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Pétrole, armement et diplomatie: Poutine en Inde pour une coopération dont l’étendue est “immense”

Vladimir Poutine est arrivé jeudi en ami en Inde, pays avec lequel il juge “immense” l’étendue de la coopération, dans le contexte des sanctions douanières imposées par Donald Trump en représailles à ses achats de pétrole russe en pleine invasion de l’Ukraine.Le président russe, qui ne s’était plus rendu à New Delhi depuis 2021, l’année ayant précédé le déclenchement de l’offensive militaire qu’il a ordonnée sur le sol ukrainien, a été accueilli à l’aéroport de la capitale indienne par le Premier ministre Narendra Modi. Dans la soirée, il devait dîner en privé avec lui, en préambule à leurs entretiens officiels vendredi.Vladimir Poutine, qui est accompagné de son ministre de la Défense, Andreï Belooussov – la question d’éventuels accords sur des avions de chasse et des systèmes de défense antiaérienne devant en principe être abordée -, a déclaré être “très heureux” de revoir son “ami” Narendra Modi, dans un entretien accordé à India Today avant son départ. “L’étendue de notre coopération avec l’Inde est immense”, a-t-il insisté, citant la construction navale et l’industrie aéronautique, l’énergie nucléaire et l’exploration spatiale. Le chef de l’Etat russe a par ailleurs souligné que les négociations en cours avec les Etats-Unis sur l’Ukraine constituaient “une tâche complexe, une mission ardue que le président Trump s’est lui-même donnée”. “Parvenir à un consensus entre des parties en conflit n’est pas chose aisée mais je crois que le président Trump s’y emploie sincèrement”, a-t-il poursuivi, avant d’ajouter: “Je pense que nous devons nous engager dans cet effort plutôt que d’y faire obstruction.”Narendra Modi s’est de son côté dit “ravi d’accueillir (son) ami, le président Poutine”. “Je me réjouis de nos échanges ce soir et demain”, a-t-il écrit sur X. “L’amitié indo-russe est une amitié éprouvée par le temps qui a grandement profité à nos peuples”, a martelé le chef du gouvernement indien, publiant une photo d’eux deux prise dans la voiture qui les transportait.Voici les principaux sujets au menu de leurs discussions :- PétroleL’Inde est l’un des principaux importateurs de pétrole russe, à rebours des Occidentaux qui ont pris des mesures de rétorsion dans ce domaine à cause de la guerre en Ukraine.En 2024, la Russie a livré aux raffineries indiennes 36% du brut qu’elles utilisent, selon la plateforme d’informations commerciales Kpler.L’Inde, qui importe 85% de l’or noir qu’elle consomme, y a trouvé moyen de remplir ses cuves à bon prix. Mais les Etats-Unis l’ont punie en août d’une surtaxe de 50% sur ses exportations au motif que ces achats financent l’effort de guerre russe en Ukraine.Donald Trump a assuré que Narendra Modi lui avait promis de renoncer au pétrole russe, en pleine tractations commerciales entre leurs deux pays.New Delhi ne l’a pas confirmé. Mais les statistiques récentes montrent que les livraisons de brut par la Russie aux Indiens ont baissé.”Nous n’avons aucun doute quant au fait que ces échanges bénéficient largement à l’Inde et sont avantageux pour les deux parties”, a noté avant le voyage du président russe son porte-parole, Dmitri Peskov.- DéfenseMême si l’Inde s’est récemment tournée vers d’autres fournisseurs – dont la France – et privilégie les armes qu’elle produit elles-mêmes, la Russie reste une de ses principales sources d’approvisionnement en matériel militaire.Selon l’Institut international pour la recherche sur la paix (SIPRI) de Stockholm, la part des équipements russes dans l’arsenal indien a reculé de 76% sur la période 2009-2013 à 36% en 2019-2023.Tirant les enseignements de la confrontation militaire avec le Pakistan en mai, New Delhi a manifesté son intérêt pour l’achat de nouveaux missiles sol-air russes de type S-400.”Il ne fait aucun doute que ce sujet sera évoqué pendant la visite”, a affirmé M. Peskov.La presse indienne a par ailleurs souligné l’intérêt de l’armée indienne pour le chasseur russe de 5e génération Su-57.- CommerceLa Russie est le quatrième partenaire commercial de l’Inde avec des échanges bilatéraux d’un montant de 68,7 milliards de dollars – un record – sur l’année 2024-2025, d’après les statistiques officielles.Mais leurs relations restent très déséquilibrées. Plus de 90% de cette somme – 63,8 milliards de dollars – provient des importations indiennes, pour l’essentiel d’hydrocarbures. En retour, l’Inde vend à la Russie des machines-outils et des médicaments pour l’essentiel.”Nous voulons diversifier nos échanges et faire en sorte de les rééquilibrer”, a fait savoir un diplomate indien de haut rang s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.”Notre volonté est de maintenir et même d’accroître le volume de nos échanges bilatéraux”, a pour sa part lancé Dmitri Peskov, “sans laisser qui que ce soit d’autre s’en mêler”.- DiplomatieLe même diplomate indien considère que les relations de son pays avec Moscou sont “les plus stables des temps modernes”.Jusqu’à ce jour, l’Inde a évité d’ouvertement condamner l’invasion de l’Ukraine, tout en réussissant à maintenir ses liens avec l’Europe et les Etats-Unis.Narendra Modi a rarement haussé le ton vis-à-vis de Vladimir Poutine sur ce thème, sauf en 2022 au cours d’une rencontre en Ouzbékistan, quand il avait exigé la fin de la guerre “le plus vite possible”.Il a depuis répété à de multiples reprises son attachement à un ordre mondial “multipolaire” et résisté aux injonctions occidentales à s’éloigner de la Russie.

La Bourse de Paris termine en petite hausse, portée par la Fed et l’Ukraine

La Bourse de Paris a fini en progression de 0,43% jeudi, profitant à la fois des espoirs de négociations fructueuses pour la paix en Ukraine et des attentes de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).Le CAC 40 a clos la séance sur un gain 34,61 points à 8.122,03 points. La veille, l’indice vedette parisien avait avancé 0,16%, pour s’établir à 8.087,42 points.Les marchés européens ont profité d’un “sentiment positif avec les espoirs de résolution prochaine du conflit ukrainien”, commente Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM.Le président russe Vladimir Poutine a cependant estimé jeudi que les négociations en cours avec les Etats-Unis sur l’Ukraine étaient “complexes”, mais qu’il fallait s’y “engager” plutôt que de les entraver, dans un entretien diffusé par une chaîne de télévision indienne.Des responsables américains et ukrainiens doivent mener de nouvelles discussions, jeudi en Floride, pour tenter de trouver une issue à la guerre, au moment où Washington a assoupli ses sanctions à l’égard du géant russe Lukoil.En parallèle, le rapport sur l’emploi privé aux Etats-Unis en novembre a conforté le marché dans ses prévisions d’un assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de la réunion des 9 et 10 décembre.”Les pertes d’emplois pousseront la Fed à accélérer ses baisses de taux. Et si en plus de cela les gens réduisent leurs dépenses, et que l’inflation ralentit, ce serait la cerise sur le gâteau”, relève Ipek Ozkardesakaya, analyste pour Swissquote Bank.L’automobile en têteLe président américain Donald Trump a annoncé mercredi l’allègement de la réglementation sur la consommation et les émissions des véhicules, évoquant une baisse de leur prix d’achat.L’annonce soutient les constructeurs automobiles européens qui se sont affichés en franche hausse jeudi. “Le marché applaudit systématiquement lorsqu’il y a moins de règlementation”, explique Christopher Dembik.Stellantis a terminé en hausse de 3,75% à 10,19 euros et Renault de 6,35% à 37,01 euros, prenant la tête de l’indice CAC 40 jeudi.Pierre et Vacances revigoréLe groupe de tourisme Pierre et Vacances-Center Parcs, qui pourrait changer d’actionnaires en 2026, a terminé sur une forte hausse de 8,18% à 1,67 euro à Paris, après avoir annoncé mercredi des résultats en hausse dont un bénéfice net pour 2024/2025 qui bondit de 21%.”On a un résultat net positif pour la deuxième année consécutive”, à 33,5 millions d’euros, après treize années de déficit, s’est réjoui le directeur général du groupe, Franck Gervais, lors d’une présentation à la presse.

Nucléaire: le projet Cigéo franchit une étape clé vers le stockage des déchets radioactifs à Bure

Le projet de Cigéo à Bure (Meuse), où doivent être enfouis à partir de 2050 les déchets nucléaires les plus dangereux, a franchi jeudi une étape clé avec la publication de l’avis technique du gendarme du nucléaire, qui juge ses conditions de sûreté “satisfaisantes” en l’état.Avec cet avis, fruit de 30 mois d’expertise et d’instruction, le projet peut désormais être soumis aux consultations obligatoires de l’enquête publique, attendue à l’automne 2026.Il reviendra ensuite au gouvernement de délivrer l’autorisation de création du site à travers un décret pris en Conseil d’État, au mieux en 2028.”C’est une étape clé, très importante, mais ce n’est pas la fin de l’histoire”, a déclaré à l’AFP Pierre Bois, directeur général adjoint de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). De fait, bien des phases techniques et réglementaires jalonneront ce projet hors norme qui doit s’étaler sur 150 ans, de sa construction jusqu’à la fermeture définitive du stockage vers 2170. Lancé en 1991, le projet Cigéo, contesté par des écologistes et des associations locales, doit accueillir à 500 mètres sous terre des déchets de centrales nucléaires devant rester hautement radioactifs pendant plusieurs centaines de milliers d’années. Au total, 83.000 mètres cubes, dont la moitié déjà produits, sont destinés à reposer dans des alvéoles. Ces tunnels de stockage accueilleront les déchets les plus nocifs, à “haute activité”, ainsi que les déchets dits de “moyenne activité à vie longue”. Cet avis, présenté jeudi au Parlement, apporte un éclairage technique sur le dossier de demande de création, déposé début 2023 par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), mais sans constituer “un feu vert”, a souligné l’ASNR.”Sur de nombreux points”, l’évaluation préliminaire de sûreté présentée par l’Andra dans son dossier est “satisfaisante”, donc conforme aux attendus réglementaires, a déclaré Pierre Bois, devant les parlementaires de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.Pour autant, “d’autres compléments” devront ensuite être apportés par l’Andra à l’occasion des grands jalons du projet et jusqu’à la mise en service progressive de Cigéo prévue à l’horizon 2050 avec le dépôt des premiers colis radioactifs.- “Sentiment du fait accompli” -Parmi les sujets de vigilance identifiés, certains portent sur la performance des ouvrages de scellement bouchant les galeries souterraines, la vitesse de corrosion des conteneurs métalliques contenant les déchets “haute activité”, la maîtrise du risque d’explosion dans les alvéoles et la maîtrise du risque d’incendie en cas de stockage de colis de déchets bitumés, des boues radioactives conditionnées dans du bitume et qui présentent un risque d’échauffement.”Malgré toutes ces lacunes, vous donnez un avis favorable et vous demandez à l’Andra de faire cette démonstration (de sûreté) plus tard”, y compris après le lancement de la construction, s’est étonné le député LFI Maxime Laisney, membre de l’Opecst, en évoquant une situation qui “renforce le sentiment du fait accompli”.Au contraire, cet avis n’est pas “un chèque en blanc”, a souligné auprès de l’AFP, Lydie Evrard, directrice générale de l’Andra, qui “s’est engagé” à apporter des réponses “par étapes” et à les communiquer “en transparence”. Après “30 ans d’expérimentation et d’études de sûreté (…) c’est un travail de longue haleine qui se poursuit”, a-t-elle ajouté. En cas de feu vert, le projet débutera par une phase pilote “permettant de conforter le caractère réversible et la démonstration de sûreté de l’installation, notamment par un programme d’essais”, précise la loi. Le site a été pensé pour accueillir les déchets existants et futurs des installations nucléaires déjà autorisées à fin 2016, ce qui comprend les réacteurs actuels d’EDF dont l’EPR de Flamanville, les sites d’Orano (cycle du combustible) et du CEA (recherche), mais pas les déchets des six nouveaux réacteurs que le gouvernement veut construire. Si bien que toute extension de capacité devra faire l’objet d’une nouvelle autorisation.La France a fait le choix d’un stockage dans une couche géologique argileuse profonde, âgée de 160 millions d’années, censée garantir la protection radiologique, tandis que la Suède et la Finlande ont opté pour un terrain granitique.

Les Bourses européennes terminent dans le vert

Les Bourses européennes ont terminé en petite hausse jeudi, profitant des attentes de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) et des espoirs de résolution prochaine du conflit ukrainien.La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,43%, Francfort de 0,79%, Londres de 0,19% et Milan a gagné 0,32%.

Pétrole, armement et diplomatie : Poutine en Inde pour une coopération dont l’étendue est “immense”

Vladimir Poutine est arrivé jeudi en ami en Inde, avec laquelle il juge “immense” l’étendue de la coopération, dans le contexte des sanctions douanières imposées à ce pays par Donald Trump en représailles à ses achats de pétrole russe en pleine invasion de l’Ukraine.Le chef de l’Etat russe, qui ne s’était plus rendu à New Delhi depuis 2021, l’année ayant précédé le déclenchement de l’offensive militaire qu’il a ordonnée sur le sol ukrainien, a été accueilli à l’aéroport de la capitale indienne par le Premier ministre Narendra Modi. Dans la soirée, il devait dîner en privé avec lui, en préambule à leurs entretiens officiels vendredi.Vladimir Poutine, qui est accompagné de son ministre de la Défense, Andreï Belooussov – la question d’éventuels accords sur des avions de chasse et des systèmes de défense antiaérienne devant en principe être abordée -, a déclaré être “très heureux” de revoir son “ami” Narendra Modi, dans un entretien accordé à India Today avant son départ. “L’étendue de notre coopération avec l’Inde est immense”, a-t-il insisté, citant la construction navale et l’industrie aéronautique, l’énergie nucléaire et l’exploration spatiale. Le chef du gouvernement indien s’est de son côté dit “ravi d’accueillir mon ami, le président Poutine”. “Je me réjouis de nos échanges ce soir et demain”, a écrit M. Modi sur X. “L’amitié indo-russe est une amitié éprouvée par le temps qui a grandement profité à nos peuples”, a-t-il ajouté, publiant une photo d’eux deux prise dans la voiture qui les transportait.Voici les principaux sujets au menu de leurs discussions :PétroleL’Inde est l’un des principaux importateurs de pétrole russe, à rebours des Occidentaux qui ont pris des mesures de rétorsion dans ce domaine à cause de la guerre en Ukraine.En 2024, la Russie a livré aux raffineries indiennes 36% du brut qu’elles utilisent, selon la plateforme d’informations commerciales Kpler.L’Inde, qui importe 85% de l’or noir qu’elle consomme, y a trouvé moyen de remplir ses cuves à bon prix. Mais les Etats-Unis l’ont punie en août d’une surtaxe de 50% sur ses exportations au motif que ces achats financent l’effort de guerre russe en Ukraine.Donald Trump a assuré que Narendra Modi lui avait promis de renoncer au pétrole russe, en pleine tractations commerciales entre leurs deux pays.New Delhi ne l’a pas confirmé. Mais les statistiques récentes montrent que les livraisons de brut par la Russie aux Indiens ont baissé.”Nous n’avons aucun doute quant au fait que ces échanges bénéficient largement à l’Inde et sont avantageux pour les deux parties”, a noté avant le voyage du président russe son porte-parole, Dmitri Peskov.”Il y aura peut-être une réduction des achats d’énergie (indiens) sous pression américaine mais le lien sera maintenu car les deux pays ont besoin sur le plan stratégique l’un de l’autre”, a déclaré à l’AFP Nandan Unnikrishnan, du centre de réflexion Observer Research Foundation, proche du gouvernement indien.DéfenseMême si l’Inde s’est récemment tournée vers d’autres fournisseurs – dont la France – et privilégie les équipements nationaux, la Russie reste une de ses principales sources d’approvisionnement en matériels militaires.Selon l’Institut international pour la recherche sur la paix (SIPRI) de Stockholm, la part des équipements russes dans l’arsenal indien a reculé de 76% sur la période 2009-2013 à 36% en 2019-2023.Tirant les enseignements de la confrontation militaire avec le Pakistan en mai, New Delhi a manifesté son intérêt pour l’achat de nouveaux missiles sol-air russes de type S-400.”Il ne fait aucun doute que ce sujet sera évoqué pendant la visite”, a affirmé M. Peskov.La presse indienne a par ailleurs souligné l’intérêt de l’armée indienne pour le chasseur russe de 5e génération Su-57.CommerceLa Russie est le quatrième partenaire commercial de l’Inde avec des échanges bilatéraux d’un montant de 68,7 milliards de dollars – un record – sur l’année 2024-25, d’après les statistiques officielles.Mais leurs relations restent très déséquilibrées. Plus de 90% de cette somme – 63,8 milliards de dollars – provient des importations indiennes, pour l’essentiel d’hydrocarbures. En retour, l’Inde vend à la Russie des machines-outils et des médicaments pour l’essentiel.”Nous voulons diversifier nos échanges et faire en sorte de les rééquilibrer”, a fait savoir un diplomate indien de haut rang s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.”Notre volonté est de maintenir et même d’accroître le volume de nos échanges bilatéraux”, a pour sa part lancé Dmitri Peskov, “sans laisser qui que ce soit d’autre s’en mêler”.DiplomatieLe même diplomate indien a estimé que les relations de son pays avec Moscou étaient “les plus stables des temps modernes”.Jusqu’à ce jour, l’Inde a évité d’ouvertement condamner l’invasion russe de l’Ukraine, tout en réussissant à maintenir ses liens avec l’Europe et les Etats-Unis.Narendra Modi a rarement haussé le ton vis-à-vis de Vladimir Poutine sur ce thème, sauf en 2022 au cours d’une rencontre en Ouzbékistan, quand il avait exigé la fin de la guerre “le plus vite possible”.Il a depuis répété à de multiples reprises son attachement à un ordre mondial “multipolaire” et résisté aux injonctions occidentales à s’éloigner de la Russie.

Bassins industriels: risque accru de problèmes respiratoires pour les riverains

Les personnes habitant près d’un bassin industriel semblent avoir plus de risque de développer des problèmes respiratoires, notamment de l’asthme chez les enfants, avance jeudi une étude de l’agence française de santé publique.Il existe “un sur-risque d’asthme de l’enfant et de morbidité respiratoire chronique chez les adultes de 40 ans ou plus dans les communes situées à proximité d’un grand bassin industriel par rapport aux communes éloignées de tout type d’industrie”, résume dans un communiqué Santé publique France (SpF), à l’occasion de la publication de la première menée en France sur le sujet.La littérature scientifique internationale met déjà en évidence que vivre près de bassins industriels, c’est-à-dire des zones regroupant plusieurs sites industriels, favorise l’apparition de certains problèmes de santé, en premier lieu respiratoires.Pour mener son étude, SpF a cartographié des communes françaises à l’aide de plusieurs types d’indicateurs. L’un d’eux mesure la proximité directe avec un bassin industriel, mais d’autres vont plus dans le détail en évaluant l’exposition à divers polluants.Ces informations ont ensuite été croisées avec des données sur l’état de santé des habitants des différentes communes.Ils concluent qu'”une part des résultats (sont) en faveur d’un lien” entre la proximité industrielle et la santé des riverains.L’agence de santé publique appelle toutefois à la prudence dans l’analyse de ces résultats, soulignant qu’ils sont “différents selon les sources de données utilisées et les indicateurs considérés”.Elle conclut à la nécessité d’élaborer de meilleurs indicateurs quant à l’exposition des habitants aux sites industriels afin de mener des études plus complètes et une surveillance plus approfondie des risques encourus en complément d'”actions de protection des populations riveraines de sites industriels, notamment via la réglementation et le contrôle des émissions industrielles”.

Les principales mesures du budget de l’Etat, examiné au Sénat

Impôt sur le revenu, taxation mesurée sur les entreprises et les ménages les plus riches, baisses des dépenses… Voici les principales mesures du projet de budget de l’Etat pour 2026, examiné jusqu’au 15 décembre au Sénat.Après le rejet très large de ce projet de loi de finances (PLF) par l’Assemblée nationale en première lecture, les sénateurs ont remodelé la partie dédiée aux recettes, adoptée jeudi. Ils s’apprêtent à entamer le volet lié aux dépenses.- DéficitLa copie initiale vise un déficit ramené à 4,7% du PIB en 2026 contre 5,4% en 2025, avec une trentaine de milliards d’euros d'”économies”, entre nouveaux prélèvements (14 milliards) et économies de dépenses (17 milliards). Les sénateurs ont largement réduit les nouveaux prélèvements, à hauteur de 7,7 milliards d’euros selon le chiffrage provisoire du gouvernement. Mais ils entendent compenser ces baisses de recettes par des baisses de dépenses.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fixé comme “priorité absolue” de “garder une cible de déficit à moins de 5% du PIB” à l’issue des débats.- Contribution des hauts revenusInstaurée en 2025, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est prolongée d’un an. Approuvée au Sénat, elle fixe un taux minimal d’imposition de 20% pour les ménages dont les revenus dépassent 250.000 euros par an pour un célibataire, et 500.000 euros pour un couple. Le gain espéré est de 1,5 milliard d’euros. – Taxation des holdingsLe projet de budget entend instaurer une taxe visant le patrimoine financier des holdings patrimoniales, parfois utilisées pour contourner l’impôt. Mais le rendement de cette taxe a été nettement réduit par les sénateurs, le faisant passer à environ 100 millions d’euros, selon le gouvernement, contre un milliard dans la version initiale.- Gel du barème de l’impôt sur le revenuLes tranches du barème de l’impôt sur le revenu ne seront pas revalorisées en fonction de l’inflation, ce qui se traduira par 200.000 “nouveaux entrants” dans cet impôt, selon Bercy. D’autres ménages paieraient davantage d’impôt sur le revenu. La mesure rapporterait 2 milliards d’euros. Le Sénat propose de revaloriser seulement la tranche la plus basse du barème. Les députés avaient, eux, rejeté l’ensemble du dispositif.- Abattement forfaitaire pour les retraitésL’abattement de 10% dont bénéficient les retraités sur leur pension est remplacé par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, selon la proposition gouvernementale. Le Sénat a adopté un autre dispositif, préférant abaisser le plafond de cet abattement de 4.399 euros à 3.000 euros.- Surtaxe pour les grandes entreprisesInstaurée en 2025, la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises est reconduite pour un an, mais avec un rendement réduit de moitié, à 4 milliards d’euros, selon le projet de loi de finances initial. A l’Assemblée, le ministre de l’Economie Roland Lescure a présenté un amendement, adopté, portant le rendement à 6 milliards. Mais le dispositif est très mal embarqué car le Sénat a rejeté la reconduction de la surtaxe, tandis que l’Assemblée a rejeté l’ensemble des recettes du budget. – Suppression de 23 niches fiscalesLe projet de budget prévoit de supprimer 23 niches fiscales jugées “obsolètes ou inefficaces” parmi les 474 existantes, pour un gain d’environ 5 milliards d’euros. Parmi elles, la suppression d’un avantage fiscal accordé à deux biocarburants (B100 et E85), est décriée à la fois par l’Assemblée et par le Sénat.- Taxe sur les petits colisUne taxe de 2 euros ciblerait les petits colis d’une valeur inférieure à 150 euros livrés par des entreprises établies hors de l’UE. La mesure pourrait rapporter 5 à 600 millions d’euros. Le Sénat l’a faite passer à 5 euros par article.- Accélération de la suppression de la CVAELe projet de budget prévoit de baisser la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt de production, et de la supprimer définitivement en 2028, deux ans avant l’échéance précédemment prévue. Le coût est de 1,3 milliard.- Maîtrise des dépensesLe projet de budget prévoit de baisser légèrement “en valeur” les crédits des ministères, à l’exception de celui des Armées qui bénéficie d’une augmentation de 6,7 milliards d’euros, de l’Intérieur (600 millions) et de la Justice (200 millions). Les sénateurs seront les seuls à pouvoir examiner ce volet “dépenses”, à partir de jeudi. Les députés n’ont pas pu s’y pencher à cause du rejet de la partie dédiée aux recettes.

Ukraine, commerce… Macron presse Xi, qui refuse toute responsabilité dans la guerre

Le président français Emmanuel Macron a pressé jeudi son homologue chinois Xi Jinping d’oeuvrer à la fin de la guerre en Ukraine et à corriger les déséquilibres commerciaux, mais a entendu son hôte rejeter fermement toute part de responsabilité dans la poursuite de la crise ukrainienne.”La Chine soutient tous les efforts pour la paix” et “continuera à jouer un rôle constructif pour une solution à la crise” ukrainienne, a dit M. Xi. “En même temps, elle s’oppose fermement à toute tentative irresponsable visant à rejeter la faute ou à diffamer quiconque”, a-t-il ajouté alors que M. Macron n’a publiquement formulé aucun grief.Lors d’une apparition commune devant les médias, M. Macron a dit avoir “longuement évoqué” avec son homologue le conflit en Ukraine, “menace vitale pour la sécurité européenne”. “J’espère que la Chine pourra se joindre à notre appel et à nos efforts pour parvenir dans les meilleurs délais à tout le moins à un cessez-le-feu”, a-t-il dit.Il avait auparavant qualifié la coopération avec la Chine de “déterminante” sur l’Ukraine. Il avait plus largement reconnu l’existence de “désaccords” avec la Chine, mais avait affirmé “la responsabilité de savoir les dépasser”.Le président chinois, accompagné de son épouse Peng Liyuan, a reçu M. Macron et son épouse Brigitte dans le cadre monumental du Palais du peuple, décor des congrès du Parti communiste chinois. Ils ont écouté les hymnes nationaux et passé en revue la garde, avant d’être salués par des enfants auxquels M. Macron a adressé un baiser de la main.Le chef de l’Etat français, arrivé mercredi soir, accompagné également par 35 dirigeants de grands groupes (Airbus, EDF, Danone..) et d’entreprises familiales, du luxe à l’agroalimentaire, a assisté à la signature d’un certain nombre d’accords.Il s’agit de sa quatrième visite d’Etat en Chine depuis qu’il a été élu président en 2017. Xi Jinping a lui-même été reçu en France en grande pompe en 2024 et l’Elysée présente le temps que M. Xi passera avec M. Macron d’ici à vendredi, y compris à titre privé, comme un signe de l’importance accordée à la relation.Cependant, les différends avec la France et, plus largement l’Europe, sont profonds. L’Europe voudrait voir la Chine user de son influence pour mettre fin à la guerre à ses portes.La Chine n’a jamais condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Partenaire économique et politique primordial de la Russie, elle est le premier pays acheteur de combustibles fossiles russes au monde, y compris de produits pétroliers, alimentant ainsi la machine de guerre. Des Européens l’accusent de fournir des composants militaires à Moscou, ce que dément Pékin.- Diplomatie des pandas -Le président chinois a réservé un traitement privilégié à son homologue russe Vladimir Poutine en septembre en l’invitant, avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, à un défilé militaire géant célébrant les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale.Les déséquilibres commerciaux constituent un autre lourd contentieux, avec les pratiques commerciales chinoises jugées déloyales, des voitures électriques à l’acier.La relation entre la Chine et l’Union européenne se caractérise par un déficit commercial massif (357 milliards de dollars) en défaveur de l’UE.M. Macron semble avoir été entendu dans son appel à plus d’investissements chinois en France et à des investissements croisés, avec un partage de technologies comparable à celui opéré par les Européens et qui a contribué au décollage économique de Pékin.”Nous voulons accueillir davantage de projets chinois dans le domaine des batteries, de la mobilité décarbonée, de la robotique industrielle, du photovoltaïque, de l’éolien”, a dit M. Macron. Une lettre d’intention a été signée en ce sens.”Les deux parties se sont engagées à promouvoir le développement équilibré des relations économiques et commerciales bilatérales, à accroître les investissements réciproques et à offrir un environnement commercial équitable”, a dit M. Xi, dont le pays a livré en 2025 aux Etats-Unis une intense guerre commerciale aux retombées mondiales.”L’interdépendance n’est pas un risque et la convergence d’intérêts n’est pas une menace”, a-t-il dit.M. et Mme Macron devaient quitter Pékin jeudi en fin d’après-midi à destination de Chengdu, dans la province du Sichuan (sud-ouest), où les deux couples présidentiels se retrouveront dans un cadre plus informel, comme en 2024 en France.M. Macron, populaire en Chine, aura un échange avec des étudiants tandis que son épouse se rendra à la base de recherche pour la reproduction des pandas géants. Les deux pays se sont entendus sur la poursuite de la coopération pour la conservation de l’animal emblématique, devenu quasiment ambassadeur de la Chine.

IA: Meta soupçonné par l’UE d’entraver la concurrence dans WhatsApp

L’UE a lancé jeudi une enquête sur le géant américain de la tech Meta, propriétaire de WhatsApp, pour une possible infraction aux règles de la concurrence liée aux fonctions d’intelligence artificielle (IA) dans l’application de messagerie. Cette nouvelle enquête démontre la détermination de Bruxelles à réguler les entreprises du numérique, malgré les pressions répétées des Etats-Unis de Donald Trump, qui accusent l’UE de cibler injustement les champions américains du secteur.Selon la Commission européenne, une nouvelle politique annoncée par Meta “pourrait empêcher les fournisseurs tiers d’intelligence artificielle de proposer leurs services via WhatsApp”, ce qui, si ces soupçons étaient confirmés, constituerait un abus de position dominante.Un porte-parole de WhatsApp, contacté par l’AFP, a rejeté catégoriquement ces allégations.Au moment où “les activités d’IA sont en plein développement”, Bruxelles veut s’assurer “que les citoyens et les entreprises bénéficient pleinement de cette révolution technologique, en empêchant les détenteurs de positions dominantes d’en profiter pour évincer les concurrents”, souligne pour sa part Teresa Ribera, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la Concurrence.- Robots conversationnels -Actuellement, explique l’exécutif européen, WhatsApp permet aux entreprises d’échanger avec leurs clients via sa plateforme, et certaines le font en utilisant des services d’IA développés par des fournisseurs indépendants de Meta, sous la forme de robots conversationnels ou “chatbots” qui répondent par exemple aux questions des consommateurs.Mais selon la Commission, de nouvelles règles de fonctionnement annoncées par Meta pourraient priver d’accès ces fournisseurs tiers, au bénéfice de son propre service, baptisé Meta AI.”Ces affirmations sont sans fondement”, a réagi un porte-parole de WhatsApp sollicité par l’AFP. La multiplication des chatbots d’IA utilisant l’interface de programmation (API) de WhatsApp destinée aux entreprises “met nos systèmes à rude épreuve, alors qu’ils n’ont pas été conçus pour supporter une telle charge”, d’où les changements annoncés, a-t-il indiqué.En outre, “le secteur de l’IA est extrêmement concurrentiel et les utilisateurs ont accès aux services de leur choix de multiples façons, notamment via les boutiques d’applications, les moteurs de recherche (…) et les systèmes d’exploitation”, a ajouté ce porte-parole.- Pressions américaines -Fin novembre, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, avait appelé l’UE à “rééquilibrer” ses lois régulant la tech, comme le DSA et le DMA, deux lois phares entrées récemment en vigueur, en proposant en échange une diminution des droits de douane imposés par Washington sur l’acier européen.Une idée aussitôt rejetée par plusieurs responsables européens, qui ont réaffirmé le droit souverain de l’Union européenne à adopter et appliquer ses propres lois, et rappelé qu’elles s’appliquaient à toutes les entreprises actives sur le marché européen, quelle que soit leur nationalité.Il ne s’agit pas du premier contentieux entre Meta et l’UE.Le groupe a écopé en avril d’une amende de 200 millions d’euros pour infraction à la concurrence dans le cadre du DMA, le règlement sur les marchés numériques entré en vigueur l’an dernier, concernant l’utilisation à des fins publicitaires des données personnelles des utilisateurs de ses plateformes comme Facebook et Instagram. Le groupe américain a fait appel de cette décision.Auparavant, l’UE avait sanctionné le groupe à hauteur de 798 millions d’euros en novembre 2024, pour avoir abusé de sa position dominante dans les petites annonces en ligne, en liant son service Facebook Marketplace à Facebook.Meta faisait déjà l’objet depuis juillet d’une enquête en Italie liée au déploiement de son assistant d’IA dans WhatsApp, l’autorité de la concurrence italienne (AGCM) estimant qu’il pourrait nuire à ses concurrents. Bruxelles a précisé qu’elle veillerait à mener ses investigations sans empiéter sur cette enquête italienne. 

Pétrole, armement et diplomatie : Poutine en Inde pour une copieuse visite bilatérale

Vladimir Poutine est arrivé jeudi en ami en Inde, pour une visite très attendue, dans le contexte des sanctions douanières imposées à New Delhi par Donald Trump en représailles à ses achats de pétrole russe.Le président russe, qui ne s’était plus rendu à New Delhi depuis 2021, a été accueilli à l’aéroport de New Delhi par le Premier ministre Narendra Modi, avec lequel il devait dîner en privé en soirée, en préambule à leurs entretiens officiels vendredi.Dans un entretien accordé à India Today avant son départ, M. Poutine s’est dit “très heureux” de revoir son “ami” M. Modi, se réjouissant de la “coopération très large” entre leurs deux pays.Voici les principaux sujets au menu de leurs discussions:PétroleL’Inde est l’un des principaux importateurs de pétrole russe, à rebours des Occidentaux qui ont coupé leur robinet de brut à cause de la guerre en Ukraine.En 2024, la Russie a livré aux raffineries indiennes 36% de leur consommation, selon la plateforme d’informations commerciales Kpler.L’Inde, qui importe 85% de ses besoins en or noir, y a trouvé moyen de remplir ses cuves à bon prix. Mais les Etats-Unis l’ont punie en août d’une surtaxe de 50% sur ses exportations au motif que ces achats financent l’effort de guerre de Moscou en Ukraine.Donald Trump a assuré que Narendra Modi lui avait promis de renoncer au pétrole russe, en pleine tractations commerciales entre leurs deux pays.New Delhi n’a rien confirmé. Mais les statistiques récentes révèlent que ses achats auprès de Moscou ont baissé.”Nous n’avons aucun doute que ces échanges bénéficient largement à l’Inde, et sont avantageux pour les deux parties”, a noté avant la visite du président russe son porte-parole, Dmitri Peskov.”Il y aura peut-être une réduction des achats d’énergie (indiens) sous pression américaine, mais le lien sera maintenu car les deux pays ont stratégiquement besoin l’un de l’autre”, a jugé pour l’AFP Nandan Unnikrishnan, du centre de réflexion Observer Research Foundation, proche du gouvernement indien.DéfenseMême si l’Inde s’est récemment tournée vers d’autres fournisseurs – dont la France – et privilégie les équipements nationaux, la Russie reste une de ses principales sources d’approvisionnement en matériels militaires.Selon l’Institut international pour la recherche sur la paix (SIPRI) de Stockholm, la part des équipements russes dans l’arsenal indien a reculé de 76% sur la période 2009-2013 à 36% en 2019-2023.Tirant les enseignements de sa confrontation militaire avec le Pakistan en mai, New Delhi a manifesté son intérêt pour l’achat de nouveaux missiles sol-air russes de type S-400.”Il ne fait aucun doute que ce sujet sera évoqué pendant la visite”, a indiqué M. Peskov.La presse indienne a par ailleurs souligné l’intérêt de New Delhi pour le chasseur russe de 5e génération Su-57.CommerceLa Russie arrive au 4e rang des partenaires commerciaux de l’Inde avec des échanges bilatéraux chiffrés à 68,7 milliards de dollars – un record – sur l’année 2024-25, selon les statistiques officielles.Mais la relation reste très déséquilibrée. Plus de 90% de ce montant – 63,8 milliards de dollars – provient des importations indiennes, pour l’essentiel des hydrocarbures. En retour, l’Inde vend à la Russie des machines-outils et des médicaments pour l’essentiel.”Nous voulons diversifier nos échanges et faire en sorte de les rééquilibrer”, a fait savoir un haut-diplomate indien s’exprimant sous couvert d’anonymat.”Notre volonté est de maintenir et même d’accroître le volume de nos échanges bilatéraux”, a pour sa part assuré Dmitri Peskov, “sans laisser qui que ce soit d’autre s’en mêler”.DiplomatieLe haut-diplomate indien a qualifié la relation de son pays avec la Russie de “la plus stable des temps modernes”.Jusqu’à ce jour, l’Inde a évité de condamner ouvertement l’invasion russe en Ukraine, tout en réussissant à maintenir ses liens avec l’Europe et les Etats-Unis.Narendra Modi a rarement haussé le ton vis-à-vis de Vladimir Poutine sur ce thème, sauf en 2022 lors d’une rencontre en Ouzbékistan où il avait exigé la fin de la guerre “le plus vite possible”.Il a depuis répété à de multiples reprises son attachement à un ordre mondial “multipolaire” et résisté aux injonctions occidentales à s’éloigner de Moscou.”Nous sommes unis par notre vision commune d’un avenir mondial multipolaire”, a abondé M. Peskov.