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Une panne perturbe partiellement le trafic du tunnel sous la Manche

Les trains transportant des voitures et du fret sous la Manche ont été “suspendus” lundi matin au départ de la France en raison d’un “défaut d’alimentation électrique”, a indiqué Eurotunnel à l’AFP, prévoyant un retour à la normale dans la journée.Cette panne n’affecte pas les trains Eurostar transportant des voyageurs, ni les trains de fret et voitures depuis le Royaume-Uni vers la France, précise la société qui exploite le tunnel reliant les deux pays.Ce sont les navettes “Shuttle”, permettant le transport de voitures et de leurs passagers sur des trains et “Shuttle Fret”, pour le transport de camions de marchandises, qui sont concernées depuis l’aube.Cette panne électrique, qui n’affecte pas le tunnel lui-même mais le terminal ferroviaire de Coquelles (Pas-de-Calais) ralentit “l’enregistrement des passagers” de ces deux services et “leur passage aux postes de frontières”, précise encore l’entreprise.Eurotunnel a précisé lundi matin que “le retour à la normale” pour l’accueil des clients du transport de marchandises était prévu “pour 13H00” lundi, et celui des passagers qui empruntent les navettes transportant des véhicules devrait “reprendre dans le courant d’après-midi”.

La Bourse de Paris prudente avant une semaine chargée

La Bourse de Paris évolue prudemment lundi à l’orée d’une semaine marquée par la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) et riche en résultats d’entreprises des deux côtés de l’Atlantique.Vers 09H50 (heure de Paris), le CAC 40 perdait 0,23% à 8.123,11 points, en recul de 19,94 points. Vendredi, l’indice vedette parisien avait cédé 0,07% à 8.143,05 points, en recul de 5,84 points.Peu de rendez-vous sont à l’agenda ce lundi, avant une semaine riche en événements.”L’attention sera principalement portée sur le conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine”, qui se réunit mardi et mercredi, relève Patrick Munnelly, spécialiste de la stratégie de marché pour Tickmill Group.Cette réunion se tiendra dans un contexte tendu, le président de l’institution Jerome Powell ayant révélé début janvier l’existence d’une procédure lancée par le ministère de la Justice contre lui. Il a dénoncé une énième tentative d’intimidation de la Fed par l’exécutif.Donald Trump réclame depuis plusieurs mois davantage de baisses des taux de la part de l’institution financière, et la pression s’intensifie à l’approche des élections de mi-mandat à l’automne.Autre point d’attention des marchés cette semaine: la saison des résultats qui bat son plein, avec notamment mardi à Paris la publication annuelle du géant du luxe LVMH, première capitalisation de l’indice CAC 40.Aux Etats-Unis, plusieurs poids lourds de la tech seront aussi sous le feu des projecteurs, avec les résultats du quatrième trimestre de Meta et de Microsoft mercredi et d’Apple jeudi.Du côté du marché de la dette, le taux d’intérêt de l’emprunt français à échéance dix ans atteignait 3,47%, contre 3,49% vendredi en clôture.OPA sur Fnac DartyLe milliardaire tchèque Daniel Kretinsky a lancé une offre publique d’achat (OPA) sur Fnac Darty. Il compte prendre le contrôle majoritaire du spécialiste de l’électronique et des produits culturels sur qui planait l’ombre d’un actionnaire indirect chinois ces derniers mois. Vers 09H50, l’action du groupe prenait 17,19% à 35,45 euros après s’être envolée de près de 19% dans les tout premiers échanges. L’OPA a été lancée vendredi au prix de 36 euros par action.Procédure contre Essilor LuxotticaSelon Bloomberg, le numéro un mondial de l’optique fait face à une procédure judiciaire aux Etats-Unis de la part de l’entreprise Solos Technologie, qui revendique le brevet de technologies utilisé pour les lunettes connectées qu’il développe avec le géant de la tech Meta.Il cédait 1,02% à 262,40 euros.Introduction en Bourse en vue pour Rising StoneLa société française Rising Stone, spécialiste de l’immobilier de luxe, a annoncé lundi “l’approbation de son document d’enregistrement” par l’Autorité des marchés financiers, en vue d’un “projet d’introduction en Bourse” à Paris. Il s’agirait de la première IPO d’une entreprise sur la place parisienne en 2026. Rising Stone, qui commercialise notamment des appartements et des chalets haut de gamme dans des stations alpines, revendique déjà “5,6 millions d’engagements de souscription” dans le cadre de ce projet.

Marchés financiers: l’or dépasse les 5.000 dollars, les Bourses atones

L’or a dépassé lundi pour la première fois la barre des 5.000 dollars, jouant son rôle de valeur refuge face aux incertitudes suscitées par la présidence de Donald Trump aux Etats-Unis, tandis que les marchés boursiers restent prudents avant une semaine riche en événements.Le métal jaune s’est hissé lundi à un nouveau record, à 5.111,07 dollars l’once (31,1 g) dépassant pour la première fois le cap symbolique des 5.000 dollars. Vers 08H30 GMT, il était à 5.097,04 dollars l’once.Valeur refuge par excellence, l’or progresse sans discontinuer depuis deux ans: l’once valait un peu plus de 2.000 dollars en janvier 2024.Elle est stimulée par les revirements fréquents de Donald Trump qui créent un climat d’incertitude aux Etats-Unis, détournant les investisseurs et les banques centrales du dollar et des obligations d’Etat, habituellement considérés comme des valeurs refuges.Sa progression récente a d’ailleurs été soutenue par les tensions autour du Groenland, dont le président américain a dit vouloir s’emparer, promettant à ses alliés européens des taxes douanières en cas d’opposition, avant finalement de lever sa menace, assurant avoir “conçu le cadre d’un futur accord”.Plus généralement, “la dépréciation des devises et l’augmentation du niveau d’endettement” des Etats, “se traduisent par une soif insatiable” d'”actifs tangibles”, estime Neil Wilson, de Saxo Markets.Côté marchés boursiers, l’heure est à la prudence lundi, à l’orée d’une semaine à l’agenda chargé. En Europe, vers 08H30 GMT, Paris reculait de 0,20%, Francfort était stable (-0,01%) et Londres grappillait 0,15%. Milan prenait 0,21%.”Les investisseurs restent prudents à l’approche de la réunion de la Réserve fédérale”, qui aura lieu mardi et mercredi, relève John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.Cette réunion se tiendra dans un contexte tendu, le président de l’institution Jerome Powell ayant révélé début janvier l’existence d’une procédure lancée par le ministère de la Justice contre lui. Il a dénoncé une énième tentative d’intimidation de la Fed par l’exécutif.Donald Trump réclame depuis plusieurs mois davantage de baisses des taux de la part de l’institution financière, et la pression s’intensifie à l’approche des élections de mi-mandat à l’automne.Autre point d’attention des marchés cette semaine: la saison des résultats qui bat son plein.Aux Etats-Unis, plusieurs poids lourds de la tech seront sous le feu des projecteurs, avec les résultats du quatrième trimestre de Meta et de Microsoft mercredi et d’Apple jeudi.Les investisseurs gardent aussi un oeil sur la situation géopolitique.Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé qu’il imposerait des “droits de douane à 100%” sur les importations canadiennes aux Etats-Unis en cas d’accord commercial entre le Canada et la Chine.En Asie, Hong Kong (-0,06%) et Shanghai (-0,09%) évoluaient sans mouvement dans les derniers échanges.Le yen bonditLe yen flambe, prenant 1,04% à 182,58 yens pour un dollar.La monnaie nippone a été portée lundi par des informations relayées par l’agence de presse Bloomberg, selon lesquelles la Réserve fédérale américaine pourrait soutenir une intervention de Tokyo pour faire apprécier sa valeur, en chute libre ces dernières semaines.”Si la Fed intervient, c’est que c’est du sérieux”, estime Kathleen Brooks, analyste pour XTB.Vendredi, le yen avait déjà été poussé par les déclarations de la ministre des Finances japonaise, Satsuki Katayama, qui n’avait pas écarté l’option d’intervenir pour soutenir sa monnaie, qui a perdu près de 6% face au dollar au cours des six derniers mois et évolue proche de ses plus bas niveaux depuis 2024.Dans ce contexte, la Bourse de Tokyo a perdu 1,79%.Fnac Darty flambe, OPA en vueLe titre du groupe français de distribution Fnac Darty bondissait de 17,19% à 35,45 euros sur la Bourse de Paris lundi, après le lancement d’une offre publique d’achat (OPA) par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky vendredi au prix de 36 euros par action.

L’or passe la barre historique des 5.000 dollars face à l’incertitude Trump

L’or évolue lundi au-dessus de la barre des 5.000 dollars pour la première fois de son histoire, profitant de son statut de valeur refuge face aux incertitudes géopolitiques, commerciales et monétaires suscitées par la présidence de Donald Trump.Le prix du métal jaune, stimulé par l’affaiblissement du dollar, progresse sans discontinuer depuis deux ans: l’once (31,1 grammes) valait un peu plus de 2.000 dollars en janvier 2024.Lundi vers 03H30 GMT, le métal jaune grimpait de 1,85%, à 5.080 dollars l’once, après avoir atteint un record de 5.093,05 dollars à 02H27 GMT.Sa progression récente a été soutenue par les tensions autour du Groenland, dont le président américain a dit vouloir s’emparer, menaçant ses alliés européens de taxes douanières en cas d’opposition.Le relatif apaisement cette semaine au Forum économique mondial de Davos (Suisse), où Donald Trump a retiré ses menaces de nouveaux droits de douane, n’a pas stoppé l’ascension de l’or.Les cours restent aussi sensibles aux évolutions géopolitiques en Ukraine, à Gaza ou en Iran.Les revirements fréquents de l’administration américaine créent un climat d’incertitude aux Etats-Unis, détournant les investisseurs du dollar et des obligations d’Etat, habituellement considérés comme des valeurs refuges concurrentes de l’or.Les investisseurs sont “réticents à abandonner” le précieux métal, “au cas où Donald Trump se réveillerait avec une nouvelle idée controversée”, explique Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell.- Tensions systémiques -“Compte tenu des tensions systémiques qui pèsent sur l’économie et l’ordre politique mondiaux, les métaux précieux constituent un véritable refuge”, observe lui aussi Kyle Rodda, analyste en Australie de Capital.com.”Associés à la politique monétaire expansionniste, au développement massif de l’intelligence artificielle, à la remilitarisation (des Etats) et aux attaques (de l’administration Trump) contre la Réserve fédérale américaine (Fed), les métaux précieux sont au cœur d’une conjoncture exceptionnelle”, explique-t-il.Les pressions et critiques du locataire de la Maison Blanche contre la Réserve fédérale (Fed) et son président, Jerome Powell, pour qu’ils abaissent davantage les taux directeurs américains renforcent ces réticences et alimentent la crainte d’une “Fed sous influence”, ajoute Stephen Innes, de SPI Asset Management.M. Powell a récemment révélé que le ministère de la Justice avait ouvert une procédure à son encontre, pouvant conduire à des poursuites pénales.Le patron de la banque centrale a dénoncé sans détour une tentative d’intimider l’institution parce qu’elle ne suit pas “les préconisations du président”.- L’argent aussi à un record -Mais selon Neil Wilson, de Saxo Markets, “un facteur beaucoup plus important” soutient le cours de l’or ces derniers mois: “la dépréciation des devises et l’augmentation du niveau d’endettement” des Etats, “qui se traduisent par une soif insatiable” d'”actifs tangibles”, attachés à une valeur concrète.En d’autres termes, les investisseurs cherchent à sécuriser leur patrimoine en se tournant vers des actifs réels, comme l’or, capables de préserver leur valeur sur le long terme.D’autres métaux précieux suivent l’envolée de l’or ces derniers mois, dont l’argent, qui a plus que doublé en valeur depuis octobre 2025.Egalement poussé par la demande industrielle dans le solaire et l’électronique, le métal argenté a dépassé pour la première fois les 100 dollars l’once vendredi.Lundi à 02H49 GMT, il a atteint comme l’or un niveau jamais vu, 109,45 dollars l’once. Vers 03H30 GMT, il s’affichait en hausse de 5,58% à 108,89 dollars.Le prix de l’argent s’emballe en pleine euphorie spéculative, porté par “la peur de rater une opportunité”, ou “FOMO” en anglais, mais aussi par “des rumeurs de pénurie d’approvisionnement”, constate David Morrison, analyste chez Trade Nation.

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky lance une OPA sur Fnac Darty

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky a lancé vendredi une offre publique d’achat (OPA) du spécialiste de l’électronique et des produits culturels Fnac Darty, au prix de 36 euros par action, a annoncé lundi l’entreprise dans un communiqué. “Le conseil d’administration de Fnac Darty a unanimement accueilli favorablement l’offre”, fait savoir Fnac Darty, dont Daniel Kretinsky est déjà le principal actionnaire, à hauteur de 28,5%. Avec cette OPA, il compte franchir le seuil de 50% du capital de l’entreprise.EP Group, la société contrôlée par Daniel Kretinsky qui a transmis l’offre au conseil d’administration de Fnac Darty, propose un prix de 36 euros par action, soit une plus-value de “24% et 26% sur la moyenne des cours de Bourse pondérée par les volumes sur 1 et 3 mois”, indique le communiqué. Ce prix porte la valorisation de Fnac Darty à plus d’un milliard d’euros, et le montant de l’investissement nécessaire pour atteindre le seuil des 50% du capital à presque 230 millions d’euros. L’offre, dont le dépôt auprès de l’Autorité des marchés financiers est prévu “avant la fin du premier trimestre 2026”, n’entraînera pas de sortie de la Bourse, puisqu’EP Group n’a “pas l’intention de mettre en oeuvre une procédure de retrait obligataire”, est-il précisé. Fnac Darty, présent dans 14 pays à travers plus de 1.500 magasins et fort d’un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros, a récemment fait l’objet d’une attention particulière de Bercy concernant son contrôle et ses actionnaires. Le distributeur allemand Ceconomy, qui détient plus de 20% du capital de l’entreprise française, est en cours de rachat par le géant chinois de l’e-commerce JD.com, qui est donc amené à devenir de manière indirecte le deuxième actionnaire de Fnac Darty. Ce changement de main a poussé Bercy à poser quelques conditions au cours de l’automne, parmi lesquelles, outre la non intervention dans la gestion, un engagement de JD et Ceconomy à ne pas augmenter leur participation au capital de Fnac Darty. Des conditions que JD.com a acceptées fin novembre. A 8H10 heure de Paris, ni Ceconomy, ni JD.com n’avaient réagi à l’annonce de Fnac Darty. 

Rick Rieder, le crack de la finance dans la course pour présider la Fed

Le financier Rick Rieder, du géant de la gestion d’actifs BlackRock, est désormais considéré comme un sérieux candidat à la présidence de la Réserve fédérale américaine (Fed) avec son profil peu académique apprécié par la Maison Blanche.En le qualifiant simplement de “très impressionnant”, le président Donald Trump a propulsé cet expert du marché obligataire en tête de la liste des successeurs potentiels de Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai.Toute nomination à la tête de la Fed doit être confirmée par le Sénat américain.Peu connu du grand public, Rick Rieder est une figure des cercles financiers, qui commente fréquemment l’actualité des affaires sur les chaînes d’information économiques américaines.Chez BlackRock, il chapeaute la gestion d’actifs cumulant une valeur d’environ 2.400 milliards de dollars en tant que directeur des investissements pour les placements à “revenu fixe”, ces titres générant des intérêts – à la différence des actions qui promettent des dividendes -, comme les obligations d’entreprises et la dette souveraine des Etats. Diplômé d’une école de commerce américaine, M. Rieder n’a pas de doctorat comme les anciens patrons de banque centrale Alan Greenspan, Janet Yellen ou Ben Bernanke (ce dernier ayant reçu un Nobel d’économie en 2022, après son séjour à la Fed). Il n’a jamais travaillé pour l’institution monétaire, ni eu de responsabilités gouvernementales.Mais ces absences dans son CV ont été considérées comme un “grand avantage” lors de son entretien avec Donald Trump et le secrétaire au Trésor Scott Bessent, a rapporté la chaîne Fox Business qui sert souvent de caisse de résonance à l’exécutif américain. Celui-ci prône un chamboule-tout à la Fed.L’intérêt de Donald Trump pour Rick Rieder reflète “les reproches de son mouvement MAGA (Make America Great Again, ndlr) à l’égard de la Fed, jugée excessivement technocratique”, estime Mark Blyth, professeur d’économie internationale à l’université Brown.- Franc-tireur? -Dans un entretien accordé en 2023 au podcast “Exchanges” de la banque d’affaires Goldman Sachs, Rick Rieder décrivait le frisson de son travail, expliquant qu’il consiste à naviguer dans un environnement en constante évolution et à savoir changer de cap. “Notre métier n’est pas d’avoir raison. Notre métier consiste à générer des retours sur investissement à nos clients”, soulignait M. Rieder, dont les journées de travail démarrent rituellement à 03H30 du matin. Rieder a travaillé pour la banque d’affaires Lehman Brothers de 1987 à 2008 avant de créer R3 Capital Partners en 2008, quelques mois avant la faillite de Lehman. BlackRock a racheté R3 dès 2009.Ironiquement, le profil de Rick Rieder se rapproche quelque peu de celui de Jerome Powell, ancien banquier d’affaires.Mark Blyth se demande si le financier porterait une ligne très éloignée de M. Powell, qui s’est attiré l’hostilité de la Maison Blanche en n’orientant pas la banque centrale dans une direction aussi accommodante que souhaité par Donald Trump.”Il n’est pas évident que Rieder soit un partisan de taux d’intérêt très bas”, poursuit le professeur.Lors d’une récente interview à la chaîne économique CNBC, Rick Rieder a affirmé que la Fed “devait baisser les taux” à environ 3%. Ils sont actuellement entre 3,30% et 3,75%.Il s’exprimait au lendemain de la révélation par Jerome Powell de l’ouverture par le ministère de la Justice d’une procédure à son encontre.M. Powell a dénoncé sans détour une tentative d’intimider la Fed parce qu’elle ne suit pas “les préconisations du président” en matière de taux.Rick Rieder a refusé de commenter l’affaire mais a soutenu l’indépendance de l’institution, insistant sur le fait que quiconque succédera à Jerome Powell “prendra les bonnes décisions (…) pour assurer plein-emploi et stabilité des prix” – les deux mandats de la Fed.Sur le plan politique, les dons du financier suggèrent une tendance à l’indépendance. En 2024, il a soutenu Nikki Haley, candidate républicaine à la primaire contre Donald Trump, plutôt que le président, et certains démocrates, notamment les sénateurs Sherrod Brown de l’Ohio et Jon Tester du Montana, qui ont tous deux été battus. 

Collecte de vêtements en France: un modèle usé jusqu’à la corde

En crise depuis 18 mois, la filière française de la collecte des vêtements périclite. Mais les travaux ont repris avec les différentes parties et le gouvernement espère avoir les grandes lignes d’une réforme d’ici mars.Débordé par les flux massifs de l’ultra fast-fashion, le modèle est “à bout de souffle” et “s’effondre progressivement”, estime pour l’AFP Maud Hardy, directrice générale de Refashion, éco-organisme chargé d’accompagner l’industrie de la mode vers une économie plus circulaire.Ce constat n’est pas nouveau, mais la réforme lancée au printemps 2025 patine. Lors d’une réunion sous son égide vendredi dernier, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a présenté un scénario de désenvasement.Le gouvernement espère un cahier des charges de la filière REP (responsabilité élargie du producteur) textiles d’ici fin mars. Mais de nombreux arbitrages restent à faire et le nouveau modèle n’entrera pas en vigueur avant 2027, prévient-il.- Emplois menacés -En 2024, pour 891.309 tonnes de nouveaux produits (vêtements, linge de maison et chaussures), 289.393 tonnes de produits usagés ont été collectées. Or le système repose encore à “plus de 60%” sur l’export, notamment en Afrique, rappelle Maud Hardy, et les marchés africains sont désormais saturés de vêtements importés de Chine, d’occasion ou neufs et à bas prix. Résultat: effondrement des prix, difficultés financières pour les trieurs, accumulation de stocks…En outre, “on ne peut pas continuer à envoyer nos déchets à l’autre bout du monde”, une bonne partie des textiles finissant en décharge ou dans les cours d’eau, ajoute-t-elle.Les opérateurs traditionnels de la collecte (Emmaüs, Le Relais, La Croix-Rouge…) affrontent aussi la concurrence des plateformes comme Vinted ou les dispositifs seconde main des marques.La crise a éclaté au grand jour l’an dernier quand le réseau d’entreprises de tri Le Relais a déversé des tonnes de vêtements devant de grandes enseignes.Pierre Duponchel, fondateur du Relais, est inquiet: “On tient la filière à bout de bras, nous ne tiendrons pas six mois s’il n’y a pas de décision”. “On a de plus en plus de vêtements de moindre qualité qui nous coûtent de l’argent”, abonde Emmanuel Pilloy, président du Relais France, rencontré dans le plus grand centre de tri du Relais en France, à Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), où 350 salariés embauchés en insertion trient chaque jour manuellement 70 tonnes de textiles.Les acteurs de la collecte jugent toujours insuffisante la revalorisation du montant versé par Refashion, passé à l’été dernier de 156 à 223 euros par tonne de déchets triés. Ce montant provient de l’éco-contribution payée par les marques à Refashion pour chaque vêtement neuf vendu. Mais selon M. Pilloy, elle ne couvre plus les coûts: “Sur quatre centimes prélevés” par pièce “un centime nous est reversé, on a besoin de plus”.Chez Emmaüs France, Thomas Ladreyt alerte sur “plus de 5.000 emplois menacés” et demande un soutien porté à 304 euros la tonne.- “Submersion” -La contribution “ne permet plus aux acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) de faire correctement leur métier”, estime Benoît Hamon, président de l’association ESS, accusant certains vendeurs, “Shein, Temu”, d’organiser “une forme de submersion de textiles” sans “mettre l’argent sur la table” pour financer leur fin de vie.Le gouvernement a réclamé à Refashion des propositions cette semaine pour “faire payer davantage” l’ultra fast-fashion, et à l’Agence de la transition écologique Ademe de chiffrer sous un mois les soutiens nécessaires pour les opérateurs.A long terme, l’État veut accélérer l’émergence d’une industrie du recyclage textile, en respectant la hiérarchie des traitements: réemploi d’abord, recyclage ensuite.Le scénario inclut des pénalités pour les produits polyester ou multi-matières, des primes pour l’incorporation de matières recyclées et une traçabilité intégrale pour chaque maillon de la chaîne.Toutes les parties questionnées par l’AFP trouvent le scénario “plausible” mais restent “vigilantes” en attendant un chiffrage.Une question reste sensible: l’accès aux fripes de meilleure qualité, “la crème”. Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce (grandes enseignes), fixe une “ligne rouge”: “Nous ne voulons pas de discrimination entre opérateurs et metteurs en marché”. “Il y a de la place pour tout le monde”, dit-il, soulignant que seuls 30% des vêtements sont aujourd’hui collectés, loin de l’objectif de 60% fixé pour 2028.

La marine et la justice française poursuivent la chasse aux pétroliers fantômes russes

Deuxième pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe arraisonné par la Marine française, le Grinch a vu sont capitaine indien, âgé de 58 ans, être placé en garde à vue samedi soir après avoir été escorté dans le golfe de Fos, près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos.Trois jours après la spectaculaire opération des commandos marine français, héliportés sur le pétrolier, la justice marseillaise a pris le relais et a débuté les investigations dans le cadre de l’enquête préliminaire pour défaut de pavillon ouverte jeudi.Les enquêteurs la section de recherches de la gendarmerie maritime de Toulon et le centre de sécurité des navires de Marseille doivent procéder à un certain nombre de vérifications, notamment à bord du Grinch, pour contrôler les documents de navigation ainsi que “la validité du pavillon”, a indiqué le parquet de Marseille.L’équipage, “également de nationalité indienne” est “maintenu à bord” du pétrolier, a précisé la même source.Le Grinch est soupçonné d’appartenir à une flotte de navires fantômes qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales. – Coopération maritime internationale -Le pétrolier est au mouillage dans le golfe de Fos, à quelque 500 m du rivage de la ville de Martigues, entouré d’un navire de la Marine nationale ainsi que de deux vedettes de la gendarmerie.Pour garantir “la sûreté et la sécurité” de l’enquête en cours, les autorités maritimes ont défini “des zones d’exclusion nautique et aérienne”.Le Grinch avait été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, dont le Royaume-Uni, avait annoncé alors sur X le président français Emmanuel Macron.- “French navy” -Sur des images de l’opération d’arraisonnement, transmises par la Marine nationale, on peut voir les commandos marine français prendre le contrôle du navire après avoir été déposés en rappel depuis un hélicoptère sur le pont du Grinch, alors qu’un deuxième hélicoptère s’était posté à l’avant du bateau pour sécuriser l’intervention.Rapidement les commandos français prenaient le contrôle de la passerelle en lançant “French Navy, French Navy” (Marine française, NDLR) aux personnels présents sur la passerelle.Le pétrolier Grinch, de 249 mètres de long, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de Carl sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay fin septembre. Ce dernier, qui figurait lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Dans le cadre de cette première enquête, le commandant du Boracay et son second avaient été placés en garde à vue. A l’issue, le parquet de Brest a décidé d’engager des poursuites à l’encontre du seul commandant chinois, qui est convoqué devant le tribunal de Brest le 23 février pour “refus d’obtempérer”.Le président français Emmanuel Macron avait alors indiqué vouloir “accroître la pression sur la flotte fantôme parce que ça réduit clairement la capacité de la Russie à financer son effort de guerre” en Ukraine. Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

Le pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe à disposition de la justice française

Le pétrolier Grinch, soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, se trouve dimanche au mouillage dans le golfe de Fos, près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos, sous la garde de la Marine et à la disposition de la justice française.Le navire a été escorté jusqu’au golfe de Fos, dans le sud de la France, pour y être “maintenu à la disposition du procureur de la République de Marseille, dans le cadre de l’enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon”, avait indiqué samedi la préfecture maritime de Méditerranée.Le Grinch est soupçonné d’appartenir à une flotte de navires fantômes qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.Le parquet de Marseille doit procéder, avec les enquêteurs de la gendarmerie maritime, à un certain nombre de vérifications sur le Grinch.Selon une source proche du dossier, le capitaine et son équipage devraient être entendus dans le cadre de cette enquête.Le pétrolier est au mouillage dans le golfe de Fos, à quelque 500 m du rivage de la ville de Martigues, a constaté dimanche matin un photographe de l’AFP.Il est entouré d’un navire de la Marine nationale, également au mouillage à proximité, ainsi que de deux vedettes de la gendarmerie, dont l’une tourne autour du Grinch.Pour garantir “la sûreté et la sécurité” de l’enquête en cours, les autorités maritimes ont défini “des zones d’exclusion nautique et aérienne”.Le pétrolier avait été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, dont le Royaume-Uni, avait annoncé alors sur X le président français Emmanuel Macron.- “French navy” -Sur des images de l’opération d’arraisonnement transmises par la Marine nationale l’on peut voir les commandos marine français prendre le contrôle du navire après avoir été déposés en rappel depuis un hélicoptère sur le pont du Grinch, alors qu’un deuxième hélicoptère s’était posté à l’avant du bateau pour sécuriser l’intervention.Rapidement les commandos français prenaient le contrôle de la passerelle en lançant “French Navy, French Navy” (Marine française, ndlr) aux personnels présents sur la passerelle.A la suite de cet arraisonnement, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon. Comme le prévoit le droit maritime, l’équipage a été soumis à une mesure de restriction ou de privation de liberté qui permet de faire la transition entre l’arraisonnement et la remise aux autorités françaises, selon une source judiciaire.Le pétrolier Grinch, de 249 mètres de long, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de “Carl” sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay fin septembre. Ce dernier, qui figurait lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Dans le cadre de cette première enquête, le commandant du Boracay et son second avaient été placés en garde à vue. A l’issue, le parquet de Brest a décidé d’engager des poursuites à l’encontre du seul commandant chinois, qui est convoqué devant le tribunal de Brest le 23 février pour “refus d’obtempérer”.Le président français Emmanuel Macron avait alors indiqué vouloir “accroître la pression sur la flotte fantôme parce que ça réduit clairement la capacité de la Russie à financer son effort de guerre” en Ukraine. Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la “flotte fantôme” font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

En Inde, la grande course à la fabrication des panneaux solaires

La course aux énergies vertes est lancée, alors il n’y a pas une minute à perdre. Pour satisfaire son appétit insatiable d’électricité et s’affranchir de la dépendance chinoise, l’Inde produit des panneaux solaires à un rythme d’enfer, un marché en plein essor mais à l’avenir incertain.Dans l’immense usine du groupe Adani à Mundra (ouest), les chaînes crachent leurs plaques photovoltaïques en continu. Jusqu’à 10.000 exemplaires par jour.La plupart sont expédiés dans le désert de Khavda, à une centaine de kilomètres au nord, où l’industriel indien achève la construction de ce qui deviendra en 2030 la plus grande centrale solaire de la planète.”Nous devons tourner à plein régime”, assure le patron d’Adani Solar, Muralee Krishnan. “Il faudrait des journées de 48 heures pour satisfaire toute la demande. En fait, on est même à la traîne…”Pour la dizaine d’acteurs indiens qui se partagent le secteur aujourd’hui, c’est la même urgence. Dans leur usine de Tirunelveli, dans l’Etat du Tamil Nadu (sud), les 4.000 employés – pour l’essentiel des femmes – du conglomérat familial Tata ne chôment pas non plus.”Elles font les trois-huit”, confirme le PDG de Tata Power, Praveer Sinha. “Pour un meilleur rendement et une meilleure productivité, on ne peut pas arrêter les chaînes”.Tiraillé entre le double impératif d’assurer le développement de sa population et de réduire ses émissions de carbone, le pays le plus peuplé de la planète – près de 1,5 milliard d’habitants – s’est fixé des objectifs très ambitieux en matière d’énergies renouvelables.- “Make in India” -L’Inde a annoncé en 2025 que 50% de sa capacité de production d’électricité était désormais “verte”, avec cinq ans d’avance sur le calendrier du traité de Paris. Les 230 gigawatts (GW) déjà installés passeront à 500 GW en 2030, dont 280 GW de solaire.Le chemin reste long. Trois quarts de l’électricité consommée restent générés par des centrales à charbon, dont les opérations et les contrats d’approvisionnement à long terme ralentissent la transition vers les renouvelables.Mais l’élan est pris. L’an dernier, la production générée par le charbon a baissé de 3%, selon le Centre for Research on Energy and Clean Air.A ces grandes ambitions, le Premier ministre Narendra Modi a imposé une contrainte: “faire en Inde”. Pas question d’importer des panneaux solaires de Chine, qui fournit 90% de la planète. Dans ses appels d’offres, le gouvernement exige du “local”, largement subventionné.Les grands industriels indiens ont répondu à cette double injonction sans hésiter. Tata, puis Adani et Reliance ont construit des usines robotisées dernier cri.”La qualité du produit est essentielle pour des projets de la taille de (la centrale de) Khavda”, justifie le PDG d’Adani Green, Ashish Khanna. “Il faut pouvoir compter en permanence sur toute la chaîne logistique”.Urgence oblige, la technologie et la matière première – les plaques de silicium à la base des cellules photovoltaïques – proviennent de… Chine.Mécontent des subventions accordées à ses concurrents indiens et des restrictions imposées par New Delhi à ses produits, Pékin s’en est d’ailleurs plaint à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).- “Surcapacité” -Pour maîtriser sa production, Adani envisage aussi de se lancer dans l’extraction du silicium. Et Tata Power étudie de son côté l’idée de fabriquer ses propres feuilles de silicium, reconnaît son PDG.La croissance du secteur en Inde est déjà vertigineuse. Cette année, sa capacité de production devrait dépasser 125 GW, note le cabinet d’expertise Wood Mackenzie.Mais attention, avertit son analyste Yana Hryshko, c’est déjà trois fois plus que la demande intérieure. “Les aides publiques (…) ont dopé les annonces de création d’usines mais les premiers signes de surcapacité apparaissent”.L’avenir du secteur passe donc par l’exportation. Certains producteurs le font déjà, la demande mondiale existe.”Le marché de l’énergie solaire devrait passer de 2.000 à 4.000 GW dans les quatre ans”, prévoit le directeur général de l’Alliance solaire internationale (ISA), dont le nom est aussi Ashish Khanna. “La question est de savoir si les fabricants indiens seront compétitifs face à la Chine ?””Il est toujours moins cher d’importer de Chine que de fabriquer ici”, répond Tejpreet Chopra, patron de la compagnie d’électricité privée Bharat Light and Power. “Et il faut compter avec la géopolitique. Vu le niveau des droits de douane, difficile de vendre aux Etats-Unis…”Malgré ces ombres, le patron de Tata Power, qui ne s’est pas encore risqué à l’export, reste persuadé que son activité a encore de beaux jours de soleil devant elle. “L’énergie solaire”, assure Praveer Sinha, “jouera à l’avenir un rôle de plus en plus important en Inde.”