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Aux Etats-Unis, une fronde se lève pour préserver la Fed face à Trump

Des personnalités américaines de tous bords ont défendu lundi avec force l’indépendance de la banque centrale des Etats-Unis, selon elles menacées par une tentative de déstabilisation inédite du gouvernement Trump.En rendant publique dimanche soir une procédure lancée à son encontre par le ministère américain de la Justice, le président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell a déclenché une foule de marques de soutien.Ses prédécesseurs à la Fed ont dénoncé une instrumentalisation de la justice “sans précédent” visant à “saper l’indépendance” de l’institution monétaire. Une telle démarche “n’a pas sa place aux Etats-Unis”, ont affirmé dans un communiqué Alan Greenspan, Ben Bernanke et Janet Yellen, associés à d’autres personnalités économiques de premier plan.”L’histoire nous montre que quand des tentatives indues de peser sur la politique monétaire parviennent à leurs fins, cela conduit souvent à des résultats très regrettables, notamment une instabilité économique et une inflation élevée”, a déclaré de son côté un haut responsable actuel de la banque centrale, le président de la Fed de New York John Williams, lors d’un événement organisé dans sa ville.  Quant au gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, il a qualifié Jerome Powell de “modèle d’intégrité”.- Des républicains se rebiffent -Des parlementaires républicains ont aussi manifesté leur désapprobation, alors que le parti présidentiel a jusqu’ici peu résisté aux initiatives de la Maison Blanche.”Les enjeux sont trop élevés pour fermer les yeux: si la Réserve fédérale perd son indépendance, la stabilité de nos marchés et de l’économie dans son ensemble en souffrira”, a écrit sur X la sénatrice de l’Alaska Lisa Murkowski.Comme son collègue Thom Tillis, elle a prévenu qu’elle n’adouberait aucun candidat de Donald Trump à un poste au sommet de la Fed tant que cette affaire perdurera.Le chef d’Etat peut annoncer à tout moment le nom de la personne qu’il veut voir prendre la suite de Jerome Powell, dont le mandat de président prend fin en mai.Donald Trump a lui-même présenté son conseiller économique Kevin Hassett comme favori mais il ménage un certain suspens.Il veut une “colombe” décomplexée à la tête de la Fed, soit, dans le jargon de banque centrale, une personne fermement décidée à réduire les taux d’intérêt, peu regardante sur le niveau de l’inflation. – “Prétexte” -C’est par une déclaration solennelle filmée que le très pondéré Jerome Powell a annoncé dimanche soir que le ministère de la Justice avait lancé une enquête pouvant conduire à des poursuites pénales à son encontre.Il a affirmé sans détour que la procédure était fondée sur un “prétexte”, l’important coût des travaux de rénovation du siège de la Fed à Washington, qui cache selon lui la raison véritable: l’institution n’a pas fourni à Donald Trump les baisses de taux d’intérêt qu’il attendait.Ce nouveau rebondissement a surpris les investisseurs, qui apprécient généralement les baisses de taux directeurs mais sont aussi attachés à l’indépendance de la Fed, garde-fou contre l’inflation.Après une ouverture dans le rouge, la Bourse de New York a toutefois renversé la vapeur et terminé en hausse.”Les marchés se disent que cette enquête aura peu, voire pas d’impact sur l’indépendance de la Fed” au bout du compte, selon Bernard Yaros, d’Oxford Economics. Outre Jerome Powell, Donald Trump a tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook. L’affaire arrive ce mois-ci devant la Cour suprême.

Iran: la répression s’accentue, Trump menace les partenaires de Téhéran de sanctions

Le président américain Donald Trump a menacé lundi les partenaires commerciaux de l’Iran de sanctions douanières, au moment où selon une ONG le bilan de la répression des manifestations contre le pouvoir dépasse les 600 morts.Donald Trump, qui a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement, a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l’Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis.”Cette décision est définitive” et “prend effet immédiatement”, a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social, une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de l’Iran.Lundi, les autorités iraniennes ont tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant des rassemblements massifs à travers le pays. A l’appel du président Massoud Pezeshkian, des milliers d’Iraniens ont envahi selon les images de la télévision d’Etat la place de la Révolution, au coeur de Téhéran, en soutien au pouvoir confronté à l’un de ses plus grands défis depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Leur mobilisation est un “avertissement” aux Etats-Unis, a réagi le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.Dans la capitale, au milieu de drapeaux de la République islamique et de slogans “Mort à l’Amérique”, la foule a récité des prières pour les membres des forces de sécurité tués dans ce que le gouvernement qualifie “d’émeutes”. Des dizaines sont morts au total, selon la presse iranienne.L’Iran mène une guerre contre des “terroristes”, a lancé sur place le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, menaçant d’infliger à Donald Trump une leçon “inoubliable” en cas d’attaque américaine.D’autres rassemblements similaires ont eu lieu dans plusieurs villes, d’après les médias officiels, tandis que le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.- Prêts pour “la guerre” -Dans le même temps, dénonce l’ONG Iran Human Rights (IHR), la répression du mouvement débuté le 28 décembre contre le marasme économique et défiant désormais ouvertement le pouvoir, s’intensifie. L’organisation dit avoir confirmation de la mort de 648 manifestants au total – et d’environ 10.000 arrestations. Son bilan précédent faisait état de 192 tués.Mais la réalité pourrait être bien plus noire, craint IRH, évoquant des rapports pour l’heure non confirmés allant jusqu’à 6.000 morts. Les autorités ont imposé une coupure totale des communications internet depuis le 8 janvier, compliquant la collecte d’informations. Sur une vidéo authentifiée dimanche par l’AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé dimanche que les hôpitaux étaient “débordés” par l’afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuaient.A Paris, le président français Emmanuel Macron a condamné “la violence d’Etat qui “frappe aveuglément” les manifestants, et Londres a fustigé “l’horrible” répression, appelant à “cesser immédiatement les violences”. L’Union européenne a dit envisager “de nouvelles sanctions, plus sévères” contre l’Iran.En écho à Téhéran, Moscou a de son côté dénoncé les “tentatives d’ingérence extérieures”.Les autorités iraniennes ont convoqué lundi des ambassadeurs ou chargés d’affaires d’Allemagne, de France, d’Italie, de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, pour protester contre le soutien affiché aux manifestants.Le personnel diplomatique non essentiel de l’ambassade de France a par ailleurs quitté le pays, selon deux sources informées du dossier.Après les menaces répétées de Donald Trump, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que son pays “ne cherchait pas la guerre”, mais y était “tout à fait préparé”, tout en laissant la porte ouverte à des négociations.- “Ligne rouge franchie” -Selon la Maison Blanche, des frappes aériennes pour mettre fin à la répression du mouvement sont toujours sur la table. Toutefois, “la diplomatie est toujours la première option pour le président”, a déclaré lundi la porte-parole Karoline Leavitt, le pouvoir iranien adoptant un “ton très différent” lors de discussions privées avec l’émissaire américain, Steve Witkoff.Les Etats-Unis avaient mené en juin des frappes contre les installations nucléaires iraniennes, aux côtés de son allié Israël.La vague de contestation survient dans un pays affaibli par cette guerre de 12 jours et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire, rétablies en septembre par l’ONU.Le fils de l’ancien chah d’Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à “se tenir aux côtés du peuple”.Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir iranien qui “tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu’il est prêt à négocier”.Donald Trump “sait ce qui est en jeu”, ajoute l’ancien prince héritier, estimant que “la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime”.Ce mouvement est d’une ampleur sans précédent depuis celui qui avait ébranlé l’Iran après la mort en septembre 2022 de la jeune Kurde Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs pour avoir prétendûment enfreint le code vestimentaire imposé aux femmes.

Wall Street termine en hausse, veut croire en l’indépendance de la Fed

La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, dépassant ses craintes sur l’indépendance de la Fed, après les menaces judiciaires de la Maison Blanche à l’encontre de l’institution monétaire et de son président.L’indice élargi S&P 500 (+0,16%) et le Dow Jones (+0,17%) sont parvenus à grappiller de nouveaux records, terminant respectivement à 6.977,27 points et 49.590,20 points. L’indice Nasdaq a avancé de 0,26%.En début de séance, Wall Street “a ouvert en baisse, les menaces pesant sur l’indépendance de la Fed étant citées comme l’un des principaux facteurs de cette faiblesse”, souligne Patrick O’Hare, de Briefing.com.Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, a annoncé dimanche que l’institution était visée par une procédure du ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales à son encontre.Cela s’inscrit, selon lui, dans le climat de pression exercé par Donald Trump sur l’institution, afin de la pousser à abaisser plus lourdement ses taux.”Mais un soutien omniprésent en faveur de l’indépendance de la Fed a résonné tout au long de la journée et a contribué à redresser quelque peu le marché”, remarque auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Les anciens chefs de la banque centrale la plus puissance au monde ont dénoncé une instrumentalisation de la justice destinée à “saper l’indépendance” de l’institution. Des parlementaires républicains ont aussi commencé à manifester publiquement leur désapprobation, alors que le parti présidentiel a jusqu’ici peu résisté aux initiatives de la Maison Blanche.”L’histoire a prouvé que l’indépendance des banques centrales est primordiale”, assure Art Hogan.Dans ce contexte, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se tendait à 4,19% vers 21H20 GMT contre 4,17% à la clôture vendredi.Côté indicateurs, les investisseurs attendent l’indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois de décembre qui doit être publié mardi.”Une baisse inattendue serait certainement accueillie favorablement, mais une hausse surprise pourrait bien entraîner une volatilité accrue sur les marchés”, estime M. Hogan.Au tableau des valeurs, Alphabet (maison mère de Google) a gagné 1,00% à 331,86 dollars, atteignant les 4.000 milliards de capitalisation boursière pour la première fois de son histoire, après avoir annoncé un partenariat pluri-annuel avec Apple. Google va fournir au fabricant de l’iPhone ses modèles d’intelligence artificielle (IA) générative Gemini pour améliorer ses fonctionnalités d’IA, notamment une version renouvelée de l’assistant vocal Siri.Le secteur de la finance a globalement évolué dans le rouge face à la volonté de Donald Trump de limiter à 10% les taux d’intérêts appliqués aux cartes de crédit.La banque Capital One a perdu 6,41%, Citigroup 3,24%, JPMorgan 1,45% et Bank of America 1,22%. Les groupes de carte de crédit ont aussi reculé à l’image de Visa (-1,88%), Mastercard (-1,61%) et American Express (-4,27%).L’enseigne de prêt-à-porter Abercrombie & Fitch a dévissé de 17,69% à 102,78 dollars après avoir légèrement abaissé ses prévisions annuelles.Le groupe prévoit désormais une croissance de son chiffre d’affaires annuel d'”au moins 6%”, contre une fourchette de 6% à 7% lors de la précédente estimation.Le marché entre dans une nouvelle saison de résultats trimestriels cette semaine, avec les grandes banques en tête de proue.”Le plus important sera de savoir si les prévisions pour l’année 2026 correspondent aux estimations” du marché, note M. Hogan.

Wall Street termine en hausse, veut croire en l’indépendance de la Fed

La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, dépassant ses craintes sur l’indépendance de la Fed, après les menaces judiciaires de la Maison Blanche à l’encontre de l’institution monétaire et de son président.L’indice élargi S&P 500 (+0,16%) et le Dow Jones (+0,17%) sont parvenus à grappiller de nouveaux records, terminant respectivement à 6.977,27 points et 49.590,20 points. L’indice Nasdaq a avancé de 0,26%.

Images dénudées: Londres durcit le ton et ouvre une enquête contre Grok

Londres a durci le ton lundi contre le réseau social X d’Elon Musk, avec l’ouverture d’une enquête sur les images à caractère sexuel générées par son intelligence artificielle Grok, à l’origine d’un tollé mondial, qui pourrait déboucher sur un blocage de la plateforme au Royaume-Uni.”Si X ne peut contrôler Grok, nous le ferons – et nous le ferons vite”, a déclaré le Premier ministre Keir Starmer, ajoutant que dans ce cas le réseau d’Elon Musk “perdait le droit de s’autoréguler”.Cette enquête fait suite à “des signalements très inquiétants” sur l’utilisation de Grok “pour créer et partager des images de personnes dénudées – pouvant constituer une atteinte à la pudeur ou de la pornographie – ainsi que des images à caractère sexuel d’enfants pouvant constituer du matériel pédopornographique”, explique dans un communiqué l’Ofcom, le régulateur de la sécurité sur internet.La procédure peut aboutir à une amende pouvant atteindre 10% du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise, mais l’organisme peut aussi décider de saisir la justice pour demander un blocage du site au Royaume-Uni.La loi britannique interdit déjà le partage d’images à caractère sexuel de personnes sans leur consentement. Selon de nouvelles dispositions qui doivent entrer en vigueur cette semaine, elle prohibera aussi la création ou la requête visant à créer des images intimes non consenties.Mais le gouvernement veut aller plus loin. La ministre de la Technologie, Liz Kendall, a annoncé lundi devant le parlement britannique la création, dans un projet de loi actuellement en examen, d’une nouvelle infraction pénale qui “interdira aux entreprises de fournir des outils conçus pour créer des images intimes non consenties, s’attaquant ainsi au problème à la source”.- Indignation -Ces annonces de Londres s’inscrivent dans un mouvement d’indignation internationale autour de cet outil –qui permet aux utilisateurs de demander à dénuder des personnes réelles à partir de photos ou vidéos– ce qui a conduit l’Indonésie et la Malaisie à suspendre l’accès à Grok ce week-end.Interrogé lundi sur Times Radio pour savoir si le gouvernement pourrait envisager de bannir X au Royaume-Uni, le ministre des Entreprises Peter Kyle a répondu “oui, bien sûr”, tout en renvoyant la balle dans le camp de l’Ofcom, “en tant qu’autorité de régulation et de contrôle indépendante”.L’enquête de l’Ofcom devra “déterminer si X a manqué à ses obligations légales”, qui imposent notamment d'”évaluer le risque que des personnes au Royaume-Uni consultent des contenus illégaux”, de “supprimer rapidement les contenus illégaux” ou encore d'”évaluer les risques que leur service représente pour les enfants britanniques”.La régulation des géants de la tech est l’objet de tensions croissantes entre Donald Trump et l’Europe, tout particulièrement l’Union européenne, accusée de brimer le développement des entreprises américaines.Le patron de X, Elon Musk, invective pour sa part le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer depuis des semaines. Il a encore dénoncé samedi les tentatives de l’exécutif britannique –qualifié de “fasciste”– de “supprimer la liberté d’expression”.- “Insulte aux victimes” -Contactée par l’AFP, sa plateforme a renvoyé lundi vers une déclaration mise en ligne début janvier, dans laquelle elle dit “prendre des mesures contre les contenus illégaux”, notamment pédopornographiques, “en les supprimant, en suspendant définitivement les comptes et en collaborant avec les autorités locales”.Sous le feu des critiques, Grok avait désactivé vendredi sa fonctionnalité de création d’images pour les utilisateurs non payants. “Vous pouvez vous abonner pour débloquer ces fonctionnalités”, avait précisé la plateforme.Cette désactivation limitée avait suscité l’indignation du Royaume-Uni. Cette mesure “transforme simplement une fonctionnalité qui permet la création d’images illégales en un service premium”, et constitue “une insulte aux victimes de misogynie et de violences sexuelles”, avait dénoncé un porte-parole de Keir Starmer.Le Premier ministre, s’exprimant lundi devant les députés travaillistes, a dénoncé une attitude “absolument dégoûtante et honteuse” de X et Grok.”Nous ne sous-traiterons pas la protection de l’enfance et la question du consentement à la Silicon Valley. S’ils n’agissent pas, nous le ferons”, a pour sa part martelé lundi la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen dans une déclaration transmise à la presse.

La colère agricole persiste, grand rassemblement FNSEA prévu mardi à Paris

Des agriculteurs en colère prévoient de manifester mardi matin à Paris avec plusieurs centaines de tracteurs, après des opérations ayant ciblé lundi les ports français, symbole du libre-échange international, ainsi que des autoroutes.La branche Grand bassin parisien de la FNSEA, qui englobe l’Ile-de-France, mais aussi des départements d’autres régions voisines, est à la manœuvre de cette manifestation visant à exiger des “actes concrets et immédiats” pour défendre une souveraineté alimentaire “en danger”, selon un communiqué.Les manifestants comptent se retrouver place de la Concorde “vers 6–7 heures” du matin et “environ 250 tracteurs” devraient venir des Hauts-de-France, a déclaré lundi à l’AFP Benoît Raux, secrétaire général de la branche départementale du Nord.L’itinéraire de cette manifestation, déclarée par la FNSEA, a été “validé” par le préfet de Police, les organisateurs s’étant “engagés à se conformer aux consignes de sécurité qui leur seront données”, a indiqué la préfecture de police dans un communiqué. Cette dernière évoque un rassemblement prévu aux abords de l’Assemblée nationale.À l’approche de la signature de l’accord UE-Mercosur samedi au Paraguay, les actions d’agriculteurs qui y sont opposés perdurent ainsi en France.Au Havre, premier port français pour le trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flamme, des troncs d’arbres et quelques tracteurs, sans bloquer l’activité: depuis ce week-end, des agriculteurs “contrôlent” les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.Ces actions ont permis de découvrir “de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, a déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant “que l’importation respecte nos standards de production”.La mobilisation à l’entrée du port du Havre “sera levée à minuit de lundi à mardi”, “avant d’organiser un départ collectif en bus vers Strasbourg le 20 janvier” devant le siège du Parlement, selon ce porte-parole.- Produits moins chers -Les partisans de l’accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), fruit de plus de 25 ans de négociations, le jugent essentiel pour stimuler les exportations, soutenir l’économie du continent et renforcer les liens diplomatiques dans un contexte d’incertitude mondiale.Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Lundi matin au port de Bayonne, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne, du Modef et du syndicat basque ELB ont ainsi bloqué un site céréalier d’exportation de l’entreprise Maïsica, vu comme un “symbole fort” des accords de libre-échange qu’ils dénoncent.À La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont, eux, établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel, à l’appel de la Coordination rurale (CR).Au total, “55 actions” organisées dans “31 départements”, ont mobilisé “2.400 personnes et 1.000 engins”, selon le ministère de l’Intérieur. Elles ont notamment eu lieu devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges, à l’appel de différents syndicats.Cette nouvelle mobilisation agricole, qui avait débuté en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s’était musclée la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.- “Immense détresse” -“Je n’ai pas l’impression que l’on ait pris beaucoup d’avancées depuis Paris”, glisse, amer, Thomas Hégarty, président de la CR en Haute-Vienne, où le syndicat a déversé des déchets devant la préfecture à Limoges.Plusieurs axes routiers, ponts ou zones industrielles ont été bloqués ou perturbés par des tracteurs dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan ou en Moselle, et sur l’A31 près de la frontière avec le Luxembourg.Si un blocage de l’A63 à hauteur de Bayonne a été levé dans la nuit après négociation avec le préfet, des barrages restaient en vigueur lundi sur l’A64 au sud de Toulouse, et surtout sur l’A1 avec un barrage filtrant établi par la CR dans le sens Lille-Paris.”C’est à se demander si l’État veut encore de ses paysans”, déplore Franck Hembert, exploitant maraîcher dans le Pas-de-Calais. “Qu’il y ait Mercosur ou pas Mercosur, les paysans sont déjà dans une immense détresse”.”La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement”, a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.Une grande partie de cette enveloppe de 300 millions d’euros, étalée sur 2026 mais aussi 2027, dépend toutefois de l’adoption du budget 2026.Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre l’accord avec le Mercosur, qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.La ratification du traité dépend encore d’un vote qui s’annonce serré au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.bur-cas-cho-llb-mac-kau-cln-jed-tsq-ldf-etb-kal-mca/ngu/jbo/yk

Airbus accélère ses livraisons en 2025 pressé par un Boeing de retour dans le jeu

Airbus a livré 793 avions commerciaux en 2025, en hausse de 4% sur un an, mais reste nettement en deçà de son niveau de 2019, année de référence avant la crise du Covid-19, tandis que l’écart se resserre avec son principal concurrent, l’américain Boeing.”L’aviation commerciale a fait preuve d’une résilience extraordinaire en 2025. Malgré un contexte géopolitique changeant et l’incertitude qui en découle sur les marchés, nous ne constatons aucun fléchissement de la forte demande de trafic aérien, ni de l’appétit des compagnies pour des avions neufs”, a déclaré Christian Scherer, directeur général d’Airbus aviation commercial au cours d’une conférence téléphonique. En dépit des problèmes de chaîne d’approvisionnement qui persistent, “nos livraisons sont en hausse d’une année à l’autre”, a-t-il déclaré. Début décembre, l’avionneur européen s’est résigné à réviser à la baisse son objectif d’avions pour 2025, conséquence d’un problème de qualité sur des panneaux de fuselage de son appareil vedette, l’A320. – Problème de moteurs -Après avoir promis au marché de livrer 820 appareils de tous les types en 2025, il a revu ses prévisions à 790 appareils. En 2019, avant que la pandémie de Covid-19 ne désorganise la chaîne d’approvisionnement de l’aéronautique, le géant européen avait livré 863 appareils, un record.Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté de près, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d’achat lorsqu’elles reçoivent leurs appareils.Le problème de moteurs “qui arrivent très tard” sur les chaînes d’assemblages notamment des monocouloirs, ces avions les mieux vendus, persiste, a fait valoir M. Scherer”Nous constatons que cette tendance se poursuit en 2026, et en particulier avec Pratt & Whitney”, a-t-il ajouté. Le nombre de “planeurs”, ces avions prêts dans l’attente de leurs moteurs pour être livrés, s’est résorbé passant de “plus de 60 au milieu de l’année” à un nombre insignifiant “très maîtrisable”, selon le responsable. Côté commandes, Airbus a engrangé 1.000 commandes brutes de la part de 57 clients (889 nettes) dont 656 A320, 193 A350, 49 A220, 100 A330neo et deux A330 MRTT. Son carnet de commandes affiche un record de 8.754 appareils en fin d’année. – Concurrence “saine” -Quant à Boeing qui publiera ses résultats mardi, il ne dépassera pas Airbus en termes de livraisons, même s’il a réussi à réduire nettement l’écart, mais gagne au niveau de la prise de commandes, soutenu par la politique agressive de Donald Trump. “Il est indéniable que Boeing a bénéficié d’un appui politique. Ce que cela signifie pour nous, c’est que nous devons être plus convaincants que notre concurrent et son soutien politique, par la qualité de nos produits”, a souligné Christian Scherer.Il s’est par ailleurs félicité du retour de Boeing “dans la cour des grands après tant d’années” de difficultés industrielles. “C’est une bonne chose: cette concurrence est saine, elle va nous rendre encore plus agressifs”, a-t-il ajouté. Entre janvier et novembre, Boeing a livré 537 avions, du jamais vu pour cette période depuis 2018.En 2024, Boeing avait largement réduit son volume de livraisons par rapport aux années précédentes, avec environ 348 avions commerciaux livrés sur l’ensemble de l’année — son plus bas niveau depuis des décennies.Boeing n’a pas fourni d’objectif officiel de livraisons pour 2025, préférant se concentrer sur la stabilisation de la production. Divers analystes du secteur ont prévu des objectifs compris entre 590 et 610 appareils.En matière de commandes en 2025, Boeing a tiré son épingle du jeu en affichant 999 commandes nettes prises sur les 11 premiers mois de l’année. Le carnet de commandes de la branche aviation commerciale (BCA) affichait 6.616 avions à fin novembre — dont 4.319 Boeing 737 MAX.

Le Medef soutiendra “les décideurs politiques qui comprennent l’économie”, selon Patrick Martin

Le président du Medef Patrick Martin a indiqué lundi que le mouvement patronal avait l’intention de soutenir “les décideurs politiques qui comprennent l’économie”.”Nous soutenons et nous soutiendrons les décideurs politiques qui comprennent l’économie et le monde, ceux, trop rares à ce jour qui traduisent cette compréhension dans leurs décisions, ceux dont le calendrier dépasse 2027″, a lancé le responsable au moment de la présentation de ses vœux.Enonçant les différentes mesures budgétaires en discussion, allant dans le sens d’un alourdissement fiscal pour les entreprises, M. Martin a souligné “la totale incompréhension” de ces dernières face “à ces choix démagogiques et économiquement dangereux”.”Ceux qui jouent les ménages contre l’entreprise sont des bonimenteurs et des apprentis-sorciers!”, selon lui.”Nous ne sommes pas un acteur politique, (mais) nous ne laisserons pas péricliter notre pays, que ce soit à petit feu ou à gros bouillons”, a-t-il déclaré ensuite, en soulignant que la prochaine REF – l’évènement annuel du Medef, fin août – serait, “à neuf mois de l’élection présidentielle”, l’occasion de “parler vrai pour faire réussir la France et tous les Français”.Il a consacré une grande partie de son discours à la jeunesse, nouveau thème de bataille du Medef qui déplore le nombre de jeunes, 1,4 million, qui “ne sont ni en emploi ni en études ni en formation”, tandis que la politique budgétaire a abouti en 2025 à une baisse des contrats d’apprentissage.Il s’est dit “choqué par l’ignorance ou l’indifférence de certains représentants de nos supposées +élites+, souvent si bien pensantes, à l’égard de nos 650.000 lycéens professionnels: ce n’est pas leur monde, donc ce n’est pas un sujet ! Et pourtant si !”, s’est-il écrié.Il a dénoncé par ailleurs le “discours culpabilisateur” sur “la souffrance au travail”. Certes, “il faut toujours nous améliorer” a-t-il convenu, tout en considérant que c’était un sujet qui “semble surtout concerner la sphère publique: qu’elle commence par s’occuper d’elle-même”, a-t-il lancé.Semblant enfin viser les autres organisations patronales, CPME et U2P, qui avaient notamment refusé de s’associer à son appel à un rassemblement de chefs d’entreprises en octobre, M. Martin s’est dit “parfois un peu seul au milieu du champ de bataille, quand d’autres se bercent d’illusions, composent sur la base de petits calculs opportunistes, parfois se déjugent sans scrupule ou jouent la fracturation”: “nous au Medef assumons la conviction du collectif patronal, sans courber l’échine”, a-t-il affirmé.

Partenariat entre Apple et Google, qui va fournir son IA Gemini pour actualiser l’assistant Siri

Apple a conclu un partenariat pluri-annuel avec Google, qui va fournir au fabricant de l’iPhone ses modèles d’intelligence artificielle (IA) générative Gemini pour améliorer ses fonctionnalités d’IA, notamment une version renouvelée de l’assistant vocal Siri, selon une déclaration conjointe lundi.Cet accord doit permettre à la marque à la pomme de se relancer dans la course à l’IA, dont elle apparaît actuellement comme l’un des grands retardataires, notamment face à son concurrent Samsung.L’annonce a permis à Google de franchir brièvement le seuil symbolique des 4.000 milliards de dollars de capitalisation boursière à Wall Street, avant de se replier. Vers 18H10 GMT, le titre Google prenait 0,51% tandis qu’Apple s’octroyait 0,67%.”Après un examen minutieux, Apple a conclu que la technologie IA de Google offrait la meilleure base aux modèles d’Apple”, ont indiqué les deux entreprises.Depuis la présentation de son nouveau logiciel d’IA générative Apple Intelligence, en juin 2024, Apple intègre progressivement des fonctionnalités d’intelligence artificielle à son produit vedette, l’iPhone, mais à un rythme jugé insuffisant par les marchés.Le groupe de Cupertino (Californie) a notamment repoussé à 2026 l’activation du nouveau Siri, le journaliste de Bloomberg Mark Gurman, qui avait fait état du partenariat avec Google dès novembre, évoquant même 2027.Lancé en 2011, Siri a été l’un des premiers assistants vocaux IA, mais ses capacités actuelles sont aujourd’hui jugées très insuffisantes par rapport à des produits équivalents.Début décembre, Apple a annoncé le départ de son responsable IA depuis 2018, John Giannandrea, remplacé par Amar Subramanya, ancien de Microsoft et Google, un signal fort de la refonte des activités d’intelligence artificielle au sein de l’entreprise.Jusqu’ici, le retard pris par Apple dans le déploiment de l’IA dans ses produits n’a pas pénalisé le chiffre d’affaires du groupe.Au dernier trimestre, le quatrième de son exercice comptable décalé (clôturé en septembre), les ventes d’iPhone ont déçu, mais le mauvais chiffre a été attribué à des capacités de production insuffisantes et non à un désamour de certains consommateurs.Les premières données ont montré que l’iPhone 17, mis sur le marché en septembre, était un succès pour la plupart des déclinaisons, à l’exception du Air, téléphone ultra-mince.Egalement perçu, aux débuts de ChatGPT, comme un mauvais élève de l’IA, Google a lui totalement redressé sa trajectoire au point d’apparaître désormais comme un des géants les mieux positionnés dans cette nouvelle ère.Il a révélé, mi-novembre, que son assistant d’IA Gemini comptait désormais plus de 650 millions d’utilisateurs mensuels.

La colère agricole persiste, grand rassemblement FRSEA prévu mardi à Paris

Des agriculteurs en colère prévoient de manifester mardi matin à Paris avec plusieurs centaines de tracteurs, après des opérations ayant ciblé lundi les ports français, symbole du libre-échange international, ainsi que des autoroutes.La FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l’Ile-de-France, mais aussi des départements d’autres régions voisines de la capitale, est à la manœuvre de cette manifestation visant à exiger des “actes concrets et immédiats” pour défendre une souveraineté alimentaire “en danger”, selon un communiqué.Les manifestants comptent se retrouver place de la Concorde “vers 6–7 heures” du matin et “environ 250 tracteurs” devraient venir des Hauts-de-France, a déclaré lundi à l’AFP Benoît Raux, secrétaire général de la FDSEA du Nord.À l’approche de la signature de l’accord UE-Mercosur samedi au Paraguay, les actions d’agriculteurs qui y sont opposés perdurent ainsi en France.Au Havre, premier port français pour le trafic de conteneurs, des filtrages ont été mis en place avec des pneus en flamme, des troncs d’arbres et quelques tracteurs, sans bloquer l’activité: depuis ce week-end, des agriculteurs “contrôlent” les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.Ces actions, prévues au moins jusqu’à lundi soir, ont permis de découvrir “de la farine étrangère, des soupes avec des légumes thaïlandais, des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, a déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant “que l’importation respecte nos standards de production”.Les partisans de l’accord avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), fruit de plus de 25 ans de négociations, le jugent essentiel pour stimuler les exportations, soutenir l’économie du continent et renforcer les liens diplomatiques dans un contexte d’incertitude mondiale.- Produits moins chers -Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique latine moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Lundi matin au port de Bayonne, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne, du Modef et du syndicat basque ELB ont ainsi bloqué un site céréalier d’exportation de l’entreprise Maïsica, vu comme un “symbole fort” des accords de libre-échange qu’ils dénoncent.À La Rochelle, une soixantaine de manifestants ont, eux, établi un barrage de ballots de paille devant des installations pétrolières sur le port industriel, à l’appel de la Coordination rurale (CR).Des manifestations, réunissant entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de participants selon les décomptes de journalistes de l’AFP ou de la presse locale, ont également eu lieu devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges, à l’appel de différents syndicats.Cette nouvelle mobilisation agricole, qui avait débuté en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s’était musclée la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.- “Immense détresse” -“Je n’ai pas l’impression que l’on ait pris beaucoup d’avancées depuis Paris”, glisse, amer, Thomas Hégarty, président de la CR en Haute-Vienne, où le syndicat a déversé des déchets devant la préfecture à Limoges.Plusieurs axes routiers, ponts ou zones industrielles ont été bloqués ou perturbés par des tracteurs dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan ou en Moselle, et sur l’A31 près de la frontière avec le Luxembourg.Si un blocage de l’A63 à hauteur de Bayonne a été levé dans la nuit après négociation avec le préfet, des barrages restaient en vigueur lundi sur l’A64 au sud de Toulouse, et surtout sur l’A1 avec un barrage filtrant établi par la CR dans le sens Lille-Paris.”C’est à se demander si l’État veut encore de ses paysans”, déplore Franck Hembert, exploitant maraîcher dans le Pas-de-Calais. “Qu’il y ait Mercosur ou pas Mercosur, les paysans sont déjà dans une immense détresse”.”La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement”, a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.Une grande partie de cette enveloppe de 300 millions d’euros, étalée sur 2026 mais aussi 2027, dépend toutefois de l’adoption du budget 2026.Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande pour protester contre l’accord avec le Mercosur, qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, avec plus de 700 millions de consommateurs.La ratification du traité dépend encore d’un vote qui s’annonce serré au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.bur-cas-cho-llb-mac-kau-cln-jed-tsq-ldf-etb/LyS