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L’UE et le Mercosur réunis au Paraguay pour signer un accord commercial historique

Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne doivent signer samedi au Paraguay un traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, après plus de 25 ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole dans de nombreux pays européens.Ensemble, les deux blocs représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs. La Commission européenne négocie cet accord depuis 1999 avec les membres fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). A Bruxelles, une majorité d’Etats européens a récemment soutenu le traité, malgré l’opposition de plusieurs pays dont la France. La signature de l’accord aura lieu à 12H00 heure locale (15H00 GMT) à Asuncion, la capitale du Paraguay, qui exerce la présidence tournante du bloc sud-américain auquel appartient également la Bolivie.En supprimant une large part des droits de douane, l’accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l’entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il permettra au contraire de relancer une économie européenne à la peine et de soigner les relations diplomatiques avec l’Amérique latine.- “Au-delà de l’économique” -La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa assisteront à la cérémonie de signature à Asuncion. Le président du Paraguay, Santiago Peña, et celui de l’Uruguay, Yamandu Orsi, seront également de la partie. La présence du dirigeant argentin Javier Milei n’est pas confirmée. A la tête de la première économie d’Amérique latine, géant agricole d’envergure mondiale, Luiz Inacio Lula da Silva a joué un rôle crucial dans l’avancée du traité UE-Mercosur. Mais le président brésilien n’assistera pas à la signature.Une source au sein de la présidence brésilienne a expliqué qu’initialement, l’événement était prévu au niveau ministériel côté latino-américain, et que les présidents ont été invités par le Paraguay “à la dernière minute”.Mme von der Leyen a fait escale à Rio de Janeiro vendredi pour rencontrer Lula avant de se rendre à Asuncion. Elle a salué le rôle de ce dernier dans l’avancée des négociations et mis en avant “le pouvoir du partenariat et de l’ouverture”. “C’est ainsi que nous créons une vraie prospérité”, a-t-elle ajouté.Cet accord est “très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme”, a loué Lula, en soulignant que le partenariat avec l’UE allait “au-delà de la dimension économique”. “L’Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains”, a-t-il insisté.La signature du traité survient en effet dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump.Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l’Otan. La signature intervient également à un moment où l’Amérique du Sud tente de jauger les effets de la capture le 3 janvier du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis.Avec le Mercosur, les deux blocs envoient “un message très fort à un moment où le droit international est menacé, où des pays comme la Chine pratiquent une concurrence déloyale dans le commerce international, où des pays comme les Etats-Unis augmentent leurs droits de douane”, a estimé Antonio Costa à Rio.- Contestation -L’accord se heurte par ailleurs à la résistance d’agriculteurs et d’éleveurs de certains pays européens, qui se sont mobilisés dans de fortes manifestations contre sa signature, en France, Pologne, Irlande ou Belgique. Pour apaiser la colère du secteur, la Commission européenne a élaboré une série de clauses et de concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour les produits les plus sensibles.Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant le siège strasbourgeois du Parlement européen le 20 janvier.Certains en Amérique du Sud sont également méfiants quant aux effets du traité. En Argentine, l’impact sur l’industrie automobile pourrait se traduire par la perte de 200.000 emplois selon les estimations, rappelle Luciana Ghiotto, docteure en sciences sociales de l’Université de Buenos Aires.

A Rio, Lula et von der Leyen célèbrent l’accord commercial UE-Mercosur

Le président brésilien Lula et la présidente de la Commision européenne Ursula von der Leyen ont célébré vendredi à Rio de Janeiro l’accord commercial entre UE et Mercosur, y voyant un succès du multilatéralisme malgré les inquiétudes persistantes.Après plus de 25 ans de négociations, les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) signeront samedi ce texte avec l’Union européenne à Asuncion, la capitale paraguayenne.Le traité crée l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde mais inquiète fortement au sein du monde agricole, notamment en France.Cet accord est “très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme”, a dit devant la presse Luiz Inacio Lula da Silva.”C’est le pouvoir du partenariat et de l’ouverture”, a renchéri la dirigeante européenne. “C’est ainsi que nous créons une vraie prospérité”, a-t-elle ajouté.Ensemble, les deux blocs représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs.Cet accord débouche dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump.Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l’Otan.Avec le Mercosur, les deux blocs envoient “un message très fort à un moment où le droit international est menacé, où des pays comme la Chine pratiquent une concurrence déloyale dans le commerce international, où des pays comme les Etats-Unis augmentent leurs droits de douane”, a estimé le président du Conseil européen, Antonio Costa, à Rio.A la tête de la première économie d’Amérique latine, géant agricole d’envergure mondiale, Lula a joué un rôle crucial dans l’avancée du traité UE-Mercosur. Il n’assistera pas cependant à la signature samedi.Le président du Paraguay, Santiago Peña, et son homologue uruguayen Yamandu Orsi seront présents en revanche, de même que Mme von der Leyen, après son étape brésilienne. La venue du président argentin Javier Milei n’est pas confirmée.- “Valeurs” partagées -En supprimant une large part des droits de douane, l’accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l’entrée en Europe de bœuf, volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.Après la signature, le traité commercial devra encore être ratifié par le Parlement européen. Le scrutin pourrait être serré, même si une majorité semble favorable à l’accord.En pleins bouleversements géopolitiques mondiaux, Lula et Ursula von der Leyen ont vanté l’alliance des deux blocs au-delà du commerce.”L’Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains”, a lancé le leader de la gauche brésilienne.La présidente de la Commission européenne a vanté le “leadership” de son hôte, basé à ses yeux sur l’attachement à “la démocratie, l’ordre international fondé sur des règles et (au) respect”, notamment “pour les autres pays”.Leur rencontre, et la signature de l’accord samedi, interviennent à un moment particulier pour l’Amérique du Sud.Les pays de la région cherchent encore à mesurer la nouvelle donne créée par la capture le 3 janvier du président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis.Sur un autre thème, celui des “matières premières critiques”, au croisement des intérêts économiques et des enjeux de souveraineté nationale, Mme von der Leyen a souligné qu’Europe et Brésil “avancent vers un accord politique très important”, visant des investissements conjoints dans “le lithium, le nickel et les terres rares”.Selon elle, “c’est essentiel pour notre transition numérique et écologique, ainsi que pour notre indépendance stratégique dans un monde où les minerais tendent à devenir un instrument de coercition”.La bataille pour les minerais fait rage au niveau mondial. L’accès aux ressources minérales du Groenland est ainsi jugé crucial par l’administration Trump.

Wall Street sans élan pour terminer la semaine

La Bourse de New York a clôturé sans entrain vendredi, à l’issue d’une semaine chargée en indicateurs économiques et marquée par le coup d’envoi de la saison des résultats trimestriels.Le Dow Jones a cédé 0,17% tandis que les indices Nasdaq et S&P 500 ont tous deux perdu 0,06%. Sur la semaine, les trois références de la place américaine s’affichent aussi en recul. L’indice Russell 2000, qui réunit 2.000 entreprises de taille moyenne, a de son côté progressé de plus de 2%.”Une question se pose: combien de temps les petites capitalisations vont-elles continuer à progresser?”, s’interroge Sam Stovall, de CFRA.L’analyste souligne auprès de l’AFP que l’indice “a enregistré son 11e jour consécutif de surperformance par rapport au S&P 500”, une série qui s’est rarement produite dans l’histoire de Wall Street.Le Russell 2000 enchaîne les records ces derniers jours, et a atteint vendredi un plus haut à 2.677,74 points.Selon les analystes, la progression de l’indice en ce début d’année peut partiellement s’expliquer par les rotations de portefeuille des investisseurs, qui cherchent à placer leur argent dans des actions s’étant modestement comportées en 2025.Vendredi, le marché boursier a par ailleurs “ignoré” les actualités du jour, montrant que “Wall Street se soucie davantage des résultats financiers que des gros titres”, assure Sam Stovall.Les grandes banques américaines viennent d’ouvrir le bal de la saison des résultats trimestriels. Les performances financières de Netflix, d’United Airlines ou encore d’Intel sont attendues la semaine prochaine.Les acteurs du marché s’apprêtent aussi à accueillir une nouvelle salve de données. Après les évolutions des prix à la consommation (CPI) et à la production (PPI), l’indice d’inflation PCE prévu jeudi pourra “être le facteur déterminant”, anticipe Sam Stovall.Une nouvelle estimation de la croissance aux Etats-Unis au troisième trimestre est aussi attendue.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’Etat américain à dix ans a encore augmenté, à 4,23%, contre 4,17% à la clôture jeudi, au plus haut depuis septembre.Le rendement s’est nettement tendu après des propos du président américain Donald Trump assurant vendredi, dans un demi-sourire, qu’il préfèrerait garder son conseiller économique Kevin Hassett auprès de lui à la Maison Blanche plutôt que de le nommer à la tête de la Réserve fédérale (Fed).Pour Jose Torres, d’Interactive Brokers, les acteurs du marché obligataire cherchent aussi à se couvrir en cas de reprise des tensions en Iran pendant le week-end.Lundi, le marché boursier américain restera clos pour le Martin Luther King Day.Côté entreprises, le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk (+9,12% à 62,33 dollars) a brillé. Selon les analystes de la banque d’investissement TD Cowen, la version en comprimé du traitement anti-obésité phare Wegovy a connu un “lancement solide” depuis sa commercialisation le 5 janvier.Ces experts ont toutefois prévenu qu’il faudrait plus de recul pour vraiment juger le niveau de la demande.Les valeurs du secteur de l’énergie ont été dynamisées par des informations de presse assurant que le gouvernement américain chercherait à ce que les entreprises technologiques financent de nouvelles centrales électriques.Les spécialistes des infrastructures ont clôturé en hausse à l’image de GE Vernova (+6,12%), Bloom Energy (+7,42%) ou Quanta Services (+4,27%). En revanche, les producteurs d’électricité comme Constellation Energy (-9,80%) ou Vistra (-7,54%) ont chuté.

Budget: Lecornu annonce de nouvelles mesures pour éviter la censure, leur financement interroge

En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles selon lui de “rassembler”, mais qui soulèvent des questions au sujet de leur financement.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, le Premier ministre a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait notamment des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes et sur le logement.Sébastien Lecornu a annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, voulue par les socialistes.”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le PS dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a au contraire jugé sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Et toujours pas la moindre piste sérieuse de financement”, a aussi taclé la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Le sujet a également été soulevé par le président du groupe MoDem à l’Assemblée, Marc Fesneau, visiblement sceptique bien qu’en soutien du gouvernement. Il a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. De son côté, le président du Medef Patrick Martin s’est inquiété dans la soirée “des contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées”.- “Tristesse” -Sébastien Lecornu n’a pas dit par quelle voie, article 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte. Deux outils constitutionnels à sa disposition, perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS, dont il cherche à s’assurer la non-censure.Faute d’accord des députés pour voter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement – échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le projet de loi de finances 2026.Vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille, en le surnommant “Caliméro Lecornu”.- Trancher -L’allocution du locataire de Matignon a laissé de nombreux points en suspens.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 milliards d’euros et aider à la négociation avec le PS. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 ou à une ordonnance (article 47).L’article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure. Y recourir aurait un goût amer, son abandon incarnant pour Sébastien Lecornu la marque de son action.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que cette option sera in fine choisie.pol-are-tg-la/sde/cbn

Droits de douane, voitures électriques…: Carney annonce des accords et un nouveau partenariat avec Pékin

Le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé vendredi à Pékin des accords avec la Chine sur les droits de douane réciproques et sur l’importation de véhicules électriques, au cours d’une visite saluée comme le début d’un nouveau partenariat après des années de brouille.”Le Canada et la Chine ont conclu un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane”, a dit M. Carney lors d’un point presse en marge de sa visite, la première d’un chef de gouvernement canadien depuis huit ans.M. Carney a aussi annoncé que son pays autoriserait l’entrée au Canada de 49.000 véhicules électriques fabriqués en Chine, à des droits de douane préférentiels de 6,1%, soit un retour au niveau de 2023 antérieur aux mesures de rétorsion mutuelles selon lui.Lors de leur rencontre, le président chinois Xi Jinping a aussi pris l’engagement de dispenser de visa les Canadiens venant en Chine, a déclaré le Premier ministre canadien, disposition s’appliquant apparemment aux touristes.Ces annonces concrétisent ce que M. Carney et M. Xi ont présenté comme l’avènement d’un nouveau partenariat, après des années de fâcherie entre leurs pays soumis aujourd’hui aux pressions américaines.”Je suis extrêmement heureux que nous allions de l’avant avec notre nouveau partenariat stratégique”, a dit Mark Carney.Son hôte au Palais du peuple a parlé de “nouveau chapitre” ouvert en octobre lors de leur rencontre en marge d’un sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud.Ces discussions ont ouvert la voie au réchauffement matérialisé cette semaine. M. Xi avait alors invité M. Carney en Chine.- “Investissements considérables” -M. Carney est arrivé mercredi en Chine avec pour objectif de tourner la page de relations dégradées et de stimuler les échanges commerciaux.Les rapports sino-canadiens s’étaient fortement détériorés en 2018 avec l’arrestation par les autorités canadiennes d’une responsable du géant chinois Huawei à la demande des Etats-Unis, suivie de l’emprisonnement de deux ressortissants canadiens en Chine, accusés d’espionnage par Pékin.Depuis l’été 2024, Ottawa et Pékin s’affrontent sur le front commercial: surtaxes canadiennes sur les véhicules électriques et l’acier chinois, et ripostes chinoises sur des produits agricoles canadiens, dont le canola, un oléagineux utilisé pour l’alimentation et les biocarburants, dont le Canada est l’un des principaux producteurs mondiaux.D’ici au 1er mars, les droits de douane sur le canola devraient passer de plus de 80% à environ 15%. M. Carney a dit s’attendre au moins jusqu’à la fin de l’année à une réduction des droits sur les homards, les crabes et les pois.Quant aux véhicules électriques, M. Carney s’est employé à dissiper les inquiétudes du secteur automobile national en disant que 49.000, c’était “moins de 3%” du marché et qu’en retour il espérait dans les trois prochaines années des “investissements chinois considérables” créateurs d’emplois au Canada.- Face à Trump -Il a répété la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis du grand voisin américain, premier partenaire commercial loin devant la Chine.Chine et Canada ont en commun de subir les effets des politiques agressives du président Donald Trump.Ce dernier, qui a rompu les négociations commerciales avec Ottawa et insiste sur le fait que les États-Unis n’ont besoin d’aucun produit provenant de son voisin du nord, a déclaré vendredi aux journalistes qu’il était “bien” que Mark Carney ait signé un accord.”S’il peut conclure un accord commercial avec la Chine, il devrait le faire”, a déclaré le président américain.M. Carney a fait voeu de voir le Canada doubler ses exportations vers des pays autres que les Etats-Unis d’ici à 2035. Il a souligné le poids de la Chine: deuxième puissance économique représentant un tiers de la croissance globale et avec laquelle le commerce fait vivre des centaines de milliers de Canadiens.Il a donné des gages à ses hôtes sur la question ultrasensible de Taïwan en réaffirmant la politique canadienne d’une seule Chine. Il a éludé les questions sur la Chine comme puissance “perturbatrice”. Quant aux droits humains, ces questions sont plus efficacement abordées au sein de “coalitions” et sans “mégaphone”, a-t-il dit.”Nous prenons le monde comme il est, pas comme nous souhaiterions qu’il soit”.

Budget: Lecornu abat de nouvelles cartes pour éviter la censure

En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles de “rassembler”, sans dire par quelle voie, 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, il a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes ainsi que sur le logement et la transition écologique.Sébastien Lecornu a notamment annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité, un complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes, pour “plus de trois millions de ménages”. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, a précisé l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le Parti socialiste dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a jugé de son côté sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Ca reste un budget catastrophique”, a-t-il ajouté en pointant qu’aucune annonce n’avait été faite pour dégager des recettes supplémentaires.- “Tristesse” -Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, réclamée par le PS.Faute d’accord des députés pour adopter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement- échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS. Sur le fond mais aussi sur la forme, même s’il n’a pas dit vendredi son choix entre les deux outils constitutionnels à sa disposition (49.3 ou ordonnance), perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le budget de l’Etat.Sébastien Lecornu, qui s’est rendu vendredi matin à l’Elysée, théâtre d’un défilé de ministres, a averti qu’un renversement de son gouvernement serait synonyme d’élections législatives anticipées qui pourraient coïncider avec les municipales (15 et 22 mars).Il a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille vendredi soir, en surnommant le Premier ministre “Caliméro Lecornu”.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des élections municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 mds d’euros et aider à la négociation avec le PS mais repoussée à l’Assemblée. – Trancher -Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir soit à l’article 49.3 de la Constitution, soit à une ordonnance budgétaire (article 47).L’article 49.3, auquel Sébastien Lecornu avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS pour éviter une censure, permettrait au gouvernement de faire passer un budget sans vote en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure.Pour Sébastien Lecornu, comme pour les socialistes, un recours au 49.3 aurait un goût amer. Son abandon était la marque de son action et, pour le PS, le retour au parlementarisme.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais, contrairement au 49.3, elle permettrait de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que le gouvernement choisira cette option.pol-are-tg-la/sde/frd/

Une plateforme d’échange de documents pour administrations publiques victime d’une cyberattaque

Une plateforme d’échange de documents pour les démarches en ligne de plusieurs administrations publiques, comme la caisse nationale des allocations familiales, a fait l’objet d’une cyberattaque, a annoncé vendredi la Direction interministérielle du numérique (Dinum).Les attaquants sont parvenus à exfiltrer un total de 160.000 documents, “contenant pour certains des données personnelles”, selon un communiqué.Les administrations principalement concernées sont la direction de l’information légale et administrative, la direction générale de la cohésion sociale, la Direction générale de la santé et la caisse nationale des allocations familiales.L’intrusion sur la plateforme HubEE a été détectée le 9 janvier et “des mesures conservatoires ont immédiatement été mises en place pour bloquer l’attaquant” et “renforcer les mécanismes d’authentification et de surveillance des flux”, d’après la Dinum.Le service a été pleinement rétabli le 12 janvier. “À ce jour, les données exfiltrées n’ont pas été publiées”, a précisé la Dinum qui a notifié la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).La Dinum a aussi déclaré avoir alerté l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), informé le Premier ministre, la police judiciaire et déposé plainte le 12 janvier. Cette cyberattaque vient s’ajouter à celles qui ont visé début janvier les données de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) et en décembre les ministères de l’Intérieur et des Sports. 

Des “milliers” d’ultra-riches “ne paient pas l’impôt qu’ils devraient payer au pays”, affirme Eric Coquerel

Des milliers, “voire des dizaines de milliers” de personnes parmi les plus fortunées “ne paient pas l’impôt qu’ils devraient payer au pays”, a affirmé vendredi le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Eric Coquerel, après avoir consulté des documents de Bercy sur la fiscalité des plus riches.”D’après les documents que j’ai consultés, il y a plusieurs milliers de personnes, voire plusieurs dizaines de milliers qui, non pas ne paient pas d’impôt sur le revenu, mais qui ont des revenus fiscaux très très inférieurs par rapport à leurs revenus économiques estimés”, a déclaré M. Coquerel devant la presse, après une visite au ministère de l’Economie et des Finances. Tout était parti d’une déclaration de l’ancien ministre de l’Economie, Eric Lombard, selon lequel des “milliers” de contribuables parmi les plus fortunés ont “un revenu fiscal de référence de zéro” et ne paient “aucun impôt sur le revenu”. L’ancien ministre avait assuré s’appuyer sur des travaux de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Cela concerne des milliers de personnes “de manière certaine”, a indiqué M. Coquerel. “Ce que disait Eric Lombard me semble confirmé. Il avait été jusqu’à dire +ne payent pas d’impôt sur le revenu+, on n’en est pas là, mais ils ont des revenus fiscaux de référence déclarés qui sont bien inférieurs à leurs revenus”, “très certainement en dessous de 5%”, a-t-il assuré.  Les déclarations de M. Lombard avaient suscité de vives réactions dans le champ politique à gauche et relancé le débat sur la taxation des plus hauts patrimoines. M. Coquerel avait demandé au gouvernement de consulter les documents sur lesquels M. Lombard disait s’appuyer en début de semaine. Le député insoumis a précisé vendredi avoir consulté plusieurs notes de Bercy réalisées au moment où le gouvernement réfléchissait à une contribution différentielle sur le patrimoine, à une contribution différentielle sur les hauts revenus et à la mise en place d’une “taxe holding”. Il a également dénoncé un “manque d’outils statistiques” et une “méconnaissance quasi complète du patrimoine mobilier des plus riches”, une situation aggravée selon lui depuis la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), car ces foyers fiscaux “n’ont plus à le déclarer à l’ISF”.Cette visite a eu lieu alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est exprimé en fin de journée pour dévoiler des mesures visant à modifier le projet de budget de l’Etat et tenter d’éviter une censure des socialistes. Mais le Premier ministre ne s’est pas prononcé sur le choix du 49.3 ou de la voie des ordonnances pour doter la France d’un budget. Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que le gouvernement choisira cette option. Des ordonnances pour faire adopter le budget entraîneraient une “censure automatique” et remettraient dans l’actualité une “motion de destitution” du président Emmanuel Macron, avait dit M. Coquerel en début d’après-midi. Le président et le rapporteur général de la commission des Finances du Sénat, Claude Raynal (PS) et Jean-François Husson (LR), avaient transmis une demande analogue à Bercy. Ils ont indiqué qu’ils avaient eu confirmation vendredi d’un “premier envoi des documents demandés”.

L’abonnement ne suffit plus: ChatGPT prépare l’arrivée de la pub

OpenAI a annoncé vendredi l’arrivée prochaine de la publicité dans ChatGPT, en débutant par une phase de test aux Etats-Unis pour les abonnés à prix réduit et les utilisateurs gratuits du très populaire assistant d’intelligence artificielle (IA), sous pression pour rentabiliser ses dépenses massives.”Dans les prochaines semaines, nous nous préparons à démarrer le test de la publicité aux Etats-Unis pour les utilisateurs gratuits et de l’offre Go”, abonnement premier prix, a annoncé OpenAI, confirmant un virage très attendu et commenté depuis des semaines dans la Silicon Valley.”Les abonnements Plus, Pro et Entreprise n’incluront pas de publicité”, précise le groupe dans un long post de blog détaillant comment il entend introduire cette source de revenus tout en “maintenant la confiance” des utilisateurs dans les réponses de ChatGPT, l’agent conversationnel d’IA le plus utilisé au monde.Avec seulement une fraction de son milliard d’utilisateurs sous abonnement, OpenAI est sous pression pour générer de nouveaux revenus.Si sa valorisation a grimpé jusqu’à 500 milliards de dollars en fonds privés depuis 2022, et qu’une introduction en Bourse à 1.000 milliards est évoquée, le groupe brûle ses ressources à une vitesse alarmante. En cause : le coût colossal de la puissance informatique requise pour faire tourner l’IA.En sautant le pas, OpenAI aligne son modèle sur celui des mastodontes Google et Meta, dont la puissance repose en premier lieu sur la publicité adossée à leurs services gratuits.Contrairement à OpenAI, ces géants puisent dans ces recettes publicitaires générant des dizaines de milliards de dollars de bénéfices annuels, pour porter leurs ambitions dans l’IA. Amazon suit une trajectoire similaire, fort d’une activité publicitaire en pleine croissance sur ses services de vente et de vidéo.- “monétiser l’attention” ? -“La publicité n’est pas une distraction dans la course à l’IA générative; c’est le moyen pour OpenAI de s’y maintenir”, a déclaré Jeremy Goldman, analyste chez Emarketer.”OpenAI admet une chose simple et lourde de conséquences: la compétition ne porte plus seulement sur la qualité des modèles, mais sur la capacité à monétiser l’attention sans sacrifier la confiance”, a-t-il ajouté.”Notre priorité va à la confiance et l’expérience des utilisateurs avant les revenus”, promet d’ailleurs la signatrice du post, la dirigeante française Fidji Simo, bras droit du patron d’OpenAI Sam Altman.Pour convaincre, la dirigeante détaille les principes censés régir cette introduction: “Les publicités n’influencent pas les réponses”, les conversations “restent privées”, les données “jamais vendues aux annonceurs”, etc.Les publicités testées seront affichées en bas des réponses de ChatGPT, “clairement identifiées et distinctes” de celles-ci.”Nous n’optimisons pas le temps passé sur ChatGPT”, assure encore Fidji Simo, alors que nombre d’entreprises de la tech, comme Meta (Facebook, Instagram), TikTok et Snapchat, sont accusées de concevoir leurs algorithmes pour maintenir les utilisateurs le plus longtemps possible sur ces plateformes, dont la rentabilité repose sur la publicité.L’engagement à préserver le bien-être des utilisateurs est aussi un sujet sensible pour OpenAI, accusé d’avoir donné la priorité à l’implication émotionnelle et à la liberté d’utilisation au détriment de la santé mentale des usagers. Plusieurs procédures judiciaires visant OpenAI et d’autres géants de la tech sont en cours aux Etats-Unis, notamment en lien avec des cas de suicides.La Silicon Valley bruisse aussi de spéculations sur l’introduction de la publicité chez des concurrents de ChatGPT, en particulier pour le Gemini de Google, à la popularité croissante. Il n’y a “pas de projets pour de la publicité dans l’application Gemini”, a répondu, Dan Taylor, le vice-président de la branche publicité mondiale de Google, dans une interview la semaine dernière à Business Insider.

La Bourse de Paris termine en baisse, prudente avant les résultats d’entreprises

La Bourse de Paris a terminé vendredi en baisse une séance marquée par l’attentisme et la prudence des investisseurs, face au contexte géopolitique en Ukraine et à l’absence de catalyseur économique.Le CAC 40 a clôturé en baisse de 0,65%, soit un repli de 54,18 points, pour s’établir à 8.258,94 points. La veille, l’indice vedette parisien avait perdu 0,19% à 8.330,97 points.Les indices européens ont terminé la semaine sans grand optimisme face au contexte géopolitique en Ukraine et en l’absence de catalyseurs économiques avant le coup d’envoi de la saison des résultats d’entreprises sur le Vieux Continent.Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a annoncé vendredi que les écoles de la capitale ukrainienne seraient fermées jusqu’au 1er février, en pleine crise causée par de récents bombardements russes qui ont entraîné des coupures de chauffage et de courant massives.Selon Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour Mirabaud France, les marchés connaissent désormais une “phase attentiste après le beau début d’année”, une occasion de prendre des bénéfices avant le début en Europe de la saison des résultats.”On est dans une forme d’attentisme sur les marchés qui se préparent à réagir sur la micro-économie” et les publications d’entreprises, a-t-il souligné.Le gestionnaire a par ailleurs évoqué un mouvement de “rotation” d’actifs. “Comme l’Europe a surperformé les marchés américains” depuis le début de l’année, “on redonne plus de confiance aux Etats-Unis, en défaveur des marchés européens”, a-t-il expliqué.La défense dans le vert”Les actions de la défense ont fortement progressé dans un contexte de tensions accrues liées au conflit entre la Russie et l’Ukraine”, a relevé Patrick Munnelly, analyste de Tickmill Group.Thales a terminé en hausse de 2,55% à 261,60 euros, Dassault Aviation a gagné 2,53% à 316,40 euros et Airbus a pris 1,19% à 217,40 euros.Engie cède SiradelLe groupe Engie (-0,25% à 23,84 euros) a cédé Siradel, éditeur de logiciels dans le domaine de la modélisation 3D des villes et des réseaux, au fonds d’investissement Verdoso, d’après un communiqué conjoint de Siradel et Verdoso publié vendredi.Engie avait aquis Siradel en 2016 dans le but de proposer des offres sur mesure de planification et d’aménagement urbains à ses clients.