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Wall Street ouvre en hausse après Thanksgiving

La Bourse de New York évoluait en hausse vendredi, au lendemain de la pause de Thanksgiving et après une panne sur le Chicago Mercantile Exchange (CME), désormais résolue.Vers 15H15 GMT, le Dow Jones prenait 0,48%, l’indice Nasdaq progressait de 0,30% et l’indice élargi S&P 500 s’octroyait 0,29%.La place américaine et “les actualités sont calmes après Thanksgiving”, jour férié lors duquel les marchés américains étaient fermés, résument dans une note les analystes de Briefing.com.La séance de vendredi à Wall Street sera quant à elle amputée de trois heures et les échanges devraient être limités, note auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.Les opérateurs ont par ailleurs été pris de court vendredi avant l’ouverture par une panne au Chicago Mercantile Exchange (CME), l’une des principales bourses mondiales en raison d’un problème de refroidissement dans des centres de données.La panne est désormais résolue “et les opérations se déroulent normalement”, a déclaré le CME Group, mais elle “pourrait entraîner un peu de volatilité” dans la matinée à Wall Street, estime M. Cardillo.Les opérateurs de marché utilisent notamment les plateformes du CME pour se protéger grâce à des contrats à terme sur les indices boursiers (S&P 500, Nasdaq, etc.).Comme en début de semaine, les actions profitent toujours vendredi d’un “regain d’espoir quant à une baisse des taux” de la banque centrale américaine (Fed) à l’issue de sa réunion de décembre, selon les analystes de Briefing.com.Une réduction d’un quart de point “est largement intégrée” par le marché, remarque M. Cardillo.Plusieurs indicateurs économiques américains publiés cette semaine sur le marché du travail et sur la consommation ont conforté les investisseurs dans leur hypothèse d’un nouvel assouplissement monétaire d’un quart de point, les 9 et 10 décembre prochains.Les acteurs du marché attendent désormais “des nouvelles de l’inflation”, observe M. Cardillo.La publication de plusieurs indicateurs clés a été retardée en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) de 43 jours qui a touché le pays et certaines données ne verront jamais le jour.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se tendait très légèrement par rapport à la clôture mercredi, à 4,00% contre 4,01%.Au tableau des valeurs, le géant des cafés Starbucks gardait la tête hors de l’eau (+0,25% à 86,92 dollars) alors qu’un syndicat a prévenu que de nouveaux employés allaient rejoindre le mouvement de grève initié mi-novembre à travers les Etats-Unis.”2.500 baristas syndiqués dans plus de 120 cafés” ont rejoint cette grève d’une durée indéterminée pour protester contre leurs conditions de travail, selon un communiqué du syndicat Starbucks Workers Union publié vendredi.Le géant des puces électroniques Nvidia se repliait (-1,25% à 178,00 dollars). En début de semaine, le titre a pâti d’informations de presse selon lesquelles Meta (Facebook, Instagram) envisagerait d’utiliser des puces de Google pour son informatique à distance (cloud).L’action Nvidia a perdu près de 12% en un mois.

Le gouvernement et ArcelorMittal s’opposent de concert au projet de nationalisation

Le gouvernement et ArcelorMittal ont réaffirmé vendredi leur opposition ferme à toute nationalisation des actifs français de l’aciériste, au lendemain de l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi LFI en ce sens, qui risque fort d’être retoquée par le Sénat.Nationaliser le sidérurgiste ArcelorMittal France serait “une réponse populiste à un problème structurel”, a déploré le ministre de l’Economie Roland Lescure.”La France a besoin d’un cap industriel clair, pas d’une prétendue formule magique que serait la nationalisation”, a-t-il écrit dans un message publié sur le réseau Bluesky.L’Assemblée nationale a adopté jeudi en première lecture une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal France, qui a annoncé en avril des mesures de réorganisation qui entraîneront des suppressions d’emplois, évaluées à 260 à ce stade.”C’est un vote historique, c’est une victoire qui a été arrachée grâce à la mobilisation des travailleurs et des travailleuses et de toute la CGT”, a réagi la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet après de l’AFP, appelant le gouvernement à “respecter le vote qu’il y a eu au Parlement”.Le texte a été adopté avec le soutien de la gauche (insoumis, socialistes, écologistes et communistes), tandis que le RN s’est abstenu et que le camp gouvernemental a voté contre. Son avenir est toutefois hautement incertain, car il lui sera difficile d’être adopté au Sénat, dominé par la droite et le centre.”Le véritable enjeu, ce n’est pas de nationaliser Arcelor, c’est de se battre contre les importations massives d’acier chinois, c’est un débat au niveau européen”, a relevé vendredi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, opposé comme l’ensemble du gouvernement à une nationalisation chiffrée à trois milliards d’euros, sur fond de disette budgétaire.Le ministre de l’Industrie Sébastien Martin a estimé auprès de l’AFP que “ce vote crée l’illusion d’une protection, mais il ne résout ni la chute de la demande européenne, ni la concurrence mondiale faussée, ni les coûts de production qui pèsent sur la filière”.Ce que prévoit le texte, “ce n’est pas de nationaliser le groupe ArcelorMittal, c’est de n’en nationaliser qu’une partie”, a renchéri Pascal Deshayes, délégué syndical central CFE-CGC pour ArcelorMittal France, qui estime qu’on va ainsi “nationaliser des dettes”, l’Europe étant “l’enfant malade du groupe”.”L’avenir de la sidérurgie française ne se joue pas dans les postures. Il se joue dans des décisions courageuses : protéger l’acier européen à Bruxelles, investir, alléger les impôts de production, sécuriser les sites, lutter contre la concurrence déloyale”, a ajouté Sébastien Martin. – “Les leviers sont européens” -Le plan acier de la Commission européenne prévoit de diviser par deux environ les quotas d’acier étranger pouvant être importés dans l’UE sans droits de douane, tout en doublant les droits de douane pour les importations dépassant ces quotas, à hauteur de 50% contre 25% précédemment.En dépit de ces mesures de protection annoncées, les Insoumis voient dans une nationalisation “l’unique solution” pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs, lutter contrer le plan social et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux.Les socialistes, défendent davantage une “mise sous tutelle” qu’une nationalisation, mais ont voté pour le texte.ArcelorMittal a estimé vendredi matin qu’une nationalisation “ne permettrait en aucun cas de résoudre les problèmes rencontrés par l’industrie de l’acier en France et en Europe”, appelant à “agir sur les facteurs structurels de compétitivité”, et soulignant que “les leviers sont européens”.”Le marché européen de l’acier est inondé d’importations massives à bas prix, qui ont un effet dévastateur pour les producteurs européens. L’Europe doit (…) appliquer au plus vite les mesures de défense commerciale annoncées en octobre, ainsi qu’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières efficace”, plaide le groupe dans un communiqué.ArcelorMittal, deuxième sidérurgiste mondial, emploie plus de 7.000 salariés dans son pôle du nord de la France qui compte sept usines. Le groupe emploie 15.000 personnes au total en France.Le groupe a fait le “choix stratégique assumé de privilégier la distribution” de liquidités “aux actionnaires, au détriment de l’anticipation” et de l’investissement, estimait le cabinet d’expertise Secafi mandaté par le comité social et économique central (CSEC), dans un rapport contesté par l’entreprise.bur-cda-bj-jul-ngu/ved/apz/

Le gouvernement publie enfin sa Stratégie pour l’alimentation et le climat

Agir sur la restauration collective, réduire le gaspillage alimentaire… mais pas de “réduction” de consommation de viande: le gouvernement a publié vendredi, avec plus de deux ans de retard et de nombreuses controverses, sa Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc).Ce document, censé définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, est issu de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021.Elaborée par les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement, cette Stratégie devait être présentée avant juillet 2023.Les négociations ces derniers mois ont été particulièrement âpres sur la formulation concernant la consommation de viande, largement responsable de l’empreinte alimentaire des Français. Le texte final parle de “limitation”, un terme souvent employé au ministère de l’Agriculture, et non plus de “réduction”, terme qui figurait dans le projet soumis à consultation, et ne donne pas d’objectifs chiffrés, réclamés par des ONG. “Les objectifs nutritionnels et climatiques convergent vers une augmentation de la consommation de produits végétaux et une limitation de la consommation de viandes et de charcuterie, en particulier importées”, note la Stratégie, qui prévoit aussi un suivi annuel de la consommation de viande pour vérifier les “objectifs en matière de réduction des importations”, sans mention de la consommation.Deuxième point de crispation, le gouvernement veut “réduire efficacement l’exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés”, tout par incitation, quand les ONG demandaient l’interdiction de ces publicités.”En cas d’insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d’encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée”, indique la Stratégie, une petite nouveauté quand précédemment aucune possibilité de mesure contraignante n’était évoquée.Parmi les autres “actions phares”, qui seront mises en oeuvre dès cette année, la Stratégie veut “encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance, EHPAD, établissements pénitentiaires, en cohérence avec les nouvelles recommandations nutritionnelles”.La restauration collective sera “accompagnée” notamment vers l’objectif de 50% de produits durables et de qualité, avec un accompagnement financier pour les cantines rurales.Contre le gaspillage alimentaire, le texte évoque “la mise en place de contrôles coordonnés chez les différents opérateurs concernés. La loi fixe un objectif -50% de gaspillage d’ici 2025 pour la restauration collective et la distribution, et d’ici 2030 pour les autres secteurs par rapport à 2015.

La Bourse de Paris atone, l’enthousiasme autour de la Fed et l’Ukraine s’estompe

La Bourse de Paris hésite autour de l’équilibre vendredi, dans une séance calme après la pause de Thanksgiving à Wall Street, l’enthousiasme autour d’un accord de paix en Ukraine et d’une baisse des taux de la Fed aux Etats-Unis s’émoussant.Vers 10H00 heure de Paris, le CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris cédait 0,03%, soit 2,67 points, pour s’établir à 8.096,80 points. La Bourse de Paris avait conclu jeudi en légère hausse (+0,04%) pour s’établir à 8.099,47 points.”L’ensemble des actifs risque de rester en mode +pause+ après une semaine marquée par l’espoir d’une baisse des taux de la Fed (la Réserve fédérale américaine, ndlr) et par un regain d’appétit pour le risque”, commente John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.”Il y a désormais 82% de chances d’une baisse de taux de la Fed le mois prochain”, note Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.”Les échanges pourraient être plus volatils que d’habitude aujourd’hui, les marchés américains n’ouvrant que pour une demi-journée et la liquidité étant probablement réduite”, précise-t-elle.La Bourse de New York, qui donne souvent le “la” sur les marchés mondiaux, était fermée jeudi en raison du jour férié de Thanksgiving, et n’ouvre en effet que pour une demi-séance vendredi.En parallèle, les investisseurs scrutent toujours la situation en Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine a affirmé jeudi que Moscou “cessera les hostilités” en Ukraine si les forces de Kiev acceptent de se retirer des territoires dont la Russie revendique l’annexion, faute de quoi l’armée russe les prendra “par la force”.Ces déclarations interviennent alors que les Etats-Unis ont présenté la semaine dernière un plan visant à mettre fin à la guerre, lancée en 2022, qui a été perçu comme largement favorable aux demandes du Kremlin. Ce texte a été amendé le week-end dernier après des consultations avec les Ukrainiens et doit désormais être présenté à Moscou.- SMCP s’envole -Le groupe textile SMCP (Sandro, Maje, Claudie Pierlot et Fursac) a annoncé jeudi la mise en vente d’actions pouvant aller jusqu’à 51,2% de son capital, un processus qui prendra “plusieurs mois” et pourrait lui permettre “de stabiliser sa situation actionnariale”.Cette annonce fait suite à la restitution forcée à une holding luxembourgeoise, en août 2025, des 15,5% du capital de SMCP indûment cédés à un trust logé aux îles Vierges britanniques par son actionnaire chinois, qui a fait défaut en 2021.Vendredi, le cours de SMCP s’envolait de 11,26% à 6,62 euros vers 10H00 à Paris.- ArcelorMittal sous les projecteurs – L’Assemblée nationale a adopté jeudi en première lecture une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal France, dans un contexte de grande difficulté pour la sidérurgie française. Le gouvernement, défavorable à la mesure, estime que la bataille se mène à l’échelle européenne.Le ministre de l’Economie Roland Lescure a estimé que l’adoption en première lecture de la proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France était “une réponse populiste à un problème structurel”, et dénoncé une “prétendue formule magique”.Le cours d’ArcelorMittal réagissait peu, prenant 0,49% à 36,83 euros.

S&P pourrait actualiser la note française vendredi… ou pas

Plus d’un mois après avoir inopinément abaissé la note de la France, S&P Global Ratings pourrait à nouveau se prononcer vendredi soir sur la solvabilité du pays, confronté à de difficiles débats budgétaires à l’issue incertaine.L’agence de notation américaine peut décider vendredi, en vertu du calendrier officiel de publication, de confirmer ou modifier la note de la France, de maintenir ou revoir la perspective dont celle-ci est assortie.  A l’inverse, elle peut aussi décider de ne pas prendre d’action de notation formelle et de publier, lundi soir, une analyse de la situation en France, a-t-elle indiqué à l’AFP.Cette nouvelle publication interviendrait dans un contexte budgétaire tendu, avec des doutes importants sur la capacité du Parlement à adopter avant la fin de l’année un budget 2026 susceptible de réduire nettement le lourd déficit public. Le 17 octobre, en avance sur le calendrier, S&P Global Ratings avait adressé un avertissement au gouvernement de Sébastien Lecornu en abaissant la note de la dette française de AA- à A+, l’accompagnant d’une perspective stable. Il s’agissait de la deuxième dégradation de la note française par S&P en un an et demi. L’agence avait pointé “l’instabilité politique” conduisant à une incertitude “élevée” sur les finances publiques, quelques jours à peine après la présentation par le gouvernement de son projet de budget pour 2026 visant à réduire le déficit public de 5,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2025 à 4,7% en 2026.- Comme l’Espagne et le Portugal -“Il est évidemment presque certain que S&P va maintenir la note A+ avec perspective stable, ou alors communiquer une simple appréciation de la situation sans que ce soit une action de notation formelle”, commente Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management. “Il y a en effet peu d’informations nouvelles, depuis le 17 octobre qui pourraient conduire l’agence à abaisser la perspective à négative, et encore moins à dégrader la note à A”, ajoute-t-il dans une note. La situation budgétaire reste tout aussi incertaine qu’en octobre, et “il serait donc logique que S&P attende que la situation s’éclaircisse avant de reconsidérer la note”. S&P place la France au même niveau que l’Espagne et le Portugal, dont la note a été relevée à la fin de l’été et qui empruntent moins cher à dix ans sur les marchés. En octobre, le ministre de l’Economie Roland Lescure avait dit prendre “acte” de la dégradation de la note française, rappelant la volonté du gouvernement de ramener le déficit sous 3% du PIB en 2029.Le Sénat a commencé jeudi à examiner le projet de budget de l’Etat pour 2026, sans certitude sur la possibilité de parvenir à un compromis. Quant au budget de la Sécurité sociale, il repart à l’Assemblée nationale, après l’échec d’une commission de députés et sénateurs à trouver un terrain d’entente sur son contenu. Mardi, la Commission européenne a estimé que la France respectait les engagements qu’elle avait pris pour réduire son déficit public, tout en notant l'”incertitude considérable” entourant le projet de budget.

L’Assemblée approuve une loi visant à nationaliser ArcelorMittal

L’Assemblée nationale a adopté jeudi en première lecture une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal France, dans un contexte de grande difficulté pour la sidérurgie française. Le gouvernement, défavorable à la mesure, estime que la bataille se mène à l’échelle européenne.A l’issue du scrutin les Insoumis ont salué une “victoire historique” par la voix de leur cheffe de groupe Mathilde Panot. Jean-Luc Mélenchon a lui lu dans le scrutin une “page d’histoire à l’Assemblée nationale”.L’avenir de la proposition de loi est toutefois hautement incertain, car il lui sera difficile d’être adopté au Sénat, dominé par la droite et le centre.En dépit de débats tendus, entre LFI accusant le RN d’obstruction, et le groupe de Marine Le Pen reprochant aux Insoumis de susciter de “faux espoirs” pour les salariés, le texte a été adopté par 127 voix contre 41. Il a reçu le soutien de la gauche (insoumis, socialistes, écologistes et communistes) et le RN s’est abstenu. Le camp gouvernemental, peu mobilisé jeudi, a voté contre.- Nationalisation, Europe, ou “golden-share” -La loi “ne sera pas appliquée”, a prédit a contrario le député Horizons Sylvain Berrios. Le Sénat, dominé par la droite et le centre, “ne votera jamais votre loi et il n’y aura pas de nationalisation avant la présidentielle”, a lancé Jean-Philippe Tanguy (RN).”Je ne vois pas pourquoi nous n’y arriverons pas (…) plus ça ira, plus on verra comme une évidence politique qu’il faut nationaliser ArcelorMittal”, a répliqué la rapporteure Aurélie Trouvé. Son texte dispose que “la société ArcelorMittal France est nationalisée”, et prévoit un mécanisme pour déterminer sa valeur (le coût d’une nationalisation est chiffré à trois milliards d’euros). Les Insoumis y voient “l’unique solution” pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs, a insisté Mme Trouvé. Avec pour objectif de lutter contrer le plan social annoncé en avril et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux.Le gouvernement y est au contraire défavorable, le ministre de l’Industrie Sébastien Martin avertissant que la loi “fragiliserait l’emploi au lieu de le protéger”, et estimant que la menace vient plutôt d’un “tsunami” d’acier asiatique.Pour lui, la réponse se trouve “à Bruxelles”, rappelant que la France a obtenu un plan d’urgence européen: au-delà d’un certain volume d’importations, des droits de douane de 50% seront appliqués pour freiner la concurrence chinoise, mesure que Paris veut rendre effective dès 2026.”Arrêtez de faire croire qu’un changement de propriétaire, ça résoudra (le) problème” des salariés d’ArcelorMittal, a abondé Marie Lebec (Renaissance).Les socialistes, défendent davantage une “mise sous tutelle” qu’une nationalisation, mais ont voté pour le texte.Sur le fond, le RN, qui capte une large partie du vote ouvrier, n’est pas favorable à une nationalisation.  Le groupe de Marine Le Pen plaide pour une “golden share”, droit de veto de l’État sur les décisions stratégiques sans gestion directe.- Deux autres textes adoptés -L’examen du texte s’est déroulé sous la surveillance de salariés de l’entreprise, certains ont été salués dans les tribunes des spectateurs par les députés.A l’appel de la CGT, quelque 300 personnes selon un source policière, venus en bus des sites du Nord et de Moselle, ont manifesté dans la matinée sur l’esplanade des Invalides, à proximité de l’Assemblée, pour soutenir le texte. Fumigènes en mains, des militants CGT ont fait détonner des pétards, mais aucun incident n’a été signalé, selon la même source policière.Syndicats comme mouvements de gauche s’accordent à faire monter la pression politique.”Le plan acier est en train de passer au Parlement européen. Il sera voté le 3 décembre. Donc ça veut dire qu’il faut qu’on tienne la pression jusque là-bas”, souligne Gaëtan Lecocq, délégué CGT à Dunkerque.Dans la matinée les Insoumis avaient mis à profit leur journée réservée pour faire adopter deux textes. D’abord une résolution, non contraignante, demandant au gouvernement de s’opposer à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, avant des votes décisifs en décembre au niveau européen. Puis un second visant à garantir l’égalité d’accès au service postal dans les territoires d’Outre-mer, qui devra encore passer au Sénat.bur-bat-cma-sac/vgu

L’Oeuf d’Hiver Fabergé, estimé plus de 20 millions de livres, aux enchères à Londres

L’Oeuf d’Hiver (“Winter Egg”), l’un des objets les plus luxueux et étincelants réalisés par Fabergé pour les Romanov, taillé dans un fragile cristal de roche et agrémenté de plus de 4.500 diamants, sera mis aux enchères mardi à Londres.Pour s’offrir cet œuf impérial, témoin des soubresauts de l’histoire moderne russe, il faut être prêt dépenser plus de 20 millions de livres (22,8 millions d’euros), selon l’estimation de la maison des ventes Christie’s.Le dernier record pour un des ces objets remonte à l’année 2007, où l’œuf Rothschild, non impérial, avait été vendu par la même maison près de 9 millions de livres (12,5 millions d’euros) à un collectionneur russe.Au total, Fabergé n’a créé que 50 œufs pour la famille impériale à l’occasion des fêtes pascales, avant la chute de cette dernière lors de la Révolution de 1917, et son exécution en 1918.”Sur ces 50 œufs, seuls 43 existent encore”, détaille Margo Oganesian, responsable du département Fabergé et œuvres russes au sein de la maison d’enchères. Et sept sont encore entre les mains de particuliers.Par essence donc, les œufs Fabergé sont des pièces rares. Mais le “Winter Egg” a un statut à part, selon cette spécialiste.Outre l’opulence même de l’objet — 4.500 diamants — c’est “la technique et le savoir-faire” utilisés qui en font un objet exceptionnel. “Il est difficile de comprendre comment Fabergé l’a réalisé”, assure Margo Oganesian.L’œuf et son socle sont sculptés dans le cristal de roche, puis ornés de montures en platine, façonnées en forme de flocons de neige. À l’intérieur, une surprise s’offre aux regards: un bouquet de fleurs composé d’anémones en quartz blanc, fixées sur des tiges en fil d’or dans un panier en platine.L’ensemble mesure environ 14 centimètres. Cet objet avait été commandé par le Tsar Nicolas II pour sa mère, l’impératrice douairière Maria Feodorovna.Comme les autres possessions des Romanov, il porte sa part d’histoire russe. Il fut transféré de Saint-Pétersbourg à Moscou dans les années 1920, où il a été vendu par les bolchéviques.Il fut alors acheté par un joaillier londonien. En 1949, il est à nouveau vendu aux enchères à Londres, avant de disparaître des radars. Son propriétaire actuel est anonyme.”Pendant 20 ans, les experts et les spécialistes l’ont perdu de vue, jusqu’à ce qu’il soit redécouvert en 1994 et mis en vente chez Christie’s à Genève”, souligne Margo Oganesian. Huit ans plus tard, en 2002, il est à nouveau vendu, à New-York cette fois. Montant déboursé: de 9,6 millions de dollars, un record.Ces œufs impériaux suscite un regain d’intérêt sur le marché de l’art depuis les années 1950. Jusqu’ici, principalement auprès des Russes fortunés.

Nationaliser ArcelorMittal ? L’Assemblée adopte un article-clé, les débats se poursuivent

Les discussions sur l’avenir de la sidérurgie française, en grande difficulté, se poursuivent jeudi à l’Assemblée nationale, qui débat d’un texte LFI pour nationaliser ArcelorMittal France, contre l’avis du gouvernement qui estime que la bataille se joue à Bruxelles.Les débats sont tendus, entre LFI accusant le RN d’obstruction, et le groupe de Marine Le Pen reprochant aux Insoumis de susciter de “faux espoirs” pour les salariés. Les députés ont toutefois adopté en début de soirée l’article principal de la proposition de loi, défendue lors de la journée annuelle réservée aux textes du groupe LFI.Elle devra encore être mise au vote avant l’interruption des débats à minuit, pour espérer suivre un chemin parlementaire.L’article dispose que “la société ArcelorMittal France est nationalisée”, et prévoit un mécanisme pour déterminer sa valeur (le coût d’une nationalisation est chiffré à trois milliards d’euros). Il a été largement adopté avec 113 voix des groupes de gauche (LFI, PS, écologistes, communistes et ultramarins), contre 36 du camp gouvernemental peu mobilisé.Le RN s’est abstenu et son allié de l’UDR a voté contre.- “Tsunami” -Les Insoumis considèrent la nationalisation comme “l’unique solution” pour sauver la filière et ses 15.000 emplois directs, a répété à la tribune Aurélie Trouvé, rapporteure du texte.Objectif: contrer le plan social annoncé en avril et relancer la décarbonation des hauts-fourneaux, faute de quoi l’acier français deviendrait non rentable dès 2030, alors qu’il “faut quatre ans” pour construire et faire tourner les fours électriques, a-t-elle argué.Le gouvernement y est au contraire défavorable, le ministre de l’Industrie Sébastien Martin a averti qu’elle “fragiliserait l’emploi au lieu de le protéger”, estimant que la menace vient plutôt d’un “tsunami” d’acier asiatique qui “inonde nos marchés à prix cassés”.Pour lui, la réponse se trouve “à Bruxelles, pas dans un décret de nationalisation”, rappelant que la France a obtenu un plan d’urgence européen : au-delà d’un certain volume d’importations, des droits de douane de 50% seront appliqués pour freiner la concurrence chinoise, une mesure que Paris veut rendre effective dès 2026.”Arrêtez de faire croire qu’un changement de propriétaire, ça résoudra leur problème et ça permettra de sauver leur entreprise”, a abondé Marie Lebec (Renaissance).Les socialistes, qui défendent une “mise sous tutelle” plutôt qu’une nationalisation, voteront pour. “On n’a pas le luxe d’attendre”, a insisté Julien Gokel.Après avoir qualifié ArcelorMittal de “maître chanteur”, Stéphane Peu, président du groupe communiste et ultramarin, s’en est pris au RN, “qui prétend défendre la souveraineté industrielle mais refuse de nationaliser”, et dénonçant une “pitoyable stratégie d’obstruction”.Une obstruction assumée par le groupe de Marine Le Pen et ses alliés ciottistes, invoquant des représailles aux blocages de LFI sur leurs textes ces derniers mois. Ils ont déposé la très large majorité des 285 amendements, même si plusieurs responsables du RN ont indiqué que leur groupe pourrait en retirer, pour permettre un vote dans les délais.- Nationalisation contre “golden-share” -Sur le fond le RN, qui capte une large partie du vote ouvrier, n’est pas favorable à une nationalisation et accuse LFI de donner de “faux espoirs” aux travailleurs. “Le Sénat ne votera jamais votre loi et il n’y aura pas de nationalisation avant la présidentielle”, a lancé Jean-Philippe Tanguy aux Insoumis.Le RN plaide pour une “golden share”, droit de veto de l’État sur les décisions stratégiques sans gestion directe, a répété le député RN Frédéric Weber.L’examen du texte se déroule sous la surveillance de salariés de l’entreprise.À l’appel de la CGT, quelque 200 salariés, venus en bus des sites du Nord et de Moselle, ont manifesté dans la matinée sur l’esplanade des Invalides, à proximité de l’Assemblée pour soutenir le texte. Fumigènes en mains, des militants CGT ont fait détonner des pétards.Syndicats comme mouvements de gauche s’accordent à faire monter la pression politique.”Le plan acier est en train de passer au Parlement européen. Il sera voté le 3 décembre. Donc ça veut dire qu’il faut qu’on tienne la pression jusque là-bas”, souligne Gaëtan Lecocq, délégué CGT à Dunkerque.Les débats reprendront à 21H30.bur-bat-cma-sac/jmt/dch   

Transports en Ile-de-France: le Navigo mensuel passera à 90,80 euros (+ 2 euros) en 2026

Ile-de-France Mobilités (IDFM) propose une augmentation de 2 euros du prix du passe Navigo mensuel, qui atteindra ainsi 90,80 euros à partir de janvier 2026, a indiqué jeudi l’autorité organisatrice des transports dans la région francilienne.La hausse sera donc de 2,30% et devra d’abord être validée par le conseil d’administration d’IDFM le 10 décembre, ce qui est généralement le cas.Le ticket à l’unité, pour le métro, le train et le RER, passera à 2,55 euros, contre 2,50 jusqu’à présent. Si on l’achète via la carte Navigo Liberté +, le prix sera de 2,04 euros (contre 1,99 aujourd’hui).Le Navigo annuel toutes zones passera au prix de 998,80 euros, contre 976,80 euros actuellement.”Conformément à l’engagement” pris en 2023 par Valérie Pécresse, présidente de la Région et du conseil d’administration de IDFM, “un bouclier tarifaire qui limite la hausse du passe Navigo a été mis en place”, avec une hausse du prix qui ne peut pas dépasser l’inflation plus 1%, indique le communiqué de IDFM.Le réseau de transports publics en Ile-de-France “s’agrandit et se modernise” (prolongement du RER E, des lignes 4, 11, 12 et 14 du métro, nouvelles lignes de tramway ou prolongement etc.), ce qui représente “un coût important”, ajoute IDFM. Car “l’augmentation de la taille du réseau induit une hausse des coûts d’exploitation et de fonctionnement”.”L’objectif, pour Ile-de-France Mobilités, est de répartir” cette hausse “sur l’ensemble des acteurs”, tels que l’Etat, les collectivités, les entreprises et les usagers “de manière équitable”.Les employeurs payent de 50 à 100% du Navigo de leurs salariés.”Sans les contributions des collectivités et des entreprises, le vrai prix du passe Navigo (mensuel) serait de 280 euros”, selon IDFM.

La SNCF lance un TGV Lyon-Bordeaux via l’Ile-de-France, le Massif central se rebiffe

La SNCF a annoncé jeudi le lancement d’une liaison TGV Ouigo Lyon-Bordeaux via l’Ile-de-France, afin de “répondre à une demande”, au grand dam des voyageurs du Massif Central qui s’estiment déjà mal traités par l’entreprise ferroviaire.”Nous ouvrirons une liaison Lyon-Bordeaux au plus tard mi-2027 avec des arrêts prévus à Massy en Ile-de-France, Saint-Pierre des Corps près de Tours, Poitiers et Angoulême”, a déclaré à la presse Jérôme Laffon, directeur Ouigo au sein de SNCF Voyageurs, lors de la présentation à la presse des nouvelles offres Ouigo.”D’ici 2030, nous allons avoir 30% de rames en plus, 30% de places de plus et 30% de voyageurs en plus sur le réseau Ouigo” a ajouté Alain Krakovitch, directeur des trains TGV et Intercités au sein de SNCF Voyageurs.Pour y parvenir, Ouigo va recycler et rénover les rames de TGV qui vont être sorties de la flotte Inoui et remplacées par des rames neuves. Ouigo devrait ainsi pouvoir compter sur 50 rames contre 38 actuellement.Ce qui permettra d’autres nouveautés sur le réseau Ouigo en 2026: une liaison quotidienne va être lancée entre Paris et Hendaye, via Bordeaux, Dax, Bayonne, et Biarritz à partir du 14 décembre. Paris-Rennes s’étoffera d’un troisième aller-retour à grande vitesse ainsi que Paris-Montpellier via Lyon-Saint-Exupery.- Un million de voyageurs -Le lancement du Lyon-Bordeaux, qui évite le tracé en ligne droite via le Massif Central, est difficilement accepté par les élus et voyageurs de cette région.”Ce que nous voulons, c’est l’installation d’un train Intercités (non TGV) qui passe par les voies existantes entre Lyon et Bordeaux, et permettrait d’irriguer beaucoup d’autres villes” délaissées du Massif Central, a déclaré jeudi à l’AFP Marc Goutteroze, président du collectif Aurail qui regroupe une vingtaine d’associations de défense du ferroviaire de la région Auvergne-Rhône-Alpes, “du lac Léman à la Corrèze”.”Poitiers, Tours et Angoulême dans le centre ouest du pays, bénéficieront de la nouvelle ligne” Lyon-Bordeaux, note-t-il, mais “la diagonale du vide” reste vide, regrette-t-il. “Il n’y a même plus de liaison régulière entre Clermont-Ferrand et Saint-Etienne, et aucune desserte non plus entre Saint-Etienne et Limoges”, critique M. Goutteroze.Le maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, a estimé jeudi soir que le “déclassement” de l’Auvergne “n’est plus tolérable” et demandé que l’Etat “joue à nouveau son rôle de planificateur”.La SNCF vise un million de voyageurs sur le TGV Lyon-Bordeaux à terme, en prenant des passagers aussi bien à l’aérien qu’aux bus ou aux voitures, avec “un billet sur deux à moins de 30 euros”, a dit M. Laffon.Le PDG de la SNCF Jean Castex soutient le projet. “Il faut le faire parce que cela répond à une demande”, a-t-il expliqué à l’AFP en début de semaine, en marge d’un déplacement à Sète (Hérault).- “Tiers-monde ferroviaire” -“Et en même temps, il faut aussi améliorer la desserte” ferroviaire “du Massif central” a-t-il ajouté, reconnaissant les problèmes récurrents de pannes de locomotives hors d’âge et de retards géants dont souffre la liaison Paris-Clermont depuis des années. “Pour moi la priorité, c’est le Paris-Clermont, je me rendrai sur place bientôt”, a promis l’ancien Premier ministre.La mauvaise desserte ferroviaire du centre de la France a été dénoncée par le PDG du groupe Michelin dont le siège est à Clermont-Ferrand, Florent Menegaux: il s’en est ému début 2025 devant une commission du Sénat en estimant que la ville fait partir du “tiers-monde en matière ferroviaire”.”C’est un vrai handicap d’être obligé de prendre la voiture (…) quand le train est aléatoire dans ses horaires”, a-t-il ajouté le 9 novembre sur France 3.Pour recréer une liaison transversale Lyon-Bordeaux sous forme d’un train dit “d’équilibre du territoire” (TET ou Intercités), “il faut poser la question à l’autorité organisatrice qui est l’État”, a pointé Jean Castex, lors de son bref entretien avec l’AFP. “Si l’État dit +faites-le+, nous le faisons tout de suite”, a-t-il poursuivi.Un train Intercités Lyon-Bordeaux passant par l’Auvergne et le Limousin a existé jusqu’en 2014, avant d’être abandonné pour raisons financières. En 2019, une coopérative ferroviaire avait lancé un projet, mais a dû y renoncer.