Test

Voitures électriques chinoises: l’UE ouvre la porte à une alternative aux taxes antidumping

L’Union européenne a proposé lundi une alternative aux taxes antidumping imposées depuis octobre 2024 aux véhicules électriques fabriqués en Chine, qui bénéficient, selon elle, de subventions faussant la concurrence.Les constructeurs basés en Chine pourront échapper à ces droits anti-dumping s’ils acceptent de se soumette à un système de prix de vente minimums encadré par la Commission européenne.D’après un document publié par la Commission, ces prix d’importation minimums devront être fixés “à un niveau approprié pour corriger les effets du subventionnement” reproché par l’UE aux fabricants de véhicules électriques chinois.Cette mesure alternative vise à éliminer les distorsions de concurrence que l’UE reproche à la Chine, et à rétablir des conditions équitables pour les constructeurs européens.Le document publié lundi “vise à donner des indications aux exportateurs chinois qui envisageraient de soumettre des prix minimums d’importation”, a précisé à la presse le porte-parole de l’UE en matière de Commerce,  Olof Gill.Selon lui, cette idée fait l’objet de discussions depuis un an avec Pékin et un premier constructeur a demandé fin 2025 à bénéficier d’une telle mesure alternative, poussant la Commission à détailler dans quelles conditions elle pourrait accepter de telles demandes, dans l’hypothèse où d’autres constructeurs voudraient faire de même.Si d’autres demandes sont déposées, “nous serons heureux de les examiner et si elles cochent toutes les cases, cela pourrait remplacer les droits anti-dumping que nous avons mis en place à l’issue d’une enquête fouillée et fondée sur des faits avérés. Mais n’allons pas trop vite en besogne, à ce stade ce n’est qu’une indication, rien de plus”, a tempéré le porte-parole.Depuis octobre 2024, la Commission applique une surtaxe allant jusqu’à 35% sur les voitures à batterie de fabrication chinoise, qui est venue s’ajouter aux droits de douane habituels, fixés à 10%.L’UE avait agi pour défendre la filière automobile européenne et ses quelque 14 millions d’emplois contre des pratiques jugées déloyales à l’issue d’une longue enquête menée par la Commission européenne.Cette sanction avait entraîné une crise entre l’UE et la Chine, qui avait accusé le bloc de “protectionnisme” et déclenché en retour des enquêtes antidumping contre plusieurs types de produits européens (porc, produits laitiers, Cognac et autres brandys).Le ministère chinois du Commerce a de son côté salué “un progrès” qui montre “la capacité et la volonté de la Chine et de l’UE de résoudre leurs désaccords grâce au dialogue”.La Chambre de commerce chinoise dans l’UE a salué lundi cette annonce, y voyant un “résultat positif obtenu grâce au dialogue et aux consultations entre la Chine et l’Union européenne”. Cela va permettre selon elle “une résolution en douceur” du contentieux autour des véhicules électriques.

Le chancelier allemand veut vite conclure un accord de libre-échange entre l’Inde et l’UE

Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé lundi à conclure au plus vite un “accord de libre‑échange entre l’Inde et l’Union européenne”, au premier jour de sa visite dans le pays, dans un contexte de “profonds changements géopolitiques”.”Afin d’exploiter pleinement le potentiel de nos relations économiques, nous devons désormais conclure de toute urgence les négociations relatives à un accord de libre-échange entre l’Inde et l’UE”, a déclaré M. Merz, lors d’une conférence de presse à Ahmedabad, dans l’Etat du Gujarat (nord-ouest).Rappelant que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa sont attendus en Inde le 27 janvier, il a assuré qu'”ils signer(aient) cet accord s’il est conclu d’ici là”. “Ils feront en tout cas un nouveau pas important vers la conclusion de cet accord de libre-échange”, a-t-il ajouté à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre Narendra Modi.Pour le chancelier, le développement de partenariats est devenu plus que jamais nécessaire “compte tenu des profonds changements géopolitiques et des bouleversements qui secouent le monde”.Vendredi, de hauts responsables européens et indiens du commerce ont indiqué que les négociations de ce traité entre New Delhi et Bruxelles avaient beaucoup avancé.Avec 1,4 milliard d’habitants, le pays le plus peuplé de la planète représente pour la première économie européenne, fortement exportatrice, de grandes opportunités et une alternative à la Chine avec qui les relations se sont récemment tendues sur les terres rares et les puces électroniques.Au sein de l’UE, l’Allemagne est le principal partenaire de l’Inde avec un volume d’échanges bilatéraux annuels de près de 50 milliards d’euros. Par conséquent, elle pourrait particulièrement profiter du traité de libre-échange qui devait être finalisé d’ici fin 2025.Pour le chancelier, l’accord commercial conclu vendredi par l’UE avec des pays du Mercosur “est un signe encourageant pour poursuivre sur la voie des accords de libre-échange”. M. Merz, accompagné d’une délégation de dirigeants de 25 entreprises, des PME mais aussi des géants, comme Siemens et Airbus, et des firmes du secteur de la défense, est attendu mardi à Bengalore (sud), principal pôle de la haute technologie. 

Accord UE-Mercosur: nouvelle journée de mobilisation, des ports visés

Des agriculteurs protestant notamment contre l’accord commercial UE-Mercosur ont bloqué lundi un dépôt pétrolier à La Rochelle et des silos à grains à Bayonne, dans le sillage d’un barrage filtrant établi ce week-end sur le port du Havre, ont annoncé lundi les syndicats mobilisés.Alors que les actions d’agriculteurs se sont multipliées ce week-end contre la signature prochaine de cet accord commercial entre l’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur, notamment sur l’autoroute A1 au sud de Lille, la journée de lundi a débuté par deux blocages sur des sites portuaires du Sud-Ouest.Un barrage de ballots de paille a été établi devant des installations pétrolières sur le port industriel de La Pallice, près de La Rochelle, avec une trentaine de tracteurs et une soixantaine de manifestants à l’appel de la Coordination rurale de Charente-Maritime (CR17), a constaté un photographe de l’AFP.D’autres manifestants ont annoncé bloquer lundi matin le site céréalier Maïsica sur le port de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), action menée par la Confédération paysanne, le Modef et le syndicat basque ELB en dépit d’une interdiction de rassemblement annoncée par la préfecture.”Une trentaine de tracteurs bloquent les entrées. Les militants sont en train d’arriver sur place”, a écrit le Modef dans un communiqué.Non loin de là, sur l’autoroute A63 à hauteur de Bayonne, la centaine d’agriculteurs établie depuis vendredi a levé dans la nuit le barrage sur cet axe routier majeur entre la France et l’Espagne, après négociation avec le préfet. Ce dernier avait menacé de recourir à la force pour déloger ces manifestants non syndiqués, qui s’étaient surnommés “les Ultras de l’A63″.”Après l’appel du préfet à quitter les lieux sans délai, celui-ci s’est rendu personnellement sur place pour dialoguer avec la centaine d’agriculteurs présents, entre 23H00 et 1H30 du matin. À l’issue, le blocage a été levé”, sans “dégradation”, a annoncé la préfecture des Pyrénées-Atlantiques dans un communiqué.Vinci Autoroutes a fait savoir dans la foulée que le trafic avait repris dans les deux sens.- “Tenir le siège” -Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre la signature du traité entre l’UE et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.Au Havre, environ 150 agriculteurs avec des tracteurs ont décidé d’inspecter tous les camions pour écarter les produits alimentaires non conformes aux normes imposées aux producteurs français et européens, sans bloquer l’entrée du port.Dans le Pas-de-Calais, la Coordination rurale entendait dimanche soir maintenir “au moins jusqu’à mercredi” le barrage filtrant que plusieurs dizaines d’agriculteurs ont installé sur l’autoroute A1 dans le sens Lille-Paris, a indiqué à l’AFP Damien Salomon, coprésident de la CR62.”On a énormément de monde (…) On est largement capables aujourd’hui de tenir le siège pendant plusieurs jours”, a-t-il assuré.L’A1 est présentée par la société concessionnaire Sanef comme “l’axe routier le plus fréquenté de France”.Cette vaste mobilisation agricole, débutée le mois dernier en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, a été amplifiée par le feu vert européen donné vendredi à l’accord avec le Mercosur, qui doit être signé samedi prochain au Paraguay.Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes européennes, faute de contrôles suffisants.

La Bourse de Paris souffre de l’aversion pour le risque

La Bourse de Paris perdait légèrement du terrain lundi, dans un climat d’aversion pour le risque après des menaces de poursuites contre la banque centrale des Etats-Unis (Fed) pour fraude par le ministère de la Justice américain.Vers 10H00 heure de Paris, le CAC 40 s’inscrivait en petite baisse de 0,40%, soit une perte de 33,14 points, pour s’établir à 8.328,95 points.Vendredi, l’indice vedette parisien a terminé en nette hausse de 1,44%, dépassant son dernier record en clôture qui datait du 21 octobre 2025. Il a aussi signé un nouveau sommet inédit en séance à 8.362,09 points, battant son record précédent du 13 novembre.Les marchés européens “ont ouvert sur une note prudente”, commente Matt Britzman, analyste actions chez Hargreaves Lansdown. “Les investisseurs doivent composer avec de nouvelles turbulences politiques et une montée des risques géopolitiques.”Le président de la Fed Jerome Powell a annoncé dimanche dans un communiqué, que la banque centrale américaine avait reçu une convocation de la part du ministère de la Justice, qui pourrait conduire à une mise en accusation, sur la base d’une de ses auditions en juin dernier.Une convocation qui s’inscrit dans le climat de pressions exercé par le président américain Donald Trump sur l’institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux, alors que l’inflation reste toujours au-dessus de sa cible de 2%.Le président américain a accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu’il pouvait y avoir des cas de fraude, et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un chiffre que Jerome Powell dément.”Au fond, il s’agit surtout d’un message adressé à son successeur potentiel à la tête de la Fed et aux membres actuels du FOMC (le Comité de politique monétaire, ndlr): la Maison-Blanche entend fixer les taux d’intérêt”, souligne Neil Wilson, de Saxo Markets.”Les marchés pourraient envoyer un message au président (…): une politique étrangère interventionniste est une chose, mais une ingérence excessive dans les affaires intérieures n’est pas bienvenue”, estime pour sa part Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, mettant en garde sur un potentiel “épisode de volatilité”.La défense dans le vertLe secteur de la défense se maintient en territoire positif dans “un contexte géopolitique en ébullition marqué par des discussions sur d’éventuelles frappes militaires américaines contre l’Iran”, relève M. Wilson.L’Iran est tout à fait prêt à la guerre mais également à des négociations, a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, après des menaces de Donald Trump d’intervenir militairement pour secourir les manifestants.”La semaine dernière, il s’agissait du renversement de Maduro au Venezuela, puis l’attention du président s’est déplacée vers le Groenland et plus à l’est, avec les manifestations en Iran”, rappelle Kathleen Brooks.Le président américain a par ailleurs réaffirmé dimanche que les Etats-Unis s’empareront du Groenland “d’une manière ou d’une autre” car “si nous ne le prenons pas, la Russie ou la Chine le feront”.A la Bourse de Paris, Thales prenait 0,71% à 267,90 euros et Dassault Aviation 1,49% à 313,20 euros vers 10H00 heure locale.

Les menaces contre la Fed propulsent l’or et l’argent au sommet, les Bourses européennes prudentes

Un climat d’aversion pour le risque règne lundi sur les marchés financiers après les menaces de poursuites contre la Fed pour fraude par le ministère de la Justice américain, poussant les métaux précieux à de nouveaux records et pesant sur les Bourses européennes.Vers 08H15 GMT, l’once d’or prenait 1,72% à 4.587,17 dollars, peu après avoir bondi à un nouveau sommet historique à 4.599,87 dollars, et celle d’argent grimpait de 5,59% à 84,319 dollars après avoir touché un nouveau record à 84,609 dollars.”Les métaux précieux bénéficient d’un nouveau regain d’aversion au risque” avec les menaces judiciaires dont est l’objet la Fed, qui alimentent les craintes quant à l’indépendance de l’institution, commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTBLe président de la Fed Jerome Powell a annoncé dimanche dans un communiqué, que la banque centrale américaine avait reçu une convocation de la part du ministère de la Justice, qui pourrait conduire à une mise en accusation, sur la base d’une de ses auditions en juin dernier.Une convocation qui s’inscrit dans le climat de pressions exercé par le président américain Donald Trump sur l’institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux, alors que l’inflation reste toujours au-dessus de sa cible de 2%.”Cette menace n’est pas au sujet de mon témoignage. C’est un prétexte, la menace de poursuites est la conséquence de la volonté de la Fed de décider de ses taux dans le meilleur intérêt du public plutôt que pour répondre aux préférences du président”, a dénoncé M. Powell dans une vidéo publiée sur le site de la banque centrale.Le président américain a accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu’il pouvait y avoir des cas de fraude, et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un chiffre que Jerome Powell dément.”Le mandat de Jerome Powell s’achève en mai”, rappelle Mme Brooks. “La dernière initiative de Trump signifie que le marché aura peu confiance dans l’indépendance du prochain président de la Fed vis-à-vis de la Maison-Blanche.” “Les marchés pourraient envoyer un message au président (…): une politique étrangère interventionniste est une chose, mais une ingérence excessive dans les affaires intérieures n’est pas bienvenue”, estime-t-elle, mettant en garde sur un potentiel “épisode de volatilité”.”Si la Fed ne peut pas définir sa politique sur la base des données économiques et que l’inflation repart à la hausse, il faut privilégier les actifs qui atténuent les risques inflationnistes” comme “l’or, les matières premières (…), les actions à dividendes et la technologie”, note Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.Les Bourses européennes pâtissaient du climat d’aversion pour le risque. Vers 08H35 GMT, la Bourse de Paris perdait 0,52%, Londres 0,14% et Milan 0,65% dans les premiers échanges, quand Francfort restait stable (-0,03%).Le dollar sous pressionEn parallèle de l’envolée des métaux précieux, “le dollar recule, et la stratégie de +vente des actifs américains+ pourrait revenir sur le devant de la scène, les investisseurs remettant une nouvelle fois en question l’indépendance de la Fed”, souligne Kathleen Brooks.Vers 08H15 GMT, le billet vert abandonnait 0,41% face à la monnaie unique, à 1,1685 dollar pour un euro.Cette semaine, les investisseurs seront attentifs à la publications de l’indice des prix à la consommation (CPI) pour décembre aux Etats-Unis.En plus des chiffres américains, “une série de responsables de la Fed (…) doivent s’exprimer tout au long de la semaine, fournissant aux marchés des points de vue nuancés sur l’équilibre des risques et le calendrier de possibles ajustements de taux”, relève Jim Reid, économiste à la Deustche Bank.L’Asie enthousiasteLes Bourses asiatiques se sont montrées enthousiastes lundi après la publication de chiffres encourageants sur les prix à la consommation en Chine.La Bourse de Shanghai a terminé en hausse de 1,09% et Shenzhen de 1,75%, quand l’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong prenait 1,29% dans les derniers échanges.A Séoul, l’indice Kospi a terminé en hausse de 0,84%. La place tokyoïte était fermée en raison d’un jour férié.

Aux Etats-Unis, la Fed menacée de poursuites par le gouvernement

Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a annoncé dimanche que la banque centrale américaine était menacée de poursuites par le ministère de la Justice, s’ajoutant à de multiples pressions face à son refus de céder aux injonctions de Donald Trump sur les taux d’intérêt.La Fed a reçu une convocation de la part du ministère de la Justice qui pourrait conduire à une mise en accusation au pénal, sur la base d’une de ses auditions en juin qui concernait un projet de rénovation du bâtiment de la Fed, a-t-il détaillé dans un communiqué.Cette convocation s’inscrit selon lui dans le climat de pressions exercé par le président américain Donald Trump sur l’institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux, alors que l’inflation reste toujours au-dessus de sa cible de 2%.”Cette menace n’est pas au sujet de mon témoignage. C’est un prétexte, la menace de poursuites est la conséquence de la volonté de la Fed de décider de ses taux dans le meilleur intérêt du public plutôt que pour répondre aux préférences du président”, a dénoncé M. Powell dans une vidéo publiée sur le site de la banque centrale.Interrogé sur le sujet lors d’une interview accordée à la chaîne NBC, M. Trump assure qu’il “ne sai(t) rien à ce sujet. Je ne penserais même pas à le faire de cette manière. La seule pression qu’il doit sentir est dans le fait que les taux sont trop élevés. C’est la seule”.Le président américain a accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu’il pouvait y avoir des cas de fraude, et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un chiffre que Jerome Powell dément.Selon ce dernier, la vraie question est “de savoir si la Fed sera capable de continuer à déterminer ses taux en se basant sur les conditions économiques ou si la politique monétaire doit être dirigée par les pressions politiques et intimidations”.Conséquence de ces tensions, l’or et l’argent, valeurs refuges, ont atteint de nouveaux records lundi matin à Hong Kong. L’or a bondi vers 4.600 dollars l’once et l’argent a frôlé 85 dollars l’once. Le dollar, lui, reculait de 0,2%.- Une Fed sans président? -Avant même sa réélection, Donald Trump a accusé Jerome Powell, qu’il surnomme “trop tard”, de ne pas agir suffisamment vite pour abaisser les taux et d’agir pour des motifs politiques et non économiques.Depuis son retour à la Maison Blanche, le républicain a continué à maintenir la pression, traitant notamment le président de la Fed de “nigaud” et cherchant le moyen de le licencier.”J’ai servi la Fed sous quatre gouvernements, républicains et démocrates. A chaque fois, j’ai fait mon devoir sans peur ou faveur politique, concentré uniquement sur notre mandat. Je compte poursuivre le travail pour lequel le Sénat m’a confirmé”, a insisté M. Powell.Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a qualifié l’enquête d’attaque contre l’indépendance de la Fed. “Quiconque est indépendant et ne se contente pas de suivre Trump à la lettre fait l’objet d’une enquête”, a-t-il dénoncé.Le mandat du président de la Fed doit arriver à son terme en mai prochain, ce qui permettra à Donald Trump de le remplacer, potentiellement par son principal conseiller économique Kevin Hassett, considéré par les analystes comme le favori.Mais le siège pourrait rester vacant “le temps que l’enquête suive son cours”, a estimé le sénateur républicain Thom Tillis dans un communiqué, assurant qu’il ne confirmerait “aucune nomination pour la Fed, y compris pour son président tant que ce point juridique ne (serait) pas pleinement réglé”.”S’il existait encore le moindre doute sur le fait que certains conseillers au sein du gouvernement poussent pour mettre fin à l’indépendance de la Fed, ils sont désormais écartés. C’est à présent la crédibilité du ministère de la Justice qui est en jeu”, a-t-il ajouté.Si le président américain propose les candidats à un poste dans l’administration, y compris pour la banque centrale, ces derniers ne peuvent entrer en fonction tant que le Sénat n’a pas voté en leur faveur.Outre Jerome Powell, Donald Trump a tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook, une décision repoussée momentanément par la Cour suprême.Plus largement, le gouvernement américain a estimé en septembre dernier que le travail de la Fed devait faire l’objet d’une évaluation complète. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, estime qu’elle “doit changer de cap”.

Diabète de type 1: l’Union européenne approuve un premier traitement de fond

La Commission européenne vient d’approuver la mise sur le marché dans l’Union européenne d’un traitement de Sanofi, nommé “Teizeild”, qui ralentit la progression du diabète de type 1, a annoncé lundi le géant pharmaceutique français dans un communiqué.Avec cette approbation, Teizeild devient “le premier traitement modificateur” du diabète de type 1 “approuvé dans l’UE”, précise Sanofi.L’autorisation porte sur le traitement des adultes et des enfants de plus de huit ans atteints de diabète de type 1 de stade 2. Administré en perfusion, il ne guérit pas mais ralentit la progression de cette maladie chronique en freinant la réaction auto-immune. Il agit quand le diabète est détectable mais avant l’arrivée de symptômes pour freiner son évolution vers le stade clinique de la maladie (stade 3) qui nécessite des injections d’insuline pour faire baisser la glycémie.L’approbation du traitement par la Commission européenne “est basée sur les résultats positifs” d’une étude (TN-10) qui démontre la capacité de l’anticorps monoclonal Teizeild à retarder l’apparition du stade 3 du diabète de type 1 “d’une durée médiane d’environ deux ans par rapport au placebo”, explique Sanofi dans son communiqué. A la fin de l’étude, “la proportion de patients qui sont restés au stade 2 du (diabète de type 1) était presque deux fois plus élevée dans le groupe Teizeild que dans le groupe placebo (57 % contre 28 %)”, précise Sanofi. En 2023, Sanofi a acquis la biotech américaine Provention Bio pour 2,9 milliards de dollars, en vue de se renforcer dans le diabète et contre les maladies immunitaires.Le marché du diabète de type 1 dans les sept principaux marchés devrait atteindre 9,9 milliards en 2033, porté par l’arrivée de plusieurs produits en phase avancée, notamment des agents immunomodulateurs. Les États-Unis domineront largement ce marché, représentant jusqu’à 91,6% en 2033, selon GlobalData, société qui fournit des études et analyses de marché.Jusqu’à présent, Teizeild était déjà approuvé aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Chine, au Canada, en Israël, dans le Royaume d’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Koweït. 

L’épargne des ménages français, un énorme pactole et des placements variés

Le patrimoine financier des Français reste largement investi en assurance vie, loin devant les produits d’épargne réglementée comme le Livret A, sans oublier les centaines de millions d’euros dormant sur les comptes courants.- Une montagne d’argent -Le patrimoine financier des ménages en France s’élevait fin juin à 6.477,6 milliards d’euros, selon les derniers chiffres disponibles de la Banque de France. Il n’a jamais été aussi élevé.Ils sont répartis dans de multiples supports: assurance vie, actions cotées, organismes de placement collectif (OPC), livrets réglementés, dépôts à vue…Difficile à imaginer, cette somme est près de deux fois supérieure à la dette publique et plus de trois fois supérieure à l’ensemble de la capitalisation boursière des entreprises du CAC40.Ce montant a augmenté de plus de 50% au cours des dix dernières années, selon la Banque de France, qui réalise un pointage tous les trimestres.La direction générale du Trésor a publié le 8 janvier un montant encore plus important pour le deuxième trimestre 2025, à 6.596 mds d’euros.- L’assurance vie, leader incontesté -L’assurance vie reste le placement qui capte le plus d’épargne en France, devant les actions non cotées et autres participations (associées à une activité d’entrepreneur individuel ou via des placements).Selon les données de la fédération professionnelle France Assureurs publiés début janvier, l’encours s’élevait à 2.106 mds d’euros fin novembre.Quelque 20 millions de personnes disposent d’une assurance vie, soit un capital moyen de plus de 100.000 euros par souscripteur, souvent dans plusieurs contrats.Les sommes sont réparties en deux grandes catégories: les fonds euros, dont le capital est garanti et le rendement fixé chaque année par l’assureur, et les unités de compte (UC), des placements plus risqués qui n’offrent pas de garantie en capital pour l’assuré mais qui peuvent, les bonnes années, rapporter davantage.Le taux moyen servi des fonds euros est bien orienté cette année et devrait se situer hors prélèvements fiscaux et sociaux autour de 2,65%, selon les estimations du cabinet spécialisé Facts & Figures.- L’épargne réglementée, outsider à l’arrêt -Le livret A, souvent présenté comme le placement préféré des Français car 57 millions en ont un, pèse beaucoup moins lourd que l’assurance vie.Avec 438,9 mds d’euros à fin novembre selon le dernier pointage de la Caisse des Dépôts, son encours est près de cinq fois inférieur.Son développement est limité par le plafond de 22.950 euros. Les livrets A sont remplis en moyenne à 7.482 euros à fin 2024, le tiers de leur capacité, selon le rapport annuel de l’Epargne réglementée de la Banque de France.Ce produit, garanti, défiscalisé et qui permet de récupérer ses fonds très facilement, a moins le vent en poupe depuis la descente brutale de son taux de rémunération passé de 3% en janvier 2025 à 1,7% depuis août. Son rendement est de nouveau attendu en baisse au 1er février.Il existe d’autres produits d’épargne réglementée, comme le plan d’épargne logement (PEL, pensé pour permettre un projet immobilier), le Livret d’Epargne populaire (LEP, soumis à des conditions de ressources, rémunéré à 2,7%) ou encore le Livret de développement durable et solidaire (aux caractéristiques proches du Livret A).- Les dépôts à vue, hémorragie stoppée -Par ailleurs, une partie de l’argent des ménages n’est pas investie ou placée. La réserve qui dort sur les comptes courants a connu une lente décrue mais reste supérieure à l’argent déposé sur les Livrets A: 546 mds d’euros à fin novembre, selon la Banque de France.Cet argent n’est généralement pas rémunéré par les banques.La liasse de billets sous le matelas n’a enfin pas disparu. Les Français disposeraient de près de 210 mds d’euros en espèces, selon un calcul de l’AFP réalisé avec les données de la Banque de France.

Donald Trump se dit ouvert à une entrevue avec la présidente par intérim du Venezuela

Le président américain Donald Trump s’est dit ouvert dimanche à une entrevue avec la dirigeante par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez, estimant que son administration travaillait “vraiment bien” avec Caracas.A la question de savoir s’il prévoyait de la rencontrer, Donald Trump a répondu aux journalistes: “A un moment donné, je le ferai”, à bord de son avion Air Force One.La vice-présidente du Venezuela, investie comme cheffe de l’Etat par intérim, après la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse le 3 janvier, négocie sur plusieurs fronts avec Washington, qui souhaite notamment profiter des immenses réserves de pétrole vénézuéliennes.Son gouvernement a décidé d’entamer “un processus exploratoire” en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, rompues depuis 2019, tout en répétant qu’il n’est pas “soumis” à Washington.Après une visite de diplomates américains à Caracas vendredi, l’administration Trump “reste en contact étroit avec les autorités intérimaires”, a indiqué samedi un responsable du département d’Etat. M. Trump a affirmé avoir “annulé” une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela du fait de la “coopération” de Caracas, et Washington entend “dicter” toutes ses décisions. Le président américain, qui veut en finir avec la collaboration entre Caracas et la Havane, a néanmoins durci le ton contre Cuba et exhorté le pays caribéen à accepter “avant qu’il ne soit trop tard” un “accord” dont il n’a pas précisé la nature, suscitant la colère de son homologue à La Havane.Le président cubain Miguel Diaz-Canel lui a répondu sur X : “personne ne dicte quoi faire”, Cuba, pays communiste et adversaire des Etats-Unis depuis des décennies, est “une nation libre, indépendante et souveraine”. – Libération de prisonniers -Aux Etats-Unis, depuis le centre de détention de Brooklyn, à New York, où il est incarcéré, Nicolas Maduro s’est montré confiant. “Nous allons bien. Nous sommes des combattants”, a-t-il déclaré selon son fils, dans une vidéo publiée samedi par le PSUVA, le parti au pouvoir au Venezuela.Accusés notamment de trafic de drogue, l’ancien dirigeant socialiste et son épouse Cilia Flores ont plaidé non-coupable lors de leur présentation lundi dernier devant la justice américaine, avant une prochaine audience prévue le 17 mars.Le Venezuela a annoncé jeudi la libération d’un “nombre important” de prisonniers, y compris étrangers. Mais, celles-ci se produisent au compte-gouttes et des familles s’impatientent. Des proches campent jour et nuit depuis devant des centres pénitentiaires comme celui de l’Hélicoïde, une prison redoutée et gérée par les services de renseignements, ou celui de Rodeo I, à l’est de Caracas.Une quarantaine d’entre eux attendaient toujours dimanche à Rodeo I une libération importante, et certaines familles ont organisé des “relais” pour qu’au moins un proche soit présent en permanence. L’ONG Foro Penal, qui défend les personnes détenues dans le pays pour des raisons politiques, a comptabilisé dimanche à midi 17 libérations, d’autres organisations de défense des droits humains évoquant le chiffre de 21. Selon les ONG il existe entre 800 et 1.200 prisonniers politiques dans le pays.  Un collectif d’ONG de défense des droits humains a déploré le décès survenu la veille d’Edison José Torres Fernandez, un policier de 52 ans, détenu pour trahison à la patrie. Agent comptant plus de vingt ans de service, il avait été arrêté le 9 décembre pour avoir “partagé des messages critiques à l’encontre du régime et du gouverneur de l’Etat”.Depuis 2014, quelque 18 prisonniers politiques sont morts en détention au Venezuela, selon des organisations de défense des droits humains. – Secteur pétrolier “non investissable” -Donald Trump avait exhorté les hauts dirigeants du secteur pétrolier à investir au Venezuela, à la Maison Blanche vendredi, mais a reçu une réponse prudente. Le patron d’ExxonMobil, Darren Woods, a notamment décrit le Venezuela comme un pays comme “non investissable” sans réformes en profondeur, s’attirant les réprimandes du président. “Vous savez, il y en a tellement qui le veulent que je serais probablement enclin à écarter Exxon. Je n’ai pas aimé leur réponse. Ils jouent trop finement”, a déclaré Donald Trump dimanche. Selon les experts, l’infrastructure pétrolière du Venezuela est à bout de souffle après des années de mauvaise gestion et de sanctions.

Terres rares: le Japon entame une mission en eaux profondes pour réduire sa dépendance à la Chine

Un navire de recherche japonais a entamé lundi une mission inédite dans le but d’extraire des terres rares de ses eaux profondes et peut-être réduire sa dépendance économique à la Chine.Le Chikyu, navire de forage scientifique en grande profondeur, a quitté le port de Shimizu, dans la ville Shizuoka (centre est), vers 09H00 (00H00 GMT), à destination de l’île japonaise isolée de Minami Torishima, dans le Pacifique, où les eaux environnantes pourraient être riches en précieux minerais.Cette croisière d’essai se déroule au moment où la Chine, de loin le premier fournisseur mondial de terres rares, accentue sa pression sur son voisin.Le voyage du Chikyu, retardé d’un jour en raison du mauvais temps, pourrait conduire à une production nationale de terres rares, soutient Shoichi Ishii, directeur de programme au Cabinet du Premier ministre.”Nous envisageons de diversifier nos sources d’approvisionnement et d’éviter une dépendance excessive à l’égard de certains pays”, a-t-il déclaré aux journalistes rassemblés au port, alors que le navire se préparait à partir.La zone autour de Minami Torishima, île située dans les eaux économiques du Japon, est estimée contenir plus de 16 millions de tonnes de terres rares, ce qui en ferait selon le quotidien économique Nikkei le troisième plus grand gisement au monde.Les “terres rares”, 17 éléments métalliques pas particulièrement rares mais difficiles et coûteux à extraire, sont essentiels pour des pans entiers de l’économie (automobile, énergies renouvelables, numérique, défense…), servant à la fabrication d’aimants puissants, catalyseurs et composants électroniques.La Chine représente près des deux tiers de la production minière de terres rares du monde et 92% de la production raffinée, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).Le pays se sert depuis longtemps de sa domination dans ce domaine comme levier géopolitique, y compris dans sa guerre commerciale avec l’administration du président américain Donald Trump. Or, le Japon est dépendant de la Chine pour 70% de ses importations de terres rares. Et ce bien qu’il se soit efforcé de diversifier ses sources d’approvisionnements depuis un précédent différend en 2010, durant lequel Pékin avait suspendu plusieurs mois durant ses exportations.Tokyo et Pékin sont engagés depuis deux mois dans une crise diplomatique, déclenchée par des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une possible intervention militaire en cas d’attaque chinoise contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté.Signe de l’aggravation des tensions bilatérales, Pékin a annoncé la semaine dernière durcir ses contrôles sur l’exportation vers le Japon de biens chinois à double usage civil et militaire, ce qui pourrait inclure les terres rares.La mission du Chikyu devrait durer jusqu’au 14 février.