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Wall Street termine en hausse, la tech reprend des forces

La Bourse de New York a terminé en hausse mardi, l’apaisement des inquiétudes autour de l’intelligence artificielle (IA) soulageant le secteur technologique et, plus particulièrement, celui des logiciels.Après un net recul la veille, le Dow Jones a gagné 0,76%, l’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a progressé de 1,04% et l’indice élargi S&P 500 a pris 0,77%.”Aujourd’hui, le secteur technologique profite d’un véritable répit dans le discours sur les bouleversements liés à l’IA”, résume auprès de l’AFP Angelo Kourkafas, d’Edward Jones.Des pans entiers de la place américaine souffrent depuis plusieurs mois des conséquences de l’IA pour leur modèle économique, à commencer par les logiciels qui “ont perdu près de 2.000 milliards de dollars de capitalisation boursière au cours des deux dernières semaines”, selon l’analyste.Le secteur a toutefois repris son souffle mardi, poussé notamment par l’envol du fabricant de puces AMD (+8,77% à 213,84 dollars) qui s’est engagé à livrer des millions de processeurs graphiques au géant de la tech Meta (Facebook, Instagram).Le montant du contrat représenterait au moins 60 milliards de dollars, selon la directrice financière d’AMD.Autre point de soutien: l’entreprise californienne Anthropic – derrière l’assistant IA Claude – s’est montrée mardi ouverte à travailler avec les entreprises du secteur des logiciels.”Ces deux actualités (…) ont contribué à récupérer une partie des pertes enregistrées la veille”, remarque Angelo Kourkafas.Salesforce a avancé de 4,12%, FactSet a augmenté de 5,90% et DocuSign, de 2,63%.Les acteurs du marché attendent désormais des nouvelles du géant des puces Nvidia, qui doit publier ses résultats trimestriels mercredi après la clôture de Wall Street.”Ce sera un test important pour l’ensemble du paysage de l’IA”, remarque M. Kourkafas.En arrière-plan, “l’incertitude sur les droits de douane perdure” après le revers infligé par la Cour suprême à la politique commerciale de Donald Trump, notent les analystes de Briefing.com.Annoncées dans la foulée de ce camouflet, les nouvelles surtaxes douanières mondiales voulues par le président américain sont entrées en vigueur mardi à 10%, bien qu’il ait menacé de les faire passer à 15%.”Mais Wall Street s’est habitué aux revirements caractéristiques de l’administration Trump”, souligne Jose Torres, d’Interactive Brokers.Côté indicateurs, la place américaine a salué mardi un indice de confiance des consommateurs qui a légèrement rebondi en février, faisant mieux que les attentes du marché.Les opérateurs attendent vendredi l’indice des prix à la production (PPI) pour le mois de janvier.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’Etat américain à 10 ans restait stable par rapport à la clôture lundi, à 4,03% vers 21H15 GMT.A la cote, le fabricant d’électroménager Whirlpool (-13,78% à 71,74 dollars) a nettement glissé à l’annonce d’une émission de nouvelles actions, pour un total de 800 millions de dollars. L’entreprise assure que le montant récolté lui servira à rembourser sa dette et à procéder à de nouveaux investissements.La chaîne américaine de magasins de bricolage Home Depot (+1,99% à 384,48 dollars) a terminé en hausse, après avoir dépassé les attentes au quatrième trimestre 2025.

Les nouveaux droits de douane mondiaux voulus par Trump sont entrés en vigueur

Annoncés dans la foulée du camouflet infligé vendredi à Donald Trump par la Cour suprême, les nouveaux droits de douane mondiaux de 10% voulus par le président américain, qui a menacé de les faire passer à 15%, sont entrés en vigueur mardi.Cette nouvelle surtaxe, dont le décret a été signé vendredi, vise à remplacer les droits de douane généralisés existants jusqu’ici ainsi que ceux prévus par les différents accords commerciaux signés depuis leur entrée en vigueur avec la plupart des gros partenaires des Etats-Unis.Elle ne remplace pas, en revanche, les droits de douane dits sectoriels, allant de 10% à 50% sur certains secteurs d’activité, tels que le cuivre, l’automobile ou le bois de construction, pas concernés par la décision de vendredi.Elle ne s’applique pas non plus aux produits canadiens et mexicains importés aux Etats-Unis dans le cadre du traité nord-américain de libre-échange (ACEUM).Les services douaniers ont cessé à minuit la collecte des droits de douane retoqués par la Cour suprême, alors que la nouvelle surtaxe entraît en vigueur.Pour ces taxes, le président américain a pris comme base légale une loi de 1974 lui permettant de rééquilibrer les échanges entre les États-Unis et leurs partenaires économiques dès lors qu’un déséquilibre marqué de la balance des comptes courants est démontré.Cette balance regroupe l’ensemble des mouvements financiers entre deux pays, soit les échanges commerciaux mais aussi les flux financiers ou les investissements croisés.Ces droits de douane devraient abaisser à 13,7% le taux effectif moyen appliqué aux produits entrants aux États-Unis, contre 16% avant la décision de la Cour suprême, selon le Budget Lab de l’Université Yale.Au bout de 150 jours, le gouvernement devra toutefois obtenir un vote du Congrès s’il veut maintenir ces droits de douane sur la durée.- “Pas d’impact” -Selon une note d’Oxford Economics, l’Inde et le Brésil sont les plus favorisés par les nouveaux taux, alors qu’ils étaient jusqu’ici visés par des droits de douane de 50% sur certains produits.Mais “nous n’anticipons pas d’impact particulier sur les précisions économiques des pays gagnants comme perdants”, relève la note, “les changements ne vont pas modifier significativement les volumes commerciaux ni les réorienter”.Le décret sur les droits de 10% court jusqu’au 24 juillet, soit quelques mois avant les législatives de mi-mandat de novembre. Celles-ci pourraient voir les démocrates reprendre le contrôle de la Chambre des représentants au Congrès.Les tarifs retoqués par la Cour suprême s’appuyaient sur un texte de 1977 (l’IEEPA) autorisant l’exécutif à agir dans le domaine économique sans feu vert du Congrès en cas d'”urgence économique”, laquelle n’a pas été démontrée, selon les magistrats.La décision entraîne aussi l’annulation de surtaxes imposées en représailles, comme ceux vis-à-vis de l’Inde pour achat de pétrole russe ou du Brésil pour le procès de son ex-président, et allié de Donald Trump, Jair Bolsonero.C’est également le cas des droits de douane menaçant les pays qui auraient exporté du pétrole vers Cuba, alors que les Etats-Unis tentent d’asphyxier économiquement l’île pour pousser le gouvernement à accepter un accord.Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises. Le groupe de livraison de colis FedEx a porté plainte dès lundi contre le gouvernement.En annoncant des droits de douane tous azimuts en avril, Donald Trump affirmait vouloir rééquilibrer les échanges et récupérer des ressources pour le budget federal afin de compenser les baisses d’impôts décidées par son administration.Ces surtaxes avaient servi de base de négociation pour la signature d’accords commerciaux avec les principaux partenaires de Washington.

Puerto Vallarta, paradis mexicain en flammes après la mort d’un baron de la drogue

Puerto Vallarta, station balnéaire paradisiaque du Mexique, a brutalement plongé dans le chaos avec des dizaines de voitures incendiées et des commerces vandalisés, conséquences de la fureur d’un puissant cartel après la mort dimanche de leur chef baron de la drogue.Habitants et touristes n’en reviennent pas. “On a l’impression de se trouver dans une zone de guerre”, témoigne auprès de l’AFP Javier Pérez, un ingénieur de 41 ans en parcourant le parking d’un supermarché où gisent des voitures calcinées.La mort du trafiquant de drogue le plus recherché du Mexique, tué par l’armée mexicaine, a entraîné un déchaînement de violence dans le Jalisco, Etat de l’ouest du pays où tueries et fosses clandestines font partie du quotidien.Puerto Vallarta était jusqu’ici restée relativement épargnée par la violence qui frappe cet Etat, protégée pour accueillir les touristes et résidents du Canada et des Etats-Unis qui ont pris l’habitude de s’y réfugier pour échapper à la rigueur de l’hiver dans leurs pays. Cela a changé dimanche, quand Nemesio Oseguera alias El Mencho, chef du Cartel de Jalisco Nueva generacion (CJNG), a trouvé la mort dans une opération militaire. La station balnéaire a alors été envahie par une fumée noire. “Nous n’avions aucune idée de ce qu’il se passait. Nous avons vu qu’un bus brûlait, qu’une voiture brûlait et ensuite nous avons vu de la fumée noire dans toute la ville depuis notre fenêtre”, raconte Farah Saunders, une retraitée canadienne de 53 ans.En représailles après la mort de leur chef, des membres du cartel ont bloqué des routes, incendié des véhicules, attaqué des stations-service, des commerces et des banques, et affronté les autorités dans 20 des 32 Etats du pays. Le maire de Puerto Vallarta, Luis Ernesto Munguia, a indiqué lundi que plus de 200 véhicules avaient été brûlés et une quarantaine de commerces vandalisés dans sa ville. Une vingtaine de détenus se sont aussi évadés de la prison locale, avec l’aide de délinquants qui ont profité du chaos ambiant pour enfoncer le portail.La fumée provoquée par les véhicules en flammes était visible depuis la suite de Farah Saunders, dans un luxueux hôtel de l’avenue principale de Puerto Vallarta. Mardi, la carcasse calcinée d’un bus était toujours dans la rue, où des dizaines de magasins et centres commerciaux étaient restés fermés, a constaté l’AFP.”Nous avons eu très peur, nous n’avons jamais vécu ça au Canada”, explique la touriste canadienne venue avec son mari, attirée par la bonne réputation du site parmi ses compatriotes.Le couple n’a pas pu repartir au Canada lundi comme prévu, en raison de l’annulation de vols de la part de compagnies canadiennes et américaines après l’opération contre “El Mencho”. – “Mauvaise image” –À 12 kilomètres de la zone hôtelière, des habitants du quartier huppé de Fluvial Vallarta sont venus constater les dégâts sur le parking d’un supermarché. Les hommes de main du cartel se sont acharnés sur ce commerce dimanche et ont incendié une quarantaine de véhicules de clients et de fournisseurs. Javier Pérez observe les véhicules détruits, accompagné de sa famille.  “Malheureusement, cela est arrivé dans notre port, qui est un endroit magnifique”, soupire-t-il.D’autres habitants ont perdu plus que leurs voitures : leurs commerces ont été réduits en cendres, tel ce magasin de motos dans le quartier de La Vena. Said Diaz, 20 ans, y a réalisé il y a à peine dix jours son rêve de s’acheter une moto. “Quand je suis venu, j’ai été émerveillé par tout ce qu’il y avait, et maintenant il n’y a plus rien”, constate avec tristesse ce jeune homme, qui travaille dans une copropriété sur la plage fréquentée par des étrangers.”Cela donne une très mauvaise image de Vallarta. Je travaille dans une résidence et en ce moment beaucoup de gens partent”, ajoute-t-il, inquiet de l’impact des violences sur son emploi. 

En Écosse, le lent réapprentissage du travail de la laine

Loin du glamour des défilés de mode de Paris, Milan ou Londres, des ateliers de tissage du cachemire installés dans une vieille région minière écossaise tentent d’attirer de jeunes talents et de leur réapprendre des techniques en voie de disparition.Réputée pour ses tweeds, laines et cachemires de luxe, l’industrie textile écossaise a connu un fort déclin ces dernières décennies. Des dizaines de manufactures ont fermé, fragilisées par une concurrence étrangère bon marché et une main d’œuvre vieillissante, partie à la retraite avec son savoir-faire.Dans les ateliers Alex Begg, qui travaillent le cachemire depuis 1902 à Ayr, sur la côte ouest de l’Écosse, Maria Wade, 61 ans, est aux premières loges pour constater cette tendance. “Raccommodeuse de laine brut”, son métier consiste à inspecter et ravauder à la main tout défaut du tissu, avant qu’il ne soit lavé, découpé et expédié dans le monde entier.”Il n’y a pas beaucoup de gens qui reprisent du cachemire brut”, regrette-t-elle. “C’est un métier en voie de disparition.”La direction de l’usine – qui fournit de grandes marques de luxe, dont elle préfère taire les noms – s’est néanmoins engagée dans un vaste programme de rajeunissement et de formation de son personnel.Lorsque Lorna Dempsey, directrice de la transformation technique, a rejoint Alex Begg il y a plus de 25 ans, l’âge moyen était “assez élevé”, “autour de 50 ans et plus”, dit-elle à l’AFP. Il a désormais été ramené à 40 ans en moyenne pour ses 150 employés.- Savoir-faire perdu -Le défi est de taille, car les personnes intéressées par des carrières dans la mode se tournent généralement vers Glasgow, à une heure de route plus au nord, ou bien plus loin.”Nous n’avons pas beaucoup de compétences dans la région de l’Ayrshire, donc il est très difficile de trouver du personnel qualifié”, regrette Lorna Dempsey. L’essor de la “fast fashion” a aussi compliqué le recrutement de jeunes gens avec un savoir-faire manufacturier. “Beaucoup de nos opérations relèvent clairement d’un savoir-faire ancien”, dit-elle, à une époque où les gens ne savent même plus “repriser leurs chaussettes”. Le partenariat de l’usine avec la King’s Foundation – organisation caritative fondée par le roi Charles III et dont le siège se trouve à proximité – a néanmoins contribué à renverser la tendance. La fondation propose des formations visant à pallier “un déficit de compétences dans l’industrie textile britannique”. Les stagiaires découvrent les lignes de production, les chaînes d’approvisionnement, le travail avec différents matériaux et le design durable – des compétences souvent non enseignées dans les écoles de mode, selon les employeurs. Avant d’effectuer des stages dans des ateliers écossais comme Alex Begg.- “Trésor caché” -Certains parviennent ensuite à enchaîner avec un véritable emploi. Comme Emma Hyslop, 28 ans, qui, embauchée chez Alex Begg, sait désormais passer avec dextérité un tissu en cachemire sombre dans le châssis d’une machine à franges – pour un produit fini destiné à une marque de luxe espagnole.Après avoir décroché un diplôme de design dans une université de Glasgow, Emma Hyslop a suivi un cours de six semaines avec la King’s Foundation, qui lui a fait découvrir la manufacture située à côté de chez elle.”J’ignorais tout de l’existence de cet endroit”, explique-t-elle.”Nous sommes un véritable trésor caché”, affirme Lorna Dempsey. “C’est donc notre travail, notre héritage, de continuer à faire venir des personnes dans nos entreprises manufacturières, et de faire revivre ces compétences.”La cause est chère au roi, qui a assisté jeudi à l’ouverture de la Fashion Week de Londres et rencontré des apprentis “soutenant les savoir-faire patrimoniaux et la durabilité”.Si se lancer dans la mode de luxe en Écosse reste “difficile”, Nicole Christie, qui a fondé sa propre griffe durable pour femmes, Ellipsis, après une formation avec la King’s Foundation en 2020, ne regrette pas d’avoir tenté sa chance.Son diplôme de mode en poche, elle avait songé à “partir vers le sud”, mais a décidé de rester à Glasgow. “Je suis vraiment fière de faire ça ici, et j’espère vraiment qu’un jour, je pourrai offrir des opportunités à d’autres personnes”, dit-elle.

La Bourse de Paris termine en légère hausse avant Nvidia

La Bourse de Paris a fini en légère hausse mardi, au terme d’une séance marquée par les interrogations sur l’intelligence artificielle, avant les résultats très attendus de Nvidia.Le CAC 40 a pris 0,26%, à 8.519,21 points, en hausse de 22,04 points. La veille, l’indice vedette parisien avait perdu 0,22%, à 8.497,17 points.Dans l’ensemble, “la séance du jour” a été “calme, on attend Nvidia”, explique à l’AFP Matéis Mouflet, analyste de marché chez XTB France.Les résultats annuels du mastodonte des puces électroniques et championne de l’intelligence artificielle Nvidia, première capitalisation mondiale, doivent être publiés mercredi soir après la fermeture de la Bourse.”Comme à l’accoutumée, il faudra des résultats démesurés pour rassurer les marchés”, estime Matéis Mouflet.D’autant que les investisseurs s’interrogent sur la rentabilité des dépenses colossales des géants de la tech dans l’intelligence artificielle – qui profitent à Nvidia – et que ces entreprises financent de plus en plus en s’endettant.Ils s’inquiètent aussi des conséquences du développement de cette nouvelle technologie dans l’économie.”Jusque là, les investisseurs estimaient que l’IA serait majoritairement positive. Désormais, on s’inquiète de ses effets récessifs et de la baisse de la consommation si le chômage grimpe”, selon Matéis Mouflet, analyste de marché chez XTB France, interrogé par l’AFP.La nervosité a augmenté depuis lundi après une étude publiée par le cabinet indépendant d’analyse financière Citrini Research présentant l’hypothèse d’un “chômage massif des cols blancs d’ici deux ans”, explique Ipek Ozkardeskaya, analyste senior chez Swissquote.Autre point d’attention des marchés: les nouveaux droits de douane mondiaux de 10% annoncés par Donald Trump dans la foulée de l’annulation vendredi d’une grande partie des précédentes mesures protectionnistes du président américain  par la Cour suprême des Etats-Unis.Pour ce nouveau taux, M. Trump a pris pour base légale une loi de 1974 lui permettant de rééquilibrer les échanges entre les Etats-Unis et leurs partenaires économiques dès lors qu’un déséquilibre marqué est démontré.”Les investisseurs semblent moins impressionnés par ces droits eux-mêmes que par les conflits potentiels qu’ils pourraient générer à l’avenir”, estime Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.Forvia bonditL’équipementier automobile Forvia, qui a annoncé mardi une perte nette de 2,1 milliards d’euros en 2025, va se recentrer en cédant son pôle d’aménagements intérieurs (18% du chiffre d’affaires), avec une moins-value de près de 600 millions.Cette cession, “en phase finale”, va entraîner “un changement de taille majeur” du groupe, selon Forvia. En se séparant de cette activité moins rentable, il devrait accroître sa profitabilité : sans cette division, la marge 2025 aurait été de 6%, selon le groupe.Un projet qui a été salué par les marchés: le titre a pris 3,77% à 13,21 euros.Feu vert pour EdenredLa société française de services prépayés Edenred (+3,93% à 18,92 euros), qui commercialise le Ticket Restaurant, a annoncé mardi des revenus records en 2025, en hausse de 3,7% à près de 3 milliards d’euros, grâce à des acquisitions réalisées au Brésil, au Danemark et en Italie.Le groupe a publié un bénéfice net supérieur aux attentes pour 2025, à 521 millions d’euros, en hausse de 2,8% par rapport à 2024.

Les nouveaux droits de douane mondiaux voulus par Trump entrent en vigueur

Annoncés dans la foulée du camouflet infligé vendredi par la Cour suprême, les nouveaux droits de douane mondiaux de 10% voulus par le président américain Donald Trump, qui a menacé de les faire passer à 15%, sont entrés en vigueur mardi.Cette nouvelle surtaxe, dont le décret avait été signé dès vendredi, vise à remplacer les droits de douane indiscriminés existants jusqu’ici ainsi que ceux prévus par les différents accords commerciaux signés depuis leur entrée en vigueur avec la plupart des gros partenaires du pays.Elle ne remplace pas, en revanche, les droits de douane dits sectoriels, allant de 10% à 50% sur un certain nombre de secteurs d’activité, tels que le cuivre, l’automobile ou le bois de construction, qui n’étaient pas concernés par la décision vendredi de la haute juridiction d’invalider une bonne partie des surtaxes imposées par le dirigeant républicain depuis son retour au pouvoir.Elle ne s’applique pas non plus aux produits canadiens et mexicains importés aux États-Unis dans le cadre du traité nord-américain de libre-échange (ACEUM).Les services douaniers ont annoncé que la collecte des droits de douane retoqués par la Cour suprême n’était plus effective à compter de mardi à minuit heure de Washington (05H00 GMT), au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle surtaxe. Ils ont par ailleurs affirmé qu’ils collecteront les nouveaux droits de douane de 10% dès cet instant.Pour ce nouveau taux, le président américain a pris pour base légale une loi de 1974 lui permettant de rééquilibrer les échanges entre les États-Unis et leurs partenaires économiques dès lors qu’un déséquilibre marqué de la balance des transactions courantes est démontré.Ces droits de douane devraient abaisser à 13,7% le taux effectif moyen appliqué aux produits entrants aux États-Unis, contre 16% avant la décision de la Cour suprême, selon le Budget Lab de l’Université Yale.Au bout de 150 jours, le gouvernement devra toutefois obtenir un vote du Congrès s’il veut maintenir ces droits de douane sur la durée.Selon une note d’Oxford Economics, l’Inde et le Brésil sont les plus favorisés par les nouveaux taux, alors qu’ils étaient jusqu’ici visés par des droits de douane de 50% sur un certain nombre de produits.Mais “nous n’anticipons pas d’impact particulier sur les précisions économiques des pays gagnants comme perdants”, relève la note, “les changements ne vont pas modifier significativement les volumes commerciaux ni les réorienter”.- Autres limites -Le décret sur les droits de 10% court jusqu’au 24 juillet, soit à peine plus de trois mois avant les élections de mi-mandat de novembre. Celles-ci pourraient voir les démocrates reprendre le contrôle de la Chambre des représentants au Congrès.Ces droits de douane ne sont possibles qu’en cas de grave déséquilibre de la balance des transactions courantes, qui regroupe l’ensemble des mouvements financiers entre deux pays, soit les échanges commerciaux mais aussi les flux financiers ou les investissements croisés, notamment.Mardi le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic a assuré devant les députés européens que les États-Unis “restaient engagés en faveur de l’accord avec l’Union européenne”, alors que les questions se posent à Bruxelles sur la validité de ce dernier depuis la décision de la Cour suprême.Les droits de douane retoqués vendredi par la Cour suprême des États-Unis s’appuyaient sur un texte de 1977 (l’IEEPA) autorisant l’exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès en cas d'”urgence économique”, laquelle n’a pas été démontrée, selon les magistrats.Les droits de douane concernés ont dépassé 130 milliards de dollars en 2025, selon des analystes.Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises. Le groupe de livraison de colis FedEx a porté plainte dès lundi contre le gouvernement.Annoncés en avril, les nouveaux droits de douane visaient les pays avec lesquels les États-Unis affichaient un déficit commercial dans les échanges de biens, le président américain les voyant comme un outil pour les rééquilibrer.L’objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l’État fédéral pour compenser des baisses d’impôts.Il était cependant en partie revenu en arrière en ajoutant des exceptions pour un certain nombre de produits, en particulier ceux qui ne peuvent pas être fabriqués ou cultivés aux États-Unis.Ces surtaxes avaient également servi de base de négociations pour la signature d’accords commerciaux avec les principaux partenaires de Washington.

Après Paris, Shein prend ses quartiers mercredi dans cinq BHV de province

Initialement annoncées pour fin 2025, des boutiques Shein ouvriront mercredi dans cinq BHV (ex-Galeries Lafayette) de province, quatre mois après le tollé suscité par l’installation du premier magasin au monde de la marque de mode asiatique ultra-éphémère au BHV Marais, à Paris.Ces ouvertures à Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims découlent d’un partenariat dévoilé en octobre par l’exploitant du BHV — la Société des grands magasins (SGM) cofondée par Frédéric Merlin — et le géant de la vente en ligne Shein, régulièrement accusé de concurrence déloyale et de pollution environnementale.Mi-novembre, Frédéric Merlin avait annoncé le report des ouvertures en province, en pleine tempête médiatique après la découverte de poupées sexuelles à l’apparence de fillettes et d’armes de catégorie A sur la section du site de Shein dédiée aux vendeurs tiers.Le dirigeant avait invoqué la nécessité d'”adapter l’offre” et la “politique de prix”, dix jours après l’inauguration d’un magasin Shein physique et pérenne dans l’historique Bazar de l’Hôtel de ville à Paris.Le déploiement des nouveaux espaces Shein, de 500 à 1.000 m2 environ selon les villes, se fera “de manière progressive”, selon Shein et la SGM.Dans un premier temps, l’offre, essentiellement “hivernale”, sera “sensiblement identique” dans les BHV concernés, a précisé à l’AFP le porte-parole de Shein en France, Quentin Ruffat. Puis, “à partir de début avril”, elle intégrera plus “de références saisonnières” et des produits “en phase avec les préférences observées localement”.Shein sera désormais responsable des commandes et du choix des assortiments, la SGM conservant la gestion des vendeurs, a-t-il ajouté.”Nous allons changer de modèle d’exploitation”, le BHV devant percevoir “une commission à la vente”, a indiqué vendredi au Figaro Frédéric Merlin, et si l’expérimentation Shein “ne marche pas dans un an, on arrêtera.”A Paris, elle n’a pas encore porté ses fruits, a reconnu M. Merlin en janvier devant le Sénat. – “Une faute” -Les clients ont notamment eu “l’impression” d’y trouver des prix plus élevés qu’en ligne, à tort, selon M. Ruffat, qui envisage des “opérations commerciales” en région et promet un “choix plus large”.Le partenariat avec la SGM a suscité une levée de boucliers à l’automne parmi les commerçants et une partie de la classe politique, dont l’ancien ministre de la Transition écologique et maire d’Angers, Christophe Béchu (Horizons), qui n’a pas réagi mardi.”Faire rentrer Shein dans la bergerie de nos magasins est une erreur, voire une faute” a redit mardi sur RTL le président de l’Alliance du commerce, Bernard Cherqui, pointant du doigt la quête de “respectabilité” de la plateforme et les “grandes difficultés” du BHV.Opposé à l’arrivée de Shein, le groupe Galeries Lafayette a rompu son contrat avec la SGM concernant sept magasins de province, rebaptisés BHV, ce qui a “compliqué” leur situation, selon la CFDT. Ces “magasins se vident” faute de livraisons ou en raison du départ de marques, dénonce auprès de l’AFP Sabine Le Bourhis, déléguée syndicale centrale CFDT, soulignant qu’un droit d’alerte économique a été lancé fin janvier par le CSE central des BHV de province, après un précédent en 2025. Une centaine de marques (Guerlain, Dior, Sandro, etc.) sont également parties du grand magasin parisien, protestant contre l’arrivée de Shein ou des retards de paiements. Selon Quentin Ruffat, le partenariat vise à “montrer qu’on peut avoir un impact positif” sur les autres marques comme sur la “revitalisation des centres-villes”, un thème prisé à l’approche des élections municipales.Sollicitée par l’AFP, la mairie de Limoges a rappelé ne pouvoir “interdire l’implantation d’un commerce, en dehors d’exceptions très encadrées”. Le maire DVD Émile Roger Lombertie “en appelle donc à la responsabilité des consommateurs” pour soutenir les “marques françaises et européennes” de l’habillement, “en grave souffrance”. Fondée en 2012 en Chine et désormais basée à Singapour, Shein cristallise les tensions autour de la régulation du commerce en ligne.La semaine dernière, l’Union européenne a ouvert une enquête contre la plateforme dans l’affaire des poupées sexuelles d’apparence enfantine.En France, l’État français réclame le blocage de sa place de marché (ou “marketplace”), réservée aux vendeurs tiers, après avoir échoué à obtenir une interdiction totale du site. La justice doit se prononcer en appel le 19 mars.

Sur le marché du travail, l’égalité hommes-femmes n’est une réalité nulle part selon la Banque mondiale

Un accès pleinement égalitaire au marché du travail entre les hommes et les femmes n’est une réalité dans aucun pays de la planète et seules 4% des femmes vivent dans des pays proposant des conditions proches de l’égalité, a alerté mardi la Banque mondiale.Selon son rapport annuel consacré aux femmes, les affaires et le droit (WBL), même lorsque des lois sont votées, les conditions de leur application ne sont réelles que dans environ la moitié des cas, soulignant l’énorme travail qu’il reste à réaliser entre le vote d’un texte et sa mise en oeuvre.”Même dans les économies ayant réalisé les réformes, les femmes doivent faire face à des contraintes dans l’accès au travail, la création d’entreprises et concernant la sécurité nécessaire pour profiter des opportunités qui peuvent exister”, a souligné le chef économiste de l’institution, Indermit Gill, cité dans le rapport.Or ces inégalités pèsent sur les économies nationales, qui voient leur PIB potentiel abaissé de 15% à 20% en moyenne du fait de la sous-participation des femmes. Cela entraîne un lourd manque à gagner en termes de recettes fiscales pour les Etats.L’un des principaux points où l’ensemble des pays montrent un retard certain en la matière reste la sécurité des femmes, tant dans l’espace privé que public, qui pèse sur leur capacité à participer à la vie économique.”Les femmes ne bénéficient que du tiers des protections juridiques nécessaires en termes de violences domestiques, harcèlement sexuel, féminicides ou mariages avant la majorité”, a souligné la responsable du rapport, Tea Trumbic, lors d’une présentation à Washington.Et lorsque les lois existent, “leur application reste faible partout”, a-t-elle regretté, “lors de violences domestiques par exemple, les plaintes ne sont pas nécessairement enregistrées par les agents de police et il n’y a pas d’enquête”.Le rapport, dont la méthodologie a été révisée, prend en compte les textes de lois votés, mais aussi les services publics mis en place afin de soutenir l’activité professionnelle des femmes et l’application réelle des textes.- Progrès réalisés malgré tout -La Banque souligne l’importance de réaliser les réformes nécessaires alors que 1,2 milliard de personnes, dont la moitié de femmes, intègreront le marché du travail dans les dix prochaines années.”Beaucoup y entreront dans des régions où les barrières sont les plus marquées et où l’effet positif sur la croissance” de leur participation “est le plus nécessaire”, a relevé Mme Trumbic.”Assurer l’accès égalitaire aux opportunités pour les femmes est bénéfique pour les sociétés dans leur ensemble, pas uniquement pour les femmes”, a-t-elle souligné.Les données de la Banque mondiale établissent en effet que, dans les pays où les femmes disposent de plus d’opportunités en la matière, le taux de participation des hommes au marché du travail est également le plus élevé.Sans surprise, les économies avancées sont celles où les conditions sont le plus proche de l’égalité, avec l’Espagne en tête de peloton, selon les statistiques publiées dans le rapport. A l’inverse, les pays du Moyen-Orient et du Pacifique sont encore à la traîne.Mais les principaux progrès sont venus de pays à bas revenus ou en développement, en particulier d’Afrique et du Proche-Orient, à commencer par l’Égypte, Madagascar ou la Somalie, avec des efforts notamment pour réduire les restrictions d’accès à certains métiers, imposer un salaire égal à tâche équivalente ou créer des congés parentaux.Entre 2023 et 2025, près de 70 pays ont voté une centaine de réformes, en cumulé, afin d’améliorer l’accès des femmes au marché du travail et à l’entrepreneuriat.

AMD reçoit une commande monstre de Meta mais va devoir céder jusqu’à 10% de son capital

Le géant des réseaux sociaux Meta a conclu un accord pour l’achat de millions de puces à AMD, incluant la cession d’actions de ce dernier au propriétaire de Facebook.  AMD s’est engagé à livrer, à partir du second semestre 2026, des processeurs graphiques (GPU), très prisés dans l’intelligence artificielle, représentant une puissance totale de six gigawatts (GW).Lors d’une conférence téléphonique, la directrice financière d’AMD, Jean Hu, a évoqué un montant à “deux chiffres” en milliards de dollars par gigawatt, ce qui signifie qu’il devrait atteindre au moins 60 milliards de dollars. Selon le Wall Street Journal, le contrat se monterait, au total, à plus de 100 milliards de dollars.Sollicité par l’AFP à ce sujet ainsi que concernant la durée exacte du partenariat pluriannuel, Meta n’a pas donné suite dans l’immédiat.Vers 14H50 GMT, l’action AMD prenait 6,48%.S’il n’est pas possible de déterminer un nombre exact de processeurs sur la base de ce seul chiffre, cela représente plusieurs millions de GPU.”C’est une étape importante pour Meta dans la diversification de ses capacités informatiques”, a commenté Mark Zuckerberg, patron de Meta.Ce nouveau contrat monstre confirme l’appétit de Meta dans le développement de l’IA.Longtemps considéré comme mal positionné dans cette course, ses modèles d’intelligence artificielle étant jugés inférieurs à la concurrence, le groupe de Menlo Park (Californie) s’est nettement renforcé dans le domaine au second semestre 2025. Il a recruté, souvent à prix d’or, plusieurs figures du secteur, et poussé le curseur de ses investissements.Après avoir dépensé 72 milliards de dollars, l’essentiel dans de nouvelles capacités pour l’IA, des centres de données aux puces, il prévoit un budget d’investissement compris entre 115 et 135 milliards de dollars en 2026.- Contester Nvidia -Quant à AMD, ce nouveau contrat lui permet de poursuivre son repositionnement vis-à-vis du mastodonte des puces spécialisées pour l’IA Nvidia, première capitalisation boursière au monde, qui a pour l’heure une bonne longueur d’avance.Le groupe de Santa Clara (Californie) doit lancer, au second semestre, son nouveau processeur graphique MI450, qu’AMD espère voir rivaliser avec la nouvelle architecture GPU de Nvidia, le Rubin, également attendu pour la deuxième moitié de 2026.L’accord annoncé mardi prévoit l’émission et la cession à Meta de 160 millions de “warrants”, des produits financiers dérivés qui peuvent être transformés en actions sous certaines conditions, principalement liées aux livraisons ainsi qu’à l’évolution du cours du titre.Au maximum, Meta pourrait ainsi posséder à terme 10% des actions d’AMD, sur la base du nombre de titres actuellement en circulation.Il s’agit d’un accord atypique, le fournisseur acceptant, outre de livrer ses produits, d’octroyer, sans contrepartie financière, ses propres actions au donneur d’ordre.Un accord similaire avait été conclu entre AMD et OpenAI en octobre, avec le même nombre de “warrants” à la clef.L’idée, selon la directrice financière Jean Hu, est d'”aligner les intérêts des deux sociétés”.”C’est un vote de confiance pour AMD et ses équipements IA de nouvelle génération”, a commenté, dans une note, Matt Britzman, analyste d’Hargreaves Lansdown.Pour autant, la clause prévoyant l’octroi d’actions “suggère qu’il pourrait avoir du mal à générer de la demande organique” pour ses processeurs.Pour l’analyste, les caractéristiques de ce contrat montrent à quel point “Nvidia est encore dominant” sur le marché des processeurs IA.”AMD a dû améliorer les conditions avec des actions”, souligne-t-il. “On ne voit pas Nvidia faire ça pour s’assurer de la demande” pour ses puces.A Wall Street, le titre Nvidia lâchait 0,83%.”Si le produit est si bon, pourquoi AMD doit-il lâcher 10% de son capital” pour conclure un contrat? a interrogé, lors de la conférence téléphonique, Vivek Arya, analyste de Bank of America.La PDG Lisa Su a défendu cet accord, le présentant comme un “partenariat de transformation”, qui va sensiblement accélérer les volumes produits par AMD pour les centres de données et l’IA.

Wall Street cherche à rebondir, malgré les tensions sur l’IA et les droits de douane

La Bourse de New York évolue en hausse prudente mardi, sur fond de nouvelles incertitudes commerciales aux Etats-Unis et nombreuses inquiétudes autour de l’intelligence artificielle (IA).Vers 15H00 GMT, le Dow Jones avançait de 0,43%, l’indice Nasdaq glanait 0,29% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,13%. La veille, la place américaine a terminé en nette baisse. “La situation s’est un peu calmée ce matin, mais les inquiétudes (…) ne sont pas totalement dissipées”, relève Patrick O’Hare, de Briefing.com.”Les investisseurs sont toujours préoccupés par cette question de l’intelligence artificielle”, relève auprès de l’AFP Christopher Low, de FHN Financial.Selon lui, les gains attendus de productivité “profitent à si peu de personnes qu’elles ne représentent qu’une fraction de l’économie”. “Du point de vue des investisseurs, la question se pose donc de savoir où placer leur capital”, assure-t-il.Des pans entiers de la place américaine souffrent depuis plusieurs mois des conséquences de l’IA pour leur modèle économique, à commencer par le secteur des logiciels.A ce titre, une nouvelle démonstration organisée par Anthropic, derière l’assistant Claude, sera particulièrement suivi dans la journée.Les investisseurs s’interrogent aussi sur la rentabilité des dépenses colossales des groupes de la tech dans l’intelligence artificielle, que ces entreprises financent de plus en plus en s’endettant.Ce qui n’empêche pas certaines annonces d’être bien accueillies.Mardi, le fabricant de puces AMD avançait de plus de 7% après s’être engagé à livrer des millions de processeurs graphiques au géant de la tech Meta (Facebook, Instagram). Le montant du contrat représenterait “deux chiffres”, en milliards de dollars, a indiqué la patronne d’AMD Lisa Su à des analystes, selon Bloomberg.”En arrière-plan, il y a la question des droits de douane” dans toutes les têtes, prévient Christopher Low.”Il est désormais clair” que le revers infligé par la Cour suprême des Etats-Unis à Donald Trump sur sa politique commerciale “perturbe surtout le marché”.Une nouvelle surtaxe mondiale de 10% est entrée en vigueur mardi. Et M. Low attend “des perturbations dans les accords commerciaux qui ont mis des mois à être conclus”.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’Etat américain à 10 ans se tendait légèrement à 4,04% vers 14H55 GMT contre 4,03% à la clôture vendredi.Les acteurs du marché suivront aussi avec attention un discours très attendu de Donald Trump devant le Parlement américain, à partir de 21H00 locales (02H00 GMT mercredi).Ailleurs à la cote, le fabricant d’électroménager Whirlpool (-7,47% à 77,05 dollars) chutait à l’annonce d’une émission de nouvelles actions, pour un total de 800 millions de dollars. L’entreprise assure que le montant récolté lui servira à rembourser sa dette et à procéder à de nouveaux investissements.La chaîne américaine de magasins de bricolage Home Depot (+3,23% à 388,28 dollars) était en hausse, après avoir dépassé les attentes au quatrième trimestre 2025.Son patron s’est félicité de gains de parts de marché sur l’ensemble de l’année dernière dans un contexte de pression sur l’immobilier et d’incertitudes chez les consommateurs.