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Lutte contre les accidents de transport: des caméras frontales embarquées sur les tramways

Des caméras frontales embarquées vont pouvoir équiper les lignes de tramway et tram-trains en France à titre expérimental jusqu’au 28 juin 2028, indique un communiqué du ministère des Transports vendredi.Le dispositif, entré en vigueur le 27 décembre, est permis par un décret à la loi du 28 avril 2025 sur la sécurité des usagers et des agents dans les réseaux de transports publics.Il ouvre la possibilité aux opérateurs qui le souhaitent, à titre expérimental, pour plus de 88 lignes et environ 1.700 véhicules en circulation, d’équiper leurs matériels roulants de caméras frontales embarquées afin de lutter contre les incidents liés à la présence de véhicules ou de personnes sur les voies des tramways.En 2024, 1.427 collisions avec un tramway par des tiers ont été recensées, faisant 31 blessés graves et 10 tués.La captation des images par caméras frontales permettra de mieux analyser les risques et participera à la formation des conducteurs, indique le ministère, une mesure d’autant plus utile que l’insertion des tramways et tram-trains dans les circulations urbaines génère des risques supplémentaires en matière de sécurité routière, qui “nécessitent d’être analysés afin de pouvoir les éviter et de former les conducteurs”.A la suite d’un avis favorable de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et du Conseil d’Etat, l’utilisation de ces caméras est “limitée à la prévention et à l’analyse des accidents ainsi qu’à la formation” des personnels, a précisé le ministère.L’angle de captation des images des caméras est réduit à 60 degrés par rapport à l’axe de circulation pour éviter de filmer des intérieurs d’immeubles.Un bilan sera réalisé au terme de l’expérimentation, qui sera remis au Parlement “au plus tard le 28 décembre 2027”.En France, le réseau de tramway est présent dans 30 agglomérations et a transporté 1,2 milliard de voyageurs en 2024.

Un nouveau cas de dermatose détecté dans un élevage bovin d’Ariège

Un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, où il s’agit du deuxième foyer de cette maladie, selon un bilan actualisé vendredi sur le site du ministère de l’Agriculture.”C’est un troupeau de l’est de l’Ariège, qui était vacciné depuis une quinzaine de jours, et qui va être abattu” vendredi à Léran, a indiqué à l’AFP Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège. Ce troupeau de 113 vaches était vacciné, comme la totalité du cheptel de l’Ariège. Le ministère précise qu’un “animal vacciné est protégé à partir de 21 jours après l’injection d’une dose de vaccin” et que la maladie peut circuler à bas bruit dans un troupeau avant que des symptômes soient visibles.Ce nouveau cas fait passer à 116 le nombre national officiel de foyers détectés depuis l’apparition de la maladie.Les éleveurs de l’élevage concerné ont accepté le protocole et “ne veulent pas de blocage chez eux”, a précisé Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne du département, qui organise vendredi un rassemblement à une vingtaine de kilomètres de l’exploitation touchée pour “informer l’État qu'(ils) ne se (laisseront) pas faire, pas abattre”.”C’est assez simple pour l’État, de faire non pas machine arrière, mais machine avant” en faisant évoluer le protocole pour éviter l’abattage total des troupeaux, estime-t-il, tout en admettant ne pas attendre “grand-chose” sur le sujet, lors des rencontres entre syndicats et gouvernement prévues à partir de lundi.”Après vaccination, il faudrait qu’à un moment on passe à un abattage sélectif. Qu’on donne une chance aux vaches immunisées”, a de son côté souligné M. Lacube.Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Dans les dix départements du Sud-Ouest, “68,6% du cheptel”, soit 495.602 bovins, ont été vaccinés contre cette maladie, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 1er janvier.Une zone n’est considérée comme vaccinée, selon la réglementation européenne, que lorsque 95% des élevages représentant 75% des bêtes de la zone ont été vaccinés: un seuil atteint dans les départements de l’Ariège et des Pyrénées orientales.

Automobile: la Norvège frôle son objectif de 100% électrique en 2025

La Norvège a frôlé son objectif de ne vendre que des voitures zéro émission en 2025, le tout-électrique ayant représenté 95,9% des nouvelles immatriculations l’an dernier.La Norvège qui est, paradoxalement, le plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’ouest s’était fixé l’objectif, non contraignant, de ne vendre que des voitures zéro émission neuves à compter de 2025, soit dix ans avant l’Union européenne (UE).Au total, 179.549 nouvelles voitures particulières ont été immatriculées en 2025, battant ainsi le précédent record annuel de 2021, a annoncé vendredi le Conseil norvégien d’information sur le trafic routier (OFV).Sur le seul mois de décembre, la part des voitures électriques était de 97,6%, souligne l’OFV.”La fin d’année a été historiquement forte, et il ne fait aucun doute que la modification de la TVA à compter du 1er janvier 2026 a incité de nombreuses personnes à acheter une nouvelle voiture électrique avant la fin de l’année”, a commenté Geir Inge Stokke, directeur de l’OFV, cité dans le communiqué.Le gouvernement a en effet décidé d’abaisser de 500.000 couronnes (42.500 euros) à 300.000 couronnes en 2026 le seuil à partir duquel le prix d’achat d’un véhicule électrique neuf est soumis à la TVA. La suppression totale de cette exemption, initialement prévue pour 2027, doit être repoussée à 2028.Parmi les constructeurs, Tesla a consolidé sa position numéro un en Norvège l’an dernier, représentant une part de marché de 19,1% des nouvelles immatriculations.Un nombre record de 34.285 nouvelles voitures Tesla ont été immatriculées, selon l’OFV, le constructeur américain ne souffrant pas d’une image de marque ternie par les controverses soulevées par son fondateur, le milliardaire Elon Musk.L’année 2025 a par ailleurs confirmé que les constructeurs automobiles chinois ont clairement pris pied sur le marché norvégien des voitures neuves, représentant 13,7% des ventes de voitures neuves, contre 10,4% en 2024.

La Bourse de Londres dépasse pour la première fois 10.000 points

La Bourse de Londres a dépassé vendredi pour la première fois le seuil de 10.000 points, avec lequel elle flirtait depuis plusieurs semaines, peu après l’ouverture de la première séance de l’année et dans la foulée de ses gains de 2025.Le FTSE 100, principal indice londonien, progressait vendredi de 0,95% à 10.025,56 points vers 09H00 GMT, tiré notamment par ses valeurs minières. L’indice avait connu l’an dernier une hausse de 21%, sa plus forte progression depuis 2009.Le titre du producteur d’or et d’argent mexicain Fresnillo, côté dans la capitale britannique, comptait parmi les plus fortes hausses vendredi (+2,82% à 3.428 pence).L’entreprise avait déjà affiché en 2025 la plus forte hausse annuelle du FTSE 100, avec une augmentation de plus de 436%, dans la foulée de l’envolée des prix de ces métaux précieux.Le groupe Diageo, propriétaire de la bière brune Guinness et de la vodka Smirnoff, qui comptait en 2025 parmi les valeurs ayant le plus baissé dans l’indice vedette londonien et dont les performances ont notamment pâti des droits de douane américains, montait de 0,19% à 1.607 pence vendredi matin.”Les marchés européens ont enregistré une solide performance annuelle”, résumait avant la clôture annuelle Danni Hewson, analyste chez AJ Bell, pour qui “face à la pression sur le dollar américain, aux troubles géopolitiques et aux craintes d’une bulle liée à l’IA”, les investisseurs ont cherché à diversifier leurs portefeuilles.

La Bourse de Paris en hausse pour sa première séance de l’année

La Bourse de Paris évolue dans le vert vendredi pour une première séance de l’année qui devrait se dérouler dans le calme, faute de volume d’échanges important en raison d’une semaine tronquée par les fêtes.Vers 09H40 (heure de Paris), le CAC 40 prenait 0,54% à 8.193,53 points, soit une hausse de 27,93 points.Le CAC 40 avait terminé mercredi en léger repli de 0,23%, pour sa dernière séance de 2025. Sur l’ensemble de l’année, l’indice a connu une solide performance, bondissant de 10,42%, après avoir reculé de 2,15% en 2024.Mais ses progrès sont bien inférieurs à ceux de ses équivalents ailleurs en Europe: l’indice Dax de la Bourse de Francfort a progressé de 23,01% sur l’ensemble de l’année et le FTSE 100 à Londres, de 21,51%, sa meilleure performance annuelle depuis 2009, tandis que Madrid (+49,27%) affiche un  taux de progression cinq fois supérieur à celui de la place parisienne.”Les échanges devraient rester clairsemés pour l’instant”, note Andreas Lipkow, analyste indépendant. De nombreux investisseurs sont absents, au lendemain du jour férié du Nouvel An, et avant le week-end.Le principal rendez-vous du jour est la publication des indices d’activité économique PMI pour l’industrie en décembre dans plusieurs pays européens, dont la France et l’Allemagne.A suivre également, les chiffres de la Banque centrale européenne sur l’évolution des crédits au secteur privé et de la masse monétaire M3, qui englobe l’ensemble des actifs liquides pour le mois de novembre dans la zone euro.Côté obligataire, le taux d’intérêt de l’emprunt français à échéance dix ans atteignait 3,59%, contre 3,56% mercredi soir en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 2,88%, contre 2,85%.L’automobile en hausse malgré des chiffres en baisseLes ventes de voitures neuves en France ont continué de reculer nettement en 2025 par rapport à l’année précédente, avec une baisse de 5,02%. Dans le détail, les ventes de Stellantis ont fortement reculé (-7%). Celles de Renault sont légèrement meilleures qu’un an plus tôt (+1,2%), portées notamment par la marque Alpine.Les investisseurs ne se laissaient toutefois pas intimider par ces chiffres: Stellantis prenait 1,35% à 9,53 euros et Renault 0,65% à 35,65 euros. Les deux titres sont en effet particulièrement bon marché en ce début d’année et peuvent donc attirer certains investisseurs en quête de bonnes affaires. En 2025, Renault a chuté de 24% et Stellantis de 25%.

Nouvelle cyberattaque contre La Poste: les sites de nouveau accessibles

Les sites de La Poste et de La Banque postale étaient de nouveau accessibles jeudi en fin d’après-midi, alors qu’une cyberattaque les avaient paralysés une grande partie de la journée, un nouvel incident quelque jours après une précédente attaque massive qui avait fortement perturbé le suivi des colis pendant la période de Noël.D’après une page internet du groupe, ce nouvel incident, qui concernait de nombreux services en ligne liés à La Poste, comme le suivi des colis, le coffre-fort numérique Digiposte ou l’application de La Banque postale, a débuté jeudi vers 03H30 et s’est achevé vers 17H00.Comme la semaine dernière, le groupe a évoqué auprès de l’AFP une attaque d’une “ampleur inédite”. Il s’agissait d’une attaque par déni de service: les pirates multiplient volontairement les requêtes vers les serveurs d’un service pour les saturer, ce qui les rend inaccessibles aux utilisateurs lambda.”Depuis ce (jeudi) matin, plusieurs milliards de tentatives de connexion par seconde sont dirigées vers les systèmes d’information de La Poste”, a ainsi indiqué le groupe.C’est le même modus operandi que la précédente attaque qui avait fortement perturbé l’accès à plusieurs services de La Poste, dont le suivi de la livraison des colis, à partir du lundi 22 décembre et pendant plusieurs jours.Cette attaque avait été revendiquée par un groupe de hackers prorusses, NoName057(16), responsable de multiples opérations visant principalement l’Ukraine mais aussi ses alliés, dont la France.Après une plainte de La Poste, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à l’unité nationale cyber.- Un groupe connu d’Europol -Les attaques par déni de service, souvent désignées par leur acronyme en anglais DDoS, ne sont pas des intrusions dans les systèmes d’information. Les pirates n’ont donc pas accès à des données sensibles. Elles ont pour unique conséquence de nuire au service attaqué.Elles peuvent notamment faire appel à un réseau de machines piratées, qui multiplient la force de frappe et saturent les serveurs visés.Cette précédente attaque n’avait pas empêché la distribution des colis et des courriers par La Poste, dont 2 millions pour la seule journée du 24 décembre.L’accès au site et à l’application de La Banque postale avait été rétabli plus rapidement que le suivi des colis. Début décembre, l’autorité bancaire européenne avait mis en garde contre l’instabilité géopolitique qui créait pour les banques du continent des risques opérationnels, notamment les attaques par déni de service.Dans une opération qui avait impliqué une douzaine de pays, les agences Europol et Eurojust avaient annoncé en juillet qu’elles avaient arrêté deux personnes, en France et en Espagne, liées au groupe de hackers NoName057(16).Sept mandats d’arrêt contre des suspects résidant en Russie avaient également été émis, avait précisé Europol.Le groupe de hackers avait notamment visé des infrastructures importantes en Europe, comme des fournisseurs d’électricité et de transports publics.

La Bulgarie adopte l’euro, près de 20 ans après son entrée dans l’UE

La Bulgarie a adopté l’euro jeudi, devenant le 21e pays à choisir la monnaie unique européenne, près de 20 ans après avoir rejoint l’Union européenne.A minuit (22H00 GMT mercredi), le petit pays des Balkans, entré dans l’UE en 2007, a tiré un trait sur le lev, sa monnaie nationale en vigueur depuis la fin du XIXe siècle, avec l’espoir de renforcer ses liens économiques avec les autres membres de la zone euro, mais aussi la crainte d’une flambée des prix dans un contexte politique instable.”Je souhaite chaleureusement la bienvenue à la Bulgarie dans la famille de l’euro”, a déclaré dans un communiqué jeudi matin Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, qui a pour l’occasion illuminé son bâtiment principal à Francfort aux couleurs de la Bulgarie.A Sofia, des milliers de Bulgares ont bravé les températures négatives de la nuit pour assister au concert traditionnel du réveillon et au compte à rebours marquant l’arrivée de 2026 et de l’euro.”Youpi, ça marche !”, s’est écrié Dimitar, 43 ans, après avoir retiré 100 euros à un distributeur moins d’une demi-heure après minuit.Dans de petits commerces ouverts 24 h/24, dans l’une des rues centrales de la capitale, des commerçants acceptaient les euros sans difficulté, a constaté un journaliste de l’AFP.”L’introduction de l’euro est la dernière étape de l’intégration de la Bulgarie dans l’Union européenne”, a déclaré le président Roumen Radev lors de son allocution à la télévision quelques minutes avant minuit, regrettant toutefois que les Bulgares n’aient pas été consultés par référendum sur ce choix qui a divisé le pays.”Ce refus a été l’un des symptômes dramatiques du profond fossé entre la classe politique et le peuple, confirmé par les manifestations massives dans tout le pays”, a-t-il estimé, quand bien même la Cour constitutionnelle a jugé qu’il ne pouvait avoir lieu. Les manifestations, qui dénonçaient notamment la corruption, ont conduit à la mi-décembre au renversement du gouvernement de coalition conservateur en place depuis moins d’un an, ce qui implique de nouvelles élections législatives, les huitièmes en cinq ans.Selon la dernière enquête d’opinion de l’agence de sondage de l’UE Eurobaromètre, 49% des Bulgares restaient opposés à la monnaie unique.”Ce n’est pas le moment ! Hier, j’ai regardé les chiffres pour l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne : elles ont une dette énorme. Et à un moment donné, on va se retrouver avec leurs prêts sur le dos”, a estimé dans la nuit Stefan, un économiste de 64 ans.Mais pour Gergana Arabadjiska, directrice financière de 50 ans, “à partir de maintenant, il n’y a que de bonnes choses qui nous attendent : plus d’opportunités, pour les citoyens comme pour les entreprises”.Les paiements en leva continueront d’être acceptés tout le mois de janvier, un défi pour les commerçants qui devront rendre la monnaie en euros.Selon Lucy, vendeuse de légumes en conserves sur le plus grand marché de Sofia, la population va vite s’habituer à la nouvelle monnaie.En revanche, “les gens ont peur que les prix augmentent. Aujourd’hui, c’est quatre leva et ça va devenir quatre euros, tandis que les salaires resteront les mêmes”, a-t-elle dit à l’AFP.- “Signe d’appartenance” -Nombre de Bulgares redoutent en effet que l’introduction de l’euro ne conduise à une spirale inflationniste, alors que les prix des denrées alimentaires ont déjà augmenté de 5% sur un an en novembre, selon l’Institut national de statistique.Les dirigeants bulgares ont tenté de rassurer, et promis que cette entrée dans la zone euro permettrait de dynamiser l’économie du pays, l’un des plus pauvres et corrompu de l’UE, et de l’ancrer davantage à l’Ouest pour le protéger de l’influence russe.Pour le patron de la banque centrale bulgare Dimitar Radev, “l’euro n’est pas seulement une décision économique”. “Ce n’est pas seulement une monnaie. C’est un signe d’appartenance: la preuve que votre place n’est pas à la périphérie, mais dans un espace de règles communes, de confiance et de responsabilité”, a-t-il dit dans une vidéo publiée sur le site de son institution. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle assuré mercredi que “l’euro apportera(it) des avantages concrets aux citoyens et aux entreprises bulgares”, en facilitant les voyages et les échanges et en améliorant la transparence des marchés.Avant la Bulgarie, la Croatie, en janvier 2023, était le dernier pays à avoir adopté la monnaie unique, introduite initialement le 1er janvier 2002 dans 12 pays de l’UE. Cela portera à 358 millions le nombre d’Européens utilisant l’euro.

Marché automobile français toujours en berne, ventes d’électriques “sous perfusion”

Contexte incertain, prix toujours élevés… Les ventes de voitures neuves en France ont continué de se contracter en 2025, ce qui pèse sur l’industrie française et européenne alors que les immatriculations de véhicules électriques sont portées par les incitations gouvernementales.Un quart du marché évaporé en six ans: en 2019, dernier exercice avant la pandémie de Covid-19 puis une période de forte inflation, 2,2 millions de voitures avaient été vendues en France. En 2025, le chiffre est tombé à 1.632.154 immatriculations, soit environ 580.000 véhicules de moins.Sur un an, les ventes reculent d’un peu plus de 5%.- “Attentisme” -C’est “une vraie crise de volumes qui pèse sur l’industrie française et européenne”, a commenté jeudi auprès de l’AFP un porte-parole de La Plateforme automobile (PFA), qui défend les intérêts de la filière automobile française.Le phénomène a des conséquences en cascade, pour les constructeurs mais aussi pour leurs fournisseurs, jusqu’aux acteurs de la métallurgie pour qui l’automobile est, avec la construction, l’un des importants débouchés.”Décembre a été dans la continuité de 2025, année marquée par l’attentisme des consommateurs” sur fond d’incertitudes politiques, a commenté jeudi la PFA.Dans le détail pour 2025, les ventes de Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep…) ont fortement reculé (-7%) malgré une bonne performance d’Alfa Romeo. Celles de Renault sont légèrement meilleures qu’un an plus tôt (+1,2%), portées notamment par la marque Alpine.Les deux constructeurs pèsent ensemble plus de la moitié du marché français et trustent le podium des modèles vendus, avec en tête la Clio V de Renault, devant la Peugeot 208 II et la Dacia Sandero 3.En période d’inflation et d’incertitudes politiques, les consommateurs ont tendance à épargner plutôt qu’à consentir un investissement aussi lourd que l’achat d’une nouvelle voiture.Les prix moyens “ont beau entamer un reflux” moyen de 1,4% – qui varie beaucoup selon le type de motorisation (25.657 euros pour un modèle à essence, en baisse de 4,6%, contre 42.992 euros en électrique,- 0,1%) -, “ils demeurent souvent trop élevés pour les particuliers”, commente le cabinet AAA Data.Les Français “sont donc de plus en plus nombreux à s’orienter vers la location longue durée”, dit encore l’entreprise qui note par ailleurs une “tendance à la stabilisation des immatriculations de SUV, au-dessus de 50% du marché, après une très longue période de progression”.- 20% d’électriques -Les ventes de véhicules électriques neufs, “sous perfusion des aides gouvernementales et soutenu par le verdissement des flottes”, ont elles progressé de 12% pour atteindre 20% de parts de marché, passant le cap des 300.000 unités écoulées, relève AAA Data.”La progression de la part de marché de l’électrique traduit non pas une dynamique de marché mais plutôt un effet mécanique” lié aux mesures incitatives, observe le porte-parole de PFA.Un véhicule sur deux vendu en 2025 était un hybride, pour 21,2% de véhicules essence et 4,9% diesel. Au niveau européen, la part des ventes du voitures 100% électriques a atteint 16,4% sur les dix premiers mois de 2025, contre 13,2% sur la même période de 2024, alors que l’Union européenne a renoncé mi-décembre à imposer aux constructeurs de véhicules de passer au tout-électrique à partir de 2035, une mesure environnementale phare.Sur ce segment du tout-électrique, le dynamique chinois BYD devrait revendiquer pour la première fois en 2025 la pole position des ventes au niveau mondial. Il a annoncé jeudi avoir vendu 2,26 millions de véhicules électriques en 2025, revendiquant un nouveau record mondial.En France, les immatriculations des Tesla fabriquées par l’entreprise d’Elon Musk ont fortement reculé en 2025, de 37,5%. L’entreprise a écoulé peu plus de 25.400 voitures en France en 2025, contre 40.709 un an plus tôt.Tesla doit annoncer ses ventes annuelles vendredi mais, au vu de leurs dernières publications, BYD a pris une telle avance qu’il lui paraît quasiment impossible de combler l’écart.

En Lorraine, les soldes d’hiver prennent de l’avance

Les soldes d’hiver débutent vendredi dans les quatre départements de Lorraine, cinq jours avant le reste de la France, après une période de fêtes favorable au secteur, mais des commerçants déplorent des promotions déjà présentes toute l’année.”L’avantage cette année, c’est que nous sommes toujours en vacances scolaires” pour ce début des soldes en Lorraine, note Jérôme Pinard, directeur du centre outlet Marques Avenue à Talange, près de Metz. Les commerçants lorrains ont obtenu il y a plusieurs années des soldes anticipés d’hiver pour faire face à la concurrence notamment de la Belgique et du Luxembourg voisins, où les prix cassés débutent respectivement vendredi et samedi.Pour cet évènement toujours “très attendu” des consommateurs selon lui, des réductions de -40% à -60% sont annoncées dès le premier jour. La période de fêtes, en décembre, s’est “très bien passée” pour le centre, avec une “fréquentation importante” notamment lors de la “semaine noire” fin novembre, soulève M. Pinard.Il n’y a de toute façon pas vraiment d’attente des commerçants sur cette période, juge de son côté Annick Monchablon, secrétaire d’Epicentre, l’association des commerçants et artisans d’Épinal. Les promotions sont tellement nombreuses “toute l’année”, que la période où “il y avait du monde devant les boutiques dès 08H00 du matin le premier jour des soldes n’existe plus”, analyse cette gérante d’un magasin de bijoux. Les commerçants de la cité vosgienne sont toutefois “prêts” à accueillir les clients, même si la date du 2 janvier arrive “tôt dans l’état d’esprit des gens” qui sortent à peine de la période de fêtes, selon elle.Les soldes s’achèveront le 29 janvier en Lorraine, et le 3 février dans le reste de la France. Près de 1.500 boutiques de vêtements ont fermé en France en 2024, selon un rapport parlementaire. L’Union des industries textiles indique que les effectifs ont fondu de 400.000 salariés dans les années 1970 à 60.000 aujourd’hui. Ce chiffre n’inclut cependant pas les salariés en boutiques (70.000 fin 2023, selon la Fédération nationale de l’habillement).

BYD: 2,26 millions de véhicules électriques vendus en 2025, record mondial

Le géant chinois de l’automobile BYD a vendu 2,26 millions de véhicules électriques en 2025, établissant un nouveau record mondial pour ce secteur, selon un communiqué de l’entreprise publié jeudi à la Bourse de Hong Kong. Ce chiffre devrait permettre à BYD de dépasser pour la première fois l’américain Tesla sur l’année. La société texane avait indiqué avoir vendu 1,22 million de véhicules à fin septembre, et devrait annoncer vendredi ses ventes totales de 2025.Avec 1,79 millions de vente en 2024 contre 1,76 millions, Tesla avait dépassé de justesse BYD en 2024. Mais l’entreprise patine sur des marchés-clés en raison du soutien politique initial de son patron Elon Musk à Donald Trump, et à d’autres hommes politiques d’extrême droite. Basée à Shenzhen et cotée à la bourse de Hong Kong, BYD produit également des voitures hybrides. Fondée en 1995, BYD (“Build your dreams” en anglais) était à l’origine spécialisée dans la fabrication de batteries. Il s’est imposée comme leader sur le marché chinois très concurentiel des véhicules à énergies nouvelles, le plus grand au monde. Il cherche désormais à renforcer sa présence à l’étranger, alors que le marché chinois, où les consommateurs sont toujours plus attentifs aux prix, pèse sur sa rentabilité. BYD et ses concurrents locaux doivent également faire face à des droits de douane élevés aux États‑Unis. Mais l’entreprise est en plein essor en Asie du Sud‑Est, au Moyen‑Orient, et même en Europe — au grand dam des poids lourds de l’industrie sur ce continent.