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Accord entre la plateforme de musique IA Suno et Warner pour rémunérer les artistes

La plateforme américaine Suno, spécialiste de la musique générée grâce à l’intelligence artificielle (IA), s’est entendue avec la maison de disque Warner Music Group (WMG) pour rémunérer les artistes dont la production sera utilisée pour créer des morceaux.L’accord, annoncé conjointement mardi par les deux groupes, met, par ailleurs, fin au contentieux qui opposait Warner à Suno, le premier accusant le second devant la justice civile américaine d’avoir puisé dans ses catalogues sans autorisation et sans contrepartie financière.Le grand rival de Suno, Udio, avait initié cette nouvelle phase de la musique IA et enterré, il y a quelques semaines, la hache de guerre avec Universal Music Group et Warner, deux des trois éditeurs les plus puissants au monde, avec Sony Music Group.Ce développement devrait contribuer à faire évoluer le modèle économique de la musique IA pour y intégrer musiciens, chanteurs et ayants droit, qui s’inquiètaient de se voir privés d’une partie de leurs droits d’auteurs.Dans le cadre de la convention conclue avec WMG, Suno s’est engagé à remplacer, en 2026, son modèle d’IA existant par de nouvelles moutures, qui tiendront compte de l’accord de licence.La plateforme offrira désormais aux artistes et aux ayants droits de choisir s’ils permettent l’utilisation de leur musique, de leur nom, de l’image et de leur voix par les utilisateurs du site.Contacté pour savoir si les nouveaux modèles d’IA ne seraient développés qu’avec de la musique d’artistes et d’ayants droit ayant accepté, la start-up de Cambridge (Massachusetts) n’a pas donné suite.Robert Kyncl, patron de Warner Music Group cité dans le communiqué, a salué “une victoire pour la communauté des créateurs, qui va bénéficier à tous”.”Suno se développe rapidement, tant en nombre d’utilisateurs qu’en termes de chiffre d’affaires”, a souligné le dirigeant, pour qui l’accord est l’occasion de “définir des modèles qui augmentent les revenus et proposent aux fans de nouvelles interactions”.Suno connaît, de fait, une croissance très soutenue et atteint, fin octobre, 150 millions de dollars de chiffre d’affaires en rythme annuel.Mi-novembre, l’entreprise a levé 250 millions d’argent frais auprès d’investisseurs, parmi lesquels le géant des puces Nvidia, lors d’une augmentation de capital qui valorisait Suno 2,45 milliards de dollars.Le partenariat dévoilé mardi prévoit, par ailleurs, que Suno acquiert Songkick, site qui référence les concerts à venir et était jusqu’ici filiale de WMG. 

Quelque 300 supermarchés Auchan en passe de devenir des Intermarché et Netto

Le secteur de la distribution poursuit sa transformation: en difficulté, Auchan prévoit de basculer en franchise, sous bannière Intermarché et Netto, ses quelque 300 supermarchés, un “nouveau coup de massue” pour les salariés du groupe nordiste, qui conservera les hypermarchés à son nom.Le projet, “soumis à l’autorisation préalable des autorités de la concurrence compétentes”, pourrait “prendre effet fin 2026”, a précisé Auchan, propriété de la famille Mulliez, dans un communiqué.Concrètement Auchan Retail, la branche distribution du groupe, envisage de créer une “entité juridique dédiée” pour exploiter les magasins changeant d’enseigne, via un contrat de franchise conclu avec Intermarché/Mousquetaires.”Les fonds de commerce, l’immobilier restent propriétés d’Auchan, les salariés restent des salariés d’Auchan, et on travaillera sous enseigne Intermarché, qui nous livrera les marchandises, la politique commerciale, le concept magasin”, a expliqué à la presse Guillaume Darrasse, directeur général d’Auchan Retail. “C’est quelque chose qui va nous renforcer” avec des supermarchés qui bénéficieront “de l’ensemble des facteurs de compétitivité” d’Intermarché, notamment “la capacité à offrir des prix performants aux consommateurs, ce qui est indispensable dans un marché de plus en plus compétitif”, a justifié le patron du cinquième distributeur alimentaire en part de marché (8,6%, selon Kantar Worldpanel).L’opération doit permettre à Auchan de faire baisser les prix dans ses supermarchés, de 6 à 8% selon une source proche du dossier, tout en continuant le “travail” sur ses 117 hypermarchés, dont 20 sont “en refonte complète”, d’après M. Darrasse. “Ce n’est pas un modèle du passé”, a-t-il insisté, précisant que son groupe vient de se refinancer à hauteur de 1,8 milliard d’euros.Au total, le groupe compte 294 supermarchés, dont 261 intégrés et 33 franchisés. Ces derniers devront déterminer si le changement d’enseigne est une opportunité, “ce dont je ne doute pas”, a estimé M. Darrasse.- “Onde de choc” -Les 11.000 salariés des magasins intégrés (3,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires) conserveront-ils leur régime actuel?  “Leur statut résultera du dialogue social dans le cadre du groupe Auchan, dans les règles normales du droit du travail”, répond M. Darrasse. La présentation du projet mardi aux instances du personnel a provoqué “une onde de choc”, dit à l’AFP René Carette, délégué syndical central à la CFDT Auchan, selon qui “toutes les organisations sont sorties de la réunion suite à l’annonce”.”Il y a un an, on nous annonçait un plan social (avec près de 2.400 suppressions d’emplois, NDLR) et aujourd’hui coup de massue” avec “11.000 salariés sacrifiés”, envoyés à la “concurrence avec leurs acquis sociaux en moins et une incertitude” quant à leur reprise, s’est-il indigné.Pour Djamal Otmani, délégué central à la CFTC, syndicat majoritaire, “c’est dramatique pour toutes ces familles.”Gilles Martin, délégué CFDT, a affirmé à l’AFP qu’après un passage en franchise, sur le long terme, “les salariés peuvent perdre jusqu’à 2.000, 2.500 euros en moyenne par an”.”Ce qui peut être rassurant, c’est que le groupe Intermarché”, troisième distributeur français, “a les reins très solides”, a-t-il ajouté, estimant toutefois qu’un accompagnement des salariés sera nécessaire.- “Acquis sociaux” -“On veut qu’Auchan s’engage à maintenir tous les emplois et tous les acquis sociaux”, a ajouté Franck Martinaud, délégué syndical Retail France FO.De son côté, Intermarché, qui a déjà réalisé deux opérations massives de reprise en deux ans – près de 300 magasins Casino en 2023/24, et 81 magasins Colruyt mi-juin – se retrouverait en pole position pour éventuellement acquérir à terme ces supermarchés Auchan.  Ce deal “gagnant-gagnant” va “nous permettre d’étendre notre emprise sur le marché français”, s’est félicité le patron des Mousquetaires, Thierry Cotillard. Les supermarchés d’Auchan représentent deux points de part de marché, et les Mousquetaires visent 20% en 2028, a-t-il souligné (contre 17,7% en octobre selon Kantar Worldpanel).Auchan, qui a repris en 2024 près de 100 magasins Casino, vient de céder 19 magasins à Lidl, dont 9 ex-Casino.L’annonce sur la transformation de 300 supermarchés Auchan en Intermarché et Netto s’inscrit dans un “partenariat plus large” entre les deux groupes, déjà marqué par une alliance de dix ans dans le domaine des achats, a rappelé M. Cotillard.ac-zl-bbr-max/ved/nth

La justice au chevet du repreneur en série ACI Group, 1.600 emplois en jeu

Le tribunal des activités économiques de Lyon a commencé mardi à examiner le dossier d’ACI Group, repreneur en série d’une quarantaine de sites industriels employant quelque 1.600 salariés, lui-même placé en redressement judiciaire en septembre dans un contexte de soupçons de malversations.Dans la soirée, l’audience a été renvoyée au 9 décembre, sans décision à ce stade sur une éventuelle liquidation judiciaire.. Enquête pénaleLa juridiction commerciale n’est pas la seule à s’intéresser à cette holding: le parquet de Lyon a confirmé à l’AFP avoir ouvert une enquête pénale à la suite de plaintes déposées par le groupe, dont l’une cible Philippe Rivière pour abus de biens sociaux. Fondateur et actionnaire majoritaire, M. Rivière a été privé par le tribunal de son mandat social à la tête de l’entreprise, désormais gérée par des administrateurs judiciaires. Il n’a pas souhaité s’exprimer sur l’enquête pénale.A son arrivée mardi à l’audience, fermée au public, il paraissait tendu. “Le tribunal a ordonné un renvoi au 9 décembre, date à laquelle Philippe Rivière devrait avoir les fonds suffisants (…) pour proposer une sortie par le haut” de cette crise, “afin de préserver l’emploi et le groupe”, a assuré quatre heures plus tard à l’AFP son avocat Gauthier Doré, qui dit avoir plaidé dans ce sens.. Ultra-croissanceComment en est-on arrivé là ? Créé en 2019 par Philippe Rivière et Patrice Rives, ACI Group a racheté à tour de bras une kyrielle d’entreprises industrielles en difficulté, notamment spécialisées dans la fourniture de pièces pour les industries de la défense, de l’aéronautique et du nucléaire civil.En mars au salon Global Industrie à Lyon, M. Rivière reconnaissait qu’une telle boulimie d’acquisitions pouvait faire “peur”, notamment au “monde financier”. “C’est difficile avec nous parce que tous les mois on intègre une nouvelle société”, ce qui complique la lecture de l’activité économique y compris pour des professionnels.. Pourquoi un redressement?Les inquiétudes du monde financier n’étaient pas sans fondement puisque Patrice Rives a décidé en septembre de placer la holding en redressement judiciaire, sans publier d’explications et contre l’avis de Philippe Rivière. La situation interpelle jusqu’à Bercy. “La manière dont cette holding a été mise en redressement judiciaire et les conditions qui l’y ont amenée méritent qu’on s’y intéresse de très près”, déclarait début novembre le ministre de l’Economie Roland Lescure, indiquant avoir “demandé un audit” à ses services.La CGT Métallurgie, qui dit recenser les plaintes de nombreux salariés accumulant des arriérés de salaires ou les redoutant, manifestait mardi devant le tribunal à Lyon, dénonçant un “scandale industriel”. Fabrice Fort, coordinateur régional de la CGT Métallurgie, a évoqué “une affaire qui pourrait virer au scandale d’Etat”: “Rivière a bénéficié d’aides publiques, sans aucun contrôle”, pourtant dans des domaines sensibles touchant l’armement et le nucléaire, “pour ensuite siphonner les trésoreries des entreprises qu’il rachetait et faire remonter les fonds à la holding”. “C’est une technique éprouvée, Rivière est un Bernard Tapie bis mais, là, l’élève a dépassé le maître”, a asséné Fabrice Fort.     . Quel avenir pour les sites?Une douzaine de sociétés du groupe ont déjà été placées en redressement ou en liquidation directe ces dernières semaines.M. Lescure a promis que l’Etat se pencherait sur “toutes les filiales les unes après les autres”, dont certaines “vont bien” et d’autres “moins bien”, pour “tenter de trouver des repreneurs”.”L’Etat travaille, aux côtés des administrateurs judiciaires, à des solutions visant à préserver la continuité de l’activité sur le plus grand nombre de sites possibles, sous réserve d’une perspective de retour à la viabilité”, a indiqué Bercy à l’AFP, assurant que M. Rivière “ne participe pas aujourd’hui à ces discussions”.”On est bien revenu” du discours faisant de Philippe Rivière “un nouveau capitaine d’industrie, sauveur d’entreprises”, commentait le député de la Loire Pierrick Courbon (PS) qui avait accompagné des salariés lors d’un rendez-vous à Bercy le 18 novembre.

Soupçons de fraude fiscale: Sanofi perquisitionné dans le cadre d’une enquête sur la Société Générale

Le siège social parisien du géant pharmaceutique Sanofi a été perquisitionné mardi dans le cadre d’une enquête pour des soupçons de blanchiment de fraude fiscale, a-t-on appris auprès du parquet national financier (PNF), confirmant une information du quotidien Le Monde.Cette perquisition s’inscrit dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en janvier 2024 par le PNF autour de montages fiscaux proposés par le groupe bancaire Société Générale à de grands groupes, a confirmé le parquet.Sanofi fait partie des groupes soupçonnés d’avoir tiré profit de ces montages, optimisant les impôts entre la France et le Luxembourg.Confiée à l’Office national antifraude (Onaf), l’enquête est ouverte pour “blanchiment de fraude fiscale”, “blanchiment de fraude fiscale en bande organisée ou aggravée” et “association de malfaiteurs”.Le groupe agroalimentaire Lactalis est également soupçonné d’avoir bénéficié de ces montages.En juin dernier, des perquisitions avaient déjà été menées dans les bureaux de la Société Générale à la Défense, près de Paris, ainsi que dans ses locaux au Luxembourg.Quatre personnes, dont des cadres, avaient été placées en garde à vue et leur domicile perquisitionné, sans poursuites dans l’immédiat.Les investigations visaient à vérifier si “un service” de la banque a pu “proposer et réaliser des montages à but essentiellement fiscal au profit de grandes entreprises françaises”, avait indiqué une source judiciaire en juin à l’AFP.D’après un ancien collaborateur de la Société Générale contacté par l’AFP, les enquêtes semblent pointer vers les activités de la division GLBA.Ce service de la Société Générale permet de “financer moins cher des grands groupes français”, expliquait-il, “en utilisant des dispositions fiscales qui existent, telles que le régime mère-fille, en les poussant à leurs extrémités”.L’expertise de GLBA permet également de “cumuler les dispositifs fiscaux de différents pays, dans des opérations qui sont souvent transfrontières”, avait-il ajouté.

La Bourse de Paris termine en hausse, entre Ukraine et Fed

La Bourse de Paris a terminé en hausse mardi, poussée par les espoirs d’un accord de paix en Ukraine et de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de sa prochaine réunion en décembre, après une pluie d’indicateurs aux Etats-Unis.L’indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a gagné 0,83% soit un gain de 66,13 points pour atteindre 8.025,80 points. Lundi, il avait cédé 0,29%, à 7.959,67 points.”L’espoir d’une paix peut-être plus rapide que prévu en Ukraine a provoqué (…) un petit bond de joie” sur les places européennes, commente Christine Romar, analyste chez CMC Markets.La Maison Blanche a fait part mardi “d’immenses progrès” en vue de parvenir à un accord de paix en Ukraine, même si elle a reconnu qu’il restait des points “sensibles” à régler, après une nouvelle nuit de frappes russes sur Kiev.Au centre des discussions figure le plan du président américain Donald Trump, dont une version initiale jugée très favorable à Moscou a été amendée à l’issue de négociations dimanche à Genève entre délégations américaine, ukrainienne et européennes.La dernière version du projet est “significativement meilleure” pour Kiev, a d’ailleurs indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier.En parallèle, une série d’indicateurs publiés mardi a brossé un paysage inquiétant sur l’état de l’économie américaine, entre prix à la production toujours en hausse et une confiance des consommateurs en chute libre, ces derniers ajustant leurs dépenses en conséquence.De quoi soutenir “la perspective de nouvelles baisses de taux par la Fed”, la Réserve fédérale américaine, ce qui est en revanche bon pour les actions, commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.- Les valeurs défensives plébiscitées -Avec les récentes inquiétudes des investisseurs autour d’une potentielle bulle IA, la Bourse de Paris connaît un “retour des valeurs défensives”, qui ont pris la tête du CAC 40 mardi, explique à l’AFP Philippe Cohen, gérant de portefeuilles chez Kiplink.Ces valeurs désignent les actions vues comme plus sûres, car elles sont moins soumises aux cycles économiques.Exemple: les valeurs industrielles comme Saint Gobain (+4,19% à 85 euros) ou ArcelorMittal (+3,61% à 36,41 euros) se sont affichées en nette hausse.

Les Bourses européennes terminent en hausse

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert mardi, après une pluie d’indicateurs économiques aux Etats-Unis qui alimentent les attentes de baisse de taux de la banque centrale américaine (Fed) en décembre.La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,83%, Francfort de 0,97%, tandis que Londres a gagné 0,78% et Milan 0,95%.

Le Sénat adopte le budget de “fin de gestion” pour 2025

Le Sénat a adopté mardi le projet de loi de “fin de gestion” pour 2025, un texte technique examiné en parallèle du budget 2026 pour fixer les derniers ajustements financiers de l’année en cours, marquée par un déficit atteignant 5,4% du PIB.Ce texte a été voté par la droite et l’ensemble du bloc central, tandis que la gauche s’y est opposée. L’Assemblée nationale, elle, l’avait rejeté en première lecture.Députés et sénateurs tenteront de se mettre d’accord sur une version de compromis lors d’une commission mixte paritaire (CMP) prévue jeudi matin. Il faudra ensuite que ce texte commun soit adopté dans les deux chambres la semaine prochaine, obligeant le gouvernement à espérer que certains groupes d’opposition s’abstiennent ou votent favorablement.La mission paraît néanmoins beaucoup moins périlleuse que sur le budget pour 2026, objet éminemment plus politique.”Ce texte est d’abord technique et il ne vise rien d’autre qu’à être collectivement capable de bien finir l’année”, a ainsi plaidé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Il permet de “garantir précisément et en toute transparence les jalons essentiels qui nous permettront de respecter la cible de déficit de 5,4% (du PIB) en 2025”, a-t-elle ajouté.En effet, le budget de “fin de gestion” respecte l’engagement initial du gouvernement sans dégrader le déficit, au contraire des années précédentes. Il prévoit tout de même quelques ouvertures et annulations de crédits, comme 190 millions supplémentaires pour des dépenses de sécurité en Outre-mer et contre les incendies estivaux. Côté annulation, 1,6 milliard sont notamment ponctionnés sur le programme d’investissements “France 2030″, le gouvernement invoquant un surplus de trésorerie.”Il faut saluer l’effort accompli en 2025 et le considérer comme un point de départ du redressement, mais aucunement comme un point d’arrivée”, a reconnu le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (Les Républicains), qui est par ailleurs beaucoup plus critique sur le budget pour 2026, dont le Sénat se saisit jeudi dans l’hémicycle. Il a suggéré l’adoption du texte, non sans obtenir le vote de quelques amendements, comme une rallonge de 50 millions pour la “mission d’aménagement du territoire” dévolue à La Poste, par exemple.La gauche a regretté la priorité donnée à la baisse des dépenses. “C’est la technique du rabot qui est privilégiée, en ciblant d’abord le plus facile, le budget d’investissement”, a épinglé le sénateur Grégory Blanc (groupe écologiste).

Wall Street ouvre sans direction claire, digère de nouveaux indicateurs économiques

La Bourse de New York a ouvert en ordre dispersé mardi, reprenant son souffle après son bond de la veille alimenté par les espoirs de baisse de taux de la Fed, tout en accueillant de nouvelles données économiques.Dans les premiers échanges, l’indice Nasdaq perdait 0,30% et l’indice élargi S&P 500 reculait de 0,11%. Le Dow Jones prenait 0,28%.

A la Cour de cassation, l’influence de Vincent Bolloré sur Vivendi en question

Avec son influence, son autorité, Vincent Bolloré contrôlait-il de fait Vivendi lors de sa scission en 2024? Non, a plaidé mardi son avocat devant la Cour de cassation. A l’inverse, des actionnaires minoritaires ont estimé son contrôle bien effectif, dans un “théâtre d’ombres”.La Cour, saisie par les sociétés Bolloré et Vivendi, doit pour la première fois se prononcer sur la notion de “contrôle de fait” d’une entreprise. Elle rendra vendredi sa décision, très attendue par le monde des affaires et les juristes.Concrètement, il s’agit pour la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire de décider “si le contrôle de fait exercé par les personnes physiques ou morales sur une société s’apprécie uniquement sur la base des droits de vote dont elle dispose en assemblée générale ou s’il faut tenir compte d’autres critères d’influence sans forcément de lien direct avec les droits de vote”, a exposé le président de la chambre commerciale, financière et économique Vincent Vigneau.Mardi matin, la Grand’chambre était comble pour ce dossier technique aux lourds enjeux financiers. Si les magistrats ne lui donnent pas gain de cause, M. Bolloré, premier actionnaire, s’expose en effet à devoir indemniser les petits actionnaires de Vivendi, à hauteur de plusieurs milliards d’euros.   Le milliardaire conservateur était absent à l’audience mais présent dans toutes les têtes. Il a une “notoriété indéniable” et une “crédibilité”, mais “convaincre n’est pas contrôler”, a fait valoir l’avocat de sa société, Emmanuel Piwnica.”Qui contrôle Vivendi ? (…) Il est constant que Bolloré ne contrôle pas Vivendi”, “ni en droit ni en fait”, a déroulé Me Piwnica, à l’unisson de l’avocat de Vivendi, Alain Bénabent.Mais le défenseur du fonds Ciam, actionnaire minoritaire qui a contesté l’opération de scission de Vivendi, a pris l’image du “rideau” dans le théâtre d’ombres, qui cache le principal acteur. Me Patrice Spinosi a ainsi demandé de “faire prévaloir la réalité sur l’apparence” dans la vie des affaires. Et selon lui, “Vincent Bolloré exerçait bien un contrôle de fait” sur Vivendi au moment du découpage du conglomérat en décembre 2024 en quatre entités cotées: outre Vivendi, Canal+ (médias), Havas (communication) et Louis Hachette Group (édition). – “Faisceau d’indices” -Le fonds Ciam avait saisi l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour trouver une issue équitable.Initialement, le gendarme français des marchés avait estimé que la société Bolloré ne pouvait “pas être considéré(e) comme contrôlant Vivendi”. Elle détenait un peu moins de 30% de son capital, soit en dessous du seuil requis pour lancer une offre publique de retrait du marché (OPR), un rachat d’action réclamé par une partie des petits actionnaires.La cour d’appel de Paris avait ensuite demandé en avril à l’AMF de réexaminer sa décision. La cour avait en effet pris en considération un “faisceau d’indices”, en soulignant “l’influence” particulière de Vincent Bolloré sur les actionnaires, compte tenu notamment de son autorité personnelle et de sa personnalité.L’AMF avait donc décidé en juillet que la société Bolloré et l’entrepreneur breton étaient “tenus au dépôt d’un projet d’offre publique de retrait” des titres Vivendi dans un délai de six mois. Mardi, la première avocate générale Irène Luc, dont le rôle est de défendre la bonne application de la loi, a considéré que la cour d’appel avait “enfreint les termes clairs du Code du commerce”. Elle préconise de “casser” cet arrêt d’avril, ce qui serait favorable à la société Bolloré.L’avocat de l’industriel a relevé le risque pour la “sécurité juridique” des entreprises en cas de décision contraire. Mais c’est “un épouvantail”, a opposé Me Spinosi pour le fonds Ciam. Un autre fonds est partie à l’affaire, Independent franchise partners, afin également de faire valoir le droit des investisseurs.Vivendi pèse aujourd’hui environ 2,5 milliards contre près de 9 milliards avant la scission qui, quelle que soit l’issue, n’est pas remise en question.

Des salariés portent plainte contre Lactalis pour récupérer des primes minorées

Plus de 500 salariés et ex-salariés du groupe laitier Lactalis ont déposé plainte auprès du Parquet national financier (PNF), considérant être victimes d’une fraude fiscale de leur employeur, a annoncé mardi leur avocat Me Renaud Portejoie à l’AFP, dont l’action est contestée par la société.Les salariés estiment que l’entreprise, qui a réglé 475 millions d’euros à l’administration fiscale pour “clore un différend” en décembre de l’année dernière, a minoré son bénéfice pendant plusieurs années et ainsi amputé les primes de participation versées à ses collaborateurs.La prime de participation est en effet calculée en fonction des bénéfices de l’entreprise.Chacun des quelque 16.000 salariés de droit français de Lactalis est potentiellement concerné, selon Me Portejoie, qui chiffre en “centaines de millions d’euros” le montant total non versé.L’accord conclu avec le fisc fin 2024 “a permis de mettre un terme à un différend d’interprétation portant sur l’imposition de deux sociétés internationales, lesquelles ne sont en aucun cas concernées par le dispositif de participation aux résultats des salariés”, a indiqué une porte-parole de Lactalis dans une déclaration transmise à l’AFP.Demandant plus de transparence dans les informations financières publiées par l’ensemble du groupe, dont la maison mère BSA, les salariés s’estiment également victimes “d’escroquerie”, selon M. Portejoie. “Ils entendent, par la présente déposer plainte contre X” pour ce motif, précise le document envoyé au PNF et consulté par l’AFP.- Enquête pour fraude fiscale -La plainte auprès du PNF est une nouvelle étape pour les salariés et ex-salariés regroupés au sein de l’association, “Justice pour nos primes”.”Pendant des années, vos primes de participation ont manifestement été réduites de manière injuste”, détaille son site internet.L’association qui porte cette action “prétend trompeusement exercer une +action de groupe+ et ne dispose d’aucun intérêt à agir, ni d’aucun mandat”, a argué Lactalis.La société ajoute même qu’une “action ordinale et pénale contre ce type de pratique” est en cours.Parallèlement au litige fiscal soldé en fin d’année dernière, le groupe Lactalis est visé depuis 2018 par une enquête du PNF pour blanchiment de fraude fiscale aggravée “portant sur des suspicions de minoration de son bénéfice imposable”, avait appris l’AFP début 2024, de source judiciaire.Ces investigations ont ensuite été étendues aux chefs de fraude fiscale aggravée. Le PNF a en effet reçu en 2019 un signalement du syndicat agricole Confédération paysanne puis, en 2022, des dénonciations fiscales obligatoires émanant de l’administration fiscale, selon cette source judiciaire.Les sièges de plusieurs sociétés du géant mondial avaient été perquisitionnés début 2024, le siège du groupe à Laval (ouest de la France), ses bureaux à Paris et l’hôtel particulier de son dirigeant, Emmanuel Besnier, également situé dans la capitale, avait alors indiqué une source proche du dossier.Ancienne fabrique familiale fondée en 1933 en Mayenne, Lactalis s’est transformée au gré d’acquisitions successives en empire international du lait, détenant des marques incontournables des supermarchés comme Président, Leerdammer ou Galbani.Le groupe a dépassé pour la première fois en 2024 les 30 milliards d’euros de ventes.