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Budget Sécu: le gouvernement a déposé un amendement portant la hausse des dépenses d’assurance maladie de 2 à 3%

A 24 heures du vote crucial à l’Assemblée nationale sur le budget de la Sécurité sociale, la ministre de la Santé a annoncé lundi avoir déposé un amendement pour augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie “de 2 à 3%” pour tenter de décrocher une majorité.”Pour un budget de la Sécurité sociale sincère au regard des derniers débats parlementaires, j’ai déposé un amendement portant l’Ondam -les dépenses d’assurance maladie- de 2 à 3%”, a indiqué Stéphanie Rist sur X.C’est “une sorte d’équilibrage” notamment pour “rendre compte du fait qu’il n’y aura pas de hausse des franchises médicales” en 2026, car “il n’y a pas de majorité parlementaire pour cela”, a-t-elle précisé ensuite sur le plateau de BFMTV.A l’intention des écologistes, le ministre de l’Economie Roland Lescure avait confirmé dimanche qu’il devrait y avoir un dernier amendement pour augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie, revendication importante de ce groupe. La ministre de la Santé avait affiché l'”objectif” de porter une augmentation de 3% de ces dépenses.Si cet amendement est adopté, “ça sera un des éléments importants dans notre décision” sur l’ensemble du texte, a fait valoir à l’AFP la patronne des députés écologistes Cyrielle Chatelain. L’abstention du groupe écologiste et social, qui compte 38 députés, pourrait en effet être nécessaire pour éviter un rejet du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, une hypothèse non négligeable à ce stade.Le sénateur de Paris Yannick Jadot, ancien candidat à la présidentielle, a appelé les députés écologistes “au minimum à s’abstenir” mardi, estimant auprès de l’AFP qu’il ne fallait “pas sanctionner un compromis” sur lequel Les Ecologistes ont pesé.Alors que les écologistes ont voté vendredi contre le volet recettes du budget de l’Etat, le patron du PS Olivier Faure a espéré pour sa part lundi que le “geste du gouvernement” d’augmenter l’objectif des dépenses d’assurance maladie “les amènera à faire le bon choix” sur le budget de la Sécu. Interrogée sur les chances d’un vote positif mardi, Stéphanie Rist a répondu sur BFMTV que “c’est très difficile à dire” et que “chaque groupe regarde les uns et les autres” pour se positionner. Et “j’ai mené des réunions avec beaucoup de groupes aujourd’hui sur le côté technique (…) pour que chacun puisse voter en conscience”, a-t-elle déclaré.Si le texte n’est pas adopté, le gouvernement a maintes fois averti que le déficit de la Sécu plongerait autour des 30 milliards d’euros en 2026, contre 23 en 2025. “Si le PLFSS est adopté: dépenses de santé maîtrisées malgré le déficit. En cas de rejet: dérive massive, plus de 30 milliards d’euros de déficit”, a réaffirmé la ministre sur X.Même si le vote mardi est positif, le projet de budget de la Sécurité sociale devra faire encore un aller-retour avec le Sénat avant son adoption définitive.

Plusieurs pays européens dont la France appellent Bruxelles à “renforcer” la mobilisation contre Shein et consorts

Emmenés par la France, huit pays du Vieux continent appellent la Commission européenne et les Etats membres à “renforcer” leur “mobilisation collective” face aux “risques systémiques” que représentent selon eux les plateformes d’e-commerce comme Shein, dans un courrier adressé lundi à Bruxelles.”Nous appelons la Commission à se mobiliser avec force et sans relâche sur la question de la concurrence déloyale des plateformes d’e-commerce de pays tiers”, clament les Etats signataires, à savoir l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, la Hongrie et la Pologne.La Commission a déjà adressé des demandes d’informations à Shein, une procédure qui peut aboutir à l’ouverture d’une enquête, ce que réclame Serge Papin, ministre français du Commerce à l’initiative de cette lettre.Cette enquête “doit être complétée par des mesures provisoires pour atténuer les risques systémiques non maîtrisés par Shein et par d’autres plateformes”, a-t-il estimé lors du “conseil compétitivité” organisé lundi à Bruxelles, réclamant également des “sanctions supplémentaires” dans “les procédures déjà lancées contre Temu et AliExpress”.L’Etat français a déjà essayé en vain de suspendre Shein via une procédure administrative début novembre, après la découverte de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine. L’Etat a porté cette demande de suspension devant la justice, qui tranchera le 19 décembre. Mais face à la possibilité d’un nouvel échec, la France presse la Commission européenne, la lutte contre les risques systémiques des grandes plateformes étant une compétence européenne.Pour protéger consommateurs et entreprises de “risques” comme la vente de produits illicites ou des pratiques commerciales déloyales, les pays signataires de la lettre réclament l’application du droit existant comme le Règlement sur les services numériques (DSA).Ils plaident pour “des efforts coordonnés (…) afin de renforcer les contrôles effectués par” les autorités douanières et de protection des consommateurs. En outre, ils invitent la Commission européenne à “jouer un rôle actif” et à “revoir la réglementation existante, et si nécessaire”, à renforcer “les obligations des plateformes en ligne”. Les signataires réclament enfin “la mise en place d’une taxe européenne sur les colis de faible valeur”, mesure déjà prévue au niveau national notamment par la France.Mi-novembre, les ministres des Finances de l’UE ont approuvé la suppression de l’exonération de droits de douane sur les petits colis importés, qui pourrait entrer en vigueur dès le premier trimestre 2026.

Ligue 1: le Paris FC s’agrandit, nouvelle étape de ses ambitions

Un an après l’arrivée de la famille Arnault et de Red Bull, le Paris FC a présenté lundi l’agrandissement de son centre d’entraînement à Orly, l’occasion de faire un point d’étape sur les ambitions du riche promu.. Un centre deux fois plus grandLe PFC occupait la moitié d’un disque lové dans une boucle ferroviaire, il va doubler sa surface de 8 à 16 hectares et de quatre à neuf terrains d’ici à 2028 en mordant sur le parc du Grand Godet à Orly (Val-de-Marne).”Avec cette extension, nous allons donner à nos deux équipes d’élite, masculine et féminine, mais aussi aux deux centres de formation et à nos équipes de jeunes, la possibilité de travailler dans de meilleures conditions”, a dit le président du club et actionnaire minoritaire Pierre Ferracci lors d’une conférence de presse de présentation.La première étape de cet agrandissement doit permettre au PFC de disposer de trois terrains supplémentaires dès la saison prochaine, et le centre de formation de l’équipe féminine doit être inauguré “début 2026”, a ajouté le dirigeant qui a pris la direction du club il y a 15 ans en National (3e division).. La formation, “clef de voûte” du projetPour Antoine Arnault, le représentant de sa famille au PFC, ces travaux sont “une étape encore plus importante que les deux précédentes” atteintes en mai 2024, avec la montée en L1 de l’équipe masculine et “le premier grand trophée du club”, la Coupe de France féminine.La formation est “la clef de voûte du projet” du club, a expliqué lundi le fils du milliardaire Bernard Arnault (LVMH), qui veut “continuer à travailler ce tissu local et ce fameux vivier de jeunes joueurs franciliens, qui trop souvent partent hors l’Île-de-France, parfois même à l’étranger pour éclore et développer leur talent ailleurs”.”Le bassin francilien est le meilleur du monde avec celui de Sao Paulo au Brésil, enchaîne Ferracci. Quand je me suis lancé dans cette aventure, Arsène Wenger m’avait dit: +Si tu veux faire un deuxième club à Paris à côté du grand club d’à côté (le PSG), il te faut mettre la formation en coupe réglée+”.. Un mercato d’hiver ambitieuxSi Ferracci reconnaît que son club traverse “un petit moment difficile” avec quatre matches sans victoire en L1 qui l’ont fait reculer à la 14e place, il ne s'”inquiète pas, on est parti pour une installation durable en Ligue 1″.Le PFC est cependant prêt à se renforcer au mercato d’hiver, avec au moins un joueur au milieu de terrain et un en attaque, de sources internes au club.Les recrues offensives de l’été notamment ont déçu, comme William Geubbels et Jonathan Ikoné, et les absences sur blessures simultanées de Pierre Lees-melou et du capitaine Maxime Lopez en novembre ont laissé un vide au milieu.Antoine Arnault a révélé dans L’Equipe lundi que le club était passé tout près de recruter le champion du monde 2018 N’Golo Kanté, mais que son club saoudien Al-Ittihad ne l’avait pas libéré.. A Jean-Bouin au moins jusqu’en 2029Pour conforter ses ambitions, le PFC aimerait à terme disposer de son propre stade. Il partage cette saison et au moins jusqu’en 2029 Jean-Bouin avec l’équipe de rugby du Stade français, “une enceinte qui correspond à nos besoins, notamment en Ligue 1”, dit Ferracci.Avant cette saison le club jouait à Charléty, stade d’athlétisme de la porte de Gentilly au sud de Paris, où évolue toujours l’équipe féminine.Un jour de match à Charléty, “toute l’équipe de Red Bull, y compris (le directeur du football) Jürgen Klopp, nous a dit : +Si vous voulez progresser, vous devez changer de stade le plus vite possible+, a raconté Antoine Arnault. Ils nous ont permis de prendre conscience que ce stade ou ce centre n’étaient peut-être pas à la hauteur d’une future grande équipe de Ligue 1.”Le club n’envisage pas de jouer au Parc des Princes. “Je ne veux même pas en entendre parler. C’est le stade du PSG, ce serait irrespectueux d’évoquer le sujet”, assure Antoine Arnault dans L’Equipe.

Les accords d’entreprise sur la canicule encore trop rares, alerte une étude

Les accords d’entreprise visant à protéger les travailleurs des fortes chaleurs restent trop rares en France, alors que l’adaptation au changement climatique devrait être au cœur du dialogue social, avertit un cabinet d’experts des relations sociales dans une étude publiée lundi. L’étude du cabinet Sextant Expertise, qui accompagne des élus de comités sociaux et économiques (CSE) et représentants syndicaux, mesure la façon dont les accords d’entreprise se sont emparés de la question de l’adaptation au changement climatique, sous l’angle des fortes chaleurs. Elle conclut que “la multiplication des épisodes (climatiques) extrêmes ne génère pas une croissance de l’activité de négociation dans les entreprises”.Ainsi, le cabinet a recensé seulement 380 accords en trois ans, entre 2022 à 2024, au sujet des fortes chaleurs, et seuls 8% de ces accords adoptent une approche complète de la prévention, combinant mesures humaines, techniques et organisationnelles.L’étude note pourtant que “la réglementation française, contrairement à celle d’autres pays européens, ne prévoit aucune limite de température applicable au travail”. La prévention des risques pour la santé des travailleurs lors des épisodes de canicule repose donc sur les employeurs, “et éventuellement la négociation d’entreprise”.Elle rappelle aussi que depuis mai 2025, le décret “Chaleur intense” impose de nouvelles obligations légales aux employeurs: adapter les horaires et les postes de travail, fournir de l’eau potable en quantité suffisante…Certains secteurs, dont les travailleurs sont au contact direct des aléas climatiques, s’avèrent pourtant très peu engagés dans la négociation collective sur ces sujets, comme la construction ou l’agriculture.Les accords signés entre 2022 et 2024 concernent aux trois quarts des établissements de plus de 50 salariés, là où les syndicats sont plus implantés, souligne l’étude.Les régions les plus exposées aux fortes chaleurs ne sont pas non plus celles qui concentrent le plus d’accords. La région Paca arrive par exemple en 10e position.L’étude met néanmoins en lumière des accords d’entreprise innovants, notamment en direction des seniors, prévoyant par exemple une affectation prioritaire en équipe du matin pour les salariés de plus de 56 ans.En 2024, année la plus chaude jamais mesurée, la température moyenne à la surface du globe a été 1,6°C supérieure à l’ère préindustrielle (1850-1900), selon l’observatoire européen Copernicus. Selon les scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète et ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s’allonger et s’intensifier.  

Genevard appelle au “réveil” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”

Dans une France agricole affaiblie, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a pris un ton martial lundi pour appeler l’ensemble de la chaîne alimentaire “à agir” face à “la guerre agricole” qui “se prépare”, en lançant des conférences destinées à définir une stratégie nationale sur dix ans.”La guerre agricole menace chaque jour un peu plus et il est temps d’agir”, a-t-elle martelé, estimant que l’actualité mondiale, avec la guerre en Ukraine, la politique douanière américaine ou les taxes chinoises, dissipait “l’illusion” d’une prospérité durable.”Conquête”, “armer la France”, “patriotisme alimentaire”: depuis le marché de gros de Rungis, devant un mur de cagettes de fruits et légumes, elle a appelé à un “grand réveil alimentaire”. Pour la première fois depuis près de 50 ans, la balance commerciale agricole française pourrait être déficitaire en 2025.Depuis 2014, la Chine et les Etats-Unis ont augmenté le financement de leur politique agricole et alimentaire, respectivement de 40% et 86%, tandis que “celle de l’Union européenne a reculé de 19%”: “c’est une erreur historique”, a-t-elle déclaré, appelant à lutter “contre les tentations de la décroissance portées par quelques thuriféraires du décadentisme”.- Retour “symbolique” à Rungis -Devant 200 acteurs du monde agro-alimentaire, la ministre a lancé une série de “conférences de la souveraineté alimentaire”, promises par la loi d’orientation agricole de mars 2025. Ce chantier se déroulera sur plusieurs mois, par filières de production et au niveau régional, pour des conclusions en juin. Un point d’étape est prévu en février au Salon de l’agriculture.Ce lancement a été positivement accueilli par des acteurs industriels. “C’était un ton volontaire et réaliste”, a commenté Dominique Chargé, président de la Coopération agricole, qui regroupe plus de 2.000 coopératives.Mais l’événement a été boudé par les syndicats agricoles – à l’exception des Jeunes agriculteurs.Le premier d’entre eux, la FNSEA, participe bien aux conférences – qui ont déjà démarré – mais a boycotté un rendez-vous vu comme “une opération de communication”.Le puissant syndicat goûte assez peu ce retour “symbolique” à Rungis, où Emmanuel Macron avait en 2017 prôné une stratégie de “montée en gamme”, depuis percutée par l’inflation et la concurrence internationale.Huit ans plus tard, l’ambiance est morose. Après deux hivers de colère dans les campagnes, le monde agricole reste au bord de l’explosion, entre crises sanitaires et prix en berne.- “Incohérences” -Les manifestations d’éleveurs, soutenus par la Confédération paysanne et la Coordination rurale, se multiplient contre la politique d’abattage systématique de bovins touchés par la dermatose.La FNSEA, elle, prépare une manifestation le 18 décembre à Bruxelles contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Ce lundi, une quinzaine d’agriculteurs des FDSEA de l’Oise et du Nord ont déposé devant le ministère un cercueil symbolisant la mort de l’agriculture et appelant “la France à faire bloc contre le Mercosur”.A Rungis, réitérant son opposition au Mercosur, la ministre a affirmé que si la Commission européenne ne le faisait pas, elle agirait: “J’interdirai moi-même les importations sur notre sol de produits contenant des substances interdites en Europe.”Elle a également plaidé pour la création d’un “fonds souverain agricole” et appelé les marchés publics à s’approvisionner en produits d’abord français.Dans l’auditoire, Aurélie Catallo, experte à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), a estimé important que la France se préoccupe de l’ampleur de ses dépendances mais a relevé auprès de l’AFP “des incohérences” du discours dans un contexte de limites physiques et de rendements qui plafonnent.”Face au changement climatique, le productivisme a atteint ses limites”, a réagi Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne, déplorant une vision de la souveraineté basée sur le “produire plus” et non sur la capacité d’une société à choisir son agriculture et son alimentation.Plusieurs filières soulignent que le temps n’est plus aux consultations mais aux décisions, après des “plans de souveraineté” dans plusieurs secteurs (fruits et légumes en 2023, blé dur et viande en 2024). Alors, qu’espérer de ces conférences ?L’objectif est de “partir de la demande des consommateurs, des débouchés, français, européens ou mondiaux, et de remonter jusqu’à la production agricole nécessaire”, a expliqué Ludovic Spiers, ex-directeur général du géant coopératif agricole Agrial, nommé “coordinateur général” du chantier.Des groupes de travail sectoriels sont prévus (cultures, viandes blanches, viticulture…), réunissant les interprofessions, l’amont (l’agriculture) et l’aval (la transformation)… mais pas les associations de consommateurs, ni de défense de l’environnement.

La Bourse de Paris atone avant la Fed

La Bourse de Paris a terminé stable (-0,08%) lundi, à l’issue d’une séance sans événement majeur, dans un marché attentiste avant la prochaine décision de la puissante banque centrale américaine (Fed) mercredi soir, les investisseurs espérant une baisse des taux directeurs.L’indice vedette CAC 40 a terminé en repli de 6,31 points, à 8.108,43 points. Vendredi, le CAC 40 était resté stable (-0,09%) à la clôture, à 8.114,74 points et sur l’ensemble de la semaine, l’indice vedette parisien avait cédé 0,10%.”La décision du comité monétaire de la Réserve fédérale (FOMC) mercredi est l’événement majeur pour le marché cette semaine”, commente Patrick O’Hare, analyste de Briefing.com.Les investisseurs anticipent toujours massivement une nouvelle baisse d’un quart de point, ce qui constituerait une troisième détente de suite et ramènerait les taux dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.Mais les marchés vont aussi se concentrer sur les commentaires du président de la Fed, Jerome Powell, et sur les projections économiques pour l’année prochaine.Seul fait notable de la séance: les chiffres du commerce chinois pour novembre.Les exportations de la Chine ont augmenté de 5,9% en novembre sur un an, plus rapidement que prévu, mais ont baissé de 28,6% vers les seuls États-Unis au cours de la même période, a indiqué l’administration des Douanes.Le chiffre global des exportations est meilleur que les prévisions de l’agence Bloomberg, qui tablait sur une hausse de 4%. Toutefois, les importations ont seulement progressé de 1,9% sur un an en novembre, à un rythme plus lent que la hausse de 3% prévue par Bloomberg, nouveau signe d’atonie de la consommation intérieure.Côté valeurs, le géant français des cosmétiques L’Oréal a reculé de 1,99% à 365,35 euros après avoir annoncé l’acquisition de 10% supplémentaires du laboratoire suisse de dermatologie Galderma, portant ainsi sa participation au capital à 20%.Le constructeur aéronautique Airbus, qui a annoncé avoir finalisé l’acquisition de certains sites de son fournisseur américain Spirit AeroSystems, une opération qui renforce son contrôle sur sa chaîne de production d’avions commerciaux, a gagné 0,70% 198,08 euros. 

Bourses européennes: Paris et Francfort terminent stables, Londres en léger repli

Les Bourses européennes ont terminé sans grand changement lundi, à l’issue d’une séance atone, le marché attendant de prendre connaissance de la décision de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) mercredi soir.La Bourse de Paris a ainsi terminé tout près de son point d’équilibre (-0,08%), tout comme celle de Francfort (+0,07%), tandis que la place londonienne a légèrement reculé de 0,23%.

Paramount Skydance surenchérit sur Warner Bros Discovery pour écarter Netflix

Le groupe de télévision et de cinéma Paramount Skydance a présenté lundi une contre-offre pour son concurrent Warner Bros Discovery (WBD), valorisé 108,4 milliards de dollars, trois jours après l’annonce d’un accord de rachat entre WBD et Netflix.Les investisseurs ont réagi favorablement à ce nouveau développement, le titre WBD gagnant 4,70% à 27,31 dollars vers 15H45 GMT à la Bourse de New York. Le titre Netflix était, lui, en revanche sanctionné, abandonnant 4,24%. A la différence de Netflix, qui ne propose de racheter, pour l’essentiel, que le studio Warner Bros et la plateforme de vidéo à la demande HBO Max, Paramount Skydance veut, lui, acquérir l’ensemble de WBD, y compris son portefeuille de chaînes de télévision, selon un communiqué. Il offre 30 dollars par action alors que Netflix propose 27,50 dollars, mais pas sur le même périmètre.Avant d’étudier une vente, Warner Bros Discovery avait pour projet de scinder du reste du groupe ces chaînes, parmi lesquelles figure CNN et Discovery, estimant leur potentiel de croissance moindre dans un contexte d’érosion de la télévision par câble aux États-Unis.Paramount Skydance avait été le premier à manifester son intérêt pour Warner Bros Discovery et a soumis cinq offres, avant celle de lundi, mais le conseil de WBD lui a préféré Netflix, qui a également coiffé au poteau le câblo-opérateur Comcast.”Notre offre est la plus élevée parmi celles qui sont sur la table”, a déclaré David Ellison, patron de Paramount Skydance, lors d’un entretien à la chaîne CNBC.Celle de Netflix valorisait Warner Bros et HBO Max 82,7 milliards de dollars, dette comprise (72 hors dette).Malgré ces offres multiples comprenant, à chaque fois, des conditions revalorisées, le conseil de WBD “ne les a jamais étudiées sérieusement”, affirme Paramount Skydance, qui a choisi de rendre publique cette nouvelle proposition, rompant ainsi avec un processus confidentiel jusqu’ici.Pour tenter de convaincre le conseil d’administration de WBD et ses actionnaires, Paramount Skydance est prêt à financer son offre intégralement en numéraire, alors que celle de Netflix comportait une partie en actions (16% environ).- “Mauvais pour la concurrence” -Le groupe est parvenu à réunir cette somme colossale en s’appuyant, pour partie, sur le patrimoine de la famille Ellison, le père de David, Larry, étant l’un des hommes les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 270 milliards de dollars par le site du magazine Forbes.Paramount Skydance prévoit également de lever 54 milliards de dollars de dette, un montant considérable qui lesterait le bilan de l’entité combinée en cas de succès de l’opération. “Nous avons davantage de certitude d’obtenir l’accord des régulateurs” que Netflix, a également fait valoir David Ellison.Dimanche, en marge d’une cérémonie à Washington, Donald Trump avait exprimé des doutes quant à l’opportunité d’une union entre Netflix et Warner Bros.Netflix a déjà “une très grosse part de marché”, a-t-il rappelé, ce qui “pourrait être un problème”.Ce rapprochement réunirait, en effet, deux des trois plus grosses plateformes mondiales de vidéo à la demande payante (en excluant Amazon Prime au modèle hybride), soit plus de 300 millions d’abonnés pour Netflix et 128 pour HBO Max.”Laisser le premier service mondial de streaming fusionner avec le troisième est mauvais pour la concurrence”, a avancé David Ellison, le service de Paramount Skydance, Paramount+, étant d’une taille plus modeste avec 79 millions d’abonnés.Sollicité par l’AFP, Netflix n’a pas donné suite dans l’immédiat.David Ellison a aussi pour lui d’avoir l’oreille de Donald Trump, qui est proche de son père Larry, lequel a contribué financièrement aux campagnes électorales du président américain.”Le dossier Warner Bros Discovery est loin d’être clos”, a réagi Ross Benes, analyste du cabinet Emarketer. “Netflix a l’avantage”, a-t-il ajouté, car il a reçu le feu vert des administrateurs de WBD, “mais Paramount va en appeler aux actionnaires, aux régulateurs et aux politiciens” pour triompher.Jeff Wlodarczak, analyste de Pivotal, a lui abaissé sa recommandation sur le titre Netflix, craignant de voir le groupe de Los Gatos (Californie) surenchérir et grever ses finances.Selon lui, Netflix “pourrait devoir se défaire de HBO pour obtenir l’accord des régulateurs”.

Wall Street ouvre sans direction claire, les yeux rivés sur la Fed

La Bourse de New York évolue en ordre dispersé lundi, à la veille de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), les investisseurs cherchant à affiner leurs attentes quant à la trajectoire de la politique monétaire en 2026.Vers 14H50 GMT, l’indice Dow Jones reculait de 0,18%, l’indice élargi S&P 500 était proche de l’équilibre (-0,06%) et l’indice Nasdaq grappillait 0,15%.”Cette semaine, évidemment, le marché observera si la Fed décide de réduire les taux d’intérêt” à l’issue de sa réunion qui doit se tenir mardi et mercredi, commente auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA.Les investisseurs anticipent toujours massivement une nouvelle baisse d’un quart de point, ce qui constituerait la troisième détente consécutive et ramènerait les taux dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.Mais les marchés vont aussi se concentrer sur les commentaires du président de la Fed, Jerome Powell, et sur les projections économiques pour l’année prochaine.”Les investisseurs souhaitent que M. Powell laisse entendre que l’institution reste au moins ouverte à une nouvelle baisse en janvier”, souligne Sam Stovall.Un assouplissement monétaire est de nature à aider la croissance, et donc à augmenter les perspectives de bénéfices des entreprises.”Les actions à faible capitalisation ont d’ailleurs atteint de nouveaux sommets la semaine dernière”, en partie grâce aux perspectives de détente monétaire, note M. Stovall.”Les petites entreprises seraient plus durement touchées par un ralentissement économique que les grandes capitalisations”, d’où leur optimisme face à un assouplissement monétaire probable, ajoute l’analyste.Côté indicateurs, la place new-yorkaise gardera un oeil sur la publication du rapport JOLTS mardi concernant les offres d’emploi en octobre, des données retardées à cause de la longue paralysie budgétaire (“shutdown”) qui a touché les Etats-Unis du 1er octobre au 12 novembre.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans se tendait vers 14H55 GMT, à 4,17%, contre 4,13% à la clôture vendredi.A la cote, la société Confluent était propulsée (+28,72% à 29,78 dollars) après l’annonce lundi de son rachat par le groupe informatique IBM (+2,17% à 314,63 dollars) pour 11 milliards de dollars.Avec cette transaction, qui devrait être finalisée d’ici mi-2026, IBM indique vouloir accélérer le déploiement d’intelligences artificielles (IA) agentiques auprès des entreprises.Marvell Technology chutait franchement (-7,77% à 91,22 dollars) suite à des informations de presse selon lesquelles le géant Microsoft pourrait abandonner les puces électroniques Marvell au profit de celles de Broadcom (+3,12% à 402,43 dollars). Le site d’achats de voitures en ligne Carvana prenait de la vitesse (+7,81% à 431,01 dollars) après l’annonce vendredi de son intégration au sein de l’indice S&P 500 le 22 décembre.En parallèle, plusieurs résultats d’entreprises sont attendus cette semaine, dont ceux du spécialiste des centres de données Oracle (+1,86% lundi) et de l’éditeur de logiciels Adobe (-0,22%) mercredi.Les performances trimestrielles de Broadcom et de la chaîne de supermarchés de demi-gros Costco (-0,48%) doivent être publiées jeudi.

Publicité sur Facebook/Instagram: Meta prend des engagements pour satisfaire l’UE

Les utilisateurs européens de Facebook et Instagram vont pouvoir opter pour des publicités plus respectueuses de leurs données personnelles, sans souscrire pour autant à un abonnement payant, selon des engagements formels pris par leur maison mère Meta pour tenter de clore un contentieux avec Bruxelles.La Commission européenne a annoncé lundi avoir reçu ces engagements, pris par Meta pour se mettre en conformité avec le règlement européen sur les marchés numériques (DMA).L’exécutif européen avait imposé au géant américain des réseaux sociaux une amende de 200 millions d’euros en avril, la première infligée dans le cadre du DMA (simultanément avec une amende de 500 millions d’euros prononcée contre Apple).Bruxelles avait estimé que le groupe enfreignait les dispositions de ce texte en matière de traitement des données personnelles. Cette difficulté faisait suite à la mise en place fin 2023 dans l’UE d’un abonnement permettant d’utiliser Facebook et Instagram sans voir de publicités, pourtant présenté par Meta comme un moyen de respecter les exigences réglementaires européennes en matière de données personnelles.Le groupe avait obligé alors les utilisateurs refusant de payer l’abonnement à consentir à l’exploitation de leurs données personnelles à des fins publicitaires, sans leur donner à l’époque la possibilité d’opter pour des publicités moins personnalisées, comme le prévoit le DMA.Après des mises en garde de l’UE, Meta a mis en place à l’automne 2024 un nouveau modèle publicitaire visant à se mettre en conformité.Selon Bruxelles, le nouveau système ne répond pas totalement aux obligations du DMA, mais Meta prépare une nouvelle version qui sera présentée en janvier, et qui devrait résoudre “de manière effective” les griefs soulevés.L’entreprise donnera alors un choix plus clair aux utilisateurs refusant de payer un abonnement: ils pourront soit “consentir à partager toutes leurs données et voir des publicités entièrement personnalisées”, soit “opter pour partager moins de données” et voir des publicités moins ciblées, a résumé la Commission dans un communiqué.”L’affaire n’est pas close, mais c’est une étape très positive”, a commenté un porte-parole de l’exécutif européen.Contacté par l’AFP, Meta a pris note de l’annonce de la Commission, tout en défendant l’écosystème des publicités personnalisées diffusées sur les plateformes du groupe.Celles-ci jouent un rôle “vital pour l’économie européenne”, a souligné un porte-parole du groupe, soulignant qu'”elles ont contribué l’an dernier à générer 213 milliards d’euros d’activité économique et à soutenir 1,44 million d’emplois dans l’UE”.