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Finis les horaires de bureau: pourquoi Wall Street veut rester ouverte en continu

Un coup de cloche à 09H30, un autre à 16H00: ce rituel volontiers médiatisé qui ordonne les échanges à Wall Street depuis plus d’un siècle pourrait perdre de son lustre. La Bourse américaine veut passer au “trading” nuit et jour, qui plaît aux petits investisseurs.La Bourse de New York (NYSE) a annoncé en début de semaine son intention d’ouvrir une plateforme permettant “des opérations 24 heures sur 24, sept jours sur sept” et “un règlement instantané”, sans préciser encore quand.Ces transactions sans limite horaire s’appuieront notamment sur l’émission de jetons numériques (“token”) reproduisant les actions des entreprises cotées en Bourse, a indiqué dans un communiqué Intercontinental Exchange, maison mère du NYSE.Le Nasdaq, autre plateforme d’échanges à New York, en particulier pour la cotation des entreprises technologiques, pourrait sauter le pas dès cette année, avec un fonctionnement 24 heures sur 24, cinq jours par semaine.Ces ambitions doivent encore être validées par le régulateur boursier américain, la SEC, mais elles constituent une petite révolution pour le marché boursier américain.- “Perte de temps” -A l’origine, les investisseurs “devaient se rendre physiquement” à Wall Street pour acheter ou vendre des actions, rappelle auprès de l’AFP Sam Burns, stratégiste en chef chez Mill Street Research.”Beaucoup de choses se faisaient sur papier, les gens se tenaient debout et se criaient dessus (…), puis ils devaient noter ce que chacun avait acheté et vendu” et comptabiliser le tout, un rythme “impossible à suivre” si les horaires étaient trop larges, selon lui.Mais au fil des décennies, des plateformes de transactions électroniques se sont créées, permettant en particulier d’échanger en dehors des horaires conventionnels, avec un succès croissant.Selon un document publié début 2025 par la Bourse de New York, “le volume des transactions en dehors des heures d’ouverture a considérablement augmenté” depuis 2019 et même “explosé” depuis 2024, avec une “moyenne quotidienne de plus de 61 milliards de dollars”.Mais pour le professeur d’économie Steve Hanke, l’intérêt reste limité.”Historiquement, l’idée selon laquelle les avantages du trading 24 heures sur 24 l’emportent sur ses coûts est peu étayée”, assure l’enseignant à l’université John Hopkins à Baltimore, au nord-est des Etats-Unis.”Il y a peu d’événements susceptibles d’influencer le marché de la Bourse de New York qui se produisent en dehors des heures normales de bureau”, ajoute-t-il, pointant une “perte de temps”.Selon lui, le seul avantage dans l’annonce du NYSE se trouve du côté des délais nécessaires pour finaliser une transaction. Aujourd’hui, sur l’essentiel des marchés boursiers, un ordre d’achat n’est réglé que le lendemain, le temps de vérifier que tout est en ordre.”La réduction de la fenêtre de règlement pourrait devenir un avantage” pour New York par rapport aux autres marchés financiers, estime M. Hanke.- Attirer les étrangers et les jeunes -La place américaine reste de très loin la plus importante au monde, notamment par les immenses capitalisations qu’elle héberge. Mais elle voit la concurrence s’affirmer.L’année dernière, une grande partie des indices européens ont généré des rendements supérieurs à ceux de leurs homologues américains.Avec des plages horaires étendues, Wall Street peut espérer élargir son public à des investisseurs de taille modeste, y compris en dehors du continent américain.Selon le Trésor, près de 18% des actions américaines étaient détenues par des étrangers en 2024, derniers chiffres disponibles.Les nouveaux boursicoteurs, “en particulier les plus jeunes, semblent apprécier l’idée de pouvoir négocier des actions à tout moment, comme ils le font avec les cryptomonnaies et autres actifs numériques, que ce soit la nuit ou le week-end”, reprend Sam Burns.Leur impact sur les cours pourrait toutefois rester limitée. Pour M. Burns, les investisseurs à gros portefeuille ne sont pas forcément intéressés par ces horaires élargis. Et les banques nenth devraient pas faire évoluer leur emploi du temps.”Ainsi, juge l’analyste, même si les Bourses sont ouvertes (en continu, ndlr), si tout le reste ne fonctionne pas 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Il devient difficile de tout aligner correctement.”

Vérification de l’âge des internautes: les géants de la tech se renvoient la balle

Qui pour contrôler l’âge des internautes ? Le gouvernement veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans d’ici septembre, mais les acteurs du secteur sont divisés sur qui doit assumer la charge de cette vérification et sur le niveau auquel elle doit s’opérer.Le règlement européen sur les services numériques (DSA), entré en vigueur en 2024, stipule que la responsabilité de protéger les mineurs relève des applications ou des sites eux-mêmes.En cas d’interdiction, il incomberait donc en théorie à Meta (Facebook, Instagram), X, TikTok ou encore Snapchat de s’assurer de l’âge de l’utilisateur au moment de son inscription.Ce principe est similaire à celui instauré en 2025 en France pour accéder aux sites pornographiques: l’internaute doit justifier de sa majorité au travers d’une application dédiée ou en présentant une pièce d’identité.Cette méthode a toutefois montré ses limites: “Les sites porno ont mis en place des systèmes de vérification d’âge variés, mais des microsites sont apparus, vers lesquels les gens se déportent car il y a moins de contrôle”, observe Thomas Rohmer, directeur de l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (Open).Se pose également un problème de confidentialité, puisque tous les utilisateurs seraient amenés à devoir justifier de leur âge.L’enjeu est de taille: Facebook et Instagram comptent environ 43 millions d’utilisateurs mensuels en France, tandis que TikTok et Snapchat sont fréquentés par plus de 27 millions de Français chaque mois, selon les rapports de transparence de ces entreprises publiés cet été.Dans son projet de loi initial, le gouvernement ne précise pas comment ce blocage doit être assuré techniquement. Il renvoie à ce qui a été fait dans le cadre des sites pornographiques et confie à l’Arcom, le régulateur du numérique, la charge du contrôle.- Les magasins d’applications – Des géants du secteur comme Meta et Snapchat militent pour que la vérification revienne aux boutiques d’applications mobiles de Google et Apple, ce que ces derniers refusent.Meta a appelé à une “réglementation européenne exigeant la vérification de l’âge et un accord parental” au niveau des magasins d’applications afin de “mieux protéger” les mineurs.”Les ados utilisent en moyenne 44 applications par semaine. La vérification de l’âge au niveau de l’app store simplifierait donc la vie des parents qui n’auraient à confirmer l’âge de leur enfant qu’une seule fois au lieu de le faire pour chaque application”, soutient l’entreprise.Au travers de Google Play et de l’App Store, Google et Apple centralisent les téléchargements et jouent un rôle de “douanier”, estime auprès de l’AFP Jean Gonié, directeur régional des affaires publiques de Snapchat, “tandis que nous, on se trouve au bout de la chaîne”.Google réplique notamment que cela pourrait créer un faux sentiment de sécurité, dédouanant les entreprises de leur responsabilité d’investir dans des mesures de protection adaptées à chaque âge.Une position partagée par Apple qui souligne que “seule une petite partie des applications nécessite une vérification de l’âge” et que “le bon endroit” pour appliquer cette vérification se limite “aux sites web et applications” concernés.- Les opérateurs et les appareils – L’Alliance française des industries du numérique (Afnum), dont font partie des constructeurs de téléphones comme Samsung et Xiaomi, demande elle de contrôler l’accès “à partir de la connexion internet (sim pour les mineurs et box internet)” fournie par les opérateurs téléphoniques.Elle estime que “les fournisseurs d’accès internet” doivent être “intégrés à cette chaîne de responsabilités”.Dernier échelon possible: lors de l’achat d’un appareil permettant l’accès à ces plateformes.Une méthode notamment plébiscitée par le géant des sites pornographiques Aylo, qui détient les plateformes Youporn, Pornhub et Redtube.Un premier pas a été fait dans ce sens avec l’entrée en vigueur à l’été 2024 de la loi Studer, qui impose qu’un dispositif de contrôle parental soit pré-installé sur les téléphones portables, tablettes, ordinateurs et autres objets connectés.Activé lors de la mise en service de l’appareil, il doit permettre de bloquer le téléchargement et l’accès à certaines applications.Toutefois, son activation reste aujourd’hui optionnelle et n’empêche pas d’accéder à ces sites via les navigateurs internet.

Sous l’effet de l’Ukraine, la France passe aux drones de combat

Forte de l’expérience acquise en Ukraine et de partenariats qui se concrétisent avec l’industrie automobile, la filière française du drone militaire émerge pour combler son retard concernant cette arme clé des conflits modernes.Qu’est-ce qu’un drone militaire ?Engin sans pilote, le drone “apporte une corde supplémentaire à l’arc des militaires avec le gros avantage de ne pas mettre en danger les vies humaines et d’être moins cher par rapport aux moyens traditionnels”, souligne Florian Aknin, expert de l’aérospatiale et de défense au sein du cabinet de conseil international Roland Berger.L’engin est relativement simple. “Vous pouvez acheter une imprimante 3D, trouver des plans en libre accès et avoir un drone en 24 heures”, schématise Hadrien Canter, cofondateur et directeur général d’Alta Ares, start-up française née en Ukraine. C’est la “charge utile” qui donne au drone ses yeux, oreilles, cerveau ou bras armé et en définit la mission: capteurs (optiques, radar, de guidage et navigation) pour surveillance et reconnaissance, explosifs pour frapper en profondeur ou détruire les drones ennemis parfois par collision ou encore des équipements de la guerre électronique destinés à brouiller le signal GPS ou les communications adverses. Quel est leur rôle en Ukraine ?Les frappes russes qui ont privé ces derniers jours plus d’un million d’habitants de Kiev de courant et de chauffage reposent largement sur des volumes massifs de drones iraniens Shahed produits en masse et à bas coût en Russie. La Russie en produit 1.000 par jour et les lance par milliers, souvent avec des missiles balistiques, saturant les défenses ukrainiennes. Les abattre avec des missiles coûte des millions, d’où le recours ukrainien à des drones intercepteurs bon marché.”Les Ukrainiens ont besoin d’environ 20.000 drones par mois, c’est énorme”, souligne Hadrien Canter.Le premier forum franco-ukrainien sur la production conjointe des drones organisé en novembre 2025 en présence des présidents Macron et Zelensky avait pour but “d’aider les Ukrainiens à passer à cette échelle-là”, ajoute-t-il.Sa société implantée en Ukraine équipe des drones ukrainiens d’un logiciel qui augmente le taux d’interception de 30 à 65% et vise 85% comme pour le missile américain Patriot.Autre usage: les frappes en profondeur pour toucher des bases aériennes, infrastructures de défense, raffineries ou dépôts pétroliers en Russie.Quelles synergies pour la filière française? Chez le groupe français EOS Technologie, le drone Rodeur, dont quelques unités ont été livrées à l’Ukraine, peut parcourir jusqu’à 500 km et rester cinq heures dans les airs.Ce modèle, capable à la fois de missions de renseignement et d’attaques “ kamikaze ”, pourrait être utilisé en Europe davantage dans la logique de “bouclier”, dans celle de “glaive” en Ukraine, explique à l’AFP Jean-Marc Zuliani, président d’EOS Technologie.”Les Ukrainiens ont acquis une expérience unique au monde”, souligne le responsable pour qui ils ont actuellement “plus besoin de technologies” que d’appareils.Pour les industriels occidentaux, c’est l’occasion de tester les machines sur le terrain, ajoute-t-il.Le Portugais devenu paneuropéen Tekever, qui a ouvert un bureau à Toulouse en 2024, fournit depuis le début du conflit en Ukraine des drones de reconnaissance et de renseignement.”On ramène cette expérience sur le théâtre européen avec l’ambition de devenir un acteur majeur à l’échelle européenne”, déclare à l’AFP Nadia Maaref, directrice générale de Tekever France.Pourquoi l’industrie automobile est-elle associée ?Initiée il y a plusieurs mois par la Direction générale de l’armement, la démarche se concrétise cette semaine : Renault a annoncé un partenariat avec Turgis Gaillard pour une filière française de drones militaires.”On nous demande une production de masse” et “des industriels automobiles peuvent faire de la très grande série dans des délais beaucoup plus courts”, confie Jean-Marc Zuliani.Il dit avoir signé un partenariat “avec un grand acteur de l’industrie automobile”, dont il ne révèle pas le nom, “capable d’en produire 10.000, 100.000, 1 million d’ici 2030” pour “répondre aux besoins pour la France”. Que deviendra cette filière en cas de cessez-le-feu en Ukraine ?L’augmentation des tensions géopolitiques ne se résume pas à l’Ukraine. “Cessez-le-feu ou pas, elles vont continuer d’augmenter”, déclare Florian Aknin, pour qui la “capacité de monter en cadence” tout comme les stocks participera à la “dissuasion conventionnelle”.

Mode masculine: à Paris, les adieux de Véronique Nichanian chez Hermès

Evénement très attendu de la semaine de la mode masculine de Paris, la styliste française Véronique Nichanian présente samedi sa dernière collection Hermès après 37 ans à la tête des collections homme.Organisé au Palais Brongniart, dans le centre de Paris, à 20H00 (19H00 GMT), ce 76e et dernier défilé ne sera pas “rétrospectif, mais plein de clins d’œil”, a assuré la créatrice de 71 ans à Madame Figaro début janvier.”Ça va être un grand moment marquant”, assure à l’AFP Marie Ottavi, journaliste mode à Libération. “C’est une femme qui a toujours apporté de la modernité dans ses collections. Son départ après tant d’années, ça raconte cette longévité, ce rapport au temps long de la maison Hermès”, ajoute-t-elle.”Il est l’heure de passer le témoin”, annonçait en octobre Véronique Nichanian. Assurant avoir encore “des idées”, elle expliquait vouloir se consacrer plus de temps, notamment pour “réaliser un rêve de longue date”: passer plusieurs mois au Japon.- Rupture -La Britannique d’origine jamaïcaine Grace Wales Bonner a été nommée quelques jours plus tard pour lui succéder. Prix LVMH jeune créateur 2016, la trentenaire s’est construit une belle réputation dans la mode masculine avec sa marque éponyme, une griffe ancrée dans son identité afro-caribéenne tout autant que dans la tradition vestimentaire britannique.Elle présentera sa première collection en janvier 2027. Celle de juin sera préparée par les studios de création interne. “C’est une jeune femme de talent, elle semble déterminée. Il fallait sûrement une rupture après 37 ans, et c’est ce qu’elle va exprimer. C’est bien, c’est juste, et cela me ravit”, a assuré Véronique Nichanian à Madame Figaro. Un choix audacieux également salué par la presse. “Grace Wales Bonner est très moderne, engagée… Hermès a su choisir une personne qui va apporter non seulement de la qualité, mais aussi de l’image et un propos”, estime Marie Ottavi. Les collections femme Hermès restent dirigées par Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête de la ligne depuis 2014.- “Réinvention permanente” -Rare femme créatrice dans l’univers de la mode masculine, Véronique Nichanian affirme y avoir trouvé “un formidable terrain d’expression”.Tout juste diplômée de l’Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne (ESCP), elle y fait ses premiers pas auprès du styliste italien basé à Paris Nino Cerruti.Après 10 ans passés auprès de celui qu’elle qualifie de “père spirituel”, elle rejoint Hermès en 1988. “Gérez ça comme votre petite entreprise. Vous avez carte blanche”, lui dit alors Jean-Louis Dumas, président du groupe de 1978 à 2006.Au fil des décennies, elle a bâti “un style contemporain, dans une réinvention permanente du vêtement et de ses usages et à travers une recherche constante sur les matières, les savoir-faire et la couleur”, lui a rendu hommage la griffe dans le communiqué annonçant son départ. Ce changement prend place dans un vaste mercato des directeurs artistiques, chez Chanel, Dior ou Gucci, alors que le marché du luxe fait face à des défis économiques et commerciaux.Hermès, elle, ne connaît pas la crise. La maison dont la publication des résultats annuels est attendue le 12 février, a vu son chiffre d’affaires croître de 6,3% sur les neuf premiers mois de 2025, à 11,9 milliards d’euros.L’an dernier, le groupe de luxe a investi plus d’un milliard d’euros, avec notamment l’ouverture d’une 25e maroquinerie en France, en Charente. Hermès prévoit d’en ouvrir trois autres dans le pays au cours des trois prochaines années.Dans ce contexte, le directeur général Finances, Eric du Halgouët, a confirmé en octobre que le projet de se lancer dans la haute couture était “bien en cours de préparation”, mais pas “avant 2027 au plus tôt”. 

TikTok aux Etats-Unis passe sous contrôle américain : les enjeux du montage

Après une longue saga politique, TikTok a mis en place une coentreprise à majorité américaine pour poursuivre ses activités aux États-Unis malgré ses liens avec sa maison mère chinoise. Voici les conséquences potentielles de cet accord :Quel impact pour les utilisateurs ?On ignore encore si les 200 millions d’utilisateurs aux États-Unis remarqueront un changement. Les utilisateurs n’ont pas eu besoin de télécharger une nouvelle application, bien qu’ils aient été invités à accepter de nouvelles conditions d’utilisation sur leur localisation et l’usage de leurs données.Au cœur du conflit originel se trouve le puissant algorithme de TikTok, dont les législateurs américains craignaient qu’il ne soit utilisé comme une arme de collecte de données ou de propagande par le gouvernement chinois. Les nouveaux propriétaires ont promis de “réentraîner” la formule secrète qui fait tourner l’application, mais l’impact sur l’expérience utilisateur reste inconnu.TikTok assure que les utilisateurs américains vivront toujours une “expérience TikTok mondiale”, ce qui signifie que les créateurs américains pourront toujours être découverts à l’international et que les entreprises pourront opérer partout dans le monde.Cependant, cet algorithme spécifique aux États-Unis soulève des interrogations.”Des questions subsistent sur la manière dont cette nouvelle entité interagira avec les autres versions de TikTok dans le monde”, explique Jennifer Huddleston, de l’Institut CATO à Washington.Elle s’interroge également sur “l’ampleur de l’influence que le gouvernement américain pourrait exercer sur l’algorithme et sur les préoccupations relatives à la liberté d’expression que l’arrangement pourrait susciter”.Un des principaux investisseurs de la nouvelle entité est le multimilliardaire Larry Ellison, un proche du président Donald Trump,  qui finance également la récente prise de contrôle de Paramount par son fils David et l’offre de rachat de Warner Bros. Ce qui donnerait à la famille un pouvoir sans précédent sur les médias américains.Les influenceurs surveillent la situation de près, car leur popularité et leurs revenus dépendent des mystérieux rouages de l’algorithme. Certains ont déjà migré vers d’autres plateformes, frustrés ou anxieux face aux turbulences politiques.Quel impact pour TikTok ?Avant l’entrée en fonction de Donald Trump, le sort de TikTok aux États-Unis semblait  pourtant scellé dans le marbre d’une loi du Congrès.L’application avait même été brièvement désactivée dans le pays, son plus grand marché, après avoir épuisé les recours judiciaires. Jusqu’à ce que Donald Trump finisse par lui venir en aide.”TikTok reste incroyablement populaire aux États-Unis, mais fait face à une concurrence plus forte que jamais, particulièrement de la part d’Instagram”, souligne Minda Smiley, analyste chez Emarketer.L’algorithme qui a enflammé le monde il y a cinq ans n’est plus unique. Instagram Reels et YouTube Shorts proposent désormais des expériences similaires de défilement infini de vidéos courtes, captant l’attention et attirant les annonceurs à une échelle comparable. Selon Emarketer, bien que les utilisateurs américains restent plus longtemps en moyenne sur TikTok que sur d’autres réseaux, ce temps diminue chaque année, signe que l’application peine à les retenir.Quel impact pour la sécurité nationale ?La cession a peut-être satisfait l’administration Trump, reste à voir si elle satisfera les élus qui ont voté la loi l’exigeant, prévient Andrew Selepak, professeur de médias à l’Université de Floride.”L’accord TikTok n’a amélioré la confidentialité d’absolument personne et n’a rien fait pour renforcer la sécurité nationale”, dénonce Kate Ruane, du Center for Democracy & Technology à Washington.La maison mère chinoise ByteDance détient désormais un peu moins de 20 % de la coentreprise américaine, nommée “TikTok USDS Joint Venture LLC”, le reste étant réparti entre plusieurs sociétés majoritairement américaines.Le nouveau montage prévoit que des fonctions clés comme le commerce en ligne et le marketing aux Etats-Unis resteront sous le contrôle seul de ByteDance, ce qui pourrait s’avérer problématique. “Je ne vois pas comment vous pouvez faire du commerce en ligne sans collecter des données des utilisateurs américains”, s’interroge Andrew Selepak.John Moolenaar, le président républicain de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, a promis d’exercer une surveillance étroite, signalant de potentielles difficultés à venir.Pour Carl Tobias, de la faculté de droit de l’Université de Richmond, “il semble que Donald Trump ait simplement mis de côté tout ce que le Congrès visait en matière de sécurité nationale”.

Lait infantile: Danone élargit son rappel, notamment à la France

Le géant agroalimentaire Danone a annoncé vendredi élargir son rappel de laits infantiles à d’autres marchés après Singapour, notamment la France, où les autorités ont assuré que tous les lots concernés par une possible contamination d’origine bactérienne avaient été retirés du marché.”Compte tenu de nouvelles recommandations d’une autorité européenne, et par mesure de précaution, nous procédons au rappel volontaire de deux lots très limités des produits suivants” : Gallia Calisma Relais 1er âge (0‑6 mois), boîte de 830 g – date de durabilité minimale : 13/10/2026 – code EAN : 3041091725943 ; Blédilait 1er âge (0‑6 mois), boîte de 400 g – date de durabilité minimale : 29/10/2026 – code EAN : 3041091470966″, selon une déclaration transmise à l’AFP.”Afin de se conformer aux dernières recommandations” de certains pays, “Danone procédera au retrait, sur certains marchés ciblés, d’un nombre très limité de lots spécifiques de laits infantiles”, a indiqué vendredi soir le groupe dans un communiqué.Une source proche du dossier a évoqué “l’évolution de recommandations de certaines autorités, en l’occurrence notamment l’Irlande”. Plusieurs lots de lait infantile commercialisés en France comme à l’international, notamment par Nestlé et Lactalis, ont récemment fait l’objet de rappels en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par certaines bactéries.Danone applique “un principe de précaution maximal, motivé par ces nouvelles recommandations réglementaires”, a ajouté la source proche du dossier.Le groupe assure que “les contrôles de routine et les analyses ciblées supplémentaires” “confirment” que ses produits “sont sûrs et pleinement conformes à l’ensemble des réglementations applicables en matière de sécurité alimentaire”.Mercredi, le titre de Danone a dévissé à la Bourse de Paris, après l’annonce du blocage par l’agence alimentaire de Singapour de quelques palettes de lots de lait Dumex 1er âge.En France, tous les lots de laits infantiles concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont “été retirés” du marché, a assuré vendredi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus (céréulide), sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait avaient été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle déclaré sur BFMTV.- Condoléances de Nestlé -Nestlé avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés. Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Si le lien de causalité avec le décès des deux nourrissons n’est pas établi, le géant suisse de l’agroalimentaire a exprimé vendredi ses “plus sincères condoléances aux familles qui sont en deuil”, disant rester “à la disposition des autorités” pour collaborer à l’enquête.Le fabricant de l’huile riche en acide arachidonique (ARA) à l’origine de la présence potentielle de céréulide est le producteur chinois Cabio Biotech, a-t-on appris de sources proches du dossier.Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan (est de la Chine), est le principal producteur chinois de ce type d’huiles et fournit de nombreux producteurs de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).Après Nestlé, le français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays, notamment la France.D’une manière générale, les contrôles de sécurité alimentaire sont particulièrement stricts pour les produits très sensibles comme le lait infantile, selon un point réalisé par l’AFP avec le géant mondial des laboratoires d’analyses, le Français Eurofins.La recherche des bactéries de la famille des Bacillus cereus, est systématiquement proposée mais la céréulide, une toxine produite par certaines souches de Bacillus cereus dans certaines conditions, ne fait pas partie des contrôles classiques.Néanmoins, selon Eurofins, dans le contexte actuel, ce test est en ce moment demandé car l’ensemble des acteurs des produits laitiers en général et des poudres infantiles en particulier se préoccupent de la situation.bur-pan-ito-ned-ngu/jbo/bfi

Lecornu se donne pour objectif la construction de “2 millions de logements d’ici à 2030”, soit 400.000 par an

Sébastien Lecornu s’est donné vendredi un objectif de construction de “2 millions de logements d’ici à 2030″ incluant 125.000 logements sociaux dès 2026, afin de présenter les réponses dans le budget pour ce secteur en crise.”Je ne doute pas que nous serons surveillés dans notre capacité collective, avec la profession, à réussir et être capables de sortir 2 millions de logements d’ici à 2030. Donc c’est absolument colossal. C’est 400.000 logements par an”, a affirmé le Premier ministre lors d’un point presse à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le logement fait partie “des grandes urgences dans le pays” qui “ne pourront pas attendre le grand débat de (la présidentielle) de 2027″.Dans le parc social, il ambitionne d'”atteindre 125.000 logements construits dès 2026”.Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a annoncé une augmentation “inédite” des moyens dédiés au logement social: 500 millions d’euros seront alloués à 700 bailleurs sociaux, afin “qu’ils construisent plus et rénovent davantage”.Cette annonce est l’objectif principal d’un plan de relance pour le logement, présenté comme “un des plans les plus radicaux de ces dix dernières années dans sa philosophie”, afin de “relancer massivement la construction et la rénovation”.Sébastien Lecornu a présenté plusieurs principes pour ce futur plan. “Il ne faut pas emmerder les Français”, a-t-il déclaré, une manière d’appeler à plus de souplesse pour relancer le secteur, de même qu’il ne faut pas selon lui opposer “le social contre le privé et le privé contre le social”, ainsi que “le rural et l’urbain”.Le Premier ministre entend appliquer au logement la méthodologie “de Notre-Dame et des Jeux olympiques”.Les leviers mobilisés pour y parvenir sont “un soutien financier inédit aux bailleurs sociaux” inscrit dans le budget 2026, “l’épargne des Français pour relancer l’investissement locatif” ainsi qu'”un calendrier d’engagements pour simplifier les projets immobiliers”, en s’appuyant sur les élus locaux et les acteurs du secteur.Par ailleurs, dans un communiqué, le Premier ministre a dit souhaiter “l’accélération de la transformation du tertiaire” vers “le résidentiel et la production de logement”.Il ambitionne également de “faciliter les travaux de rénovation énergétique” pour remettre sur le marché “des biens anciennement F et G”. Enfin, il a annoncé vouloir faciliter le financement de la rénovation énergétique des logements sociaux et “sécuriser” les propriétaires “contre les impayés de loyer”.Un nouveau dispositif d’investissement locatif, qui pourrait prendre le nom de Vincent Jeanbrun, en remplacement du dispositif Pinel, a été salué par les professionnels du secteur.Il s’agit d’une version améliorée du “statut du bailleur privé”, un avantage fiscal destiné à encourager les particuliers à investir dans un logement pour le louer. Ce dispositif va “permettre de construire près de 50.000 logements en plus par an”, selon le ministre du Logement, et devrait générer plus de 500 millions d’euros de recettes fiscales.

Le trafic aérien européen au niveau de 2019, les low-cost en profitent

Les compagnies aériennes low-cost sont sorties gagnantes de la période post-pandémique en Europe, dépassant leurs concurrentes classiques tandis que les mouvements d’avions dans la zone ont pour la première fois retrouvé l’année dernière leur niveau de 2019.Selon un bilan publié vendredi soir par Eurocontrol, organisme de surveillance du trafic aérien paneuropéen, pas moins de 11,1 millions de vols ont eu lieu en 2025 dans les espaces de ses pays membres, qui vont au-delà de l’Europe politique puisqu’ils incluent le Maroc, la Turquie, l’Arménie et Israël, entre autres.Le trafic, qu’il s’agisse de trajets au départ, à l’arrivée ou en transit, s’est donc établi à 30.474 vols quotidiens en moyenne en 2025, contre 30.427 en 2019, dernière année pleine avant que la pandémie porte un coup sévère au trafic. Sur un an, la progression a été de 4%.Eurocontrol, qui s’intéresse en priorité au nombre de vols à gérer par les contrôleurs aériens, a souligné que le niveau de passagers de 2019 dans sa zone avait été dépassé dès 2024, fruit d’avions plus gros et plus remplis.Comme déjà évoqué par d’autres acteurs, la reprise de ce type de transport en Europe depuis la pandémie s’est révélée contrastée: “tous les pays d’Europe du Sud ont largement dépassé leur niveau de trafic de 2019, avec une croissance à deux chiffres, en raison d’une forte demande touristique”, a noté Eurocontrol.Ainsi de la Grèce (+23% en six ans), la Turquie (+20%), l’Espagne (+13%) ou l’Italie (+10%) pour les départs et arrivées, excluant les survols.- Istanbul, premier aéroport -En Europe du Nord, en revanche, “la plupart des pays n’ont pas retrouvé leurs niveaux d’avant la pandémie”, a signalé Eurocontrol, en citant le cas de l’Allemagne (-13% pour les départs et arrivées), les Pays-Bas et le Royaume-Uni (-4% tous les deux). La France a quant à elle évolué deux points sous les niveaux des mouvements de vol de 2019.La compagnie allemande Lufthansa a pâti de la déprime de son marché d’origine, avec 24% de vols en moins qu’en à 2019, et encore un repli de 2% sur un an. Les transporteurs low-cost, dont la desserte des destinations ensoleillées constitue le cœur de métier, ont bénéficié de la déformation du marché et se sont arrogé 35,4% des vols l’année dernière, dépassant pour la première fois leurs concurrents classiques (34,7%). Le solde a été partagé par les compagnies régionales, les vols d’affaires et de fret.Ryanair, de loin la première compagnie européenne, une palme qu’elle détient depuis 11 ans, a régné sur plus de 10% du marché avec 3.184 vols par jours en moyenne, un bond de 37% depuis 2019, selon Eurocontrol. Le podium a été complété par EasyJet (1.611 vols, -4% en six ans), talonnée par Turkish Airlines (1.559, +17%).La Turquie s’est aussi distinguée en décrochant pour la quatrième année consécutive la première place des aéroports pour le nombre de mouvements: la récente plateforme d’Istanbul a attiré 1.491 vols quotidiens en moyenne, devant Amsterdam-Schiphol (1.351), Londres-Heathrow (1.315), Paris-Charles-de-Gaulle (1.314) et Francfort (1.261). Il faudra attendre les données de l’association européenne des aéroports ACI Europe pour vérifier si ce classement reste valable en nombre de passagers, indicateur privilégié par les exploitants.Malgré un trafic record, la fluidité des opérations aériennes s’est améliorée sur un an, a remarqué Eurocontrol, et ce alors que la fermeture des espaces aériens de Russie et d’Ukraine depuis l’invasion de ce dernier pays en 2022 par les troupes de Moscou a compliqué la tâche des contrôleurs.Les retards de vols dus au contrôle aérien ont atteint 2,4 minutes par vol en moyenne l’année dernière, une baisse de 17% sur un an, attribuée par l’organisme à “une meilleure coordination des parties prenantes, des mesures d’anticipation et une réduction significative des perturbations météorologiques”.Côté perspectives, Eurocontrol a estimé que la croissance du trafic aérien européen se poursuivrait en 2026, à 11,4 millions de vols, soit une progression de 3,2%, dans un scénario médian. L’organisme a été moins optimiste pour les années suivantes, envisageant un taux de croissance annuel moyen du nombre de mouvements de 1,8% sur la période 2027-2031.

Lait infantile: Danone élargit son rappel, situation sous contrôle en France, selon le gouvernement

Le géant agroalimentaire Danone a annoncé vendredi élargir son rappel de laits infantiles à d’autres marchés après Singapour, alors qu’en France, les autorités ont assuré que tous les lots concernés par une possible contamination d’origine bactérienne avaient été retirés du marché.”Afin de se conformer aux dernières recommandations” de certains pays, “Danone procédera au retrait, sur certains marchés ciblés, d’un nombre très limité de lots spécifiques de laits infantiles”, a indiqué vendredi soir le groupe dans un communiqué.Une source proche du dossier a évoqué “l’évolution de recommandations de certaines autorités, en l’occurrence notamment l’Irlande”. Plusieurs lots de lait infantile commercialisés en France comme à l’international, notamment par Nestlé et Lactalis, ont récemment fait l’objet de rappels en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par certaines bactéries.Danone applique “un principe de précaution maximal, motivé par ces nouvelles recommandations réglementaires”, a ajouté la source proche du dossier.Le groupe assure que “les contrôles de routine et les analyses ciblées supplémentaires” “confirment” que ses produits “sont sûrs et pleinement conformes à l’ensemble des réglementations applicables en matière de sécurité alimentaire”.Mercredi, le titre de Danone a dévissé à la Bourse de Paris, après l’annonce du blocage par l’agence alimentaire de Singapour de quelques palettes de lots de lait Dumex 1er âge.En France, tous les lots de laits infantiles concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont “été retirés” du marché, a assuré vendredi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus (céréulide), sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait avaient été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle déclaré sur BFMTV.- Condoléances de Nestlé -Nestlé avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés. Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Si le lien de causalité avec le décès des deux nourrissons n’est pas établi, le géant suisse de l’agroalimentaire a exprimé vendredi ses “plus sincères condoléances aux familles qui sont en deuil”, disant rester “à la disposition des autorités” pour collaborer à l’enquête.Le fabricant de l’huile riche en acide arachidonique (ARA) à l’origine de la présence potentielle de céréulide est le producteur chinois Cabio Biotech, a-t-on appris de sources proches du dossier.Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est le principal producteur chinois de ce type d’huiles et fournit de nombreux producteurs de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).Après Nestlé, le français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.D’une manière générale, les contrôles de sécurité alimentaire sont particulièrement stricts pour les produits très sensibles comme le lait infantile, selon un point réalisé par l’AFP avec le géant mondial des laboratoires d’analyses, le Français Eurofins.La recherche des bactéries de la famille des Bacillus cereus, est systématiquement proposée mais la céréulide, une toxine produite par certaines souches de Bacillus cereus dans certaines conditions, ne fait pas partie des contrôles classiques.Néanmoins, selon Eurofins, dans le contexte actuel, ce test est en ce moment demandé car l’ensemble des acteurs des produits laitiers en général et des poudres infantiles en particulier se préoccupent de la situation.bur-pan-ito-ned-ngu/jbo/bfi

Budget: l’écart entre les taux d’intérêt français et allemand au plus bas depuis juin 2024

L’écart entre le taux d’intérêt français à échéance dix ans et son équivalent allemand s’est réduit vendredi à son plus bas niveau depuis juin 2024, alors que la perspective d’une adoption d’un budget pour 2026 se rapproche.Cet écart, dit “spread”, un baromètre de la confiance des investisseurs envers la France, est passé sous la barre des 0,60 point de pourcentage, à 0,59 point, contre 0,62 point la veille. En début de semaine, il était à 0,70 point. Le taux d’intérêt à dix ans de la France est ainsi descendu vendredi à 3,49%, tandis que celui de l’Allemagne a atteint 2,90%.Terminer la séance sous les 0,60 point est une première depuis juin 2024, quand Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale, provoquant une instabilité politique et budgétaire majeure dans le pays et un bond des taux d’intérêt français. Le “spread” franco-allemand est ainsi monté jusqu’à plus de 0,87 point de pourcentage dans les mois suivant cette décision, alors qu’il évoluait autour de 0,50 point juste avant.L’écart se réduit depuis le début de la semaine, car l’utilisation par le Premier ministre Sébastien Lecornu de l’article 49-3, et le refus de censure de la droite et du PS, devraient permettre d’adopter un budget pour 2026, après plusieurs mois de discussions.”Cela offre une forme de visibilité pour quelques temps” et “cela peut rassurer les investisseurs étrangers, même si le passage se fait en force”, relève Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés chez IG France, interrogé par l’AFP.”Il y a une forme de soulagement, car la situation politique se simplifie, au moins à court terme”, abonde à l’AFP Nathalie Benatia, économiste chez BNP Paribas Asset Management.Par ailleurs, “le taux allemand augmente dans le même temps”, relève M.Baradez, ce qui contribue à réduire l’écart.Longtemps chantre de la rigueur budgétaire, la première économie européenne a lancé un plan d’endettement public pour moderniser ses infrastructures et son armée, sous l’impulsion de son chancelier Friedrich Merz, ce qui fait monter ses taux.L’écart entre le taux allemand et son équivalent italien a lui atteint vendredi son plus bas niveau depuis 2008, à 0,60 point.