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La France suspend les importations de produits traités avec 5 pesticides interdits dans l’UE

Avocats, mangues et autres agrumes ne pourront plus entrer en France s’ils contiennent certaines substances interdites en Europe: le gouvernement français a officialisé mercredi cette mesure “conservatoire”, à quelques jours de la signature du traité de libre échange UE-Mercosur, qui fait craindre aux agriculteurs une concurrence accrue.L’arrêté, qui entre en vigueur jeudi, est pris pour une durée d’un an maximum, dans l’attente de “mesures appropriées par la Commission européenne”, selon le texte paru au Journal officiel.Celui-ci concrétise une annonce du Premier ministre Sébastien Lecornu et de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard pour répondre à l’inquiétude du monde agricole quant à l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur, qui ne respectent pas les même normes que les pays européens.”Compte tenu du profil des produits”, le texte concerne “pas mal l’Amérique du Sud. Mais ça n’est pas un arrêté dirigé contre l’Amérique du Sud, il est dirigé contre tout pays du monde qui traiterait les fruits et légumes concernés avec une de ces cinq substances”, indiquait-on au ministère de l’Agriculture en début de semaine. Les substances concernées sont quatre fongicides – le mancozèbe, utilisé pour traiter les avocats, les mangues ou encore les poivrons, le thiophanate-méthyl (coings, agrumes, avoine…), le carbendazime et le bénomyl (tomates, graines de soja, blé…) – et un herbicide, le glufosinate (pommes de terre).L’interdiction doit encore obtenir un feu vert le 20 janvier de la Commission européenne, qui peut “soit ne pas s’y opposer (…), soit (…) le généraliser à tout le reste de l’Union européenne (…), (soit) s’y opposer”, détaillait mardi le ministère de l’Agriculture.Mais Bruxelles, à l’issue d’une réunion spéciale des ministres européens de l’Agriculture, a annoncé mercredi vouloir interdire à l’importation tous les résidus de trois de cinq substances visées par l’arrêt du gouvernement français (carbendazime, bénomyl and thiophanate-méthyl).”C’est une victoire française”, s’est réjouie Annie Genevard sur BFMTV.Depuis des mois, la ministre appelle au “patriotisme alimentaire” et affirme pousser Bruxelles à harmoniser les règles concernant les pesticides, plaidant pour que les produits importés respectent les normes, notamment environnementales, imposées dans l’Union européenne.- “Pas beaucoup d’impact” -L’arrêté demande également aux entreprises du secteur alimentaire de mettre en oeuvre des contrôles afin de s’assurer que les produits importés ne contiennent pas les substances interdites en question. Cela passe notamment par “la collecte” ou “l’analyse” d’informations “sur la provenance des denrées alimentaires acquises”, ou encore des “analyses” permettant de prouver “l’absence de résidu quantifiable” des substances interdites. Interrogé sur le sujet sur BFMTV/RMC, le PDG de Carrefour Alexandre Bompard a estimé que cet arrêté “n’aura(it) pas beaucoup d’impact”, assurant que son groupe contrôlait déjà, avant la publication de l’arrêté, “l’existence ou non de ces résidus”. Et “il n’y a pas de traces de résidus” dans “99,9%” de ces contrôles, selon le dirigeant. “Ce sera 100% après l’arrêté”, promet-il.  L’arrêté se fonde “sur la réglementation sanitaire européenne qui autorise les États membres, avec des motifs justifiés, de déroger aux règles européennes et de prendre de façon unilatérale des dispositions d’interdiction d’import de substances interdites lorsqu’elles sont présentes à des niveaux préoccupants”, a expliqué le ministère de l’Agriculture. Ce n’est pas la première fois que certains produits sont temporairement interdits d’importation pour des motifs sanitaires: une clause de sauvegarde avait été actionnée en 2016 pour interdire l’importation de cerises traitées au diméthoate, un insecticide dangereux pour la santé, en attendant son interdiction dans l’UE à partir de 2019.L’arrêté prévoit une durée d’écoulement des stocks d’au maximum un mois après son entrée en vigueur. 

L’accord avec le Mercosur approche, l’UE compte sur le soutien de l’Italie

La Commission européenne s’est efforcée mercredi d’adresser d’ultimes gestes aux agriculteurs et table sur un soutien de l’Italie pour signer l’accord avec les pays latino-américains du Mercosur dans les prochains jours.Bruxelles espère obtenir l’aval des États européens vendredi, pour une possible signature de ce traité de libre-échange avec l’Amérique Latine dès lundi au Paraguay.L’horizon s’est dégagé grâce à la position de plus en plus favorable de l’Italie, décisive dans ce dossier.Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani a salué mercredi soir de nouvelles mesures de l’UE en faveur des agriculteurs et “les énormes avantages” du traité avec le Mercosur. “Nous avons toujours soutenu la conclusion de cet accord, en insistant sur la nécessité de prendre dûment en compte les préoccupations légitimes du secteur agricole”, a-t-il assuré.Car l’Union européenne doit composer avec la colère de nombreux agriculteurs européens, notamment en France où la contestation repart de plus belle.Pour faire avaler la pilule du Mercosur, l’exécutif européen avait spécialement réuni les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept mercredi à Bruxelles.La Commission a lâché du lest sur certaines revendications agricoles, parfois sans lien direct avec le Mercosur.Ainsi, pour réduire le coût des engrais, l’UE a par exemple ouvert la voie à une suspension temporaire d’un mécanisme européen de taxe carbone aux frontières sur les fertilisants.La décision n’est pas encore définitivement prise, mais “la taxe carbone sur les engrais pourra être suspendue avec effet rétroactif au 1er janvier 2026”, s’est déjà réjouie la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard.En attendant, l’UE promet de réduire certains droits de douane sur l’engrais azoté et l’ammoniac.- Interdiction de pesticides -Concernant les pesticides interdits en Europe, mais dont certaines traces se retrouvent dans les importations, Bruxelles entend interdire tous les résidus pour trois substances: carbendazim, benomyl and thiophanate-methyl, dans des produits comme les agrumes, les mangues ou les papayes.Paris avait fait monter la pression en publiant un arrêté suspendant les importations en France de produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues…) traités avec des fongicides et herbicides non autorisés dans l’UE, une mesure soumise toutefois à un feu vert de la Commission, dont la décision est attendue dans une dizaine de jours.Surtout, Ursula von der Leyen avait proposé dès mardi un geste budgétaire dans la future Politique agricole commune (PAC) 2028-2034 de l’Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d’euros dès 2028.Mais le traité de libre-échange avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay reste un “chiffon rouge” qui pourrait entraîner des “mobilisations plus importantes” encore, ne cesse de marteler le premier syndicat agricole français, la FNSEA.Convois vers Paris et rassemblements locaux, la contestation est vive en France, où des agriculteurs dénoncent à la fois la concurrence accrue des pays latino-américains et la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.De plus, la tempête politique couve en France. Si Emmanuel Macron soutient le Mercosur, “il prend le risque d’une censure” du gouvernement, a lancé le chef de la droite Bruno RetailleauA ce stade, Paris maintient son opposition au Mercosur “en l’état”, car le “compte n’y est toujours pas”, a répété le gouvernement mercredi matin.Mais sans autres alliées que la Pologne et la Hongrie, la France ne sera pas en mesure de bloquer l’accord, que plébiscitent l’Allemagne et l’Espagne pour relancer l’économie européenne.La France votera-t-elle contre l’accord ? Politiquement, signer un tel traité contre l’avis de la première puissance agricole d’Europe embarrasserait la Commission.Bruxelles insiste sur les garanties apportées aux agriculteurs. Les quotas de produits détaxés — bœuf, volaille…. — seront limités, souligne la Commission, et accompagnés de mesures de “sauvegarde” pour les produits agricoles les plus sensibles.L’exécutif européen promet d’intervenir en cas de déstabilisation du marché, avec la possibilité si nécessaire de rétablir des droits de douane. L’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.Après la signature du traité, il devra encore être ratifié par le Parlement européen, où le scrutin pourrait être serré.

Arts de la table: le verrier Arc placé en redressement judiciaire

Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, a été placé mercredi en redressement judiciaire en raison d’une “dégradation sévère et continue” de son environnement de marché, faisant redouter des centaines de suppressions d’emplois.Ce groupe bicentenaire, qui emploie 5.700 salariés dans le monde, dont encore 3.500 à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l’État, le dernier il y a un an à peine.Le tribunal de commerce de Lille Métropole a validé mercredi sa demande de placement en redressement judiciaire.C’est “le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s’adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé”, estime le directeur général d’Arc France Nick Hodler, cité dans un communiqué du groupe.”Notre modèle doit encore se transformer en profondeur (…), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs”, prévient M. Hodler.”Il y a plusieurs centaines d’emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l’ordre de 500 personnes”, craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT au sein d’Arc France, interrogé par l’AFP.- Une offre de reprise -L’environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre “la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d’achat” et la concurrence effrénée des produits importés d’Asie.”On est envahi de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu’on aura ça, on peut faire tous les plans qu’on veut, on sera toujours trop chers”, regrette M. Specque.Timothée Durand, membre d’une famille de propriétaires historiques d’Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu’en 2024, va présenter un projet de reprise, précise l’entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de “sérieuse” et “réaliste”.”Il a Arc dans les tripes, je pense qu’il a envie que la boîte de son grand-père continue, que les boîtes françaises continuent”, espère Patrice Bollengier, délégué syndical CFE-CGC.Timothée Durand avait déjà proposé une offre de reprise en 2024, alors rejetée, même si son projet était “cohérent”, selon ce syndicaliste.”L’État sera attentif aux conséquences humaines et sociales” de ce redressement judiciaire, “dans la continuité du soutien apporté par l’État à ce groupe depuis plusieurs années”, a réagi le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l’AFP.Le ministre compte rencontrer jeudi M. Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que “l’Etat examinerait avec sérieux” toutes les autres offres de reprise éventuellesLe préfet du Pas-de-Calais, les présidents de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (LR) et du département Jean-Claude Leroy (PS), ainsi que d’autres élus locaux doivent recevoir jeudi à Arras les organisations syndicales d’Arc pour “échanger sur la situation, le déroulement de la procédure et les dispositifs d’accompagnement susceptibles d’être mobilisés”, selon un communiqué commun.Fondé en 1825, Arc produit notamment de la vaisselle (verres, assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d’Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d’entrée de gamme pour le géant suédois de l’ameublement Ikea. Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois. Il avait failli disparaître en 2014, avant d’être racheté l’année suivante par un investisseur américain, Dick Cashin.Le groupe revendique pour 2024 un chiffre d’affaires de 688 millions d’euros au niveau mondial, dont un peu plus de 400 millions d’euros pour Arc France, société accusant des pertes chroniques depuis des années et très endettée.La perte nette d’Arc France s’élevait à plus de 32 millions d’euros en 2024, d’après des documents financiers disponibles en lignes.  Ces dernières années, Arc France a été durement touchée par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l’énergie et l’inflation, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-2024.Début 2025? un plan de refinancement de 42 millions d’euros avait été validé par la justice, avec l’arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.En parallèle, l’État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d’euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu’il avait déjà prêté plus de 138 millions d’euros au groupe entre 2020 et 2023. 

Cambodge : Chen Zhi, accusé de superviser des centres de travail forcé pour des arnaques en ligne, extradé en Chine

Le magnat chinois Chen Zhi, accusé de superviser des centres de travail forcé pour des arnaques en ligne au Cambodge a été arrêté dans ce pays, et extradé en Chine, a annoncé mercredi Phnom Penh.Les autorités cambodgiennes “ont arrêté trois ressortissants chinois, Chen Zhi, Xu Ji Liang et Shao Ji Hui, et les ont extradés vers la République populaire de Chine”, a déclaré le ministère cambodgien de l’Intérieur dans un communiqué. L’opération a été menée mardi “dans le cadre de la coopération en matière de lutte contre la criminalité transnationale” et conformément à une demande des autorités chinoises, a-t-il ajouté. Elle est l’aboutissement de plusieurs mois d’enquête en coopération, selon la même source.Chen Zhi a perdu sa nationalité cambodgienne par décret royal en décembre, a précisé Phnom Penh.Les autorités chinoises n’ont pas commenté dans l’immédiat l’extradition.En octobre, le ministère de la Justice américain a annoncé avoir inculpé M. Chen, l’accusant d’avoir dirigé des opérations dans des camps de travail forcé à travers le Cambodge, où des centaines de travailleurs victimes de trafic humain étaient détenus dans des installations semblables à des prisons, entourées de hauts murs et de barbelés.- 15 milliards de dollars -Les enquêteurs américains ont saisi des bitcoins d’une valeur d’environ 15 milliards de dollars, la plus grosses saisie judiciaire de l’histoire des Etats-Unis.Prince Holding Group est l’un des plus importants conglomérats cambodgiens, opérant dans plus de 30 pays dans les domaines de l’immobilier, des services financiers et de la consommation depuis 2015.Cet empire commercial est aussi soupçonné de blanchiment de fonds obtenus illégalement.Selon Washington, Prince Holding Group servait de paravent à “l’une des plus grandes organisations criminelles transnationales d’Asie”. Prince Group a démenti ces accusations.”Cette mise en accusation représente l’un des coups les plus importants jamais portés contre le fléau mondial du trafic d’êtres humains et de la fraude financière facilitée par le numérique”, s’est félicitée la procureure générale des États-Unis, Pam Bondi.Chen Zhi risque jusqu’à 40 ans de prison s’il est reconnu coupable aux États-Unis de fraude électronique et de blanchiment d’argent, en lien avec environ 127.271 bitcoins saisis par Washington. Selon l’acte d’accusation américain, les complices étaient contraints, sous la menace de violences, de mettre en œuvre des escroqueries, des systèmes d’investissement en cryptomonnaie qui consistent à gagner la confiance des victimes au fil du temps avant de leur dérober leurs fonds. – Conseiller du Premier ministre -Ces escroqueries ciblent des victimes dans le monde entier et causent des pertes se chiffrant en milliards de dollars. Des centres d’escroquerie situés au Cambodge, en Birmanie et dans la région utilisent de fausses offres d’emploi pour attirer des ressortissants étrangers, dont beaucoup de Chinois, dans des complexes spécialement aménagés, où ils sont contraints de commettre des fraudes en ligne. Depuis 2015 environ, le groupe Prince opérait dans plus de 30 pays sous couvert d’activités légitimes dans l’immobilier, les services financiers et la consommation, ont déclaré les procureurs américains.Chen et de hauts responsables auraient usé de leur influence politique et corrompu des fonctionnaires dans plusieurs pays pour protéger leurs activités illicites.Au Cambodge, Chen a été conseiller du Premier ministre Hun Manet et de son père, l’ancien dirigeant Hun Sen.M. Chen est un “acteur profondément infiltré au sein de l’État cambodgien”, a fait valoir l’expert en criminalité transnationale Jacob Sims. “Son influence s’étend à tous les échelons du gouvernement, et le groupe Prince agit depuis longtemps comme une organisation de soutien majeure au parti au pouvoir”, avait expliqué Sims à l’AFP en 2025. Prince a affirmé que des déclarations similaires faites dans un rapport de Sims étaient des “allégations diffamatoires”.Selon les experts, ce pays d’Asie du Sud-Est abrite des dizaines de centres d’escroquerie où des dizaines de milliers de personnes se livrent à des arnaques en ligne – certaines de leur plein gré, d’autres victimes de trafic – au sein d’un secteur pesant plusieurs milliards de dollars. 

Le lancement des soldes refroidi par la météo hivernale

Mises à mal par un calendrier commercial saturé de promotions, les soldes d’hiver ont débuté mercredi dans une France perturbée par la neige et le froid, un contexte météo qui menace la fréquentation pour de nombreux commerçants déjà à la peine.Après un début de saison très doux et un mois de décembre décevant, les commerçants comptent sur cette période de promos qui court jusqu’au 3 février pour limiter la casse.”Il ne faut pas que la première semaine soit trop perturbée, mais dès qu’il y a un peu de neige, plus personne ne sort pour faire du shopping”, relève pour l’AFP Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, qui représente les grandes enseignes.Vingt-et-un départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas par Météo-France mercredi, contre 32 lors du précédent point, et les transports sont fortement perturbés.A Paris, l’observatoire de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Île-de-France a “observé des commerces vides, même dans les artères les plus commerçantes du 15e et du 6e arrondissement” et rencontré des commerçants “inquiets” par cette météo, qui risque de “pousser les consommateurs à privilégier le commerce en ligne”.Les commerces d’habillement sortent déjà d’un mois de décembre morose en raison notamment de températures clémentes et du Black Friday, qui siphonne une bonne partie des achats de Noël.- Consommateurs déjà “gavés” -“On a des attentes assez fortes sur le mois de janvier, d’autant plus qu’il y a du stock, donc on espère terminer mieux la saison qu’elle n’a commencé”, souligne Yohann Petiot. Les soldes “ne représentent plus l’événement commercial d’il y a 10 ou 20 ans quand les gens attendaient le matin devant la porte”, mais ça reste tout de même un “événement important inscrit dans le calendrier des Français”.Sous un soleil radieux mercredi matin à Strasbourg, loin de la pagaille des zones les plus perturbées par la neige, Frédéric Marchand, étudiant de 22 ans, sort avec un gros sac d’une grande enseigne dans le centre commercial Place des Halles: “Je fais rarement les soldes, je préfère acheter sur internet où il y a souvent des promos, mais comme je n’ai pas cours ce matin, qu’il fait beau et que j’ai besoin d’un nouveau manteau d’hiver, je me suis dit allons voir ! Et j’ai trouvé !”Comme Frédéric, 67% des Français n’attendent pas spécifiquement les soldes, mais restent avant tout opportunistes face à une bonne affaire, selon un sondage de l’application de shopping Joko. Selon ce sondage, 64% comptent profiter des soldes, autant en ligne qu’en boutique.Rencontrée aux Galeries Lafayette de Strasbourg, Ghyslaine, retraitée, fait les soldes “tous les ans” malgré la multiplication des promos toute l’année: “je trouve qu’on peut vraiment faire de bonnes affaires pendant la période officielle des soldes, surtout en hiver”, dit-elle.Si des fidèles restent au rendez-vous, pour les commerçants indépendants, “les soldes ont perdu leur force et leur signification” depuis des années, résume auprès de l’AFP Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH).Après les fêtes, les consommateurs arrivent début janvier déjà “gavés par le Black Friday et par des ventes privées”. Ajoutez à cela “les petits prix des plateformes” en ligne et vous avez “beaucoup de commerçants pris dans un étau”, regrette-t-il.Lors du cru 2025, les commerçants indépendants ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 5,5% par rapport à janvier 2024 (en comparaison, les grandes enseignes de l’Alliance du commerce ont stagné à -0,2% sur la période). Alors que 2026 devrait suivre cette tendance, la FNH demande au gouvernement de repousser les soldes de trois semaines. Les soldes “peuvent être un levier de croissance” mais il faut les “reconnecter à la réalité des saisons” et leur “redonner du sens en les positionnant en fin de saison”, selon M. Talamon.La Confédération des commerçants de France (CDF) défend elle aussi, dans un communiqué mercredi, un décalage du calendrier, qui ne correspond plus “au rythme réel de la consommation ni aux contraintes économiques des commerçants indépendants”, explique Pierre Bosche, son président.

Sous-location illégale: la Cour de cassation reconnaît la responsabilité d’Airbnb

Airbnb, simple hébergeur de contenus ou éditeur? La Cour de cassation a tranché mercredi estimant que la responsabilité de la plateforme pouvait être engagée si des internautes recouraient à ses services pour de la sous-location illicite.Les magistrats de la plus haute juridiction judiciaire ont estimé que “la société Airbnb n’a pas la qualité d’hébergeur internet car elle joue un rôle actif à l’égard des utilisateurs, lui permettant d’avoir connaissance et de contrôler les offres déposées sur sa plateforme”.”Dès lors elle ne bénéficie pas de l’exonération de responsabilité accordée aux hébergeurs et elle peut être tenue responsable si des internautes recourent à sa plateforme pour de la sous-location illicite”, indiquent-ils dans un communiqué.La Cour de cassation devait clarifier ce point après deux décisions en appel contradictoires: l’une à Paris en janvier 2023 où la cour d’appel avait estimé qu’Airbnb avait “largement contribué” à l’infraction commise par une locataire parisienne qui avait sous-loué illégalement son logement.L’autre, rendue par la cour d’appel d’Aix en Provence en septembre 2023, estimait au contraire que la plateforme n’était qu’un simple hébergeur de contenus, et n’était donc pas co-responsable d’une affaire de sous-location illégale dans un logement social.La Cour de cassation s’est notamment appuyée sur le droit européen pour trancher.”Selon la Cour de justice de l’Union européenne, un hébergeur internet doit jouer le rôle de simple +intermédiaire+ en se limitant à fournir de façon neutre un service purement technique et automatique de stockage et de mise à disposition des données fournies par ses clients. L’hébergeur internet ne joue donc aucun rôle actif dans le traitement de ces données: il ne lui en est confié ni la connaissance ni le contrôle”, rappelle la Cour de cassation.Or, “la société Airbnb ne joue pas un rôle neutre à l’égard de ses utilisateurs. Elle s’immisce dans la relation entre +hôtes+ et +voyageurs+: en leur imposant de suivre un ensemble de règles (lors de la publication de l’annonce ou de la transaction) dont elle est en mesure de vérifier le respect; en promouvant certaines offres par l’attribution de la qualité de +superhost+, exerçant ainsi une influence sur le comportement des utilisateurs”.- “Etape majeure” -Concrètement, l’arrêt de la cour d’appel d’Aix est cassé est l’affaire est renvoyée tandis que dans l’affaire parisienne, la Cour de cassation annule l’amende (32.399,61 euros) que devait verser Airbnb et la locataire, et renvoie l’affaire sur ce point, sachant qu’ils avaient été condamnés à verser 58.000 euros d’amende en première instance.”Les procédures judiciaires continuent dans ces deux affaires et nous sommes déterminés à explorer toutes les voies de recours possibles afin que la jurisprudence française reflète les principes européens de régulation des plateformes”, a réagi Airbnb dans une déclaration transmise à l’AFP, estimant que “ces décisions sont contraires au droit européen”.La plateforme assure par ailleurs appliquer “une politique de tolérance zéro” pour les cas de sous-locations illégales “portées à notre attention, allant jusqu’à la suppression des annonces concernées”.Jonathan Bellaïche, avocat de la propriétaire parisienne lésée, salue “une étape jurisprudentielle majeure dans la clarification du régime de responsabilité applicable aux plateformes numériques”.Il estime que “cela peut avoir comme effet de rendre Airbnb co-responsable de tous les abus qu’il peut y avoir sur leur plateforme”.”C’est l’aboutissement de dix ans de bataille”, se réjouit-il auprès d’une journaliste de l’AFP, indiquant avoir défendu pour la première fois un propriétaire victime de sous-location sur Airbnb en 2016, et “ça va changer beaucoup de choses dans le rapport de force”, poursuit-il.L’avocat avait déjà obtenu la reconnaissance du statut d’éditeur pour Abritel en 2024.Il a également fait condamner Airbnb à 8,2 millions d’amende pour des “manquements graves” à la collecte de la taxe de séjour en 2021 et 2022 sur l’île d’Oléron (Charente-Maritime), puis Booking.com (574.000 euros d’amende) et Leboncoin (410.000 euros) pour les mêmes raisons.L’avocat représente également des hôteliers ainsi que la principale organisation patronale de l’hôtellerie, l’Umih, dans une procédure de concurrence déloyale à l’encontre d’Airbnb.

200 km/h dans le blanc: à Paris-Orly, la neige déclenche une mission commando

Dans le brouillard et sous les flocons, un convoi de véhicules jaunes avance lentement pour dégager les pistes. À l’aéroport Paris-Orly, les volontaires de l’équipe d’hiver défient mercredi une neige “exceptionnelle”.”On avait une prévision de 3 à 6 centimètres de neige sur huit heures, mais six centimètres sont tombés en une heure et demie”, raconte à l’AFP Jérôme Lauferon, directeur des aires aéronautiques à Orly.Des précipitations brutales et inhabituelles depuis plusieurs années, souligne le responsable. Ce qui relèverait de la routine au Canada ou en Russie déclenche une alerte maximale à Paris où les chutes de neige se font de plus en plus rares et dont les aéroports ne sont pas conçus pour une logistique hivernale lourde.Avant les premiers flocons lundi, la cellule d’anticipation a été mise en place dimanche et fonctionne 24 heures sur 24 tout comme le “poste de commandement neige”.  C’est alors que commence l’aventure humaine: la gestion de la neige à Orly repose sur cinq responsables qui s’appuient sur quelque 300 volontaires qui quittent leurs bureaux chez le groupe ADP (Aéroports de Paris) pour affronter les éléments. – “Commando d’hiver” -“Cela fait plaisir de pousser les flocons”, s’enthousiasme Stephen Chasseriaud, 58 ans, chauffeur de déneigeuse.  Ancien pilote, actuellement responsable interface-travaux voierie, il a passé son permis poids lourds pour rejoindre il y a 12 ans les rangs des volontaires du “service hivernal”. “On est en mode commando”, sourit-il, un souvenir de son service militaire et du stage commando grand froid.  “Cela permet de voir une autre facette de l’aéronautique. C’est une expérience humaine riche, on se sent utile”. Même ressenti pour Benjamin Sinegre, responsable de stratégie environnementale à Paris-Orly et lui aussi volontaire, content de quitter son bureau pour s’installer au commandement neige. “C’est enivrant de vivre l’instant présent et d’aider l’aéroport à tourner”, confie-t-il.Sa mission: dispatcher les cinq “trains neige”, chacun composé de plusieurs véhicules, entre les pistes et les voies de circulation des avions. – 200 km/h au décollage -Robin Durand, responsable de la cellule de l’anticipation, embarque une équipe de AFP à bord d’une voiture jaune qui circule sur les pistes et supervise le déneigement. A la tête de chaque “train neige” un véhicule convoyeur ouvre la voie, guidant cinq déneigeuses équipées de larges lames pour pousser la neige. Derrières elles, un véhicule qui récupère la neige et l’éjecte hors des pistes et finalement un épandeur qui répand du formiate de potassium, équivalent du sel routier, mais moins corrosif pour les avions et plus efficace contre la glace.  “Ce produit sert à abaisser le point de congélation: là où l’eau gèle normalement à 0°C, le sel jusqu’à -5°C et le formiate protège jusqu’à -15 ou -20”, explique-t-il.  Dans les aéroports l’enjeu est crucial en cas de chute de neige et de verglas: si sur une route, les voitures peuvent adapter leur vitesse en fonction des conditions climatiques, un avion en phase de décollage ou d’atterrissage doit atteindre la vitesse de 200 km/h en toute circonstance. Les pistes longues sont déneigées en 35 à 45 minutes en moyenne et pendant la durée du déneigement, le trafic sur la piste est interrompu. Ce qui réduit les capacités de l’aéroport et peut causer la réduction du nombre de vols des compagnies.  Une centaine de vols ont ainsi été annulés mercredi matin dans les aéroports parisiens, dont une cinquantaine à Paris-Orly sur 517 sur une journée. “On n’est pas surpris par la neige”, assure Coralie Chabot, responsable du centre opérationnel en ajoutant que les entraînements ont été menés “toutes les semaines” depuis septembre.”La neige comme aujourd’hui est assez exceptionnelle et nous se sommes pas dimensionnées en termes d’équipes”, ni en termes de postes de stationnement pour les avions, conclut-elle. 

Wall Street ouvre d’un pas prudent

La Bourse de New York évolue sur une note contrastée mercredi, au lendemain d’un double record pour le Dow Jones et le S&P 500, le rapport mensuel sur l’emploi du secteur privé aux Etats-Unis n’ayant pas suffi à dynamiser la place américaine.Vers 15H05 GMT, le Dow Jones reculait de 0,30%, tandis que le Nasdaq avançait de 0,26% et le S&P 500 restait proche de l’équilibre (+0,04%).Entre les tensions géopolitiques avec le Venezuela et l’attente de la décision de la Cour suprême des Etats-Unis sur la légalité d’une large partie des droits de douane lancés par Donald Trump, “il y a beaucoup de bruit et de fureur en arrière-plan, mais au premier plan, le marché boursier reste calme et poursuit son chemin”, estime Patrick O’Hare, de Briefing.com.Les investisseurs ont pris connaissance, un peu avant l’ouverture de Wall Street, de l’enquête ADP/Stanford Lab sur le mois de décembre.Selon ce baromètre, 41.000 créations nettes d’emplois ont été enregistrées le mois dernier, soit un peu moins qu’attendu.Ces chiffres “n’ont donné lieu à aucune inquiétude” pour les investisseurs, selon M. O’Hare, selon qui ils “reflètent une certaine hésitation en matière d’embauche”.”Nous attendons toujours” la publication vendredi des chiffres officiels de l’emploi du mois de décembre “pour avoir une meilleure estimation” du marché du travail aux États-Unis, assure Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.L’analyste ajoute auprès de l’AFP que le rapport du ministère américain du Travail aura d’autant plus d’importance qu’il sera “le premier depuis trois mois à être publié conformément au calendrier initial”.Les précédentes éditions avaient été décalées ou annulées en raison de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis de cet automne.En attendant, “les moteurs (du marché, ndlr) sont vraiment les mêmes aujourd’hui qu’ils l’étaient ces deux derniers jours”, estime Art Hogan.Pour cette première semaine complète d’échanges de l’année, “il y a une sorte de regain d’enthousiasme pour la technologie”, dit-il, grâce notamment aux annonces faites depuis le CES de Las Vegas, immense salon américain de la technologie grand public.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se détendait vers 15H00 GMT, à 4,15% contre 4,17% à la clôture la veille.Côté entreprises, le spécialiste des logiciels d’assistance à la conduite Mobileye (+5,17% à 12,81 dollars) bondissait après avoir annoncé le rachat du fabricant de robots Mentee, pour 900 millions de dollars.Strategy – anciennement MicroStrategy – qui possède la plus grosse réserve privée de bitcoins au monde, était recherchée après le revirement MSCI. Ce dernier avait annoncé en octobre vouloir exclure de ses indices boursiers les entreprises dont les actifs sont principalement en cryptomonnaies, avant de renoncer à ce plan mardi.L’action Strategy prenait 6,63% à 168,46 dollars.

La course à la conduite (quasi) autonome pour les particuliers relancée par le bond de l’IA

Malgré l’essor des robotaxis, une véritable conduite autonome pour les particuliers est encore loin, au vu du coût et des freins juridiques ou réglementaires. Toutefois, grâce aux progrès de l’IA, les voitures capables de rouler toutes seules, mais sous la responsabilité du conducteur humain, se multiplient.Lâcher le volant n’est plus une fantaisie: les robotaxis de Waymo aux Etats-Unis et de son homologue chinois Apollo Go, en croissance rapide depuis un an, ont fait la démonstration de la fiabilité d’une conduite autonome de niveau 4 (où la responsabilité incombe à la machine dans un territoire donné).Derrière eux, la concurrence grandit, comme celle d’Uber. Au CES, le salon de la tech de Las Vegas, la plateforme VTC a dévoilé lundi le robotaxi Lucid qui doit défier Waymo à San Francisco au 2e semestre.Offrir cette expérience en masse aux propriétaires de véhicules reste l’horizon de l’industrie, qui vante largement ses avancées dans les couloirs du salon. Mais “je ne le vois pas arriver avant des années”, estime Marc Amblard, expert directeur d’Orsay Consulting.Seul Tensor, une start-up de la Silicon Valley, est présente à Vegas avec une voiture particulière de niveau 4, dont les premiers modèles vendus sont censés rouler dans les prochains mois.Présenté comme la “première voiture-robot personnelle sur terre”, il s’agit d’un véhicule de luxe, équipé de 34 caméras, 5 lasers lidars, plus d’une centaine de capteurs, pour un prix estimé autour de 200.000 dollars par les analystes.Sa conduite autonome sera limitée aux zones géographiques autorisées. L’entreprise a pour l’heure une autorisation en Californie pour ses tests et pourrait bénéficier des législations favorables du Texas, du Nevada ou de l’Arizona, ainsi que de son partenariat aux Emirats arabes unis.- sécurité humaine ou IA ? -C’est donc du côté de la conduite assistée de niveau 2, celle où le conducteur doit être prêt à reprendre les commandes, que s’épanouissent actuellement les projets phares de l’industrie. Et ceux-ci vont de plus en plus loin dans l’autonomisation, en grande partie grâce aux avancées de l’IA qui rendent l’ordinateur plus efficace avec moins de coûteux capteurs.”Au niveau 2, vous pouvez offrir une autonomie de plus en plus avancée (…) et le filet de sécurité, c’est le conducteur”, explique Pier-Paolo Porta, directeur marketing d’Ambarella, un des acteurs de la démocratisation de la conduite autonome via le développement de solutions d’IA moins gourmandes en énergie et capteurs.Une conduite où le volant et les pédales sont entièrement opérés par l’ordinateur, tout en restant légalement au niveau 2 sous la responsabilité du conducteur, c’est l’expérience qu’offre déjà Tesla aux Etats-Unis, avec son système FSD (Full self-driving) et les constructeurs Xiaomi ou BYD en Chine, deux pays où la législation le permet facilement.C’est sur créneau que la concurrence s’aiguise.Lundi, Nvidia a dévoilé Alpamayo, une IA de conduite autonome, qui sera progressivement disponible en 2026 sur des Mercedes électriques CLA, aux Etats-Unis.”Alpamayo apporte le raisonnement aux véhicules autonomes, leur permettant de réfléchir à des scénarios rares, de conduire en toute sécurité dans des environnements complexes et d’expliquer leurs décisions de conduite”, s’est félicité Jensen Huang, le patron du géant des puces pour l’IA.”C’est le moment ChatGPT de l’IA physique”, assure-t-il.Lors d’une démonstration en décembre en présence de l’AFP, le pilote automatique, sur un trajet défini sur Google Maps, a conduit la Mercedes avec souplesse dans les rues embouteillées de San Francisco, nécessitant une seule intervention du conducteur pour doubler une ambulance arrêtée au milieu de la route.Dans ce système, commercialisable auprès d’autres constructeurs et dont le logiciel est open source, donc libre d’être repris et modifié par des concurrents, le pilotage est confié à une IA générative en temps réel, supervisée par un modèle informatique classique en cas d’hallucinations.A la différence de Waymo, le système Alpamayo peut ainsi rouler sur des routes sur lesquelles il n’a pas de données préalables.Son concurrent Qualcomm montre, lui, à Las Vegas les prémices d’un logiciel de conduite autonome similaire, piloté par une IA embarquée à bord, avec sa puce Snapdragon, sans nécessiter de communiquer avec un centre de données ou d’embarquer une cartographie au centimètre près de la zone traversée.Quant à Nissan, il a annoncé en décembre intégrer bientôt l’IA le logiciel de conduite autonome de la start-up britannique Wayve sur une large part de sa gamme. Avec un objectif identique : offrir les sensations de l’autonomie tout en laissant la responsabilité juridique… à l’être humain.

Neige: le point sur les perturbations dans les transports

L’épisode de neige et de verglas qui a touché mercredi matin le nord et l’ouest de la France, région francilienne comprise, entraîne des perturbations dans les transports. Le point en début d’après-midi.La routeDouze départements étaient toujours en vigilance orange — deuxième niveau d’alerte pour la neige et le verglas — par Météo-France, selon le bulletin de 14H00. A Paris et dans sa banlieue, le niveau 3 du Plan neige et verglas avait été activé, avec notamment la limitation de la vitesse à 70 km/h.Les bouchons étaient quasiment tous résorbés en début d’après-midi, avec un peu moins de 40 km au total sur les routes d’Ile-de-France vers 14H00, selon le site Sytadin, et la RN 118, au sud de Paris, était partiellement fermée à la circulation depuis 08H45 dans les deux sens.La circulation des poids lourds est interdite dans l’ouest de la France, en Ile-de-France et en Nouvelle-Aquitaine et les transports scolaires suspendus dans une dizaine de départements, dont la région parisienne.Plusieurs tronçons de l’A8, en Provence, ont été fermés plus tôt mercredi, mais elle devait rouvrir à 15H00 locales, a indiqué Philippe Tabarot sur BFMTV.Dans les Hauts-de-France, “les poids lourds retenus sur les aires de stockage (peuvent) être libérés exclusivement dans le sens Sud-Nord et de façon progressive”, à partir de 15H00, selon la préfecture.Le trainLe réseau ferroviaire enregistre “des dérangements d’aiguilles/appareils de voie”, qui sont “bloqués par la neige notamment en Ile-de-France”, indique la SNCF dans un point de la mi-journée. Le secteur de Saintes (Charente-Maritime) continue d’être perturbé par des “interruptions de circulation”. “Les trains de reconnaissance avec des bucherons à bord doivent circuler” mercredi “pour vérifier qu’il n’y a pas d’obstacles sur les voies”, ajoute la SNCF. “La reprise est toujours envisagée jeudi matin selon les conditions climatiques”.Quant à la circulation des trains sur les axes Tours–Saumur et Tours-Poitiers–La Rochelle, elle devait reprendre à la mi-journée.Est toujours en place la réduction de vitesse sur les lignes à grande vitesse.Les bus, métros et RERTous les bus parisiens et franciliens ont cessé leur service mercredi matin dès 07H00,  ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. “Une reprise progressive et partielle du réseau est prévue durant l’après-midi”, précise la RATP sur son site.Les métros fonctionnent tous, avec des “ralentissements” sur les lignes 5 et 6 qui ont des portions passant en voie aérienne, a indiqué M. Tabarot sur BFMTV.IDFM invite “tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes”. Les avionsUne centaine de vols ont été annulés mercredi matin à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. A Orly, où 40 annulations de vols avaient été anticipées dès mardi, il y a eu “un certain nombre de difficultés” mercredi, a indiqué le ministre des transports sur BFM.Selon le gestionnaire ADP, quelque 1.200 vols étaient initialement programmés mercredi à CDG et environ 500 à Orly.Le trafic est très perturbé, avec des retards de plus d’une heure à l’arrivée en moyenne dans les aéroports parisiens, indique le tableau de bord de la Direction générale de l’aviation civile. L’aéroport de Nantes était fermé jusqu’à midi, selon l’organisme de surveillance du trafic aérien européen, Eurocontrol. C’est également le cas pour l’aéroport du Bourget au nord de Paris, consacré aux vols d’affaires, jusqu’à 14H00.bur-fmp-im-tq/ved/LyS