Test

Wall Street termine en ordre dispersé, record du Dow Jones

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, les investisseurs se désengageant des valeurs de la tech au profit de titres plus traditionnels, sur fond de déblocage budgétaire imminent aux Etats-Unis.Le Dow Jones a pris 0,68%, atteignant un nouveau record en clôture à 48.254,82 points. L’indice élargi S&P 500 a terminé près de l’équilibre (+0,06%). Le Nasdaq a perdu 0,26%.”On assiste aujourd’hui à un rééquilibrage au détriment de certaines valeurs technologiques, vers des titres plus ancrés historiquement”, issus notamment du secteur financier ou de la santé, a expliqué à l’AFP Patrick O’Hare, analyste de Briefing.com.L’assureur santé UnitedHealth, l’une des plus grosses pondérations du Dow Jones, a par exemple gagné 3,55%, à 339,09 dollars.”L’appétit pour l’achat de titres à forte capitalisation est quelque peu assouvi pour le moment” et “les investisseurs cherchent à identifier d’autres secteurs qui ont pu être délaissés”, a ajouté l’analyste.D’où le recul du Nasdaq – indice à forte coloration technologique – au profit de l’avancée du Dow Jones, qui regroupe des entreprises et des industries plus traditionnelles. La place américaine a aussi salué la fin probable de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis, après plus de 40 jours d’impasse, un record.Le Sénat a adopté lundi une proposition de loi qui prolonge le budget américain actuel jusqu’à fin janvier. La Chambre des représentants se prononcera mercredi soir sur ce texte. Les spécialistes estiment qu’il sera adopté.Cela viendrait mettre fin au plus long “shutdown” de l’histoire des Etats-Unis, qui avait notamment suspendu la publication de statistiques clés sur la première économie mondiale.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain s’inscrivait à 4,07% vers 21H15 GMT contre 4,12%, la veille.”Le marché des bons du Trésor se prépare probablement à recevoir des données décevantes, (…) en particulier sur le front de l’emploi”, a estimé Patrick O’Hare. Selon l’analyste, cette perspective ne devrait pas miner le marché boursier qui “interprétera ces chiffres comme une ouverture pour une nouvelle baisse des taux de la Fed (banque centrale américaine) en décembre”.Une politique d’assouplissement monétaire est de nature à aider la croissance, et donc les bénéfices des entreprises.La Maison-Blanche a toutefois prévenu mercredi que les chiffres officiels sur l’état des prix à la consommation (CPI) et du marché du travail pour le mois d’octobre aux Etats-Unis ne seront “probablement” jamais publiés, le “shutdown” ayant suspendu la collecte des données.Au tableau des valeurs, le groupe américain de semi-conducteurs Advanced Micro Devices (AMD) a profité de ses prévisions de croissance à long terme, bien accueillies par les investisseurs. AMD s’attend notamment à ce que son chiffre d’affaires réalisé dans les centres de données bondisse de 60% dans les trois à cinq prochaines années.Son action s’est envolée de 9,00%, à 258,89 dollars. Depuis le début de l’année, le titre de l’entreprise a plus que doublé son prix.Le spécialiste des équipements de télécommunications Cisco a terminé dans le vert (+3,14% à 73,96 dollars) avant la publication de ses résultats trimestriels après la clôture de Wall Street.L’équipementier sportif suisse On (+17,99%, à 41,51 dollars) a brillé à l’annonce d’une nouvelle révision en hausse de ses prévisions, la troisième d’affilée. L’entreprise helvétique a aussi annoncé qu’elle ne ferait pas de promotions pour le “Black Friday”, coup d’envoi de la période d’achats pour les fêtes.

La famille Saadé s’invite dans la grande distribution comme 2e actionnaire de Carrefour

Après les médias et le cinéma, la grande distribution: le PDG de l’armateur CMA CGM, Rodolphe Saadé, et sa famille se sont invités au capital de Carrefour, devenant le deuxième actionnaire de la multinationale française.Carrefour a annoncé mercredi que la famille Saadé avait pris une participation de 4% – soit un investissement de quelque 400 millions d’euros – à son capital et que Rodolphe Saadé entrerait à son conseil d’administration dès le 1er décembre. Il remplacera Eduardo Rossi, qui représentait l’actionnaire Peninsula, holding de la famille du milliardaire brésilien Abilio Diniz décédé en février 2024.Devenue première actionnaire de Carrefour en mars 2024, Peninsula était récemment repassée en deuxième position avec une participation de 8,5%, qu’elle a finalement cédée, a annoncé le distributeur dans un communiqué distinct mercredi.La société Galfa, détenue par la famille Moulin-Houzé (Galeries Lafayette), reste le premier actionnaire de Carrefour, à hauteur d’environ 9,5%. Pour entrer au capital du deuxième distributeur alimentaire français, la famille Saadé a créé une nouvelle entité, Carrix, qu’elle codétient avec CMA CGM, a précisé Carrefour dans un communiqué.Elle remplacera Peninsula au conseil d’administration, où elle sera représentée par Rodolphe Saadé comme administrateur indépendant “pour la durée restante” de ce mandat “soit jusqu’à l’assemblée générale 2028”.Carrix siégera également au comité stratégique du conseil d’administration.Cité dans le communiqué, Rodolphe Saadé s’est dit “heureux d’entrer au capital” d’un groupe jouant “un rôle majeur dans l’alimentation et la distribution”.- Ambitions au Brésil -“En intégrant son conseil d’administration, je souhaite (…) accompagner le développement du groupe dans la durée”, ajoute le dirigeant franco-libanais. “L’engagement, la vision et l’expérience de Rodolphe Saadé apporteront une contribution majeure à notre gouvernance, au développement de notre groupe et à sa création de valeur”, a commenté le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard.Il s’agit de la première incursion de la famille Saadé dans la grande distribution. En mai, elle avait fait son entrée au capital du groupe de cinéma Pathé, avec pour ambition d’accélérer à l’international dans la production de films et de séries.Rodolphe Saadé a également racheté en 2022 le journal La Provence, posant ainsi la première pierre d’un groupe de médias qui compte depuis les journaux La Tribune et La Tribune Dimanche, mais aussi BFMTV, RMC et Brut.Avec ce nouvel investissement patrimonial dans une multinationale tricolore, qu’elle n’exclut pas de renforcer à l’avenir, la famille Saadé s’associe aussi à un groupe fort au Brésil, l’un des principaux marchés de Carrefour avec la France et l’Espagne. En septembre 2024, CMA CGM avait annoncé l’acquisition du plus gros opérateur portuaire du pays, Santos Brasil. “C’est un pays à très fort potentiel où la croissance est au rendez-vous”, avait assuré Rodolphe Saadé pour justifier cet investissement, réalisé sur fonds propres.- Stabilité -De son côté, Carrefour va pouvoir rassurer les marchés quant à la stabilité de son actionnariat en compensant partiellement le départ de Peninsula, qui était attendu, quatre ans après celui du milliardaire français Bernard Arnault, après 14 années de présence au capital. En octobre, Carrefour a publié un chiffre d’affaires de 22,6 milliards d’euros pour le troisième trimestre, en recul de 1,5% car pénalisé par l’évolution des changes en Amérique latine.Mais les ventes du distributeur ont résisté à données comparables, notamment en France en dépit des “incertitudes politiques”.Dirigé depuis 2017 par Alexandre Bompard, dont le mandat a été renouvelé cet été pour trois ans après 2026, Carrefour a entamé une “revue de portefeuille” en début d’année pour dégager davantage de rentabilité.Son cours de Bourse avait été mis sous pression l’an dernier. Son action évolue actuellement autour de 13,25 euros.Dévoilée cet été, la cession de Carrefour Italie doit être effective d’ici à la fin de l’année.Carrefour fait également évoluer son modèle pour exploiter de plus en plus largement des magasins en franchise et en location-gérance, une variante de la franchise où le distributeur reste propriétaire du fonds de commerce.Cette stratégie est attaquée par la CFDT, qui la qualifie de “plan social déguisé”. La justice doit se prononcer le 21 novembre.

L’Assemblée valide la “suspension” de la réforme des retraites, la gauche se fracture

Réforme emblématique du quinquennat, mais prix de la non-censure: l’Assemblée nationale a approuvé mercredi la “suspension” de la dernière réforme des retraites, malgré la division de la gauche – insoumis et communistes dénonçant un simple “décalage”. Ses pistes de financement restent au coeur des débats.Face à la menace d’une censure, le Premier ministre Sébastien Lecornu, proche d’Emmanuel Macron, avait promis la suspension de la réforme qui porte progressivement l’âge légal de départ à 64 ans, pour amener les socialistes à la table des négociations.Intégrée au budget de la Sécurité sociale, la suspension a été approuvée par 255 voix contre 146, avec le soutien majoritaire du PS, des Écologistes, du RN et de Liot.Mais aussi avec l’abstention majoritaire des députés Renaissance et des voix favorables du MoDem, deux ans après l’entrée en vigueur d’un texte dont ils ont payé l’impopularité lors des législatives post-dissolution.Horizons a voté contre, et LR s’est divisé avec une majorité de contre.L’article suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, et le relèvement du nombre de trimestres à cotiser.La génération née en 1964 partirait à 62 ans et 9 mois (comme la précédente) au lieu des 63 ans prévus par la réforme. Et partirait avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171. Sauf nouvelle réforme, l’application de la réforme Borne reprendrait ensuite, avec un trimestre de décalage.Le gouvernement a aussi étendu le périmètre, pour inclure notamment les carrières longues, même si plusieurs députés lui ont demandé de confirmer combien de personnes en bénéficieraient. La concession ferait en tout cas passer le coût estimé à 300 millions d’euros en 2026 et 1,9 milliard en 2027, selon l’exécutif.La gauche s’est coupée en deux: socialistes et écologistes ont voté majoritairement pour, Insoumis et communistes majoritairement contre.Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a salué une “victoire importante” et un “totem absolu pour la macronie (qui) a été ébranlée”. Voter “le décalage”, c’est “voter pour la retraite à 64 ans”, a insisté au contraire Mathilde Panot, présidente du groupe LFI.- Haro sur l'”année blanche” -Si le Medef dénonce une “erreur fatale” du gouvernement, la question divise aussi les syndicats, la CFDT saluant une “vraie victoire”, la CGT fustigeant un “simple décalage”.Et son financement continue de diviser, alors que plusieurs mesures d’économies pour la Sécu sont inflammables (doublement des franchises médicales, surtaxe sur les mutuelles, etc…).Une nouvelle illustration en a été donnée mercredi en fin de journée : l’Assemblée a très largement supprimé le gel programmé des pensions de retraite et des prestations sociales, comme les allocations familiales ou le Revenu de solidarité active (RSA), habituellement indexées sur l’inflation. Une “année blanche” censée dégager 3,6 milliards d’euros en 2026.Le même article prévoit également des économies à plus long terme, sous-indexant les pensions de retraite de 0,9 point en 2027, puis de 0,4 point pour les années suivantes, jusqu’en 2030. Un coup de rabot important en 2027 visant notamment à financer la suspension de la réforme des retraites.Mais la mesure suscite une puissante levée de boucliers de la gauche au RN en passant par LR.Sébastien Lecornu s’était dit fin octobre “favorable à regarder” les amendements pour “dégeler” retraites et minima sociaux”. Mercredi, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin s’est toutefois montrée  défavorable à la suppression de la totalité de la mesure, proposant de ne viser par exemple que les ménages aux revenus les plus élevés.Quoi qu’il en soit, le chemin sera encore long pour entériner la suspension de la réforme des retraites, qui sera accueillie en terrain hostile au Sénat, à partir de samedi en commission, et du 19 novembre dans l’hémicycle.Les députés ne pourront probablement pas voter en première lecture l’ensemble du budget de la Sécurité sociale, son examen étant supposé s’arrêter mercredi à minuit, avec encore plus de 300 amendements au programme.Les Insoumis appellent à prolonger les débats, estimant que socialistes et gouvernement jouent la montre, pour s’éviter un vote compliqué, qui pourrait contraindre le PS à voter pour, face aux oppositions fermes du RN et de LFI à l’ensemble du projet de loi.En l’absence de vote, le gouvernement s’est engagé à transmettre la copie de l’Assemblée telle quelle, au moment de l’interruption des débats.sac-la-parl/sde/cbn

A Toulouse Macron présente sa stratégie pour un espace “devenu champ de bataille”

Le président Emmanuel Macron a achevé mercredi un déplacement à Toulouse par la présentation de la stratégie française pour un espace “devenu un champ de bataille”, dernier chapitre d’une visite chargée où il a lancé un cycle de débats sur les réseaux sociaux et tenté d’apaiser les agriculteurs.”L’espace n’est plus un sanctuaire, c’est devenu un champ de bataille”, a souligné le chef de l’Etat, dans les nouveaux locaux du Commandement militaire de l’Espace installé depuis l’été dernier à Toulouse, qu’il était venu inaugurer, alors qu’à Paris, la suspension de sa réforme phare des retraites a été entérinée à l’Assemblée nationale.Persuadé que “la guerre d’aujourd’hui se joue déjà dans l’espace” et que “la guerre de demain commencera dans l’espace”, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité pour la France et l’Europe de défendre avec force leurs positions dans ce secteur.A cet égard, le président a annoncé une rallonge de 4,2 milliards d’euros supplémentaires au spatial militaire d’ici 2030 dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire.Dans une Europe spatiale “fragile”, il a aussi estimé qu’il fallait “pousser nos champions européens pour qu’ils soient compétitifs sur le marché mondial”.- Lanceurs réutilisables -Parmi les priorités affichées pour la stratégie spatiale française, Emmanuel Macron a évoqué son souhait de “développer les futurs lanceurs autour de la réutilisation, la propulsion à bas coût, la motorisation à forte poussée qui sont les éléments de rupture et d’avancée technologique que nous avons identifiés”.Emmanuel Macron a martelé: “dépendre d’une grande puissance tierce ou d’un quelconque magnat du spatial c’est hors de question”, ajoutant: “suivez mon regard”, dans une claire allusion à Elon Musk. Il faut “faire monter en cadence l’exploitation d’Ariane 6 dont la compétitivité doit être améliorée”, a par ailleurs souligné M. Macron qui souhaite “moderniser la base de Kourou pour en faire un lieu agile, ouvert aux petits lanceurs et aux partenaires étrangers”.Avant de débuter ce chapitre consacré au spatial, M. Macron a salué la libération annoncée de l’écrivain Boualem Sansal, remerciant Alger ainsi que l’Allemagne pour son rôle joué dans ce dossier.- Mercosur: “non très ferme” -Auparavant, le chef de l’Etat a dit clairement à une délégation d’agriculteurs que le projet d’accord de libre échange entre l’UE et le Mercosur “tel qu’il existe aujourd’hui, recueillera un non très ferme de la France” en l’absence de clauses de sauvegarde, de “mesures miroirs” ou encore de “contrôles aux frontières”, a rapporté la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, à la fin de l’entretien auquel elle a également participé.Les agriculteurs mobilisés ont accueilli de manière relativement positive la clarification des exigences de la France sur le projet d’accord, tout en restant très critiques sur son contenu. D’autres mesures, sur une diminution de la taxation sur les importations d’engrais par exemple ou sur les questions spécifiquement régionales liées à l’impact du réchauffement climatique en Occitanie, ont été saluées par la FNSEA qui avec les Jeunes Agriculteurs avait appelé à manifester.Le déplacement toulousain du président a d’abord été dédié au lancement d’un cycle de débats citoyens avec la presse quotidienne régionale, Emmanuel Macron affirmant vouloir “sonner le tocsin” sur le risque que font peser les réseaux sociaux sur la démocratie française.- “Far west” -“Il n’y a pas de liberté sans responsabilité”, a-t-il martelé, n’hésitant pas à comparer les réseaux sociaux au “far west” devant 300 personnes réunies au siège du quotidien régional La Dépêche du Midi. Le président Macron, en retrait sur la scène politique intérieure depuis la dissolution ratée de 2024, entend faire des effets néfastes des écrans et des réseaux sociaux son nouveau cheval de bataille dans la dernière ligne droite du quinquennat.”L’objectif, c’est d’aller vers des décisions concrètes au début de l’année 2026″, a-t-il souligné, prônant notamment un “âge de majorité numérique”, vers 15 ans en France. A la manière des débats de l’époque des gilets jaunes, le chef de l’Etat, au centre d’un cercle de six rangées de sièges, a même admis qu’il n’excluait pas de sortir de certains réseaux, dont X, mais précisé qu’il ne le ferait pas “demain matin” car “la priorité c’est d’abord de mener la bataille en interne”.Le prochain débat citoyen similaire doit avoir lieu le 19 novembre, avec le quotidien La Voix du Nord.

Face aux menaces russes, Macron muscle la défense spatiale française avec 4,2 milliards d’euros

Face aux menaces russes, le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi un investissement supplémentaire de 4,2 milliards d’euros pour la défense spatiale française d’ici à 2030.En présentant la nouvelle stratégie spatiale française à horizon 2040, le chef de l’Etat a notamment prôné le développement des futurs lanceurs européens réutilisables pour gagner en compétitivité face à SpaceX d’Elon Musk.”La guerre d’aujourd’hui se joue déjà dans l’espace et la guerre de demain commencera dans l’espace”, a déclaré le président francais à Toulouse, au siège du Commandement de l’espace, qu’il vient d’inaugurer. “Nous vivons l’espionnage, par exemple par la Russie, de nos satellites par des vaisseaux patrouilleurs, les brouillages massifs des signaux GPS, les attaques cyber contre nos infrastructures spatiales, les essais de missiles antisatellites, le développement d’armes antisatellites (…)  et même la menace russe, particulièrement choquante d’armes nucléaires dans l’espace”, a-t-il détaillé.Pour répondre à ces défis, il a annoncé qu’il entendait consacrer 4,2 milliards d’euros supplémentaires aux 6 milliards déjà prévus pour le spatial militaire d’ici 2030, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire.S’y ajouteront “plus de 16 milliards d’euros pour le spatiale français civil, en incluant les activités duales” (civiles et militaires), a-t-il ajouté.C’est toutefois bien en deçà des 35 milliards d’euros que le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a promis d’investir d’ici 2030 dans la défense spatiale allemande pour contrer les capacités militaires de la Russie et de la Chine.La France risque donc de se présenter en position de faiblesse pendant la conférence ministérielle de l’ESA prévue à Brême, en Allemagne, les 26 et 27 novembre. Le président français a également demandé de sortir du principe du “retour géographique” de l’Agence spatiale européenne (ESA) qui garantit que chaque Etat membre récupère, sous forme de contrats industriels, une part des investissements proportionnelle à sa contribution au budget de l’agence, deux semaines avant le conseil ministériel crucial de l’ESA qui définira les budgets pour les trois ans à venir. Ce principe “a eu sa justification et son utilité à une époque, mais nous devons désormais tourner la page” pour que “nos champions européens soient compétitifs”, a-t-il insisté. Il a également souhaité le développement de futurs lanceurs spatiaux “autour de la réutilisation, la propulsion à bas coût, la motorisation à forte poussée” et “moderniser” la base spatiale européenne de Kourou, en Guyane française, “pour en faire un lieu agile, ouvert aux petits lanceurs et à des partenaires étrangers”.

Bourse de Paris: nouveau record en séance pour le CAC 40, moins d’un mois après son précédent

L’indice vedette de la Bourse de Paris a atteint mercredi un nouveau sommet historique profitant de la fin imminente du blocage budgétaire aux Etats-Unis, mais aussi des bons résultats de sociétés, de l’abondance de liquidités et d’un marché haussier qui ne cesse de rebondir.Le CAC 40 a dépassé son précédent sommet historique en séance, qui datait du 21 octobre, et affiche désormais un nouveau plus haut absolu en séance à 8.280,97 points.En clôture, le CAC 40 a terminé à 8.241,24 points, en hausse de 1,04%, à dix sept points de son précédent sommet en clôture.La course aux records dépasse les frontières françaises, les places de Madrid et Londres affichant également des niveaux historiques. Milan a quant à elle atteint un nouveau plus haut depuis 2000.”La perspective d’une fin du shutdown américain, attendue dans la journée, alimente la demande pour les actifs risqués”, explique Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi un texte, salué comme “une très grande victoire” par Donald Trump, pour mettre fin à la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire des Etats-Unis. Ces plus de 40 jours d’impasse budgétaire, provoquée par un bras de fer sur les dépenses d’assurance santé pour les plus pauvres, ont mis des milliers de fonctionnaires au chômage technique.Cette fermeture des services publics faute d’accord budgétaire a aussi privé investisseurs et analystes de statistiques officielles sur l’état de santé de la première économie mondiale à l’heure où la réserve fédérale (Fed) réfléchit à baisser ou non à nouveau les taux directeurs en décembre.- Soulagement -La résolution de la paralysie budgétaire “est un élément de soulagement”, souligne Emmanuel Auboyneau d’Amplegest. “Cela provoquait un ralentissement et ne donnait aucune visibilité à la Réserve fédérale (Fed) qui du coup n’avait pas les éléments si elle pouvait baisser les taux ou pas”, a ajouté le gérant de portefeuille, interrogé par l’AFP.Les marchés espèrent en effet une nouvelle baisse des taux directeurs de la Banque centrale américaine en décembre, un facteur favorable aux investisseurs en actions.Dans la foulée d’une baisse des rendements obligataires américains à dix ans, les taux français ont aussi fondu à 3,37% contre 3,42% à la dernière clôture.  Autre élément de poids favorisant les Bourses, les résultats de sociétés ce trimestre, notamment américaines, ont dépassé les estimations pour le deuxième trimestre d’affilée. “C’est le deuxième trimestre d’affilée nettement au-dessus des estimations. Cela montre que la croissance est là”, souligne M. Auboyneau.Cette foison de records s’explique aussi par des politiques monétaires incitatives et par l’abondance de liquidités: “ces records partout signifient qu’il y a beaucoup de cash” à investir, note le gérant d’Amplegest. En France, le taux d’épargne approche les 19%, “c’est colossal”.Enfin, après une mauvaise séquence la semaine dernière sur les marchés affectés par les craintes de survalorisations des titres liés à l’IA, les investisseurs sont revenus en force pour des achats à bon compte. “C’est le propre d’un marché haussier. Dès qu’il y a une baisse, il y a des acheteurs qui arrivent”, souligne encore Emmanuel Auboyneau.Une rotation sectorielle s’effectue, explique Daniela Hathorn, analyste de Capital.com. “Les investisseurs délaissent les grandes valeurs technologiques au profit des banques, du secteur des loisirs et de l’énergie”, commente Daniela Hathorn, analyste de Capital.com. Et du luxe, ce qui profite au CAC 40, où le poids des valeurs du luxe représente quelque 20%. LVMH, en baisse au début de l’année, a gagné 7,29% depuis le début de la semaine.

La famille Saadé devient le 2e actionnaire de Carrefour

La famille Saadé, propriétaire de l’armateur marseillais CMA CGM, est entrée au capital de Carrefour à hauteur d’environ 4%, devenant son deuxième actionnaire, a annoncé mercredi le géant de la grande distribution.Le milliardaire Rodolphe Saadé entrera à cette occasion le 1er décembre au conseil d’administration du groupe, en remplacement d’Eduardo Rossi, qui représentait Peninsula, la holding de la famille du milliardaire brésilien Abilio Diniz décédé en février 2024. Devenue première actionnaire de Carrefour en mars 2024, Peninsula était récemment repassée en deuxième position avec une participation de 8,5%, qu’elle a finalement cédé, a annoncé le distributeur dans un communiqué distinct mercredi.La société Galfa, détenue par la famille Moulin-Houzé (Galeries Lafayette), reste le premier actionnaire de Carrefour, à hauteur d’environ 9,5%. Pour entrer au capital du deuxième distributeur alimentaire français, la famille Saadé a créé une nouvelle entité, Carrix, qu’elle co-détient avec CMA CGM, a précisé Carrefour dans son communiqué.Elle remplacera Peninsula comme administrateur indépendant “pour la durée restante de son mandat soit jusqu’à l’Assemblée générale 2028” et “sera membre du comité stratégique du Conseil d’admnistration”, est-il ajouté.Cité dans le communiqué, Rodolphe Saadé s’est dit “heureux d’entrer au capital” d’un groupe jouant “un rôle majeur dans l’alimentation et la distribution”. “En intégrant son conseil d’administration, je souhaite (…) accompagner le développement du groupe dans la durée”, a-t-il fait valoir. “L’engagement, la vision et l’expérience de Rodolphe Saadé apporteront une contribution majeure à notre gouvernance, au développement de notre groupe et à sa création de valeur”, a commenté le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard.Il s’agit de la première incursion de la famille Saadé dans la grande distribution. En mai, elle avait son entrée au capital de Pathé, avec pour ambition d’accélérer à l’international dans la production de films et de séries.Rodolphe Saadé a également racheté en 2022 le journal La Provence, posant ainsi la première pierre d’un groupe de médias qui compte depuis les journaux La Tribune et La Tribune Dimanche, mais aussi BFMTV, RMC et Brut.En octobre, Carrefour a annoncé avoir réalisé un chiffre d’affaires de 22,6 milliards d’euros au troisième trimestre, en recul de 1,5% car pénalisé par l’évolution des changes en Amérique latine.

A Toulouse, Emmanuel Macron veut “sonner le tocsin” sur les risques des réseaux sociaux

Au lancement d’un cycle de débats citoyens avec la presse quotidienne régionale, le président Emmanuel Macron a voulu mercredi à Toulouse “sonner le tocsin” sur le risque que font peser les réseaux sociaux sur la démocratie française.”Il n’y a pas de liberté sans responsabilité”, a-t-il martelé, n’hésitant pas à comparer les réseaux sociaux au “far west” devant 300 personnes réunies au siège de La Dépêche du Midi, avant un prochain débat similaire, le 19 novembre, à La Voix du Nord. “L’objectif, c’est d’aller vers des décisions concrètes au début de l’année 2026”, a souligné le président de la République, le jour où la suspension de sa réforme phare des retraites doit être entérinée à l’Assemblée nationale.A la manière des débats de l’époque des gilets jaunes, le chef de l’Etat, au centre d’un cercle de six rangées de sièges, a même admis qu’il n’excluait pas de sortir de certains réseaux, dont X, mais précisé qu’il ne le ferait pas “demain matin” car “la priorité c’est d’abord de mener la bataille en interne”.- “Non très ferme” au Mercosur -A l’occasion de cette visite, quelque 250 agriculteurs à bord d’une soixantaine de tracteurs avaient convergé sur Toulouse pour exiger “des engagements clairs et fermes” d’Emmanuel Macron, après le tollé provoqué par ses propos sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. Après s’être déclaré “plutôt positif” mais “vigilant” sur la possibilité d’accepter l’accord de libre échange, le chef de l’Etat a dit clairement mercredi à une délégation d’agriculteurs que le projet “tel qu’il existe aujourd’hui, recueillera un non très ferme de la France”, a rapporté la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, à la fin de l’entretien auquel elle a également participé.Les agriculteurs mobilisés ont accueilli de manière relativement positive la clarification des exigences de la France sur le projet d’accord, tout en restant très critiques sur son contenu. D’autres mesures, sur les engrais par exemple ou sur les questions spécifiquement régionales, ont été saluées par la FRSEA qui avec les JA avaient appelé à manifester.- “Majorité numérique” et “levée d’anonymat” -Le président Macron, en retrait sur la scène politique intérieure depuis la dissolution ratée de 2024, entend faire des effets néfastes des écrans et des réseaux sociaux son nouveau cheval de bataille dans la dernière ligne droite du quinquennat avant les municipales de 2026 et la présidentielle de 2027.Au siège de La Dépêche du Midi, M. Macron a estimé que “nos réseaux sociaux, c’est comme une agora où on serait tous avec des cagoules et où celui qui crie le plus fort a plutôt raison”.Il a jugé insuffisant ce qui avait déjà été réalisé pour “réguler et changer” les choses. C’est pourquoi il a tenu “à sonner le tocsin”, afin de prendre “les bonnes décisions collectives”. Le chef de l’Etat a notamment estimé qu’il fallait aller “vers un âge de majorité numérique”, vers 15 ans en France.Il a aussi déclaré que “la levée de l’anonymat” des internautes faisait à ses yeux “partie des réponses”, pour permettre la responsabilisation judiciaire notamment de ceux qui “profèrent des contenus antisémites, racistes, discriminants.”Au cours des échanges, le président de la République n’a pas été épargné par certains intervenants, le médecin généraliste Jérôme Marty lui reprochant d’avoir “adoubé” le Pr Didier Raoult, qui avait mis en avant des traitements à l’efficacité très contestée lors de la pandémie de Covid-19, et l’enseignant-youtubeur Yann Bouvier lui lançant: “Attention aux propos qui accuseraient le monde universitaire d’être coupable de +casser la République en deux+, comme vous l’avez dit, M. le président, en 2020”.- L’espace, “endroit de contestation” -Emmanuel Macron inaugurera ensuite des bâtiments du Commandement de l’espace (CDE) où il dévoilera la stratégie nationale spatiale française à l’horizon 2040 pour faire face à la compétition mondiale, tant civile que militaire.”L’espace n’est plus un endroit paisible, c’est un endroit de contestation”, dont certaines “extrêmement agressives de la part de nos compétiteurs, parmi lesquels la Russie”, fait valoir l’Elysée.Le président doit donc, selon l’Elysée, donner mercredi après-midi “une vision”, “un calendrier” et “fixer un objectif” pour cette stratégie, qu’il devrait décliner selon cinq piliers: la “souveraineté en matière d’accès à l’espace”, les compétences industrielles, la défense, “la science et l’exploration”, ainsi que la coopération, tant intra-européenne qu’avec les alliés non-européens.

Macron aux agriculteurs: en l’état, l’accord Mercosur “recueillera un non très ferme de la France” (Genevard)

Le président Emmanuel Macron, qui s’est entretenu mercredi avec une délégation d’agriculteurs à Toulouse, leur a dit clairement que le projet d’accord entre l’UE et le Mercosur, “tel qu’il existe aujourd’hui, recueillera un non très ferme de la France”, a rapporté la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.En l’absence de clause de sauvegarde, de “mesures miroirs” ou encore de “contrôles aux frontières”, “la France ne peut pas valider à ce stade le projet d’accord avec les pays du Mercosur parce que ce projet d’accord ne protège pas les intérêts de nos agriculteurs”, a ajouté la ministre, devant la presse, à l’issue de l’entrevue à laquelle elle a également participé.”On ne peut pas accepter, les agriculteurs ne peuvent pas accepter, le consommateur ne peut pas accepter qu’on produise et qu’on importe sur le sol européen des produits et de l’alimentation qui ne respectent pas les règles qu’on impose à nos propres producteurs”, a ajouté Mme Genevard, qui insiste sur le fait que la France sera “extrêmement” déterminée, en particulier sur la question des “mesures miroirs”.Environ 300 agriculteurs venus avec quelque 70 engins agricoles s’étaient progressivement rassemblés mercredi au fil de la journée à Toulouse pour demander des clarifications à Emmanuel Macron sur le traité de libre-échange avec le Mercosur, après ses déclarations sur le sujet au Brésil et au Mexique.”Le président s’est engagé aujourd’hui à ne pas signer le Mercosur tant qu’il n’y aurait pas les clauses qui seraient mises en place”, a rapporté Jean-Marie Dirat, président de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) à ses adhérents, en fin d’après-midi.Son syndicat reste opposé à l’ensemble du traité et juge donc la position “pas acceptable”. Pour autant, “ce n’est pas parfait mais il y a du mieux”, a fait remarquer le secrétaire général des Jeunes Agriculteurs de Haute-Garonne, Jean-Baptiste Gibert.”Il va falloir continuer à se battre”, a-t-il dit, saluant quelques mesures positives comme une promesse d’une diminution de taxation sur les engrais importés, ou la prise en compte des spécificités de l’Occitanie, région de France la plus touchée par le changement climatique.Pour la Confédération paysanne, Laurence Marandola a salué “un “éclaircissement fort et qui était indispensable” de la part du président de la République qui a dit qu’il ne signerait pas en l’état l’accord et a listé les “conditions qui permettraient d’avancer”.Ce syndicat reste lui-aussi fermement opposé au principe même de l’accord et s’est désolé de voir l’agriculture traitée comme “une monnaie d’échange”.La Confédération a par ailleurs déploré l'”inflexibilité totale” de la gestion de la crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse, alors que le syndicat réclame l’arrêt de l’abattage d’animaux sains.

Bourse de Paris: l’indice CAC 40 atteint un nouveau record absolu

L’indice vedette de la Bourse de Paris a atteint mercredi un nouveau sommet historique, profitant de la fin imminente du blocage budgétaire aux Etats-Unis, qui doit être votée en soirée au Congrès américain. Le CAC 40 a dépassé son précédent sommet historique en séance, qui datait du 21 octobre, et affiche désormais un nouveau record absolu à 8.280,97 points. A 15H20 GMT, le CAC 40 s’affichait en hausse de 1,34%.La course aux records dépasse les frontières françaises, les places de Madrid et Londres affichant également des niveaux historiques. Milan a quant à elle atteint un nouveau plus haut depuis 2000.L’indice Stoxx Europe 600, qui réunit les 600 plus grosses capitalisations boursières du continent, a également enregistré un nouveau record historique en séance mercredi.”La perspective d’une fin du shutdown américain, attendue dans la journée, alimente la demande pour les actifs risqués”, explique Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi un texte, salué comme “une très grande victoire” par Donald Trump, pour mettre fin à la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire des Etats-Unis. Ces plus de 40 jours d’impasse budgétaire, provoquée par un bras de fer sur les dépenses d’assurance santé pour les plus pauvres, ont mis des milliers de fonctionnaires au chômage technique.D’importance pour les marchés, le “shutdown” a aussi privé les investisseurs et analystes de statistiques officielles sur l’état de santé de l’économie américaine à l’heure où la Banque centrale (Fed) réfléchit à baisser ou non à nouveau les taux directeurs en décembre.Mardi soir, la puissante commission des règles de la Chambre, qui examine les projets de loi avant qu’ils ne soient soumis au vote des parlementaires, a indiqué sur son site internet avoir donné son feu vert à l’examen du projet de loi adopté par le Sénat la veille.Grâce à ce feu vert procédural indispensable, la Chambre dominée par les républicains pourra voter le texte mercredi en soirée. Il ne resterait alors que la signature présidentielle pour lever le “shutdown” après plus de 40 jours d’impasse.En parallèle, une “une rotation sectorielle” s’opère sur les marchés d’après Daniela Hathorn, analyste de Capital.com. “Les investisseurs délaissent les grandes valeurs technologiques et défensives au profit des banques, du secteur des loisirs et de l’énergie”.”Cette dynamique profite aux marchés européens, qui attirent aussi les investisseurs en quête de diversification régionale après une forte exposition aux valeurs technologiques américaines”, poursuit-elle.