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Wall Street ouvre dans le vert, tente un rebond

La Bourse de New York évoluait en hausse mardi, tentant un rebond après ses pertes de la veille, dans l’attente de la publication de plusieurs indicateurs macroéconomiques américains.Vers 14H45 GMT, le Dow Jones prenait 0,10%, l’indice Nasdaq gagnait 0,80% et l’indice élargi S&P 500 progressait de 0,36%.”Hier, il y avait un sentiment d’aversion au risque sur le marché (…) et nous assistons aujourd’hui à un léger rebond”, commente auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.La place américaine a été minée la veille par le recul de certains titres du secteur technologique et des cryptoactifs.Mais “les valeurs technologiques à très forte capitalisation sont pour la plupart en hausse ce matin, dans un contexte d’actualité calme”, remarquent les analystes de Briefing.com.Mardi, les “Sept Magnifiques”, surnom donné aux grands noms du secteur technologique, évoluaient pour la plupart dans le vert, à l’instar de Nvidia (+3,10%), Tesla (+0,63%), Alphabet (+0,93%) ou Meta (+0,41%).Les valeurs associées au secteur des cryptomonnaies retrouvaient aussi des couleurs en même temps que le bitcoin, qui a fortement chuté la veille.Les plateformes d’échange Coinbase (+2,12% à 265,35 dollars) et Robinhood (+1,32% à 124,87 dollars) prenaient toutes les deux de la vitesse.”Il y a toujours de l’argent qui est investi dans les actions et l’environnement reste solide”, estime M. Sarhan.Côté indicateurs, les acteurs du marché attendent mercredi le rapport mensuel sur les créations d’emplois dans le secteur privé pour novembre, puis, vendredi, l’inflation pour le mois de septembre.La publication de plusieurs indices américains clés a été retardée en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) de 43 jours qui a touché les Etats-Unis.”Ce sont, pour la plupart, des données anciennes et le marché est un mécanisme tourné vers l’avenir”, souligne Adam Sarhan.Aussi, selon l’analyste, ces indicateurs ne sont pas susceptibles d’altérer de manière significative les anticipations d’une baisse des taux d’un quart de point lors de la prochaine réunion de la banque centrale américaine (Fed), les 9 et 10 septembre.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se tendait à 4,10%, contre 4,09% à la clôture lundi.A la cote, l’avionneur Boeing brillait (5,78% à 197,23 dollars) après que son directeur financier, Jay Malave, a confirmé mardi lors d’une conférence les anticipations opérationnelles et financières évoquées par le patron du groupe ces dernières semaines.Le titre de Synopsys (+2,21% à 447,96 dollars), spécialisé dans le développement de logiciels pour l’industrie des semi-conducteurs, profitait encore de l’achat par Nvidia de 2 milliards de dollars d’actions du groupe.Cette transaction, annoncée la veille, s’inscrit dans le cadre d’un partenariat stratégique visant à accélérer le développement de systèmes dans les domaines de l’informatique et de l’IA.L’opérateur de services d’informatique à distance (cloud) Snowflake était recherché (+5,47% à 265,78 dollars) avant la publication de ses résultats trimestriels mercredi. L’action du groupe a bondi de plus de 50% en un an.

L’Assemblée ouvre une semaine décisive pour le budget de la Sécurité sociale

Un acte 2 décisif: les députés planchent à nouveau mardi sur le projet de budget de la Sécurité sociale, à l’avenir très incertain, avec encore de multiples compromis à trouver pour le gouvernement à gauche… sans perdre sa droite. Retraites, franchises, déficit à contenir… Les sujets explosifs ne manquent pas, tous facteurs d’une équation difficile pour rassembler des voix de groupes aux positions souvent opposées.Une adoption du texte mardi prochain serait une victoire majeure pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui, contraint par son absence de majorité, place le Parlement au centre de la construction budgétaire.Des cadres du camp gouvernemental espèrent qu’elle enclenche une dynamique positive pour le projet de budget de l’Etat, encore plus clivant.Mais un rejet serait un désaveu cinglant de la méthode gouvernementale.Quoiqu’il en soit, a plaidé mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, voter le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 n’aura “rien à voir avec un quelconque soutien au gouvernement”.L’examen du texte devrait commencer en fin d’après-midi, en présence du Premier ministre – qui pourrait prendre la parole – par une motion de rejet préalable des Insoumis, a priori vouée à l’échec. Les débats sur les quelque 980 amendements pourront aller jusqu’à dimanche. A mi-parcours, les députés voteront d’abord sur la partie recettes. Rejetée, elle emporterait l’ensemble du texte.Face au rejet attendu du texte par le RN et LFI qui regroupent quelque 210 députés, l’adoption du projet de loi “ne repose pas uniquement sur les groupes qui soutiennent le gouvernement et sur le Parti socialiste”, a insisté Mme Bregeon. Mais le Premier ministre est exposé à des défections dans le camp gouvernemental. En l’état, “on ne peut pas voter pour”, a jugé Edouard Philippe devant le groupe Horizons, qui oscille entre vote contre et abstention.L’adoption de justesse de ce PLFSS en première lecture avait permis de débattre notamment de la suspension de la réforme des retraites, concédée par le gouvernement contre une non-censure du PS. Les députés n’avaient pas fini l’examen dans les temps, et le Sénat a profondément remanié le texte, annulant la suspension de la réforme. C’est de sa copie que les députés repartent.- “Dernier kilomètre” -Le moment est crucial car si le dernier mot est donné à l’Assemblée nationale après un nouveau passage au Sénat, la copie finale ne pourra que très peu différer de celle écrite par les députés cette semaine.Pour le rapporteur général Thibault Bazin (LR), “si on évite les irritants, et qu’on n’en crée pas de nouveau (…) on peut avoir un chemin”.Mais cela impliquera selon lui un déficit de la “Sécu” plus important que 20 milliards d’euros, limite fixée par le gouvernement, alors que l’Assemblée nationale en première lecture le portait à 24 milliards.”On a l’impression d’être à la veille d’un match de Ligue des Champions”, souligne Jérôme Guedj, député PS. “Sur les 660 milliards du budget de la Sécu, le dernier kilomètre porte” sur quelques milliards d’euros, note-t-il.Les députés devraient ré-indexer sur l’inflation les minimas sociaux et pensions de retraite. Et suspendre de nouveau la réforme des retraites.Une bataille aura lieu sur une mesure proposée par la gauche pour engranger des recettes: l’augmentation de la part de CSG sur les revenus du capital. Irritant la droite, elle avait motivé certains députés LR et Horizons à s’abstenir en première lecture.Autre point brûlant: les franchises médicales, reste à charge payé par les patients par exemple sur les médicaments, que le gouvernement entend doubler par décret.”Il doit renoncer” à cette “mesure injuste”, a martelé le groupe écologiste, dont le vote pourrait être décisif.Côté Rassemblement national, Christophe Bentz dénonce à la fois des “dérapages et insincérités budgétaires” et des mesures “injustes socialement et contraignantes économiquement”. – “Qu’un chemin: le compromis” -A l’approche du match, tout le monde semble se renvoyer la balle.Les socialistes estiment que le gouvernement doit convaincre les écologistes. “Le PS doit faire le travail” auprès d’eux, lance en retour un cadre Renaissance, qui appelle parallèlement PS et LR à se “rendre compte qu’ils ont besoin (des concessions) de l’un et l’autre” pour que le texte passe.Le gouvernement, qui alerte sur un déficit de la Sécurité sociale approchant “30 milliards” d’euros en l’absence de budget, pourrait-il ressusciter le 49.3 pour passer l’obstacle ? Certains députés le souhaitent, estimant plus facile pour les socialistes, voire pour Horizons et LR, de ne pas censurer le gouvernement que de voter ce compromis.Une piste écartée par l’entourage de M. Lecornu: “Il n’y a qu’un chemin, le compromis parlementaire”.

L’OCDE plus optimiste pour la croissance des poids lourds économiques en 2025

L’économie mondiale résiste en 2025 malgré le choc des droits de douane américains et les incertitudes politiques, a souligné mardi l’OCDE, se montrant plus optimiste pour des poids lourds comme les Etats-Unis, la Chine et la zone euro, tout en pointant une fragilité accrue.”L’économie mondiale a été résiliente cette année, malgré les craintes d’un ralentissement plus marqué compte tenu du renforcement des obstacles au commerce et de la forte incertitude liée à l’action publique”, affirme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans ses prévisions économiques mondiales actualisées. Comme facteurs de résistance, l’institution basée à Paris cite l’anticipation du relèvement des droits de douane qui a stimulé les échanges commerciaux, les investissements liés à l’intelligence artificielle (IA), la baisse des taux d’intérêt par les banques centrales et des politiques budgétaires soutenant la demande. La volonté du président américain Donald Trump de relever les droits de douane sur les produits entrant aux Etats-Unis avait entraîné une ruée sur les importations en début d’année. Ce flot s’est depuis tari, s’accompagnant d’un ralentissement économique dans la deuxième partie de l’année.  Après 3,3% en 2024, l’OCDE a confirmé sa prévision d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial de 3,2% en 2025, qui perdrait en vitalité à 2,9% en 2026 puis rebondirait à 3,1% en 2027. – Droits de douane contrebalancés -Pour les Etats-Unis, les perspectives sont plus optimistes que lors de la précédente publication de l’OCDE en septembre, avec une croissance attendue à 2% en 2025 et 1,7% en 2026 (+0,2 point à chaque fois), puis à 1,9% en 2027.Malgré une dégradation du marché de l’emploi, une persistance de l’inflation et la “faiblesse temporaire” induite par la paralysie budgétaire, la première économie mondiale paierait cette année moins fortement qu’attendu l’impact des droits de douane et le recul de l’immigration. Ces effets sont compensés par “des investissements très importants dans les logiciels et les équipements de traitement de l’information, et la bonne tenue des marchés d’actions”, note l’organisation.Depuis l’annonce au printemps des droits de douane, les Etats-Unis ont signé des accords commerciaux avec l’Union européenne, le Japon, la Suisse et le Royaume-Uni notamment, et la guerre commerciale avec Pékin s’est apaisée. En conséquence, le taux effectif des droits de douane sur les importations américaines de marchandises était estimé par l’OCDE à 14% fin novembre, contre 15,4% en juin. En zone euro, la croissance est attendue à 1,3% en 2025 (+0,1 point), à 1,2% en 2026 (+0,2) et à 1,4% en 2027. Pénalisée par l’instabilité politique et budgétaire, la France ralentirait toutefois moins que prévu cette année, avec une hausse du PIB de 0,8% (+0,2 point), tirée par les exportations aéronautiques, avant 1% (+0,1 point) en 2026 et 2027. Première économie européenne, l’Allemagne n’enregistrerait qu’une modeste croissance de 0,3% en 2025 (prévision inchangée), qui rebondirait à 1% en 2026 (-0,1 point) et 1,5% en 2027.  – “Risques significatifs” -L’OCDE remarque que dans de nombreuses économies de marché émergentes, “la croissance du PIB a étonnamment bien résisté” également. La Chine est un peu mieux positionnée qu’en septembre, avec 5% estimés en 2025 (+0,1 point) avant un ralentissement à 4,4% en 2026 et 4,3% en 2027. Toutefois, “ces perspectives demeurent fragiles, avec des risques significatifs”, a déclaré le secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann, devant la presse.Il a pointé l’éventualité de “nouvelles barrières commerciales” susceptibles d’alimenter l’inflation et des inquiétudes sur “la résistance des chaines d’approvisionnement mondiales” au vu de la “forte concentration” de la production de certains intrants clés comme les terres rares en Chine. Toute perturbation de ces chaines d’approvisionnement est susceptible d’affecter des secteurs comme l’énergie, la défense, l’automobile, l’intelligence artificielle (IA) et  les technologies de l’information et de la communication.  Outre l’incertitude géopolitique, l’OCDE relève aussi “un risque de corrections brutales des prix” d’entreprises de l’IA hautement valorisées, et le risque pour la stabilité financière posé par “la grande volatilité des cours des crypto-actifs et les liens de plus en plus étroits des intermédiaires financiers non bancaires avec le système financier traditionnel”. Enfin, des “vulnérabilités budgétaires” exacerbées par les dépenses accrues en défense et le vieillissement de la population peuvent entraîner une hausse des taux souverains, avec des difficultés de financement à la clé. 

Le parc Astérix s’exporte en Allemagne

Le village des irréductibles gaulois va s’implanter en Allemagne: la Compagnie des Alpes a annoncé mardi la transformation du parc allemand Belantis, acquis en avril, en un parc Astérix, le premier hors de France, à “horizon 2030-2031”. Décidée “en accord avec les éditions Albert René”, la mutation du parc Belantis en parc Astérix “se fera graduellement” et “la première zone dédiée à Idéfix (le chien d’Obélix, NDLR) sera inaugurée dès le printemps 2026”, a indiqué le groupe français.L’ouverture de cette zone Idéfix se fera “en mars 2026”, a précisé le directeur général de la Compagnie des Alpes, Dominique Thillaud, lors d’une conférence de présentation des résultats de l’entreprise. “En Allemagne le chien Idéfix est la star d’Astérix. On commence par Idéfix avec une zone pour les petits, les familles”, a-t-il ajouté.En nombre de bandes dessinées Astérix vendues, l’Allemagne est le deuxième marché juste derrière la France. Si les éditions Albert René n’ont pas encore les chiffres de vente du dernier album, Astérix en Lusitanie, le précédent, L’Iris Blanc, paru en 2023, s’est vendu à 1,4 million d’exemplaires en Allemagne contre 2 millions en France.Astérix, Obélix et Idéfix gardent leurs noms dans la version allemande mais le chef du village Abraracourcix devient Majestix, son épouse Bonemine est Gutemine, le doyen Agécanonix est rebaptisé Methusalix, le druide Panoramix s’appelle Miraculix, etc.Ce parc allemand “est le résultat de plus de 10 ans de réflexion et de recherche du meilleur site pour accueillir notre célèbre gaulois”, a déclaré à l’AFP le directeur général des éditions Albert René, Céleste Surugue qui souligne “l’excellente relation” avec le parc français et la Compagnie des Alpes.”C’est aussi un témoignage fort de la force d’Astérix à l’international et en particulier en Allemagne. Depuis plus de 65 ans, ce sont déjà 130 millions d’albums qui ont été vendus en allemand”, ajoute-t-il.- “Solides atouts” -L’Allemagne est aussi le deuxième marché européen des parcs de loisirs.Selon la Compagnie des Alpes, le parc Belantis, “un des plus grands parcs d’attractions dans l’est de l’Allemagne”, “possède de solides atouts” comme son accès direct via l’autoroute depuis Leipzig et sa proximité avec Dresde et Berlin.Il bénéficie également d’une étendue de “plus de 80 hectares détenus en pleine propriété (comprenant une réserve de 41 hectares disponibles pour des développements futurs)”. La Compagnie des Alpes estime que “ce parc a le potentiel pour accueillir, à terme, près de 900.000 visiteurs par an”.En France, le parc Astérix, ouvert depuis 1989, a présenté en octobre un plan d’investissement de 250 millions d’euros d’ici 2030 pour se développer, avec pour ambition d’entrer dans le top 5 des parcs d’attractions européens.Actuellement au deuxième rang des parcs d’attractions les plus visités en France derrière Disneyland Paris, le parc Astérix a accueilli 2,9 millions de visiteurs au cours de la saison 2024-2025. Il se situe aujourd’hui à la 8e place au niveau européen.- Des résultats “record” – L’annonce de l’ouverture d’un parc Astérix en Allemagne a été faite en marge de la présentation par le groupe de nouveaux résultats annuels “record” pour son exercice annuel 2024-2025.Du 1er octobre 2024 à la fin septembre 2025, la Compagnie des Alpes a dégagé un bénéfice net en hausse de 15,8%, à 107 millions d’euros, porté par la bonne tenue de son activité.Le chiffre d’affaires a progressé de 12,8%, à 1,4 milliard d’euros. L’excédent brut opérationnel (EBO), indicateur de rentabilité, a grimpé de 16,7%, à 409 millions d’euros.Sur l’exercice 2024-2025, le chiffre d’affaires des domaines skiables du groupe (La Plagne, Les Arcs, Méribel…) a augmenté de 7,5%, à 594,2 millions d’euros. Le chiffre d’affaires de la branche parcs de loisirs (Futuroscope, Parc Astérix, Walibi, musée Grévin…) a crû de 18,9%, à 678 millions d’euros.Le Futuroscope a connu une forte progression avec 2,6 millions de visiteurs, a souligné Dominique Thillaud, en indiquant que “des annonces” concernant ce parc devraient être faites début 2026. 

A69: l’Etat demande au concessionnaire de justifier des dépassements d’emprise du chantier

Les préfets de Haute-Garonne et du Tarn affirment avoir relevé des dépassements de l’emprise du chantier de l’autoroute A69, comme l’avaient dénoncé des opposants au projet, et demandent des explications au concessionnaire, selon un communiqué diffusé mardi.”Des dépassements de l’emprise du chantier A69 tels que définis par l’autorisation environnementale ont été relevés sur quelques zones, sans qu’il ne soit possible à ce stade de conclure sur leur étendue ni sur leurs impacts supplémentaires”, affirment les deux préfets.Jeudi dernier, “La Voie est libre” (LVEL), principal collectif d’opposants à l’A69, avait pointé l’existence d'”a minima 42 hectares d’emprises supplémentaires” qui “ont été artificialisés sur le chantier” de la future autoroute contestée devant relier Toulouse à Castres, des éléments que l’Agence de vérification de Radio France avait indiqué avoir pu confirmer.”La réaction des préfectures montre que ce chantier +exemplaire+ n’est en rien surveillé”, a estimé mardi LVEL, estimant que “ces destructions colossales ne sont pas régularisables avec quelques arrangements en préfecture” et qu’elles “nécessitent une nouvelle autorisation environnementale”.  Si les préfets concèdent que des ajustements sur ce type de projet sont toujours possibles, “ceux-ci doivent être déclarés à l’administration, qui s’attachera à vérifier que ce chantier n’est pas significativement modifié et que les impacts environnementaux sont bien maîtrisés”.”Atosca répondra bien entendu à la demande de l’Etat et fournira l’ensemble des éléments utiles pour confirmer la conformité du chantier aux autorisations environnementales déjà obtenues”, a indiqué à l’AFP une porte-parole du concessionnaire.Depuis le printemps 2023 et les premiers coups de pioche du chantier qui doit donner naissance à une voie rapide de 53 km, la contestation a pris différentes formes (manifestations, grèves de la faim, occupations d’arbres au coeur de zones à défendre, ou recours juridiques), faisant de l’A69 un emblème national des luttes écologiques contre des projets jugés dépassés à l’heure du changement climatique.Le préfet du Tarn a saisi mardi le directeur général de la concession Atosca, Martial Gerlinger, “pour lui demander, d’ici au 8 décembre, de fournir une revue complète du tracé autoroutier et, le cas échéant, des explications sur les dépassements d’emprise”, souligne le communiqué des préfectures. Elles souhaitent que soient listés les “surfaces concernées”, “les motifs de ces dépassements”, l'”état environnemental initial et actuel de ces terrains”, les “actions réalisées, en cours ou envisagées pour leur remise en état ou leur compensation”.”Dans chacune des situations qui le justifieront, l’Etat aura recours à l’ensemble des leviers juridiques à sa disposition, qui peuvent notamment aboutir à prescrire des compensations supplémentaires”, précisent encore les préfectures.

La Banque d’Angleterre lance un nouvel avertissement sur la bulle de l’IA

La Banque d’Angleterre (BoE) a de nouveau mis en garde mardi contre la survalorisation du secteur de l’intelligence artificielle (IA), dressant un parallèle avec les prémices de l’éclatement de la bulle internet en 2000.”De nombreuses valorisations d’actifs risqués demeurent excessives, notamment pour les entreprises technologiques spécialisées dans l’intelligence artificielle”, estime le Comité de politique financière (FPC) de la banque centrale dans son rapport semestriel.Dans leur ensemble, “les valorisations boursières aux États-Unis sont proches de leurs niveaux les plus élevés depuis l’éclatement de la bulle internet, et au Royaume-Uni, depuis la crise financière mondiale” de 2008, relève la BoE.Les géants de la tech multiplient ces derniers mois les investissements vertigineux dans l’IA, mais ceux-ci semblent démesurés par rapport aux bénéfices générés, alimentant les craintes sur le marché d’une éventuelle bulle, à l’image de celle qu’a connue internet dans les années 1990 et au début des années 2000.La différence avec cette période est que les acteurs actuels de l’IA “ont des flux de trésorerie positifs”, a tempéré le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, lors d’une conférence de presse suivant la publication du rapport, tout en soulignant les risques de “contagion” d’une éventuelle crise américaine sur les marchés britanniques.Car si les attentes qui entourent l’IA sont déçues, les établissements qui ont prêté des fonds aux entreprises du secteur pourraient subir de lourdes pertes, prévient la BoE.Elle avait déjà souligné ces risques en octobre dans le compte-rendu de sa précédente réunion trimestrielle sur la stabilité financière.Plus généralement, “les risques pesant sur la stabilité financière se sont accrus en 2025”, estime l’institution, citant “les tensions géopolitiques, la fragmentation des marchés commerciaux et financiers, et les pressions exercées sur les marchés de la dette souveraine”.La BoE a notamment rappelé les possibles faiblesses du marché du crédit privé, mises en lumière en septembre par les faillites aux Etats-Unis du fabricant de pièces détachées automobiles First Brands et de Tricolor, un spécialiste du crédit auto pour emprunteurs à risque.Elle a aussi alerté sur les stratégie spéculatives de certains fonds d’investissements, qui risquent d’amplifier les chocs financiers.La Banque d’Angleterre indique cependant que les sept plus importantes banques du pays (Barclays, HSBC, Lloyds, Nationwide, NatWest, Santander et Standard Chartered) sont en mesure de résister à un choc économique d’ampleur, d’après les résultats de son dernier “stress test”.Depuis la crise financière de 2008, les banques centrales imposent des tests de résistance aux plus grands établissements. La BoE en prévoit un de ce type tous les deux ans.Afin de doper l’investissement, la banque centrale a également diminué son estimation de la réserve de sécurité que les banques britanniques devraient mettre de côté, conseillant désormais qu’elle représente 13% de leurs actifs pondérés par le risque, contre 14% auparavant.C’est la première fois que la BoE abaisse ce taux depuis l’apparition de ce standard en 2015, dans la foulée de la crise financière de 2008.

L’actualisation de la Loi de programmation militaire repoussée à début 2026

Une actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 sera présentée  au Parlement “au premier trimestre 2026″ et non plus d’ici la fin de l’automne comme prévu initialement, a annoncé mardi la ministre des Armées Catherine Vautrin.”Les textes budgétaires prennent beaucoup de temps et donc l’actualisation de la loi de programmation militaire se passera au premier trimestre de 2026”, a-t-elle déclaré sur TF1.L’actualisation de la LPM, qui prévoit 413 milliards d’euros pour les armées entre 2024 et 2030, est rendue nécessaire par une rallonge budgétaire supplémentaire souhaitée par le président Emmanuel Macron de 3,5 milliards d’euros en 2026 et d’une autre de 3 milliards en 2027.Le projet de budget pour 2026, qui reflète cette “surmarche” de 3,5 milliards d’euros pour la défense, s’élève à 57,1 milliards d’euros, en hausse de 13%.”L’Europe se réarme. La situation mondiale est une situation qui a beaucoup changé. Les dividendes de la paix sont terminés. Augmenter le budget (…) nous le faisons évidemment pour augmenter notre sécurité, pour quelque part montrer que la France est capable de se défendre”, a fait valoir la ministre.Des débats suivis de votes auront lieu à l’Assemblée nationale le 10 décembre sur ce budget défense, “qui est le seul budget en augmentation importante présenté dans le cadre du projet de loi de finances pour l’année 2026”, a rappelé Mme Vautrin.Ces débats font partie des discussions parlementaires thématiques voulues par le Premier ministre Sébastien Lecornu sur des sujets jugés prioritaires face au “blocage” sur le budget au Parlement. Il s’agit de débats en vertu de l’article 50-1 de la Constitution, suivis d’un vote non contraignant pour l’exécutif.Le projet de budget défense 2026 prévoit notamment une hausse de 10%, à 6,5 milliards d’euros, des crédits d’entretien des matériels afin d’accroître leur disponibilité. Il prévoit aussi “d’améliorer l’équipement des forces et d’accélérer leur livraison pour être prêt à un engagement au plus tôt”, selon les documents budgétaires.Les crédits d’acquisition d’équipements et matériels sont ainsi en hausse de 37%, à 22,9 milliards d’euros. Le ministère prévoit par ailleurs la création de 800 postes pour atteindre près de 272.300 équivalents temps plein en 2026.

L’Œuf d’Hiver Fabergé aux enchères, record de prix attendu

Considéré comme l’une des plus belles pièces créées par Fabergé, l’Œuf d’Hiver des Romanov, la famille impériale russe, passe sous le marteau mardi à Londres et pourrait bien devenir celui de tous les records.La vente du luxueux objet, estimé à plus de 20 millions de livres (22,8 millions d’euros), doit se dérouler à 17H00 locales et GMT, chez Christie’s.De quoi susciter l’intérêt des collectionneurs internationaux, dont certains se sont manifestés bien en amont de la vente, selon la maison d’enchères.Commandé par le tsar Nicolas II pour sa mère, l’impératrice douairière Maria Feodorovna, l’Œuf d’Hiver n’a pas seulement été le témoin des soubresauts de l’histoire moderne russe, il est à bien des égards un objet d’exception.C’est à ce titre qu’il pourrait faire exploser le précédent record pour un oeuf de la maison Fabergé. Celui-ci avait été établi en 2007, quand l’Œuf Rothschild avait été vendu par la même maison près de neuf millions de livres (12,5 millions d’euros) à un collectionneur russe.Par essence, les oeufs Fabergé sont des pièces rares, a rappelé à l’AFP Margo Oganesian, responsable du département Fabergé et œuvres russes au sein de la maison d’enchères.La maison dirigée par le joaillier russe Pierre-Karl Fabergé a créé 50 oeufs pour la famille impériale à l’occasion des fêtes pascales, avant la chute de cette dernière lors de la Révolution de 1917 et son exécution en 1918. Une tradition inaugurée par le tsar Alexandre III. Elle a été poursuivie par son fils, Nicolas II, avec une différence. Le dernier tsar de l’histoire faisait confectionner deux oeufs: un pour sa mère, en plus de celui pour son épouse Alexandra.- 4.500 diamants -A ce jour, seuls 43 d’entre eux existent encore, et sept sont aux mains de particuliers. Mais l’Œuf d’Hiver a une place à part dans la collection des Romanov.Haut de 14 centimètres, taillé dans un fragile cristal de roche et agrémenté de plus de 4.500 diamants, il est, selon les experts, la création la plus luxueuse de la maison pour la famille impériale.Outre l’opulence même de l’objet, c’est “la technique et le savoir-faire” utilisés qui en font un objet exceptionnel. “Il est difficile de comprendre comment Fabergé l’a réalisé”, commente Margo Oganesian.L’œuf et son socle sont sculptés dans le cristal de roche, puis ornés de montures en platine, façonnées en forme de flocons de neige. À l’intérieur, une surprise s’offre aux regards: un bouquet de fleurs composé d’anémones en quartz blanc, fixées sur des tiges en fil d’or dans un panier en platine.Comme les autres possessions des Romanov, il porte sa part d’histoire russe. Il est transféré de Saint-Pétersbourg à Moscou dans les années 1920, où il est vendu par les Bolchéviques.Il est alors acheté par un joaillier londonien. En 1949, il est à nouveau vendu aux enchères à Londres, avant de disparaître des radars. Son propriétaire actuel n’a pas été révélé.”Pendant 20 ans, les experts et les spécialistes l’ont perdu de vue, jusqu’à ce qu’il soit redécouvert en 1994 et mis en vente chez Christie’s à Genève”, a souligné Margo Oganesian. Huit ans plus tard, en 2002, il est à nouveau vendu, à New York cette fois. Montant déboursé: 9,6 millions de dollars, un record.Ces oeufs suscitent un regain d’intérêt sur le marché de l’art depuis les années 1950. Juqu’ici, principalement auprès des Russes fortunés, désireux de s’offrir un bout de l’histoire de leur pays.

Pietro Beccari, PDG de Louis Vuitton, prend aussi la tête de LVMH Fashion Group

Pietro Beccari, PDG de Louis Vuitton, a été nommé à la tête de LVMH Fashion Group, en remplacement de Sidney Toledano, et cumulera les deux fonctions à partir du 1er janvier, a annoncé le géant du luxe dans un communiqué mardi.LVMH Fashion Group est la division qui regroupe les maisons Celine, Givenchy, Kenzo, Loewe, Marc Jacobs, Patou, Pucci et Rossimoda.Pietro Beccari a rejoint le groupe LVMH en 2006, d’abord comme directeur marketing et communication de Louis Vuitton avant de devenir PDG de Fendi puis de Christian Dior Couture en 2018.Il a été nommé PDG de Louis Vuitton en 2023. Le directeur général délégué de Louis Vuitton, Damien Bertrand, devient membre du comité exécutif de LVMH a également annoncé le groupe.”Après plus de 30 années aux côtés de Bernard Arnault, président-directeur général du groupe LVMH, Sidney Toledano a décidé de cesser ses fonctions opérationnelles”, précise le communiqué de presse. Sidney Toledano, a notamment passé 20 ans à la tête de Dior avant de prendre la direction de LVMH Fashion Group entre 2018 et janvier 2024, puis à nouveau depuis juillet 2025 après la nomination de Michael Burke aux Etats-Unis.Il “a toujours su répondre présent, en toutes circonstances, avec détermination, talent et loyauté. Il demeure mon conseiller spécial”, le loue dans le communiqué Bernard Arnault, PDG du numéro un mondial du luxe.

La Bourse de Paris à l’équilibre avant des données macroéconomiques

La Bourse de Paris évolue prudemment mardi, dans l’attente de la publication de données macroéconomiques en Europe et aux Etats-Unis déterminantes pour la politique des banques centrales.Vers 09H40 (heure de Paris), le CAC 40 prenait 0,23% à 8.116,02 points, en hausse de 19,02 points. La veille, l’indice vedette parisien a perdu 0,32%, clôturant à 8.122,71 points.”Les investisseurs privilégient la prudence avant une série d’indicateurs clés”, a résumé John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.En Europe, les acteurs du marché scruteront la publication, à 11H00 (heure de Paris), des taux de chômage d’octobre et des indices d’inflation pour le mois de novembre dans la zone euro, avant la prochaine réunion de la Banque centrale européenne (BCE) le 18 décembre.Dans ce contexte, côté obligataire, le rendement de l’obligation français à échéance dix ans atteignait 3,48%, au même niveau que la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, atteignait 2,75%, stable lui aussi.Aux Etats-Unis, les investisseurs observeront mercredi le rapport mensuel sur les créations d’emplois dans le secteur privé pour la même période, avant vendredi, la très attendue inflation du mois de septembre.Ils tenteront de déceler dans ces données les signes qui pourraient justifier une baisse des taux de la banque centrale américaine (Fed) lors de sa réunion des 9 et 10 décembre.Les investisseurs font massivement le pari d’un recul de 0,25 point de pourcentage. Cet optimisme a fait grimper les Bourses mondiales la semaine passée. Mais le doute a repris du terrain en début de cette semaine.D’autant que la publication de plusieurs indicateurs américains clés a été retardée en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) de 43 jours qui a touché les Etats-Unis et certaines données ne verront jamais le jour, ce qui accroît l’incertitude.FDJ United pénaliséLe groupe spécialisé dans les jeux d’argent chutait de 4,09% à 23,44 euros, après l’annonce dans la matinée de l’abaissement de la recommandation de JPMorgan à “à sous-pondérer”, contre “à surpondérer” précédemment.