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USA: la Chambre des représentants vote pour clore la paralysie budgétaire

La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi un texte, salué comme “une très grande victoire” par Donald Trump, pour mettre fin à la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire des Etats-Unis.La puissante commission des règles de la Chambre, qui examine les projets de loi avant qu’ils ne soient soumis au vote des parlementaires, a indiqué sur son site internet avoir donné son feu vert mardi soir (8 voix contre 4) à l’examen du projet de loi adopté par le Sénat lundi.Grâce à ce feu vert procédural indispensable, la Chambre dominée par les républicains pourra voter le texte mercredi en soirée. Il ne resterait alors que la signature présidentielle pour lever le “shutdown”.La commission n’a fait aucun cadeau à l’opposition, rejetant une série d’amendements proposés par les démocrates, dont un visant à prolonger les subventions d’assurance santé arrivant à expiration, une revendication majeure pour la plupart d’entre eux.Mais les républicains ont averti que toute modification du texte le renverrait au Sénat, ce qui prolongerait la paralysie budgétaire.Après plus de 40 jours d’impasse, le Sénat avait adopté lundi cette proposition de loi qui prolonge le budget actuel jusqu’à fin janvier. “Notre long cauchemar national touche enfin à sa fin”, avait lancé le chef républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson.”Nous rouvrons notre pays, il n’aurait jamais dû être fermé”, s’est réjoui de son côté le président Donald Trump. – “Capitulation” -En raison des règles en vigueur au Sénat sur le budget, plusieurs voix démocrates étaient nécessaires pour adopter le texte, même si les républicains y sont majoritaires. Finalement, huit sénateurs de l’opposition ont accepté de voter pour, après d’ultimes négociations en coulisses.Ces élus, connus pour la plupart comme de tendance centriste, ont obtenu l’annulation du licenciement de milliers de fonctionnaires fédéraux par l’administration Trump depuis le début de la paralysie.Mais ils se sont attiré les foudres de nombreux membres de leur camp, qui dénoncent de maigres concessions et des promesses républicaines en l’air.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est ainsi lamenté sur X d’une “capitulation” et d’une “trahison” envers l’Amérique qui travaille.La polémique vise principalement Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat. S’il a voté non au texte, il est soupçonné par de nombreux élus et sympathisants démocrates d’avoir poussé en coulisses pour un accord avec les républicains.Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, a pour sa part exhorté les républicains à tenir leur engagement d’organiser bientôt un vote au Congrès pour prolonger certaines subventions de l'”Obamacare”, principal programme public d’assurance santé pour les Américains à bas revenus.”Maintenant, il va falloir voir s’il y aura des actes ou si c’était seulement des mots”, a déclaré Hakeem Jeffries sur CNN.- Santé “inabordable” -La question de ces subventions est au coeur du différend qui a mené au “shutdown”. Sans leur prolongation, les coûts de l’assurance santé devraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions d’Américains qui utilisent “Obamacare”, selon KFF, un cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.”La santé des gens à travers ce pays est sur le point de devenir inabordable (…) Et cela en Amérique, le pays le plus riche au monde dans l’Histoire!”, a dénoncé Hakeem Jeffries lors d’une conférence de presse mardi au Capitole.Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires ne sont pas payés. Le versement de certaines aides est fortement perturbé, tout comme le trafic aérien.En raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissent de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire. Des dizaines de milliers de vols ont été annulés ces derniers jours dans le pays.Le ministre des Transports, Sean Duffy, a lancé un nouvel avertissement mardi: si la Chambre des représentants n’adopte pas rapidement le nouveau texte budgétaire, de nouvelles répercussions sont à attendre dans les aéroports.

Energies: élan des renouvelables, pic possible du pétrole “vers 2030”, selon l’AIE

Les énergies renouvelables se déploient au niveau mondial plus vite que les énergies fossiles, malgré le changement des politiques climatiques aux Etats-Unis, indique mercredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui, dans son scénario médian, voit aussi la demande de pétrole “se stabiliser vers 2030”.Les renouvelables, tirées par le solaire photovoltaïque, voient leur demande croître “plus rapidement que toute autre source majeure d’énergie, dans tous les scénarios” présentés par l’AIE dans son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales (WEO 2025).Dans ce rapport très attendu par les décideurs, publié alors que se tient la conférence de l’ONU sur le climat COP30 à Belem, l’AIE présente trois scénarios sur le futur de l’énergie dans le monde: l’un basé sur les politiques actuelles des pays, un autre incluant les mesures à adopter pour atteindre la neutralité carbone en 2050, et un scénario médian incluant les mesures déjà annoncées par les Etats.Dans ce scénario médian, les Etats-Unis, du fait des changements de politiques annoncés, ont en 2035 35% de capacités renouvelables en moins par rapport aux prévisions de 2024, “mais au niveau mondial les renouvelables poursuivent leur expansion rapide”.La Chine en reste le premier marché – et premier fabricant – assurant 45 à 60% du déploiement ces dix prochaines années, quels que soient les scénarios.Sur le partage des énergies, les chemins en revanche divergent: dans le scénario médian, la demande de charbon atteint un pic et le pétrole se stabilise “aux environs de 2030”. En revanche, le gaz continue à croître au cours des années 2030 contrairement aux précédentes prévisions, du fait de la nouvelle politique américaine et de prix plus bas.Il y a deux ans, l’AIE avait évoqué un pic de la demande de tous les fossiles (pétrole, charbon, gaz) dans la décennie.Dans le scénario basé sur les politiques actuelles – le plus conservateur, la demande de charbon commence à se replier avant la fin de cette décennie, mais celle de pétrole et de gaz continue à croître jusqu’en 2050.Cette année, l’AIE a ressuscité ce scénario, qu’elle avait abandonné en 2020 dans le contexte d’un élan global vers la transition énergétique. Son retour est abondamment commenté par les défenseurs du climat dont certains y voient le signe d’une “pression” américaine sur l’AIE. “En résumé, l’AIE régresse”, a commenté Stephan Singer, du réseau CAN International.Pour Rachel Cleetus, de l’Union of Concerned Scientists, interrogée à Belem, ce scenario “n’est pas représentatif de la réalité de l’accélération (de la transition) dans le monde, ses motivations sont politiques”.- “Deux sujets critiques” -Agence de l’OCDE, l’AIE est aujourd’hui dans le collimateur de la propétrole et climatosceptique administration Trump.”Nous réformerons le fonctionnement de l’AIE ou nous nous retirerons”, avait averti en juillet le secrétaire américain à l’Energie Chris Wright.L’institution, créée en 1974 pour aider les pays riches à affronter le choc pétrolier, a produit depuis les années 2020 des scénarios décrivant un déclin des énergies fossiles et modélisé le chemin à suivre pour atteindre en 2050 la neutralité carbone nécessaire pour freiner le réchauffement planétaire.Pour ce nouveau rapport très scruté, l’AIE précise que les trois voies explorées “ne sont pas des prévisions” et qu'”il n’y a pas de scénario unique”.Si la sécurité énergétique est la préoccupation centrale de nombreux gouvernements, “leurs réponses doivent prendre en considération les synergies et compromis pouvant surgir d’autres objectifs -accessibilité, compétitivité, changement climatique”, indique le directeur de l’Agence, Fatih Birol, dans un communiqué.Le rapport, qui appelle à la coopération et aux efforts concertés, aborde de fait bien des enjeux: le boom de la demande d’énergie, et en particulier l’essor de l’électricité, les défis de l’approvisionnement en métaux critiques…Et surtout, sur “deux sujets critiques, le monde est en-deça des objectifs qu’il s’est fixés, insiste-t-il: l’accès universel à l’énergie et le changement climatique”.Les trois scénarios entraîneront le monde au-delà de 1,5°C de réchauffement, et même à presque 3°C d’ici 2100 pour le plus conservateur. Seul le scénario “neutralité carbone” permettrait, à plus long terme, de revenir sous ce seuil de 1,5°C, souligne l’AIE, qui relève que 2024 a été l’année la plus chaude enregistrée.”Les délégués à la COP30 ont l’opportunité de choisir lequel de ces scénarios deviendra une réalité vécue pour des milliards de personnes dans le monde”, a déclaré Sriram Madhusoodanan, de US Climate Action Network.Le secteur de l’énergie devra en tout cas “se préparer aux risques générés” notamment par des températures accrues. Selon l’AIE, plus de 200 millions de foyers ont subi en 2023 des dysfonctionnements liés aux infrastructures, à 85% des incidents sur les lignes et réseaux.

La Bourse de Paris profite de l’optimisme et de l’appétit pour le risque

La Bourse de Paris évoluait dans le vert mercredi, l’optimisme et l’appétit pour le risque des investisseurs faisant leur retour avec l’imminence de la levée du “shutdown” qui paralyse les Etats-Unis depuis plus de 40 jours.Vers 10H45 heure de Paris, l’indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, prenait 84,40 points, soit + 1,03%, à 8.240,63 points. Mardi, il a terminé en hausse de 1,25% à 8.156,23 points.Le CAC 40 n’est désormais plus qu’à une dizaine de points de son record absolu en séance (8.271,48 points le 21 octobre) et en clôture (8.258,86 points le 21 octobre également).Ce mouvement est lié “à une amélioration de l’appétit pour le risque”, affirme Daniela Hathorn, analyste de Capital.com.Les discussions en cours “sur une législation visant à mettre fin au +shutdown+ du gouvernement ont levé un poids majeur sur les marchés mondiaux”, précise-t-elle.La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi pour lever la paralysie budgétaire, une “très grande victoire”, selon le président américain Donald Trump.Après plus de 40 jours d’impasse, le Sénat a adopté lundi une proposition de loi qui prolonge le budget actuel jusqu’à fin janvier. La Chambre doit en débattre à partir de mercredi, avec un vote attendu possiblement dans la soirée. Il ne resterait alors que la signature présidentielle pour lever le “shutdown”.L’analyste évoque par ailleurs une rotation sectorielle sur les marchés: “les investisseurs délaissent les grandes valeurs technologiques et défensives au profit des banques, du secteur des loisirs et de l’énergie”.”Cette dynamique profite aux marchés européens, qui attirent aussi les investisseurs en quête de diversification régionale après une forte exposition aux valeurs technologiques américaines”, poursuit-elle.L’indice Stoxx Europe 600 (+0,61%), qui réunit les 600 plus grosses capitalisations boursières du continent, a d’ailleurs touché un nouveau record historique en séance mercredi.Chute d’EdenredEdenred, société qui commercialise les Ticket Restaurant, chute à la Bourse de Paris après l’annonce par le groupe d’un changement réglementaire défavorable au Brésil, pays qui représente près de 10% de son activité.Le titre du groupe perdait 9,72% à 19,13 euros vers 10H30 heure de Paris, peu après avoir perdu plus de 10%.Le groupe a annoncé dans un communiqué mercredi redouter une baisse “comprise entre 8% et 12%” de son Ebitda organique (excédent brut d’exploitation, indicateur de rentabilité) en 2026, contre une hausse de 2 à 4% prévue précédemment, sur fond de publication imminente par le gouvernement brésilien d’un décret concernant le “dispositif des titres-restaurant et titres-alimentation” du pays.Veolia se maintientVeolia était en hausse de 0,31% à 29,31 euros vers 10H30 heure de Paris après avoir annoncé mercredi avoir remporté ou prolongé trois contrats de gestion de l’eau en Australie, auprès d’opérateurs publics, pour un montant total de 700 millions de dollars australiens (395 millions euros).Le premier contrat, de 15 ans et avec une option de prolongation de cinq ans, porte sur six usines de traitement de l’eau autour de Ballarat, ville de l’Etat de Victoria située à l’ouest de Melbourne.

Reprise partielle ou liquidation? L’aciériste Novasco va connaître son sort

Le sort des 760 salariés de l’aciériste Novasco, en redressement judiciaire, pourrait être scellé mercredi par la justice, appelée lors d’une nouvelle audience à dire si l’entreprise est reprise au prix d’une casse sociale importante, ou si elle met tout bonnement la clé sous la porte.Les deux repreneurs potentiels de l’ex-Ascométal ont commencé à être entendus dans la matinée par la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg, qu’ils espèrent convaincre que leurs offres sont sérieusement financées.Il s’agit de l’industriel français Europlasma et d’un consortium d’investisseurs français réunis autour de Julien Baillon, à la tête de la PME ardennaise Métal Blanc, reçus à partir de 09H30 en audience non publique.Quelques dizaines de salariés, venus en autocar depuis le site d’Hagondange (Moselle), se sont rassemblés devant le palais de justice de Strasbourg, où la CGT a installé une tente et sert du café. “Quoi qu’il arrive, ce sera une mauvaise journée pour les salariés”, a dit aux journalistes Yann Amadoro, délégué syndical CGT du site mosellan. La décision, qui s’annonce “catastrophique” ou “extrêmement catastrophique”, devrait être rendue en fin de semaine, selon lui.”On sait très bien que pour nous, Hagondange c’est fini”, a résumé David Grosse, élu CGT. “On va se battre pour notre usine encore, tant qu’on peut, (pour) des accompagnements dignes”, a-t-il poursuivi. “On est en deuil, on ne sait pas trop où on va aller”, a commenté pour sa part son collègue Amar Mokrani.Europlasma propose de reprendre les sites de Saint-Etienne, Custines (Meurthe-et-Moselle) et Leffrinkoucke près de Dunkerque (Nord). Le principal, l’aciérie électrique d’Hagondange, pourrait l’être aussi mais au prix de licenciements massifs – seuls 75 emplois seraient sauvés, sur les 450 actuels.Le consortium autour de Métal Blanc, en revanche, n’a proposé de reprendre que le site des Dunes, à Leffrinkoucke. – “Catastrophe sociale majeure” -Les candidats à la reprise devront toutefois présenter davantage de preuves du sérieux de leur plan que lors de l’audience précédente, a prévenu M. Amadoro. Et si aucun des deux ne convainc le tribunal, celui-ci pourra prononcer la liquidation de l’entreprise, envoyant au chômage ses près de 760 salariés.”Dans tous les cas, nous allons vers une catastrophe sociale majeure, en particulier pour Hagondange : 450 salariés, 450 familles, un territoire”, craint l’intersyndicale (CGT, CFDT, CFE-CGC) dans un communiqué.”Ca va être difficile, je préfère le dire tout de suite, ça va être difficile”, a répété le ministre de l’Industrie Sébastien Martin dimanche.Il est même allé jusqu’à former le voeu de “redonner un avenir” à “ce site”, semblant parler de l’usine d’Hagondange, dont il espère qu’elle “ne ferme pas et ne soit pas une friche”.Ce serait un nouveau coup dur pour la Moselle, déjà durement éprouvée par la désindustrialisation.- “non-sens écologique” -Dans les jours à venir, les salariés d’Hagondange ont prévu des actions de blocage jeudi et vendredi, pour réclamer des conditions améliorées de départ. Et des représentants du personnel de Novasco doivent être reçus par le ministre de l’Industrie en fin de semaine.Novasco, qui fabrique des aciers spéciaux, notamment pour le secteur automobile, en est à son quatrième redressement judiciaire depuis 2014.Le groupe avait été repris en 2024 par le fonds d’investissement britannique Greybull Capital, qui avait promis d’y injecter 90 millions d’euros tandis que l’Etat verserait 85 millions.Si l’Etat a globalement tenu ses engagements financiers, Greybull n’a apporté que 1,5 million d’euros, selon les syndicats.”On va voir comment ils comptent assumer une part de leur responsabilité”, a déclaré la semaine dernière le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin.Les syndicats en appellent aux pouvoirs publics pour sauver cette aciérie électrique, dont la disparition serait, selon eux, un “non-sens écologique et stratégique” dans un secteur où il est difficile de réduire les émissions de gaz à effet de serre. “L’Etat est responsable, il doit garantir le maintien de tous les emplois”, proclamait ainsi une pancarte affichée par les salariés mercredi devant le tribunal de Strasbourg.L’industrie sidérurgique européenne multiplie les plans de licenciements, souffrant entre autres de la concurrence chinoise, des coûts élevés de l’énergie, ainsi que des difficultés des constructeurs automobiles, gros consommateurs d’acier.

Les agriculteurs s’invitent à une visite du président Macron à Toulouse

Les agriculteurs ont commencé mercredi matin à converger avec des tracteurs vers Toulouse, à l’occasion de la visite du président Macron, qui, selon eux, les recevra à la mi-journée après ses propos sur l’accord commercial avec le Mercosur.Le jour où la suspension de sa réforme phare des retraites doit être entérinée à l’Assemblée nationale, le président de la République vient à Toulouse pour une visite chargée, entre un débat avec les citoyens sur “la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux” et un après-midi consacré à la stratégie spatiale nationale.A cette occasion, les agriculteurs de toute la région sont appelés à se mobiliser pour “exiger des engagements clairs et fermes du président de la République en faveur de l’agriculture française”, selon la FNSEA à l’initiative du mouvement. Le syndicat agricole est ulcéré par les propos du chef de l’État, qui s’est dit “plutôt positif” mais “vigilant” sur la possibilité d’accepter l’accord commercial entre l’Union européenne et le MercosurUne délégation de 14 représentants syndicaux et de la chambre de l’agriculture de Haute-Garonne sera reçue à 13H30 par Emmanuel Macron à l’Ecole nationale de l’Aviation civile (ENAC), a déclaré à l’AFP Jérôme Bayle, figure  du mouvement de protestation des agriculteurs en 2024.L’Élysée n’a pas confirmé dans l’immédiat, se bornant à dire à l’AFP que des discussions étaient en cours avec les représentants agricoles. Mais la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annulé tous ses rendez-vous du jour pour rejoindre le président Macron à Toulouse, selon le ministère. Les agriculteurs vont converger du Tarn, du Tarn-et-Garonne, du Gers et de Haute-Garonne, pour certains à bord de leurs engins agricoles chargés, vers le siège de l’ENAC. Un convoi d’une soixantaine de tracteurs et véhicules, avec des bennes chargées, est parti vers 09H00 de Carbonne (Haute-Garonne) sur l’A64 en direction de Toulouse, a-t-on appris de sources concordantes. – Complotisme, infox et éducation -Au siège du quotidien régional La Dépêche du Midi, dans l’ouest de la Ville rose, M. Macron doit d’abord lancer une série de débats autour de la “démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux”.Le président y évoquera avec plusieurs experts trois grands thèmes face à 250 à 300 personnes qui pourront “intervenir ou rebondir sur ce qui est dit” , a indiqué à l’AFP le directeur de l’information de La Dépêche du Midi, Lionel Laparade.Il sera d’abord question du complotisme sur les questions sanitaires, puis de désinformation avec le directeur général de La Dépêche du Midi, Jean-Nicolas Baylet, et enfin, d’éducation des jeunes face aux réseaux sociaux.Le président, en retrait sur la scène politique intérieure depuis la dissolution ratée de 2024, entend faire des effets néfastes des écrans et des réseaux sociaux son nouveau cheval de bataille dans la dernière ligne droite du quinquennat avant les municipales de 2026 et la présidentielle de 2027.Avec “des algorithmes et des ingérences qui structurent finalement nos émotions, la façon dont se déroule notre débat public et la façon dont on s’informe”, “l’indépendance nationale est une forme d’indépendance cognitive”, a-t-on souligné à l’Elysée. Des “décisions” pourront être prises à l’issue de ce tour de France, et “tout est ouvert”, y compris l’hypothèse du référendum, quant à la façon dont elles seront prises, a-t-on précisé.- L’espace, “endroit de contestation” -Le président de la République doit ensuite inaugurer des bâtiments du Commandement de l’espace (CDE) où il dévoilera la stratégie nationale spatiale française à l’horizon 2040 pour faire face à la compétition mondiale, tant civile que militaire.”L’espace n’est plus un endroit paisible, c’est un endroit de contestation”, dont certaines “extrêmement agressives de la part de nos compétiteurs, parmi lesquels la Russie”, fait valoir l’Elysée.”Dans l’espace, le mot d’ordre est d’accélérer immédiatement. (…) Face à la militarisation de l’espace, le temps n’est plus celui des politesses de la défense active mais bien des actions offensives”, jugeait jeudi le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, le général Jérôme Bellanger.Emmanuel Macron doit donc, selon l’Elysée, donner mercredi après-midi “une vision”, “un calendrier” et “fixer un objectif” pour cette stratégie, qu’il devrait décliner selon cinq piliers: la “souveraineté en matière d’accès à l’espace”, les compétences industrielles, la défense, “la science et l’exploration”, ainsi que la coopération, tant intra-européenne qu’avec les alliés non-européens.vgr-fff-mra-chv/abx

Retraites: la CGT appelle les députés à “modifier la copie” avant le vote

La CGT demande aux députés qui se prononceront sur la suspension de la réforme des retraites de “modifier leur copie” avant de voter pour obtenir “un blocage de la réforme pour toutes les générations”, a déclaré mercredi sa secrétaire générale Sophie Binet. Mme Binet a par ailleurs confirmé, au micro de RMC/BFMTV, un appel à la grève et la manifestation le 2 décembre contre un budget qui “reste catastrophique”.”Le 2 décembre prochain, on sera dans la séquence décisive pour la discussion sur ce budget”, a expliqué la cheffe de file de la CGT. Solidaires et la FSU ont également appelé à la mobilisation lors de cette journée.Exigée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu, la suspension de la réforme des retraites est enfin débattue mercredi à l’Assemblée et devrait être approuvée en première lecture, même si les échanges s’annoncent houleux à gauche.”Nous demandons” aux députés “de modifier la copie”, a affirmé Mme Binet.”Aujourd’hui, c’est un décalage de la réforme des retraites qui est proposé au vote, c’est-à-dire que les 64 ans, au lieu de s’appliquer à la génération 1968, vont s’appliquer à la génération née en 1969″, a expliqué Sophie Binet.Contrairement à la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon qui a appelé mardi les députés à voter la suspension de la réforme des retraites, “nous ne donnons pas de consigne de vote aux députés”, a-t-elle encore dit.Afin d’assurer le vote de la mesure notamment par les députés socialistes, le gouvernement a déposé mercredi matin un amendement élargissant le bénéfice de la suspension de la réforme de 2023 aux carrières longues des personnes ayant commencé à travailler tôt et qui peuvent partir avant l’âge légal.”C’est très important de réintégrer les salariés en carrière longue parce que c’était 20% des salariés qui étaient exclus du décalage”, a estimé la numéro un de la CGT, qui a qualifié la suspension de la réforme de “brèche dans un totem du macronisme”.Le 2 décembre, “il faut absolument que les travailleuses et les travailleurs soient de la partie pour que le débat budgétaire soit sous la pression de la mobilisation, pour qu’on puisse gagner l’enterrement de toutes les catastrophes de ce budget”, a-t-elle jugé.Selon elle, il n’y a notamment “jamais eu un budget pour les hôpitaux aussi catastrophique que celui qui est proposé aujourd’hui”.

En Chine, les soldes de la Fête des célibataires perdent de leur charme

Refroidis par la conjoncture économique et saturés de promotions à répétition, les consommateurs chinois semblent lassés des soldes annuelles de la “Fête des célibataires”, jadis événement commercial majeur.Lancée en 2009 par le géant local du e-commerce Alibaba (qui possède en Chine la plateforme Taobao et à l’international AliExpress), elle est synonyme de rabais qui attirent les clients sur les principales plateformes de vente en ligne du pays.Le nom de cette période de soldes tire son nom de la date (11/11), une succession de “1” symbole du célibat. L’événement, qui se tenait auparavant uniquement le 11 novembre, commence désormais dès octobre et s’étale sur un mois. La publication en grande pompe des chiffres de vente, par Alibaba et son principal rival chinois JD.com, qui allaient chaque année de record en record, a cédé la place ces dernières années à une communication bien plus discrète et beaucoup moins détaillée des deux plateformes.JD.com s’est ainsi félicité mercredi d’une hausse de “60% du nombre de commandes”, mais sans préciser le montant total des achats.- Smartphone -“Les réductions ne sont plus aussi intéressantes”, estime Zhang Jing, 29 ans, une habitante de Shanghai, qui dit à l’AFP n’avoir “rien acheté” cette année.Elle dit être découragée par la complexité croissante des promotions, qui imposent souvent d’accumuler plusieurs coupons de réduction ou de combiner des achats dans un ordre précis pour bénéficier des meilleures remises.Propriétaire d’une boutique de vêtements, Shi Xuebin, 42 ans, raconte avoir acheté un iPhone 17, mais seulement parce qu’elle voulait “de toute façon changer de téléphone”.Elle dit avoir beaucoup moins dépensé que l’an dernier et observer autour d’elle une tendance générale au resserrement des dépenses.”La situation économique n’est pas terrible cette année, et les gens évitent d’acheter ce qui n’est pas absolument nécessaire”, explique-t-elle.Les autorités s’efforcent de stimuler la demande intérieure, dans un contexte de crise du secteur immobilier et de tensions commerciales avec les Etats-Unis.- “Pragmatique” -Le mois dernier, à l’issue d’une importante réunion consacrée à la planification, les dirigeants du Parti communiste chinois (PCC), au pouvoir dans le pays, ont appelé à “stimuler fortement la consommation” ces prochaines années.Signe d’une demande morose, les prix à la consommation étaient en baisse en août et septembre sur un an, avant de repartir légèrement à la hausse en octobre, grâce à une semaine de congés nationaux qui a dopé les dépenses de voyage et de restauration.Mais les analystes ne prévoient pas de bond de la consommation à court terme.M. Zhu, un Shanghaïen de 30 ans, raconte que sa mère a profité de la Fête des célibataires pour faire des stocks de produits ménagers, comme de la lessive et du papier toilette.Mais pour le reste, il explique que la famille privilégie les produits d’occasion, notamment pour les objets nécessaires à sa passion: la calligraphie.”On est pragmatique. Si j’ai besoin de quelque chose, je l’achète. Sinon, peu importe le prix, je ne l’achèterai pas”, dit-il à l’AFP.

Le plan de lutte contre la fraude sociale et fiscale soumis au Sénat

Le Sénat se penche à partir de mercredi sur un projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales, dont le gouvernement espère tirer plus de deux milliards d’euros, malgré des doutes sur le rendement effectif de cette panoplie de mesures.Nouveaux moyens de détection des fraudes, sanctions et obligations renforcées, partage d’informations amélioré dans les administrations… Avec ce plan, le gouvernement entend s’attaquer à un chantier majeur, d’autant plus utile dans un contexte de dérapage budgétaire.Sur le volet social à lui seul, la fraude représenterait en effet un manque à gagner annuel de 13 milliards d’euros, selon les évaluations du Haut Conseil du financement de la protection sociale. Or seuls 2,9 milliards d’euros ont pu être détectés en 2024, avec un taux de recouvrement effectif très faible.”Là encore, c’est une question de justice: trop d’argent public est gaspillé parce qu’on ne contrôle pas assez à quoi il sert”, a lancé le Premier ministre Sébastien Lecornu lors de sa déclaration de politique générale en octobre, souhaitant lier ce texte avec l’examen du budget pour 2026.Le texte prévoit notamment de faciliter le transfert d’information dans l’administration, en étendant par exemple l’accès aux données fiscales et sociales aux agents des caisses primaires d’assurance maladie (CPAM), des caisses d’assurance retraite et de santé au travail (CARSAT), de la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et de la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). – Chiffrage optimiste ? -Les transporteurs sanitaires – ambulanciers et taxis – auront par ailleurs une obligation de se doter d’un dispositif de géolocalisation pour contrôler la réalité de leurs prestations, à compter de 2027. Les soignants reconnus coupables d’agissements frauduleux pourraient aussi faire l’objet d’une double sanction de déconventionnement et de pénalité financière. Pour l’instant, c’est l’une ou l’autre des sanctions qui s’applique.Concernant la lutte contre le blanchiment, le texte entend assujettir les “biens de luxe” à certaines obligations de vigilance qui incombent aux vendeurs dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Toute transaction supérieure à 10.000 euros pourrait être concernée par ces obligations, et plus seulement les opérations effectuées en espèces et monnaies électroniques.Le projet de loi comporte par ailleurs un volet relatif au travail dissimulé, avec entre autres mesures une majoration du taux de CSG des revenus issus d’activités illicites, ou encore la création d’un dispositif de “flagrance sociale” permettant de saisir à titre conservatoire les actifs de sociétés suspectées de travail dissimulé.Selon les sénateurs, le gouvernement estime que ces mesures pourraient rapporter 1,5 milliard d’euros de recettes nouvelles pour l’État en matière de fraude fiscale et 800 millions d’euros pour le volet social.Optimiste ? Dans un avis sur le budget, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) a estimé que “la marche de 1,5 milliard d’euros attendue pour 2026 ne paraît pas crédible” en matière de lutte contre la fraude. Des doutes partagés par le Sénat.- “Mieux détecter” -Les mesures sont “pertinentes”, a jugé auprès de l’AFP le sénateur UDI (centre) Olivier Henno, corapporteur sur ce texte, mais “le gouvernement reste très timide au départ”, dit-il, promettant de “durcir le texte pour mieux détecter, récupérer plus et sanctionner plus fort”.En commission, les sénateurs ont déjà largement remanié le texte. Ils ont par exemple élargi les outils à la disposition de France Travail pour vérifier le lieu de résidence en France des allocataires; proposé la suspension temporaire du tiers payant pour les assurés condamnés pour une fraude à l’assurance maladie; ou encore donné la possibilité aux organismes de sécurité sociale de suspendre à titre conservatoire les prestations en cas de doute sérieux de fraude.”Une fraude est une fraude, qu’elle vienne d’un chef d’entreprise, d’un assuré social, d’un allocataire du chômage ou du RSA. On a un peu cassé les codes”, appuie la sénatrice LR et corapporteure Frédérique Puissat, qui note la “frilosité” du gouvernement face aux propositions sénatoriales.La chambre haute examinera ce projet de loi mercredi et jeudi. Un vote solennel sur l’ensemble du texte est prévu mardi, avant sa transmission à l’Assemblée nationale.

La France met en garde contre l’instabilité dans les Caraïbes à l’ouverture du G7

La France s’est dite mardi “préoccupée” par les opérations militaires dans les Caraïbes au premier jour d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 au Canada qui, outre la question du narcotrafic, doivent discuter de la guerre en Ukraine et au Soudan.Les chefs de la diplomatie du G7 — Allemagne, Grande-Bretagne, Canada, France, Italie, Japon et États-Unis — sont arrivés mardi en fin de journée à Niagara à la frontière canado-américaine. S’ils espèrent parvenir à parler d’une même voix pour la défense de l’Ukraine face à l’intransigeance russe au moment où les efforts diplomatiques sont au point mort, la question des opérations antidrogue et de la guerre au Soudan sera aussi à l’ordre du jour. “Nous avons observé avec préoccupation les opérations militaires dans la zone Caraïbes, parce qu’elles s’affranchissent du droit international”, a déclaré Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, à son arrivée au Canada.Ce dernier a expliqué que Paris voulait “évidemment éviter” toute escalade, en précisant que “tous les pays du G7 étaient concernés par le déferlement du narcotrafic et de la criminalité organisée”, nous “avons donc intérêt à travailler de concert”.Ces dernières semaines, les Etats-Unis ont mené une série de frappes dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations qu’ils accusent — sans présenter de preuves — de transporter de la drogue, faisant au total 76 victimes.Et mardi, le Pentagone a annoncé l’arrivée d’un de ses porte-avions dans la zone, marquant un renforcement considérable de la présence militaire des Etats-Unis.- GNL russe -Pour cette seconde rencontre de l’année des ministres du club des grandes démocraties industrialisées, les représentants de l’Ukraine, de l’Afrique du Sud, de l’Australie, du Brésil, de l’Inde, du Mexique, de la Corée du Sud et de l’Arabie saoudite, ont été invités.”Pour le Canada, il est important de favoriser une conversation multilatérale, notamment en ce moment dans un environnement si volatil et compliqué”, a déclaré lundi Anita Anand, la ministre canadienne des Affaires étrangères, lors d’un entretien avec l’AFP.La ministre, qui dit espérer la publication d’un communiqué final commun, s’est toutefois abstenue de promettre des avancées concrètes sur le dossier ukrainien.Le pays a été ces dernières semaines la cible d’attaques russes redoublées sur ses infrastructures énergétiques, à l’approche de l’hiver. Et côté diplomatique, les négociations pour mettre fin à la guerre avec la Russie sont au point mort.Le sujet du financement des besoins de l’Ukraine au cours des prochaines années en utilisant les avoirs russes gelés devrait donc être de nouveau discuté.Les diplomates se retrouvent après que le président Donald Trump a imposé, en octobre, des sanctions aux deux plus grandes compagnies pétrolières russes — Rosneft et Lukoil — fustigeant le président Vladimir Poutine pour son refus de mettre fin au conflit.Londres a annoncé mardi son intention d’interdire les services maritimes au GNL russe, dans le prolongement des récentes sanctions visant ces deux entreprises.Pour la ministre des Affaires étrangères britannique, Yvette Cooper, le président Vladimir Poutine “tente de plonger l’Ukraine dans l’obscurité et le froid à l’approche de l’hiver”. – Soudan -L’Italie entend aussi mettre sur la table pendant cette rencontre la question du Soudan, souhaitant réaffirmer l’importance d’augmenter les flux d’aide humanitaire. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, en a déplacé près de 12 millions d’autres et a provoqué, selon l’ONU, la pire crise humanitaire au monde.”Nous cherchons à jouer un rôle pour promouvoir la paix et la stabilité au Soudan, afin de soutenir ceux qui souffrent et meurent inutilement dans ce pays”, a affirmé la ministre canadienne. Toutes ces discussions pourraient toutefois être de nouveau parasitées par la brouille entre Ottawa et Washington, qui a atteint un nouveau sommet récemment quand le président américain Donald Trump a annoncé fin octobre rompre toutes les négociations commerciales entre les deux pays. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, qui a à son programme peu de rencontres bilatérales,contrairement à ses homologues, verra Anita Anand mercredi au deuxième et dernier jour de la réunion à Niagara.

La paralysie budgétaire touche à sa fin aux Etats-Unis, sur fond de dissensions démocrates

La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi pour lever la paralysie budgétaire, une “très grande victoire” a estimé Donald Trump, tandis que la colère monte côté démocrate face aux sénateurs de leur camp qui ont passé un accord avec les républicains.Après plus de 40 jours d’impasse, le Sénat a adopté lundi une proposition de loi qui prolonge le budget actuel jusqu’à fin janvier. La Chambre doit en débattre à partir de mercredi, avec un vote attendu potentiellement dans la soirée.Il ne resterait alors que la signature présidentielle pour lever le “shutdown”.”Notre long cauchemar national touche enfin à sa fin”, avait lancé lundi le chef républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson.Lors d’un discours au cimetière national d’Arlington, à l’occasion mardi de la journée des anciens combattants, Donald Trump s’est réjoui de ces avancées.”Félicitations à vous et à John et à tout le monde pour une très grande victoire”, a déclaré le président américain à l’adresse de Mike Johnson, présent dans l’assistance, et en référence à John Thune, chef de la majorité républicaine au Sénat.”Nous rouvrons notre pays, il n’aurait jamais dû être fermé”, a-t-il ajouté.- “Capitulation” -En raison des règles en vigueur au Sénat, plusieurs voix démocrates étaient nécessaires pour adopter un budget même si les républicains y sont majoritaires. Finalement, huit sénateurs de l’opposition ont voté pour, après des négociations en coulisses.Ces élus, connus pour la plupart comme de tendance centriste, ont obtenu l’annulation du licenciement de milliers de fonctionnaires fédéraux par l’administration Trump depuis le début de la paralysie.Mais les huit sénateurs se sont attiré les foudres de nombreux membres de leur propre camp, qui dénoncent de maigres concessions et des promesses en l’air de la part des républicains.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est lamenté dimanche sur X d’une “capitulation” et d’une “trahison” envers l’Amérique qui travaille.Leur courroux se dirige principalement vers Chuck Schumer, chef de la minorité au Sénat. S’il a voté non dimanche soir, il est soupçonné par de nombreux élus et sympathisants démocrates d’avoir poussé en coulisses pour que ces élus modérés parviennent à un accord avec les républicains.Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, a lui exhorté les républicains à tenir leur engagement d’organiser bientôt un vote au Congrès pour prolonger certaines subventions pour “Obamacare”, principal programme public d’assurance santé pour les Américains à bas revenus.”Maintenant il va falloir voir des actes, ou si c’étaient seulement des paroles”, a déclaré Hakeem Jeffries sur CNN.- Santé “inabordable” -La question de ces subventions est au coeur du différend entre républicains et démocrates qui a mené au “shutdown”.Sans prolongation, les coûts de l’assurance santé devraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions d’Américains qui utilisent “Obamacare”, selon KFF, un cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.”La santé des gens à travers ce pays est sur le point de devenir inabordable (…). Et cela en Amérique, le pays le plus riche au monde dans l’Histoire!”, a dénoncé Hakeem Jeffries lors d’une conférence de presse mardi soir au Capitole.Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires ne sont pas payés, le versement de certaines aides est fortement perturbé, tout comme le trafic aérien.En raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissant de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire, des dizaines de milliers de vols ont été annulés ces derniers jours aux Etats-Unis.Le ministre des Transports, Sean Duffy, a lancé un nouvel avertissement mardi: si la Chambre des représentants n’adopte pas rapidement le nouveau texte budgétaire, de nouvelles répercussions sont à attendre dans les aéroports.”Je pense que vous aurez des compagnies qui réfléchiront sérieusement à la question de savoir si elles doivent continuer de voler, point”, a-t-il déclaré depuis l’aéroport O’Hare de Chicago.