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L’Iran exclut de renoncer à enrichir l’uranium “même en cas de guerre”

L’Iran a exclu dimanche de renoncer à l’enrichissement de l’uranium dans ses pourparlers avec Washington, “même en cas de guerre” avec les Etats-Unis, dont il a mis en doute la volonté de négocier. Après une première session de pourparlers vendredi à Oman, les deux pays ont affirmé vouloir poursuivre leurs discussions. Mais le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi s’est interrogé dimanche sur le “sérieux” des Etats-Unis à “mener de véritables négociations”, lors d’une conférence de presse à laquelle l’AFP a assisté. L’Iran “évaluera l’ensemble des signaux et décidera de la poursuite des négociations”, a-t-il affirmé, faisant aussi état de “consultations” avec la Chine et la Russie.  Téhéran martèle ne vouloir discuter que de son programme nucléaire et être en droit de développer une filière civile. Les Etats-Unis, qui ont déployé une vaste force navale dans le Golfe, exigent un accord plus large, incluant la limitation des capacités balistiques du pays et l’arrêt de son soutien à des groupes armés hostiles à Israël. Tenant d’une ligne dure avec Téhéran, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui rencontrera mercredi Donald Trump à Washington, exige que ces deux volets soient “inclus dans toute négociation”, a indiqué samedi son bureau. M. Araghchi, a réaffirmé dimanche que l’Iran ne céderait pas à la demande réitérée de Donald Trump de renoncer à l’enrichissement d’uranium, “même si une guerre nous est imposée”. Il a indiqué, sans plus de détails, que l’Iran pouvait envisager “une série de mesures de confiance concernant le programme nucléaire”, en contrepartie d’une levée des sanctions internationales qui asphyxient son économie. Le déploiement militaire américain “ne nous effraie pas”, a-t-il encore déclaré, au lendemain d’une visite du négociateur américain, Steve Witkoff, à bord du porte-avions Abraham Lincoln dépêché dans le Golfe. – “Paix et force” -Accompagné par l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, M. Witkoff a mis en avant “le message de paix et de force du président Trump”. Ce dernier a multiplié les menaces militaires contre l’Iran face à la répression sanglante du mouvement de contestation en janvier, puis pour pousser Téhéran à un règlement diplomatique.  En cas d’attaque, l’Iran a menacé de frapper les bases américaines dans la région, et de bloquer le détroit d’Ormuz, passage clé des approvisionnements énergétiques mondiaux. Saluant comme “très bonnes” les discussions entre MM. Witkoff, Kushner et Araghchi – les premières depuis les bombardements américains d’ installations nucléaires iraniennes en juin dernier – Donald Trump a affirmé qu’elles se poursuivraient “en début de semaine prochaine”.M. Araghchi avait aussi dit être convenu avec Washington de la poursuite des discussions, tout en relevant qu’il restait “encore un long chemin à parcourir pour établir la confiance”.  La question des missiles iraniens ne pourra “jamais être négociée”, s’agissant “d’un enjeu de défense”, avait-il aussi réaffirmé. – Près de 7.000 morts dans la mobilisation – Les pays occidentaux et Israël accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément. “La tentative” de l’Iran “d’obtenir l’arme la plus dangereuse au monde (…) constitue une menace claire pour la paix” mondiale, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar. Et “l’énorme quantité de missiles balistiques à longue portée que le régime iranien cherche à produire met Israël en danger – mais pas seulement lui”, a-t-il ajouté. L’Iran et les Etats-Unis avaient engagé des négociations au printemps dernier, qui butaient notamment sur la question de l’enrichissement avant d’être gelées par la guerre de 12 jours déclenchée par Israël contre l’Iran en juin.  En Iran, où la répression se poursuit, l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a dit avoir confirmé 6.961 morts dans le mouvement de contestation, pour la plupart des manifestants, et a recensé plus de 51.000 arrestations. D’autres ONG redoutent un bilan beaucoup plus élevé, dont l’ampleur a été dissimulée par trois semaines de coupure d’internet. 

La Syrie et l’Arabie saoudite signent de nouveaux accords d’investissement

Ryad et Damas ont signé samedi des nouveaux accords d’investissement pour relancer l’économie dévastée de la Syrie, incluant la création d’une compagnie aérienne commune et un projet d’un milliard de dollars de développement des télécommunications. Les nouvelles autorités syriennes s’emploient à attirer des investissements pour reconstruire le pays, après une guerre civile de plus de 13 ans. Elles ont déjà signé une série d’accords avec des pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, devenue une alliée d’Ahmad al-Chareh, le président de transition islamiste qui a renversé le dirigeant syrien Bachar al-Assad en décembre 2024.Talal al-Hilali, chef de l’Autorité syrienne d’investissement, a annoncé samedi à Damas devant la presse cinq accords entre les deux pays, dont l’un pour la création d'”une compagnie aérienne low-cost syro-saoudienne” baptisée “Nas Syria”.Il comprend aussi la construction d’un nouvel aéroport à Alep (nord de la Syrie) d’une capacité de 12 millions de passagers, ainsi que des travaux dans l’aéroport existant.Un projet baptisé SilkLink vise à développer “les infrastructures de télécommunications et la connectivité numérique” en Syrie, a-t-il encore détaillé. Il est doté d’une enveloppe “d’environ 1 milliard de dollars”, a indiqué le ministre syrien des Télécommunications, Abdulsalam Haykal.Un autre accord porte sur le dessalement de l’eau et la coopération au développement.- “Secteurs vitaux” -Le ministre saoudien de l’Investissement, Khaled el-Faleh, a en outre évoqué le lancement d’un fonds d’investissement pour “des projets majeurs en Syrie avec la participation du secteur privé” (saoudien).L’enjeu est de “construire un partenariat stratégique”, a-t-il résumé. Les projets concernent “des secteurs vitaux qui touchent la vie des gens et constituent des piliers essentiels pour la reconstruction de l’économie syrienne”, a mis en avant M. Hilali.En juillet, Ryad avait déjà signé des accords d’investissement et de partenariat avec la Syrie d’une valeur de 6,4 milliards de dollars.”Ce n’est qu’un début”, a affirmé samedi à l’AFP un responsable du ministère saoudien de l’Investissement. Il est prévu “que les investissements s’étendent à tous les secteurs qui constituent une priorité urgente pour la vie des Syriens”, a-t-il assuré.L’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, a salué ces accords, estimant sur X que “des partenariats stratégiques dans l’aviation, les infrastructures et les télécommunications contribueront de manière significative aux efforts de reconstruction de la Syrie”.L’analyste Benjamin Fève, spécialiste de l’économie syrienne, reste néanmoins prudent sur leur portée. “A court terme, je dirais que ces accords ont davantage d’importance en tant que signal politique qu’en tant que facteur de changement économique”, note-t-il, jugeant que les projets retenus “ne sont pas prioritaires et ne sont pas suffisants pour reconstruire le pays”.Les Etats-Unis ont définitivement levé en décembre les sanctions américaines sur la Syrie, un pays resté longtemps dans les sphères d’influence de l’Iran et de la RussLa Syrie faisait l’objet de sanctions internationales depuis 1979, renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, qui a débouché sur la guerre civile. La loi dite “Caesar” – adoptée en 2019 lors du premier mandat de Donald Trump – imposait des sanctions américaines drastiques, dont la mise au ban de la Syrie du système bancaire international et des transactions financières en dollars.Le coût de la reconstruction de la Syrie pourrait dépasser 216 milliards de dollars, selon la Banque mondiale.Lors d’une visite en Arabie saoudite fin octobre, M. Chareh avait affirmé que son pays avait attiré 28 milliards de dollars d’investissements depuis la chute de Bachar al-Assad.En avril, l’Arabie saoudite et le Qatar se sont engagés à régler la dette de la Syrie envers la Banque mondiale, qui s’élève à environ 15 millions de dollars.

Feuille de route énergétique: Lecornu va signer le décret de publication “en fin de semaine prochaine”

Sébastien Lecornu annonce qu’il signera “en fin de semaine prochaine” le décret de publication de la très attendue feuille de route énergétique de la France sur dix ans.L’énergie “est probablement un des dossiers les plus urgents” à traiter, ajoute le Premier ministre dans un entretien à la presse régionale. Il justifie la prise d’un décret “en raison de l’urgence” et parce qu’il estime que “les débats ont largement eu lieu”.Attendue depuis deux ans et demi, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), feuille de route énergétique de la France jusqu’en 2035, avait été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables.Cette PPE s’achemine vers un ralentissement de l’éolien terrestre et du solaire parce que l’électrification de l’économie – un des leviers pour réduire les énergies fossiles – avance moins vite que prévu, selon le gouvernement.M. Lecornu confirme que six réacteurs nucléaires EPR “seront inscrits dans la PPE et huit supplémentaires en option”, conformément aux promesses du président Emmanuel Macron en 2022 à Belfort.Le gouvernement investira aussi “dans l’éolien en mer, le photovoltaïque, la géothermie” et l’éolien terrestre. Mais cette dernière source d’énergie “est parfois source de conflit localement, la priorité sera donc donnée à la remotorisation des parcs existants avec des turbines plus puissantes pour éviter le mitage des paysages”, précise M. Lecornu.Quant au prix de l’électricité, “il n’augmentera pas en France”, promet-il, grâce à une “stratégie ambitieuse d’offre”.Alors que le gouvernement envisage d’accompagner la publication de la PPE d’un “grand plan autour de l’électrification des usages” (mobilité, bâtiment, industrie), Sébastien Lecornu ajoute qu’il “faudra réfléchir à des incitations pour accélérer” cette électrification afin “d’arriver à ce que 60% de notre consommation en 2030 soit électrique”.Sur le plan militaire, le Premier ministre assure que la mise à jour (actualisation) de la loi de programmation militaire “arrivera à l’Assemblée nationale dès avril pour être adoptée avant le discours aux Armées du président de la République, le 13 juillet”.Le projet de budget 2026 prévoit 57,2 milliards d’euros pour les armées (+13%), dont 3,5 mds de “surmarche” budgétaire qui n’étaient pas prévus par la LPM actuelle. Le président avait souhaité une autre “surmarche” de 3 mds d’euros pour 2027.Le projet de décentralisation, qui devait faire l’objet d’un seul texte en décembre, sera en fait décliné en “plusieurs textes”, sur lesquels “la concertation n’est pas terminée”.Le premier portera sur “la vie des collectivités locales, avec une cinquantaine de mesures de simplification et de clarification” et sera présenté “avant les municipales”.Le second se penchera sur “la réforme de l’État, la décentralisation et la clarification d’un certain nombre de compétences” et un troisième texte “spécifique, sur la simplification du mille feuilles de la métropole du Grand Paris”, sera présenté “après consultation” avec les différents acteurs”.

ACC abandonne ses projets de gigafactories en Italie et Allemagne

Automotive Cells Company (ACC) une coentreprise de Stellantis, Mercedes et TotalEnergies, construisant des batteries pour voitures électriques a annoncé samedi que les conditions pour relancer deux gigafactories en Italie et Allemagne ne sont “pas réunies” et que le projet pourrait être annulé.”Il apparait clairement que les conditions préalables permettant la relance des projets d’ACC en Allemagne et en Italie (…) ne sont pas réunies. (…) Nous avons ouvert un dialogue constructif avec les représentants du comité d’entreprise en Allemagne et avec les syndicats en Italie pour travailler, à propos des modalités d’arrêt éventuel des projets de Gigafactory de Kaiserslautern et de Termoli”, indique un communiqué d’ACC.Le syndicat italien des métallurgistes UILM affirme pour sa part que l’arrêt de ces projets, placé en pause en mai 2024, est définitif.”La direction d’ACC nous a confirmé ce matin ce que nous redoutions depuis longtemps: le projet d’ACC de construire une gigafactory à Termoli a été définitivement abandonné, tout comme celui en Allemagne”, selon un communiqué d’UILM.Stellantis pour sa part “prend note de la décision d’ACC d’entamer des discussions avec les partenaires sociaux en vue de suspendre les projets de gigafactories en Allemagne et en Italie”, indique un communiqué du groupe franco-italo-américain.”Nous suivons de près la situation et restons pleinement mobilisés pour en évaluer les implications industrielles et sociales”, poursuit Stellantis qui traverse une période de turbulences avec l’annonce vendredi des charges exceptionnelles de 22 milliards d’euros après avoir surestimé le rythme des ventes des voitures électriques.Il y a une semaine, le directeur pour l’Europe de Stellantis, Emanuele Cappellano, avait déclaré que l’usine de Termoli continuera notamment à produire des moteurs à essence “jusqu’en 2030 et même après”, adaptés aux normes environnementales européennes Euro 7. Alors que le projet d’usine de batteries à Termoli a été suspendu, “cela permettra la continuité opérationnelle du site, associé à des productions clés pour l’avenir de l’entreprise, enregistrant typiquement des volumes importants”, a souligné Emanuele Cappellano.

Une plateforme de cryptos sud-coréenne envoie accidentellement 620.000 bitcoins à des utilisateurs

La plateforme sud-coréenne de cryptomonnaies Bithumb a dû présenter ses excuses samedi après avoir envoyé des bitcoins à des utilisateurs pour une valeur avoisinant 37 milliards d’euros… par erreur.L’entreprise a expliqué dans un communiqué avoir transféré 620.000 unités de cette cryptomonnaie à 695 clients, dont les opérations ont été bloquées dans les 35 minutes suivant cette fausse manipulation survenue vendredi.Une telle quantité de bitcoins vaut environ 36,8 milliards d’euros au cours actuel d’environ 59.300 euros, en chute cette semaine en raison notamment de l’aversion pour les actifs jugés volatils et des incertitudes réglementaires.Selon les médias locaux, Bithumb avait l’intention d’envoyer 2.000 wons (1,15 euro) à chacun de ses utilisateurs, dans le cadre d’une promotion. Mais certains bénéficiaires, plus chanceux que prévu, ont reçu quelque 2.000 bitcoins à la place.L’accident a provoqué un très court mouvement de vente sur la plateforme.”Nous présentons nos sincères excuses pour le désagrément causé à nos clients en raison de la confusion lors du processus de distribution de cet événement” promotionnel, a déclaré Bithumb dans un communiqué publié samedi.L’entreprise a affirmé avoir récupéré 99,7% des bitcoins transférés indûment, ajoutant qu’elle utiliserait ses propres réserves pour combler la somme perdue.Elle a reconnu que son erreur avait entraîné une “forte volatilité” du bitcoin sur la plateforme, pendant cinq minutes, des utilisateurs ayant eu le temps de faire des ventes avant que des mesures ne soient prises pour ramener le cours à la normale.Les graphiques de Bithumb montrent que le bitcoin a brièvement perdu 17%, à 81,1 millions de wons (environ 46.860 euros), vendredi soir.La société a par ailleurs certifié que la situation n’était “pas liée à un piratage externe ou à des failles de sécurité”.

“Don Colossus”: une statue dorée de Trump paralysée par un différend financier

Allongée sur le dos dans un atelier de l’Ohio, dans le nord des Etats-Unis, la statue dorée de 4,6 mètres de haut de Donald Trump, baptisée “Don Colossus” par ses créateurs, n’est pas sous son meilleur jour.Cette oeuvre monumentale en bronze, recouverte de feuilles d’or, a été conçue pour s’élever sur deux étages une fois installée sur un socle de 2.720 kg.Mais la statue à 360.000 dollars, qui représente le républicain le poing levé, après la tentative d’assassinat dont il a été victime en juillet 2024, attend depuis plus d’un an d’être érigée.Son sculpteur, Alan Cottrill, n’a toujours pas été payé par les entrepreneurs en cryptomonnaies qui lui ont passé commande.”Je serais un idiot de l’installer sans que le paiement ait été effectué, et je ne suis pas un idiot”, affirme cet artiste américain de 73 ans, qui affirme qu’on lui doit encore environ 92.000 dollars.Conçue au départ pour promouvoir un “memecoin” – un actif virtuel qui n’a aucune valeur intrinsèque mais qui capitalise sur un moment culturel pour faire monter son prix grâce à la spéculation et à la création d’une communauté -, l’oeuvre est devenue un symbole de l’instabilité de ces jetons particulièrement volatiles. Mis en vente alors que Donald Trump remportait l’élection présidentielle, en novembre 2024, $PATRIOT a d’abord suscité un fort engouement chez les trumpistes.Mais son élan a été rapidement interrompu par le lancement par le président américain, lui-même féru de cryptomonnaie, de son propre actif virtuel.Ce dernier, baptisé $TRUMP, a été lancé quelques jours avant l’investiture de janvier 2025, et le dévoilement prévu de “Don Colossus”.La valeur de $PATRIOT, qui continue d’être échangée aujourd’hui, s’est effondrée de plus de 95% par rapport à son pic.Les liens étroits de Donald Trump avec le secteur des cryptomonnaies ont suscité des accusations de conflits d’intérêts majeurs. L’agence spécialisée Bloomberg estime que la fortune de la famille Trump a augmenté de 1,4 milliard de dollars l’an dernier grâce aux seuls actifs numériques.- “Ecrasant” -Dans son atelier de Zanesville, dans l’Ohio, Alan Cottrill parle de son travail avec fierté.Il a réalisé au moins 17 présidents américains, ainsi qu’une statue de l’inventeur Thomas Edison, exposée au Capitole de Washington, le siège du Congrès américain. Il était donc enthousiasmé par l’ampleur du projet Trump: “Quand ils ont parlé de 15 pieds (environ 4,6 mètres) de haut, on commençait à arriver au niveau de mon ego”, plaisante-t-il.Il lui a fallu un mois pour réaliser la figure grandeur nature, puis trois autres pour la mettre à l’échelle, la couler en bronze et permettre à son équipe de polir et lustrer minutieusement la surface.”C’est simplement écrasant. C’est gigantesque”, dit-il.L’artiste dit avoir conservé le “cou de dindon” du dirigeant républicain de 79 ans, mais les commanditaires ont été affolés et ont demandé une version plus flatteuse, moins réaliste.Le plus grand défi, selon lui, aura été de réaliser la célèbre coiffure de Trump. “On ne peut pas sculpter et couler quelque chose qui est… Vaporeux”, lâche-t-il après une hésitation.Plus d’un an après qu’elle a été terminée, la statue semble enfin avoir trouvé un lieu d’accueil: le complexe de golf Trump National Doral, à Miami, où Alan Cottrill s’est rendu le mois dernier pour installer le socle. La date d’inauguration reste toutefois incertaine.Interrogé sur son expérience avec le monde des cryptomonnaies après autant de péripéties, l’artiste se montre catégorique: “La réponse courte, c’est que je ne recommencerai pas.”

Wall Street en forte hausse pour terminer une semaine agitée

La Bourse de New York a clôturé sur les chapeaux de roue vendredi, le Dow Jones s’offrant même un record au-delà des 50.000 points, à l’issue d’une semaine marquée par de fortes turbulences dans le secteur technologique.Le Dow Jones a grimpé de 2,47% à 50.115,67 points, un niveau jamais vu auparavant. L’indice Nasdaq à forte coloration technologique a pris 2,18% et l’indice élargi S&P 500 a avancé de 1,97%.”On peut parler d’un retour en force: les actions terminent une semaine volatile sur une note positive”, note Adam Turnquist, de LPL Financial.Sur la semaine, le Dow Jones est parvenu à afficher une nette progression (+2,50%) tandis que le Nasdaq et le S&P 500 sont en repli, mais ont limité leurs pertes.Et la nervosité des investisseurs a fortement diminué à en croire la chute du Vix, l’indice de volatilité.Plus tôt dans la semaine, la place américaine a été secouée par un large mouvement de désertion visant en particulier les sociétés technologiques.Aux craintes sur le modèle économique de l’intelligence artificielle (IA), secteur qui a attiré des centaines de milliards de dollars d’investissements, se sont ajoutées les inquiétudes sur la pérennité des acteurs des logiciels, justement concurrencés par l’IA.”Le contexte général à Wall Street est d’estimer que la vente est allée trop loin”, juge Jose Torres, d’Interactive Brokers.En quelques jours, certaines actions avaient effacé plusieurs mois de progression.Vendredi, le secteur des semi-conducteurs figure parmi les grands gagnants: Nvidia, première capitalisation mondiale, a bondi de 7,92%, soit un gain de plus de 300 milliards de dollars de capitalisation boursière.Broadcom a gagné 7,08%, AMD 8,28%, et Intel a avancé de 4,87%.D’autres valeurs, au poids moins important, ont connu des progressions encore plus marquées à l’instar du spécialiste de l’informatique à distance (“cloud”) Coreweave, qui a bondi de plus de 20%.Pour les spécialistes, la dynamique haussière a aussi été renforcée par la légère amélioration de la confiance des consommateurs en février, selon l’indice de l’université du Michigan.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain grimpait à 4,20% vers 21H30 GMT, contre 4,18% à la clôture jeudi.Ailleurs à la cote, le géant de la distribution et de l’informatique en ligne Amazon (-5,55% à 210,32 dollars) a été sévèrement sanctionné, malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes.Les investisseurs s’inquiètent des 200 milliards de dollars que le groupe entend dépenser cette année pour se maintenir dans la course à l’IA. Les analystes anticipaient un total d’investissement de l’ordre de 150 milliards.Alphabet, maison mère de Google, et Microsoft ont eux aussi été sanctionnés après des annonces similaires quelques jours plus tôt.La plateforme d’univers virtuel Roblox a bondi de 9,66% à 66,42 dollar, grâce à des prévisions nettement supérieures aux attentes pour l’année 2026.Le réseau social Reddit (-7,43% à 139,83 dollars) a lui été boudé malgré des performances financières supérieures aux attentes lors du dernier trimestre. Reddit a aussi partagé des prévisions optimistes pour l’année en cours et annoncé un programme de rachat d’actions d’un montant d’un milliard de dollars.

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Fin de la grève à la Corsica Linea qui reprend ses liaisons maritimes

La compagnie maritime Corsica Linea a annoncé vendredi soir à l’AFP une reprise du trafic de ses bateaux après un accord ayant permis de lever une grève des syndicats qui défendaient les conditions de travail des marins.La “suspension” de la grève a été confirmée à l’AFP par la CGT Marins, le syndicat majoritaire.”Les derniers points de finalisation entre les parties prenantes ont été réglés aujourd’hui lors d’une réunion organisée par l’office des transports de la Corse, sous l’égide du président Jean-Felix Acquaviva”, a indiqué à l’AFP Pierre-Antoine Villanova, directeur général de la Corsica Linea.”L’accord est trouvé avec la CGT et le syndicat autonome des marins de la marine marchande (SAMMM) et tout le trafic de la compagnie repart ce soir”, à l’exception d’un bateau vers Ajaccio, à cause des conditions météorologiques, a-t-il ajouté.Frédéric Alpozzo, délégué CGT à la Corsica Linea, a indiqué à l’AFP que son syndicat était “satisfait des discussions”, assurant avoir “obtenu une promesse pour de nouvelles dessertes vers l’Algérie.””Nous resterons vigilants durant ces huit semaines avec la suspension et non le retrait de nos préavis de grève”, souligne le syndicat dans un communiqué.”Le trafic des ferries peut reprendre dès ce soir”, s’est félicité sur X le ministre des Transports Philippe Tabarot saluant la levée de la grève, précisant que ses deux médiateurs désignés sur ce dossier étaient “à l’oeuvre pour parvenir à un apaisement durable avec tous les acteurs”.Sur Facebook, Corsica Linea a évoqué une reprise dès vendredi des traversées Marseille-Corse “avec des horaires décalés”, avant “une reprise du trafic initial sur les traversées des jours à venir.”- “Sécuriser les emplois” -Corsica Linea, qui opère sous pavillon français et est délégataire du service public de transport maritime, avait réclamé vendredi matin “une reprise immédiate de l’activité afin de garantir un cadre de dialogue social serein et apaisé” avec les syndicats.Depuis lundi, la CGT Marins avait entamé un mouvement de grève afin de “sécuriser les emplois” notamment chez la Corsica Linea et la Méridionale, dont les bateaux ont été bloqués toute la semaine.Les grévistes dénoncent “le dumping social” de la compagnie Corsica Ferries qui opère sous pavillon international italien avec des conditions sociales moins-disantes que la Corsica Linea, opérant elle sous pavillon français premier registre.Le ministère des Infrastructures et des Transports italien a également appelé “à parvenir rapidement à une solution permettant la reprise complète des activités portuaires et évitant toute action discriminatoire à l’égard de certains opérateurs du secteur”.La CGT Marins a bloqué lundi le navire de croisière MSC Orchestra dans la rade de Marseille. En Corse, deux navires de la Corsica Ferries ont vu leur départ retardé mercredi soir à Ajaccio et Bastia et deux autres de la même compagnie ont été déroutés jeudi vers l’Ile-Rousse et Propriano car empêchés d’accoster à Bastia et Ajaccio par les marins grévistes.Une réunion de conciliation s’était tenue jeudi matin à la préfecture des Bouches-du-Rhône avec les syndicats (SAMMM, STC La Méridionale et CGT Marins Corsica Linea et La Méridionale), les directions de La Méridionale et de la Corsica Linea et un membre du cabinet du ministère des Transports.

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Danone rappelle de nouveaux lots de lait infantile au Royaume-Uni et en Espagne notamment

Le géant agro-alimentaire Danone a élargi ses rappels de lait infantile pour inclure de nouveaux lots au Royaume-Uni et en Espagne, ont indiqué vendredi les agences alimentaires des pays concernés, tandis que des lots en Croatie et en Slovénie sont également touchés.L’agence de sécurité alimentaire britannique a annoncé le retrait de lots des marques d’Aptamil et de Cow&Gate “car la toxine cereulide pourrait être y être présente”.Elle souligne que ce rappel d’une quinzaine de lots différents, avec des dates de péremption différentes, constitue une “extension” d’un premier rappel daté du 23 janvier.   De son côté, l’Agence espagnole de sécurité alimentaire et de la nutrition (Aesan) a indiqué étendre “l’alerte” du 24 janvier “pour la possible présence de céréulide dans des préparations infantiles en provenance d’Irlande des marques Almiron et Blédina”, deux marques du groupe Danone.”En vertu du principe de précaution, l’entreprise fabricante a décidé de retirer de nouveaux produits et lots. Ces produits sont en cours de retrait des circuits de commercialisation. Il est recommandé aux personnes qui ont à leur domicile les produits visés par cette alerte de s’abstenir de les consommer”, poursuit-elle.Des lots de laits infantiles produits par Danone en Allemagne ont également été rappelés en Croatie et en Slovénie, selon des notifications officielles recensées par la plateforme européenne RASFF.En nombre de lots, les rappels effectués depuis jeudi sont sensiblement plus élevés que les rappels annoncés par différents industriels depuis la mi-janvier, selon des données compilées par l’AFP. Les annonces des agences britannique et espagnole interviennent au lendemain de rappels de lait infantile en France et dans plusieurs autres pays européens, après la mise à jour par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de ses recommandations concernant le seuil toléré de céréulide dans les préparations, une toxine pouvant provoquer diarrhées, nausée et vomissements.Le géant agroalimentaire français n’a pas répondu dans l’immédiat à des demandes de l’AFP concernant la liste des pays concernés par des rappels après la mise à jour des recommandations de l’Efsa, ni sur le nombre de lots et de boîtes concernés.La céréulide, produite par certaines bactéries, a été détectée dans une huile riche en acide arachidonique produite par l’industriel chinois Cabio Biotech, fournisseur de plusieurs géants de l’agroalimentaire.Depuis décembre, Nestlé, Danone et Lactalis, ainsi que de plus petits acteurs de ce marché en pleine croissance, ont procédé à de multiples rappels, concernant plus de 60 pays.La taille des lots retirés peut varier d’un industriel à l’autre ou selon les commandes reçues par ces derniers. Les géants de l’agroalimentaire ne communiquent pas sur le nombre de boîtes concernées.Des enquêtes pénales ont été ouvertes en France, notamment à Bordeaux et Angers, après la mort de deux nourrissons ayant consommé des laits Nestlé rappelés, mais elles n’ont pas établi de lien direct à ce stade.Cinq autres nourrissons ont pour l’heure été hospitalisés en France après avoir consommé des laits infantiles concernés par les rappels et sont depuis tous sortis de l’hôpital, les autorités sanitaires rappelant qu’aucun lien direct n’était établi à ce stade avec cette toxine.Après l’annonce de rappels élargis en France et dans plusieurs pays européens, Danone a dit jeudi vouloir “rassurer les parents”.”Nos formules infantiles sont sûres. Toutes les formules pour bébés de nos marques sont produites selon des normes strictes de sécurité des aliments et font l’objet de contrôles rigoureux avant de quitter nos usines”, a assuré le géant français.

MaPrimeRénov’: “rendez-vous personnalisé” obligatoire pour les rénovations d’ampleur

Les demandeurs d’aides MaPrimeRénov’ pour une rénovation d’ampleur devront désormais obligatoirement avoir un “rendez-vous personnalisé” avec un conseiller France Rénov’ pour être mieux accompagnés et éviter les fraudes, a annoncé le ministre du Logement Vincent Jeanbrun vendredi. Il avait indiqué jeudi que le dispositif d’aides à la rénovation énergétique des logements serait relancé pour tous les ménages dès la promulgation de la loi de finances 2026, “dans quelques jours”. Il en a détaillé les modalités lors d’un déplacement à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), dans un espace conseil France Rénov’. Pour les projets de rénovation d’ampleur, “un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ sera désormais obligatoire avant le dépôt de la demande d’aide MaPrimeRénov’, afin de sécuriser les parcours et garantir la qualité des rénovations financées”, selon un communiqué du ministère du Logement vendredi. Les règles d’éligibilité et les taux de financement restent inchangés. France Rénov’ est un service public et compte 614 espaces sur tout le territoire, selon le ministère. Les rendez-vous pourront avoir lieu en agence, en visio “et probablement même par téléphone si les pièces ont été partagées par mail”, précise le cabinet du ministre. “En rendant obligatoire le passage à l’espace conseil (…) on s’assure que, dès le départ du projet, la réflexion est accompagnée, gratuitement et de bout en bout”, a indiqué Vincent Jeanbrun durant sa visite. “On n’est plus tout seul face à son ordinateur”. Cette nouvelle contrainte doit aussi permettre de lutter contre la fraude et les “faux dossiers”, déposés par “des faux clients avec de fausses entreprises”, a expliqué le ministre. La Répression des fraudes a détecté des manquements graves chez 34% des 1.000 professionnels contrôlés en 2024 au sein du secteur de la rénovation énergétique, cible privilégiée d’escrocs qui tentent de détourner les aides MaPrimeRénov’.MaPrimeRénov’ avait été restreint aux plus modestes en septembre et suspendu en janvier, faute de budget de l’État. L’enveloppe prévue pour le dispositif en 2026 est de 3,6 milliards d’euros de crédits de l’État et 500 millions d’euros de certificats d’économie d’énergie (CEE, des aides proposées par les fournisseurs d’énergie). L’Agence nationale de l’habitat (Anah), qui distribue les aides MaPrimeRénov’, prévoit cette année de financer 150.000 travaux de rénovation isolés (changement de chaudière ou de fenêtres) et 120.000 rénovations globales (68.000 en copropriété et 52.000 logements individuels). Cet objectif est cependant déjà amputé par les 83.000 dossiers suspendus fin 2025. “Que la France dispose d’un budget va permettre de reprendre l’engagement des dossiers en attente et ainsi permettre aux travaux de débuter”, a salué le ministre vendredi.