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La Bourse de Paris termine en léger recul

La Bourse de Paris a fini en légère baisse lundi, faute de catalyseur, attentiste avant la publication d’une série d’indicateurs économiques aux Etats-Unis et en Europe dans la semaine.Le CAC 40 a cédé 0,29%, à 7.959,67 points, en recul de 22,98 points. La semaine dernière, le CAC 40 a subi un net repli (-2,29%), chahuté par les craintes d’une bulle financière autour de l’intelligence artificielle (IA) après la publication des résultats de Nvidia, champion du secteur et première capitalisation boursière mondiale.Après une séance passée dans le vert, l’ambiance s’est finalement assombrie en Europe, les investisseurs préférant rester attentistes avant la publication de plusieurs données, dont les premières estimations d’inflation en Allemagne, en France et en Italie pour novembre.On observe un “instant de respiration sur les marchés, avant de reprendre un peu de risque”, explique à l’AFP Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore.Les investisseurs parisiens n’ont pas profité de la bonne humeur qui s’est emparée de Wall Street, où les principaux indices enregistrent de nettes hausses, en raison d’espoirs ravivés d’une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).Lundi, un gouverneur de l’institution, Christopher Waller, s’est ainsi dit en faveur d’une baisse des taux avant la fin de l’année, exprimant des inquiétudes quant à un marché du travail “toujours fragile”.Cela fait suite aux propos du président de la Fed de New York, John Williams, qui avait déclaré vendredi “continue(r) de voir de la marge pour un nouvel ajustement à court terme” des taux directeurs américains.Les marchés ont été agréablement surpris par ces propos, alors que de plus en plus d’analystes tablaient sur une pause dans l’assouplissement monétaire de la Fed lors de sa prochaine réunion en décembre.Les investisseurs seront attentifs cette semaine à la publication aux Etats-Unis des “ventes au détail de septembre et des prix à la production (PPI), suivis mercredi des chiffres des demandes d’allocations chômage”, résume Jim Reid, de la Deutsche Bank. Côté obligataire, le rendement de l’emprunt à dix ans français a atteint 3,44%, contre 3,47% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe a terminé la séance à 2,69%.La défense en baisseLes Etats-Unis et l’Ukraine ont affirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un “futur accord” de paix pour mettre fin au conflit avec la Russie “devra pleinement respecter la souveraineté” de Kiev, à l’issue de pourparlers “constructifs” à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens.A la cote parisienne, Thales a cédé 1,50%, Safran 2,38% et Dassault Aviation 0,60%.Kretinsky au chevet de CasinoLe groupe Casino (+5,45% à 27 centimes) a annoncé lundi réunir ses créanciers pour entamer des négociations sur une nouvelle restructuration de sa dette, la deuxième en moins de trois ans, son actionnaire principal, Daniel Kretinsky, se disant prêt à apporter 300 millions d’euros.Le distributeur (Monoprix, Franprix, CDiscount…), passé sous le contrôle du milliardaire tchèque en 2024 après des années de pertes et de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, un montant qu’il souhaite ramener à 800 millions d’euros, a-t-il indiqué lundi dans un communiqué.

SNCF Réseau met en service son premier aiguillage de nouvelle génération

SNCF Réseau, chargée de la construction et de l’entretien des voies de chemin de fer en France, a mis en service dimanche dans le grand Est, un poste d’aiguillage de nouvelle génération Argos, première étape de la modernisation du réseau ferré.Cette nouvelle technologie, dont la mise en place doit s’étendre sur les décennies à venir, permettra de piloter les postes d’aiguillage à distance, indique un communiqué.Un jalon jugé essentiel pour “l’amélioration de la performance, la réactivité et la maitrise des coûts d’exploitation du réseau”, selon SNCF Réseau.A terme, cette révolution technologique ferroviaire devrait permettre d’informatiser et de rationaliser les dizaines de milliers d’aiguillages et les quelque 1.500 postes d’aiguillage disposés sur les 28.000 kilomètres de voies ferrées en France. Seule une partie du réseau a été informatisée, en deux phases successives sur les quarante dernières années.Le premier poste Argos, troisième génération de ces postes d’aiguillages informatisés, a été installé sur la ligne Réding-Saverne, tronçon exploité à la fois par la ligne Strasbourg-Nancy et la ligne Strasbourg-Metz.L’installation a été menée simultanément par 150 agents venant de toute la France alors que la circulation ferroviaire avait été temporairement suspendue sur cet axe.Une première installation partielle d’Argos avait été réalisée en avril entre St Fons et Chasse sur Rhône, a précisé SNCF Réseau.Le développement de la technologie Argos représente un investissement de 90 millions d’euros. Il a été lancé en 2018 dans le cadre d’un partenariat entre SNCF Réseau et les industriels Alstom, Compagnie des Signaux, Systra, Eiffage Energie Systèmes, ainsi que Hitachi Rail GTS France, INEO SCLE Ferroviaire et SNIC Signalisation.Ce nouveau système d’aiguillage numérique permet une communication plus fiable, en temps réel, entre les installations d’aiguillage et de signalisation et les commandes centralisées du réseau. Il permet aussi une capacité d’intervention plus rapide et une meilleure maîtrise opérationnelle en cas d’accident, en réduisant la présence d’infrastructures et câblages au sol.En 2023, la SNCF a aussi annoncé un plan à 35 milliards d’euros pour informatiser et rationaliser ses aiguillages, afin de créer des sortes de tours de contrôle de voies ferrées, des nouveaux centres régionaux de commandes centralisées du réseau ou CCR, via le système Argos.A terme, les 1.500 postes d’aiguillage français seront pilotés depuis une CCR. 18% des postes le sont en 2025, a indiqué SNCF Réseau en précisant que 12 des 20 CCR prévues sont opérationnelles à ce jour.

Casino: Kretinsky prêt à remettre au pot en échange d’une nouvelle restructuration de la dette

Le groupe Casino entame lundi des négociations cruciales avec ses créanciers en vue d’une nouvelle restructuration de sa dette, la deuxième en moins de trois ans, son principal actionnaire Daniel Kretinsky se disant prêt à apporter 300 millions d’euros.Le distributeur (Monoprix, Franprix, CDiscount…), passé sous le contrôle du milliardaire tchèque en 2024 après des années de pertes et de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, un montant qu’il souhaite ramener à 800 millions d’euros, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué.L’objectif est de parvenir à un accord “d’ici la fin du second trimestre 2026”, a précisé Casino. France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par M. Kretinsky et actionnaire principal du groupe Casino, “serait prêt à garantir une augmentation de capital de 300 millions d’euros sous réserve d’une issue satisfaisante des discussions du groupe avec ses créanciers”, banques et fonds anglo-saxons, réunis lundi par le distributeur. En échange, la dette devrait être réduite de 600 millions d’euros et son taux d’intérêt doit passer de 9% à 6%. A l’issue de l’opération, l’homme d’affaires tchèque resterait actionnaire majoritaire de Casino, avec un objectif de 68% du capital détenu par FRH, contre 53% aujourd’hui.Un rééchelonnement de la dette fait en outre partie des options envisagées, selon le groupe. Les créanciers ont fait savoir lundi qu'”ils se tiennent prêts à mettre en œuvre les solutions nécessaires pour accompagner l’entreprise, y compris à travers une solution intégralement financée par eux si nécessaire”, selon une porte-parole.- “confiance” -Revenue au cœur de nombreuses spéculations depuis plusieurs mois, la dette de Casino a déjà été allégée de près de 5 milliards d’euros au moment de la première restructuration, en 2024, qui s’était traduite par le départ du PDG historique, Jean-Charles Naouri. Mais elle a de nouveau augmenté, grimpant à 1,4 milliard d’euros au premier semestre 2025, contre 1,2 milliard d’euros six mois plus tôt.Fin octobre, après avoir publié des ventes en hausse de 0,5% au troisième trimestre à nombre de magasins comparables, le groupe stéphanois avait annoncé vouloir renforcer sa structure financière d’ici mi-2026, notamment “ses fonds propres”.L’engagement de Daniel Kretinsky représente “une véritable preuve de confiance dans l’avenir du groupe” et dans la pertinence du plan stratégique à horizon 2030 présenté lundi, s’est félicité lors d’une conférence téléphonique Philippe Palazzi, directeur général de Casino.Le groupe, qui a vendu la quasi-totalité de ses hyper et supermarchés français et au sein duquel les plans sociaux décidés en 2024 se sont traduits par 2.200 licenciements, mise désormais sur la proximité et la restauration à emporter. Une stratégie qui commence “à porter ses fruits” a fait valoir M. Palazzi.Le plan “Renouveau 2030 prolonge la trajectoire menée avec succès depuis avril 2024 (déploiement de nouveaux concepts, modernisation des marques, développement de la franchise, ndlr) et a pour objectif de transformer la dynamique actuelle en croissance rentable et responsable”, a-t-il assuré.- “Réussite” -Outre la rénovation de 100% de ses Monoprix, le groupe aux 6.640 magasins, dont 85% en franchise et location-gérance, prévoit d’ouvrir 200 nouveaux points de vente Franprix, 20 nouveaux Naturalia et 210 Casino/Vival/Spar d’ici à 2030. Il a par ailleurs confirmé ses objectifs financiers pour 2028 : volume d’affaires de 15 milliards d’euros, croissance annuelle moyenne du chiffres d’affaires de 2024 à 2028 de 0,8%, bénéfice brut d’exploitation (Ebitda) ajusté, un indicateur de rentabilité, à 500 millions d’euros. A horizon 2030, le groupe vise un volume d’affaires de 15,8 milliards d’euros, un Ebitda ajusté de 644 millions d’euros, et des “économies additionnelles de plus de 150 millions d’euros sur 2029-2030″.De quoi convaincre les créanciers et parer à la possible menace d’une prise de contrôle par des fonds étrangers et/ou d’une vente à la découpe ?”Il s’agit de se donner les moyens de notre réussite”, a fait valoir M. Palazzi. Les créanciers réaffirment de leur côté “leur engagement à soutenir Casino et son management” et disent aborder “les discussions dans un esprit constructif”, selon leur porte-parole.

Wall Street ouvre en hausse, parie sur une nouvelle baisse des taux

La Bourse de New York a ouvert en hausse lundi, portée par les espoirs d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed) en décembre, à l’entame d’une semaine tronquée par un jour férié.Dans les premiers échanges, le Dow Jones avançait de 0,15%, l’indice Nasdaq prenait 0,94% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,56%.

Budget : face au “blocage”, Lecornu veut des votes spécifiques au Parlement sur des “priorités absolues”

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé lundi les forces politiques à débattre et voter dans les prochaines semaines spécifiquement sur des priorités “absolues” comme la sécurité, la défense, l’agriculture et l’énergie, dans un contexte de “blocage” budgétaire.Fait inédit sous la Ve République, la quasi-totalité de l’Assemblée s’est opposée samedi au projet de budget de l’Etat, un vote sans surprise mais qui augure mal de son adoption avant la fin de l’année, dans les délais constitutionnels.Dans une allocution depuis Matignon, Sébastien Lecornu a dénoncé “une forme de cynisme qui est en train de se dégager et qui peut mener à ce que certains errements idéologiques de certains partis politiques bloquent la situation”, citant “les comportements de La France insoumise et même parfois du Rassemblement national”. Pour tenter d’éviter l’impasse, le Premier ministre a déclaré qu’il rencontrerait “l’ensemble des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale et au Sénat dans les prochains jours” ainsi que “les partenaires sociaux”.Il a assuré vouloir consacrer ces discussions à cinq thèmes vus comme des “priorités (…) absolues”: le déficit, la réforme de l’Etat, l’énergie, l’agriculture, ainsi que la sécurité intérieure et extérieure.Des votes thématiques, par exemple sur la défense ou l’énergie, pourront être organisés avant la reprise budgétaire, mi-décembre, a précisé Matignon.Sébastien Lecornu a réaffirmé dans son discours que le budget 2026 devra “garder une cible de déficit à moins de 5% du PIB”.Concernant la réforme de l’Etat et la décentralisation, il a dit vouloir “avancer rapidement pour un projet de loi qui pourrait être proposé au Conseil des ministres dans les temps à venir”.La défense et les armées seraient elles “les premières victimes” d’un échec des discussions budgétaires, a assuré le Premier ministre.Sébastien Lecornu saisira “sûrement la semaine prochaine” l’Assemblée nationale et le Sénat d’un vote spécifique sur la défense, a indiqué Matignon.Le Premier ministre s’est enfin dit convaincu qu’il existe “toujours une majorité à l’Assemblée nationale” pour voter un budget, appelant le Parlement à se saisir d’une “responsabilité historique”.”Il faut que celles et ceux qui veulent avancer arrivent à rompre les ponts et à ne pas se laisser contaminer par les forces politiques qui, elles, promeuvent ce blocage”, a-t-il dit.

L’UE demande aux Etats-Unis une baisse des droits de douane sur l’acier

L’Union européenne va plaider lundi pour une réduction des droits de douane imposés par Washington sur les importations d’acier et de toute une série de produits qui en contiennent, à l’occasion d’une visite de responsables américains à Bruxelles.Et la Commission européenne cherche toujours à obtenir une exemption de droits de douane dans le secteur des vins et spiritueux.Le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick et le représentant au Commerce Jamieson Greer sont invités à un conseil des ministres européens, pour faire un point d’étape sur la mise en oeuvre de l’accord conclu cet été.”Nous avons encore du travail à réaliser, notamment sur l’acier et les produits dérivés, où nous cherchons à réduire les droits de douane et lutter ensemble contre les surcapacités mondiales” imputées à la Chine, a déclaré lundi le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, après s’être entretenu la veille avec M. Greer.Après des mois d’âpres négociations, Bruxelles et Washington ont scellé fin juillet un accord commercial prévoyant une surtaxe de 15% sur les produits européens qui arrivent aux Etats-Unis, soit plus qu’avant le retour au pouvoir de Donald Trump, mais moins que ce que le président américain menaçait d’imposer.Cependant plusieurs sujets de tensions n’ont pas été réglés par cet accord et seront au menu des discussions lundi.Les Européens réclament notamment l’abaissement à 15% des droits de douane américains, fixés par le président Donald Trump à 50% sur les importations d’acier, d’aluminium ainsi que sur plusieurs centaines de produits qui en contiennent. Et ils espèrent toujours décrocher des exemptions totales de droits de douane pour certains secteurs clés, comme les vins et spiritueux.L’UE, qui a imposé à son tour le mois dernier une hausse des droits de douane sur les importations d’acier pour protéger ses producteurs, voudrait aller au-delà et s’allier avec les Etats-Unis pour mieux lutter face à la concurrence déloyale dont elle accuse la Chine (via le maintien d’importantes surcapacités de production). Cela pourrait se traduire par des quotas réciproques d’importations détaxées entre les Etats-Unis et l’UE.De leur côté, les Américains exigent des Européens qu’ils suppriment leurs droits de douane sur les produits importés des Etats-Unis, comme ils s’y sont engagés dans l’accord, et leur demandent de revoir des réglementations jugées trop contraignantes pour les entreprises américaines, notamment en matière d’environnement ou de numérique.Depuis la signature de l’accord commercial, “nous avons rencontré des obstacles, c’est évident, mais c’est important d’aller de l’avant et de nous rappeler que les Etats-Unis et l’Europe ont beaucoup à perdre si nous n’unissons pas nos forces”, a plaidé aussi le ministre danois Lars Lokke Rasmussen.

Le grand flou budgétaire persiste, la droite sénatoriale dans les starting blocks

Tous les regards sont tournés vers le Sénat: la chambre haute examine cette semaine les budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale, avec une droite déterminée à dérouler sa copie anti-taxes et pro-réforme des retraites, quitte à amplifier l’incertitude sur un compromis final.Le marathon budgétaire fait étape au Palais du Luxembourg. Dans l’hémicycle d’abord, où les sénateurs ferraillent sur le budget de la Sécu depuis plusieurs jours, avant un vote solennel prévu mercredi après-midi. Mais également en commission des Finances, quelques mètres plus loin, où le volet “recettes” du projet budget de l’Etat est examiné au pas de course lundi matin avant son arrivée dans l’hémicycle à partir de jeudi.Sur ce texte, les sénateurs repartent de la copie initiale du gouvernement, conséquence du rejet quasi-unanime du budget à l’Assemblée nationale en première lecture samedi. – Le spectre d’une loi spéciale -Les députés devront patienter avant de revoir le projet de loi de finances au Palais Bourbon, car les sénateurs disposent d’une vingtaine de jours pour l’examiner et leur majorité droite-centriste compte bien aboutir à un vote final sur leur copie, prévu le 15 décembre.Ce délai est-il compatible avec le vote d’un budget avant la fin de l’année ? Le gouvernement de Sébastien Lecornu continue d’y croire, même si de nombreux cadres du bloc central envisagent déjà l’hypothèse d’une loi spéciale votée en urgence en décembre pour permettre la levée des impôts, avant une reprise des discussions budgétaires en janvier.”Il vaut mieux une loi spéciale plutôt qu’un budget qui continuera à déclasser la France et à appauvrir les Français”, a assumé le patron des Républicains Bruno Retailleau, redevenu sénateur, dans Le Parisien ce week-end.L’attitude du Sénat sera donc particulièrement scrutée, car un compromis futur entre députés et sénateurs pourrait permettre d’accélérer la procédure budgétaire. Mais cela semble très mal embarqué. Car si Gérard Larcher, président du Sénat, a souhaité ces derniers jours sur Public Sénat “parier sur l’intelligence collective”, M. Retailleau affiche une position très dure et promet de “revenir sur les folies fiscales de LFI et du Rassemblement national”, avec “une position raisonnable: moins d’impôts et plus d’économies”.”Je ne pense pas que Bruno Retailleau pense au fond que ne pas avoir de budget est une solution pour la France”, a répondu sur France 2 la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. “Si on joue la présidentielle de 2027 dans l’hémicycle où on débat du budget 2026, on n’aura pas le budget de 2026 et probablement que la présidentielle se passera très mal”, a-t-elle ajouté.- Réformes des retraites bientôt rétablie -Les débats en cours sur le budget de la Sécu ont néanmoins déjà dessiné les contours d’une droite sénatoriale inflexible, refusant quasiment tous les compromis trouvés à l’Assemblée nationale. La droite et ses alliés centristes s’apprêtent d’ailleurs à s’opposer à la suspension de la réforme des retraites et au “dégel” des prestations sociales, deux votes cruciaux qui auront probablement lieu mardi soir.”La droite fait de l’affichage politique. Très bien, mais ça n’aura aucune utilité. Cela revient à donner l’ensemble du pouvoir parlementaire à l’Assemblée. Si ça continue comme ça, le Sénat n’en sortira pas grandi”, regrette auprès de l’AFP le président socialiste de la commission des Finances du Sénat, Claude Raynal.En revanche, concernant le budget de l’Etat, son rejet à l’Assemblée nationale risque de faciliter la tâche du Sénat: saisi du texte initial du gouvernement, il n’aura même pas à statuer sur les mesures ajoutées par les députés et pourra se contenter de voter sa propre copie, élaborée au sein de sa très large majorité depuis la fin du printemps sous François Bayrou et ajustée depuis.Dans les mesures contenues dans cette partie “recettes”, les sénateurs pourraient notamment restreindre la taxe sur les holdings familiales, maintenir le gel du barème de l’impôt sur le revenu et revenir sur la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (LR), présentera ses propositions lundi à 14H00 lors d’une conférence de presse.

La Bourse de Paris en hausse en attendant de nombreuses publications économiques

La Bourse de Paris évolue en hausse lundi, tentant de rebondir après un bilan hebdomadaire en recul, à l’entame d’une semaine dense en publications économiques en Europe et aux Etats-Unis.L’indice vedette CAC 40 progressait de 0,39% vers 09H45, soit de 31,52 points, s’établissant à 8.014,17 points.La semaine dernière, le CAC 40 a subi un net repli de 2,29%, chahuté par les craintes d’une bulle financière autour de l’intelligence artificielle (IA) après la publication des résultats de Nvidia, champion du secteur et première capitalisation boursière mondiale.”Les investisseurs semblent désormais naviguer entre espoir d’un assouplissement monétaire et crainte d’un ajustement brutal dans les secteurs les plus exposés aux thématiques spéculatives”, commente John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.Le marché s’accroche aux propos du président de la Fed de New York, John Williams, qui a déclaré vendredi “continue(r) de voir de la marge pour un nouvel ajustement à court terme” des taux directeurs américains.A l’agenda cette semaine, de nombreux indicateurs sont également attendus.Mardi, le marché se tournera vers les “ventes au détail de septembre et l’indice d’inflation des prix à la production (PPI), puis mercredi des demandes d’allocations chômage et des commandes de biens durables”, résume Jim Reid, économiste de Deutsche Bank. Sur le Vieux continent, le marché sera notamment attentif vendredi aux estimations préliminaires d’inflation de novembre en Allemagne, en France et en Italie.Au Royaume-Uni, la présentation du projet de budget par la ministre des Finances Rachel Reeves mercredi sera l’événement principal de la semaine.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt français à dix ans évoluait en légère baisse, à 3,45%, contre 3,47% à la clôture du marché vendredi.La défense en baisseLes Etats-Unis et l’Ukraine ont affirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un “futur accord” de paix pour mettre fin au conflit avec la Russie “devra pleinement respecter la souveraineté” de Kiev, à l’issue de pourparlers “constructifs” à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens.A la cote parisienne, Thales cédait 2,07%, Safran 0,86% et Dassault Aviation 0,98%.Kretinsky au chevet de CasinoLe groupe Casino (+1,09% à 26 centimes) a annoncé lundi réunir ses créanciers pour entamer des négociations sur une nouvelle restructuration de sa dette, la deuxième en moins de trois ans, son actionnaire principal, Daniel Kretinsky, se disant prêt à apporter 300 millions d’euros.Le distributeur (Monoprix, Franprix, CDiscount…), passé sous le contrôle du milliardaire tchèque en 2024 après des années de pertes et de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, un montant qu’il souhaite ramener à 800 millions d’euros, a-t-il indiqué lundi dans un communiqué.

Le Black Friday, incontournable en France, grignote sur le reste du calendrier

Black Friday, Black Week, Black Month… L’opération commerciale du dernier vendredi de novembre est devenue incontournable en France et s’étend désormais sur plusieurs semaines. Mais si elle profite aux grands acteurs en ligne, elle pénalise les commerces indépendants.”Maintenant le Black Friday, c’est tout le mois de novembre, et des promotions on en a toute l’année !”, remarque Danielle, 73 ans, ancienne enseignante retraitée. Cette année, il aura lieu le 28 novembre. Mais loin d’être limité à un “vendredi noir”, il étend ses tentacules sur le calendrier commercial.L’événement importé des Etats-Unis par Amazon en 2010 est progressivement monté en puissance jusqu’à s’ancrer dans les habitudes des Français. Ils y consacreront cette année un budget moyen de 345 euros, en augmentation selon une étude du cabinet Boston Consulting Group (BCG).”Il y a un peu de fatigue sur la promotion”, commente pour l’AFP François-Xavier Salle, expert consommation chez BCG, “et c’est pour ça que les consommateurs veulent des choses transparentes et clairement exprimées dans les pourcentages”.Il observe lui aussi les “périodes plus longues” de promotions proposées par les vendeurs, qui parfois “combinent avec le Cyber Monday”, autre coup marketing venu d’Amérique, qui se déroule le lundi suivant. Le 1er décembre, donc, cette année.- E-commerce roi -Clara, 21 ans, “étudie le marché, tous les jours, on ne sait jamais”. Elle a déjà acheté des vêtements et de l’électronique en promotion depuis début novembre, mais reste attentive: “c’est important, ça joue sur le coût de la vie”.Comme cette chargée d’affaires en menuiserie, sept Français sur dix prévoient de participer à l’opération commerciale, selon l’étude du BCG. Et comme elle, plus de la moitié commencent leurs recherches dès le début de novembre.L’e-commerce reste le roi du Black Friday. En 2024, selon les chiffres du groupe BPCE, plus d’un achat sur trois a été réalisé en ligne pendant la “Black week”, contre un sur cinq le reste de l’année. Le panier moyen en ligne était alors de 81 euros, contre 57 euros en magasin.A l’instar de l’électronique, le Black Friday est devenu “incontournable” pour les grandes enseignes de mode, confirme auprès de l’AFP Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce. Selon lui, il est désormais “beaucoup plus maîtrisé” par les entreprises, “dans une période extrêmement importante de l’année, où il est important de préserver la marge”.Les indépendants, eux, ne profitent pas du Black Friday, qui “gangrène le petit commerce”, regrette auprès de l’AFP Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement. Face aux mastodontes de l’e-commerce, les indépendants ne peuvent “pas tenir”.- “Gel des achats” -A la différence des grandes marques ou des gros distributeurs, il est difficile pour les petits commerces de “casser des marges qui sont nécessaires”, souligne celui qui représente 30.000 boutiques et qui rappelle l’actuelle crise de vitalité du commerce de centre-ville.”En septembre, en octobre, on arrive à travailler, mais dès le mois de novembre, on voit que ça crée un gel des achats, un attentisme chez le consommateur qui attend le Black Friday et le fameux tunnel jusqu’aux soldes de janvier”, fustige-t-il.Des soldes d’hiver qui arrivent après la bataille, souligne Yohann Petiot, car “le porte-monnaie des Français n’est pas extensible”.Autre conséquence néfaste du Black Friday, il est “une aubaine pour les contrefacteurs”, selon l’Union des fabricants (Unifab), qui pointe qu’en 2024 la Douane a effectué la saisie de 21,5 millions de contrefaçons, dont plus de 30% dans des petits colis achetés en ligne.

“La fragilité” politique et budgétaire française élément “d’insécurité” pour l’Europe, selon Hollande

“La fragilité de la France est un élément d’insécurité supplémentaire pour l’Europe”, a estimé dimanche l’ancien président de la République François Hollande, alertant sur les conséquences d’un échec budgétaire pour le financement de la défense.Dans un entretien au Monde portant sur la guerre en Ukraine, et le plan controversé du président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit, l’ancien chef de l’Etat était interrogé sur la situation politique française.”Dans ce contexte, la fragilité de la France est un élément d’insécurité supplémentaire pour l’Europe”, a-t-il alerté, estimant que si elle “veut participer au réarmement, il faut qu’elle ait un budget de la défense voté dans le cadre de la loi de finances”, c’est-à-dire dans le budget de l’Etat pour 2026.Si l’adoption d’un nouveau budget échoue au Parlement, et que le gouvernement passe par une “loi spéciale” pour assurer la continuité de l’Etat, “ce sont les dépenses de l’année précédente qui vaudront, et les 6 milliards d’euros prévus pour améliorer notre capacité de défense ne seront pas là”, a mis en garde le responsable socialiste.Redevenu député de Corrèze, François Hollande tisse un lien entre “l’état de notre démocratie”, “la force de notre défense et la crédibilité de notre sécurité”. “C’est la raison pour laquelle Trump et Poutine poussent les extrêmes droites en Europe pour nous affaiblir et nous neutraliser”, a-t-il ajouté.Concernant le plan de Donald Trump, François Hollande estime qu’il équivaut dans son état actuel à “la capitulation de l’Ukraine” mais aussi à “la relégation de l’Europe sous la tutelle d’un condominium russo-américain”. Regrettant l’absence “d’incarnation politique” en Europe, il appelle toutefois les Européens à “corriger le plan s’il est encore amendable” et à  “dire qu’ils vont livrer autant d’armes que possible” à l’Ukraine.Salué par le président russe Vladimir Poutine, le projet américain reprend plusieurs exigences clés de Moscou: que l’Ukraine lui cède des territoires, accepte de réduire la taille de son armée et renonce à intégrer l’Otan. Il offre cependant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.