DSC CFE-CGC pour ArcelorMittal France.”On attend que la direction revienne, mais le planning qui était prévu ne va plus tenir”, a-t-il indiqué.Mardi soir, lors d’un meeting à Dunkerque (Nord) organisé par la CGT, plusieurs personnalités politiques de gauche sont venues soutenir les salariés d’ArcelorMittal et une proposition de loi pour nationaliser l’entreprise.Les salariés d’ArcelorMittal sont invités à venir à Paris pour “mettre la pression” le 27 novembre, jour de l’examen de la proposition de loi à l’Assemblée nationale, a affirmé à l’AFP la députée insoumise Aurélie Trouvé, qui a déposé le texte.”Arcelor a laissé se détériorer l’outil de production” et “veut délocaliser en Inde pour faire plus de profit”, a de son côté accusé la députée du groupe écologiste et social Clémentine Autain, également présente à Dunkerque aux côtés de François Ruffin.La probabilité que cette proposition de loi aboutisse paraît cependant mince. Un texte similaire, porté par des sénateurs communistes, a été rejeté fin octobre au Sénat, dominé par la droite et le centre.Le gouvernement s’oppose aussi à cette option. Nationaliser ArcelorMittal “reviendrait à placer l’entreprise sous perfusion publique sans pour autant régler ce qui mine la filière, la concurrence mondiale faussée, la faiblesse de la demande européenne et le déficit de compétitivité”, selon le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin.

Aux Etats-Unis, record en vue pour la paralysie budgétaire

Des millions d’Américains privés d’aide alimentaire, des centaines de milliers de fonctionnaires sans salaire et des menaces sur le trafic aérien: la paralysie budgétaire aux Etats-Unis n’est plus qu’à quelques heures mardi d’un record de longévité, avec toujours aucune issue à l’horizon.A minuit dans la nuit de mardi à mercredi, le “shutdown” entrera officiellement dans son 36e jour et dépassera ainsi la précédente marque, établie en 2019 lors du premier mandat du milliardaire républicain. Depuis le 1er octobre, républicains et démocrates ont été incapables de s’entendre pour adopter un nouveau budget.”Je vais être honnête avec vous, je pense qu’aucun d’entre nous ne s’attendait à ce que cela traîne autant en longueur”, a confessé le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson.Coïncidence du calendrier, le record du plus long “shutdown” devrait survenir peu après l’annonce des résultats de plusieurs élections clés. La Virginie et le New Jersey choisissent notamment leurs nouveaux gouverneurs et New York son nouveau maire, tandis que les Californiens doivent eux décider de redessiner ou non leurs cartes électorales pour favoriser les démocrates, en réponse à une campagne similaire menée par la Maison Blanche dans des Etats républicains.Autant de scrutins dont les résultats devraient servir de baromètre pour les neuf premiers mois du second mandat de Donald Trump, et qui pourraient faire bouger les lignes de la paralysie budgétaire.- “Position intenable” -Car les effets du blocage se font de plus en plus sentir pour les Américains.Des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux ont été mis au chômage technique, avec un salaire différé, et des centaines de milliers d’autres sont forcés de continuer à travailler, sans paie non plus jusqu’à la fin de la crise. Alors que la loi impose depuis 2019 au gouvernement de payer les arriérés de salaire de tous les fonctionnaires dont la paie a été gelée par un “shutdown”, la Maison Blanche semble à présent ne vouloir payer que ceux qui ont dû rester en poste, selon des messages consultés par le Washington Post.Les aides sociales sont également fortement perturbées. Donald Trump a juré mardi que puisque le principal programme d’aide alimentaire était à court de fonds, le versement de cette assistance dont bénéficient 42 millions d’Américains serait gelé tant que les “démocrates de la gauche radicale” n’auront pas voté la fin du “shutdown”. La justice fédérale a pourtant ordonné à l’administration de maintenir cette aide et la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a assuré mardi que le gouvernement se conformerait aux décisions judiciaires.”Les bénéficiaires de l’aide SNAP doivent comprendre qu’il faudra du temps pour recevoir cet argent, parce que les démocrates ont mis l’administration dans une position intenable”, a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse.- Espace aérien -Dans les aéroports, l’enlisement se fait aussi sentir avec des pénuries de contrôleurs aériens entraînant retards et annulations de vols.Et si la paralysie budgétaire se prolonge au-delà de cette semaine, l’espace aérien américain pourrait être partiellement fermé, a mis en garde mardi le ministre des Transports, Sean Duffy.”Vous verrez un chaos généralisé”, a-t-il déclaré, mettant la pression sur l’opposition pour lever le blocage.Au Congrès, les positions des deux camps ne bougent pas: les républicains proposent une prolongation du budget actuel, avec les mêmes niveaux de dépenses, et les démocrates réclament une prolongation de subventions pour des programmes d’assurance santé à destination de ménages à bas revenus.En raison des règles en vigueur au Sénat, plusieurs voix démocrates sont nécessaires pour adopter un budget même si les républicains y sont majoritaires.Mais Donald Trump rejette toute négociation avec l’opposition sur la santé sans “réouverture” de l’Etat fédéral comme préalable.Mardi à la mi-journée, le Sénat a rejeté pour la 14e fois la proposition des républicains. Comme depuis le premier vote, seuls trois sénateurs de l’opposition ont voté en faveur. 

En plein scandale, Shein s’apprête à s’installer au BHV à Paris

Visé par une enquête après la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine, le géant de l’e-commerce asiatique Shein dit collaborer à 100% avec la justice et ouvrira bien mercredi à Paris, malgré tout, son grand espace au BHV.S’il dit avoir “réfléchi à arrêter” sa collaboration avec Shein, le patron du grand magasin BHV Frédéric Merlin persiste: le magasin ouvrira bien mercredi à 13h00.Le président exécutif de Shein Donald Tang affirme que les produits concernés ont été retirés de la plateforme et que le groupe remonte “à la source” pour prendre “des mesures rapides et décisives à l’encontre des responsables”.Le géant de la mode ultra-éphémère dit avoir mis en place une interdiction totale des produits de type “poupées sexuelles”, temporairement déréférencé la catégorie “produits pour adultes”, et “également étendu sa liste noire de mots-clés”.Régulièrement accusé de concurrence déloyale, de pollution environnementale et de conditions de travail indignes, Shein se défend sur ce nouveau front ouvert samedi par la Répression des fraudes (DGCCRF), qui a signalé à la justice la commercialisation de ces poupées ressemblant à des fillettes – également retrouvées sur le site AliExpress.AliExpress a également affirmé les avoir retirées. – Enquêtes du parquet de Paris -Lundi, le parquet de Paris a annoncé avoir confié quatre enquêtes à l’Office des mineurs (Ofmin), sur quatre plateformes (Shein, AliExpress, Temu, Wish). Ces investigations portent sur la “diffusion de message violent, pornographique, ou contraire à la dignité accessible à un mineur”, mais aussi, pour Shein et AliExpress, sur la “diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique”.Sur l’identité des acheteurs, “nous serons en totale transparence avec la justice”, a affirmé mardi le porte-parole de Shein en France, Quentin Ruffat.”Remonter jusqu’aux acheteurs, c’est remonter à des pédocriminels potentiels”, a réagi auprès de l’AFP Solène Podevin Favre, présidente de l’association Face à l’inceste. “Cela pourrait permettre de détecter des victimes”.”Selon les premiers résultats de notre audit interne, ces poupées étaient présentes depuis le 16 octobre” sur Shein, a déclaré sur BFMTV Quentin Ruffat, invoquant un “dysfonctionnement interne”. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, s’est dit “scandalisé” et celui de l’Economie Roland Lescure avait menacé d’interdire l’accès à Shein en France en cas de récidive. – “Récupération” -En attendant, Shein ouvrira comme prévu sa première boutique physique pérenne, un espace de 1.200 m2, au BHV, où l’événement est sur toutes les lèvres.”Ce qui me rend triste, c’est que ça va marcher”, anticipe auprès de l’AFP Julie (le prénom a été changé), vendeuse d’une marque d’épicerie au BHV, souvent sollicitée par des clients à la recherche de produits Shein.  Katia, cliente parisienne de 45 ans, qualifie de “catastrophe” l’arrivée d’une marque d'”ultra fast-fashion” au BHV qu’elle envisage de boycotter. Déplorant qu’une telle “responsabilité retombe toujours sur le consommateur”, elle dénonce la “faillite de l’Etat, de la loi”.Salariée du BHV depuis plus de 20 ans, Mélissa (prénom d’emprunt) regrette la “récupération” de l’affaire Shein au détriment d'”autres revendications” du personnel, alors que de nombreux fournisseurs ont quitté le magasin en raison d’impayés. Allongeant la liste des mécontents, la maison de mode agnès b. a annoncé mardi son départ du BHV, déplorant l’implantation de Shein.En face du grand magasin, la mairie de Paris est “rentrée en guerre contre Shein et contre le BHV”, a assuré mardi à la presse Patrick Bloche, premier adjoint d’Anne Hidalgo.La mairie a notamment demandé au BHV le retrait de bannières publicitaires Shein non réglementaires et passibles d’une amende. Egalement opposé à l’arrivée de la marque dans des magasins portant son nom, le groupe Galeries Lafayette s’est lui mis d’accord avec la SGM pour rompre le partenariat concernant sept Galeries Lafayette de province exploitées par la SGM et qui seront rebaptisées BHV. Cinq de ces magasins doivent accueillir Shein. Après de premières actions d’associations lundi devant le BHV, Patrice Faure, le préfet de police de Paris, assure suivre l’inauguration avec une “attention toute particulière” afin d’assurer “la sécurité à la fois de nos concitoyens” mais aussi “des infrastructures”.jul-ac-cac-ole-mca-kap/alh/rl

Le procès du cimentier Lafarge pour financement du terrorisme s’ouvre sur des débats procéduraux

Le procès du groupe Lafarge et de huit anciens responsables, soupçonnés d’avoir payé des groupes jihadistes, dont le groupe Etat islamique, en Syrie jusqu’en 2014 dans le but d’y maintenir l’activité d’une cimenterie, s’est ouvert mardi à Paris, démarrant sur l’examen d’une flopée de questions procédurales.La société et les anciens cadres doivent comparaître devant le tribunal correctionnel jusqu’au 16 décembre pour financement d’entreprises terroristes, et pour certains aussi pour non-respect de sanctions financières internationales.Au côté de Lafarge, avalé en 2015 par le groupe suisse Holcim, sont jugés à Paris l’ancien PDG du cimentier français Bruno Lafont, cinq ex-responsables de la chaîne opérationnelle ou de la chaîne de sûreté et deux intermédiaires syriens, dont l’un est visé par un mandat d’arrêt international.La première journée d’audience a été consacrée à la défense de sept questions prioritaires de constitutionnalité, déposées aussi bien par des avocats des prévenus que des parties civiles. Le tribunal dira mercredi s’il décide de transmettre une ou plusieurs de ces questions à la Cour de cassation, qui pourrait ensuite les envoyer au Conseil constitutionnel. Cela mènerait de fait au renvoi du procès à une date ultérieure. Dans ce dossier, le groupe français est soupçonné d’avoir versé en 2013 et 2014, via sa filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), plusieurs millions d’euros à des groupes rebelles jihadistes – dont certains, comme l’organisation Etat islamique (EI) et Jabhat al-Nosra, ont été classés comme “terroristes” – afin de maintenir l’activité d’une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.La société avait investi 680 millions d’euros dans ce site, dont la construction avait été achevée en 2010. Alors que les autres multinationales avaient quitté le pays en 2012, Lafarge n’a évacué cette année-là que ses employés de nationalité étrangère, et maintenu l’activité de ses salariés syriens jusqu’en septembre 2014, date à laquelle l’EI a pris le contrôle de l’usine.Dans ce laps de temps, LCS aurait rémunéré des intermédiaires pour s’approvisionner en matières premières auprès de l’EI et d’autres groupes, et pour que ces derniers facilitent la circulation des employés et des marchandises.L’information judiciaire avait été ouverte à Paris en 2017 après plusieurs révélations médiatiques et deux plaintes en 2016, une du ministère de l’Economie pour violation d’embargo et l’autre des associations Sherpa, Centre européen pour les droits constitutionnels (ECCHR) et de onze anciens salariés de LCS pour financement du terrorisme.- Plaider-coupable -Le nouveau groupe issu de la fusion de 2015 – d’abord baptisé LafargeHolcim, puis renommé Holcim en 2021 -, qui a toujours pris soin de se désolidariser des faits antérieurs à cette opération, avait entretemps lancé une enquête interne, confiée notamment au cabinet d’avocats américain Baker McKenzie et qui avait conclu en 2017 à des “violations du code de conduite des affaires de Lafarge”.En octobre 2022, Lafarge SA avait plaidé coupable aux Etats-Unis d’avoir versé à l’EI et Jabhat Al-Nosra près de 6 millions de dollars et accepté d’y payer une sanction financière colossale de 778 millions de dollars.En France, Lafarge encourt jusqu’à 1,125 million d’euros d’amende pour le financement du terrorisme. Pour la violation d’embargo, l’amende encourue est plus lourde, allant jusqu’à 10 fois le montant de l’infraction qui pourra être retenu in fine par la justice.Pour Me Jacqueline Laffont, avocate de Bruno Lafont avec Me Quentin de Margerie, “Holcim a donc réussi, à travers cette histoire, à anéantir, en réalité, Lafarge”. S’exprimant face à la presse, elle a estimé que l’accord de plaider-coupable posait “des problèmes d’atteinte à la présomption d’innocence absolument fondamentaux”.Devant le tribunal, Me de Margerie a par ailleurs soulevé, à travers une QPC, le sujet du rôle des services secrets dans cette affaire, regrettant que trop peu d’éléments aient été déclassifiés, ce qui ne garantit selon lui pas un droit à un “procès équitable”.Du côté des parties civiles, cette affaire doit permettre de se pencher sur la “responsabilité des multinationales” opérant en zone de conflit.Un autre volet retentissant de ce dossier est toujours à l’instruction, le groupe ayant aussi été mis en examen pour complicité de crimes contre l’humanité en Syrie et en Irak. 

Climat: l’Europe en quête d’un compromis de dernière minute avant la COP

Pour éviter une “catastrophe diplomatique”, les Européens vont tenter d’arracher un accord mardi soir à Bruxelles sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre en 2035 et 2040, juste avant la conférence de l’ONU sur le climat au Brésil.”C’est une journée cruciale”, a lancé avant la réunion la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut, et ce serait un “désastre” si les Européens ne parvenaient pas à conclure un accord sur 2035 avant la COP30. Les ministres de l’Environnement des Vingt-sept doivent s’accorder à l’unanimité sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre en 2035 – un chiffre que l’ONU leur réclame depuis des mois pour la COP – et à la majorité qualifiée sur leur loi climat en 2040.A ce stade, ils n’ont pas endossé l’objectif proposé par la Commission européenne de baisser de 90% les émissions en 2040 par rapport à 1990 – l’UE en était à -37% en 2023 – , avec à la clé des transformations majeures pour l’industrie et le quotidien des Européens.”Les discussions sont très difficiles”, reconnaissait une source diplomatique en fin d’après-midi. Le Danemark, qui occupe la présidence tournante de l’Union européenne, s’efforce notamment de convaincre l’Italie, l’un des pays réticents.La décision “doit être prise aujourd’hui”, a martelé de son côté le ministre allemand Carsten Schneider. “Je souhaite que nos chefs d’État et de gouvernement se rendent au Brésil avec un mandat très fort, un rôle de leader clair pour l’Europe”.Le bras de fer est tendu dans une Europe qui a relégué les questions climatiques derrière les enjeux de défense et de compétitivité ces derniers mois.L’Espagne, les pays scandinaves et l’Allemagne soutiennent l’objectif de la Commission.Mais pas la Hongrie, ni la Pologne, la République Tchèque ou l’Italie, qui y voient une menace pour leur industrie.La France a quant à elle entretenu le suspense jusqu’au bout, s’attirant les foudres des organisations environnementales. Paris a successivement réclamé des garanties sur le nucléaire, le financement des industries propres, puis un “frein d’urgence” pour prendre en compte les incertitudes sur la capacité des puits de carbone (forêts, sols…) à absorber du CO2, au moment où l’état des forêts se dégrade en Europe.- “Echappatoires inutiles” -Pour rassurer les plus réticents, les négociations portent sur ces “flexibilités” accordées aux Etats, dont la possibilité d’acquérir des crédits carbone internationaux, qui financeraient des projets en dehors de l’Europe.La Commission européenne a fait un geste début juillet en proposant d’intégrer jusqu’à 3% de ces crédits carbone dans la baisse des émissions de 90%. Insuffisant pour une série de pays, dont l’Italie ou la France, qui fixe désormais comme condition une part de 5% de crédits internationaux pour adopter l’objectif 2040.Des Etats ont aussi poussé pour inscrire dans cette loi climat une clause de révision tous les deux ans, qui permettrait d’ajuster l’objectif s’il s’avérait trop difficile à atteindre.Autant de concessions qui hérissent les organisations environnementales. “Les Etats membres ne devraient pas affaiblir” davantage les ambitions européennes avec “des échappatoires inutiles tels que les crédits carbones internationaux”, critique Sven Harmeling, du réseau d’ONG CAN Europe.Un diplomate relativise. Le compromis que l’UE pourrait adopter mardi soir “ne sera pas forcément très joli”, mais “nous essayons de faire quelque chose de bien” dans le “monde réel et désordonné tel qu’il est”.Le leadership de l’Europe en matière climatique est “reconnu” par le reste du monde, a aussi assuré le commissaire européen Wopke Hoekstra, alors que l’UE vise la neutralité climatique en 2050.Sur l’échéance 2035, les pays européens avaient tenté de déminer le terrain au mois de septembre en mettant en avant une fourchette de réduction des émissions comprise entre -66,25% et -72,5% par rapport à 1990.Il leur appartient désormais de formaliser cette dernière pour qu’elle devienne l’objectif contraignant qu’attend l’ONU, la “NDC” dans le jargon onusien.Pour la France, il serait “impensable que l’Union européenne n’adopte pas de +NDC+ avant d’arriver à Belem. Ce serait une catastrophe diplomatique”.Très loin derrière la Chine, l’Union européenne est le quatrième émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, après les Etats-Unis et l’Inde.

Lecornu promet de “protéger” Exaion, une pépite d’EDF lorgnée par l’américain Mara

Sébastien Lecornu a promis mardi de “protéger” l’entreprise Exaion, pépite technologique du groupe public EDF qui doit être vendue au groupe américain Mara.”On va protéger cette entreprise. EDF va rester dedans. La procédure IEF (de contrôle des investissements étrangers, NDLR) qui est une bonne procédure, va fonctionner”, a affirmé le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Il répondait au chef de file des députés UDR, Eric Ciotti, allié du Rassemblement national (RN).Le ministère français de l’Economie avait demandé fin août à EDF de “rouvrir” le dossier de cette vente, officialisée le 11 août par la signature d’un accord prévoyant l’acquisition par Mara de 64% d’Exaion pour 168 millions d’euros.Ce qui avait soulevé des critiques sur la vente d’actifs stratégiques français à des pays étrangers.La société, filiale de l’énergéticien français, développe des centres de données de calcul de haute performance.EDF, détenu par l’Etat à 100%, “va rester au capital” d’Exaion, a assuré de nouveau M. Lecornu, en ajoutant que “même un actionnaire minoritaire (…) peut avoir des conditions de blocage et de protection”. Il a aussi précisé que la procédure dite IEF de contrôle des investissements étrangers, mise en oeuvre en septembre, allait “permettre aux services de Bercy, au secrétariat national de la défense nationale, à celles et ceux qui ont à connaître aussi des questions numériques et énergétiques, d’émettre un avis et des conditions sur cette augmentation de capital”.Il a dit s’attendre à une “réponse d’ici la fin de l’année”, alors que cette procédure dure habituellement deux mois.”Un certain nombre de choses doivent être objectivées. Déjà, le caractère réellement critique de ce que fait cette entreprise” et “évidemment, les conditions qui vont nous permettre de le faire” (l’augmentation de capital), a-t-il développé.M. Lecornu a néanmoins souhaité “traiter aussi le mal à la racine”, c’est-à-dire “la question de la disponibilité” des capitaux français ou européens pour ce type de rachat.”Un des gros problèmes de l’Europe et de la France, c’est le manque de disponibilité de ces capitaux qui créent donc des vulnérabilités, et qui font que les capitaux étrangers, tantôt chinois, tantôt du Golfe, tantôt américains, peuvent venir au secours de certaines de nos entreprises qui n’ont pas spécialement envie de se donner à ces fonds”, a-t-il pointé.

Claude Bébéar, figure du capitalisme français et fondateur de l’assureur Axa, est décédé

Claude Bébéar, figure du capitalisme français et fondateur de l’assureur Axa, est décédé à l’âge de 90 ans, a annoncé mardi l’assureur dans un communiqué.Après avoir façonné pendant des décennies la compagnie Axa, aujourd’hui géant mondial de l’assurance, Claude Bébéar avait quitté en 2013 ses fonctions au sein du groupe, dont il était resté président d’honneur.”Avec la disparation de Claude Bébéar, c’est une page importante de l’histoire du capitalisme français qui se tourne. Il a été un leader visionnaire et conquérant, mais aussi un mentor généreux et exigeant pour plusieurs générations de dirigeants”, a déclaré Henri de Castries, ancien président-directeur général d’Axa, cité dans le communiqué.Les obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité. La famille de Claude Bébéar “partagera prochainement, en lien avec Axa et l’Institut Montaigne, ses volontés à l’intention des personnes qui souhaiteraient adresser des messages” et saluer sa mémoire, selon le communiqué d’Axa.Claude Bébéar est né le 29 juillet 1935 à Isaac en Dordogne. Diplômé de l’Ecole Polytechnique (Promotion 1955) et de l’Institut des actuaires de Paris, il est recruté en 1958 par André Sahut d’Izarn, qui dirige le groupe des Anciennes Mutuelles d’assurance à Rouen, et cherche un futur successeur.Il en devient le directeur général en 1975, après le décès d’André Sahut d’Izarn et une grève très dure, avant de prendre en 1982 la présidence du groupe, qui deviendra Axa en 1985.Au fil des ans, la méthode Bébéar pour faire croître le groupe sera faite d’une série d’acquisitions, dont plusieurs au terme de négociations musclées, comme dans le cas de l’Union des assurances de Paris (UAP). En mai 2000, Claude Bébéar laisse la présidence du directoire d’Axa à Henri de Castries et devient président du conseil de surveillance, un poste qu’il conservera jusqu’en 2013. Il est ensuite devenu président d’honneur d’Axa et était également président d’honneur de l’Institut Montaigne, institut de réflexion politique indépendant qu’il a créé et présidé.