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Maduro en prison aux Etats-Unis, qui veulent “diriger” la transition au Venezuela

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, est incarcéré dimanche dans une prison de New York après sa capture spectaculaire et controversée par les Etats-Unis, qui veulent “diriger” la transition au Venezuela et exploiter ses vastes réserves de pétrole.Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi matin à la demande du Venezuela, deux jours après l’opération militaire américaine à Caracas qui a évincé le président socialiste autoritaire. Ce raid laisse le pays latino-américain sans gouvernement et sa légalité a été mise en cause par de nombreuses capitales.Nicolas Maduro doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis.M. Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.Des images de l’AFP ont montré tard samedi le dirigeant vénézuélien sortant d’un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.La Maison Blanche a par la suite diffusé une vidéo de M. Maduro, menotté et en sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. Il a ensuite été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn.Malgré la réussite du raid militaire américain — un pari risqué pour Donald Trump qui a suivi l’opération en direct “comme un show télévisé” — l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit Donald Trump lors d’une conférence de presse en Floride, sans préciser comment les Etats-Unis allaient procéder. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.M. Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante” si besoin.Le Venezuela détient 17% des réserves de brut mondiales et vend 80% de son pétrole de faible qualité vers la Chine.Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire “Absolute Resolve” (Détermination absolue), menée après “des mois de préparation”. Elle a mobilisé plus de 150 avions et le couple Maduro s’est rendu “sans résister”, a-t-il précisé. – “Unique président” -Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’avait été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézuélien reste inconnu.Donald Trump a affirmé au New York Post que “beaucoup de Cubains (avaient) perdu la vie” car “ils protégeaient Maduro”.Selon les médias américains, M. Maduro s’appuyait sur des conseillers envoyés par le gouvernement communiste de La Havane, proche allié de Caracas.Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, être prête à coopérer avec les Etats-Unis.La Cour suprême du Venezuela a confié l’intérim du pouvoir à Mme Rodriguez après avoir constaté “l’enlèvement du président constitutionnel” au cours d’une “agression militaire étrangère”.Mais la Cour n’a pas déclaré M. Maduro définitivement empêché, ce qui aurait déclenché une élection présidentielle anticipée sous 30 jours. Nicolas Maduro est “l’unique président du pays”, avait auparavant déclaré Mme Rodriguez, en exigeant sa “libération immédiate”. Sans préciser comment Washington envisageait la suite, Donald Trump a disqualifié la cheffe de l’opposition et lauréate du prix Nobel de la paix en 2025, Maria Corina Machado.”Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect dans son pays”, a-t-il lancé. “L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture de M. Maduro, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, exilé en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.- “Rentrer chez nous” -L’opération militaire américaine a été vivement condamnée par les alliés de Caracas — Chine, Russie, Iran ou Colombie — et les critiques ont fusé également à l’ONU, l’UE, et diverses capitales latino-américaines et européennes contre le recours à la force contre un état souverain et “une violation du droit international”. Seuls quelques gouvernements pro-trump, tels l’Argentine ou Israel, ont applaudi.A Caracas, les rues étaient pratiquement désertes samedi, et les rideaux métalliques des magasins sont restés baissés dans la crainte d’émeutes et de pillages.Quelque 500 partisans de M. Maduro se sont rassemblés non loin du Palais présidentiel de Miraflores, à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président ? (…) C’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.A l’inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Maduro incarcéré aux Etats-Unis, qui entendent “diriger” la transition au Venezuela

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, a été incarcéré samedi à New York après sa capture par les Etats-Unis, qui ont annoncé leur intention de “diriger” la transition au Venezuela et d’exploiter ses vastes réserves de pétrole.Des images de l’AFP ont montré le dirigeant vénézuélien sortant d’un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.La Maison Blanche a par la suite diffusé une vidéo de M. Maduro, menotté et en sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue.”Bonsoir, bonne année”, entend-on déclarer le président vénézuélien, qui a ensuite été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn.Nicolas Maduro doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis.Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.Malgré la réussite de l’opération, un pari risqué pour Donald Trump, l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride.Il n’a cependant pas précisé comment les Etats-Unis allaient procéder. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.M. Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante” si besoin.A ses côtés, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue).L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions et le dirigeant vénézuélien et son épouse se sont rendus “sans résister”, a-t-il précisé. – “Unique président” -Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’avait été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézuélien reste incertain.Donald Trump a affirmé au New York Post que “beaucoup de Cubains (avaient) perdu la vie” car “ils protégeaient Maduro”, tout en disant ne pas connaître le nombre exact de morts.Selon les médias américains, M. Maduro s’appuyait sur des conseillers envoyés par le gouvernement communiste de La Havane, également sanctionné par Washington et proche allié de Caracas.En conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis.La Cour suprême du Venezuela a confié samedi l’intérim du pouvoir à Mme Rodriguez après avoir constaté “l’enlèvement du président constitutionnel” au cours d’une “agression militaire étrangère”.Mais la Cour n’a pas déclaré M. Maduro définitivement absent, ce qui aurait déclenché une élection présidentielle anticipée sous 30 jours.Nicolas Maduro est “l’unique président du pays”, avait auparavant déclaré Mme Rodriguez, en exigeant sa “libération immédiate”. Sans préciser comment Washington envisageait la suite, Donald Trump a d’ores et déjà disqualifié la cheffe de l’opposition et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays”, a-t-il lancé. “L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi matin à la demande du Venezuela.- “Rentrer chez nous” -A Caracas, les rues étaient pratiquement désertes samedi, et les rideaux métalliques des magasins sont restés baissés.Quelque 500 partisans de M. Maduro se sont rassemblés non loin du Palais présidentiel de Miraflores, à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président ? (…) C’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.A l’inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Maduro est arrivé aux Etats-Unis qui entendent “diriger” la transition au Venezuela

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, est arrivé samedi à New York après sa capture par les Etats-Unis, qui ont annoncé leur intention de “diriger” la transition au Venezuela et d’exploiter ses vastes réserves de pétrole.Des images de l’AFP ont montré le dirigeant vénézuélien sortant d’un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.Il devait ensuite rejoindre des locaux de l’agence antidrogue américaine (DEA) puis une prison de Brooklyn, le Metropolitan Detention Center, selon plusieurs médias américains.Le président vénézuélien doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis.Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.Malgré la réussite de l’opération, un pari risqué pour Donald Trump, l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride.Il n’a cependant pas précisé comment les Etats-Unis allaient procéder. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.M. Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante” si besoin.A ses côtés, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue).L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions et le dirigeant vénézuélien et son épouse se sont rendus “sans résister”, a-t-il précisé. – “Unique président” -Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’a été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste incertain.Donald Trump a affirmé au New York Post que “beaucoup de Cubains ont perdu la vie” car “ils protégeaient Maduro”, tout en disant ne pas connaître le nombre exact de morts.Selon les médias américains, M. Maduro s’appuyait sur des conseillers envoyés par le gouvernement communiste de La Havane, également sactionné par Washington et proche allié de Caracas.En conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis. Mais Mme Rodriguez, première dans l’ordre de succession au pouvoir, a affirmé que Nicolas Maduro était “l’unique président” du pays et a exigé sa “libération immédiate”.”Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national”, a-t-elle déclaré en direct à la télévision.Sans préciser comment Washington envisageait la suite, Donald Trump a d’ores et déjà disqualifié la cheffe de l’opposition et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays”, a-t-il lancé. “L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi matin à la demande du Venezuela.- “Rentrer chez nous” -A Caracas, les rues étaient pratiquement désertes samedi, et les rideaux métalliques des magasins sont restés baissés.Quelque 500 partisans de M. Maduro se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.A l’inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Les Etats-Unis “dirigeront” provisoirement le Venezuela après la capture de Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu, après l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride. Il n’a cependant pas précisé pour l’heure comment les Etats-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.Le président américain a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante”. “Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin. En fait, nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière”, a-t-il ajouté.Donald Trump avait annoncé à l’aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain. Présent au côté de Donald Trump, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue). L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé. Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’a été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu.Première dans l’ordre de succession au pouvoir, la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a réagi en direct à la télévision, affirmant que Nicolas Maduro était “l’unique président” du pays et exigeant sa “libération immédiate”.”Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national”, a déclaré  Mme Rodriguez, à la tête d’un Conseil de défense.En conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro. Il a également déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre dans le pays sud-américain pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur.- “Sans résister” -“Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l’aide de notre incroyable armée américaine”, a précisé le général Caine.Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, sont à bord d’un navire en route vers New York pour y être présentés à la justice, selon le président américain.Il a affirmé avoir regardé en direct la capture, dans une sorte de “forteresse”, du dirigeant vénézuélien.Lui et son épouse sont accusés par la justice américaine de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis, selon un nouvel acte d’accusation rendu public samedi.Sans préciser comment Washington envisageait la transition du pouvoir au Venezuela, Donald Trump a d’ores et déjà rejeté sèchement toute possibilité d’une accession à la présidence de la cheffe de l’opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays”, a-t-il lancé, ajoutant que les Etats-Unis n’avaient pas eu de contact avec elle.”L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.La France a plaidé pour une transition assurée “au plus vite” par M. Gonzalez Urrutia, tandis que Madrid a appelé à une transition “juste et dans le dialogue”. Londres a annoncé des discussions avec Washington “dans les jours à venir” sur le sujet.Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, a constaté l’AFP. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues, et même les grandes avenues, sont désertes ou presque.Quelque 500 partisans du président vénézuélien, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas, brandissant des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.”Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.- “Serrer les rangs” -Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”. Pékin, un autre allié de Caracas, a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”.En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Des témoins ont rapporté avoir entendu des explosions à l’aéroport et au port de Caracas, ainsi qu’à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas. Des explosions suivies de panaches de fumée et d’incendies ont visé le Fuerte Tiuna, le complexe militaire le plus important du Venezuela, qui abrite le ministère de la Défense et l’Académie militaire.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l’inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei, et par Israël.Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a appelé les pays d’Amérique latine à “serrer les rangs” après l'”enlèvement” du président Maduro, au moment où Marco Rubio a estimé que le gouvernement communiste à La Havane devrait désormais s’inquiéter pour son avenir.

Les Etats-Unis vont “diriger” provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu, après l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride, sans cependant préciser pour l’heure comment les Etats-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible.Donald Trump a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante”. “Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin (…) Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière”, a-t-il ajouté.Donald Trump avait annoncé à l’aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain. Présent au côté de Donald Trump, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné des détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue). L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé. Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’a été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu.”Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l’aide de notre incroyable armée américaine”, a ajouté le haut gradé américain.  Nicolas Maduro, 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, vont être conduits à New York, avait précisé auparavant dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct la capture de Nicolas Maduro dans une “forteresse”.”Ils ont été inculpés à New York”, a rappelé Donald Trump, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi notamment pour “narcoterrorisme”. “Ils sont à bord d’un navire, mais ils se dirigent vers New York”, a-t-il précisé.- “Pas le respect” -Le locataire de la Maison Blanche a aussi affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro. Il a en revanche rejeté sèchement toute possibilité d’une accession au pouvoir de la cheffe de l’opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays. C’est une femme très gentille, mais elle n’inspire pas le respect”, a-t-il lancé, ajoutant que les Etats-Unis n’avaient pas eu de contact avec l’opposante.”L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi cette dernière après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, a constaté l’AFP. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues, et même les grandes avenues, sont désertes ou presque.Des habitants, nerveux, se pressent pour acheter de la nourriture dans les supermarchés qui vendent leurs produits derrière des portes fermées.Quelque 500 partisans du président vénézuélien, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas, brandissant des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.”Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.- “Monde libre” -Après avoir jugé “profondément inquiétante et condamnable” l’intervention américaine, Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.Pékin, un autre allié de Caracas, s’est dit “profondément choqué” et a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”, tandis que l’Iran a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”.En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Des témoins ont rapporté à l’AFP avoir entendu des explosions à l’aéroport et au port de Caracas, ainsi qu’à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas. Au complexe militaire de Fuerte Tiuna, épicentre des bombardements, des gens fuyaient avec des valises et des sacs remplis de vêtements. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué un résident à l’AFP.”L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais”, a dénoncé dans un communiqué le gouvernement vénézuélien.Donald Trump a déclaré samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes. La Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé “légitime” l'”intervention défensive” des Etats-Unis, tandis que l’Espagne a proposé de jouer les médiateurs. Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l’inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei. Israël a estimé que Donald Trump avait “agi en tant que leader du monde libre”.

Le président vénézuélien Maduro capturé et exfiltré par les Etats-Unis, qui veulent le juger

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, amené à New York pour y être jugé, après plusieurs frappes sur le pays sud-américain.Nicolas Maduro, capturé avec son épouse par les forces américaines, va être conduit à New York, a déclaré dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct l’opération de capture et d’exfiltration.”Ils ont été inculpés à New York”, a rappelé le président américain, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi pour “narcoterrorisme” et “complot pour importation de cocaïne” aux Etats-Unis. “Ils sont à bord d’un navire, mais ils se dirigent vers New York”, a-t-il précisé.”L’heure de la liberté est arrivée”, a réagi dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, après la capture du président Maduro. La prix Nobel de la paix 2025 a estimé que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, doit “assumer immédiatement” la présidence.”Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays”, avait écrit auparavant M. Trump sur son réseau Truth Social.Le bilan humain des frappes reste pour l’heure inconnu. Alors que Caracas s’est réveillée dans le silence et que plusieurs quartiers sentaient la poudre, des habitants ont commencé à se rendre dans les supermarchés et les stations d’essence où des files d’attente se sont formées, a constaté l’AFP. Dans le même temps, quelque 500 partisans du président vénézuélien, au pouvoir depuis 2013, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.Le président américain a assuré qu’aucun Américain n’a été tué lors de la capture de Nicolas Maduro, qui se trouvait “dans un endroit très bien gardé, comme une forteresse”. “Deux hommes ont été touchés, mais ils sont revenus et sont en bonne forme”, a-t-il précisé.Dans une brève déclaration au New York Times, Donald Trump s’était félicité d’une opération “remarquable” ayant impliqué “une bonne préparation et beaucoup de bons, bons soldats”, notamment contre le complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus grand du Venezuela, au sud de Caracas, et la base aérienne de Carlota, au nord.- Frappes nocturnes -Après avoir jugé “profondément inquiétante et condamnable” l’intervention américaine, Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.Pékin s’est dit “profondément choqué” et a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”, tandis que l’Iran, un autre allié de Caracas, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”.La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a exigé des Etats-Unis “une preuve de vie” du couple Maduro après cette opération spectaculaire.  En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. Dans beaucoup de quartiers, ils se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qu’il se passait.De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Les explosions “m’ont soulevée hors du lit par la force, et sur le moment j’ai pensé +Mon Dieu, mon jour est arrivé+, et j’ai pleuré”, a raconté à l’AFP Maria Eugenia Escobar, une habitante de La Guaira, âgée de 58 ans.Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP. D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.A fuerte Tiuna, épicentre des bombardements de la nuit, des gens fuyaient l’enclave avec des valises et des sacs remplis de vêtements. Certains ont expliqué à l’AFP qu’ils partaient pour protéger leur famille. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué l’un des résidents.”Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens”, a dénoncé le gouvernement vénézuélien dans un communiqué.”L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation”, poursuit le communiqué.”Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles”, a accusé le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être en “train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”.- “Dangereux précédent” -L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.L’Espagne a “appelé à la désescalade et à la modération” et s’est dite “disposée à offrir ses bons offices” comme médiateur.L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes, tandis que la Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé “légitime” l'”intervention défensive” des Etats-Unis.Le Mexique a condamné “avec la plus grande fermeté”, comme le président Lula au Brésil, les frappes américaines, à l’inverse saluées par un tonitruant “La liberté avance, vive la liberté, bordel !” du président argentin pro-Trump, Javier Milei.

Dermatose: manifestation “symbolique” de l’intersyndicale agricole à Toulouse

Quelque 80 manifestants défilent samedi à Toulouse lors d’une action “symbolique” de l’intersyndicale agricole de Haute-Garonne visant à rappeler leurs revendications concernant la gestion de la dermatose bovine par le gouvernement et le Mercosur, ont constaté des journalistes de l’AFP.Après le blocage de nombreux axes routiers et le déversement de tonnes de lisier et déchets agricoles devant des préfectures un peu partout en France depuis mi-décembre, les membres de cette intersyndicale ont voulu aller “à proximité des Toulousains pour leur expliquer” leur démarche, a expliqué Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA 31.Lors de ce défilé que M. Mesbah a décrit comme “symbolique”, les manifestants ont brandi plusieurs dizaines de croix portant les prénoms – Victoire, Tina, Clara… – de certaines des 106 vaches abattues en Haute-Garonne depuis le début de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).”On est contre l’abattage, et même si les vaches sont vaccinées, elle se font tuer. C’est pas normal. On est aussi contre le Mercosur. L’Etat n’écoute rien, ils n’en ont rien à faire”, a regretté auprès de l’AFP Lydia Michel, agricultrice céréalière de 54 ans, installée à Cintegabelle (Haute-Garonne).A l’appel de l’intersyndicale, bonnets jaunes de la Coordination rurale, casquettes rouges des Jeunes agriculteurs, drapeaux de la FNSEA et de la confédération paysanne cohabitent dans ce cortège parti du palais de justice, en direction de la préfecture, en passant par la place du Capitole.Arrivés à l’hôtel de ville, les manifestants ont entonné la Marseillaise a capella avant d’observer une minute de silence face à la statue de vache remorquée par un petit tracteur orange.”C’est une honte ce qui se passe (…) Il faut les soutenir parce qu’ils crèvent et on les entends pas”, a lancé Joëlle Fournier, secrétaire à la retraite, 64 ans, venue manifester avec les agriculteurs, une petite croix appuyée sur l’épaule.Depuis l’apparition des premiers cas de DNC en France, en Savoie cet été, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique, la vaccination – autour des foyers et généralisée dans 10 départements du Sud-Ouest – et la restriction de mouvements au sein de zones réglementées.Vendredi, 113 vaches ont ainsi été abattues dans un élevage de l’Ariège, autre département occitan d’où est partie la colère agricole après l’abattage mi-décembre de plus de 200 bovins dans une ferme des Bordes-sur-Arize.

Le Vénézuélien Maduro capturé et exfiltré par les Etats-Unis, qui veulent le juger

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, qui sera jugé aux Etats-Unis, après avoir lancé une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain.La ministre de la Justice Pamela Bondi a expliqué sur X que M. Maduro et son épouse, dont on ignore où ils se trouvent, “feraient bientôt face à toute la rigueur de la justice américaine, sur le sol américain, devant des tribunaux américains”, après les événements dramatiques de la nuit au Venezuela. Mme Bondi a rappelé que le couple Maduro était inculpé devant un tribunal fédéral de New York pour des chefs de “narcoterrorisme” et de “complot pour importation de cocaïne” aux Etats-Unis.”Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays”, a écrit auparavant M. Trump sur son réseau Truth Social.Le président républicain doit donner une conférence de presse à 11H00 (16H00 GMT) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, au sujet de ces frappes dont le bilan humain est dans l’immédiat inconnu. Dans une brève déclaration au New York Times, Donald Trump s’est félicité d’une opération “remarquable” ayant impliqué “une bonne préparation et beaucoup de bons, bons soldats”, notamment contre le complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus grand du Venezuela, au sud de Caracas, et la base aérienne de Carlota, au nord.La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré ignorer où se trouve le président socialiste de 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et exigé des Etats-Unis “une preuve de vie” du couple Maduro après cette opération spectaculaire.  En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. Dans beaucoup de quartiers, ils se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait.De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. – “J’ai pleuré” -Les explosions “m’ont soulevée hors du lit par la force, et sur le moment j’ai pensé : ‘Mon Dieu, le jour est arrivé’, et j’ai pleuré”, a raconté à l’AFP María Eugenia Escobar, une habitante de La Guaira, âgée de 58 ans.Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP. D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.Francis Peña, 29 ans, a lui “commencé à préparer (…) un sac avec les affaires les plus importantes: passeport, cartes, liquide, bougie, une tenue de rechange, des conserves. On est déjà habillées, au cas où”, dit-il.A fuerte Tiuna, épicentre des bombardements de la nuit, des gens fuyaient l’enclave avec des valises et des sacs remplis de vêtements. Certains ont expliqué à l’AFP qu’ils partaient pour protéger leur famille. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué l’un des résidents.Caracas a dénoncé une “très grave agression militaire” après les frappes que le président colombien, Gustavo Petro, a attribuées à une attaque “de missiles”.”Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens”, a indiqué un communiqué du gouvernement. “L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation”, poursuit le communiqué.Le gouvernement “appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation”, selon le texte qui annonce que Nicolas Maduro “a signé et ordonné (…) l’état d’urgence”.- Déploiement massif -Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé, sur les réseaux sociaux, l’armée américaine d’avoir “frappé des zones résidentielles”. “Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles”, a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de “train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”. Il a aussi promis “le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale”.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.”Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela”, a écrit sur son compte X le président colombien, proche de M. Maduro. M. Petro a demandé une réunion “immédiate” de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la “légalité internationale” de cette “agression”.Il a annoncé avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela. M. Petro a qualifié les bombardements américains d'”agression contre la souveraineté” de l’Amérique latine et affirmé qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.- “Les principes du droit international” -L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”, que la Russie a jugée “profondément inquiétante et condamnable”. Moscou a demandé des éclaircissements “immédiats” sur la situation de M. Maduro. L’Espagne a “appelé à la désescalade et à la modération” et s’est dite “disposée à offrir ses bons offices”. L’Allemagne, l’Italie et la Pologne ont indiqué suivre la situation de près, avec inquiétude. L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a “appelé à la retenue” et rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. A Londres, le Premier ministre Keir Starmer a rappelé le respect des mêmes principes.Inquiet de la “stabilité régionale”, le Mexique a condamné “avec la plus grande fermeté”, comme le président Lula au Brésil, les frappes américaines, à l’inverse saluées par un tonitruant “La liberté avance, vive la liberté, bordel !” du président argentin pro-trump, Javier Milei.

Frappes américaines sur le Venezuela, capture et exfiltration de Maduro, annonce Trump

Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain.”Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social. Il a ajouté qu’il ferait une conférence de presse à 11H00 (16H00 GMT) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, au sujet de ces frappes, dont le bilan humain est dans l’immédiat inconnu. Le numéro deux du Département d’Etat américain, Christopher Landau, a proclamé une “nouvelle ère” pour le Venezuela, dont le gouvernement socialiste est accusé par Washington de jouer un rôle majeur dans le narcotrafic.La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré à la télévision ignorer où se trouvait le président Maduro et exigé des Etats-Unis “une preuve de vie” du couple Maduro. Caracas a dénoncé une “très grave agression militaire” après les frappes en pleine nuit autour de la capitale et sa région, que le président colombien, Gustavo Petro, a attribuées à une attaque “de missiles”.De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP.Donald Trump accuse depuis des mois le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, ce que l’intéressé dément.”Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas”, a indiqué un communiqué du gouvernement. “L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation”, poursuit le communiqué.Le gouvernement “appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation”, selon le texte qui annonce que Nicolas Maduro “a signé et ordonné la mise en œuvre du Décret déclarant l’état d’urgence”.- Déploiement massif -Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé, dans un discours enregistré sur les réseaux sociaux samedi à l’aube, l’armée américaine d’avoir “frappé des zones résidentielles”, et a promis également un déploiement massif de tous les moyens militaires du pays. “Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile”, a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de “train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”. Il a aussi promis “le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale”.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.”Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela”, a écrit sur son compte X le président colombien, proche de M. Maduro. M. Petro a demandé une réunion “immédiate” de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la “légalité internationale” de cette “agression”.Il a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela. M. Petro a qualifié les bombardements américains d'”agression contre la souveraineté” de l’Amérique latine et affirmé qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine” contre ce pays et la Russie l’a jugée “profondément inquiétante et condamnable”. – “Beaucoup de détonations” -Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP, sous couvert d’anonymat.D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.Dans beaucoup de quartiers, les habitants se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait.Le courant a été coupé dans certains secteurs de la ville, selon des habitants.”Depuis ici, on entend des explosions près de Fuerte Tiuna, je vis (dans le quartier voisin) à Valle. En ce moment, on entend quelque chose qui ressemble à une mitrailleuse, comme une défense contre les bombardiers”, a affirmé à l’AFP Emmanuel Parabavis, 29 ans, employé dans les relations publiques. “On entend beaucoup de détonations et de coups de feu”, a-t-il ajouté.”J’étais en train de dormir quand ma copine m’a réveillé et dit qu’ils étaient en train de bombarder. J’entends les avions”, a affirmé Francis Peña, 29 ans. “On commence à préparer à la maison, un sac avec les affaires les plus importantes: passeport, cartes, liquide, bougie, une tenue de rechange, des conserves. On commence à charger tout ce qu’on peut charger et on est déjà habillées, au cas où”, a-t-il ajouté.Le président Trump a déclaré lundi que les Etats-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.Le président Maduro s’était lui montré confiant lors d’une interview diffusée jeudi affirmant: “le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires”.

Les principaux contentieux entre les Etats-Unis et le Venezuela

Régularité des élections, embargo pétrolier, narcotrafic ou migrants, les Etats-Unis et le Venezuela de Nicolas Maduro, où Donald Trump a annoncé samedi avoir lancé une “attaque de grande envergure”, ont depuis 2013 de nombreux contentieux. Rappel des principaux:- Démocratie -Washington, comme une partie de la communauté internationale, ne reconnaît pas au socialiste Nicolas Maduro une légitimité à présider le pays. Après la violente répression de manifestations au lendemain de sa première élection, en 2013, les Etats-Unis ont sanctionné plusieurs hauts responsables du pays pour violation des droits humains. Ils ont qualifié d'”illégitime” sa réélection de 2018, puis celle de 2024 que l’opposition assure avoir remportée.Entre 2019 et 2023, Washington, suivi par une soixantaine de pays, a même reconnu l’opposant Juan Guaido comme “président par intérim”, déclenchant la rupture par Caracas des relations diplomatiques.- Accusations d’ingérence -Le Venezuela a plusieurs fois accusé les Etats-Unis d’ingérence. En 2019, après une tentative d’insurrection de militaires, Nicolas Maduro a ainsi affirmé que Washington avait ordonné “un coup d’Etat fasciste”.L’année suivante, le président vénézuélien a accusé son homologue américain Donald Trump d’avoir “dirigé directement” une tentative d'”incursion armée” par la mer, à laquelle avaient participé deux ex-soldats américains. Washington a nié toute implication.”Non aux coups d’Etat fomentés par la CIA”, a lancé Nicolas Maduro en octobre, après que Donald Trump a dit avoir autorisé des actions clandestines de l’agence de renseignement contre le Venezuela.- Embargo américain sur le pétrole – Dans l’objectif d’asphyxier économiquement le pays et d’évincer Nicolas Maduro du pouvoir, Washington a imposé en 2019 un embargo sur le pétrole vénézuélien, qui a frappé le pilier de la fragile économie vénézuélienne.Le pétrole représentait avant son entrée en vigueur 96% du revenu national et les trois quarts des revenus pétroliers provenaient de clients américains.Le pays écoule désormais sa production pétrolière sur le marché noir à des prix nettement plus bas, à destination notamment de la Chine. Ces dernières semaines, Washington a annoncé un “blocus total” contre les “pétroliers sous sanctions” allant au Venezuela ou le quittant – une “menace grotesque” aux yeux de Caracas – et a saisi plusieurs navires.Donald Trump a mis fin cette année aux licences d’exploitation qui permettaient à des multinationales d’opérer malgré les sanctions. L’Américain Chevron bénéficie depuis juillet d’une licence spéciale.De 3,5 millions de barils/jour en 2008, la production est tombée à moins d’un million de bj aujourd’hui selon l’Opep, en raison des sanctions américaines et de l’effondrement de l’appareil d’extraction miné par la corruption et la mauvaise gestion.Le Venezuela, qui a traversé une grave crise économique entre 2014 et 2021, reste dans une situation précaire pour laquelle Maduro blâme les sanctions imposées par Washington.- Accusations de narcotrafic – En mars 2020, Nicolas Maduro a été inculpé aux Etats-Unis pour “narco-terrorisme” et Washington a offert 15 millions de dollars pour toute information qui permettrait de l’arrêter.Cette prime a été relevée à 25 millions par Washington début 2025, après l’investiture du président vénézuélien pour un troisième mandat, puis à 50 millions en août, avant que les Etats-Unis déploient un important dispositif militaire en mer des Caraïbes et lancent des frappes contre des narcotrafiquants présumés.Washington accuse Nicolas Maduro de diriger le “Cartel des Soleils”, dont l’existence reste à démontrer selon de nombreux experts. Maduro nie et accuse Washington de vouloir s’emparer de son pétrole.- Migrants – Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration une priorité de son second mandat, reproche à Caracas l’arrivée d’un grand nombre de migrants vénézuéliens. Il l’accuse d’avoir “poussé” vers les Etats-Unis “des centaines de milliers de personnes issues des prisons” ainsi que des “internés des hôpitaux psychiatriques”. Selon l’ONU, quelque huit millions de Vénézuéliens – environ un quart de la population – ont fui la crise économique et politique depuis 2014, la plupart vers des pays d’Amérique latine, d’autres vers les États-Unis.Donald Trump a retiré le statut de protection temporaire dont bénéficiaient des centaines de milliers de Vénézuéliens en raison de la crise dans leur pays, et en a expulsé cette année plusieurs milliers.Au printemps, les Etats-Unis avaient envoyé dans une prison au Salvador 252 Vénézuéliens accusés sans preuves ni procès d’appartenir à un gang. Ils y ont passé quatre mois avant d’être rapatriés à Caracas qui, comme des ONG, a dénoncé des “tortures” subies en détention.burs-paj/ang/rl