Test

Budget: le Sénat s’oppose à la surtaxe sur les entreprises

Le Sénat a rejeté samedi la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l’une des principales propositions du gouvernement qui espérait en dégager des recettes de quatre milliards d’euros dans son projet de budget pour 2026.La chambre haute, dominée par une alliance entre la droite et les centristes, a repoussé cette mesure à 202 voix contre 118.Cette contribution exceptionnelle, opérée via une surtaxe sur l’impôt sur les sociétés (IS), avait été instaurée dans le précédent budget, avec un rendement attendu de 8 milliards d’euros pour 2025. Le gouvernement a proposé de la reconduire en 2026, tout en la divisant par deux. Ce vote du Sénat n’est pas définitif: la mesure sera à nouveau examinée au Parlement dans la suite des débats budgétaires.La surtaxe concernerait environ 400 grandes entreprises, celles dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard d’euros.”Il est incompréhensible que le gouvernement choisisse cette facilité de taxer les entreprises plutôt que de réduire les dépenses”, s’est justifié Jean-François Husson, rapporteur général du budget (Les Républicains), rappelant que l’exécutif avait assuré à plusieurs reprises que cette contribution resterait cantonnée à la seule année 2025. La majorité sénatoriale promet de compenser cette perte de recettes par des baisses de dépenses.Ce vote des sénateurs montre à nouveau les grandes divergences qui existent entre l’Assemblée nationale et le Sénat. En effet, les députés avait non seulement approuvé ce dispositif mais il en avaient relevé le taux grâce à un amendement de compromis déposé par le gouvernement lui-même, pour aboutir à un rendement de six milliards d’euros.Les députés avaient toutefois rejeté l’ensemble du projet de loi de finances par la suite, faisant disparaître cet amendement du texte soumis au Sénat.La gauche demandait de son côté une reconduction de la mesure au moins au niveau de 2025.”Supprimer cet article, c’est la démonstration qu’il y a la volonté de ne pas avoir de compromis, de ne pas avoir de budget et d’avoir de l’instabilité dans le pays”, a regretté Grégory Blanc, sénateurs du parti Place publique qui siège au sein du groupe écologiste. “La droite s’adonne à une surenchère pour donner des gages à son électorat”, s’est désolé le socialiste Thierry Cozic.Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a défendu la mesure gouvernementale, estimant qu'”aller surtaxer des entreprises qui vont plutôt bien semble plus favorable qu’aller chercher des impôts tapant directement sur les classes moyennes”.Le Sénat a en revanche adopté un dispositif parallèle permettant de taxer les grandes entreprises procédant au rachat de leurs propres actions en vue de leur annulation, fruit d’une alliance de circonstance entre la gauche et les centristes. Mais Mme de Montchalin l’a jugé inopérant, estimant son rendement nul.

Airbus demande le maintien au sol de 6.000 A320 pour mise à jour d’un logiciel défaillant

Airbus a annoncé vendredi le rappel de quelque 6.000 avions A320, pour remplacer en toute urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires, après un incident fin octobre aux Etats-Unis.L’appel a provoqué retards et annulations aux quatre coins du monde, des Philippines à la Colombie.Le constructeur aéronautique européen a annoncé dans un communiqué avoir demandé à l’ensemble des clients utilisant ce logiciel “d’arrêter immédiatement les vols” après l’analyse de la défaillance technique.Celle-ci remontait au 30 octobre, sur un vol de JetBlue entre Cancun, au Mexique, et Newark, près de New York. L’appareil avait dû se poser en urgence à Tampa, en Floride.Le décryptage de l’incident a “révélé que des radiations solaires intenses pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol”, a rapporté le groupe européen.Pour la plupart des avions, le changement de logiciel avec sa version précédente prendra “quelques heures”. Mais pour quelque 1.000 avions cela impliquera le changement du matériel informatique, “ce qui prendra des semaines”, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. Il s’agit d’un calculateur profondeur-ailerons (ELAC) fabriqué par Thales.Ce fournisseur d’Airbus a précisé à l’AFP qu’il n’était pas responsable du problème. “La fonctionnalité dont il est question est portée par un logiciel qui n’est pas de responsabilité Thales”, a-t-il indiqué.Airbus n’a pas précisé quelle entreprise avait conçu et mettait à jour ce logiciel. Le groupe “reconnaît que ces recommandations entraîneront des perturbations opérationnelles pour les passagers et les clients”.”Nous présentons nos excuses pour les désagréments causés et travaillerons en étroite collaboration avec les opérateurs, tout en maintenant la sécurité comme notre priorité absolue et primordiale”, ajoute l’avionneur européen.- “La sûreté prime” -L’incident s’est produit en phase de croisière lorsqu’au-dessus du golfe du Mexique, l’appareil a soudainement piqué vers le bas sans intervention des pilotes.Ceux-ci ont amorcé la phase de descente puis posé l’avion. Les pompiers de Tampa ont fait état auprès des médias américains de blessés parmi les passagers.L’Airbus A320, entré en exploitation en 1988, est l’avion le plus vendu au monde.A la fin septembre, Airbus avait livré 12.257 exemplaires de son A320 contre 12.254 exemplaires pour le 737 de Boeing.Sollicité par l’AFP, JetBlue n’a pas fait de commentaire sur l’incident mais expliqué avoir déjà entamé les modifications nécessaires sur “certains A320” mais aussi des A321.Air France a indiqué avoir annulé 35 vols vendredi, et être en train de compter dans la soirée le nombre exact pour samedi. “Les clients concernés par des annulations sont informés individuellement par SMS et email”, a précisé un porte-parole.American Airlines a dit à l’AFP avoir déjà commencé à mettre à jour le logiciel de navigation après avoir reçu la notification vendredi.Cette compagnie prévoit que l’intervention aura été effectuée sur “la grande majorité” des quelque 340 appareils A320 concernés (elle en compte 480 au total) de sa flotte d’ici à samedi. “Quelques retards” seront dus à ces ajustements.- “Perturbations importantes” -Après avoir initialement assuré ne pas être “affecté”, sa concurrente United Airlines a finalement dénombré six appareils concernés et dit s’attendre à “des perturbations mineures sur quelques vols”.Indigo et Air India, deux des principales compagnies aériennes indiennes, ont prévenu de retards dus à l’immobilisation de certains appareils.Quant à Delta Air Lines, il comptait avoir effectué les mises à jour nécessaires d’ici samedi matin, sur une partie de ses A320 et A321neo.Certaines compagnies sont particulièrement touchées. La colombienne Avianca, par exemple, estime que 70% de sa flotte est concernée, et entrevoit des “perturbations importantes dans les dix jours à venir”, a-t-elle écrit dans un communiqué. La vente de billets est suspendue jusqu’au 8 décembre.Aux Philippines, les compagnies locales Philippine Airlines et Cebu Pacific ont dû annuler plus de 40 vols et proposé remboursement et changements de dates aux passagers lésés.Le régulateur européen de l’aviation (AESA) a indiqué dans un communiqué avoir été informé par Airbus.”Ces mesures pourraient causer des perturbations à court terme des horaires des vols, et donc des désagréments pour les passagers. Cependant, comme c’est toujours le cas dans l’aviation, la sûreté prime sur tout”, a-t-il écrit.neo-tu-als-hh-cwl/lpa/nr

Le budget de la Sécu de retour à l’Assemblée pour un examen express en commission

Le budget de la Sécurité sociale revient à l’Assemblée samedi, où il sera examiné en commission par les députés durant une seule journée, avant une semaine qui s’annonce cruciale pour le texte comme pour la méthode du gouvernement Lecornu.Du fait du calendrier serré, les députés de la commission des Affaires sociales devront se presser samedi pour aller au bout des quelque 500 amendements déposés. Mais cette étape n’est qu’un tour de chauffe avant l’examen en séance, qui doit commencer mardi en deuxième lecture, avec l’objectif d’y construire un texte qui puisse être adopté par une majorité… très difficile à trouver. Dans l’hémicycle, les députés repartiront du texte adopté par le Sénat, qui l’a largement remanié en y supprimant notamment la suspension de la réforme des retraites.Les tractations se poursuivront tout le week-end sur les compromis possibles. Car si après une deuxième lecture au Sénat, le dernier mot est donné à l’Assemblée, la copie soumise au vote final ne pourra que très peu différer de celle négociée la semaine prochaine.Et l’enjeu dépasse celui de ce seul texte. Pour beaucoup, le budget de la Sécu sera un “juge de paix” qui pourrait enclencher une dynamique positive également pour le budget de l’Etat. Si le budget de la Sécu est adopté, “vous avez fait la moitié du chemin. (…) l’histoire n’est pas la même derrière, c’est absolument majeur”, confie une ministre. En commission, le rapporteur du texte Thibault Bazin (LR) espère aller “le plus loin possible”, et discuter notamment des nombreux nouveaux articles ajoutés par le Sénat.Parmi eux, une mesure des sénateurs socialistes pour soumettre aux cotisations sociales certains compléments de salaire (primes d’intéressement…) lorsqu’ils dépassent 6.000 euros par an, pour les salaires supérieurs à trois Smic.Avec l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital, également portée à gauche, c’est l’une des pistes pour réduire le déficit de la Sécu en 2026. Mais elle est visée par un amendement de suppression du chef des députés LR Laurent Wauquiez.”On va vraiment rentrer dans le dur” la semaine prochaine, estime le socialiste Jerôme Guedj.Tenir l’objectif d’un déficit ne dépassant pas 20 milliards d’euros, comme souhaité par le gouvernement, sera extrêmement difficile alors qu’il était évalué à 24 milliards en sortie de première lecture à l’Assemblée.Autre clé des négociations: le gel des prestations sociales et pensions de retraites, habituellement indexées sur l’inflation. Un compromis pourra-t-il être trouvé pour réindexer les petites retraites uniquement, alors que les députés les avaient toutes dégelées en première lecture? Sans parler des discussions inflammables sur les franchises médicales, que le gouvernement souhaite doubler, et élargir à certains dispositifs.Le vote des députés sur le texte est prévu le 9 décembre. 

Malgré l’incertitude économique et l’inflation, les consommateurs américains au rendez-vous du “Black Friday”

Pas de cohue, mais les consommateurs américains ont bien été au rendez-vous des soldes du “Black Friday”, l’événement shopping de l’année, malgré une conjoncture économique dégradée aux Etats-Unis et la persistance de l’inflation.Certains se sont même présentés avant l’aube, notamment devant cet hypermarché Walmart de Saugus (Massachusetts), qui a ouvert à 06H00, ou ce magasin d’électronique Best Buy à Houston (Texas).Près de quarante ans après être pleinement entré dans les moeurs des Américains, “Black Friday”, coincé entre la grande fête de Thanksgiving, le jeudi, et un week-end, reste “le moment d’aller à la chasse” aux bonnes affaires, estime à New York Tranay Robinson.”+Black Friday+ est une journée énorme pour moi”, résume-t-elle à la sortie d’un magasin d’une grande artère commerciale de Harlem.Malgré une température flirtant avec le zéro et une petite brise glacée, il y avait du monde aux alentours du célèbre grand magasin de Manhattan Macy’s, dont les vitrines mettaient en scène l’univers de la poupée Barbie ou des Lego.Le cabinet Bain & Company prévoyait une hausse de 11% sur un an des dépenses sur la période allant de Thanksgiving à “Cyber Monday”, le lundi suivant marqué par d’importantes remises en ligne.- Rabais plus importants -L’absence des fameuses scènes de ruées à l’ouverture tient davantage, selon les observateurs, à l’importance croissante du commerce en ligne plutôt qu’à un désintérêt des consommateurs.”+Black Friday+ n’est plus l’événement que c’était, parce que les soldes démarrent avant”, fait valoir Michelle Stotts-Gillespie, devant Macy’s.Les achats réalisés en ligne dès jeudi, jour de Thanksgiving, ont marqué une hausse de 5,3% par rapport à la même période de l’an dernier, selon Adobe Analytics, cellule d’analyse de données du géant des logiciels Adobe.Selon cette dernière, “les rabais ont été plus importants que prévu”.Tranay Robinson avait elle comparé les prix en ligne avant de se rendre dans les boutiques. Elle assure que les remises sont les plus substantielles de l’année et valent le coup d’attendre.La saison des fêtes de fin d’année, qui démarre avec Thanksgiving, arrive sur fond de ralentissement économique aux Etats-Unis.Les licenciements ont atteint en octobre leur plus haut niveau depuis 22 ans pour ce mois de l’année, selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas, et le taux de chômage n’a plus été aussi élevé depuis quatre ans.Dans le même temps, l’inflation s’affichait encore à 3% sur un an en septembre (dernière donnée publiée).Non loin de Macy’s, Jordan Williams remonte la rue avec sa famille. Son butin comprend une paire de baskets Air Jordan, du parfum et de quoi équiper ses deux jeunes enfants.Il compte dépenser plus cette année qu’en 2024, ayant vu ses revenus augmenter après son déménagement du Texas à New York.”Au Texas, ça tournait au ralenti”, explique ce barman. “Ici, il y a tout le temps du boulot.”

Airbus rappelle 6.000 A320 à cause d’un logiciel vulnérable à changer d’urgence

Airbus a annoncé vendredi le rappel de quelque 6.000 avions A320, pour remplacer en toute urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires, après un incident fin octobre aux États-Unis.Le groupe a annoncé dans un communiqué avoir demandé à l’ensemble des clients utilisant ce logiciel “d’arrêter immédiatement les vols” après l’analyse de l’incident technique.Celui-ci remonte au 30 octobre, sur un vol de JetBlue entre Cancun, au Mexique, et Newark, près de New York. L’appareil avait dû se poser en urgence à Tampa, en Floride.L’analyse de l’incident a “révélé que des radiations solaires intenses pourraient corrompre des données essentielles au fonctionnement des commandes de vol”, a rapporté le groupe européen.Pour la plupart des avions, le changement de logiciel avec sa version précédente prendra “quelques heures”. Mais pour quelque 1.000 avions cela impliquera le changement du matériel informatique, “ce qui prendra des semaines”, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. Il s’agit d’un calculateur profondeur-ailerons (ELAC) fabriqué par Thales.Ce fournisseur d’Airbus a précisé à l’AFP qu’il n’était pas responsable du problème. “La fonctionnalité dont il est question est portée par un logiciel qui n’est pas de responsabilité Thales”, a-t-il indiqué.Airbus n’a pas précisé quelle entreprise avait conçu et mettait à jour ce logiciel. Le groupe “reconnaît que ces recommandations entraîneront des perturbations opérationnelles pour les passagers et les clients”.”Nous présentons nos excuses pour les désagréments causés et travaillerons en étroite collaboration avec les opérateurs, tout en maintenant la sécurité comme notre priorité absolue et primordiale”, ajoute l’avionneur européen.- “La sûreté prime” -L’incident s’est produit en phase de croisière lorsqu’au dessus du golfe du Mexique, l’appareil a soudainement piqué vers le bas sans intervention des pilotes.Ceux-ci ont amorcé la phase de descente puis posé l’avion. Les pompiers de Tampa ont fait état auprès des médias américains de blessés parmi les passagers.L’Airbus A320, entré en exploitation en 1988, est l’avion le plus vendu au monde. En septembre il a détrôné le monocouloir 737 du constructeur américain Boeing, dont le premier exemplaire a été livré en 1968.À la fin septembre, Airbus avait livré 12.257 exemplaires de son A320 (versions d’affaires incluses) contre 12.254 exemplaires pour le 737 de Boeing.Sollicité par l’AFP pour commenter l’incident, JetBlue n’a pas donné suite.Air France a indiqué avoir annulé 35 vols vendredi, et être en train de compter dans la soirée le nombre exact pour samedi. “Les clients concernés par des annulations sont informés individuellement par SMS et email”, a précisé un porte-parole.American Airlines a indiqué avoir déjà commencé à mettre à jour le logiciel de navigation après avoir reçu la notification vendredi.Cette compagnie prévoit que l’intervention aura été effectuée sur “la grande majorité” des quelque 340 appareils A320 concernés (elle en compte 480 au total) de sa flotte d’ici à samedi. “Quelques retards” seront dus à ces ajustements.Également contactée par l’AFP, sa rivale américaine United Airlines a assuré ne pas être “affectée” par ce défaut, sans plus de précision, bien qu’elle possède plusieurs A320.Certaines compagnies sont particulièrement touchées. La colombienne Avianca, par exemple, estime que 70% de sa flotte est concernée, et entrevoit des “perturbations importantes dans les dix jours à venir”, a-t-elle écrit dans un communiqué. La vente de billets est suspendue jusqu’au 8 décembre.Le régulateur européen de l’aviation (AESA) a indiqué dans un communiqué avoir été informé par Airbus.”Ces mesures pourraient causer des perturbations à court terme des horaires des vols, et donc des désagréments pour les passagers. Cependant, comme c’est toujours le cas dans l’aviation, la sûreté prime sur tout”, a-t-il écrit.neo-tu-als-hh/vmt

Les Bourses mondiales dans le vert après Thanksgiving

Les Bourses mondiales ont terminé en hausse vendredi, sans catalyseur notable après la pause de Thanksgiving, Wall Street étant toujours poussée par les espoirs de baisse de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).En Europe, Paris a pris 0,29%, Londres 0,27% et Francfort 0,29%. Milan a gagné 0,32%.A Wall Street, le Dow Jones a pris 0,61%, l’indice Nasdaq s’est octroyé 0,65% et l’indice élargi S&P 500, 0,54%.”Aujourd’hui, c’est le calme plat sur les marchés”, résume Kevin Thozet, membre du comité d’investissement chez Carmignac, interrogé par l’AFP.Les marchés américains, qui donnent habituellement le “la” sur les indices boursiers mondiaux, ont tourné au ralenti en ce lendemain du jour férié de Thanksgiving, avec une séance écourtée terminant à 18H00 GMT.”Les espoirs que la Fed puisse baisser ses taux d’intérêt sont ce qui a rendu les investisseurs optimistes aujourd’hui”, résume auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA.Plusieurs indicateurs économiques américains publiés cette semaine ont conforté les acteurs du marché dans leur hypothèse d’une nouvelle réduction des taux d’un quart de point à l’issue de la réunion de l’institution monétaire, les 9 et 10 décembre prochains.Entre prix à la production toujours en hausse et une confiance des consommateurs en chute libre, les données ont brossé un paysage inquiétant de l’économie américaine.Mais une politique d’assouplissement monétaire est de nature à aider la croissance, et donc à augmenter les perspectives de bénéfices des entreprises, d’où l’optimisme des marchés.”La probabilité d’une baisse des taux par la Fed est passée de moins de 30% à 85%, donnant au monde un peu d’air”, relève Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Les acteurs du marché attendent désormais “des nouvelles de l’inflation”, avec notamment l’indice des prix à la consommation PCE pour septembre vendredi prochain, observe Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.La publication de plusieurs indicateurs clés a été retardée en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) de 43 jours qui a touché le pays et certaines données ne verront jamais le jour.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain s’est très légèrement tendu par rapport à la clôture mercredi, à 4,02% contre 4,00%.Côté changes, le billet vert faisait du surplace vendredi dans un marché calme et ne perdait que 0,05% face à la monnaie unique européenne, à 1,1602 dollar pour un euro.Panne au CMELa journée a été marquée par une panne au Chicago Mercantile Exchange (CME), l’une des principales Bourses mondiales en raison d’un problème de refroidissement dans des centres de données.Le problème technique a été résolu peu avant l’ouverture de la Bourse de New York.Les opérateurs de marché utilisent notamment les plateformes du CME pour se protéger grâce à des contrats à terme, que ce soit sur les indices boursiers (S&P 500, Nasdaq, etc.), sur les taux d’intérêt ou sur les devises.L’argent brille, le pétrole attend l’OpepL’argent a atteint un nouveau sommet historique vendredi, à 55,3350 dollars l’once, dépassant son précédent record atteint en octobre. Crucial pour la transition écologique et le développement de l’intelligence artificielle –car utilisé pour la fabrication de panneaux solaires, de puces semi-conductrices et d’autres composants électroniques–, l’argent bénéficie notamment d'”une forte demande industrielle” et d'”une croissance limitée de l’offre”, selon les analystes d’UBS.Le pétrole a terminé en petite baisse alors que les opérateurs doutent d’une résolution rapide du conflit entre la Russie et l’Ukraine. Le Brent a perdu 0,22% à 63,20 dollars et le WTI a lâché 0,17% à 58,55 dollars.Vladimir Poutine a déclaré jeudi que Moscou ne cesserait les hostilités en Ukraine que si les forces de Kiev acceptaient de se retirer des territoires dont elle revendique l’annexion, faute de quoi l’armée russe les prendra “par la force”.La présidence ukrainienne a de son côté formellement exclu tout renoncement à des territoires, affirmant que le seul sujet réaliste était un cessez-le-feu sur la ligne de front.

La stratégie nationale alimentation-climat de nouveau bloquée in extremis par Matignon

La publication de la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc), attendue depuis plus de deux ans, a de nouveau été suspendue vendredi par Matignon alors qu’elle avait été présentée à la presse et suscitait déjà des critiques d’associations.La publication officielle de ce document était attendue pour 14h, après des mois d’allers-retours ministériels et de controverses, notamment sur la question de la consommation de viande mais aussi sur les publicités pour les produits trop gras ou trop sucrés à destination des mineurs.Au terme d’un après-midi de flou, les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique, chargés de son élaboration et sollicités par de nombreux journalistes qui attendaient la publication, ont renvoyé la presse vers Matignon.Le Premier ministre n’a “pas été informé” et n’a pas pu de ce fait “valider” la stratégie, a indiqué l’entourage de Sébastien Lecornu. “Il est donc décidé de ne pas publier à ce stade”.Lors de la présentation aux journalistes, le ministère de l’Agriculture, interrogé sur la participation du cabinet du Premier ministre, avait répondu que ce document interministériel était “bien évidemment validé par le Premier ministre”.Censée définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, cette stratégie est issue de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021. Elle devait être présentée avant juillet 2023.Selon le texte qui devait être publié vendredi, consulté par l’AFP, parmi les “actions phares” prévues, “mises en œuvre dès” cette année, la Stratégie veut “encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance, Ehpad, établissements pénitentiaires”.Le texte évoquait également des mesures pour la restauration collective ou pour lutter contre le gaspillage.Les modalités de mise en action de ces mesures n’étaient toutefois pas claires dans l’immédiat et il n’y a “pas de budget alloué à la Snanc”, l’idée étant de “faire avec l’existant”, a expliqué vendredi matin à l’AFP le ministère de la Transition écologique (MTE).- Viande: limiter ou réduire ? -Le système alimentaire représente près d’un quart de l’empreinte carbone des Français, dont 61% issus des “produits d’origine animale”. Or, les négociations ont été particulièrement âpres sur la formulation concernant la consommation de viande.Le texte consulté parle de “limitation”, un terme souvent employé au ministère de l’Agriculture, et non plus de “réduction”, terme qui figurait dans le projet initial et était défendu par le ministère de la Transition écologique.Ce remplacement avait déjà entraîné un premier blocage en septembre de la publication de la stratégie par Matignon, qui souhaitait remplacer l’idée de réduction par “une consommation de viande équilibrée”. François Bayrou était alors Premier ministre, sur le départ.Selon le ministère de la Transition écologique, des objectifs chiffrés de réduction de consommation de viande, réclamés par les associations environnementales et autres, mais absents du texte consulté, sont prévus dans la future Stratégie nationale bas carbone (SNBC), en discussion.- “Poids des lobbies” -Selon le texte, le gouvernement veut aussi “réduire efficacement l’exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés”, par incitation, quand des associations demandaient leur interdiction.”En cas d’insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d’encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée”, indique la Stratégie, quand le projet soumis à consultation au printemps ne comportait l’évocation d’aucune mesure contraignante.”Pourquoi attendre?”, demande l’organisation Foodwatch, pour qui cette stratégie “manque de courage politique”. L’ONG a ensuite déploré “le report de la publication en toute dernière minute, dans la foulée des révélations de la cellule investigation de Radio France”.Selon un article de Radio France publié vendredi matin, une recommandation du Programme national nutrition santé (PNNS) encourageant “à limiter les produits ultratransformés” a disparu de la Snanc, au profit d’une recommandation pour “privilégier les produits peu ou pas transformés” selon le texte consulté par l’AFP, à la demande du ministère de l’Agriculture et contre l’avis des deux autres ministères.Le texte incite à “poursuivre les travaux pour arriver à une définition opérationnelle” des aliments ultratransformés. Cela va dans le sens du lobby de l’agroalimentaire, opposé à certaines définitions utilisées dans des études scientifiques quant à leur incidence sur la santé des consommateurs.”C’est une histoire rocambolesque cette Stratégie qui doit être publiée depuis deux ans. Elle doit paraître et ne paraît pas, c’est une vraie chimère”, a réagi Serge Hercberg, professeur de nutrition et cocréateur du Nutri-Score. Pour lui, “ce que l’on pressent, c’est le poids des lobbies”.De leur côté, le Réseau Action Climat, le Secours catholique, les associations Quatre pattes et France Assos Santé dénoncent un “blocage ministériel” aux “conséquences écologiques, sanitaires et sociales majeures”.cho-mdz-ref-are/hh/cbn

Vivendi: Bolloré obtient gain de cause en cassation mais le feuilleton se poursuit

Vincent Bolloré gagne une manche: la Cour de cassation a donné raison vendredi au milliardaire conservateur et demandé à la cour d’appel de Paris de se prononcer à nouveau sur le “contrôle de fait” qu’il exerçait ou non lors de la scission de Vivendi fin 2024.La cour d’appel “devra de nouveau statuer sur cette question du contrôle de fait”, contrôle que récuse l’entrepreneur breton, selon un communiqué de la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. L’enjeu est de savoir si M. Bolloré, premier actionnaire de Vivendi, va devoir indemniser les petits actionnaires en rachetant les titres restants, à hauteur de plusieurs milliards d’euros.La cour d’appel de Paris avait conclu en avril dernier que M. Bolloré exerçait bien un “contrôle de fait” sur Vivendi au moment de la scission du conglomérat en quatre branches. Mais en prenant cette décision, elle n’a “pas correctement appliqué” le code du commerce et va donc de nouveau devoir juger l’affaire, a expliqué la Cour de cassation.La cour d’appel avait tenu compte d’un “faisceau d’indices” pour conclure au “contrôle de fait” de Vincent Bolloré: sa “notoriété”, “son parcours professionnel, celui de ses fils ou son autorité personnelle au sein des assemblées générales de la société Vivendi”.Or, rappelle la Cour de cassation, la disposition du code du commerce sur lequel s’est appuyée la cour d’appel indique que le “contrôle de fait” d’une personne sur une société n’est déterminé que par le poids qu’elle a dans les votes en assemblée générale.La société Bolloré et Vivendi, qui avait également saisi la Cour de cassation, n’ont pas réagi dans l’immédiat. Après une brève chute de plus de 4% dans la foulée de l’annonce de la décision de justice, le titre de Vivendi était stable à la clôture, à 2,52 euros.- “La messe est loin d’être dite” -Aux yeux des avocats du fonds Ciam, actionnaire minoritaire à l’origine de la procédure en justice, la décision de vendredi n’est pas un revers car “la messe est encore loin d’être dite”.”La question de la réalité du contrôle du groupe Bolloré sur Vivendi est toujours en suspens” puisque la cour d’appel doit l’examiner à nouveau, ont fait valoir à l’AFP Patrice Spinosi et Julien Visconti.Vivendi a été découpé en décembre 2024 en quatre entités cotées: Canal+ (médias) à Londres, Havas (communication) à Amsterdam, Louis Hachette Group (édition) à Paris sur le marché Euronext Growth, ainsi que la holding, restée à la Bourse à Paris.Le fonds Ciam avait saisi l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour trouver une issue équitable.Initialement, le gendarme de la Bourse de Paris avait estimé que la société Bolloré ne pouvait “pas être considéré(e) comme contrôlant Vivendi”. Elle détenait un peu moins de 30% de son capital, soit en dessous du seuil requis pour lancer une offre publique de retrait du marché (OPR), un rachat d’action réclamé par une partie des petits actionnaires.La cour d’appel de Paris avait ensuite demandé en avril dernier à l’AMF de réexaminer sa décision. Celle-ci avait ainsi décidé en juillet que la société Bolloré et le milliardaire conservateur étaient “tenus au dépôt d’un projet d’offre publique de retrait” des titres Vivendi dans un délai de six mois. Vivendi et la société Bolloré ont également fait appel de cette décision de l’AMF.L’autorité a indiqué vendredi soir qu’elle ne statuerait à nouveau “sur l’obligation de réaliser une offre publique de retrait” qu’une fois que la nouvelle décision sur l’existence ou non d’un contrôle de fait de Vincent Bolloré serait prise.Lors de l’audience devant la Cour de cassation mardi, en l’absence du milliardaire, l’avocat de sa société Me Emmanuel Piwnica avait fait valoir qu’il a une “notoriété indéniable” et une “crédibilité”, mais que “convaincre n’est pas contrôler”.  A l’inverse, Me Spinosi pour le fonds Ciam avait pris l’image du “rideau” dans le théâtre d’ombres, qui cache le principal acteur. Il a ainsi demandé de “faire prévaloir la réalité sur l’apparence” dans la vie des affaires. Vivendi pèse aujourd’hui environ 2,5 milliards contre près de 9 milliards avant la scission, qui n’est pas remise en question par cette procédure.

Wall Street termine en hausse au lendemain de Thanksgiving

La Bourse de New York a terminé dans le vert vendredi, lors d’une séance rognée au lendemain de la pause de Thanksgiving, toujours portée par les espoirs de baisse de taux de la Réserve fédérale (Fed) en décembre.Le Dow Jones a pris 0,61%, l’indice Nasdaq s’est octroyé 0,65% et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,54%.La place new-yorkaise a connu une séance calme –par ailleurs amputée de trois heures– au lendemain de Thanksgiving, jour férié lors duquel les marchés américains étaient fermés. “Les espoirs que la Fed puisse baisser ses taux d’intérêt sont ce qui a rendu les investisseurs optimistes aujourd’hui”, résume auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA.Plusieurs indicateurs économiques américains publiés cette semaine ont conforté les acteurs du marché dans leur hypothèse d’une nouvelle réduction des taux d’un quart de point à l’issue de la réunion de l’institution monétaire, les 9 et 10 décembre prochains.Entre prix à la production toujours en hausse et une confiance des consommateurs en chute libre, les données ont brossé un paysage inquiétant sur l’état de l’économie américaine.Mais une politique d’assouplissement monétaire est de nature à aider la croissance, et donc à augmenter les perspectives de bénéfices des entreprises, d’où l’optimisme de Wall Street.Les acteurs du marché attendent désormais “des nouvelles de l’inflation”, avec notamment l’indice des prix à la consommation PCE pour septembre vendredi prochain, observe Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.La publication de plusieurs indicateurs clés a été retardée en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) de 43 jours qui a touché le pays et certaines données ne verront jamais le jour.”Mais les gens s’attendent à ce que la Fed continue d’être accommodante l’année prochaine”, note M. Stovall.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se tendait très légèrement vers 18H05 par rapport à la clôture mercredi, à 4,02% contre 4,00%.Au tableau des valeurs, le géant des cafés Starbucks est parvenu à garder la tête hors de l’eau (+0,44% à 87,08 dollars) alors qu’un syndicat a prévenu que de nouveaux employés allaient rejoindre le mouvement de grève initié mi-novembre aux Etats-Unis.”2.500 baristas syndiqués dans plus de 120 cafés” ont rejoint cette grève d’une durée indéterminée pour protester contre leurs conditions de travail, selon un communiqué du syndicat Starbucks Workers Union publié vendredi.Les valeurs associées au secteur des cryptoactifs ont profité du regain d’intérêt pour le bitcoin cette semaine, à l’image de la plateforme d’échange Coinbase (+2,96% à 272,82 dollars) ou du “mineur” (créateur de monnaie numérique) Riot Platforms (+7,82% à 16,13 dollars).Le géant des puces électroniques Nvidia s’est replié (-1,82% à 176,98 dollars). En début de semaine, le titre a pâti d’informations de presse selon lesquelles Meta (Facebook, Instagram) envisagerait d’utiliser des puces de Google pour son informatique à distance (cloud).L’action Nvidia a perdu quasiment 12% en un mois.Le spécialiste des mémoires flash SanDisk a été recherché (+3,83% à 223,28 dollars) pour son premier jour de cotation au sein de l’indice vedette S&P 500.

Fiscalité de l’aérien: les aéroports français évoquent 1,3 million de passagers potentiels en moins

Les aéroports français ont affirmé vendredi que la hausse de la fiscalité sur l’aérien avait incité des compagnies à supprimer des milliers de vols, ce qui allait se traduire par un déficit de 1,3 million de passagers potentiels.La France a instauré depuis mars un triplement de la “taxe de solidarité sur les billets d’avion” (TSBA). Le surcoût est de 4,77 euros par billet d’avion sur les vols intérieurs ou européens au départ de la France, et jusqu’à 120 euros par trajet long-courrier en classe affaires.Lors de son congrès annuel à Paris, l’Union des aéroports français (UAF) a établi un lien entre cet alourdissement et les décisions de compagnies aériennes, en particulier les low-cost Ryanair et EasyJet, de supprimer des liaisons ou de réduire leurs fréquences vers ou depuis la France.Ryanair avait annoncé fin juillet une réduction de 13% de sa capacité en France, soit 750.000 sièges en moins, désertant trois aéroports régionaux (Strasbourg, Bergerac et Brive) pour la saison d’hiver, qui dans l’aérien s’étale de fin octobre à fin mars.Vendredi, l’UAF a quant à elle décompté “630.000 passagers en moins” pendant la saison d’hiver chez ses adhérents, une “tendance alarmante” qui “se confirme et s’aggrave pour la saison printemps-été”, avec 750.000 passagers qui “manqueront à l’appel” en l’état actuel des décisions communiquées par les compagnies.Ces données ont été obtenues auprès des adhérents de l’UAF mais excluent les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, des plateformes qui ont vu passer en 2024 la moitié des 205 millions de passagers aériens recensés en France. “En 2024, le trafic passagers en France n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant-crise, accusant une diminution de 4% par rapport à 2019”, a déploré vendredi le président de l’UAF, Thomas Juin.L’offre de sièges au départ de la France, depuis le deuxième trimestre 2025, “n’augmente que de 1,5% contre 4,5% dans le reste de l’Europe”, a-t-il ajouté, jugeant que ce “décrochage” était “la conséquence directe de choix politiques et fiscaux qui ont fragilisé notre compétitivité” et auront selon lui des conséquences sur l’économie tout entière.Intervenant à sa suite, le nouveau directeur général de l’Aviation civile, Chemseddine Chkioua, a qualifié ces chiffres de “signes inquiétants, certains auraient pu dire malheureusement prévisibles”. Il a reconnu que “la France, effectivement, figure parmi les pays européens taxant le plus le transport aérien”.M. Chkioua a rappelé que le ministre des Transports Philippe Tabarot s’était prononcé pour une “pause fiscale” sur l’aérien au titre du projet de loi de finances 2026, actuellement débattu: “espérons que la sagesse du Parlement permettra de [la] mettre en œuvre”.Le directeur général de l’Aviation civile a aussi mentionné que la Cour des Comptes avait jugé en 2023 qu’il était difficile pour un aéroport d’être rentable sous 700.000 passagers par an, seuil que seules 18 plateformes françaises ont dépassé l’année dernière.”De nombreux aéroports régionaux ne parviennent pas à équilibrer leurs comptes sans soutien public”, a insisté M. Chkioua: “nous devons nous interroger collectivement sur ce maillage, sur sa pertinence, son coût et le bon niveau de décision territorial”.