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Dermatose: les gendarmes contrôlent la ferme d’Ariège, abattage du troupeau à venir

Après deux jours de mobilisation d’agriculteurs contre la stratégie d’abattage du gouvernement, des gendarmes sont stationnés vendredi autour d’une ferme d’Ariège, où doit être abattu un troupeau de vaches en raison d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté l’AFP.Faisant usage de gaz lacrymogène, les gendarmes mobiles ont pris le contrôle de cette exploitation, située dans le village des Bordes-sur-Arize, jeudi en fin de soirée. Plusieurs centaines d’agriculteurs y étaient rassemblés depuis mercredi matin pour s’opposer à l’euthanasie des 207 bovins et bloquer l’accès aux services vétérinaires.Vendredi matin, il n’y avait plus qu’une dizaine de manifestants mais plus de tracteurs à proximité de la ferme, dont l’accès est toujours bloqué par plusieurs véhicules de la gendarmerie mobile.L’abattage des bovins devrait avoir lieu vendredi, l’accès aux services vétérinaire étant désormais possible. A 7h30, certaines des vaches de l’exploitation étaient toujours en vie, a observé un journaliste de l’AFP.Le préfet de l’Ariège a assuré jeudi que les deux frères propriétaires du troupeau lui avaient donné leur accord pour l’abattage, conformément au protocole sanitaire de lutte contre la DNC.Cette affirmation a été démentie par Pierre-Guillaume Mercadal, dirigeant de la CR du Tarn-et-Garonne, venu sur place. “Ils sont deux frères, un a cédé, l’autre non. Ils sont en train de déchirer cette famille, en plus de l’accabler du deuil de leurs vaches”, a-t-il répondu au préfet.L’abattage, seule méthode efficace pour éviter que “la maladie se diffuse dans l’ensemble du cheptel français”, se fera “dès que possible” puis une campagne de vaccination sera lancée dans le département, a annoncé jeudi le représentant de l’État.Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture ont proposé en vain un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture, demandant notamment que seules les vaches contaminées soient abattues et qu’une campagne de vaccination massive soit lancée.

Taxation des petits colis chinois: l’UE passe aux travaux pratiques

Le principe a été acté, reste à régler les modalités pratiques : les 27 doivent trouver vendredi une solution provisoire pour taxer les montagnes de petits colis chinois importés dans l’Union européenne “dès que possible” en 2026, sans attendre l’échéance initiale fixée à 2028.Quelque 4,6 milliards d’envois d’une valeur inférieure à 150 euros sont entrés sur le marché européen en 2024, soit plus de 145 chaque seconde. Sur ce total, 91% provenaient de Chine.Il y a un mois, les ministres des Finances européens avaient approuvé la suppression dès l’an prochain de l’exonération de droits de douane dont bénéficient ces colis.Si cette mesure doit s’appliquer aux colis en provenance de tous les pays extérieurs à l’UE, elle vise surtout à lutter contre le déferlement sur le Vieux Continent de produits chinois à bas prix et ne respectant souvent pas les normes européennes, achetés sur des plateformes asiatiques comme Shein, Temu ou AliExpress.Cet afflux de paquets importés sans aucun droit de douane est dénoncé avec plus en plus de vigueur comme une forme de concurrence déloyale par les producteurs et les commerçants européens.De plus, la masse de colis arrivant dans les aéroports et ports européens est telle que les douaniers sont fréquemment dans l’incapacité de contrôler leur conformité. Difficile dans ces conditions d’intercepter les produits dangereux ou contrefaits avant qu’ils n’arrivent dans les mains des consommateurs.”Il y a quatre ans, il y avait un milliard de colis qui arrivaient de Chine. Aujourd’hui, c’est plus de quatre milliards”, souligne le ministre français de l’Economie Roland Lescure.”Ces colis, aujourd’hui, (représentent) une concurrence déloyale par rapport à un commerce de centre-ville qui lui paie des taxes et donc il est essentiel d’agir et d’agir vite, sinon on agira trop tard”, a-t-il expliqué à l’AFP.- Des travaux d’Hercule -La France, en plein bras de fer avec le géant de l’e-commerce d’origine chinoise Shein, après le scandale de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et d’armes de catégorie A, a mené cette bataille à Bruxelles pour lever l’exonération des droits de douane sur ces envois de faible valeur.La mesure était en fait déjà prévue dans le cadre de la réforme de l’Union douanière (le système douanier européen), mais celle-ci ne doit s’appliquer qu’en 2028.En novembre, les 27 se sont entendus pour la mettre en place “dès que possible” en 2026.Mais cela nécessite de trouver une solution “simple et provisoire” pour taxer ces milliards de colis, en attendant que la plateforme de données douanières prévue dans la réforme, qui doit grandement faciliter la perception des droits de douane, devienne opérationnelle.Appliquer dès 2026 aux petits colis les droits de douanes habituels, dont les taux varient selon des grilles de catégories ou sous-catégories de produits et en fonction des pays d’importation, serait une tâche herculéenne, risquant d’engorger encore plus des services douaniers déjà débordés.M. Lescure a précisé jeudi qu’il défendrait “une taxe forfaitaire, parce que nous souhaitons que les mesures prises en Europe aient de l’impact”, plutôt qu’une “taxation proportionnelle” qui ne serait pas assez dissuasive, selon lui.- Une première étape -“Est-ce que ce sera le 1er janvier ? Est-ce que ce sera le 1er avril ? On verra. Mais en tout cas, je souhaite que ça aille très vite en 2026”, a ajouté M. Lescure.Cependant, mettre en place un système transitoire “n’est pas simple, car nous devons le faire avec nos moyens existants”, relève un diplomate européen qui refuse de s’avancer sur la date d’entrée en vigueur du dispositif provisoire.La taxation des petits colis n’est qu’une première étape d’une offensive de l’UE contre l’avalanche de produits chinois qui entrent sur son territoire : elle devrait s’accompagner de l’instauration à partir de novembre 2026 de frais de traitement sur ces même colis valant moins de 150 euros. Bruxelles a proposé en mai de les fixer à deux euros par paquet.Cette somme aidera à financer le développement des contrôles, et contribuera selon l’UE, avec la perception des droits de douane, à rééquilibrer les règles du jeu entre les produits européens et la concurrence “made in China”.

Prêt-à-porter: décision vendredi sur la reprise d’IKKS

Le tribunal des activités économiques de Paris se prononce vendredi sur la reprise du groupe de prêt-à-porter IKKS, placé en redressement judiciaire, qui emploie quelque 1.000 salariés en France.Une dizaine d’offres de reprise, certaines très partielles, avaient initialement été déposées dans ce dossier, symbole parmi d’autres de la crise du secteur de l’habillement en France, plombé par la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère.Plusieurs offres ont finalement été retirées avant l’audience fin novembre mais une offre semble tenir la corde, selon une source proche du dossier: celle présentée par Santiago Cucci, actuel président de la holding HoldIKKS, et Michaël Benabou, cofondateur de Veepee (ex-Vente-privée). La moitié des emplois pourraient être sauvés si cette offre est choisie.”Même avec les meilleures offres, on ne récupérera pas l’ensemble des emplois, on est plutôt à 50% de la reprise des effectifs”, déplorait fin novembre une source syndicale, selon laquelle d’autres propositions sont “franchement infamantes” pour les salariés.Malgré un plan de relance, la marque IKKS a été placée en redressement judiciaire début octobre.L’entreprise possédait fin août 473 points de vente en France et dans 11 autres pays, et employait 1.287 salariés dans le monde, dont 1.094 en France, selon les administrateurs judiciaires.IKKS, fondée en 1987, est une marque de prêt-à-porter haut de gamme pour femmes, hommes et enfants. Son siège social est situé dans le Maine-et-Loire.

Cryptomonnaies: 15 ans de prison pour Do Kwon, à l’origine d’une faillite monumentale

Entrepreneur à succès devenu paria de la finance, le magnat sud-coréen des cryptomonnaies Do Kwon, à l’origine d’une faillite frauduleuse de plus de 40 milliards de dollars en 2022, a été condamné jeudi à 15 ans de prison à New York.Agé de 34 ans, l’ancien cofondateur et patron de Terraform Labs, entreprise spécialisée dans la blockchain et les cryptomonnaies, avait plaidé coupable de complot en vue de fraude et fraude électronique.Les procureurs exigeaient contre lui une peine qui ne soit pas inférieure à 12 ans de prison, estimant qu’il avait trompé et provoqué la faillite de milliers de victimes, sa défense en espérait cinq.Après avoir fui la Corée du Sud et Singapour, où était basée sa société, Do Kwon avait été arrêté au Monténégro, où il pensait avoir trouvé refuge, avec son directeur financier. Réclamé à la fois par les autorités américaines et coréennes, il avait finalement été extradé vers les Etats-Unis en fin d’année dernière.Diplômé de la prestigieuse université de Stanford, passé par Apple et Microsoft, l’entrepreneur avait connu un succès rapide, attirant des milliards d’investissements en lançant en 2020 le Terra, présenté comme un “stablecoin”, c’est-à-dire une devise numérique dont le cours était théoriquement arrimé à une devise classique, en l’occurrence le dollar.Mais à la différence d’autres monnaies électroniques de ce type, comme le Tether ou l’USDC, le produit de la vente de Terra n’a pas été placé dans des actifs sûrs, comme du numéraire ou des obligations d’Etat, susceptibles d’être récupérés rapidement en cas de problème.- Petits investisseurs ruinés -Terraform Labs, l’entreprise fondée par Do Kwon, faisait reposer la valeur du Terra sur un algorithme.Au printemps 2022, après la dégringolade de l’autre cryptomonnaie créée par Terraform Labs, le Luna, le Terra a fait l’objet de ventes massives par des investisseurs devenus suspicieux.La valeur du Terra est descendue au-dessous d’un dollar, ce qui a poussé Terraform Labs à utiliser la presque totalité de ses réserves pour soutenir Luna et Terra, en vain.Au total, l’effondrement des deux cryptomonnaies a réduit de plus de 40 milliards de dollars la valeur des avoirs de leurs détenteurs, en quelque 48 heures.”Do Kwon a mis au point des stratagèmes élaborés pour tromper les investisseurs et gonfler la valeur des cryptomonnaies de Terraform à son propre bénéfice”, a déclaré le procureur fédéral Jay Clayton jeudi dans un communiqué. “Lorsque ses crimes l’ont rattrapé, Kwon s’est lancé dans une campagne de relations publiques trompeuse pour dissimuler sa fraude, a blanchi les produits de ses activités illégales et a cherché à acheter une protection politique dans des pays étrangers afin d’échapper à des poursuites pénales”, a-t-il ajouté.Lors de l’audience à New York, le juge en charge de l’affaire a fait lire de nombreux témoignages de victimes, souvent de petits investisseurs ayant énormément perdu dans cette fraude.”J’ai investi environ 10.000 dollars” en Terra “pensant qu’il s’agissait d’un actif stable et digne de confiance. Après (son) effondrement, la valeur de mon investissement est tombée à moins de 100 dollars, entraînant une perte financière grave et totalement inattendue”, a écrit l’un d’eux, Alessandro Zuccaro, dans un document rendu public.”Le choc, le stress et le sentiment d’impuissance causés par cette perte ont contribué à une période de dépression, durant laquelle j’ai eu du mal à faire face sur le plan émotionnel et mental. Cette situation a fini par affecter ma capacité à travailler, et j’ai finalement perdu mon emploi”, raconte-t-il.Do Kwon risque également une peine de prison en Corée du Sud, où une procédure contre lui est en cours.Le ministère américain de la Justice, dans un document au tribunal, a récemment estimé possible un transfert en Corée du Sud pour y effectuer la peine à laquelle il vient d’être condamnée aux Etats-Unis à condition qu’au moins 50% de celle-ci ait été faite aux Etats-Unis.

Dermatose: les forces de l’ordre prennent le contrôle d’une ferme ariégeoise après des affrontements

Les forces de l’ordre ont pris dans la soirée de jeudi le contrôle d’une ferme ariégeoise où se trouvaient plusieurs dizaines d’opposants à l’abattage d’un troupeau de vaches, en raison d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté un journaliste vidéo de l’AFP.Faisant usage de gaz lacrymogène, les gendarmes mobiles ont investi peu avant 23h00 l’élevage situé dans le village des Bordes-sur-Arize, éloignant les manifestants alors que des affrontements ont ponctué la soirée, les grenades lacrymogènes répondant à des jets de projectiles dans un paysage nocturne éclairé par des feux de bottes de foin ou de palettes.”L’action conjointe des forces de sécurité intérieure a permis de sécuriser l’exploitation agricole. La situation est désormais sous contrôle”, a indiqué la préfecture de l’Ariège, peu avant 00h00.Depuis mercredi matin et l’annonce du cas de DNC, les agriculteurs s’étaient rassemblés sur le site pour bloquer l’accès aux services vétérinaires, chargés d’euthanasier 207 blondes d’Aquitaine. Au plus fort de la mobilisation, ils ont été plusieurs centaines d’agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (CR), de la Confédération paysanne ou de simples sympathisants à protester dans le calme.Le préfet de l’Ariège a assuré jeudi en début de soirée que les deux frères propriétaires du troupeau lui avaient donné leur accord pour l’abattage, conformément au protocole sanitaire de lutte contre la DNC.Cette affirmation a été démentie par Pierre-Guillaume Mercadal, dirigeant de la CR du Tarn-et-Garonne, venu sur place. “Ils sont deux frères, un a cédé, l’autre non. Ils sont en train de déchirer cette famille, en plus de l’accabler du deuil de leurs vaches”, a-t-il répondu au préfet.- Vaccinations -L’abattage, seule méthode efficace pour éviter que “la maladie se diffuse dans l’ensemble du cheptel français”, se fera “dès que possible” puis une campagne de vaccination sera lancée dans le département, a annoncé le représentant de l’Etat. Sur les 33.000 bovins d’Ariège, 3.000 ont déjà été vaccinés le mois dernier, dans les zones proches des Pyrénées-Orientales où des foyers ont été détectés.Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture ont proposé en vain un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture, demandant notamment que seules les vaches contaminées soient abattues et qu’une campagne de vaccination massive soit lancée.- “Zones réglementées” -Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints.Dans les Hautes-Pyrénées, un autre troupeau d’une vingtaine de bêtes doit être abattu vendredi, a annoncé le préfet de ce département, Jean Salomon. Dans cette exploitation, située à Luby-Betmont, quelques dizaines d’éleveurs sont aussi mobilisés pour empêcher l’action des services vétérinaires.”Les tentatives de blocage ou les regroupements observés en proximité des exploitations font courir à tous les éleveurs un risque de propagation supplémentaire de la maladie”, s’est inquiété M. Salomon.En Ariège, “c’est vraiment une place de résistance et j’espère qu’elle va tenir le plus longtemps possible”, avait souhaité dans l’après-midi Bertrand Venteau, président de la CR.”La mobilisation paye, ça a retardé l’échéance”, avait-il jugé, en appelant également à une vaccination massive et à “une grande unité du monde agricole”.La ministre de l’Agriculture “Annie Genevard doit changer sa politique, sinon elle va nous foutre le feu dans les campagnes”, a-t-il poursuivi, estimant que la maladie “n’est pas sous contrôle”. Apparue en juin en France, non transmissible à l’humain mais pouvant entraîner la mort des animaux, la DNC est “sous contrôle”, soutient au contraire le ministère de l’Agriculture qui a ouvert mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français.Contrairement à la CR et à la Confédération paysanne, la FNSEA y est plus réticente en raison du “risque d’effondrement des exportations et des prix” qu’elle pourrait entraîner, a expliqué mardi à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.Jeudi soir, ce dernier a cependant annoncé dans une vidéo avoir demandé à Mme Genevard une “extension de la zone vaccinale au-delà des zones règlementées”.Les cas détectés de DNC en Ariège et Hautes-Pyrénées sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. 

Dermatose: l’opposition à un abattage en Ariège dérive en affrontements

La mobilisation d’agriculteurs destinée à éviter l’abattage d’un troupeau de 200 vaches dans une ferme en Ariège a dégénéré jeudi soir en affrontements entre manifestants et gendarmes.Depuis mercredi matin et l’annonce d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans cet élevage du village des Bordes-sur-Arize, des agriculteurs s’étaient rassemblés en nombre pour bloquer l’accès aux services vétérinaires, chargés d’euthanasier 207 blondes d’Aquitaine.En début de la soirée, à l’arrivée des forces de l’ordre près de la ferme, alors que la nuit était tombée, de multiples tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes par les gendarmes ont répondu aux jets des pierres et de différents projectiles des manifestants.Vers 22H30, les forces de l’ordre étaient en train d’investir la ferme, tandis que l’essentiel des manifestants, repoussés par les gaz lacrymogènes, s’éloignaient, a constaté un journaliste vidéo de l’AFP.Plusieurs centaines d’agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (CR) et de la Confédération paysanne et des sympathisants du mouvement, avaient d’abord protesté dans le calme.Selon les forces de l’ordre, 200 manifestants demeuraient sur place vers 22H00, “dont quelques dizaines de militants d’ultragauche” alors que d’autres chantaient des cantiques, en portant une croix face aux forces de l’ordre.Le préfet de l’Ariège a assuré que les deux frères propriétaires du troupeau lui avaient donné leur accord pour l’abattage des bêtes, conformément au protocole sanitaire de lutte contre la DNC.Cette affirmation a été démentie par Pierre-Guillaume Mercadal, dirigeant de la CR. “Ils sont deux frères, un a cédé, l’autre non. Ils sont en train de déchirer cette famille, en plus de l’accabler du deuil de leurs vaches”, a-t-il répondu au préfet.- Vaccinations -“Il reste ce (jeudi) soir un noyau de personnes qui veulent en découdre, je lance un appel à la raison. On ne doit pas être dans l’affrontement”, a déclaré le préfet Hervé Brabant, lors d’une point de presse en début de soirée, demandant “à tous les manifestants de respecter cette volonté des éleveurs et de quitter les lieux dans le calme”.L’abattage, seule méthode efficace pour éviter que “la maladie se diffuse dans l’ensemble du cheptel français”, se fera “dès que possible” puis une campagne de vaccination sera lancée dans le département, a-t-il annoncé. Sur les 33.000 bovins d’Ariège, 3.000 ont déjà été vaccinés le mois dernier, dans les zones proches des Pyrénées-Orientales où des foyers ont été détectés.Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture ont proposé en vain un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture, demandant notamment que seules les vaches contaminées soient abattues et qu’une campagne de vaccination massive soit lancée.- “Zones réglementées” -Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints.Dans les Hautes-Pyrénées, un autre troupeau d’une vingtaine de bêtes doit être abattu vendredi, a annoncé le préfet de ce département Jean Salomon. Dans cette exploitation, à Luby-Betmont, quelques dizaines d’éleveurs sont mobilisés pour empêcher l’action des services vétérinaires.”Les tentatives de blocage ou les regroupements observés en proximité des exploitations font courir à tous les éleveurs un risque de propagation supplémentaire de la maladie”, s’est inquiété M. Salomon.En Ariège, “c’est vraiment une place de résistance et j’espère qu’elle va tenir le plus longtemps possible”, a affirmé Bertrand Venteau, président de la CR.”La mobilisation paye, ça a retardé l’échéance”, a-t-il jugé, en appelant également à une vaccination massive et à “une grande unité du monde agricole”.La ministre de l’Agriculture “Annie Genevard doit changer sa politique, sinon elle va nous foutre le feu dans les campagnes”, a-t-il poursuivi, estimant que la maladie “n’est pas sous contrôle”. Apparue en juin en France, non transmissible à l’humain mais pouvant entraîner la mort des bêtes, la DNC est “sous contrôle”, soutient au contraire le ministère de l’Agriculture qui a ouvert mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français.Contrairement à la CR et à la Confédération paysanne, la FNSEA y est plus réticente en raison du “risque d’effondrement des exportations et des prix” qu’elle pourrait entraîner, a expliqué mardi à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.Jeudi soir, ce dernier a annoncé dans une vidéo avoir demandé à Mme Genevard une “extension de la zone vaccinale au-delà des zones règlementées”.Les cas détectés de DNC en Ariège et Hautes-Pyrénées sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. pac-bdu-ap-alh/ap-elr/er

Wall Street: nouveaux records du Dow Jones et du S&P 500, le Nasdaq recule

La Bourse de New York a terminé sur une note contrastée jeudi, les résultats d’Oracle -moins bons qu’attendu- ayant incité les investisseurs à se détourner des actions technologiques à fortes capitalisations au profit du reste du marché.L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 0,25%, tandis que le Dow Jones (+1,34%) et l’indice élargi S&P 500 (+0,21%) ont tous les deux atteint des nouveaux records en clôture, respectivement à 48.704,01 et 6.901,00 points.L’indice Russell 2000, qui réunit 2.000 entreprises de taille moyenne, a aussi évolué proche de ses plus hauts niveaux.”Tous les secteurs ont progressé, à l’exception des valeurs technologiques, qui ont subi un revers suite à la publication d’un rapport trimestriel décevant par Oracle”, remarque Jose Torres, d’Interactive Brokers.Le géant de l’informatique à distance (cloud) a chuté de 10,82% à 198,88 dollars à Wall Street jeudi, ce qui représente une perte d’environ 70 milliards de dollars de capitalisation boursière.Oracle, qui s’est massivement endetté pour être un des leaders de l’infrastructure pour l’intelligence artificielle (IA), a publié un chiffre d’affaires trimestriel de 16,06 milliards de dollars, en hausse de 14% sur un an, mais en dessous des attentes du marché.Il a aussi relevé de 15 milliards à 50 milliards de dollars son plan de dépenses en 2026.”Il existe encore beaucoup d’appréhension quant à la viabilité et la rentabilité de certains des plans d’investissement” des géants de l’IA, commente auprès de l’AFP Dave Grecsek, d’Aspiriant.Le sort d’Oracle jeudi “a porté un coup au secteur de l’IA (…) dans son ensemble”, remarque Patrick O’Hare, analyste de Briefing.com, à l’instar des grands noms des puces Nvidia (-1,55%), Broadcom (-1,60%) et Micron (-1,99%).Le reste du marché a été soutenu par la poursuite de l’assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), note Dave Grecsek.L’institution a conclu la veille sa dernière réunion de l’année par une baisse des taux directeurs d’un quart de point, la troisième consécutive, pour les ramener dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.Et certains analystes estiment que les commentaires du président de la Fed, Jerome Powell, ont été plus accommodants qu’anticipé.M. Powell a surpris en ne donnant “pas l’impression qu’une longue pause” allait arriver, souligne Matthew Ryan, analyste chez Ebury.Pour le moment, la médiane des prévisions des responsables de la Fed ne fait apparaître qu’une seule réduction des taux en 2026.Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties jeudi au-dessus des attentes du marché (à 236.000 contre 220.000 escomptées).Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans, évoluait autour de 4,15% vers 21H20 GMT, contre 4,14% à la clôture la veille.A la cote, l’éditeur de logiciels Adobe (+2,13% à 350,43 dollars) a profité de performances trimestrielles meilleures qu’escompté, aidé notamment par ses outils IA.Son bénéfice net rapporté par action, donnée de référence pour les marchés, s’est établi à 4,45 dollars, contre 4,29 dollars attendu par les analystes.Walt Disney a terminé dans le vert (+2,43% à 111,48 dollars) après avoir annoncé jeudi un accord avec OpenAI, qui va permettre l’utilisation des personnages du groupe sur Sora, la plateforme de vidéo créées par IA générative.

OpenAI lance un nouveau modèle pour défendre son trône face à Google

OpenAI a lancé jeudi son nouveau modèle d’intelligence artificielle (IA), GPT-5.2, dans une tentative de réaffirmer sa suprématie quelques jours après le déclenchement d’une “alerte rouge” en interne face à la concurrence grandissante du Gemini de Google et d’autres modèles.Ce lancement intervient alors que le patron d’OpenAI, Sam Altman, avait demandé, dans un message d'”alerte rouge” à ses équipes début décembre, de recentrer en urgence les ressources sur ChatGPT, le produit phare de l’entreprise de San Francisco.La directrice des applications d’OpenAI, Fidji Simo, a confirmé dans un point presse jeudi que cette “alerte rouge” avait permis “une augmentation des ressources allouées à ChatGPT” et été “utile” pour finaliser GPT-5.2. Mais elle a contesté l’idée que la sortie de GPT-5.2 avait été avancée en raison de ce climat d’urgence, selon le média Wired.OpenAI présente cette nouvelle itération, qui se décline en plusieurs modèles (instantané, raisonnement, professionnel), comme sa version la plus performante à ce jour. L’entreprise revendique des progrès notables en matière de raisonnement, de création de présentation, de perception des images, de gestion d’une série de tâche et de code informatique.OpenAI assure que la version “Thinking” commet 38% d’erreurs factuelles (ou “hallucinations”) en moins que la précédente.Ces améliorations visent à endiguer les avancées de la concurrence, comme le modèle Claude d’Anthropic, moins connu du grand public mais réputé parmi les professionnels, et la percée de Google.- Vidéo payantes -Le géant de la recherche en ligne a lancé en novembre son modèle Gemini 3 et revendiqué plus de 650 millions d’utilisateurs mensuels pour son assistant. De son côté, OpenAI affirme que 800 millions d’internautes utilisent ChatGPT chaque semaine.A la différence de Google, qui dégage des milliards de dollars de trésorerie chaque trimestre grâce à son activité ancienne, essentiellement publicitaire, OpenAI perd lui de l’argent chaque mois et ne prévoit pas d’être rentable avant 2029.Son patron Sam Altman s’est toutefois voulu rassurant jeudi sur la chaîne américaine CNBC. “Nous sommes confiants dans notre capacité à continuer de stimuler la croissance des revenus pour répondre à cette montée en puissance du calcul”, a-t-il déclaré.OpenAI s’est en effet engagé à acquérir, sur huit ans, pour 1.400 milliards de dollars de capacités informatiques supplémentaires, autrement dit pour acheter des millions de puces, construire les centres pour les faire fonctionner et assurer l’électrification et le refroidissement de ces structures.Ces montants colossaux suscitent des interrogations croissantes, vu l’écart avec les revenus actuels d’OpenAI. L’entreprise devrait atteindre fin 2025 un chiffre d’affaires annualisé d’au moins 20 milliards de dollars, avait déclaré début novembre Sam Altman, promettant “plusieurs centaines de milliards d’ici 2030″.”Sans cette montée en puissance du calcul, bien sûr, nous ne pouvons pas stimuler la croissance des revenus, mais nous voyons bien plus de raisons d’être optimistes que pessimistes”, a-t-il assuré jeudi.Le dirigeant a également noté qu’OpenAI facturait désormais les utilisateurs pour la génération de vidéos via son outil Sora. “Les utilisateurs n’ont manifesté aucune réticence à payer pour générer des vidéos qu’ils aiment”, a assuré Sam Altman.Sam Altman avait par ailleurs annoncé en octobre un assouplissement à partir de décembre des restrictions de ChatGPT pour permettre les conversations érotiques pour les adultes.Fidji Simo a indiqué à la presse qu’elle s’attendait à voir ce “mode adulte” finalement disponible au premier trimestre 2026, l’entreprise souhaitant mieux prédire l’âge des utilisateurs avant d’introduire cette fonctionnalité.

“Un choc”: la liquidation de Brandt prononcée, quelque 700 emplois supprimés

“Un choc”: la justice a prononcé jeudi la liquidation judiciaire du groupe centenaire d’électroménager Brandt, fleuron industriel français qui disparaît en laissant quelque 700 salariés au chômage et les plonge dans une grande détresse à la veille de Noël.”C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie française”, a indiqué à l’AFP le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau, évoquant un “traumatisme” de voir les quelque 700 emplois du groupe supprimés après cette décision du tribunal des activités économiques (TAE) de Nanterre. Il a fait part de son “incompréhension” face à cette décision.Bercy a de son côté exprimé sa “profonde tristesse” après la liquidation d’un “fleuron français”.Près d’Orléans, où se trouve le principal site industriel de Brandt avec 350 salariés, M. Bonneau, accompagné de la préfète de la région Sophie Brocas et du président de la métropole d’Orléans Serge Grouard, s’est rendu auprès d’une partie d’entre eux.”Il nous manquait quatre millions” pour empêcher cette marque de disparaître au profit “des produits chinois”, a pesté M. Grouard, fustigeant un “manque de temps” pour convaincre les banques de la viabilité du projet.Ils ont notamment promis leur accompagnement, assurant auprès de l’AFP que tous avaient fait preuve d’une “grande dignité”.- “Tout casser” -Une réunion avec certains employés et les élus locaux s’est tenue sur place, à la mi-journée. Tout comme dans l’autre usine, située à Vendôme dans le Loir-et-Cher où travaillent 93 personnes.Une soixantaine d’entre elles ont fait part de leur dépit toute la matinée, allumant des braseros et brûlant des documents administratifs pour “dire au revoir à Brandt”.Certains ont même décidé d’y brûler leurs bleus de travail siglés aux couleurs de la marque.”J’ai plus que de colère, j’ai de la hargne, j’ai de la rage”, confie à l’AFP Laurent Brindeau, 40 ans d’ancienneté. “J’ai envie de tout casser”.Face à ce risque particulièrement redouté, un projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, devait pourtant permettre de sauver au moins 370 emplois.Présentée comme celle de la dernière chance, l’offre avait reçu ces derniers jours un large soutien d’une majorité de salariés et des pouvoirs publics, qui ont assuré avoir trouvé les 20 à 25 millions nécessaires à une relance de l’activité.- “Le néant” -Au total, quelque 700 emplois disparaissent et les salaires ne seront plus versés après le 15 décembre.”C’est une grosse tristesse. On y a cru, on a voulu s’attacher à cet infime espoir. Mais maintenant, c’est le néant, c’est fini”, se résigne, les larmes aux yeux, David Mongrédien, 26 ans de maison.Sac à la main, il a franchi une dernière fois, comme 200 de ses collègues présents jeudi à la mi-journée, les tourniquets d’accès au site.Avec cette décision, le fabricant des produits Brandt disparaît tout comme les trois autres marques françaises d’électroménager Vedette, Sauter et De Dietrich.Outre ses deux usines en France, en Centre-Val de Loire, Brandt possède un centre de service après-vente en région parisienne, à Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise). Son siège social est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. Contacté par l’AFP, le groupe Cevital n’avait pas réagi dans l’immédiat.L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager.Ce dernier a subi l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023, symbole selon le groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils et d’équipements ménagers (Gifam) d’une difficulté à rester compétitif “face à la montée en puissance des produits fabriqués à bas coût, notamment en Chine”.

Bataille autour de la préservation de l’eau dans l’Ouest

Pesticides, inondations, sécheresses: comment préserver l’eau potable, altérée par des pratiques agricoles et industrielles, et atténuer les effets du changement climatique? Trois ans de discussion n’ont pas permis de dégager un compromis pour des mesures concernant six départements de l’Ouest.Elus, représentants des mondes agricole, industriel, associatif devaient se retrouver jeudi à Châteaubourg (Ille-et-Vilaine) pour la révision du Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) du bassin versant du fleuve Vilaine. Ce texte vise à améliorer la qualité des masses d’eau, aujourd’hui très mauvaise, sur ce territoire qui englobe six départements de la Mayenne au Morbihan, avec 1,3 million d’habitants.Après une quinzaine de réunions, une enquête et une consultation publiques, cette réunion de la Commission locale de l’eau (CLE) devait être la dernière. Elle a été annulée en dernière minute.Cette décision a été prise car l’accès à la salle était bloqué, a expliqué à l’AFP le président de la CLE, Michel Demolder. Un tracteur et une balle de paille en interdisaient l’accès. “Des organisations syndicales n’acceptent pas le débat démocratique”, a-t-il regretté.Une règle cristallise les tensions, dans un territoire très agricole: l’interdiction d’herbicides pour maïs dans des parcelles sensibles à l’érosion, situées dans une poignée d’aires de captage en eau potable. Il s’agirait d’une première en France.Le but: éviter qu’en cas de pluie, ces polluants se retrouvent dans l’eau. Des dérogations restent possibles en cas d’impasses techniques ou climatiques et une aide financière est prévue pour passer au désherbage mécanique.Cela concernerait 2,5% de la surface du SAGE Vilaine, selon M. Demolder.Le vote final pour la révision du SAGE Vilaine, prévu jeudi, a été repoussé au 16 janvier. La réunion de la CLE aura lieu “sous une forme ou une autre”, pour une adoption avant les élections municipales, a indiqué M. Demolder.- “Coup de force” -Premier syndicat agricole, l’alliance FNSEA-JA, opposée au texte, était venue en force à Châteaubourg, avec environ 200 tracteurs, 700 agriculteurs, des canons effaroucheurs, avant de se rendre à Rennes devant la préfecture où ils ont déversé du fumier et du foin, de même que devant le siège de Rennes métropole.”Je condamne très fermement les dégradations commises à Rennes par des syndicalistes agricoles”, a réagi par communiqué la maire de Rennes Nathalie Appéré (PS). Ce comportement “inacceptable” entraînera le dépôt d’une plainte, a-t-elle précisé. La préfecture d’Ille-et-Vilaine a signalé peu avant 20H00 la fin de la manifestation. Selon elle, 360 manifestants étaient présents à Rennes.La Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, aussi contre le texte, a manifesté à part, à Châteaubourg, avec un effectif beaucoup plus réduit d’une trentaine de personnes.Les partisans du SAGE Vilaine, la Confédération agricole, AgroBio35 et des associations, étaient une centaine, selon les forces de l’ordre.La dernière version de la règle générant les tensions, pourtant amendée par les chambres d’agriculture, ne passe pas auprès de la FNSEA-JA.Marie-Ève Taillecours, de la Confédération paysanne, défend au contraire la révision du SAGE Vilaine. Elle juge “consternante” l’annulation de la réunion de la CLE par “un coup de force, en montrant les gros bras”. L’association Eau et Rivières dénonce de son côté “la pression d’acteurs qui veulent ignorer les impacts sanitaires” et “refusent le dialogue”.”C’est un problème de santé publique”, martèle Pascal Hervé, vice-président de Rennes métropole. Mais aussi environnemental et économique, avec des entreprises agro-industrielles très consommatrices d’eau. En jeu, l’explosion prévue des coûts de dépollution de l’eau dans les années à venir, aujourd’hui payés par les consommateurs. S’il est possible de rajouter des traitements pour potabiliser l’eau, “il serait suicidaire de les considérer comme une solution définitive, en raison de risques d’impasses technologiques et économiques”, alerte Régis Taisne, de la FNCCR, une fédération de collectivités.Ces dernières demandent notamment “une réelle application du principe pollueur-payeur”, poursuit-il, pour éviter que les hausses de facture retombent uniquement sur les consommateurs.”On voit qu’il y a une très forte opposition de la profession agricole contre un certain nombre de mesures qui sont présentées”, a admis auprès de l’AFPTV le préfet de Bretagne Franck Robine, qui s’est dit par ailleurs “optimiste” pour trouver, avec le temps, une forme d’équilibre.