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Avec la Reine des Neiges, Disneyland Paris inaugure une nouvelle ère

“Libérée, délivrée”: Disneyland Paris inaugurera le 29 mars son espace dédié à “La Reine des Neiges”, nouvelle étape d’un projet d’extension à deux milliards d’euros censé renforcer la domination du parc d’attractions, première destination touristique privée d’Europe. Les fans d’Anna et d’Elsa pourront bientôt chanter à tue-tête à bord d’un bateau dans une nouvelle attraction… Ou simplement en parcourant le somptueux village norvégien fictif d’Arendelle, surplombé d’une montagne enneigée haute de 36 mètres, elle-même couronnée d’un palais de glace, au sein du parc Walt Disney Studios. Ce dernier, ouvert en 2002, soit dix ans après le parc classique, à Chessy (Seine-et-Marne) sera rebaptisé pour l’occasion Disney Adventure World. Il accueillera dans les années à venir un univers et une attraction aux couleurs d’un autre grand succès de la firme aux grandes oreilles, “Le Roi Lion”, dont la construction a démarré cet automne. Au terme de sa transformation, ce parc généralement moins apprécié que son grand frère aura “quasiment doublé de taille”, s’est félicitée Natacha Rafalski, présidente de Disneyland Paris, en amont d’une visite organisée pour de nombreux médias français et internationaux, ainsi que des fans et influenceurs. “Il s’agit d’une étape décisive pour Disneyland Paris”, a-t-elle insisté.- Innovations -En attendant Simba et autres animaux de la savane, Disney Adventure World s’organisera autour d’un lac de trois hectares conçu pour un nouveau spectacle nocturne de 16 minutes à 360° alliant jets d’eau, effets pyrotechniques, 279 drones aériens et 100 drones aquatiques à la technologie inédite, selon Disneyand Paris.”Disney Adventure World permettra non seulement à nos visiteurs de vivre une expérience immersive encore plus intense, mais repoussera également les limites technologiques telles que nous les connaissons aujourd’hui”, a promis Bruce Vaughn, président et directeur créatif de Walt Disney Imagineering.En témoigne selon lui le robot dernier cri d’Olaf, le bonhomme de neige et ami des soeurs d’Arendelle, présenté à la presse et qui pourra interagir avec les visiteurs.La nouvelle mouture du parc proposera aussi une attraction inédite inspirée du film “Raiponce”, similaire dans son principe aux tasses tournoyantes d'”Alice aux pays des merveilles” situées dans l’autre parc, des espaces végétalisés, un nouveau restaurant haut de gamme de style art déco, aux couleurs des princesses Disney, ainsi que le tout premier bar des deux parcs.A terme, l’univers du film Pixar “Là-Haut” sera également au coeur d’une attraction de types chaises volantes.Financé par la maison mère the Walt Disney Company, le projet d’extension du parc, annoncé en 2018, repose sur un plan d’investissement de deux milliards d’euros.- Tarification dynamique -Sera-t-il accompagné d’une hausse des prix d’entrée? Sollicitée par l’AFP, Disneyland Paris, qui a mis en place l’année dernière la tarification dynamique (variation des prix en fonction de la demande) n’avait pas répondu lundi soir.L’agrandissement et le rafraîchissement du second parc, qui propose aussi des zones dédiées à Marvel et Pixar, devrait dans tous les cas attirer de nouveaux visiteurs.Et permettre de désengorger son voisin, dont le spectacle nocturne sur le château de la Belle au bois dormant aura désormais de la concurrence.Initialement pensé comme une immersion dans les coulisses du cinéma, assez pauvre en attractions, le Walt Disney Studios ne nécessitait pas vraiment d’y passer une journée entière, malgré l’ouverture d’attractions inspirées du “Monde de Nemo” en 2007 et de “Ratatouille” en 2014.Sa mue a démarré en 2022 avec l’inauguration du Marvel Avengers Campus, où s’est notamment installée une attraction Spider-Man.Entièrement redécoré, le bâtiment “World Premiere”, qui célébrait les coulisses de la fabrication des films, avait rouvert en mai pour transporter les visiteurs au milieu d’une soirée hollywoodienne célébrant une avant-première de film.Disneyland Paris, qui emploie 19.000 salariés, ne communique pas ses chiffres de fréquentation. Mais sa croissance a tiré celle des parcs Disney hors des Etats-Unis, selon les derniers résultats trimestriels de sa maison mère.

Wall Street termine en nette hausse, espère une baisse des taux de la Fed

La Bourse de New York a terminé en franche hausse lundi, poussée par les espoirs d’une nouvelle baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed), sur fond d’appétit retrouvé pour certaines valeurs de l’intelligence artificielle (IA).L’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – a gagné 2,69%, l’indice élargi S&P 500 a avancé de 1,55% et le Dow Jones a pris 0,44%.”Le marché reconsidère la possibilité d’une baisse des taux en décembre, c’est ce qui lui a donné de l’élan aujourd’hui”, résume auprès de l’AFP Patrick O’Hare, de Briefing.com.Lundi, le gouverneur de la Fed Christopher Waller s’est montré favorable à une nouvelle réduction des taux avant la fin de l’année, exprimant des inquiétudes quant à un marché du travail “toujours fragile”.Des propos qui s’ajoutent à ceux du président de la Fed de New York, John Williams, qui a déclaré vendredi “continue(r) de voir de la marge pour un nouvel ajustement à court terme” des taux directeurs. Les investisseurs anticipent désormais majoritairement une baisse d’un quart de point à l’issue de la prochaine réunion de la Fed, les 9 et 10 décembre, selon l’outil de veille CME FedWatch. Ils étaient une minorité la semaine passée.Une politique d’assouplissement monétaire est de nature à aider la croissance, et donc à augmenter les perspectives de bénéfices des entreprises, d’où l’optimisme de Wall Street.En parallèle, plusieurs indicateurs, dont la publication avait été suspendue pendant la période de paralysie budgétaire (“shutdown”), doivent paraître dans la semaine. Parmi eux, les ventes au détail de septembre et l’indice des prix à la production (PPI) pour le même mois sont attendus mardi.Ces chiffres sont “un peu dépassés”, mais ils “auront assurément un impact sur la prise de décision de la Fed en décembre”, assure Patrick O’Hare.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se détendait à 4,03% vers 21H10 GMT, contre 4,06% vendredi en clôture.Côté entreprises, “on observe des gains importants sur certaines actions à très forte capitalisation (…) notamment Alphabet”, la maison mère de Google, note Patrick O’Hare.Le titre Alphabet a atteint un record en clôture (+6,31% à 318,58 dollars) “grâce à l’accueil favorable réservé à son modèle d’IA générative Gemini 3”, note l’analyste.Selon M. O’Hare, cela “permet de renouer avec l’idée selon laquelle le secteur de l’IA a encore de beaux jours devant lui” après avoir été mis à mal ces dernières semaines à cause d’inquiétudes grandissantes sur les valorisations faramineuses de certains titres.D’autres grands noms de la tech américaine ont profité de cet envol, à l’instar de Broadcom (+11,10%) ou de Tesla (+6,82%).Le laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk a franchement reculé (-5,54% à 44,99 dollars) après que des essais ont montré l’absence d’effet du sémaglutide, molécule à la base de ses traitements anti-obésité, dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.Les volumes d’échanges ont été plus faibles que d’habitude, du fait d’une semaine tronquée par un jour férié (Thanksgiving) jeudi. La séance de vendredi sera quant à elle amputée de trois heures.

Budget: Lecornu veut changer de méthode pour essayer de surmonter les blocages au Parlement

Pour conjurer la perspective d’un rejet du budget à la fin de l’année, Sébastien Lecornu entend réunir les partis sur des “priorités absolues” comme la sécurité, l’agriculture et l’énergie, en soumettant ensuite ces discussions à des votes au Parlement, un changement de méthode déjà critiqué.Alors que le Sénat à majorité de droite s’est emparé des textes budgétaires –le vote revenant sur la suspension de la réforme des retraites est attendu mardi soir–, le Premier ministre a concocté un programme pour l’Assemblée nationale, qui a rejeté quasi-unanimement samedi la partie “recettes” du budget.M. Lecornu entend soumettre des thèmes au débat parlementaire. Le premier pourrait avoir lieu lundi prochain: le Premier ministre va proposer à la conférence des présidents de l’Assemblée, réunie mardi matin, “qu’un vote ait lieu” sur “la stratégie de défense nationale, les moyens supplémentaires et les efforts industriels à engager”.Un débat en vertu de l’article 50-1 de la Constitution, suivi d’un vote non contraignant, a expliqué lundi sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Brégeon, qui a précisé le sens de la démarche de Matignon: “si le Premier ministre propose au vote cette augmentation de budget (de la défense), c’est précisément pour intégrer le résultat de ce vote par la suite”.Les armées seraient “les premières victimes” d’un échec des discussions budgétaires, avec l’abandon de la hausse de 6 milliards d’euros de crédits prévue dans la loi de programmation militaire, a expliqué M. Lecornu lors d’une allocution lundi matin depuis Matignon.La démarche consiste donc à accroître la pression sur les parlementaires face à la perspective d’une absence de vote final sur le budget.Le chef du gouvernement s’est dit toujours convaincu d'”une majorité” possible à l’Assemblée. Ecartant l’hypothèse d’une loi spéciale ou d’un budget par ordonnances. “Il n’y a pas d’alternative au vote parlementaire”, a insisté Maud Brégeon.Le vote de l’Assemblée samedi constituant néanmoins “une alerte”, M. Lecornu a opéré un changement de méthode d’ici la reprise des débats mi-décembre au Palais-Bourbon.A cette fin, il va recevoir l’ensemble des formations politiques ainsi que les partenaires sociaux pour discuter de cinq thèmes vus comme des “priorités (…) absolues” : le déficit, la réforme de l’État, l’énergie, l’agriculture ainsi que la sécurité intérieure et extérieure, avec débats et votes possibles à la clé.”Des mesures dilatoires”, a réagi auprès de l’AFP le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner.M. Lecornu “balade les Françaises et les Français, et les partis politiques avec, avec son air bonhomme (…) et un très grand cynisme”, a jugé le député RN Jean-Philippe Tanguy sur BFMTV.Lors d’une conférence des présidents lundi, le président du Sénat Gérard Larcher a fait part de son “mécontentement sur cette façon de procéder”, selon des sources parlementaires.- “Forme de cynisme”-Parmi les autres sujets sur la table, M. Lecornu a cité l’énergie, “un enjeu majeur”, notamment sur le pouvoir d’achat.Quant à l’agriculture, “la négociation de la future politique agricole commune avec Bruxelles” doit faire l’objet “d’un consensus le plus large possible”.Concernant la réforme de l’Etat et la décentralisation, il a dit vouloir “avancer rapidement” sur un projet de loi.Il a enfin réaffirmé que le budget 2026 devrait “garder une cible de déficit à moins de 5% du PIB”Mais le Premier ministre a aussi dénoncé “une forme de cynisme”, s’en prenant aux “comportements de La France insoumise et même parfois du Rassemblement national” et implicitement au patron des Républicains Bruno Retailleau, qui a déclaré préférer “une loi spéciale” (c’est-à-dire la reconduction temporaire du budget 2025) plutôt “qu’un budget qui continuera à déclasser la France”.Parallèlement à ces discussions, les projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale poursuivent leur route au Sénat.Dans l’hémicycle d’abord, où les sénateurs ferraillent sur le budget de la Sécu depuis plusieurs jours avant un vote solennel prévu mercredi après-midi. La droite et ses alliés centristes s’apprêtent d’ailleurs à s’opposer à la “suspension” de la réforme des retraites et au “dégel” des prestations sociales, deux votes cruciaux qui auront probablement lieu mardi soir.En commission des Finances, les sénateurs examinent le volet “recettes” du projet budget de l’État, avant son arrivée dans l’hémicycle à partir de jeudi.Sur ce texte, les sénateurs repartent de la copie initiale du gouvernement. Les commissaires aux Finances ont voté une restriction de la taxe sur les holdings familiales proposée par le gouvernement, s’opposant aussi à la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés. Mais la contribution différentielle visant les plus haut revenus est pour l’heure épargnée.far-ama-led-bpa/jmt/frd/

La Bourse de Paris termine en léger recul

La Bourse de Paris a fini en légère baisse lundi, faute de catalyseur, attentiste avant la publication d’une série d’indicateurs économiques aux Etats-Unis et en Europe dans la semaine.Le CAC 40 a cédé 0,29%, à 7.959,67 points, en recul de 22,98 points. La semaine dernière, le CAC 40 a subi un net repli (-2,29%), chahuté par les craintes d’une bulle financière autour de l’intelligence artificielle (IA) après la publication des résultats de Nvidia, champion du secteur et première capitalisation boursière mondiale.Après une séance passée dans le vert, l’ambiance s’est finalement assombrie en Europe, les investisseurs préférant rester attentistes avant la publication de plusieurs données, dont les premières estimations d’inflation en Allemagne, en France et en Italie pour novembre.On observe un “instant de respiration sur les marchés, avant de reprendre un peu de risque”, explique à l’AFP Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore.Les investisseurs parisiens n’ont pas profité de la bonne humeur qui s’est emparée de Wall Street, où les principaux indices enregistrent de nettes hausses, en raison d’espoirs ravivés d’une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).Lundi, un gouverneur de l’institution, Christopher Waller, s’est ainsi dit en faveur d’une baisse des taux avant la fin de l’année, exprimant des inquiétudes quant à un marché du travail “toujours fragile”.Cela fait suite aux propos du président de la Fed de New York, John Williams, qui avait déclaré vendredi “continue(r) de voir de la marge pour un nouvel ajustement à court terme” des taux directeurs américains.Les marchés ont été agréablement surpris par ces propos, alors que de plus en plus d’analystes tablaient sur une pause dans l’assouplissement monétaire de la Fed lors de sa prochaine réunion en décembre.Les investisseurs seront attentifs cette semaine à la publication aux Etats-Unis des “ventes au détail de septembre et des prix à la production (PPI), suivis mercredi des chiffres des demandes d’allocations chômage”, résume Jim Reid, de la Deutsche Bank. Côté obligataire, le rendement de l’emprunt à dix ans français a atteint 3,44%, contre 3,47% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe a terminé la séance à 2,69%.La défense en baisseLes Etats-Unis et l’Ukraine ont affirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un “futur accord” de paix pour mettre fin au conflit avec la Russie “devra pleinement respecter la souveraineté” de Kiev, à l’issue de pourparlers “constructifs” à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens.A la cote parisienne, Thales a cédé 1,50%, Safran 2,38% et Dassault Aviation 0,60%.Kretinsky au chevet de CasinoLe groupe Casino (+5,45% à 27 centimes) a annoncé lundi réunir ses créanciers pour entamer des négociations sur une nouvelle restructuration de sa dette, la deuxième en moins de trois ans, son actionnaire principal, Daniel Kretinsky, se disant prêt à apporter 300 millions d’euros.Le distributeur (Monoprix, Franprix, CDiscount…), passé sous le contrôle du milliardaire tchèque en 2024 après des années de pertes et de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, un montant qu’il souhaite ramener à 800 millions d’euros, a-t-il indiqué lundi dans un communiqué.

SNCF Réseau met en service son premier aiguillage de nouvelle génération

SNCF Réseau, chargée de la construction et de l’entretien des voies de chemin de fer en France, a mis en service dimanche dans le grand Est, un poste d’aiguillage de nouvelle génération Argos, première étape de la modernisation du réseau ferré.Cette nouvelle technologie, dont la mise en place doit s’étendre sur les décennies à venir, permettra de piloter les postes d’aiguillage à distance, indique un communiqué.Un jalon jugé essentiel pour “l’amélioration de la performance, la réactivité et la maitrise des coûts d’exploitation du réseau”, selon SNCF Réseau.A terme, cette révolution technologique ferroviaire devrait permettre d’informatiser et de rationaliser les dizaines de milliers d’aiguillages et les quelque 1.500 postes d’aiguillage disposés sur les 28.000 kilomètres de voies ferrées en France. Seule une partie du réseau a été informatisée, en deux phases successives sur les quarante dernières années.Le premier poste Argos, troisième génération de ces postes d’aiguillages informatisés, a été installé sur la ligne Réding-Saverne, tronçon exploité à la fois par la ligne Strasbourg-Nancy et la ligne Strasbourg-Metz.L’installation a été menée simultanément par 150 agents venant de toute la France alors que la circulation ferroviaire avait été temporairement suspendue sur cet axe.Une première installation partielle d’Argos avait été réalisée en avril entre St Fons et Chasse sur Rhône, a précisé SNCF Réseau.Le développement de la technologie Argos représente un investissement de 90 millions d’euros. Il a été lancé en 2018 dans le cadre d’un partenariat entre SNCF Réseau et les industriels Alstom, Compagnie des Signaux, Systra, Eiffage Energie Systèmes, ainsi que Hitachi Rail GTS France, INEO SCLE Ferroviaire et SNIC Signalisation.Ce nouveau système d’aiguillage numérique permet une communication plus fiable, en temps réel, entre les installations d’aiguillage et de signalisation et les commandes centralisées du réseau. Il permet aussi une capacité d’intervention plus rapide et une meilleure maîtrise opérationnelle en cas d’accident, en réduisant la présence d’infrastructures et câblages au sol.En 2023, la SNCF a aussi annoncé un plan à 35 milliards d’euros pour informatiser et rationaliser ses aiguillages, afin de créer des sortes de tours de contrôle de voies ferrées, des nouveaux centres régionaux de commandes centralisées du réseau ou CCR, via le système Argos.A terme, les 1.500 postes d’aiguillage français seront pilotés depuis une CCR. 18% des postes le sont en 2025, a indiqué SNCF Réseau en précisant que 12 des 20 CCR prévues sont opérationnelles à ce jour.

Casino: Kretinsky prêt à remettre au pot en échange d’une nouvelle restructuration de la dette

Le groupe Casino entame lundi des négociations cruciales avec ses créanciers en vue d’une nouvelle restructuration de sa dette, la deuxième en moins de trois ans, son principal actionnaire Daniel Kretinsky se disant prêt à apporter 300 millions d’euros.Le distributeur (Monoprix, Franprix, CDiscount…), passé sous le contrôle du milliardaire tchèque en 2024 après des années de pertes et de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, un montant qu’il souhaite ramener à 800 millions d’euros, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.L’objectif est de parvenir à un accord “d’ici la fin du second trimestre 2026”, a précisé Casino. France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par M. Kretinsky et actionnaire principal du groupe Casino, “serait prêt à garantir une augmentation de capital de 300 millions d’euros sous réserve d’une issue satisfaisante des discussions du groupe avec ses créanciers”, banques et fonds anglo-saxons, réunis lundi par le distributeur. En échange, la dette devrait être réduite de 600 millions d’euros et son taux d’intérêt doit passer de 9% à 6%. A l’issue de l’opération, l’homme d’affaires tchèque resterait actionnaire majoritaire de Casino, avec un objectif de 68% du capital détenu par FRH, contre 53% aujourd’hui.Un rééchelonnement de la dette fait en outre partie des options envisagées, selon le groupe. Les créanciers ont fait savoir lundi qu'”ils se tiennent prêts à mettre en œuvre les solutions nécessaires pour accompagner l’entreprise, y compris à travers une solution intégralement financée par eux si nécessaire”, selon une porte-parole.- “confiance” -Revenue au cœur de nombreuses spéculations depuis plusieurs mois, la dette de Casino a déjà été allégée de près de 5 milliards d’euros au moment de la première restructuration, en 2024, qui s’était traduite par le départ du PDG historique, Jean-Charles Naouri. Mais elle a de nouveau augmenté, grimpant à 1,4 milliard d’euros au premier semestre 2025, contre 1,2 milliard d’euros six mois plus tôt.Fin octobre, après avoir publié des ventes en hausse de 0,5% au troisième trimestre à nombre de magasins comparables, le groupe stéphanois avait annoncé vouloir renforcer sa structure financière d’ici mi-2026, notamment “ses fonds propres”.L’engagement de Daniel Kretinsky représente “une véritable preuve de confiance dans l’avenir du groupe” et dans la pertinence du plan stratégique à horizon 2030 présenté lundi, s’est félicité lors d’une conférence téléphonique Philippe Palazzi, directeur général de Casino.Le groupe, qui a vendu la quasi-totalité de ses hyper et supermarchés français et au sein duquel les plans sociaux décidés en 2024 se sont traduits par 2.200 licenciements, mise désormais sur la proximité et la restauration à emporter. Une stratégie qui commence “à porter ses fruits” a fait valoir M. Palazzi.Le plan “Renouveau 2030 prolonge la trajectoire menée avec succès depuis avril 2024 (déploiement de nouveaux concepts, modernisation des marques, développement de la franchise, ndlr) et a pour objectif de transformer la dynamique actuelle en croissance rentable et responsable”, a-t-il assuré.- “Réussite” -Outre la rénovation de 100% de ses Monoprix, le groupe aux 6.640 magasins, dont 85% en franchise et location-gérance, prévoit d’ouvrir 200 nouveaux points de vente Franprix, 20 nouveaux Naturalia et 210 Casino/Vival/Spar d’ici à 2030. Il a par ailleurs confirmé ses objectifs financiers pour 2028 : volume d’affaires de 15 milliards d’euros, croissance annuelle moyenne du chiffres d’affaires de 2024 à 2028 de 0,8%, bénéfice brut d’exploitation (Ebitda) ajusté, un indicateur de rentabilité, à 500 millions d’euros. A horizon 2030, le groupe vise un volume d’affaires de 15,8 milliards d’euros, un Ebitda ajusté de 644 millions d’euros, et des “économies additionnelles de plus de 150 millions d’euros sur 2029-2030″.De quoi convaincre les créanciers et parer à la possible menace d’une prise de contrôle par des fonds étrangers et/ou d’une vente à la découpe ?”Il s’agit de se donner les moyens de notre réussite”, a fait valoir M. Palazzi. Les créanciers réaffirment de leur côté “leur engagement à soutenir Casino et son management” et disent aborder “les discussions dans un esprit constructif”, selon leur porte-parole.

Wall Street ouvre en hausse, parie sur une nouvelle baisse des taux

La Bourse de New York a ouvert en hausse lundi, portée par les espoirs d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed) en décembre, à l’entame d’une semaine tronquée par un jour férié.Dans les premiers échanges, le Dow Jones avançait de 0,15%, l’indice Nasdaq prenait 0,94% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,56%.

Budget : face au “blocage”, Lecornu veut des votes spécifiques au Parlement sur des “priorités absolues”

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé lundi les forces politiques à débattre et voter dans les prochaines semaines spécifiquement sur des priorités “absolues” comme la sécurité, la défense, l’agriculture et l’énergie, dans un contexte de “blocage” budgétaire.Fait inédit sous la Ve République, la quasi-totalité de l’Assemblée s’est opposée samedi au projet de budget de l’Etat, un vote sans surprise mais qui augure mal de son adoption avant la fin de l’année, dans les délais constitutionnels.Dans une allocution depuis Matignon, Sébastien Lecornu a dénoncé “une forme de cynisme qui est en train de se dégager et qui peut mener à ce que certains errements idéologiques de certains partis politiques bloquent la situation”, citant “les comportements de La France insoumise et même parfois du Rassemblement national”. Pour tenter d’éviter l’impasse, le Premier ministre a déclaré qu’il rencontrerait “l’ensemble des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale et au Sénat dans les prochains jours” ainsi que “les partenaires sociaux”.Il a assuré vouloir consacrer ces discussions à cinq thèmes vus comme des “priorités (…) absolues”: le déficit, la réforme de l’Etat, l’énergie, l’agriculture, ainsi que la sécurité intérieure et extérieure.Des votes thématiques, par exemple sur la défense ou l’énergie, pourront être organisés avant la reprise budgétaire, mi-décembre, a précisé Matignon.Sébastien Lecornu a réaffirmé dans son discours que le budget 2026 devra “garder une cible de déficit à moins de 5% du PIB”.Concernant la réforme de l’Etat et la décentralisation, il a dit vouloir “avancer rapidement pour un projet de loi qui pourrait être proposé au Conseil des ministres dans les temps à venir”.La défense et les armées seraient elles “les premières victimes” d’un échec des discussions budgétaires, a assuré le Premier ministre.Sébastien Lecornu saisira “sûrement la semaine prochaine” l’Assemblée nationale et le Sénat d’un vote spécifique sur la défense, a indiqué Matignon.Le Premier ministre s’est enfin dit convaincu qu’il existe “toujours une majorité à l’Assemblée nationale” pour voter un budget, appelant le Parlement à se saisir d’une “responsabilité historique”.”Il faut que celles et ceux qui veulent avancer arrivent à rompre les ponts et à ne pas se laisser contaminer par les forces politiques qui, elles, promeuvent ce blocage”, a-t-il dit.

L’UE demande aux Etats-Unis une baisse des droits de douane sur l’acier

L’Union européenne va plaider lundi pour une réduction des droits de douane imposés par Washington sur les importations d’acier et de toute une série de produits qui en contiennent, à l’occasion d’une visite de responsables américains à Bruxelles.Et la Commission européenne cherche toujours à obtenir une exemption de droits de douane dans le secteur des vins et spiritueux.Le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick et le représentant au Commerce Jamieson Greer sont invités à un conseil des ministres européens, pour faire un point d’étape sur la mise en oeuvre de l’accord conclu cet été.”Nous avons encore du travail à réaliser, notamment sur l’acier et les produits dérivés, où nous cherchons à réduire les droits de douane et lutter ensemble contre les surcapacités mondiales” imputées à la Chine, a déclaré lundi le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, après s’être entretenu la veille avec M. Greer.Après des mois d’âpres négociations, Bruxelles et Washington ont scellé fin juillet un accord commercial prévoyant une surtaxe de 15% sur les produits européens qui arrivent aux Etats-Unis, soit plus qu’avant le retour au pouvoir de Donald Trump, mais moins que ce que le président américain menaçait d’imposer.Cependant plusieurs sujets de tensions n’ont pas été réglés par cet accord et seront au menu des discussions lundi.Les Européens réclament notamment l’abaissement à 15% des droits de douane américains, fixés par le président Donald Trump à 50% sur les importations d’acier, d’aluminium ainsi que sur plusieurs centaines de produits qui en contiennent. Et ils espèrent toujours décrocher des exemptions totales de droits de douane pour certains secteurs clés, comme les vins et spiritueux.L’UE, qui a imposé à son tour le mois dernier une hausse des droits de douane sur les importations d’acier pour protéger ses producteurs, voudrait aller au-delà et s’allier avec les Etats-Unis pour mieux lutter face à la concurrence déloyale dont elle accuse la Chine (via le maintien d’importantes surcapacités de production). Cela pourrait se traduire par des quotas réciproques d’importations détaxées entre les Etats-Unis et l’UE.De leur côté, les Américains exigent des Européens qu’ils suppriment leurs droits de douane sur les produits importés des Etats-Unis, comme ils s’y sont engagés dans l’accord, et leur demandent de revoir des réglementations jugées trop contraignantes pour les entreprises américaines, notamment en matière d’environnement ou de numérique.Depuis la signature de l’accord commercial, “nous avons rencontré des obstacles, c’est évident, mais c’est important d’aller de l’avant et de nous rappeler que les Etats-Unis et l’Europe ont beaucoup à perdre si nous n’unissons pas nos forces”, a plaidé aussi le ministre danois Lars Lokke Rasmussen.

Le grand flou budgétaire persiste, la droite sénatoriale dans les starting blocks

Tous les regards sont tournés vers le Sénat: la chambre haute examine cette semaine les budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale, avec une droite déterminée à dérouler sa copie anti-taxes et pro-réforme des retraites, quitte à amplifier l’incertitude sur un compromis final.Le marathon budgétaire fait étape au Palais du Luxembourg. Dans l’hémicycle d’abord, où les sénateurs ferraillent sur le budget de la Sécu depuis plusieurs jours, avant un vote solennel prévu mercredi après-midi. Mais également en commission des Finances, quelques mètres plus loin, où le volet “recettes” du projet budget de l’Etat est examiné au pas de course lundi matin avant son arrivée dans l’hémicycle à partir de jeudi.Sur ce texte, les sénateurs repartent de la copie initiale du gouvernement, conséquence du rejet quasi-unanime du budget à l’Assemblée nationale en première lecture samedi. – Le spectre d’une loi spéciale -Les députés devront patienter avant de revoir le projet de loi de finances au Palais Bourbon, car les sénateurs disposent d’une vingtaine de jours pour l’examiner et leur majorité droite-centriste compte bien aboutir à un vote final sur leur copie, prévu le 15 décembre.Ce délai est-il compatible avec le vote d’un budget avant la fin de l’année ? Le gouvernement de Sébastien Lecornu continue d’y croire, même si de nombreux cadres du bloc central envisagent déjà l’hypothèse d’une loi spéciale votée en urgence en décembre pour permettre la levée des impôts, avant une reprise des discussions budgétaires en janvier.”Il vaut mieux une loi spéciale plutôt qu’un budget qui continuera à déclasser la France et à appauvrir les Français”, a assumé le patron des Républicains Bruno Retailleau, redevenu sénateur, dans Le Parisien ce week-end.L’attitude du Sénat sera donc particulièrement scrutée, car un compromis futur entre députés et sénateurs pourrait permettre d’accélérer la procédure budgétaire. Mais cela semble très mal embarqué. Car si Gérard Larcher, président du Sénat, a souhaité ces derniers jours sur Public Sénat “parier sur l’intelligence collective”, M. Retailleau affiche une position très dure et promet de “revenir sur les folies fiscales de LFI et du Rassemblement national”, avec “une position raisonnable: moins d’impôts et plus d’économies”.”Je ne pense pas que Bruno Retailleau pense au fond que ne pas avoir de budget est une solution pour la France”, a répondu sur France 2 la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. “Si on joue la présidentielle de 2027 dans l’hémicycle où on débat du budget 2026, on n’aura pas le budget de 2026 et probablement que la présidentielle se passera très mal”, a-t-elle ajouté.- Réformes des retraites bientôt rétablie -Les débats en cours sur le budget de la Sécu ont néanmoins déjà dessiné les contours d’une droite sénatoriale inflexible, refusant quasiment tous les compromis trouvés à l’Assemblée nationale. La droite et ses alliés centristes s’apprêtent d’ailleurs à s’opposer à la suspension de la réforme des retraites et au “dégel” des prestations sociales, deux votes cruciaux qui auront probablement lieu mardi soir.”La droite fait de l’affichage politique. Très bien, mais ça n’aura aucune utilité. Cela revient à donner l’ensemble du pouvoir parlementaire à l’Assemblée. Si ça continue comme ça, le Sénat n’en sortira pas grandi”, regrette auprès de l’AFP le président socialiste de la commission des Finances du Sénat, Claude Raynal.En revanche, concernant le budget de l’Etat, son rejet à l’Assemblée nationale risque de faciliter la tâche du Sénat: saisi du texte initial du gouvernement, il n’aura même pas à statuer sur les mesures ajoutées par les députés et pourra se contenter de voter sa propre copie, élaborée au sein de sa très large majorité depuis la fin du printemps sous François Bayrou et ajustée depuis.Dans les mesures contenues dans cette partie “recettes”, les sénateurs pourraient notamment restreindre la taxe sur les holdings familiales, maintenir le gel du barème de l’impôt sur le revenu et revenir sur la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (LR), présentera ses propositions lundi à 14H00 lors d’une conférence de presse.