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Les Bourses européennes ouvrent sans direction commune

Les Bourses européennes ont ouvert jeudi sans direction commune, les investisseurs digérant de nombreux résultats d’entreprises après ceux du mastodonte américain Nvidia la veille.Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,30%, Francfort perdait 0,20%, quand Londres (+0,04%) et Milan (+0,08%) restaient près de l’équilibre.

Stellantis affiche une perte de 22,3 milliards en 2025, la deuxième plus lourde pour un groupe français

Le constructeur automobile Stellantis a annoncé jeudi une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour 2025, la deuxième plus importante jamais enregistrée par un groupe français, en raison d’une charge exceptionnelle de 25,4 milliards.Le groupe avait annoncé le 6 février qu’il allait passer des charges exceptionnelles colossales de 22 milliards d’euros pour le seul second semestre 2025, pour financer un coup de frein dans la production de véhicules électriques, dont les ventes sont très inférieures à  ses attentes. Comme Stellantis, Ford et General Motors ont passé de lourdes charges pour prendre en compte dans leur bilan des ventes de voitures électriques plus faibles que prévu aux Etats-Unis.  Le chiffre d’affaires de Stellantis a baissé de 2%, à 153,5 milliards, malgré une légère hausse en volume, à 5,48 millions de véhicules (+1%) contre 5,41 millions en 2024. Les recettes ont pâti de taux de change défavorables mais aussi d’une politique de baisse des prix au premier semestre, un tournant après la stratégie de prix élevés de l’ancien DG Carlos Tavares.Le groupe a enregistré une perte opérationnelle courante de 842 millions d’euros l’an dernier avec une marge négative de 0,5%. Il ne distribuera aucun dividende.Au second semestre 2025, Stellantis a en revanche vu son chiffre d’affaires progresser de 10% et atteindre 2,8 millions de véhicules, soit une hausse de 11% en volume, grâce notamment à un rebond de 39% en volume aux Etats-Unis.Le groupe, qui disposait de liquidités industrielles de 46 milliards d’euros fin 2025, a confirmé ses perspectives 2026 d’une amélioration progressive de son chiffre d’affaires net et d’un retyour à une marge positive “basse à un chiffre”. Les ventes devraient être portées par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux Etats-Unis, avec un niveau de prix stable, en hausse aux Etats-Unis mais en baisse en Europe.L’impact pour le groupe des droits de douanes mis en place aux Etats-Unis est estimé à 1,2 milliard pour 2025 et prévu à 1,6 milliard en 2026, estimation que Stellantis a confirmée jeudi malgré la décision de la Cour suprême d’invalider les décisions du président américain Donald Trump.Stellantis a décidé de revenir à une publication trimestrielle de ses résultats financiers, l’occasion de rassurer des marchés financiers inquiets.La perte comptable de Stellantis est la deuxième plus importante jamais annoncée par un groupe français, derrière le record de Vivendi (-23,3 milliards d’euros en 2002) mais devant France Télécom (-20,7 milliards en 2002) et EDF (-17,9 milliards en 2022). C’est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (-8 milliards).Ces derniers jours, Stellantis a confirmé son revirement dans le secteur de l’électrique en annonçant son désengagement de plusieurs projets, dont la vente de ses 49% dans NextStar Energy, qui développe la première “gigafactory” de batteries du Canada, et une sortie envisagée de sa coentreprise avec Samsung, qui devait construire deux gigafactories aux Etats-Unis. Le groupe a aussi annoncé relancer des modèles thermiques aux Etats-Unis et en Europe, y compris diesel. Des choix qui selon le groupe ne sont pas en conflit avec l’innovation et n’impactent pas son engagement pour l’électrification”.

Le chancelier Merz en super VRP de l’Allemagne pour son dernier jour en Chine

Le chancelier Friedrich Merz emmène jeudi dans un des pôles technologiques chinois des dizaines de chefs d’entreprise allemands en quête de contrats, au deuxième jour de sa visite dans un pays débouché mais aussi de plus en plus concurrent du Made in Germany.Mercredi, le chef du gouvernement allemand a été reçu par le président Xi Jinping avant d’annoncer une commande chinoise allant “jusqu’à 120” appareils de l’avionneur européen Airbus.Pour sa première visite dans le pays depuis son arrivée au pouvoir en 2025, Friedrich Merz a présenté cet accord comme illustrant le potentiel d’une relation économique apaisée et “juste” avec la Chine, principal partenaire commercial de l’Allemagne. M. Merz doit trouver le bon équilibre car le géant asiatique et ses entreprises sont de plus en plus perçus par le monde industriel allemand comme de sérieux rivaux.Après les dirigeants français, canadien ou britannique, le chancelier est le dernier en date à faire le déplacement à Pékin, à un moment où le président américain Donald Trump, lui-même annoncé en Chine fin mars, bouscule l’ordre établi à coups de droits de douane et de remise en question des alliances.- Intelligence artificielle -Après avoir visité jeudi matin la Cité interdite, ancienne résidence des empereurs à Pékin, M. Merz a assisté à la présentation de véhicules autonomes du constructeur allemand Mercedes, avant de s’envoler pour Hangzhou (est), à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Shanghai. Cette métropole de 12 millions d’habitants est le siège de nombreux fleurons technologiques chinois, comme la startup DeepSeek, célèbre pour son robot conversationnel, ou le mastodonte Alibaba (commerce en ligne, cloud, logistique), tous deux engagés dans l’intelligence artificielle (IA).M. Merz doit visiter Unitree Robotics, acteur majeur de la robotique en Chine. Spécialisée dans l’IA dite “matérielle”, Unitree fabrique des robots quadrupèdes (à l’apparence de petits chiens), mais aussi humanoïdes, destinés notamment au grand public.L’ambition de la start-up est de démocratiser l’accès à la robotique avancée en proposant des machines performantes à des prix plus abordables, à l’image de ce que son compatriote DJI a fait pour les drones. Des géants chinois comme Alibaba, Tencent (internet, jeux) et le constructeur automobile Geely comptent parmi ses investisseurs.M. Merz se rend ensuite chez l’énergéticien allemand Siemens Energy. Il repart jeudi pour Berlin. Comme ses partenaires de l’Union européenne (UE), l’Allemagne s’alarme de l’arrivée sur le marché du Vieux Continent d’un nombre croissant de véhicules électriques et des excédents de production chinois.”Nous avons des préoccupations très précises en ce qui concerne notre coopération, que nous souhaitons améliorer et rendre plus juste”, a dit M. Merz mercredi.La première économie européenne pâtit de la pression grandissante de la concurrence chinoise: en Chine même, où l’industrie allemande écoule de longue date sa production, mais aussi ailleurs dans le monde, jusqu’en Allemagne, y compris dans les secteurs de l’automobile et de la haute technologie.

Ruptures conventionnelles: accord trouvé entre deux syndicats et le patronat

Les trois organisations patronales et deux syndicats, la CFDT et la CFTC, sont parvenus mercredi soir à un accord réduisant la durée d’indemnisation par l’assurance chômage après une rupture conventionnelle.Cet accord, qui permet aux partenaires sociaux de garder la main sur l’assurance chômage que le gouvernement menaçait de reprendre en cas d’échec, est rejeté par le négociateur de la CGT et celui de la CFE-CGC. FO réserve sa réponse.Le texte doit encore être avalisé par les instances de l’ensemble des organisations, au plus tard le 23 mars, puis être voté par le Parlement.Si tel est le cas, les demandeurs d’emploi issus de ces ruptures de contrat à l’amiable se verront appliquer des règles d’indemnisation spécifiques, alors que lors de la création de ce dispositif en 2008, ils avaient été logés à la même enseigne que les autres chômeurs.Trois ans après l’entrée en vigueur de la réforme réduisant la durée maximale d’indemnisation pour tous les demandeurs d’emploi, l’accord trouvé mercredi prévoit que cette durée soit encore réduite pour les salariés ayant conclu une rupture conventionnelle. Elle passera de 18 mois à 15 mois pour les personnes de moins de 55 ans et à 20,5 mois pour ceux de 55 ans et plus, contre actuellement 22,5 mois à 55 et 56 ans et 27 mois après 57 ans.Les signataires insistent sur la nécessité de permettre le retour vers l’emploi le plus rapide possible des ces demandeurs d’emploi plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des allocataires. Pour cela, ils prévoient la mise en place d’un accompagnement renforcé.Dans le cadre de cet accompagnement, les personnes de 55 ans et plus pourront demander la prolongation de leur indemnisation, qui sera accordée ou pas en fonction de l’appréciation par les agents de France Travail des démarches qu’ils auront entreprises pour réaliser leur projet professionnel.Le négociateur du Medef, Hubert Mongon, s’est félicité d’une “approche de droits et de devoirs assumés”. “Il était très important pour nous de ne pas casser l’outil ruptures conventionnelles individuelles, qui est plébiscité par les salariés et les entreprises, prioritairement les petites entreprises”, a-t-il commenté.Le négociateur de FO, Michel Beaugas, a indiqué ne pas être en mesure de se prononcer mercredi soir sur l’accord. Celui de la CFE-CGC, Jean-François Foucard, a clairement indiqué que le syndicat des cadres ne serait “pas signataire”.- “Usine à gaz” -Sans tenir compte de l’impact de l’accompagnement renforcé, la mesure permettrait d’économiser 20 millions d’euros la première année, 270 millions la deuxième, 760 la troisième et 940 à partir de la cinquième, en régime de croisière. Le gouvernement avait demandé aux partenaires sociaux de dégager au moins 400 millions d’euros par an sur la durée restante de la convention d’assurance chômage, c’est à dire jusqu’en 2028.Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait écarté une remise à plat complète de la convention d’assurance chômage de novembre 2024, demandée en août par son prédécesseur François Bayrou, avec un objectif d’économies de quatre milliards d’euros.Les organisations signataires demandent à l’État que le supplément de taxe pour les entreprises sur les ruptures conventionnelles, intégré dans le budget 2026, soit affecté à l’Unédic.Elles appellent les pouvoirs publics à entreprendre toutes les actions nécessaires pour modifier les règles européennes d’indemnisation des travailleurs frontaliers, qui génèrent un déficit annuel de 860 millions d’euros pour la France.Le texte prévoit aussi des travaux pour l’amélioration de la récupération des allocations trop perçues, qui représentent près de 1,3 milliard d’euros en 2025.”C’est une usine à gaz qui va se mettre en place”, a dénoncé le négociateur de la CGT Denis Gravouil, qui appelait à la création d’un “malus” pour les employeurs abusant des ruptures conventionnelles.Pour Frédéric Belouze de la CFTC, l’accord, sans être parfait, “limite un peu la casse”, notamment en évitant la mise en place d’une dégressivité des allocations.Parmi les mesures avancées par le patronat qui ne seront pas reprises figurait un durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage des intermittents du spectacle, mais Hubert Mongon a souligné que ce sujet ferait partie intégrante de la renégociation de la convention d’assurance chômage en 2028.Pour protester contre cette éventualité, des manifestants s’étaient réunis dans la matinée à l’appel de la CGT devant le siège de l’Unédic.

Wall Street progresse, confiante avant les résultats de Nvidia

La Bourse de New York a clôturé dans le vert mercredi, les investisseurs prenant le pari que les résultats trimestriels de Nvidia sauront les surprendre positivement et redonner de l’élan à l’enthousiasme pour l’intelligence artificielle (IA).Le Dow Jones a pris 0,63%, l’indice Nasdaq à forte coloration technologique a avancé de 1,26% et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,81%.”Il s’agit clairement d’un marché qui affiche un certain optimisme”, commente auprès de l’AFP Patrick O’Hare, de Briefing.com.”Les investisseurs se ruent sur les actions technologiques”, relève même Jose Torres, d’Interactive Brokers.Pour la deuxième séance consécutive, méga-capitalisations comme éditeurs de logiciels ont repris des forces, une preuve de répit dans les inquiétudes qui ont taraudé les investisseurs sur les bouleversements de l’IA.Apple a gagné 0,77%, Meta 2,25%, Palantir a pris 4,15% et CrowdStrike 3,73%.”Les résultats financiers publiés (…) par Nvidia seront cruciaux” dans la poursuite ou non de cette dynamique, prévient M. Torres.Première capitalisation mondiale, et symbole de l’engouement pour l’IA, Nvidia est aussi “la dernière des +Sept Magnifiques+ (le surnom donné aux géants technologiques américains, ndlr) à publier ses performances trimestrielles”, relève l’analyste.Plusieurs résultats de grands noms du secteur ont été mal accueillis ces dernières semaines, à l’image de ceux de Microsoft et Amazon, face à des attentes très élevées à Wall Street.Pour Nvidia, les acteurs du marché “spéculent sur le fait que les résultats et les perspectives seront probablement bons”, assure Patrick O’Hare.”Bien sûr, le risque est que Nvidia ne soit pas à la hauteur” et dans ce cas, “le marché saura y faire face”, prévient l’analyste.La place new-yorkaise digère aussi l’allocution de Donald Trump prononcée la veille devant le Congrès américain, lors de laquelle il a assuré que “l’inflation chut[ait]” et “les revenus augment[aient] vite” aux États-Unis.Le républicain “a tenté de susciter davantage d’optimisme” sur l’état de santé de la première économique mondiale, selon Jose Torres.Les investisseurs pourront s’appuyer sur les inscriptions hebdomadaires au chômage jeudi et l’indice des prix à la production (PPI) du mois de janvier vendredi pour affiner leur jugement.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’État américain à 10 ans se tendait légèrement par rapport à la clôture mardi, à 4,05% vers 21H00 GMT contre 4,03%.Au tableau des valeurs, le géant de l’informatique à distance (cloud) Oracle s’est octroyé 1,19% à 147,88 dollars après une réévaluation de son titre à la hausse par la banque d’investissement américaine Oppenheimer.L’action Oracle a particulièrement pâti des craintes autour des dépenses dans l’IA, lâchant près de 37% en six mois.La chaîne de restauration rapide d’inspiration méditerranéenne Cava (+26,50% à 85,77 dollars) a été propulsée par des performances financières au-dessus des attentes.Le Chicago Mercantile Exchange (CME), notamment propriétaire de la plateforme sur laquelle s’effectuent les échanges des contrats à terme, a terminé en baisse de 3,66% à 307,36 dollars. L’entreprise a été confrontée à des difficultés techniques qui l’ont conduite à mettre en pause ses activités de trading au milieu de la séance.

Fnac Darty finit 2025 dans le rouge, pénalisé par Nature et Découvertes

Le groupe Fnac Darty, dont le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky veut prendre le contrôle majoritaire via une offre publique d’achat (OPA), est tombé dans le rouge en 2025, pénalisé notamment par les pertes de Nature et Découvertes, qu’il cherche à vendre.Le spécialiste du matériel électroménager, électronique et des produits culturels a enregistré une perte de 146 millions d’euros, qui s’explique aussi par des dépréciations comptables, essentiellement en Belgique, selon un communiqué publié mercredi.En 2024, il avait dégagé un bénéfice net de 26 millions d’euros.Son chiffre d’affaires a grimpé de 25% à 10,3 milliards d’euros du fait de l’intégration de l’italien Unieuro, racheté fin 2024.Hors effets de change et à nombre de magasins comparable, les ventes sont en revanche quasiment stables (+0,7%), dans un “contexte de consommation difficile en France”, a indiqué le DG du groupe Enrique Martinez, cité dans le communiqué.Fnac Darty, dont l’activité est traditionnellement plus forte au second semestre, a enregistré une performance “décevante” en décembre dans l’Hexagone, avec des ventes en recul de 0,6% au quatrième trimestre sur un an, en données comparables. La France représente 60% du chiffre d’affaires du groupe. “On avait bien réussi le mois de novembre avec” les opérations promotionnelles comme le Black Friday,  mais les consommateurs se sont montrés plus prudents pendant les fêtes, a expliqué à l’AFP M. Martinez.A l’inverse, les ventes ont progressé (+1%) au quatrième trimestre dans “le reste de l’Europe”, tirées par le Portugal et l’Espagne. La perte nette en 2025 tient compte des activités abandonnées, comme Nature et Découvertes, enseigne de bien-être en difficulté dont le groupe a annoncé vouloir se séparer le mois dernier.- Coupe du monde -Le plan de redressement de Nature et Découvertes “n’a malheureusement pas eu les résultats escomptés”, a justifié mercredi le directeur financier de Fnac Darty, Jean-Brieuc Le Tinier, lors d’une présentation en ligne des résultats, refusant de détailler les “premières marques d’intérêt” déjà “reçues”.Egalement à l’origine de la perte nette: des dépréciations comptables, essentiellement en Belgique, a précisé le groupe à l’AFP.En excluant activités abandonnées et éléments comptables, le groupe revendique un bénéfice net “ajusté” de 28 millions d’euros en 2025.En 2026, Fnac Darty mise sur un marché “légèrement plus porteur” notamment avec la Coupe du monde de foot, qui a “toujours un impact sur les marchés électroniques” et l’achat de téléviseurs, ainsi que sur la reprise de l’activité immobilière, qui favorise l’électroménager, selon M. Martinez.En outre, le directeur général de Fnac Darty anticipe la progression de “deux indicateurs clé”, le taux de marge opérationnelle courante et le flux de trésorerie opérationnel.Le groupe confirme par ailleurs les objectifs de son plan stratégique à horizon 2030, misant sur le développement des services, notamment via les contrats d’entretien et de réparation tels que Darty Max.Il vise ainsi 4 millions d’abonnés “tous services confondus”, contre 2,4 millions à fin 2025.”Intéressé” par le “marché de l’énergie”, le groupe envisageait de racheter Engie Home Services, filiale d’Engie chargée de l’installation, de l’entretien et du dépannage des appareils de chauffage, de climatisation et de production d’eau chaude, mais il “n’a pas été retenu” par l’énergéticien, a déploré auprès de l’AFP Enrique Martinez.Le projet d’OPA de Daniel Kretinsky, annoncé en janvier, doit permettre au milliardaire tchèque de prendre le contrôle majoritaire du groupe français, dont il est déjà le principal actionnaire, à hauteur de 28,5%, et sur lequel planaît l’ombre d’un actionnaire indirect chinois ces derniers mois.Le distributeur allemand Ceconomy, deuxième actionnaire du groupe, est en effet en cours de rachat par le géant chinois de l’e-commerce JD.com.La société EP Group, contrôlée par M. Kretinsky, propose un prix de 36 euros par action, valorisant Fnac Darty à plus d’un milliard d’euros. Mercredi, l’action de Fnac Darty a terminé en faible baisse, à 35,35 euros. Issu de la fusion en 2016 des librairies Fnac et du distributeur de produits électroniques et électroménagers Darty, le groupe est présent dans 14 pays à travers plus de 1.500 magasins.

Ruptures conventionnelles: un accord en vue entre syndicats et patronat

Un accord entre partenaires sociaux se profile mercredi soir sur l’assurance chômage, qui réduirait la durée maximale d’indemnisation des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle avec leur employeur, malgré l’opposition de la CGT. Patronat et syndicats tentent de trouver un accord dégageant au moins 400 millions d’euros d’économies par an, principalement sur ces ruptures de contrat à l’amiable, et d’éviter ainsi que le gouvernement reprenne la main sur les conditions d’indemnisation.En fin d’après-midi, les négociateurs de la CGT et de la CFDT ont annoncé qu’un accord était en cours de rédaction. Celui-ci ne prévoirait pas de dégressivité des allocations chômage après une rupture conventionnelle, ce qui constitue une victoire pour la CFDT, mais raccourcirait de 18 à 15 mois la durée d’indemnisation maximale pour les allocataires de moins de 55 ans issus d’une telle rupture. Pour les 55 ans et plus, cette durée serait ramenée à 20,5 mois, contre 22,5 mois actuellement à 55 et 56 ans et 27 mois à partir de 57 ans. Une baisse atténuée pour les seniors par la possibilité de bénéficier d’un accompagnement renforcé, qui pourra conduire à la prolongation de leur durée d’indemnisation “si leur projet professionnel nécessite plus de temps”, a expliqué Olivier Guivarch de la CFDT. Le négociateur a estimé qu’une “étape importante” avait été franchie en direction d’un accord.Sans tenir compte de l’impact de cet accompagnement renforcé, cette mesure permettrait d’économiser 20 millions d’euros la première année de sa mise en oeuvre, 270 millions la deuxième, 760 la troisième et 940 à partir de la cinquième, en régime de croisière. Le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux de dégager au moins 400 millions d’euros par an sur la durée restante de la convention d’assurance chômage, c’est à dire jusqu’en 2028.Cette réduction de la durée d’indemnisation devra être votée par le Parlement avant de pouvoir être appliquée.- “Pas tellement envie de signer” -“À ce stade, c’est, à notre sens, largement au-delà des 400 millions”, a souligné le négociateur de la CGT Denis Gravouil, ajoutant: “on sait qu’on n’a pas tellement envie de signer un texte de ce genre”. Selon plusieurs négociateurs, un accord pourrait également être trouvé pour assurer un meilleur recouvrement des trop-perçus versés aux chômeurs, qui représentent au total près de 1,3 milliard d’euros en 2025.Parmi les mesures avancées par le patronat qui ne seraient pas reprises dans l’accord figurait un durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage des intermittents du spectacle.Pour protester contre cette éventualité, au moins 300 personnes s’étaient réunies dans la matinée à l’appel de la CGT devant le siège de l’Unédic, en présence de sa secrétaire générale Sophie Binet, qui a dénoncé une baisse “inédite” des droits des chômeurs de 25% depuis 2017.Le patronat (Medef, CPME, U2P) a depuis le début tenu à élargir le spectre de la négociation et dit vouloir dégager un milliard d’euros d’économies par an, au grand dam des syndicats.En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont été conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dépenses d’allocations chômage atteignant 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dénonce des “abus”. Plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des demandeurs d’emploi, les chômeurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus élevées, ouvrant des droits plus longtemps, selon l’Unédic. Le gouvernement Lecornu a écarté une remise à plat complète de la convention d’assurance chômage de novembre 2024, demandée en août par son prédécesseur François Bayrou, avec un objectif d’économies de quatre milliards d’euros.Lundi, les chefs de file des cinq syndicats de salariés représentatifs avaient appelé le patronat à se montrer “raisonnable” et à négocier sur la base de 400 millions d’euros. Les numéros un de la CFDT et de FO s’étaient dit optimistes sur un possible accord. La CGT, qui désigne les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un “malus” pour ceux y ayant beaucoup recours, se montrait moins accommodante. 

Avec la facturation électronique, “fini les galères” pour les entreprises, promet Bercy

“Fini les galères”: Bercy lance une campagne de sensibilisation des entreprises à l’entrée en vigueur au 1er septembre de la facturation électronique, qui lui permettra aussi de traquer les fraudeurs à la TVA.Au 1er septembre, les quelque 10 millions d’entreprises assujetties à la TVA devront avoir choisi une plateforme électronique parmi les 108 déjà agréées, via laquelle elles pourront recevoir leurs factures. A la même date, les plus grosses devront aussi les émettre de cette façon. Au 1er septembre 2027, tout le monde devra à la fois envoyer et recevoir de manière électronique.”Le 1er septembre, c’est demain”, a souligné lors d’une conférence de presse la directrice générale des Finances publiques Amélie Verdier.La campagne sera déclinée à la télévision, à la radio et dans la presse. Les spots télé s’adressent clairement aux petites et moyennes entreprises. Ils jouent sur l’humour, mettant en scène une entrepreneuse indépendante, un garagiste et des comptables de PME, tous en train de manipuler avec difficulté de lourdes rames de galère, à la recherche effrénée de factures égarées. Avec ce slogan: avec la facture électronique, “fini les galères”.La campagne papier montre quant à elle des galères véritables, avec des factures en guise de voile, énonçant que la facturation va devenir “plus juste”, “plus simple” et “plus efficace”. – Respectueuses -Une documentation complète est disponible sur impots.gouv.fr, et un numéro national d’assistance entre en vigueur, le 0 806 807 807.Les données extraites des factures remonteront directement à l’administration fiscale: “Nous assumons pleinement de dire que cette réforme va permettre d’améliorer le recouvrement de la TVA”, a souligné Mme Verdier.Ce qui favorise, selon elle, “la juste concurrence et protège les entreprises respectueuses des règles”.La différence entre ce qui est théoriquement attendu de TVA et ce qui arrive dans les caisses de l’Etat, que le fisc appelle “l’écart fiscal”, est en France “de 6 à 12 milliards d’euros”, a rappelé Mme Verdier, “ce qui donne une idée” du rendement attendu de la réforme.La réforme permettra de mieux repérer “les phénomènes atypiques”, comme un chiffre d’affaires ne reflétant pas la valeur des matières premières facturées à l’entreprise, a-t-elle ajouté.La réforme rend la facturation “plus simple” en évitant les formats variés, y compris papier, générant “des ressaisies, des erreurs, des factures perdues”: “les entreprises vont gagner du temps”, a-t-elle assuré.Et, selon elle, “une facture électronique est entre cinq et dix fois moins chère à traiter qu’une facture papier et même PDF”.- 200 factures -Des représentants des trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) étaient présents.Pour la CPME, Franck Bataille, à la tête d’une entreprise de dix salariés dans le Loir-et-Cher, s’est réjoui: “Aller chercher chaque mois 200 factures fournisseurs sur les plateformes, dans les emails etc… est un exercice dont je me passerais bien et qui va sans doute être grandement facilité par cette réforme”, a-t-il dit.Les adhérentes de l’U2P, souvent de très petites entreprises, n’étaient “pas forcément demandeuses” de la réforme, a souligné Nathalie Roy, sa représentante. Elle a salué le lancement de la campagne d’information et indiqué que l’U2P veillerait à ce que la réforme “ne soit pas vécue comme une contrainte supplémentaire”.Un essai pilote, basé sur le volontariat, dont les données ne seront pas utilisées à des fins de contrôle, est lancé cette semaine, avec déjà 1.000 entreprises souhaitant émettre des factures électroniques, et 6.000 souhaitant en recevoir.Les entrepreneurs souhaitant rejoindre ce pilote peuvent le signaler à leur plateforme.Environ 600.000 entreprises ont déjà choisi leur plateforme électronique, selon Mme Verdier.Elle a jugé “possible” que les 10 millions ne soient pas prêtes au 1er septembre. Mais au vu du lancement de telles réformes en Italie ou en Belgique, elle s’attend à “une accélération dans les dernières semaines”, peut-être exponentielle”.

La Bourse de Paris termine sur un record, les craintes autour de l’IA en suspens

La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,47% mercredi, décrochant de nouveaux records de clôture et en séance, profitant de l’apaisement des craintes autour de l’intelligence artificielle avant les résultats de l’américain Nvidia.L’indice vedette CAC 40 a ainsi atteint un nouveau record en clôture, à 8.559,07 points, dépassant le précédant à 8.519,21 points qui datait de mardi. Le CAC 40 a également enregistré un nouveau record absolu à 8.560,91 points mercredi.Guillaume Chaloin, directeur de la gestion actions de Delubac AM, constate “une certaine détente sur la thématique de l’intelligence artificielle” mercredi, qui a soutenu des valeurs comme Dassault Systèmes (+3,41% à 18,03 euros), mis à mal ces derniers jours.Depuis plusieurs semaines, les marchés s’interrogent en effet sur la rentabilité des dépenses colossales des géants de la tech dans le développement de l’IA, qu’ils financent de plus en plus en s’endettant alors qu’ils utilisaient auparavant leur trésorerie.Les inquiétudes concernent aussi les conséquences du développement de cette nouvelle technologie pour le modèle économique de nombreux secteurs, comme celui des logiciels qui a connu de lourdes déconvenues en Bourse depuis le début de l’année.Après un début d’année marqué par des doutes sur la monétisation de l’intelligence artificielle, les dépenses d’infrastructure et la soutenabilité du cycle d’investissement, les investisseurs attendent la publication des résultats annuels et du quatrième trimestre du mastodonte des puces et processeurs Nvidia.Dans le sillage de son concurrent britannique Diageo, qui s’est effondré de près de 13% mercredi à la Bourse de Londres après avoir fait état de performances en berne aux États-Unis et revu à la baisse ses perspectives annuelles, Pernod Ricard a perdu 7,93% à 77,54 euros et le groupe Rémy Cointreau 5,94% à 41,20 euros.Les spiritueux ont été secoués sur leurs marchés traditionnels par les guerres douanières, et rencontrent une “moindre facilité” que d’autres secteurs” pour faire passer des hausses de prix pour compenser” les surtaxes, explique Guillaume Chaloin.Bic a terminé en forte baisse  (-7,52% à 52,90 euros) après avoir annoncé mardi un bénéfice en chute de quelque 60% en 2025, une “année difficile” en particulier sur les marchés américains.Le titre du groupe d’électroménager Seb a terminé en hausse de 4,90% à 53,55 euros, après avoir présenté des résultats annuels supérieurs aux attentes et un plan d’économies impliquant “jusqu’à 2.100” suppressions de postes.

Wall Street ouvre en hausse en attendant Nvidia

La Bourse de New York évolue en hausse mercredi avant la publication des résultats du géant des puces Nvidia, particulièrement attendue dans un marché récemment échauffé par les inquiétudes autour de l’intelligence artificielle (IA).Vers 14H55 GMT, le Dow Jones avançait de 0,26%, l’indice Nasdaq prenait 1,08% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,55%.Après une clôture dans le vert la veille, “les traders attendent le prochain catalyseur”, résume David Morrison, de Trade Nation.Le marché boursier “se focalise aujourd’hui sur les résultats de Nvidia (…) qui pourront donner le ton pour les prochains mois”, explique Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.La publication des performances financières annuelles et du quatrième trimestre du mastodonte de la tech, première capitalisation mondiale, aura lieu après la fermeture de Wall Street.Elle survient dans un contexte d’inquiétudes persistantes quant aux valorisations élevées du secteur technologique et de l’IA et leurs capacités à rentabiliser leurs investissements faramineux.En attendant, “les investisseurs continuent leurs achats à bons comptes”, remarque Patrick O’Hare, de Briefing.com.La place new-yorkaise digère aussi l’allocution de Donald Trump prononcé la veille devant le Congrès américain, lors de laquelle il a assuré que “l’inflation chut[ait]” et “les revenus augment[aient] vite” aux États-Unis.”L’économie est florissante comme elle ne l’a jamais été”, a-t-il ajouté.Ce “discours sur l’état de l’Union” a “brossé un tableau très optimiste (…) mais c’est l’évolution de l’activité économique qui en sera juge”, remarque M. Cardillo.Les opérateurs attendent justement vendredi l’indice des prix à la production (PPI) pour le mois de janvier qui leur permettra d’affiner leurs attentes sur la trajectoire monétaire de la banque centrale américaine (Fed).Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’État américain à 10 ans se tendait par rapport à la clôture mardi, à 4,05% contre 4,03%.Au tableau des valeurs, le géant de l’informatique à distance (cloud) Oracle s’octroyait 1,77% à 148,73 dollars après une réévaluation de son titre à la hausse par la banque d’investissement américaine Oppenheimer.L’action Oracle a particulièrement pâti des craintes autour des dépenses dans l’IA, lâchant près de 37% en six mois.Le fabricant d’ordinateurs et serveurs HP était sanctionné (-2,64% à 17,72 dollars), malgré des résultats trimestriels meilleurs qu’escompté, les investisseurs se montrant déçus de la fourchette de prévisions annoncée par le groupe.La chaîne de restauration rapide d’inspiration méditerranéenne Cava s’envolait (+20,13% à 81,45 dollars), propulsée par des performances financières au-dessus des attentes.La holding de magasins à bas coûts TJX (+0,95% à 159,15 dollars), qui contrôle notamment les enseignes TJMaxx (habillement), HomeGoods (articles de décoration) et Marshalls (prêt-à-porter), évoluait dans le vert après avoir fait état d’une demande toujours robuste.