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Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l’usine Fibre Excellence

Malgré une pluie battante, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pour défendre l’usine locale de pâte à papier Fibre Excellence menacée de fermeture, a constaté un journaliste de l’AFP.Avec en tête de cortège les salariés de l’usine vêtus de leurs gilets de travail jaunes fluo, environ 3.000 personnes, selon la CGT, ont défilé dans les rues de la sous-préfecture haut-garonnaise dont les commerces avaient fermé par solidarité pendant la manifestation.”On a appris ça il y a 15 jours, après les fêtes”, raconte à l’AFP Audrey Noël, dont le mari est contremaître à l’usine. “C’est difficile, ça a été vraiment du jour au lendemain, c’est compliqué pour beaucoup de familles impactées par cette fermeture possible”, juge-t-elle, accompagnée de ses deux filles de 14 et 7 ans. L’usine de Saint-Gaudens et ses quelque 300 emplois directs, poumon économique de ce territoire rural au pied des Pyrénées, est menacée de fermeture, tout comme un autre site du groupe à Tarascon (250 emplois, Bouches-du-Rhône).”Aujourd’hui on a perdu beaucoup d’argent sur l’année 2025, on est en difficulté financière, parce que le prix de la pâte n’est pas bon depuis un an. Le prix des matières premières a fortement augmenté et le prix de notre contrat EDF n’est pas à la hauteur”, explique à l’AFP Sébastien Oustric, délégué CGT de l’usine. “La direction discute avec l’Etat depuis longtemps mais l’Etat ne nous a pas entendus, aujourd’hui l’actionnaire nous a dit: au rythme où on va, le 15 mars ce sera la fermeture, la cessation de paiement et tout ce qui en découlera”, ajoute le représentant syndical.”Le sauvetage immédiat dépend uniquement du Premier ministre et de l’Etat”, affirme son côté le maire de Saint-Gaudens, Jean-Yves Duclos (DVG), interrogé par l’AFP. “Si le Premier ministre décide de réhausser le tarif de l’électricité, l’usine est sauvée”, assure-t-il car la production d’énergie est, avec la fabrication de pâte à papier, une des activités du site.”Il y en a marre du double langage, on n’en finit pas au gouvernement de dire que l’on soutient la réindustrialisation, là le gouvernement, il est en train d’enterrer une usine de pâte à papier”, a de son côté déploré la présidente (PS) de la région Occitanie, Carole Delga, présente dans le cortège et originaire du territoire.

“CPE XXL”, “CPE déguisé” : la proposition du Medef suscite l’ire de la CGT et de l’Unef

“CPE XXL”, “CPE déguisé” : la proposition du Medef de créer un CDI pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes a suscité samedi l’ire de la CGT et de l’Unef, cette dernière brandissant la menace d’une “mobilisation massive”.Selon des documents remis mercredi aux organisations syndicales et consultés par l’AFP vendredi, la principale organisation patronale a proposé la création d’un CDI “pouvant être rompu sans motif pendant les premières années”, avec “une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture”.Ce dispositif comporte des similitudes avec le “contrat première embauche” (CPE), créé en 2006 par Dominique de Villepin alors Premier ministre, qui avait généré une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application. “Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le Medef ose remettre le couvert” et “réussit à faire pire que le CPE qui avait 2 ans de période d’essai”, a réagi samedi la CGT dans un communiqué.”Ce projet est une déclaration de guerre contre les jeunes et les salarié.e.s”, ajoute l’organisation syndicale. La CGT prévient qu’elle “refusera catégoriquement de s’engager dans toute négociation qui comporte ces éléments”.Même indignation du côté du syndicat étudiant Unef qui a appelé, quelques heures plus tard, “l’ensemble de la jeunesse, étudiante et travailleuse, à se mobiliser contre ces attaques inacceptables”.La mesure “vise à créer une génération de jeunes travailleurs précaires, corvéables à merci, sans droits ni protections”, dénonce l’Unef qui demande aux organisations syndicales “de refuser catégoriquement toute négociation sur ces bases et aux forces politiques progressistes de s'(y) opposer fermement”.- “Pistes de réflexion” -Concernant l’autre suggestion du Medef visant à adapter le niveau de rémunération des primo-entrants, le syndicat dénonce une “discrimination pure et simple fondée sur l’âge” qui “précariserait davantage des centaines de milliers de jeunes déjà confrontés à une précarité qui explose et à des conditions de travail déplorables”. “Si le gouvernement ou le patronat tentent d’imposer ces attaques contre notre camp social, nous saurons, comme en 2006, nous mobiliser massivement pour les faire reculer”, prévient l’Unef.Joint par l’AFP vendredi, le Medef avait indiqué qu’il ne s’agissait pour l’heure que de “propositions pour nourrir le débat”. Dans son document, l’organisation patronale expliquait que les mesures proposées avaient vocation à s’attaquer à la problématique des jeunes NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation).”Il ne s’agit pas de se séparer plus facilement”, a insisté samedi sur franceinfo Fabrice le Saché vice-président du Medef. “Toute la logique qui préside à ces pistes de réflexion – et pas propositions – (…) c’est comment on fait pour arrêter le scandale absolu d’avoir 1,4 million de jeunes qui ne sont ni en formation ni en étude ni en emploi, d’avoir 19% de taux de chômage chez les jeunes”.”Nous ce qu’on essaye de régler c’est ça (…) il faut arrêter ce gâchis humain”, a-t-il ajouté. 

Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump

Les Cubains, déjà accablés par la crise économique, ne cachent pas leur inquiétude face aux menaces de Donald Trump sur l’approvisionnement de leur pays en pétrole, et certains soutiennent la voie du dialogue pour éviter une aggravation de la situation.”Le mieux est qu’ils négocient, qu’on parvienne à un accord, que tout le monde s’en sorte du mieux possible et que nous ne soyons pas davantage pénalisés que nous ne le sommes déjà”, confie à l’AFP Vivian Valdés dans une rue de La Havane. “Si on ne négocie pas, ce sera encore pire, et le peuple ne vit pas bien”, se lamente cette pharmacienne de 60 ans qui raconte, les larmes aux yeux, ses difficultés pour acheter des médicaments pour sa mère, atteinte d’Alzheimer.Donald Trump, qui a déjà tari les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba depuis la capture de Nicolas Maduro début janvier, a signé jeudi un décret stipulant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Washington invoque une “menace exceptionnelle” que ferait peser Cuba sur la sécurité nationale américaine. Le montant de ces éventuels droits de douane et les pays concernés ne sont pas précisés, même si le Mexique, qui livre encore du pétrole à l’île communiste, est dans la ligne de mire.Une pression supplémentaire sur Cuba, déjà enferrée depuis six ans dans une grave crise économique qui a provoqué une émigration massive et soumet les habitants à des pénuries de nourriture, de médicaments, de transports. Jorge Grosso, étudiant de 23 ans, est lui aussi partisan du dialogue avec Washington. Il faut “négocier et voir quelles sont les conditions posées (par Donald Trump), parce qu’au final ils sont en train de nous asphyxier”, dit-il, dans une file d’attente non loin d’une station-service.En troisième année de comptabilité, il attend depuis “presque 24 heures” pour acheter de l’essence pour sa Lada blanche. Si l’approvisionnement en pétrole est coupé “ça va être dur, très dur”, craint-il.- Files d’attente -Ces derniers jours, les files d’attente devant les stations-service à La Havane n’ont cessé de s’allonger et les délestages électriques peuvent désormais atteindre une dizaine d’heures dans la capitale. Depuis son coup de force au Venezuela, principal allié de Cuba, Donald Trump a multiplié les menaces contre le gouvernement de l’île.Le magnat républicain a exhorté La Havane à accepter “un accord avant qu’il ne soit trop tard”, sans préciser lequel. “Il n’y aura plus de pétrole ou d’argent à destination de Cuba – zéro!”, a-t-il menacé.Il a également assuré que des discussions étaient en cours entre son pays et Cuba, ce qu’a démenti le président cubain, Miguel Diaz-Canel, qui réitéré sa disposition à dialoguer avec Washington, mais sans faire “aucune concession politique”.Au cours de plus de soixante ans d’affrontement idéologique avec son grand voisin, Cuba n’a connu un rapprochement avec Washington que lors du second mandat de Barack Obama (2013-2017).Ce bref dégel diplomatique a pris fin sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021), qui a renforcé, plus que tout autre président américain, l’embargo que Washington impose à l’île depuis 1962. Mais tous les Cubains ne soutiennent pas un dialogue avec les Etats-Unis.Rolando Gonzalez, 81 ans, estime que Donald Trump “a des problèmes mentaux” et qu’il “ment”. “Dire que Cuba est une menace pour les Etats-Unis, personne ne le croit”, lance-t-il.D’autres se demandent si Cuba pourra compter sur ses alliés traditionnels, la Chine et la Russie. “Ils soutiennent Cuba diplomatiquement, mais les mots ne résolvent pas les problèmes”, estime Jorge Martinez, ingénieur informatique de 60 ans, qui juge “très prudentes” les prises de position de Pékin et de Moscou: “Ils ne veulent pas avoir des problèmes avec Trump.”

Chine: l’activité manufacturière perd son élan en janvier

L’activité manufacturière chinoise a ralenti en janvier, selon les données officielles publiées samedi, rompant avec la brève remontée en territoire positif observée en fin d’année 2025. L’indice des directeurs d’achat (PMI) de l’activité manufacturière, un indicateur clé qui reflète notamment le moral des milieux industriels, a reculé à 49,3 en janvier, d’après le Bureau national des statistiques (BNS). En décembre, il était s’était pourtant établi à 50,1, remontant timidement au-dessus de la barre des 50 points qui traduit une expansion de l’activité, et ce pour la première fois depuis mars 2025.Retombant sous ce seuil, le chiffre de janvier est également nettement inférieur à la prévision des analystes de Bloomberg, qui misaient sur 50,1 points de nouveau.Les données de janvier reflètent “une demande effective insuffisante sur le marché, ainsi qu’une “saison creuse traditionnelle” pour certains secteurs industriels, a interprété Huo Lihui, statisticien au BNS, dans le communiqué. La deuxième économie mondiale est confrontée à un ralentissement persistant de la consommation intérieure, qui pèse sur l’activité malgré la vigueur des exportations.Ce nouveau recul de l’activité manufacturière en janvier résulte d’une “faible demande intérieure”, a relevé dans une note Zhiwei Zhang, président et économiste en chef de Pinpoint Asset Management. “L’activité économique pourrait ralentir au premier trimestre”, estime-t-il.L’année dernière, les exportations ont représenté le “pilier de la croissance”, a-t-il ajouté, précisant que la “durabilité” du secteur était “très importante pour les perspectives de croissance”.La Chine a enregistré en 2025 un excédent commercial record de près de 1.200 milliards de dollars, une dynamique essentielle alors que la confiance des consommateurs nationaux reste morose. Pékin a promis courant janvier des mesures “fortes” pour stimuler d’ici 2030 cette consommation intérieure très modeste ces dernières années en raison notamment des difficultés du secteur immobilier et des pressions démographiques.Les hauts responsables chinois ont assuré que des politiques clés seraient annoncées en mars, lors de la publication du nouveau plan quinquennal chinois pour la période 2026-2030, en cours d’élaboration. Le pays a enregistré une croissance de 5% en 2025, conformément à son objectif officiel, mais ce taux reste toutefois l’un des plus faibles depuis des décennies, hors pandémie de Covid-19. 

Keir Starmer conclut sa visite en Chine sous les reproches de Trump

Le Premier ministre britannique Keir Starmer se rend au Japon samedi  après avoir conclu une visite de quatre jours en Chine qu’il voit surtout comme une première étape de la relance des relations avec Pékin, une perspective jugée “très dangereuse” par Donald Trump.Ce premier déplacement en Chine d’un chef du gouvernement britannique en huit ans a été très scruté au Royaume-Uni, où certains s’inquiètent des risques d’un rapprochement trop grand avec la Chine, notamment en terme de sécurité nationale.Dès son arrivée mercredi, Keir Starmer s’est évertué à défendre sa stratégie, dans un contexte de rivalités commerciales croissantes et au moment où le président américain s’en prend à ses alliés traditionnels.”Le monde est instable (…). Et nous devons donc composer avec cette instabilité mondiale. Mon principe directeur est l’intérêt national du Royaume-Uni”, a-t-il insisté vendredi dans un entretien à des chaînes de télévision britanniques, en saluant les “opportunités” économiques ouvertes par sa visite en Chine.Comme la récente venue du Premier ministre canadien Mark Carney, ce rapprochement entre Londres et Pékin hérisse Donald Trump.”C’est très dangereux pour eux de faire ça”, a lâché le président américain lors d’un échange avec la presse à Washington.M. Starmer a rappelé qu’une visite du président américain en Chine était attendue dans les prochains mois.”Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont des alliés très proches, c’est pour cela que nous avons discuté de cette visite avec son équipe avant de venir”, a déclaré M. Starmer. Lors de son entretien avec Xi Jinping jeudi, il a jugé “vital” pour le Royaume-Uni d’améliorer ses relations avec Pékin tandis que le président chinois a estimé que “la Chine et le Royaume-Uni (devaient) renforcer leur dialogue et leur coopération”.Réagissant aux propos de Donald Trump, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a souligné lors d’un point presse que “la Chine (était) prête à renforcer la coopération avec tous les pays, dans un esprit de bénéfice mutuel”.Après avoir visité un institut de design et rencontré des étudiants en art accompagné de l’actrice britannique Rosamund Pike, Keir Starmer s’envole samedi pour le Japon, où il doit s’entretenir avec la Première ministre Sanae Takaichi.- Sanctions chinoises levées -Vendredi, depuis Shanghai, il a annoncé que la Chine avait levé les sanctions qui visaient depuis 2021 sept parlementaires britanniques ayant critiqué le bilan de Pékin en matière de droits de l’Homme, concernant le traitement de la minorité des Ouïghours dans le Xinjiang. Une victoire surtout symbolique.”Les restrictions (à leur encontre) ne s’appliquent plus. Et le président Xi m’a dit que cela signifie que tous les parlementaires sont libres de voyager en Chine”, a déclaré M. Starmer depuis Shanghai.Les sanctions chinoises étaient intervenues en représailles de sanctions britanniques et de l’Union européenne contre la Chine.Elles avaient été prises au moment où les relations entre Londres et Pékin s’étaient considérablement dégradées sous les gouvernements conservateurs en raison d’un durcissement de la politique chinoise à Hong Kong et d’accusations réciproques d’espionnage.La cheffe du parti conservateur Kemi Badenoch a fustigé la visite de M. Starmer “dans un Etat qui mène des opérations d’espionnage quotidiennement dans notre pays, bafoue les règles commerciales internationales et soutient (le président russe Vladimir) Poutine dans sa guerre injustifiée en Ukraine”.- Labubu -Le dirigeant travailliste repart avec une dizaine d’accords de coopération (santé, services, immigration irrégulière) ainsi qu’une baisse bienvenue des droits de douane sur les exportations de whisky.Downing Street a également indiqué que Pékin allait accorder au Royaume-Uni une exemption de visas pour les Britanniques effectuant des séjours de moins de 30 jours, qui entrera en vigueur “une fois les procédures nécessaires accomplies”, a tempéré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.Des entreprises britanniques ont conclu pour 2,2 milliards de livres (3 milliards de dollars) de contrats d’exportation, 2,3 milliards de livres en “accès au marché” chinois sur cinq ans et “plusieurs centaines de millions” de livres d’investissements, a annoncé Londres dans un communiqué.La chaîne chinoise de magasin Pop Mart, qui vend les célèbres peluches Labubu, va elle installer au Royaume-Uni son “hub régional” et ouvrira 27 boutiques en Europe en 2026, dont sept au Royaume-Uni. Le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a aussi annoncé son intention d’investir 15 milliards de dollars d’ici 2030 en Chine.

Les Etats-Unis en paralysie budgétaire, mais une fin rapide espérée

Les Etats-Unis sont entrés à minuit samedi en situation de paralysie budgétaire partielle, mais avec l’espoir d’une fin rapide avec un vote attendu lundi au Congrès.Trois mois après le “shutdown” le plus long de l’histoire du pays, le blocage a pour origine cette fois-ci le refus de l’opposition démocrate d’adopter un budget pour la sécurité intérieure sans la mise en place de freins contre la police de l’immigration, à la suite des récents tirs mortels d’agents fédéraux à Minneapolis.Le Sénat américain avait cependant adopté quelques heures plus tôt un texte budgétaire qui devrait permettre à la paralysie de rester de courte durée. Car la Chambre des représentants doit désormais approuver le texte, avec un vote attendu en début de semaine pour mettre fin au “shutdown”.Les conséquences sont donc minimes, puisque le blocage pourrait durer seulement un week-end, sans que de nombreux fonctionnaires ne soient mis au chômage technique.Dans une note, le Bureau du budget (OMB) de la Maison Blanche a demandé vendredi soir aux différents ministères de mettre en place leur plan pour une paralysie budgétaire, tout en affirmant “avoir l’espoir” que ce blocage “soit bref”.Le texte adopté vendredi avec 71 voix pour et 29 contre est le résultat d’un accord entre Donald Trump et les sénateurs démocrates. Ces derniers refusent d’adopter le budget proposé pour le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) sans la mise en place de réformes de la police de l’immigration (ICE), jugée hors de contrôle après les événements récents de Minneapolis.- Navette -Ils ont finalement accepté d’adopter cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le DHS fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.Mais puisque leur version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi doit faire la navette retour pour une adoption définitive par le Congrès, avant promulgation par Donald Trump.La semaine dernière, le texte initial semblait se diriger vers une adoption au Sénat avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Le décès d’Alex Pretti, tué comme Renee Good quelques jours plus tôt par des agents fédéraux dans cette métropole du nord des Etats-Unis, a provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a appelé vendredi après le vote à des négociations avec les républicains pour concevoir des mesures “fortes et de bon sens” dans le but de “freiner l’ICE” et “mettre fin à la violence”.L’élu démocrate exige notamment la fin des “patrouilles volantes” et l’interdiction du port de cagoules par les agents.”Pas de police secrète”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, avaient donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si le “shutdown” est bien entré en vigueur à minuit, les Etats-Unis ne connaîtront sans doute pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier, lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leur salaire.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitaient voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump.

Canal du Panama: le Danois Maersk exploitera temporairement deux ports après l’annulation de la concession de CK Hutchison

Le Panama a annoncé vendredi que le géant danois du transport maritime Maersk exploitera temporairement deux ports du canal reliant l’Atlantique au Pacifique, après l’annulation la veille par la justice panaméenne de la concession accordée au groupe hongkongais CK Hutchison.La Cour suprême du Panama a invalidé la concession dont jouissait CK Hutchison pour exploiter deux ports situés aux deux extrémités du canal, celui de Cristobal, côté Atlantique, et de Balboa, côté Pacifique, provoquant une vive réaction de Pékin qui a promis de “protéger les droits et intérêts légitimes de ses entreprises”.Selon l’arrêt de 69 pages consulté parl’AFP, la concession a été déclarée “inconstitutionnelle” car elle avait “une inclination disproportionnée en faveur de l’entreprise” sans “aucune justification” et “au détriment des caisses de l’Etat”.Cette annonce a eu lieu alors que les États-Unis cherchent à limiter l’influence chinoise sur cette voie stratégique, exacerbant les tensions autour du canal de 80 kilomètres par lequel transite environ 5% du commerce maritime mondial.Les États-Unis et la Chine en sont les deux principaux utilisateurs. L’Autorité maritime du Panama a indiqué vendredi que le gouvernement panaméen “comptera, le moment venu, sur le soutien spécialisé d’APM Terminals (filiale de Maersk) en tant qu’administrateur temporaire” des ports de Balboa et Cristobal. Cette entreprise “est l’un des opérateurs maritimes les plus fiables au monde, ce qui en fait une option adéquate pour assumer cette responsabilité”, a ajouté l’autorité dans un communiqué.Le président panaméen José Raul Mulino avait auparavant évoqué des “discussions” avec Maersk pour “prendre temporairement en charge l’exploitation des deux terminaux”.Dans un premier temps, “il y aura une période de continuité avec l’opérateur actuel”, après quoi “débutera une période de transition, qui aboutira à une nouvelle concession à des conditions favorables à notre pays”, a-t-il expliqué.Le chef de l’Etat panaméen avait qualifié à plusieurs reprises de “contraires aux intérêts nationaux” les contrats en vertu desquels CK Hutchison exploitait les ports.Dans un communiqué, la filiale de Maersk a confirmé “sa disposition à assumer l’exploitation temporaire” afin de “prévenir tout risque” pour le commerce mondial.- Pression américaine -La Cour suprême a jugé jeudi “inconstitutionnelles” les lois en vertu desquelles le groupe hongkongais opère ces infrastructures.La nullité des contrats avait été demandée par la Cour des comptes panaméenne, qui avait déposé deux plaintes l’an dernier, estimant qu’ils présentaient des irrégularités.”La partie chinoise prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises”, a réagi Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point presse régulier.Le gouvernement de Hong Kong a également répondu vendredi, affirmant dans un communiqué qu’il “désapprouve vivement et rejette fermement cette décision”. L’exécutif de la région administrative spéciale dit s’opposer “catégoriquement à ce que tout gouvernement étranger utilise des moyens coercitifs, répressifs ou autres pratiques déraisonnables dans les relations économiques et commerciales internationales”.Panama Ports Company (PPC), filiale de CK Hutchison, a dénoncé une décision qui “manque de fondement juridique et met en péril non seulement PPC et son contrat, mais aussi le bien-être et la stabilité de milliers de familles panaméennes qui dépendent directement ou indirectement de l’activité portuaire”.- Prudence des investisseurs -Fondé par le milliardaire Li Ka-shing, CK Hutchison est l’un des plus grands conglomérats de Hong Kong, présent notamment dans la finance, le commerce de détail, les infrastructures, les télécommunications et la logistique.Sa filiale PPC gère les ports de Cristobal et de Balboa depuis 1997. Elle avait obtenu une première concession de 25 ans, prolongée pour une durée équivalente en 2021.Construit par les Etats-Unis et inauguré en 1914, le canal est passé sous contrôle panaméen en 1999 dans le cadre de traités bilatéraux négociés sous la présidence du démocrate américain Jimmy Carter (1977-1981).A son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a menacé à plusieurs reprises l’an dernier de reprendre le contrôle du canal, estimant qu’il se trouve sous l’influence de Pékin. Il a également exigé du Panama des conditions préférentielles pour son utilisation par les navires américains.En mars, CK Hutchison avait accepté de céder le contrôle des deux ports à un conglomérat mené par le fonds américain BlackRock, mais la transaction, que la Chine considère avec suspicion, n’a toujours pas été finalisée.Après l’annonce venue du Panama, l’action du conglomérat a perdu 4,6% en séance vendredi à la bourse de Hong Kong.Selon Kelvin Lam, économiste chez Pantheon Macroeconomics, “dorénavant, les pays étrangers vont être de plus en plus prudents lorsqu’il s’agira d’investir des capitaux dans des projets d’infrastructures stratégiques dans l’arrière-cour des États-Unis, en particulier pour les pays qui n’entretiennent pas de bonnes relations avec ces derniers”.

Le Sénat américain adopte un texte qui devrait écourter la paralysie budgétaire

Le Sénat américain a adopté vendredi un texte budgétaire qui devrait permettre à la paralysie imminente de l’Etat fédéral de rester de courte durée.Malgré ce vote, le “shutdown” partiel entrera bien en vigueur à minuit vendredi soir (05H00 GMT samedi), mais pourrait prendre fin dès le début de la semaine prochaine, lorsque la Chambre des représentants votera à son tour.Les conséquences attendues sont donc minimes, puisque le blocage pourrait durer seulement un week-end, sans que de nombreux fonctionnaires ne soient mis au chômage technique.Le texte adopté vendredi avec 71 voix pour, 29 contre, est le résultat d’un accord entre Donald Trump et les sénateurs démocrates. Ces derniers refusent d’adopter le budget proposé pour le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) sans la mise en place de réformes sur la police de l’immigration (ICE), jugée hors de contrôle après l’implication d’agents fédéraux dans la mort de deux Américains à Minneapolis.Ils ont finalement accepté d’adopter cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le DHS fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.- “Freiner l’ICE” -Mais puisque leur version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi devra faire la navette retour avant une éventuelle adoption définitive par le Congrès.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit dans la nuit de vendredi à samedi en situation de “shutdown” partiel.Il n’est pas assuré non plus que la Chambre accepte la nouvelle version concoctée par le Sénat.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Le décès d’Alex Pretti, tué comme Renee Good quelques jours plus tôt par des agents fédéraux dans cette métropole du nord des Etats-Unis, a provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a listé vendredi les demandes démocrates, disant vouloir “freiner l’ICE et mettre fin à la violence”. Pour cela, l’élu démocrate exige notamment la fin des “patrouilles volantes” et l’interdiction du port de cagoules par les agents.”Plus de police secrète”, a-t-il lancé dans l’hémicycle.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, avaient donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si le “shutdown” aura bien lieu vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront sans doute pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier, le plus long de l’histoire des Etats-Unis, lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leur salaire.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump.

Wall Street cale, le choix de Trump pour diriger la Fed dans toutes les têtes

La Bourse de New York a terminé en baisse vendredi, lestée par le secteur technologique, et accueillant sans grande surprise le nom proposé par Donald Trump pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale (Fed).Le Dow Jones a cédé 0,36%, l’indice Nasdaq a lâché 0,94% et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 0,43%.”Le sentiment d’aversion au risque (qui incite à se défaire de certaines actions, NDLR) continue de régner à Wall Street”, résume Jose Torres, d’Interactive Brokers.L’analyste note “une nouvelle séance de sous-performance des valeurs technologiques par rapport à l’ensemble des actions”. Le secteur des semi-conducteurs a été particulièrement touché: AMD a reculé de 6,13%, Micron de 4,80% et Nvidia, première capitalisation mondiale, a perdu 0,72%.Annoncée quelques heures avant l’ouverture, la décision prise par Donald Trump de proposer Kevin Warsh comme futur président de la banque centrale américaine a marqué la journée.L’homme est un habitué des milieux d’affaires et a déjà été gouverneur de la Fed entre 2006 et 2011.Pour Jack Ablin, de Cresset, “Kevin Warsh a toujours été un peu plus +faucon+ (favorable a une politique monétaire restrictive, NDLR) que les autres candidats” évoqués par la Maison Blanche pour prendre la succession de Jerome Powell.Selon lui, “une partie” de la baisse des cours est donc due à l’idée que le possible nouveau patron de l’institution “ne sera pas aussi accommodant que le marché ne l’avait prévu”.Le marché boursier voit généralement d’un bon oeil les baisses de taux, synonymes de bénéfices en hausse pour les entreprises.”M. Warsh est historiquement un +faucon+ et a maintenu tout au long de sa carrière une orthodoxie en matière de politique monétaire disciplinée (…) cependant, il s’est récemment rallié à la préférence du président Trump pour des coûts d’emprunt plus bas, ce qui lui a très probablement valu d’être sélectionné”, juge Jose Torres.Ce choix n’a en tout cas pas fait trembler le marché obligataire. Vers 21H25 GMT, le rendement des emprunts de l’Etat américain à échéance 10 ans était de 4,24%, contre 4,23% à la clôture la veille.Celui des emprunts à deux ans, plus sensible aux évolutions monétaires, reculait de 3,56% à 3,52%.Pour être effective, la nomination de M. Warsh devra être confirmée par le Sénat, où le parti présidentiel est majoritaire.Sur le plan des données économiques, l’indice des prix à la production (PPI) aux Etats-Unis a progressé de 0,5% en décembre par rapport au mois précédent, un rythme plus marqué que ne l’anticipaient les marchés.Côté entreprises, le secteur minier a été percuté de plein fouet par la chute des cours des métaux précieux. Newmont a glissé de 11,49%, Freeport-McMoRan de 7,52%.Après une large partie de séance dans le rouge, Apple a finalement gagné 0,46% à 259,48 dollars. La firme à la pomme a publié jeudi des résultats trimestriels très supérieurs aux attentes, portés par des ventes record de l’iPhone, son produit phare, et un regain de forme en Chine, mais voit ses prévisions assombries par la pénurie de composants.Le géant pétrolier américain ExxonMobil est parvenu à avancer de 0,63% à 141,40 dollars, après avoir publié des résultats contrastés pour le quatrième trimestre, notamment un recul de son bénéfice net.Son concurrent Chevron (+3,34% à 176,90 dollars) a été encore plus recherché, malgré un recul de ses performances financières pour les trois derniers mois de 2025. L’entreprise a dit vendredi discuter avec le Venezuela sur la question de l’exploitation de ses ressources pétrolières.

Derrière les lunettes du président Macron, les défis d’un savoir-faire français

Objet d’un “buzz” planétaire depuis qu’Emmanuel Macron les a arborées à Davos en tenant tête à Donald Trump, ces lunettes de soleil ont vu leurs ventes exploser. Un succès inattendu pour le propriétaire italien de leur fabricant jurassien, racheté au prix de licenciements.”Nouveau. Lunettes de soleil Pacific S01- Elysée X Maison Henry Jullien.” Verres bleus sur monture argentée, ces lunettes “à la Top Gun” à 659 euros sont désormais proposées… sur la boutique en ligne de l’Elysée.Depuis le Forum de Davos la semaine dernière, “on nous a appelés du monde entier, cela nous a fait une publicité incroyable”, s’enthousiasme Stefano Fulchir, PDG de la société italienne iVision Tech, propriétaire de la marque Henry Jullien.Plus de 500 unités ont été vendues en ligne, alors que l’entreprise spécialisée dans le haut-de-gamme produisait jusqu’à présent mille paires par an, dont 200 modèles Pacific S01 dans ses discrets ateliers de Lons-le-Saunier, dans le Jura.Le site internet de la marque “a crashé” – un site temporaire uniquement dédié au modèle présidentiel a été ouvert – et l’action d’iVision Tech s’est envolée de 70% en quelques jours en bourse, poursuit-il.Ces fameuses lunettes, le chef de l’Etat les avait commandées en 2024 pour “faire un cadeau à un ministre pendant le G20”. Le modèle, en partie conçu avec un fil d’or, nécessite 279 actions, près de quatre mois de travail et beaucoup de savoir-faire. Macron voulait ainsi offrir “un morceau d’histoire française” et avait également acheté une deuxième paire pour lui-même, se souvient Stefano Fulchir.Les deux paires, “on les a bichonnées, bien sûr”, sourit Hervé Basset, 60 ans, dont plus de la moitié chez Henry Jullien. Après coup, “on était tous contents” de recevoir une lettre de remerciement du président, se rappelle Karine Pélissard, 30 ans de métier, en sectionnant d’un geste expert des dizaines de branches de futures paires de lunettes.Malgré cette prestigieuse commande, la maison Henry Jullien a connu des temps difficiles, à l’image de la lunetterie française, née dans le Jura en 1796 et aujourd’hui durement concurrencée par l’industrie asiatique, bien moins chère. – “Battage médiatique” -L’entreprise, qui comptait encore “180 salariés il y a une quinzaine d’années”, n’en employait plus que 15 lors de son rachat par iVision Tech en septembre 2023, retrace le maire (divers gauche) de Lons-le-Saunier, Jean-Yves Ravier.En octobre 2024, soit quelques mois après la livraison des lunettes présidentielles, le nouveau propriétaire licenciait quatre salariées, leur reprochant “des problèmes de cadence”, explique à l’AFP l’avocat Philippe Métifiot-Favoule, qui les défend aujourd’hui devant les prud’hommes et estime “assez injuste” le “battage médiatique”. Pour lui, les nouveaux propriétaires étaient “plus intéressés par la marque que par les ouvrières”. Ils sont “partis avec les plans en Italie, et revenus en France avec des cartons de lunettes qui ressemblaient aux nôtres”, retrace l’une des salariées licenciées, Marie-Madeleine Gautheron, 40 ans, aujourd’hui femme de ménage.Dix salariés travaillent encore à Lons-le-Saunier pour la marque Henry Jullien, dont trois à la production, indique la maison-mère italienne, qui précise avoir mobilisé son site de Martignacco, dans le nord-est de la péninsule, pour répondre à l’explosion des commandes.Le patron, Stefano Fulchir, nie toute confusion: les paires fabriquées dans le Jura seront estampillées “made in France”, et celles sorties d’usine à Martignacco “made in Italy”, les deux labels “les plus importants au monde” dans le secteur de la lunette, et garantie de qualité selon lui.Mais pour Julien Forestier, qui préside le syndicat des lunetiers du massif jurassien, ce “buzz” ne “rapportera rien” à la filière locale. “Nous ne sommes plus que quelques entreprises à nous battre pour de la fabrication française”, et les opticiens eux-mêmes “ne croient plus tellement” au made in France, déplore ce responsable.Le secteur ne compte plus qu’une cinquantaine de sociétés et environ 800 salariés dans le Jura, contre 10.000 dans les années 1950. Il produit encore plus de 2 millions de montures par an, dans le moyen et haut-de-gamme, selon M. Forestier. Le maire veut croire malgré tout que le “coup de pub” du président sera “une bonne chose” pour la marque italienne, pour l’entreprise locale et pour sa ville: “ça peut être l’occasion de redynamiser le site”.