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Boeing dans le vert en 2025, une première en sept ans, grâce à une cession d’actifs

Le groupe aéronautique américain Boeing a annoncé mardi un bénéfice net annuel, le premier depuis 2018, grâce à une cession d’actif mais aussi à la reprise de ses livraisons après une crise profonde liée à la qualité de sa production. Le bénéfice net ressort ainsi à 1,89 milliard, grâce au gain de près de 10 milliards de dollars généré par la cession de Digital Aviation Solutions.En 2024, le groupe avait perdu 11,87 milliards de dollars, portant le total des pertes depuis 2019 à 35,74 milliards de dollars, selon un calcul de l’AFP.Boeing a cumulé les difficultés depuis deux crashes du 737 MAX 8 en octobre 2018 et mars 2019, qui ont fait 346 morts au total, ainsi qu’un incident en vol en janvier 2024 sur un 737 MAX 9, qui a fait des blessés légers, et une grève de plus de cinquante jours dans deux usines cruciales à l’automne 2024.Les résultats publiés mardi “illustrent le fait que nous sommes sur la bonne voie pour restaurer la confiance et retrouver le Boeing que tout le monde attend”, a commenté Kelly Ortberg, patron de l’avionneur depuis l’été 2024, dans un message aux employés.”Il y a beaucoup de choses grâce auxquelles nous pouvons faire preuve d’optimisme”, a-t-il affirmé.”Tandis que nous continuons à nous remettre en piste, nous devons rester concentrés sur l’objectif de livrer à nos clients des produits et des services sûrs, de haute qualité et dans les temps, à avancer dans les programmes à prix fixe de BDS (branche Défense et Espace, NDLR) et dans la certification du 737-7, du 737-10 et du 777X”, ses nouveaux avions commerciaux, a-t-il poursuivi.Le groupe précise être désormais “dans la phase finale” de la certification du 737 MAX 10, dont les premières livraisons étaient initialement prévues pour 2023.Lors d’une audioconférence avec des analystes, M. Ortberg s’est dit “confiant” concernant l’obtention des certifications pour les trois modèles, ainsi qu’un début des livraisons des monocouloirs 737 MAX 7 et 10 en 2026 et du gros porteur 777-9 en 2027 (2020 à l’origine).Mais un “problème potentiel de durabilité” a été identifié sur le moteur du programme 777X, fabriqué par GE Aerospace, a-t-il précisé, n’anticipant pas d’impact sur le calendrier.- Rebond -Au quatrième trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 23,95 milliards de dollars (+57% sur un an) et le bénéfice net 8,13 milliards de dollars, contre une perte de 3,92 milliards un an plus tôt.Rapporté par action, le bénéfice net ressort à 10,23 dollars mais la cession a contribué à hauteur de 11,83 dollars.Les analystes de TD Cowen ont souligné dans une note que sans ce gain exceptionnel, Boeing aurait affiché une perte par action à données comparables de 1,91 dollar. Le consensus de FactSet anticipait une perte de 44 cents.Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires ressort à 89,46 milliards (+34%).Vers 17H45 GMT, l’action Boeing cédait 0,93% à la Bourse de New York.Au quatrième trimestre, l’avionneur a dégagé un flux de trésorerie positif – pour le second trimestre consécutif – de 375 millions de dollars (négatif de 4,10 milliards un an plus tôt).Ceci grâce de meilleures cadences de production – notamment le relèvement du plafond mensuel imposé en 2024 par le régulateur FAA à celle du 737 MAX (passé de 38 à 42 en octobre, avec 47 courant 2026) – et au rebond continu des livraisons.Le 787 Dreamliner a poursuivi sa transition vers huit mensuels, contre cinq en 2024, avec l’objectif d’atteindre dix courant 2026.Boeing a livré 600 avions en 2025, du jamais vu depuis 2018, dont 447 exemplaires du 737 MAX.Selon le directeur financier Jay Malave, environ 500 exemplaires du monocouloir vedette (versions MAX 8 et MAX 9) devraient être livrés en 2026 et une trentaine de MAX 10 devraient être fabriqués pour livraison dès certification de ce modèle, le plus grand de la famille.Et 90 à 100 Dreamliner devraient aussi être livrés (88 en 2025).Cette hausse des livraisons devrait permettre au flux de trésorerie d’atteindre “un à trois milliards” en 2026, avec l’objectif de grimper à terme à 10 milliards.L’année a également été très fructueuse auprès des clients, avec 1.175 commandes brutes (1.173 commandes nettes). Boeing a devancé son concurrent européen Airbus pour la première fois depuis 2018.A fin décembre, le carnet de commandes contenait 6.130 avions commerciaux, soit une valeur record de 567 milliards de dollars, et de 682 milliards en incluant les commandes à BDS.

Auchan veut vendre 91 supermarchés à Intermarché, les salariés sous le “choc”

Nouveau “choc” pour les salariés d’Auchan: le distributeur nordiste, qui souhaite se concentrer sur ses hypermarchés, envisage de vendre 91 supermarchés au groupement Mousquetaires (Intermarché, Netto), un revirement dénoncé par les syndicats. En grande difficulté, le groupe de la famille Mulliez avait dévoilé en novembre son projet de basculer ses supermarchés, en franchise, via une nouvelle entité juridique dont il resterait propriétaire, sous bannière Intermarché ou Netto.Plus de 260 magasins détenus en propre étaient initialement concernés, auxquels s’ajoutent une trentaine de franchisés Auchan, également incités à changer d’enseigne.”Les fonds de commerce, l’immobilier restent propriétés d’Auchan, les salariés restent des salariés d’Auchan, et on travaillera sous enseigne Intermarché, qui nous livrera les marchandises, la politique commerciale, le concept magasin”, avait alors expliqué à la presse Guillaume Darrasse, directeur général d’Auchan Retail.Finalement, ce modèle ne s’appliquera qu’à 164 de ces supermarchés intégrés “à l’horizon avril 2027”, a annoncé le groupe mardi dans un communiqué.Les 91 restants, “de par leur situation géographique ou économique”, seront “proposés à la cession au Groupement Mousquetaires”, dont les adhérents peuvent se positionner jusqu’à avril 2026, est-il précisé. Une quarantaine de ces magasins se trouvent dans les régions Auvergne-Rhônes-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon la liste détaillée transmise par Auchan. Le distributeur conserverait par ailleurs 11 supermarchés, essentiellement franciliens, dans son périmètre, “sous d’autres formats” non détaillés.- “Désaveu” -“C’est encore un choc”, a déploré auprès de l’AFP Franck Martinaud, délégué syndical retail FO d’Auchan France, en marge d’un CSE (comité social et économique) organisé mardi.Les nouvelles annonces “sont encore pires” que celles de novembre, a-t-il estimé. A l’époque, Guillaume Darrasse a souligné lors de plusieurs apparitions médiatiques “qu’il ne s’agissait pas d’une vente”, rappelle le syndicaliste. Or pour lui, “c’est un rachat d’Auchan par Intermarché qui ne dit pas son nom”.”Tout d’un coup, l’annonce change totalement”, a abondé René Carette, délégué syndical central CFDT Auchan. La direction “brode beaucoup” dans ses réponses, ce qui empêche pour l’instant les syndicats, qui n’ont “plus confiance” en elle, d’y voir clair, selon M. Carette. Il y voit cependant “un désaveu” pour la direction, “la preuve que nos dirigeants ne croient plus en l’enseigne Auchan”. D’après Franck Martinaud, les supermarchés Auchan représentent au total 11.700 salariés. “Ce sont encore des hommes et des femmes sacrifiés”, regrette-t-il.Que leur magasin soit vendu ou passe en franchise, ils perdront beaucoup “en termes de pouvoir d’achat et d’acquis sociaux”, confirme M. Carette. Même pour les franchisés, “aucune décision importante ne pourra être prise sans l’aval d’Intermarché”, relate M. Martinaud.- “Malade” -Dans un communiqué, la Fédération CGT Commerce et Services a dénoncé “un nouveau carnage social”, exigeant des “garanties immédiates” notamment sur l’emploi et les salaires.Le projet est soumis à la consultation des instances représentatives du personnel, ouverte mardi, et doit être autorisé par l’Autorité de la concurrence.Il doit aider Auchan à baisser les prix dans ses supermarchés, de 6 à 8% selon une source proche du dossier, tout en continuant le “travail” sur sa centaine d’hypermarchés.Ce deal “gagnant-gagnant” pourrait “nous permettre d’étendre notre emprise sur le marché français”, s’était de son côté félicité le patron des Mousquetaires, Thierry Cotillard, en novembre.Les supermarchés Auchan représentent deux points de part de marché, et les Mousquetaires visent 20% en 2028, contre 17,7% en octobre, selon Kantar Worldpanel.Auchan, 5e distributeur derrière E. Leclerc, Carrefour, Intermarché et Coopérative U, souffre depuis des années de la concurrence des groupements indépendants, où les conditions sociales notamment sont généralement moins-disantes, et de son positionnement historiquement fort sur les hypermarchés, moins en vogue. Le groupe a annoncé en 2024 un plan de sauvegarde de l’emploi prévoyant la suppression de près de 2.400 postes, objet d’une bataille judiciaire avec les syndicats. Il peine aussi à digérer le rachat en 2024 d’une centaine de magasins à son concurrent en grande difficulté Casino. Parmi les 91 supermarchés proposés à la vente, qui concerne 3.000 salariés, 41 ont été repris au groupe Casino, relève M. Carette: “Un malade qui rachète un mourant, ce n’est pas possible”.Sollicité mardi par l’AFP, Intermarché n’a pas commenté.

La Bourse de Paris termine en légère hausse, avant la Fed et les résultats d’entreprises

La Bourse de Paris a fini en légère hausse mardi, avant la première réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) de l’année et le coup d’envoi de la saison des résultats d’entreprises, avec le poids lourd du luxe LVMH, après la fermeture.Le CAC 40 a pris 0,27% à 8.152,82 points, en hausse de 21,67 points. La veille, l’indice avait terminé en petite baisse de 0,15% pour finir à 8.131,15 points.Le principal rendez-vous de la semaine est la première réunion de l’année de la Réserve fédérale américaine, qui débute mardi.Elle se tient dans un contexte particulier: le président de l’institution Jerome Powell a révélé début janvier l’existence d’une procédure lancée par le ministère de la Justice contre lui et dénoncé une énième tentative d’intimidation de la Fed par le pouvoir américain.Donald Trump réclame en effet depuis plusieurs mois une forte baisse des taux d’intérêt et multiplie les attaques verbales contre M. Powell, dont le mandat prend fin en mai. “Les investisseurs restent sceptiques et attendent les déclarations de Jerome Powell, mercredi”, relève Christine Molnar, analyste pour CMC Market.”Ces tentatives de déstabilisation ne devraient toutefois pas d’impact sur la décision de Powell, qui n’a aucune raison de réaliser maintenant un mouvement sur les taux”, explique à l’AFP François Dossou, directeur de la gestion actions chez Sienna IM.En France, l’Assemblée nationale devrait elle repousser mardi deux motions de censure déposées par la gauche hors PS et l’extrême droite, en réaction à la décision de Sébastien Lecornu d’utiliser le 49.3 pour faire adopter la partie dépenses et le budget de l’Etat pour 2026.Cet échec probable des deux motions vaudra adoption en nouvelle lecture du projet de loi de finances, qui pourra être transmis au Sénat. Celui-ci devrait l’examiner jeudi et pourrait le rejeter d’emblée, permettant son retour rapide à l’Assemblée pour une lecture définitive.Sur le marché de la dette, le taux d’intérêt de l’emprunt français à échéance dix ans a été stable à 3,43%. Son équivalent allemand, référence en Europe, a fini à 2,87%, stable lui aussi.LVMH en ligne de mireAutre point d’attention majeur des marchés: le début de la saison des résultats, qui bat son plein cette semaine.Pour l’indice parisien, le coup d’envoi a été donné mardi soir, avec la publication du géant du luxe LVMH (+0,22% à 589,30 euros), plus grosse capitalisation de l’indice, après une nouvelle année de ralentissement du marché du luxe.LVMH a annoncé après la clôture de la Bourse de Paris un bénéfice net en baisse, de 13% en 2025, à 10,9 milliards d’euros, et un chiffre d’affaires en baisse de 5%, à 80,8 milliards d’euros, légèrement au-desus des attentes des analystes. Eramet dégradéLe groupe minier Eramet a perdu 7,91% à 78,55 euros, après l’abaissement de la recommandation de “à conserver” à “à réduire” par Portzamparc.

La famille Pinault vend ses actions Puma au groupe chinois Anta Sports

Le groupe chinois Anta Sports va devenir l’actionnaire principal de l’équipementier sportif allemand Puma en rachetant les parts de la famille Pinault pour 1,51 milliard d’euros, selon un communiqué à la Bourse de Hong Kong diffusé mardi.Afin d’étendre sa présence sur les marchés internationaux, Anta Sports (Fila, Wilson, Salomon…) va acquérir environ 29% des actions de Puma, qui appartenaient jusqu’ici à la holding de la famille du milliardaire français François Pinault, propriétaire de Kering (Gucci, Saint Laurent), et qui était l’actionnaire principal de Puma.D’après l’accord, Anta achètera un peu plus de 43 millions d’actions Puma à Artémis, la holding des Pinault, au prix de 35 euros chacune.Ce prix représente une prime de 62% par rapport au dernier cours de clôture de Puma lundi, et valorise l’opération à 1,51 milliard d’euros.Selon Anta, cette nouvelle participation devrait “renforcer encore sa présence et la notoriété de sa marque sur le marché mondial des articles de sport, renforçant ainsi sa compétitivité internationale globale”, a indiqué l’entreprise dans le communiqué. “Nous pensons que le cours de l’action Puma lors des derniers mois ne reflète pas pleinement le potentiel à long terme de la marque”, a déclaré Ding Shizhong, président d’Anta.La holding Artémis justifie quant à elle cette vente par sa volonté de “se concentrer sur des actifs dont la société détient le contrôle” et “redéployer ses ressources vers de nouveaux secteurs créateurs de valeur”, écrit-elle dans un communiqué mardi.Vers 16H00 GMT, à Francfort, l’action Puma progressait de 9,71% à 23,73 euros. A la Bourse de Hong Kong, Anta Sport a terminé en hausse de 2,03% à 77,90 dollars hongkongais mardi.- “Approfondir le partenariat” -Bien que le communiqué indique qu’Anta n’a pas l’intention de lancer une offre publique d’achat sur Puma, la société chinoise “évaluera attentivement la possibilité d’approfondir davantage le partenariat entre les deux parties à l’avenir”.Contactée par l’AFP, Anta a refusé de commenter la transaction.La réalisation de l’opération est attendue d’ici fin 2026.Basé dans la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, Anta Sports, fondé en 1991, est l’un des plus grands fabricants mondiaux de vêtements de sport.Il s’agit de la société mère de nombreuses marques mondiales, notamment Wilson, Arc’teryx et Salomon, détenues par l’intermédiaire de sa filiale Amer Sports.A la tête d’un consortium, Anta a finalisé en 2019 l’acquisition de la société finlandaise Amer pour une valeur d’environ 5,2 milliards de dollars. Le groupe contrôle également les droits sur le vaste marché chinois pour des marques étrangères de vêtements de sport, notamment Fila et Descente.Selon les données de la société d’études de marché Euromonitor International, Anta est devenue la 3e plus grande marque mondiale de vêtements de sport derrière Nike et Adidas.Pour Marguerite Le Rolland, consultante mode chez Euromonitor International, cette acquisition montre qu’Anta “réduit l’écart” avec ces deux géants. Le groupe chinois bénéficiera notamment de la réputation mondiale de Puma, de sa position de leader sur le marché indien des vêtements de sport, en croissance, ainsi que de son partenariat avec Hyrox, l’activité fitness en plein essor, a-t-elle relevé. Anta “vise à donner à Puma les moyens de réaliser pleinement le potentiel de sa marque et de son héritage”, s’est félicité dans un communiqué Arthur Hoeld, patron de la marque au cougar depuis juillet dernier. Il y voit “un vote de confiance” dans l'”orientation stratégique” du rival allemand d’Adidas, qui vise un retour à la croissance l’an prochain après une baisse de plus de 15% de ses ventes au troisième trimestre 2025.L’objectif de l’entreprise d’Herzogenaurach est de “devenir l’une des trois premières marques de sport au monde”, ajoute M.Hoeld, comme il l’avait déjà indiqué aux investisseurs en octobre.Les résultats financiers de Puma pour l’ensemble de l’année 2025 sont attendus le 26 février.pfc-max-ega-jpl/kas/apz/

Le PDG de la SNCF Jean Castex “sidéré” par la polémique “no kids”

“C’est complètement fou!”: Jean Castex, le PDG de la SNCF, s’est dit mardi “sidéré” par l’ampleur prise par la polémique “no kids” autour des voitures TGV “sans enfants” de la nouvelle classe affaires Optimum. “Dans nos trains, non seulement les enfants sont les bienvenus, mais ils sont surtout de plus en plus nombreux”, a-t-il assuré lors d’un déplacement à la gare TGV de Lille-Europe.Selon lui, en 2025, 8,4 millions d’enfants ont pris le train sur le réseau SNCF, “une très forte progression par rapport à cinq ans auparavant”. “Si j’élargis aux familles, il y a 10-15% de plus de familles à bord”, des données “à des années-lumières des polémiques sur le +no kids+”, a-t-il insisté.”L’espace Optimum est utile, répond à un besoin spécifique”, celui d’avoir “des espaces dédiés à l’activité professionnelle”, mais ne remet pas en cause la présence d’enfants par ailleurs dans les TGV: “Il y a aussi des espaces nurseries, des espaces familles”, a encore plaidé M. Castex.Dès le début de la polémique, la SNCF avait rappelé que la classe “Optimum” était pensée “pour les attentes spécifiques de nos clients professionnels” et que l’absence de jeunes enfants (moins de 12 ans) n’avait “rien d’une nouveauté”, puisque “c’était déjà le cas depuis des années” dans l’offre Business Première.Lundi, M. Castex a également écarté l’idée d’instaurer, à l’instar de ce qui existe dans d’autres pays européens, des voitures strictement dédiées aux familles ou aux enfants, mais s’est dit “personnellement à la disposition de toutes les associations de familles, des pouvoirs publics, pour encore améliorer la situation”.Jusqu’à présent le PDG de la SNCF n’avait pas publiquement réagi depuis l’émergence de la polémique sur la nouvelle classe affaires Optimum “sans enfants” lancée début janvier.La controverse a éclaté la semaine dernière sur les réseaux sociaux lorsqu’un compte dédié à l’enfance avait pointé du doigt un document publicitaire dans lequel SNCF Voyageurs indiquait que “pour garantir un maximum de confort à bord de l’espace dédié, les enfants n’étaient pas acceptés”.De nombreuses personnalités politiques de tous bords avaient largement critiqué cette communication.Face aux reproches, la SNCF avait reconnu une “formule marketing maladroite”, qui a été ensuite “retirée”.Les places Optimum ne représentent que 8% des places proposées, et seulement du lundi au vendredi, avait-elle ajouté, rappelant aussi ses tarifications spéciales enfants et adolescents, ainsi que ses “espaces familles” proposés dans les TGV Inoui les weekends, jours fériés et jours de départs en vacances.

Wall Street sans direction claire, accueille une volée de résultats d’entreprises

La Bourse de New York évolue en ordre dispersé mardi, digérant une nouvelle salve de résultats d’entreprises, en attendant ceux des poids lourds de la tech, tandis que le Dow Jones souffre de la chute du cours de l’assureur UnitedHealth.Vers 15H15 GMT, le Dow Jones cédait 0,92%, l’indice Nasdaq gagnait 0,81% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,36%. “Cette semaine est l’une des plus chargées (de la saison, ndlr) en termes de résultats”, commente auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Environ 20% des entreprises composant l’indice S&P 500 doivent partager leurs performances financières.Parmi les plus gros gagnants du jour, le constructeur automobile américain General Motors était porté par ses prévisions pour 2026, avec une hausse attendue de ses bénéfices et de ses marges.Son titre prenait 6,74% à 84,79 dollars.Le groupe aéronautique Boeing évoluait lui dans le rouge, la publication de son premier bénéfice net annuel depuis 2018 n’ayant pas suffi à convaincre les investisseurs.Son cours reculait de 2,38%, à 242,51 dollars l’action.Le marché attend surtout la publication des résultats de plusieurs géants technologiques, dont Microsoft, Meta et Tesla, tous prévus après la clôture mercredi. Apple partagera ses performances trimestrielles jeudi, après la séance régulière à Wall Street.Au vu du niveau de capitalisation de ces entreprises, l’accueil de leurs résultats est susceptible de déterminer l’évolution des cours de la place américaine dans son ensemble.Pour sa part, “le Dow Jones est pénalisé de manière disproportionnée par UnitedHealth”, relève Patrick O’Hare, de Briefing.com.L’assureur souffre de la faible évolution des remboursements prévus par les autorités fédérales pour les programmes d’assurance-maladie Medicaid et Medicare, qui devraient augmenter de seulement 0,09% en 2027. Les spécialistes tablaient sur une hausse de 5%.”Le marché n’aime pas les surprises de cette ampleur et (…) les prestataires de soins de santé sont donc clairement sous pression”, relève Art Hogan.Vers 15H10 GMT, le cours de UnitedHealth dévissait de 19,48%, celui de CVS chutait de 10,79% et celui d’Humana plongait de 19,87%.Côté macroéconomie, la banque centrale américaine (Fed) a débuté mardi sa première réunion de l’année.Selon les estimations des spécialistes, “aucune baisse des taux n’est prévue pour l’ensemble du premier trimestre”, c’est-à-dire à l’issue de cette réunion et de la prochaine, pointe Art Hogan.Selon lui, l’institution attend de retrouver des données économiques “en temps réel” pour affiner sa politique monétaire. La publication d’un certain nombre d’indicateurs officiels a été suspendue ou retardée en raison de la longue paralysie budgétaire qu’ont connue les Etats-Unis à l’automne.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat américain à dix ans restait stable par rapport à la veille, à 4,21%.Ailleurs à la cote, la compagnie aérienne American Airlines était boudée, lâchant 2,04% à 14,27 dollars.Elle pâtissait de son quatrième trimestre 2025 sans éclat, avec un chiffre d’affaires proche des attentes à 14 milliards de dollars mais un bénéfice net par action à 16 cents là où le consensus de FactSet tablait sur 37 cents.American a souffert d’une perte de trafic engendrée par le “shutdown” des mois d’octobre et novembre.Le géant américain des produits d’hygiène Kimberly-Clark (-0,23% à 100,90 dollars), engagé depuis deux ans dans une transformation de son portefeuille, restait sans grand mouvement après la publication de résultats en hausse au quatrième trimestre.

Brèves échauffourées à Toulouse entre agriculteurs et policiers, six interpellations

De brèves échauffourées entre agriculteurs et policiers ont fait cinq blessés, selon les pompiers, mardi matin dans le centre de Toulouse, où une centaine de manifestants protestaient contre le traité de libre-échange Mercosur et la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté un journaliste de l’AFP.Réunis à l’appel de l’intersyndicale agricole Coordination rurale-Confédération paysanne et FDSEA, des manifestants ont brièvement jeté des chaises sur les forces de l’ordre, qui ont de leur côté tiré des gaz lacrymogène, après que le cortège a tenté d’emprunter un itinéraire non autorisé par la préfecture. “C’est de la provocation, on a été bousculés”, a déclaré Eloi Nespoulous, coprésident de la Coordination rurale (CR) de l’Aveyron, annonçant à l’AFP que la CR serait reçue en préfecture dans l’après-midi. Les incidents, qui ont duré quelques minutes, ont laissé la place à un face-à-face tendu entre les policiers et les manifestants sur une place du centre-ville, encadrée par une dizaine de fourgons de police.Un manifestant a été interpellé, selon un photographe de l’AFP.”Interdire aux paysans de venir en tracteurs (…), c’est un manque de considération”, a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne, Luc Mesbah, selon lequel cinq agriculteurs ont été placés en garde à vue en périphérie de Toulouse, où des manifestants ont été bloqués par les forces de l’ordre avec leurs tracteurs.La préfecture de Haute-Garonne a confirmé ces six interpellations, “dont cinq pour refus d’obtempérer aggravé (usage de tracteurs face aux forces de l’ordre avec mise en danger), une pour rébellion et violences aggravées sur forces de l’ordre”, selon un communiqué.”C’est la dermatose qui a mis le feu aux poudres, et on va continuer jusqu’à ce qu’on nous entende”, a déclaré à l’AFP Jean-Philippe Causse, membre de la Coordination rurale de l’Aveyron, lors de la manifestation.”On est contre l’abattage (systématique des troupeaux en cas de DNC) et pour l’arrêt des traités de libre-échange”, a ajouté Jonathan Kirchner, secrétaire général de la Confédération paysanne de Haute-Garonne, “c’est de la concurrence déloyale.”L’Inde et l’Union européenne (UE) ont officialisé mardi la conclusion d’un vaste accord de libre-échange commercial qui, au terme de vingt ans de négociations, va créer “une zone de libre-échange de deux milliards de personnes”.Le Parlement européen a saisi mercredi la Cour de justice de l’UE pour vérifier la légalité du traité avec le Mercosur, ce qui suspend le processus de ratification pendant un an et demi.

Commerce: l’Inde et l’UE concluent “l’accord de tous les accords”

L’Inde et l’Union européenne (UE) ont officialisé mardi la conclusion d’un ambitieux accord de libre-échange commercial qui, au terme de vingt ans de négociations, va créer “une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes”.Dans un contexte géopolitique mondial incertain, ce pacte doit permettre aux deux parties de mieux se protéger de la concurrence chinoise et des effets de la guerre des droits de douane engagée par les Etats-Unis.Devant la presse, le Premier ministre indien Narendra Modi et ses deux invités, le président du Conseil européen Antonio Costa et son homologue de la Commission Ursula von der Leyen, ont rivalisé de superlatifs pour célébrer leur réussite.”C’est l’accord de tous les accords”, s’est réjoui M. Modi, en soulignant qu’il concernait “environ un quart du produit intérieur brut (PIB) mondial”.”Ce traité va offrir de nombreuses opportunités au 1,4 milliard d’Indiens et aux millions d’habitants de l’UE”, a-t-il ajouté, “ce n’est pas qu’un accord commercial, c’est aussi la voie vers une prospérité partagée”.”L’Europe et l’Inde ont fait l’histoire aujourd’hui”, a renchéri Mme von der Leyen. “Nous avons créé une zone de libre-échange de deux milliards de personnes qui va bénéficier aux deux parties”, a-t-elle poursuivi.Les derniers obstacles à la conclusion du texte ont été levés lundi lors d’ultimes tractations entre négociateurs.L’Inde et l’UE espèrent doper leur commerce en réduisant leurs droits de douane dans de nombreux secteurs.Selon Bruxelles, la réduction des taxes indiennes sur les importations européennes devrait permettre à l’UE d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques.Les droits de douane indiens sur les véhicules “made in Europe” doivent ainsi passer 110 à 10%, ceux sur les vins de 150 à 20% et ceux sur les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50%, être totalement supprimés, a détaillé l’UE.- “Accès sans précédent” -“L’UE compte bénéficier du niveau d’accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé”, avait indiqué Ursula von der Leyen dès son arrivée dimanche en Inde, pariant sur un doublement des exportations européennes.De son côté, l’Inde attend une hausse de ses exportations dans de nombreux secteurs dont le textile, les pierres précieuses, la joaillerie, le cuir et les services, a souligné son Premier ministre.”L’accès préférentiel sans précédent accordé à plus de 99% des exportations indiennes change la donne pour notre industrie”, s’est félicité Chandrajit Banerjee, le responsable de Confédération de l’industrie indienne (CII).Outre le seul domaine commercial, les deux parties ont étendu leur partenariat en matière de défense et de sécurité.”Nous ne nous contentons pas de renforcer nos économies, mais aussi la sécurité de nos concitoyens dans un monde de moins en moins sûr”, a expliqué la cheffe de la Commission européenne. “En combinant ces atouts, nous réduisons notre dépendance stratégique à un moment où l’arme commerciale est de plus en plus utilisée”.En 2024, l’Inde et l’UE ont échangé 120 milliards d’euros de marchandises – en hausse de près de 90% en dix ans – et 60 milliards d’euros de services, selon la partie européenne.Bruxelles lorgne avec gourmandise sur l’immense marché que représente le pays le plus peuplé de la planète, avec ses 1,5 milliard d’habitants et sa très forte croissance, de 8,2% en glissement annuel au dernier trimestre.Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), l’Inde devrait rafler cette année au Japon le titre de quatrième économie mondiale, derrière les Etats-Unis, la Chine et l’Allemagne. Et elle pourrait monter sur le podium avant 2030, selon son gouvernement.Pour sa part, New Delhi considère l’Europe comme une source indispensable des technologies et investissements dont elle a un cruel besoin pour accélérer sa modernisation et créer des millions d’emplois pour sa population.New Delhi et Bruxelles ont également paraphé mardi un accord sur les mouvements de travailleurs saisonniers, les échanges d’étudiants, de chercheurs ou de certains professionnels à forte qualification.

A Rétromobile, la nostalgie des voitures d’avant l’électronique

“Le charme de ces voitures, c’est qu’on pouvait les bricoler soi-même”: les “youngtimers”, modèles populaires des années 1970, 80 ou 90, s’arrachent chez les quelque 500.000 collectionneurs français, une nostalgie à l’honneur au salon Rétromobile qui s’ouvre jeudi à Paris.”On aime à collectionner les modèles dont on a rêvé plus jeune: les quinquas d’aujourd’hui ont bavé à 14 ans devant les Golf GTI – le modèle révolutionnaire lancé par Volkswagen en 1976 – et peuvent aujourd’hui les acheter”, explique Romain Grabowski, directeur de Rétromobile, qui attend cette année 150.000 visiteurs.Depuis quelques années, les passionnés ne jurent plus que par les modèles grand public assez récents, dits “youngtimers”. Ce terme, qui s’appliquait initialement aux voitures de moins de 30 ans, trop jeunes pour le label “voiture de collection”, englobe désormais dans le langage courant tous les modèles d’après 1975. Comme ils ont été fabriqués à des millions d’exemplaires, on peut encore se les offrir pour un prix modique. Avec une cote d’amour particulière pour les modèles “GTI”, les versions sportives de l’époque, aux moteurs plus puissants, comme la Golf GTI qui atteignait les.. 182 km/h.Voitures mais aussi motos, tracteurs ou avions, tous participent à la vogue des youngtimers. Surtout depuis que l’électronique a érigé une barrière avec le monde d’avant, celui où un bricoleur réglait le moteur à l’oreille.C’est une passion répandue en France, qui compte plus de mille clubs, soit plus de 500.000 collectionneurs, qui possèdent au total un million de véhicules, souligne Patrick Gomez, directeur de la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE). Elle organise notamment dimanche une 26e “traversée de Paris” avec 700 véhicules anciens, dont un tiers de youngtimers.- “Rouler ad vitam aeternam” -“Avant, la règle d’or des collectionneurs, qu’ils aient 20 ou 95 ans, était qu’ils s’intéressaient aux voitures de leurs parents ou de leurs grand-parents. Mais depuis les années 90, les voitures embarquent beaucoup d’électronique. Tout est fait pour empêcher les gens de les réparer eux-même”, explique le journaliste François Allain, ancien  présentateur de l’émission culte Vintage Mecanic. “Les jeunes ne s’intéressent pas aux voitures d’il y a 25 ans mais aux modèles des années 70 et 80, comme la 2CV, la 4L, l’Austin Mini, la Fiat 500, fabriquées par millions. Des sociétés refabriquent même des pièces pour ces voitures, qui bien entretenues peuvent rouler ad vitam aeternam”, ajoute-t-il. “On peut se faire plaisir pour quelques milliers d’euros. Se balader en 2CV ça redonne le sourire aux gens”, note le journaliste.Les constructeurs ont flairé le filon. Comme Renault qui a fait le pari de lancer ses modèles électriques grand public en s’inspirant de ses succès passés. “On a décidé il y a cinq ans de ressusciter la R5, le modèle que tous voulaient revoir. Et le sujet est devenu non pas l’électrique, mais la R5”, résume Arnaud Belloni, directeur marketing monde de la marque Renault. Idem pour la Twingo électrique, qui sort cette année, et la R4, référence à la mythique 4L. “C’est un choix gagnant: la R5 est devenue le modèle électrique numéro un en France”, se félicite-t-il.”Trouver un youngtimer en bon état à bon prix, c’est trop tard: leurs prix ont doublé ou triplé en dix ans”, relève le garagiste Vincent Côme, ex-mécanicien star de Vintage Mecanic, qui lance une émission baptisée “Chasseur de youngtimers” sur Automoto la chaîne. “Une 205 à refaire, qu’on trouvait à 1.500 euros, vaut maintenant 6.000 à 7.000 euros”, explique-t-il.Principal ennemi des modèles d’avant 1990, la rouille. “Refaire la tôlerie peut revenir cher. Or on trouve de moins en moins de pièces en France. Seule solution, acheter à l’étranger, là où des modèles ont été fabriqués plus tard. On a même vu un club de passionnés de 2CV racheter des moules pour refabriquer la tôlerie”, note le garagiste, qui possède une quarantaine de voitures.On voit beaucoup de ces modèles rouler dans les campagnes, et pas seulement du fait de collectionneurs. Même s’ils polluent davantage que ne requièrent les normes actuelles, ils ont l’autorisation de rouler s’ils respectent les normes de l’année où ils ont été produits. 

Espagne: le chômage passe en-dessous de la barre des 10% au 4e trimestre 2025 (officiel)

Le chômage en Espagne est passé sous la barre des 10% au quatrième trimestre 2025 en s’établissant à 9,93%, selon les derniers chiffres publiés mardi par l’Institut national des statistiques.”Pour la première fois depuis 2008, le chômage passe sous la barre des 10%.L’Espagne s’approche des 22,5 millions de personnes ayant un emploi, un nouveau record historique”, s’est réjoui le Premier ministre, Pedro Sánchez, sur le réseau social X.Au total 2,47 millions de personnes sont sans emploi (2,47 millions) dans le pays.Parmi les nouveaux emplois figurent une part plus importante d’étrangers que d’Espagnols (52.500 contre 23.700), une proportion non négligeable alors que l’Espagne s’apprête à régulariser un demi-million de sans-papiers pour soutenir son économie.Le taux de chômage en Espagne, qui avait bondi durant la pandémie de Covid-19, a nettement reflué ces dernières années grâce au rebond impressionnant de l’activité touristique.Depuis un an, le nombre de personnes en activité a ainsi progressé jusqu’à atteindre 22,4 millions selon l’INE, dans un contexte de forte croissance économique, stimulée par la hausse de l’immigration et la consommation.La Banque d’Espagne prévoyait que le taux de chômage ne passe pas sous la barre symbolique des 10% avant 2027.Malgré cette embellie, le taux de chômage espagnol reste toujours le plus élevé de l’Union européenne et des pays de l’OCDE.