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Les agriculteurs s’invitent à une visite du président Macron à Toulouse

Les agriculteurs ont commencé mercredi matin à converger avec des tracteurs vers Toulouse, à l’occasion de la visite du président Macron, qui, selon eux, les recevra à la mi-journée après ses propos sur l’accord commercial avec le Mercosur.Le jour où la suspension de sa réforme phare des retraites doit être entérinée à l’Assemblée nationale, le président de la République vient à Toulouse pour une visite chargée, entre un débat avec les citoyens sur “la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux” et un après-midi consacré à la stratégie spatiale nationale.A cette occasion, les agriculteurs de toute la région sont appelés à se mobiliser pour “exiger des engagements clairs et fermes du président de la République en faveur de l’agriculture française”, selon la FNSEA à l’initiative du mouvement. Le syndicat agricole est ulcéré par les propos du chef de l’État, qui s’est dit “plutôt positif” mais “vigilant” sur la possibilité d’accepter l’accord commercial entre l’Union européenne et le MercosurUne délégation de 14 représentants syndicaux et de la chambre de l’agriculture de Haute-Garonne sera reçue à 13H30 par Emmanuel Macron à l’Ecole nationale de l’Aviation civile (ENAC), a déclaré à l’AFP Jérôme Bayle, figure  du mouvement de protestation des agriculteurs en 2024.L’Élysée n’a pas confirmé dans l’immédiat, se bornant à dire à l’AFP que des discussions étaient en cours avec les représentants agricoles. Mais la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annulé tous ses rendez-vous du jour pour rejoindre le président Macron à Toulouse, selon le ministère. Les agriculteurs vont converger du Tarn, du Tarn-et-Garonne, du Gers et de Haute-Garonne, pour certains à bord de leurs engins agricoles chargés, vers le siège de l’ENAC. Un convoi d’une soixantaine de tracteurs et véhicules, avec des bennes chargées, est parti vers 09H00 de Carbonne (Haute-Garonne) sur l’A64 en direction de Toulouse, a-t-on appris de sources concordantes. – Complotisme, infox et éducation -Au siège du quotidien régional La Dépêche du Midi, dans l’ouest de la Ville rose, M. Macron doit d’abord lancer une série de débats autour de la “démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux”.Le président y évoquera avec plusieurs experts trois grands thèmes face à 250 à 300 personnes qui pourront “intervenir ou rebondir sur ce qui est dit” , a indiqué à l’AFP le directeur de l’information de La Dépêche du Midi, Lionel Laparade.Il sera d’abord question du complotisme sur les questions sanitaires, puis de désinformation avec le directeur général de La Dépêche du Midi, Jean-Nicolas Baylet, et enfin, d’éducation des jeunes face aux réseaux sociaux.Le président, en retrait sur la scène politique intérieure depuis la dissolution ratée de 2024, entend faire des effets néfastes des écrans et des réseaux sociaux son nouveau cheval de bataille dans la dernière ligne droite du quinquennat avant les municipales de 2026 et la présidentielle de 2027.Avec “des algorithmes et des ingérences qui structurent finalement nos émotions, la façon dont se déroule notre débat public et la façon dont on s’informe”, “l’indépendance nationale est une forme d’indépendance cognitive”, a-t-on souligné à l’Elysée. Des “décisions” pourront être prises à l’issue de ce tour de France, et “tout est ouvert”, y compris l’hypothèse du référendum, quant à la façon dont elles seront prises, a-t-on précisé.- L’espace, “endroit de contestation” -Le président de la République doit ensuite inaugurer des bâtiments du Commandement de l’espace (CDE) où il dévoilera la stratégie nationale spatiale française à l’horizon 2040 pour faire face à la compétition mondiale, tant civile que militaire.”L’espace n’est plus un endroit paisible, c’est un endroit de contestation”, dont certaines “extrêmement agressives de la part de nos compétiteurs, parmi lesquels la Russie”, fait valoir l’Elysée.”Dans l’espace, le mot d’ordre est d’accélérer immédiatement. (…) Face à la militarisation de l’espace, le temps n’est plus celui des politesses de la défense active mais bien des actions offensives”, jugeait jeudi le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, le général Jérôme Bellanger.Emmanuel Macron doit donc, selon l’Elysée, donner mercredi après-midi “une vision”, “un calendrier” et “fixer un objectif” pour cette stratégie, qu’il devrait décliner selon cinq piliers: la “souveraineté en matière d’accès à l’espace”, les compétences industrielles, la défense, “la science et l’exploration”, ainsi que la coopération, tant intra-européenne qu’avec les alliés non-européens.vgr-fff-mra-chv/abx

Retraites: la CGT appelle les députés à “modifier la copie” avant le vote

La CGT demande aux députés qui se prononceront sur la suspension de la réforme des retraites de “modifier leur copie” avant de voter pour obtenir “un blocage de la réforme pour toutes les générations”, a déclaré mercredi sa secrétaire générale Sophie Binet. Mme Binet a par ailleurs confirmé, au micro de RMC/BFMTV, un appel à la grève et la manifestation le 2 décembre contre un budget qui “reste catastrophique”.”Le 2 décembre prochain, on sera dans la séquence décisive pour la discussion sur ce budget”, a expliqué la cheffe de file de la CGT. Solidaires et la FSU ont également appelé à la mobilisation lors de cette journée.Exigée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu, la suspension de la réforme des retraites est enfin débattue mercredi à l’Assemblée et devrait être approuvée en première lecture, même si les échanges s’annoncent houleux à gauche.”Nous demandons” aux députés “de modifier la copie”, a affirmé Mme Binet.”Aujourd’hui, c’est un décalage de la réforme des retraites qui est proposé au vote, c’est-à-dire que les 64 ans, au lieu de s’appliquer à la génération 1968, vont s’appliquer à la génération née en 1969″, a expliqué Sophie Binet.Contrairement à la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon qui a appelé mardi les députés à voter la suspension de la réforme des retraites, “nous ne donnons pas de consigne de vote aux députés”, a-t-elle encore dit.Afin d’assurer le vote de la mesure notamment par les députés socialistes, le gouvernement a déposé mercredi matin un amendement élargissant le bénéfice de la suspension de la réforme de 2023 aux carrières longues des personnes ayant commencé à travailler tôt et qui peuvent partir avant l’âge légal.”C’est très important de réintégrer les salariés en carrière longue parce que c’était 20% des salariés qui étaient exclus du décalage”, a estimé la numéro un de la CGT, qui a qualifié la suspension de la réforme de “brèche dans un totem du macronisme”.Le 2 décembre, “il faut absolument que les travailleuses et les travailleurs soient de la partie pour que le débat budgétaire soit sous la pression de la mobilisation, pour qu’on puisse gagner l’enterrement de toutes les catastrophes de ce budget”, a-t-elle jugé.Selon elle, il n’y a notamment “jamais eu un budget pour les hôpitaux aussi catastrophique que celui qui est proposé aujourd’hui”.

En Chine, les soldes de la Fête des célibataires perdent de leur charme

Refroidis par la conjoncture économique et saturés de promotions à répétition, les consommateurs chinois semblent lassés des soldes annuelles de la “Fête des célibataires”, jadis événement commercial majeur.Lancée en 2009 par le géant local du e-commerce Alibaba (qui possède en Chine la plateforme Taobao et à l’international AliExpress), elle est synonyme de rabais qui attirent les clients sur les principales plateformes de vente en ligne du pays.Le nom de cette période de soldes tire son nom de la date (11/11), une succession de “1” symbole du célibat. L’événement, qui se tenait auparavant uniquement le 11 novembre, commence désormais dès octobre et s’étale sur un mois. La publication en grande pompe des chiffres de vente, par Alibaba et son principal rival chinois JD.com, qui allaient chaque année de record en record, a cédé la place ces dernières années à une communication bien plus discrète et beaucoup moins détaillée des deux plateformes.JD.com s’est ainsi félicité mercredi d’une hausse de “60% du nombre de commandes”, mais sans préciser le montant total des achats.- Smartphone -“Les réductions ne sont plus aussi intéressantes”, estime Zhang Jing, 29 ans, une habitante de Shanghai, qui dit à l’AFP n’avoir “rien acheté” cette année.Elle dit être découragée par la complexité croissante des promotions, qui imposent souvent d’accumuler plusieurs coupons de réduction ou de combiner des achats dans un ordre précis pour bénéficier des meilleures remises.Propriétaire d’une boutique de vêtements, Shi Xuebin, 42 ans, raconte avoir acheté un iPhone 17, mais seulement parce qu’elle voulait “de toute façon changer de téléphone”.Elle dit avoir beaucoup moins dépensé que l’an dernier et observer autour d’elle une tendance générale au resserrement des dépenses.”La situation économique n’est pas terrible cette année, et les gens évitent d’acheter ce qui n’est pas absolument nécessaire”, explique-t-elle.Les autorités s’efforcent de stimuler la demande intérieure, dans un contexte de crise du secteur immobilier et de tensions commerciales avec les Etats-Unis.- “Pragmatique” -Le mois dernier, à l’issue d’une importante réunion consacrée à la planification, les dirigeants du Parti communiste chinois (PCC), au pouvoir dans le pays, ont appelé à “stimuler fortement la consommation” ces prochaines années.Signe d’une demande morose, les prix à la consommation étaient en baisse en août et septembre sur un an, avant de repartir légèrement à la hausse en octobre, grâce à une semaine de congés nationaux qui a dopé les dépenses de voyage et de restauration.Mais les analystes ne prévoient pas de bond de la consommation à court terme.M. Zhu, un Shanghaïen de 30 ans, raconte que sa mère a profité de la Fête des célibataires pour faire des stocks de produits ménagers, comme de la lessive et du papier toilette.Mais pour le reste, il explique que la famille privilégie les produits d’occasion, notamment pour les objets nécessaires à sa passion: la calligraphie.”On est pragmatique. Si j’ai besoin de quelque chose, je l’achète. Sinon, peu importe le prix, je ne l’achèterai pas”, dit-il à l’AFP.

Le plan de lutte contre la fraude sociale et fiscale soumis au Sénat

Le Sénat se penche à partir de mercredi sur un projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales, dont le gouvernement espère tirer plus de deux milliards d’euros, malgré des doutes sur le rendement effectif de cette panoplie de mesures.Nouveaux moyens de détection des fraudes, sanctions et obligations renforcées, partage d’informations amélioré dans les administrations… Avec ce plan, le gouvernement entend s’attaquer à un chantier majeur, d’autant plus utile dans un contexte de dérapage budgétaire.Sur le volet social à lui seul, la fraude représenterait en effet un manque à gagner annuel de 13 milliards d’euros, selon les évaluations du Haut Conseil du financement de la protection sociale. Or seuls 2,9 milliards d’euros ont pu être détectés en 2024, avec un taux de recouvrement effectif très faible.”Là encore, c’est une question de justice: trop d’argent public est gaspillé parce qu’on ne contrôle pas assez à quoi il sert”, a lancé le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de sa déclaration de politique générale en octobre, souhaitant lier ce texte avec l’examen du budget pour 2026.Le texte prévoit notamment de faciliter le transfert d’information dans l’administration, en étendant par exemple l’accès aux données fiscales et sociales aux agents des caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), des caisses d’assurance retraite et de santé au travail (CARSAT), de la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et de la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). – Chiffrage optimiste ? -Les transporteurs sanitaires – ambulanciers et taxis – auront par ailleurs une obligation de se doter d’un dispositif de géolocalisation pour contrôler la réalité de leurs prestations, à compter de 2027. Les soignants reconnus coupables d’agissements frauduleux pourraient aussi faire l’objet d’une double sanction de déconventionnement et de pénalité financière. Pour l’instant, c’est l’une ou l’autre des sanctions qui s’applique.Concernant la lutte contre le blanchiment, le texte entend assujettir les “biens de luxe” à certaines obligations de vigilance qui incombent aux vendeurs dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Toute transaction supérieure à 10.000 euros pourrait être concernée par ces obligations, et plus seulement les opérations effectuées en espèces et monnaies électroniques.Le projet de loi comporte par ailleurs un volet relatif au travail dissimulé, avec entre autres mesures une majoration du taux de CSG des revenus issus d’activités illicites, ou encore la création d’un dispositif de “flagrance sociale” permettant de saisir à titre conservatoire les actifs de sociétés suspectées de travail dissimulé.Selon les sénateurs, le gouvernement estime que ces mesures pourraient rapporter 1,5 milliard d’euros de recettes nouvelles pour l’État en matière de fraude fiscale et 800 millions d’euros pour le volet social.Optimiste ? Dans un avis sur le budget, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) a estimé que “la marche de 1,5 milliard d’euros attendue pour 2026 ne paraît pas crédible” en matière de lutte contre la fraude. Des doutes partagés par le Sénat.- “Mieux détecter” -Les mesures sont “pertinentes”, a jugé auprès de l’AFP le sénateur UDI (centre) Olivier Henno, corapporteur sur ce texte, mais “le gouvernement reste très timide au départ”, dit-il, promettant de “durcir le texte pour mieux détecter, récupérer plus et sanctionner plus fort”.En commission, les sénateurs ont déjà largement remanié le texte. Ils ont par exemple élargi les outils à la disposition de France Travail pour vérifier le lieu de résidence en France des allocataires; proposé la suspension temporaire du tiers payant pour les assurés condamnés pour une fraude à l’assurance maladie; ou encore donné la possibilité aux organismes de sécurité sociale de suspendre à titre conservatoire les prestations en cas de doute sérieux de fraude.”Une fraude est une fraude, qu’elle vienne d’un chef d’entreprise, d’un assuré social, d’un allocataire du chômage ou du RSA. On a un peu cassé les codes”, appuie la sénatrice LR et corapporteure Frédérique Puissat, qui note la “frilosité” du gouvernement face aux propositions sénatoriales.La chambre haute examinera ce projet de loi mercredi et jeudi. Un vote solennel sur l’ensemble du texte est prévu mardi, avant sa transmission à l’Assemblée nationale.

La France met en garde contre l’instabilité dans les Caraïbes à l’ouverture du G7

La France s’est dite mardi “préoccupée” par les opérations militaires dans les Caraïbes au premier jour d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 au Canada qui, outre la question du narcotrafic, doivent discuter de la guerre en Ukraine et au Soudan.Les chefs de la diplomatie du G7 — Allemagne, Grande-Bretagne, Canada, France, Italie, Japon et États-Unis — sont arrivés mardi en fin de journée à Niagara à la frontière canado-américaine. S’ils espèrent parvenir à parler d’une même voix pour la défense de l’Ukraine face à l’intransigeance russe au moment où les efforts diplomatiques sont au point mort, la question des opérations antidrogue et de la guerre au Soudan sera aussi à l’ordre du jour. “Nous avons observé avec préoccupation les opérations militaires dans la zone Caraïbes, parce qu’elles s’affranchissent du droit international”, a déclaré Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, à son arrivée au Canada.Ce dernier a expliqué que Paris voulait “évidemment éviter” toute escalade, en précisant que “tous les pays du G7 étaient concernés par le déferlement du narcotrafic et de la criminalité organisée”, nous “avons donc intérêt à travailler de concert”.Ces dernières semaines, les Etats-Unis ont mené une série de frappes dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations qu’ils accusent — sans présenter de preuves — de transporter de la drogue, faisant au total 76 victimes.Et mardi, le Pentagone a annoncé l’arrivée d’un de ses porte-avions dans la zone, marquant un renforcement considérable de la présence militaire des Etats-Unis.- GNL russe -Pour cette seconde rencontre de l’année des ministres du club des grandes démocraties industrialisées, les représentants de l’Ukraine, de l’Afrique du Sud, de l’Australie, du Brésil, de l’Inde, du Mexique, de la Corée du Sud et de l’Arabie saoudite, ont été invités.”Pour le Canada, il est important de favoriser une conversation multilatérale, notamment en ce moment dans un environnement si volatil et compliqué”, a déclaré lundi Anita Anand, la ministre canadienne des Affaires étrangères, lors d’un entretien avec l’AFP.La ministre, qui dit espérer la publication d’un communiqué final commun, s’est toutefois abstenue de promettre des avancées concrètes sur le dossier ukrainien.Le pays a été ces dernières semaines la cible d’attaques russes redoublées sur ses infrastructures énergétiques, à l’approche de l’hiver. Et côté diplomatique, les négociations pour mettre fin à la guerre avec la Russie sont au point mort.Le sujet du financement des besoins de l’Ukraine au cours des prochaines années en utilisant les avoirs russes gelés devrait donc être de nouveau discuté.Les diplomates se retrouvent après que le président Donald Trump a imposé, en octobre, des sanctions aux deux plus grandes compagnies pétrolières russes — Rosneft et Lukoil — fustigeant le président Vladimir Poutine pour son refus de mettre fin au conflit.Londres a annoncé mardi son intention d’interdire les services maritimes au GNL russe, dans le prolongement des récentes sanctions visant ces deux entreprises.Pour la ministre des Affaires étrangères britannique, Yvette Cooper, le président Vladimir Poutine “tente de plonger l’Ukraine dans l’obscurité et le froid à l’approche de l’hiver”. – Soudan -L’Italie entend aussi mettre sur la table pendant cette rencontre la question du Soudan, souhaitant réaffirmer l’importance d’augmenter les flux d’aide humanitaire. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, en a déplacé près de 12 millions d’autres et a provoqué, selon l’ONU, la pire crise humanitaire au monde.”Nous cherchons à jouer un rôle pour promouvoir la paix et la stabilité au Soudan, afin de soutenir ceux qui souffrent et meurent inutilement dans ce pays”, a affirmé la ministre canadienne. Toutes ces discussions pourraient toutefois être de nouveau parasitées par la brouille entre Ottawa et Washington, qui a atteint un nouveau sommet récemment quand le président américain Donald Trump a annoncé fin octobre rompre toutes les négociations commerciales entre les deux pays. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, qui a à son programme peu de rencontres bilatérales,contrairement à ses homologues, verra Anita Anand mercredi au deuxième et dernier jour de la réunion à Niagara.

La paralysie budgétaire touche à sa fin aux Etats-Unis, sur fond de dissensions démocrates

La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi pour lever la paralysie budgétaire, une “très grande victoire” a estimé Donald Trump, tandis que la colère monte côté démocrate face aux sénateurs de leur camp qui ont passé un accord avec les républicains.Après plus de 40 jours d’impasse, le Sénat a adopté lundi une proposition de loi qui prolonge le budget actuel jusqu’à fin janvier. La Chambre doit en débattre à partir de mercredi, avec un vote attendu potentiellement dans la soirée.Il ne resterait alors que la signature présidentielle pour lever le “shutdown”.”Notre long cauchemar national touche enfin à sa fin”, avait lancé lundi le chef républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson.Lors d’un discours au cimetière national d’Arlington, à l’occasion mardi de la journée des anciens combattants, Donald Trump s’est réjoui de ces avancées.”Félicitations à vous et à John et à tout le monde pour une très grande victoire”, a déclaré le président américain à l’adresse de Mike Johnson, présent dans l’assistance, et en référence à John Thune, chef de la majorité républicaine au Sénat.”Nous rouvrons notre pays, il n’aurait jamais dû être fermé”, a-t-il ajouté.- “Capitulation” -En raison des règles en vigueur au Sénat, plusieurs voix démocrates étaient nécessaires pour adopter un budget même si les républicains y sont majoritaires. Finalement, huit sénateurs de l’opposition ont voté pour, après des négociations en coulisses.Ces élus, connus pour la plupart comme de tendance centriste, ont obtenu l’annulation du licenciement de milliers de fonctionnaires fédéraux par l’administration Trump depuis le début de la paralysie.Mais les huit sénateurs se sont attiré les foudres de nombreux membres de leur propre camp, qui dénoncent de maigres concessions et des promesses en l’air de la part des républicains.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est lamenté dimanche sur X d’une “capitulation” et d’une “trahison” envers l’Amérique qui travaille.Leur courroux se dirige principalement vers Chuck Schumer, chef de la minorité au Sénat. S’il a voté non dimanche soir, il est soupçonné par de nombreux élus et sympathisants démocrates d’avoir poussé en coulisses pour que ces élus modérés parviennent à un accord avec les républicains.Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, a lui exhorté les républicains à tenir leur engagement d’organiser bientôt un vote au Congrès pour prolonger certaines subventions pour “Obamacare”, principal programme public d’assurance santé pour les Américains à bas revenus.”Maintenant il va falloir voir des actes, ou si c’étaient seulement des paroles”, a déclaré Hakeem Jeffries sur CNN.- Santé “inabordable” -La question de ces subventions est au coeur du différend entre républicains et démocrates qui a mené au “shutdown”.Sans prolongation, les coûts de l’assurance santé devraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions d’Américains qui utilisent “Obamacare”, selon KFF, un cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.”La santé des gens à travers ce pays est sur le point de devenir inabordable (…). Et cela en Amérique, le pays le plus riche au monde dans l’Histoire!”, a dénoncé Hakeem Jeffries lors d’une conférence de presse mardi soir au Capitole.Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires ne sont pas payés, le versement de certaines aides est fortement perturbé, tout comme le trafic aérien.En raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissant de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire, des dizaines de milliers de vols ont été annulés ces derniers jours aux Etats-Unis.Le ministre des Transports, Sean Duffy, a lancé un nouvel avertissement mardi: si la Chambre des représentants n’adopte pas rapidement le nouveau texte budgétaire, de nouvelles répercussions sont à attendre dans les aéroports.”Je pense que vous aurez des compagnies qui réfléchiront sérieusement à la question de savoir si elles doivent continuer de voler, point”, a-t-il déclaré depuis l’aéroport O’Hare de Chicago.

Wall Street tirée par la fin à venir de la paralysie budgétaire

La Bourse de New York a clôturé globalement en hausse mardi, profitant des anticipations sur le déblocage budgétaire aux Etats-Unis, les valeurs technologiques subissant toutefois quelques prises de bénéfices face aux doutes sur leur niveau de valorisation.Le Dow Jones a grimpé de 1,18% et l’indice élargi S&P 500 a pris 0,21%. En revanche, le Nasdaq a perdu 0,25%.Le Sénat a adopté lundi une proposition de loi qui prolonge le budget actuel jusqu’à fin janvier, et la Chambre doit en débattre à partir de mercredi, avec un vote attendu potentiellement dans la soirée.Il ne resterait alors que la signature de Donald Trump pour permettre la reprise des activités de l’Etat fédéral, après plus de 40 jours de suspension partielle.”La fin imminente du +shutdown+, qui coïncide avec la possibilité d’une politique monétaire progressivement accommodante, entraîne une bifurcation entre les indices de référence”, souligne Jose Torres, d’Interactive Brokers.Le Dow Jones, qui regroupe des entreprises et des industries dépendant largement des dépenses des ménages américains, a été l’indice le plus recherché.Le fait que plus d’un million de fonctionnaires n’ont pas été payés depuis le 1er octobre “a un peu freiné la consommation”, juge auprès de l’AFP Tim Urbanowicz, d’Innovator Capital Management.En revanche, “l’enthousiasme déclinant pour les +Sept Magnifiques+ (le surnom donné aux grands noms de la tech, ndlr) a pesé sur les indices S&P 500 et Nasdaq”, selon M. Torres.”Il y a des inquiétudes concernant les valorisations, mais celles-ci ne signifient pas que le marché va s’effondrer, elles laissent simplement beaucoup moins de place aux mauvaises nouvelles”, estime Tim Urbanowicz.Les investisseurs ont quelque peu été refroidis par la vente par le géant japonais des investissements dans les technologies SoftBank Group de sa participation dans le mastodonte des puces Nvidia (-2,96% à 193,16 dollars), pour un montant de 5,83 milliards de dollars.La séance a aussi été marquée par des volumes “plus faibles que la normale” en raison du jour férié des anciens combattants (“Veterans Day”), remarque M. Urbanowicz.Le marché obligataire est resté fermé pour cette raison. La veille, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’État américain s’est établi à 4,12%.Côté entreprises, la start-up américaine spécialisée dans le “cloud” (informatique à distance) CoreWeave a plongé de 16,31% à 88,39 dollars après avoir annoncé lundi soir des prévisions annuelles en deçà des attentes du marché, reléguant au second plan ses résultats solides pour le troisième trimestre.Le groupe américain de livraison de plis et de colis FedEx (+5,45% à 267,72 dollars) a été porté par des propos de son directeur financier, assurant que ses bénéfices pour le trimestre en cours seraient supérieurs à la fois aux attentes et aux performances financières d’il y a un an. Ces propos ont aussi bénéficié à son concurrent UPS, dont le titre a pris 2,12% à 95,03 dollars.Le groupe Paramount Skydance – issu de la fusion à l’été de deux grands noms des médias américains – a brillé (+9,77% à 16,74 dollars) malgré des résultats trimestriels en deçà des attentes.L’entité profite toutefois d’une prévision de 30 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour 2026, aidée notamment par la croissance des revenus issus du streaming et les perspectives d’économies toujours plus importantes, via des licenciements et synergies.

Manifestation à Belgrade contre un projet immobilier du gendre de Trump

Des étudiants serbes et des habitants de Belgrade ont protesté mardi contre un projet de destruction d’un ancien état-major de l’armée yougoslave afin de permettre la construction d’un hôtel de luxe par Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump.Le sujet est sensible en Serbie car il s’agit de bâtiments bombardés plusieurs fois en 1999 lors d’une campagne aérienne de l’Otan emmenée par les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Kosovo (1998-1999).Affinity Partners, l’entreprise de Jared Kushner – accueilli plusieurs fois en Serbie par le président Aleksandar Vucic – a signé en 2024 un contrat de location d’une durée de 99 ans avec le gouvernement serbe pour réaménager le site, dont le statut de “bien culturel” venait tout juste d’être révoqué.La manifestation, qui a rassemblé des centaines de personnes, selon un photographe de l’AFP, a eu lieu quatre jours après l’adoption par le Parlement serbe d’une loi spéciale permettant d’accélérer le projet et d’entamer la destruction du siège de l’ex état-major, en plein cœur de Belgrade.”Ce pouvoir a décidé d’adopter une loi spéciale afin de s’en servir pour légaliser son crime”, a déclaré lors du rassemblement Valentina Moravcevic, une étudiante, à la télévision N1.”Ils peuvent désormais légalement détruire cet immeuble, mais nous ne leur permettront pas. Nous sommes là aujourd’hui pour leur adresser un avertissement et pour leur dire que notre histoire et notre héritage culturel est important pour nous”, a-t-elle ajouté.Les manifestants ont brièvement formé un “mur humain” symbolique autour du complexe et ont également dessiné sur le sol une “ligne de défense” rouge, selon le photographe de l’AFP.Invité dans la soirée sur le plateau d’une télévision locale, le chef de l’État serbe a défendu un “projet extraordinaire”.”Nous donnons le terrain, ils apportent un financement d’au moins 650 millions d’euros. C’est un investissement énorme pour notre pays”, a déclaré Aleksandar Vucic, en précisant que le site en question mesurait 2,9 hectares.La Serbie avait enregistré en 2024 un montant record de plus de 5,2 milliards d’euros d’investissements étrangers, mais cette tendance ne s’est pas poursuivie cette année.Éventré par les bombardements, le siège de l’ancien état-major, en face du gouvernement et du ministère des Affaires étrangères, n’a jamais été reconstruit.Édifié en 1965, le bâtiment avait été déclaré en 2005 par le gouvernement serbe “bien culturel” protégé, un statut révoqué fin 2024.Le projet envisagé par le gendre du président américain a toutefois été suspendu en mai en raison de soupçons selon lesquels des documents utilisés pour lever la protection du site auraient été falsifiés. Une enquête est en cours.Le deuxième partenaire du projet est le promoteur immobilier Eagle Hills des Émirats arabes unis, qui a été impliqué depuis fin 2015 dans un vaste projet de réaménagement d’une grande partie des rives de la Save, un affluent du Danube. Ce projet est rejeté par l’opinion publique et les partis d’opposition.

A Niagara, un G7 élargi cherchera une réponse commune sur l’Ukraine face à Moscou

Les chefs de la diplomatie du G7 se retrouvent à partir de mardi soir au Canada, avec l’Ukraine en tête de leur agenda et l’espoir de parler d’une voix unie face à l’intransigeance russe au moment où les négociations sont au point mort, lors d’un sommet qu’Ottawa a souhaité très multilatéral.Les ministres des Affaires étrangères des sept pays – Allemagne, Grande-Bretagne, Canada, France, Italie, Japon et États-Unis – se réunissent à Niagara, à la frontière canado-américaine, pour leur second rendez-vous de l’année.Mais, pour l’occasion, ont également été invités les représentants de l’Afrique du Sud, de l’Australie, du Brésil, de l’Inde, du Mexique, de la Corée du Sud et de l’Arabie saoudite.”Pour le Canada, il est important de favoriser une conversation aussi multilatérale, notamment en ce moment dans un environnement si volatil et compliqué”, a déclaré lundi Anita Anand, la ministre canadienne des Affaires étrangères, lors d’un entretien avec l’AFP.La ministre, qui dit espérer la publication d’un communiqué final commun, s’est toutefois abstenue de promettre des avancées concrètes sur le dossier ukrainien.Le pays a été ces dernières semaines la cible d’attaques russes redoublées sur ses infrastructures énergétiques. Côté diplomatique, les négociations pour mettre fin à la guerre avec la Russie sont au point mort.Le sujet du financement des besoins de l’Ukraine au cours des prochaines années en utilisant les avoirs russes gelés devrait donc être de nouveau discuté lors de ce G7.Les diplomates se retrouvent après que le président Donald Trump a imposé, en octobre, des sanctions aux deux plus grandes compagnies pétrolières russes – Rosneft et Lukoil – fustigeant le président Vladimir Poutine pour son refus de mettre fin au conflit.Lors du dernier sommet du G7 en juin dans les Rocheuses canadiennes, en présence du président Volodymyr Zelensky, les dirigeants de ce club des grandes démocraties industrialisées s’étaient contentés du minimum sur le dossier ukrainien sans parvenir à s’entendre pour durcir le ton face à la Russie. L’Italie entend aussi mettre sur la table la question du Soudan, souhaitant réaffirmer l’importance d’augmenter les flux d’aide humanitaire. Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts, en a déplacé près de 12 millions d’autres et a provoqué, selon l’ONU, la pire crise humanitaire au monde.Quant au ministre indien, il a promis de porter la voix des pays du Sud.- Tensions bilatérales -Toutes ces discussions pourraient toutefois être de nouveau parasitées par les tensions commerciales entre le Canada et les Etats-Unis.Marco Rubio arrive mardi après-midi au Canada alors que les relations entre les deux voisins se sont de nouveau tendues: le président américain a annoncé il y a plus de deux semaines mettre fin à toutes les discussions commerciales bilatérales entre les deux pays. M. Rubio et Mme Anand ont prévu une rencontre mercredi au deuxième et dernier jour de la réunion à Niagara.Mais la ministre canadienne n’a pas l’intention de remettre la question des droits de douane sur la table avec son homologue. “Nous aurons une rencontre et nous avons beaucoup de sujets à évoquer tous les deux concernant les affaires du monde”, a-t-elle expliqué, avant d’ajouter: “La question du commerce est entre les mains d’autres ministres”.Pour les Américains, la sécurité économique et les minéraux critiques, un sujet de préoccupation croissant pour les démocraties industrialisées, devraient aussi figurer en tête de l’ordre du jour de la rencontre de deux jours.Pékin a établi un contrôle quasi total du marché du raffinage et du traitement de divers minéraux — en particulier des terres rares nécessaires à la fabrication des aimants utilisés dans les technologies de pointe.Le G7 a annoncé le mois dernier une première série de projets conjoints visant à renforcer les capacités de raffinage en dehors de la Chine.Selon un responsable du département d’État, les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques seront “un point d’attention majeur”.”Il existe un consensus mondial croissant parmi nombre de nos partenaires et alliés selon lequel la sécurité économique, c’est la sécurité nationale et inversement”, a déclaré ce haut responsable du département d’Etat américain lors d’un point de presse lundi.

La rivalité Chine-USA s’invite au Web Summit de Lisbonne

Les rivalités géopolitiques et commerciales entre les États-Unis et la Chine étaient au cœur des discussions du Web Summit, qui réunit depuis mardi à Lisbonne les acteurs de la tech mondiale. Au moins 71.000 participants de 157 pays, dont plus de 2.700 start-up et 1.800 investisseurs, sont attendus dans la capitale portugaise jusqu’à jeudi.Pour cette première journée, entrepreneurs, investisseurs et influenceurs déambulaient dans des pavillons colorés, badge autour du cou, à la recherche des dernières innovations de la tech.Microsoft a profité de l’événement pour annoncer un investissement de 10 milliards de dollars à partir du début de l’année prochaine dans un méga centre de données au Portugal, en partenariat avec l’entreprise britannique Nscale, afin de développer ses infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle.”Il s’agit d’un des plus importants investissements en capacité de calcul d’IA en Europe”, a indiqué le géant américain dans un communiqué.En matière de centres de données, “la demande dans le domaine de l’IA, en particulier ces cinq derniers mois, est devenue assez folle”, a assuré à l’AFP le directeur produit de Nscale, Daniel Bathurst.-La Chine en vedette – Cette édition est fortement marquée par l’IA, en particulier par la montée en puissance de la Chine dans ce domaine.  “La moitié des scientifiques et ingénieurs informatiques les plus en pointe sont en Chine. On ne peut pas les ignorer”, a déclaré à l’AFP Rev Lebaredian, vice-président en charge des technologies de simulation chez le géant américain Nvidia.En raison des restrictions imposées à la fois par Pékin et Washington, les puces haut de gamme de Nvidia, utilisées pour former et alimenter les systèmes d’IA générative, ne sont actuellement pas vendues sur le territoire chinois.  “Si nous les excluons, les Chinois trouveront un moyen de développer des choses eux-mêmes, et nous perdrons l’opportunité de travailler avec eux”, a poursuivi M. Lebaredian. “Il est clair que l’ère de la domination occidentale dans la tech est révolue”, a insisté lundi soir lors de la cérémonie d’ouverture Paddy Cosgrave, cofondateur du Web Summit.Ainsi, des robots humanoïdes particulièrement impressionnants de l’entreprise chinoise Unitree ont fait l’objet de plusieurs démonstrations.La start-up Bambu Lab, basée à Shenzhen, a elle présenté une imprimante 3D capable de confectionner grâce à l’IA générative en quelques heures un objet à partir d’une simple consigne textuelle.”J’espère voir plus de produits IA qui peuvent être utiles dans la vie de tous les jours”, a expliqué à l’AFP une participante, Monica Wang. – Robotaxis et souveraineté – “Comment allons-nous passer d’industries dominées par le travail humain à celles entièrement régies par les robots ?”, s’est interrogé sur scène Andrew Macdonald, directeur des opérations d’Uber, qui a récemment signé un partenariat avec Nvidia pour rendre autonomes des dizaines de milliers de voitures de différents constructeurs à partir de 2027.La concurrence mondiale dans le domaine des robotaxis s’est récemment accélérée. Waymo, filiale d’Alphabet (Google), a annoncé son arrivée à Londres en 2026 et plusieurs acteurs chinois comme Baidu et Pony.ai ont fait part de leur intention de se développer sur le marché européen de la voiture autonome.”Jusqu’à présent, les avancées sur cette technologie sont venues des États-Unis et de la Chine mais cela va changer”, a poursuivi M. Macdonald. Dans le secteur tech, “la compétition s’est intensifiée et durcie”, a souligné de son côté la vice-présidente de la Commission européenne chargée du numérique, Henna Virkkunen. L’Union européenne compte près de 8.000 start-up dédiées à l’IA, a-t-elle ajouté, appelant à une préférence européenne pour les marchés publics afin de les aider à se développer. “Il est important que nous ne soyons pas dépendants d’un pays ou d’une entreprise pour des technologies critiques”, a-t-elle plaidé.La société suédoise Lovable qui permet à tout un chacun de créer un site sans savoir coder grâce à l’IA générative s’est d’ailleurs distinguée comme l’une des start-up les plus en vue du salon. L’événement souhaite mettre en lumière “les entreprises prometteuses qui vont bouleverser et façonner la prochaine décennie”, a commenté à l’AFP Katherine Farrell, vice-présidente de la communication du Web Summit.