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France: léger ralentissement de l’inflation en octobre à 0,9% sur un an

Les prix à la consommation ont augmenté en France de 0,9% sur un an en octobre, un ralentissement après le rebond de 1,2% en septembre, notamment en raison d’un recul des prix de l’énergie et de l’alimentation, selon l’Insee vendredi.L’Insee a légèrement révisé à la baisse son estimation, de 0,1 point par rapport aux chiffres provisoires de la fin du mois d’octobre. Sur un an, les prix des produits pétroliers, comme le gazole, se sont repliés, avec une baisse plus soutenue qu’au mois de septembre en ce qui concerne les prix de l’essence (-1,9% après -0,4%). Les prix de l’électricité ont également baissé à un rythme un peu plus soutenu (-13,8% après -13,7%).Les prix du gaz ralentissent aussi fortement (+1,1% après +6,4% le mois précédent), et ceux du tabac augmentent sur un an (+4,1%).La diminution de l’inflation alimentaire sur un an (+1,3% après +1,7%) s’explique “exclusivement” par un repli des prix des produits frais en particulier des légumes frais, ainsi qu’un ralentissement des prix des fruits frais (+1,7% après 2,4%), relève l’Insee.Mais hormis pour ces produits, l’inflation alimentaire augmente de nouveau légèrement (+1,8% après +1,7%) et se traduit notamment par de nouvelles accélérations des prix du lait, des fromages, des oeufs, de la viande. En revanche, l’Insee observe un ralentissement sur un an pour les prix du sucre, de la confiture, du miel, du chocolat et de la confiserie (+5,1% après +5,4%), ainsi que pour ceux des boissons non-alcoolisées (+9,3% après +9,5%), également marquée par un ralentissement de la hausse des prix. A noter également une baisse des prix des produits manufacturés qui diminuent sur un an de 0,5% en octobre (après -0,4% en septembre). C’est notamment le cas des prix des produits de l’habillement, et des chaussures dont la hausse ralentit sur un an (+0,3% après +0,6%) ainsi que ceux des véhicules (+0,4% après +0,9%).L’Insee observe également une baisse plus marquée pour les prix des équipements de sport (-1,6% après -0,9%), et moins forte des prix des gros appareils ménagers (-2,4% après -3,2%). L’inflation des prix des services augmente de 2,4% sur un an, comme en septembre, note l’Insee, tirée par un fort rebond des prix des services de communication (+2% après -1,4%), tandis que les prix des transport baissent de façon moins marquée qu’en septembre (-1,8% après -2%). Les prix des services d’assurance ont également ralenti sur un an (+2,8% après +3%) ainsi que ceux de l’hébergement (+3,2% après +3,4%) et des services culturels et récréatifs (+2,4% après +2,5%). 

La Bourse de Paris évolue en baisse lestée par l’incertitude autour de la Fed

La Bourse de Paris évolue en recul vendredi, tirée vers le bas par des espoirs amoindris d’un assouplissement monétaire à venir aux Etats-Unis, en l’absence de données économiques clés.Vers 10H45 heure de Paris, l’indice CAC 40 perdait 0,85%, soit une perte de 69,59 points, pour s’établir à 8.162,90 points.Jeudi, l’indice vedette de la Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,11%, à 8.232,49 points. Il a toutefois inscrit un nouveau record absolu au début de la séance à 8.314,23 points, franchissant pour la première fois de son histoire la barre des 8.300 points.”Le sentiment de marché oscille fortement cette semaine, reflétant un choc de récits qui laisse les investisseurs en quête de direction”, commente Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com.Elle évoque d’un côté “l’optimisme lié à la fin du +shutdown+ du gouvernement américain”, et de l’autre, “le retour des inquiétudes sur la durabilité du boom de l’IA et la résistance des responsables de la Réserve fédérale (Fed) face aux anticipations agressives de baisses de taux”.La fin de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis avait en effet d’abord soulagé les marchés, poussant même le CAC 40 jusqu’à des records en séance, mais laisse désormais place à un flou statistique quant à l’état de l’économie américaine. Le shutdown a en effet retardé la publication d’un certain nombre de données économiques clés.Lors de sa prochaine réunion de politique monétaire en décembre, la Fed “devra arbitrer avec un indicateur amputé, un handicap majeur alors que l’état du marché du travail reste central pour son scénario de taux”, explique John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank. Des membres de l’institution monétaire se sont d’ailleurs exprimés avec un ton plus prudent. En conséquence, “les investisseurs ont revu à la baisse leurs attentes concernant l’assouplissement de la politique monétaire de la Fed à court terme”, relèvent les analystes de Natixis.Ubisoft suspendu en BourseLa cotation du géant français des jeux vidéo Ubisoft a été suspendue vendredi à la Bourse de Paris à sa demande, au lendemain de l’annonce du report de publication de ses résultats du premier semestre.Le titre est suspendu à compter de l’ouverture du marché ce vendredi “à la demande de la société, à la suite de la publication d’un communiqué de presse et jusqu’à nouvel avis”, selon une notice d’Euronext.Le titre de l’éditeur, qui compte dans son catalogue des jeux majeurs comme “Assassin’s Creed”, “Far Cry” ou “Just Dance”, a dévissé de presque 50% depuis le début de l’année.

Un “Emmaüs de la mer” à la recherche de trésors recyclables dans les cimetières de bateaux

Aux portes de la Camargue, des dizaines de coques percées, recouvertes de lichen, gisent sur un terrain vague au fond d’un port. Un cimetière de bateaux devenu le terrain de jeu d’une association qui recycle des pièces de navires de plaisance voués à la casse.”On est des pilleurs d’épaves”, lâche en souriant Guillaume Delaunay, l’un des trois bénévoles de La Tribu Maritime, affairé à dévisser un vieux tableau de bord qu’il imagine déjà en jouet pour enfants.Cette petite association, active sur la façade méditerranéenne, explore les bateaux promis à la destruction pour y dénicher des pièces détachées réutilisables ou recyclables qu’elle revend depuis peu à des particuliers, tel un “Emmaüs de la mer”.Elle est l’une des rares ressourceries en France spécialisée dans le matériel maritime et nautique, avec la Recyclerie Maritime au Croisic (Loire-Atlantique).Depuis janvier, elle estime avoir permis d’éviter 3,3 tonnes de déchets en intervenant en amont de la déconstruction des navires. Environ un tiers provient du cimetière de port Napoléon, à Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône), avec qui l’association a signé un partenariat. Le reste a été récupéré sur les bateaux de propriétaires volontaires.Ce jour-là, la collecte est fructueuse: trois portes en bois exotique, des caillebotis et deux longs hublots en métal, “réutilisables sur un bateau, mais aussi dans un camping-car ou même une salle de bain…”, s’enthousiasme le co-fondateur de La Tribu, Thomas Bekkers.Conséquence de l’essor de la navigation de plaisance depuis les années 1950, la France compterait actuellement quelque 150.000 bateaux en fin de vie, selon le site du ministère de la Transition écologique, citant des chiffres de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).Au port Napoléon, le directeur Emmanuel Juste voit les épaves s’accumuler depuis son arrivée, il y a huit ans. Un “empêchement à son activité économique” selon lui, puisque sur 1.000 places à sec (et 250 à flot), 50 bateaux ont déjà acquis le statut d’épave et 20 à 50 sont en passe de l’acquérir.Un navire de plaisance “est vendu neuf, donc cher, à quelqu’un qui en a les moyens. Puis il est revendu d’occasion (…) à des propriétaires qui ont de moins en moins les moyens. Et avec le temps, le bateau se dégrade. Au bout de 40 ans, les propriétaires ne peuvent plus assumer le rattrapage des travaux coûteux”, analyse-t-il.  Ces navires deviennent d’abord des “bateaux ventouses”: ils ne naviguent plus, se détériorent lentement, puis finissent souvent abandonnés à la suite d’un événement de la vie, comme un décès ou une faillite.- 5 euros le compas de navigation -Or pendant longtemps, ce stock d’épaves n’a pas été anticipé, regrette M. Juste, car ce n’est que depuis 2019 que la déconstruction des bateaux de plaisance est gratuite pour les propriétaires.Gérée par l’APER (Association pour la Plaisance Eco–Responsable), éco-organisme labellisé, la filière de déconstruction, qui applique le principe de “pollueur-payeur”, est financée par une éco-contribution sur la vente de bateaux neufs.Depuis 2019, plus de 13.100 bateaux ont été détruits, dont 2.500 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon les chiffres de l’APER, qui a signé une convention avec La Tribu Maritime fin 2024 pour développer la filière du réemploi. Reste, pour le directeur de port Napoléon, le problème des coûts non pris en charge: le transport jusqu’au centre de déconstruction – jusqu’à 10.000 euros pour les plus grands navires – et surtout la destruction des bateaux sous pavillon étranger – environ 1.000 euros la tonne. Alors “chaque kilo recyclé, ce sont des coûts en moins”, assure Emmanuel Juste. D’où l’intérêt pour tous de développer cette filière.Un constat partagé par les plaisanciers venus chiner de bonnes affaires vendredi à la ressourcerie ouverte fin octobre par La Tribu, à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Oscar Damaso, éducateur spécialisé proche de la retraite et co-fondateur de l’association, accueille dans le petit hangar spartiate.À la recherche d’un nouveau compas vertical pour leur bateau, Peggy Barroso et son amie lorgnent sur le prix scotché sur le bac: cinq euros. “Neuf, ça coûte entre 100 et 150 euros”.

Après l’amende géante de l’UE, Google propose des engagements pour éviter une scission

Google a proposé à l’UE des mesures visant à éviter une scission de ses activités dans la publicité en ligne, après la lourde amende qui lui avait été infligée par Bruxelles en septembre pour abus de position dominante, a annoncé vendredi le groupe américain.Dans ce dossier dit “Google Adtech”, le géant de la tech avait jusqu’à cette semaine pour proposer des mesures permettant de mettre un terme définitif à des atteintes à la concurrence, qui lui ont valu d’être sanctionné à hauteur de 2,95 milliards d’euros.Tout en continuant de contester la décision de l’UE, contre laquelle il entend faire appel, Google a écarté, comme le groupe l’avait toujours fait jusqu’ici, la solution la plus radicale pour rétablir les conditions d’une concurrence loyale: la vente de tout ou partie des activités en cause, qui auraient entraîné de fait une scission du groupe.Reste maintenant à voir si Bruxelles acceptera les engagements détaillés de Google.”Nous allons analyser les mesures proposées par Google, pour vérifier si elles pourraient mettre fin” aux pratiques dénoncées et aux conflits d’intérêt inhérents à ses activités, a précisé une porte-parole de la Commission.Bruxelles avait opté en septembre pour une amende de près de 3 milliards d’euros pour sanctionner le groupe, estimant qu’il avait abusé de sa position dominante dans la pub en ligne, mais sans aller jusqu’à lui ordonner une scission pure et simple.Cependant, la Commission n’avait pas exclu d’exiger une telle mesure si les engagements du groupe pour remédier aux atteintes à la concurrence ne lui convenaient pas, et avait donné 60 jours à Google pour lui faire des propositions.Google est dans le collimateur de Bruxelles en raison de ses agissements présumés dans plusieurs segments du secteur de la publicité en ligne. Le groupe propose plusieurs services qui jouent les intermédiaires entre les annonceurs et les sites web: AdX, plateforme dédiée à l’achat et la vente d’espaces publicitaires, DFP (DoubleClick for publishers), service pour les sites et apps diffusant des publicités, et Google Ads/DV 360, outils destinés aux annonceurs.- Critiques de Trump -Or, la Commission estime que DFP, Google Ads et DV 360, commettent des abus de position dominante notamment en favorisant AdX par rapport aux plateformes rivales.”Notre proposition répond pleinement à la décision de la Commission, sans avoir recours à une scission disruptive, qui porterait atteinte aux milliers d’annonceurs et diffuseurs de publicités qui utilisent les outils de Google pour développer leur activité”, a assuré un porte-parole du groupe américain.Cela mêle des changements “immédiats” pour mettre un terme aux pratiques sanctionnées, et des “mesures importantes” contre les conflits d’intérêts allégués par Bruxelles, précise le groupe.Le président américain Donald Trump s’en était pris à l’UE pour l’amende infligée en septembre qu’il avait qualifiée d'”injuste”, mais le groupe fait face aux mêmes accusations d’abus de position dominante de la part du gouvernement américain, lors d’un procès qui se déroule en ce moment aux Etats-Unis.Lors d’une audience fin septembre devant une cour fédérale de Virginie, Google a proposé de changer ses pratiques commerciales, sans en passer là aussi par une cession qu’il considère comme trop radicale. Les plaidoieries finales sont prévues lundi, et le jugement dans ce procès américain est attendu dans les semaines ou les mois qui viennent.Dans une autre affaire antitrust retentissante, le groupe a déjà échappé cette année à une scission de son navigateur Chrome, qui était pourtant réclamée par le gouvernement américain.Par ailleurs, la Commission a ouvert jeudi une nouvelle enquête contre Google, dans un tout autre domaine, le soupçonnant cette fois de pénaliser certaines sites d’information dans les résultats de son moteur de recherche, se dont le groupe se défend.

Budget: l’Assemblée ne siègera pas ce week-end, une décision “inacceptable” pour la gauche

L’Assemblée nationale, qui vient tout juste de reprendre l’examen sur le projet de loi de finances, ne siègera finalement pas ce week-end comme prévu, a annoncé le gouvernement jeudi soir, raccourcissant ainsi les débats sur un texte pourtant discuté dans des délais serrés.La gauche s’est immédiatement offusquée de cette décision, certains députés accusant l’exécutif de chercher à empêcher la tenue d’un vote. Sur la partie du budget de l’Etat consacrée aux recettes, un vote était initialement prévu lundi. Mais “au rythme auquel nous avançons il est évident que lundi nous ne terminerons pas les 1.900 amendements” restants sur ce premier volet, a déclaré peu avant minuit jeudi le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. Après plusieurs semaines de discussions budgétaires, “nous devons également tenir compte de la fatigue qui existe chez les députés, chez les collaborateurs, chez les administrateurs” de l’Assemblée, a-t-il ajouté dans l’hémicycle, en précisant avoir été “saisi” par plusieurs groupes sur la question. Les débats ne se poursuivrons donc pas “samedi et dimanche”, a-t-il annoncé, mais reprendront lundi dès 9H00, au lieu du milieu de journée. Une décision immédiatement qualifiée d'”inacceptable” par la cheffe des députés écologistes Cyrielle Chatelain, qui a accusé l’exécutif “d’organiser (…) le fait que cette assemblée ne puisse pas se prononcer sur le budget”.”Ne prenez pas prétexte sur la fatigue des uns et des autres” pour “nous empêcher de pouvoir voter sur le budget de l’État”, a abondé le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels. S’il semble clair que les députés n’auront pas le temps d’aller au bout, un vote sur la seule partie recettes n’est pas non plus assuré.Les socialistes procéderont “à des retraits massifs d’amendements” afin que l’Assemblée puisse “voter”, a déclaré le député Philippe Brun, en disant regretter la décision du gouvernement. LFI a dit avoir déjà renoncé à 15% de ses amendements et être prête à en retirer davantage.- “Mauvaises conditions” -Plus tôt dans la soirée, des députés du Rassemblement national, des Républicains, de Renaissance et du groupe indépendant Liot avaient demandé une pause ce week-end. “On commence à mon avis à travailler dans de mauvaises conditions”, a lancé le député RN Jean-Philippe Tanguy. L’examen du budget de l’Etat, commencé il y a trois semaines, s’était interrompu durant 9 jours consacrés au budget de la Sécu, avec le vote mercredi de la “suspension” de la réforme des retraites de 2023.Mais l’examen du texte n’a pas pu aller à son terme. Et même si l’ensemble des amendements adoptés ont été transmis au Sénat sur les articles ayant pu être examinés, certains groupes et le gouvernement sont accusés de s’arranger de la situation. “Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote”, reconnaît un cadre Renaissance à propos du budget de l’Etat. Jeudi matin, le gouvernement a d’ailleurs subi un revers: les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10% sur les retraites, dont la suppression aurait généré d’importantes économies.La copie initiale du budget pour 2026 prévoit de remplacer cet abattement de 10% par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.L’objectif, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, serait de créer de “la solidarité entre retraités” en permettant une “baisse d’impôt pour 1,6 million” des plus modestes, tout en augmentant celui des autres.  Mais la mesure a provoqué une levée de boucliers. L’essentiel de la gauche, de l’alliance RN-UDR et des députés LR ont joint leurs voix pour l’effacer.”Il est hors de question de s’attaquer au pouvoir d’achat (…) de ceux qui ont travaillé toute leur vie”, a tonné Laurent Wauquiez, patron du groupe Les Républicains.Le communiste Nicolas Sansu a rappelé que la mesure provoquerait une hausse d’impôt “dès 1667 euros de pension mensuelle”. Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.Auparavant, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. Si la gauche a échoué à faire adopter sa “taxe Zucman”, plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une “folie fiscale”.

En nette baisse, Wall Street montre des signes d’inquiétude

La Bourse de New York a reculé jeudi, les questionnements autour des dépenses liées à l’intelligence artificielle (IA) plombant les valeurs technologiques, tandis que les investisseurs ont réévalué aussi en baisse leurs anticipations de nouvelles diminutions des taux de la banque centrale américaine (Fed).Au lendemain d’un record en clôture, le Dow Jones a perdu 1,65%. L’indice Nasdaq s’est replié de 2,29% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 1,65%.Après 43 jours de “shutdown”, le déblocage budgétaire aux Etats-Unis “est devenu un événement où l’on achète la rumeur et vend la nouvelle”, c’est-à-dire qu’il avait déjà été intégré dans les cours ces derniers jours, a estimé Jose Torres, analyste d’Interactive Brokers.Selon lui, “les investisseurs concentrent désormais leur attention sur les valorisations élevées des valeurs technologiques et sur une série de déclarations prudentes de la part des représentants de la Fed”.Comme plus tôt dans la semaine, les “Sept Magnifiques”, surnom donné aux grands noms de la tech, ont fini majoritairement à la peine, à l’instar de Nvidia (-3,58%), Tesla (-6,64%) ou Alphabet (-2,89%).Des doutes émergent parmi certains acteurs du marché “concernant la possibilité que les importantes dépenses d’investissement dans l’IA se traduisent par des rendements élevés”, a souligné Jose Torres.La compétition féroce pour le développement de l’IA générative a conduit les géants du secteur à multiplier leurs dépenses d’investissement, à coups de dizaines voire centaines de milliards de dollars.En parallèle, les investisseurs craignent de plus en plus que la banque centrale américaine ne suspende sa politique de détente monétaire.La présidente de la Fed de Boston Susan Collins, qui vote cette année sur les taux directeurs, a affirmé mercredi que “la barre (était) plutôt haute” pour envisager une nouvelle détente des taux à court terme, en ajoutant qu’elle voudrait d’abord s’assurer que l’inflation décélère “durablement”.Et jeudi, selon l’agence Bloomberg, un de ses collègues, Alberto Musalem, a exprimé un avis similaire, estimant que “la marge de manœuvre pour un nouvel assouplissement est limitée sans que la politique monétaire ne devienne trop accommodante”.Ces propos ont eu un fort impact chez les acteurs du marché, qui sont actuellement partagés quant à une nouvelle réduction des taux de la Fed en décembre, selon l’outil de veille CME FedWatch. Ils étaient pourtant plus confiants la veille.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain s’inscrivait autour de 4,12% vers 21H25 GMT contre 4,07% la veille.Côté entreprises, Disney (-7,75% à 107,61 dollars) a été plombé par ses résultats du quatrième trimestre de son exercice comptable décalé.Son chiffre d’affaires totalise 22,5 milliards de dollars (-0,5%), quand le marché attendait 22,8 milliards, un repli explicable notamment par les performances en demi-teinte des films des studios du groupe.Le spécialiste des équipements de télécommunications Cisco (+4,62% à 77,38 dollars) a lui profité de ses performances financières, jugées encourageantes par les investisseurs.Le géant américain du café Starbucks (-0,94% à 86,44 dollars) a cédé un peu de terrain, alors que des employés syndicalisés ont lancé jeudi une grève d’une durée indéterminée à travers les Etats-Unis.

Yquem, Romanée-Conti, Pétrus: 2.500 bouteilles du marquis de Lur-Saluces vendues aux enchères à Paris

Yquem, Romanée-Conti, Pétrus… Près de 2.500 bouteilles issues de la cave du marquis de Lur-Saluces, figure du vin français, ont été vendues aux enchères jeudi à Paris pour un total de 784.200 euros (frais inclus), soit le double de l’estimation initiale, selon l’expert Ambroise de Montigny.Organisée par la maison Daguerre en collaboration avec Ambroise de Montigny, la vente s’est tenue à l’Hôtel Drouot dans une “salle bondée”, s’est réjoui le spécialiste auprès de l’AFP.”C’est plutôt un bon signe pour les ventes de vin qui sont généralement toutes dématérialisées”, a-t-il souligné. “On a eu une belle clientèle australienne, américaine et asiatique” et également “quelques restaurants étoilés français”, a-t-il précisé.Toutes les bouteilles provenaient de la cave personnelle d’Alexandre de Lur-Saluces au château de Fargues (Gironde), propriété du marquis pendant près de six décennies jusqu’à sa mort en 2023 à l’âge de 89 ans.L’essentiel de cette cave était constituée de millésimes de Château d’Yquem, seul premier cru supérieur de Sauternes, dans le Bordelais, dont il fut le président emblématique pendant plus de trente ans.La collection couvre près d’un siècle, de 1928 à 2019.”La différence de cette vente par rapport à d’autres en termes de vin, c’est qu’en principe, quand on vend une cave, on vend aussi bien des Bordeaux, des Bourgognes, des Sauternes… Là ce qui est mythique, c’est d’avoir 80% de la vente en Sauternes”, a précisé Ambroise de Montigny.Parmi les lots phares figuraient notamment des “crus rarissimes”, comme des bouteilles de 1935 vendues entre 3.250 et 3.770 euros et une bouteille de 1946 adjugée 3.640 euros. Outre les Sauternes, des crus Pétrus, Lafite Rothschild et Cheval Blanc ont également suscité l’enthousiasme des collectionneurs.Le record a été atteint par un vin de Bourgogne, un flacon de Romanée-Conti de 1990 vendu 17.000 euros. 

Les grévistes de Boeing ratifient l’accord social après plus de 100 jours d’arrêt de travail

Plus de 3.000 employés de plusieurs usines d’avions et armements militaires de Boeing ont ratifié jeudi l’accord social proposé par le constructeur aéronautique américain, mettant ainsi fin à une grève de plus de 100 jours.C’était la cinquième fois depuis fin juillet que les adhérents de l’IAM-District 837, branche locale du syndicat des machinistes (IAM), étaient consultés sur un projet de contrat social, qui va déterminer leurs conditions salariales et autres avantages pendant les cinq prochaines années.La dernière consultation, le 26 octobre, avait donné une victoire sur le fil au “non”, à 51% contre 49%. Le score de jeudi n’était pas disponible à ce stade.”Les membres de l’IAM-District sont restés forts et unis pendant plus de trois mois”, s’est félicité le syndicat dans un communiqué. “Nous sommes fiers de ce pour quoi nos adhérents ont lutté ensemble et nous sommes prêts à retourner construire les avions militaires les plus avancés au monde”, a-t-il poursuivi.Les négociateurs du syndicat avaient recommandé “l’acceptation de cette offre” lundi.Dans un communiqué distinct, Boeing a immédiatement réagi après l’annonce du syndicat. “Nous sommes ravis du résultat et nous avons hâte de retrouver toute notre équipe, de nouveau réunie le 17 novembre pour accompagner nos clients”, a indiqué l’avionneur.Pour emporter les dernières réticences, le groupe avait notamment porté la prime de ratification à 6.000 dollars, au lieu de 3.000 précédemment, et avait “garanti” que tous les grévistes retrouveraient un poste de travail.Boeing avait activé un plan de gestion de crise le 4 septembre et lancé le recrutement d’ouvriers “permanents” pour remplacer les grévistes. Ces derniers n’étaient par conséquent pas sûrs, jusqu’à cette dernière offre de la direction, de retrouver un poste immédiatement à la fin de la grève dans la même usine.Sans changement par rapport à l’offre précédente, le salaire annuel de base va passer, par étapes, de 75.000 dollars en moyenne à 109.000 dollars au terme des cinq ans de l’accord social.Depuis le 4 août, environ 3.200 employés de sites à Saint Louis et Saint Charles, dans le Missouri, et à Mascoutah, dans l’Illinois, avaient cessé le travail. Sont notamment fabriqués dans ces usines les avions de combat F-15 et F-18, l’appareil de formation des pilotes T-7 Red Hawk ainsi que le drone MQ-25.- Quatre “non” -Les négociateurs du groupe et du syndicat étaient tombés d’accord à plusieurs reprises depuis l’été sur un projet, mais les adhérents avaient voté “non” lors des quatre consultations précédentes (27 juillet, 3 août, 12 septembre et 26 octobre).”Avec les fêtes de fin d’année qui approchent, nous voulons faire en sorte que tout le monde retourne travailler et fournir une stabilité pour vous et vos familles avec de meilleurs salaires, assurance santé et jours de congés garantis”, avait indiqué lundi Steve Parker, président de la branche Défense, Espace et Sécurité (BDS) de Boeing, dans un message adressé aux employés concernés.Il expliquait alors que la nouvelle proposition avait été concoctée à partir des derniers retours des ouvriers qui souhaitaient en particulier “davantage d’argent immédiatement plutôt que recevoir des actions de Boeing”.Par ailleurs, les employés ayant cumulé plus de 80 heures de vacances – le plafond – pourront se faire payer le surplus au lieu de le perdre au 31 janvier.En septembre, les syndiqués avaient élaboré et pré-ratifié leur propre offre, mais elle avait été rejetée par l’avionneur.Beaucoup de grévistes ont pris un autre emploi pour subvenir à leurs besoins pendant cet arrêt de travail, l’aide financière versée par le syndicat étant assez réduite.Une grève de plus de cinquante jours, suivie par plus de 33.000 ouvriers syndiqués auprès de l’IAM-District 751, avait bloqué à l’automne 2024, dans la région de Seattle (nord-ouest), plusieurs usines cruciales de Boeing fabriquant des avions commerciaux dont son modèle le plus vendu, le 737 MAX.L’accord social ratifié pour y mettre fin prévoyait notamment un bonus de ratification de 12.000 dollars et une hausse salariale de 38% sur quatre ans.

Budget de la Sécu: selon la copie de l’Assemblée, le déficit pourrait atteindre 24 milliards d’euros, prévient Farandou

A l’issue de l’examen en première lecture projet de budget de la sécurité sociale à l’Assemblée, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s’est dit jeudi soir “inquiet du déficit”, dans un entretien au Parisien, estimant qu’il pourrait atteindre 24 milliards d’euros en 2026, plus que cette année.A ce stade “il nous manque beaucoup d’économies que l’on a du mal à faire voter”, a-t-il reconnu. “Notre objectif était de le réduire, en le faisant passer de 23 à 17 milliards d’euros. Aujourd’hui, selon nos derniers calculs, nous pourrions atteindre les 24 milliards”, a précisé le ministre.”Quand la copie finale arrivera à l’Assemblée en décembre, tout le monde devra faire un pas vers l’autre”, a-t-il ajouté, en appelant à “la responsabilité de tous les parlementaires”.Si le projet de budget de la Sécu était adopté dans sa version modifiée par l’Assemblée, “nous passerions d’un déficit de 17,5 milliards d’euros” prévu initialement par le gouvernement, à un déficit “d’environ 24,3 milliards d’euros”, avait aussi expliqué plus tôt dans la journée Thibault Bazin (LR),rapporteur général de la commission des Affaires sociales, au lendemain de la fin de l’examen du texte en première lecture par les députés.Selon ses calculs, les changements apportés par l’Assemblée nationale au projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 creuseraient son déficit de 6,8 milliards.Le projet de budget de la Sécurité sociale va être examiné par le Sénat à partir de la semaine prochaine, dans sa version modifiée par l’Assemblée.Interrogé par ailleurs sur l’intention du gouvernement de revoir le dispositif des ruptures conventionnelles dans le cadre de l’assurance chômage, M. Farandou a noté qu’elles “se sont beaucoup développées”.”Les allocations chômage versées à des salariés qui sortent de ruptures conventionnelles représentent un quart des versements”, a-t-il rappelé. “On peut craindre qu’il y ait une forme de dérive. Nous avons donc proposé aux partenaires sociaux de s’en emparer”, a-t-il dit.À quelle échéance ? “D’ici à la fin de l’année”, selon le ministre. “On voudrait aller assez vite pour trouver quelques centaines de millions d’euros d’économies. Toutes les pistes me vont bien”, a-t-il affirmé.

Boeing: les syndiqués ratifient l’offre d’accord social, la grève est finie

Plus de 3.000 employés de plusieurs usines de matériels militaires de Boeing ont ratifié jeudi l’accord social proposé par le constructeur aéronautique, mettant ainsi fin à une grève de plus de 100 jours, a annoncé la branche locale du syndicat des machinistes (IAM), dans un communiqué.C’était la cinquième fois depuis fin juillet que les adhérents de l’IAM-District 837 étaient consultés sur un projet de contrat social, qui va régenter leurs conditions salariales et autres avantages pour les cinq prochaines années.La dernière consultation, le 26 octobre, avait donné une victoire sur le fil au “non”, à 51% contre 49%. Le score de jeudi n’est pas disponible à ce stade.”Les membres de l’IAM-District sont restés forts et unis pendant plus de trois mois”, s’est félicité le syndicat. “Nous sommes fiers de ce pour quoi nos adhérents ont lutté ensemble et nous sommes prêts à retourner construire les avions militaires les plus avancés au monde”, a-t-il poursuivi.Boeing a immédiatement réagi après l’annonce du résultat dans un communiqué distinct.”Nous sommes ravis du résultat et nous avons hâte de retrouver toute notre équipe, de nouveau réunie le 17 novembre pour accompagner nos clients”, a indiqué l’avionneur.Pour emporter les dernières réticences, il avait notamment porté la prime de ratification à 6.000 dollars, au lieu de 3.000 précédemment, et avait “garanti” que tous les grévistes retrouveraient un poste de travail.Boeing a activé un plan de gestion de crise le 4 septembre, et lancé le recrutement d’ouvriers “permanents” pour remplacer les grévistes. Ces derniers n’étaient par conséquent pas sûrs, jusqu’à cette dernière offre de la direction, de retrouver un poste immédiatement à la fin de la grève ni dans la même usine.Sans changement par rapport à l’offre précédente, le salaire annuel de base va passer par étapes de 75.000 dollars en moyenne à 109.000 dollars au terme des cinq ans de l’accord social.Depuis le 4 août, environ 3.200 employés de sites à St. Louis et St. Charles dans le Missouri, et à Mascoutah dans l’Illinois, avaient cessé le travail. Sont notamment fabriqués dans ces usines les avions de combat F-15 et F-18, l’appareil de formation des pilotes T-7 Red Hawk, ainsi que le drone MQ-25.Les négociateurs du groupe et du syndicat étaient tombés d’accord à plusieurs reprises depuis l’été sur un projet mais les adhérents avaient voté “non” lors des quatre consultations précédentes (27 juillet, 3 août, 12 septembre et 26 octobre).