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La Bulgarie adopte l’euro, près de 20 ans après son entrée dans l’UE

La Bulgarie a adopté l’euro, devenant le 21e pays à choisir la monnaie unique européenne, près de vingt ans après avoir rejoint l’Union européenne.A minuit jeudi (22H00 GMT mercredi), le petit pays des Balkans, entré dans l’UE en 2007, a tiré un trait sur le lev, sa monnaie nationale en vigueur depuis la fin du XIXe siècle, avec l’espoir de renforcer ses liens économiques avec les autres membres de la zone euro, mais aussi la crainte d’une flambée des prix dans un contexte politique en outre instable.Des milliers de personnes ont bravé des températures négatives pour assister au concert traditionnel du réveillon, organisé par la mairie de Sofia devant l’ancien Palais-Royal. Sur la façade du siège de la Banque nationale bulgare, situé sur la même place, un compte à rebours indiquait les minutes jusqu’à minuit. Après le passage à la nouvelle année, les pièces en euros bulgares ont été projetées sur le bâtiment.”L’introduction de l’euro est la dernière étape de l’intégration de la Bulgarie dans l’Union européenne,”, a déclaré le président Roumen Radev lors de son allocution à la télévision quelques minutes avant minuit, regrettant toutefois que les Bulgares n’aient pas été consultés par référendum sur ce choix qui a divisé le pays.”Ce refus a été l’un des symptômes dramatiques du profond fossé entre la classe politique et le peuple, confirmé par les manifestations massives dans tout le pays”, a-t-il estimé, quand bien même la Cour constitutionnelle en a jugé autrement. Les manifestations, qui dénonçaient notamment la corruption, ont conduit à la mi-décembre au renversement du gouvernement de coalition conservateur en place depuis moins d’un an, ce qui signifie de nouvelles élections législatives, les huitièmes en cinq ans.Mercredi matin déjà, la majorité des étals sur “le marché des femmes”, le plus grand et le plus ancien de la capitale, affichaient déjà les prix en leva (pluriel du lev, ndlr) et en euros.”Toute l’Europe s’est débrouillée avec l’euro, nous aussi on s’en sortira”, a commenté Vlad, un retraité de 66 ans venu acheter des cierges magiques et des fruits pour le repas du Nouvel An. “L’important, c’est que la Bulgarie reste dans l’Europe et s’éloigne de Moscou”, selon lui.Lucy, vendeuse de légumes en conserves d’une quarantaine d’années, a affirmé à l’AFP accepter déjà les paiements en euros, et estimé que la population va vite s’habituer à la nouvelle monnaie.Un euro vaut 1,9558 leva, un taux stable depuis début 2006.- “Signe d’appartenance” -En revanche, “les gens ont peur que les prix augmentent. Aujourd’hui, c’est 4 leva et ça va devenir 4 euros, tandis que les salaires resteront les mêmes”, a-t-elle dit à l’AFP.Nombre de Bulgares redoutent en effet que l’introduction de l’euro ne conduise à une spirale inflationniste, alors que les prix des denrées alimentaires ont déjà augmenté de 5% sur un an en novembre, selon l’Institut national de statistique.Les dirigeants bulgares ont tenté de rassurer, et promis que cette entrée dans la zone euro permettrait de dynamiser l’économie du pays, l’un des plus pauvres de l’UE, et de l’ancrer davantage à l’Ouest pour le protéger de l’influence russe.Pour le patron de la banque centrale bulgare Dimitar Radev, “l’euro n’est pas seulement une décision économique”. “Ce n’est pas seulement une monnaie. C’est un signe d’appartenance: la preuve que votre place n’est pas à la périphérie, mais dans un espace de règles communes, de confiance et de responsabilité.”, a-t-il ajouté dans une vidéo publiée sur le site de son institution. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle assuré mercredi dans un communiqué que “l’euro apportera des avantages concrets aux citoyens et aux entreprises bulgares”, en facilitant les voyages et les échanges et en améliorant la transparence des marchés.Dans les dernières heures avant le changement de monnaie, de nombreux Bulgares se sont plaints de la difficulté à mettre la main sur les nouvelles pièces et billets alors que les banques leur ont conseillé de se munir de liquide, mettant en garde contre d’éventuelles perturbations des paiements par carte et des retraits aux distributeurs dans la nuit du Nouvel An.Les paiements en leva continueront cependant d’être acceptés tout le mois de janvier, un défi pour les commerçants qui devront rendre la monnaie en euros.Avant la Bulgarie, la Croatie, en janvier 2023, était le dernier pays à avoir adopté la monnaie unique, introduite initialement le 1er janvier 2002 dans douze pays de l’UE. Cela portera à plus de 357 millions le nombre d’Européens utilisant l’euro, selon les chiffres de la Commission européenne.

Les Bourses mondiales digèrent une année de forte progression

Les Bourses mondiales ont terminé sans direction commune mercredi pour leur dernière séance de l’année, 2025 ayant été particulièrement faste pour les investisseurs malgré quelques soubresauts.Sur l’ensemble de l’exercice 2025, les actions européennes ont connu une troisième année de hausses d’affilée, l’indice paneuropéen Stoxx Europe 600, qui englobe les 600 plus grosses capitalisations boursières de la région, ayant bondi de 16,67%.L’indice Dax de la Bourse de Francfort a progressé de 23,01% sur l’ensemble de l’année et le FTSE 100 à Londres, de 21,51%, sa meilleure performance annuelle depuis 2009. Milan (+31,47%) et Madrid (+49,27%) affichent eux des taux de progression jusqu’à cinq fois supérieurs à celui de la place parisienne, le CAC 40 ayant grimpé de 10,42%.A Wall Street, sur un an, le S&P 500 a progressé de 16,39%, le Nasdaq a bondi de 20,36% et le Dow Jones a avancé de 12,97%.”Les actions asiatiques enregistrent quant à elles une troisième hausse annuelle d’affilée et la plus forte depuis 2017, plusieurs marchés étant déjà fermés pour l’année”, souligne Stephen Innes, gérant de Spi AM.Tokyo (+26,18% depuis le 1er janvier), Séoul (+75,63%) et Hong Kong (+27,77%), à l’instar de la Bourse de New York, ont bénéficié du boom des valeurs technologiques, dopées par la fièvre autour de l’intelligence artificielle (IA), mais aussi d’une multiplication des introductions en Bourse.Les actions ont aussi été portées en 2025 par l’optimisme sur la croissance économique mondiale, les bénéfices des entreprises et une politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) en faveur de baisses des taux directeurs, des facteurs qui ont permis aux marchés de rebondir après le repli d’avril déclenché par les droits de douane imposés par Donald Trump.”La perspective d’une reprise économique (aux Etats-Unis) devrait ouvrir la voie à une croissance soutenue des bénéfices l’année prochaine”, estime Jose Torres.Mais les marchés ne sont “pas à l’abri d’une correction en 2026″, note auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.Des inquiétudes autour des niveaux de valorisation des grands noms de l’IA, et la possibilité de rentabiliser les investissements massifs des dernières années, ont provoqué des reculs ponctuels des cours en fin d’année.Et des doutes subsistent quant au rythme de baisse des taux de la Fed, notamment si le marché du travail américain montre des signes d’amélioration.”Pour progresser de manière significative en 2026, les actions devront obtenir la confirmation que la Fed peut réaliser au moins deux baisses de taux. Pour l’instant, les investisseurs attendent”, conclut Stephen Innes.Montagnes russes sur l’argent”Le marché des métaux précieux a encore connu de grands mouvements, la dynamique des prix paraît toujours irrationnelle, symptomatique de l’effet de yoyo survenant quand la spéculation prend le contrôle”, observe Kyle Rodda, analyste de Capital.com.Après une brutale chute lundi, l’once d’argent était repartie fortement à la hausse mardi, le marché restant préoccupé par une réduction des exportations de ce métal par la Chine.Mais la tendance s’est encore une fois violemment retournée mercredi: l’argent dévissait de 6,57% à 71,27 dollars l’once vers 21H40 GMT.L’or reculait de 0,58% (-0,04%) à 4.315 dollars l’once.Depuis le 1er janvier, l’or a toutefois bondi de près de 65% et l’argent s’est envolé de presque 150%, s’acheminant vers leur meilleure année depuis 1979.”La demande (en or) est alimentée par la recherche de valeurs refuges alternatives, tandis qu’un déficit sur le marché de l’argent dope les prix”, remarque M. Rodda.Un année de déclin pour le dollarLe billet vert restait stable par rapport à l’euro mercredi (-0,01%) à 1,1747 dollar pour un euro, au terme d’une année où la devise s’est nettement affaiblie.”2025 s’achève sur la pire performance annuelle du dollar depuis huit ans”, notent les analystes de Monex USA.Alors que le dollar s’approchait de la parité avec l’euro en janvier, l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les droits de douane et les baisses des taux de la Fed ont fait chuter la devise de plus de 13% sur l’année.Du côté du pétrole, les cours ont terminé en baisse mercredi, enregistrant leur pire année depuis 2020: le prix du baril de Brent de la mer du Nord a chuté de plus de 18% depuis le 1er janvier et celui du baril de West Texas Intermediate de plus de 19%.

Wall Street termine en baisse, à l’issue d’une année record

La Bourse de New York a terminé en baisse mercredi pour sa dernière séance de l’année, 2025 ayant autrement été particulièrement faste pour les investisseurs malgré quelques soubresauts.Le Dow Jones a reculé de 0,63%, l’indice Nasdaq a perdu 0,76% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,74%.”La baisse du jour est liée au fait que les investisseurs ont décidé d’empocher des bénéfices dans un contexte de rendement annuel à deux chiffres (…) pour la troisième année consécutive”, remarque Jose Torres, d’Interactive Brokers.Sur un an, le S&P 500 a progressé de 16,39%, le Nasdaq a bondi de 20,36% et le Dow Jones a avancé de 12,97%.2025 a toutefois réservé des surprises, avec notamment, dans un premier temps, un net plongeon provoqué par l’annonce de l’instauration de substantiels droits de douane par Donald Trump en avril.La Bourse de New York s’est ensuite relevée et a avancé d’un pas soutenu, sans prendre ombrage des nouvelles menaces commerciales de Washington.Les investisseurs se sont concentrés sur la bonne santé de l’économie américaine, l’effet des droits de douane restant mesuré, et le nouveau cycle de baisse de taux déclenché par la banque centrale des Etats-Unis (Fed), qui a offert des perspectives de bénéfices supplémentaires pour les entreprises.”La perspective d’une reprise économique devrait ouvrir la voie à une croissance soutenue des bénéfices l’année prochaine”, estime Jose Torres.”Mais le marché n’est pas à l’abri d’une correction en 2026″, note auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.Des inquiétudes autour des niveaux de valorisation des grands noms de l’intelligence artificielle, et la possibilité de rentabiliser les investissements massifs des dernières années, ont provoqué des reculs ponctuels des cours en fin d’année.Et des doutes subsistent quant au rythme de baisse des taux de la Fed, notamment si le marché du travail américain montre des signes d’amélioration.Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage sont d’ailleurs ressorties mercredi en deçà des attentes, passant sous le seuil symbolique des 200.000 demandes pour la deuxième fois de l’année.Ces chiffres “sont étonnamment bons”, rélève M. Cardillo.La place américaine sera fermée jeudi et n’attend pas de donnée économique majeure vendredi.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans s’est tendu à 4,16% contre 4,12% à la clôture la veille. Au tableau des valeurs, le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC (+1,45% à 303,92 dollars) a été recherché après avoir annoncé le lancement de la production de masse de puces ultra-performantes 2nm, qui ouvrent la voie à des performances accrues pour l’intelligence artificielle (IA).Principal fabricant mondial de semi-conducteurs, TSMC compte comme clients Nvidia ou Apple, qui dépensent des milliards de dollars pour acquérir puces, serveurs et centre de données.L’équipementier sportif Nike a brillé (+4,15% à 63,73 dollars) après des informations de presse selon lesquelles le patron du groupe, Elliott Hill, aurait acheté plus de 16.000 actions pour un total de 1 million de dollars.Tim Cook, patron d’Apple et membre du conseil d’administration de Nike, aurait aussi augmenté sa participation.La chaîne d’hôtellerie Hyatt Hotel (-1,97% à 160,34 dollars) a reculé après avoir revu à la baisse ses prévisions pour l’année 2025, en raison d’une nouvelle estimation des dégâts causés par l’ouragan Melissa, l’un des plus puissants à avoir jamais balayé les Caraïbes.

La Chine va imposer des droits de douane supplémentaires de 55% sur certaines importations de bœuf

La Chine a annoncé mercredi l’imposition, à partir du 1er janvier et pour trois ans, de droits de douane supplémentaires de 55% sur les importations de viande de bœuf du Brésil, d’Australie et des Etats-Unis, au-delà d’un certain quota.Le prix du bœuf en Chine est orienté à la baisse ces dernières années, les analystes pointant une surabondance de l’offre et un manque de demande alors que la deuxième économie mondiale a ralenti.Avec le boom des importations, la Chine représente un marché extrêmement important pour des pays comme le Brésil, l’Argentine et l’Australie.Selon l’enquête menée par Pékin, les importations de bœuf ont porté préjudice à l’industrie nationale chinoise, a indiqué le ministère chinois du Commerce dans un communiqué. L’enquête couvrait le bœuf frais, congelé, avec os et désossé. Les droits de douane supplémentaires s’appliqueront pendant trois ans, jusqu’au 31 décembre 2028. Le ministère du Commerce les a qualifiés de “mesures de sauvegarde”, précisant qu’ils seraient progressivement assouplis. Des quotas annuels d’importation ont été attribués aux pays, et les cargaisons de bœuf expédiées vers la Chine seront soumises au prélèvement supplémentaire de 55% si les importations dépassent ce volume. Les quotas augmenteront légèrement chaque année. Pour 2026, le Brésil disposera d’un quota d’importation de 1,1 million de tonnes, l’Argentine d’un demi-million de tonnes, l’Australie de 200.000 tonnes et les États-Unis de 164.000 tonnes.Le ministère du Commerce a également déclaré qu’il suspendait une partie de l’accord de libre-échange avec l’Australie portant sur le bœuf.Le Brésil, plus gros exportateur mondial de viande, a affirmé mercredi qu’il comptait “travailler avec le gouvernement chinois, tant au niveau bilatéral que dans le cadre de l’OMC, afin d’atténuer l’impact” de cette mesure.Dans un communiqué signé de son ministère des Affaires étrangères, le pays sud-américain a indiqué qu’il était le principal fournisseur des importations chinoises de viande bovine. La Chine a représenté “52% des ventes à l’étranger” du secteur brésilien de la viande en 2024, selon la même source.

Un navire saisi par la police finlandaise après de nouveaux dégâts à un câble sous-marin

La police finlandaise a annoncé mercredi avoir saisi un navire en provenance de Russie soupçonné d’avoir endommagé, dans le golfe de Finlande, un câble de télécommunications sous-marin reliant Helsinki à Tallinn, la capitale estonienne.Les gardes-côtes finlandais ont identifié le navire, baptisé Fitburg, un cargo de 132 mètres de long battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, parti de Saint-Pétersbourg, en Russie, pour Haïfa, en Israël.Quatorze membres d’équipage, originaires de Russie, de Géorgie, d’Azerbaïdjan et du Kazakhstan ont été placés en détention et seront interrogés, a indiqué Ilkka Koskimaki, commissaire de la police nationale, au cours d’une conférence de presse.Le directeur du Bureau national d’enquête finlandais, Robin Lardot, a indiqué qu’une enquête technique sur le navire était en cours. La police est également en contact avec Saint-Vincent-et-les-Grenadines, a-t-il précisé.Le bateau est soupçonné d’être “responsable des dégâts causés au câble”, qui appartient au groupe finlandais de télécoms Elisa et se situe dans la zone économique exclusive estonienne, a indiqué la police dans un communiqué.Elisa a déclaré dans un communiqué que les dommages causés au câble n’avaient “en aucune façon affecté le fonctionnement” de ses services.Le golfe de Finlande, qui fait partie de la mer Baltique, est bordé par l’Estonie, la Finlande et la Russie.Ces dernières années, des infrastructures énergétiques et de communication, dont des câbles et pipelines sous-marins, ont été endommagées en mer Baltique. Depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en février 2022, de nombreux experts et responsables politiques considèrent le sabotage présumé de câbles comme un élément de la “guerre hybride” menée par la Russie contre les pays occidentaux.- “Acte criminel envisageable” -Tôt mercredi matin, le groupe de télécoms avait détecté une anomalie sur son câble et l’avait signalée aux autorités finlandaises. Un patrouilleur et un hélicoptère des garde-côtes finlandais ont localisé le navire suspect dans la zone économique exclusive de la Finlande. Sa chaîne d’ancre était à l’eau, a précisé la police. Les garde-côtes ont ordonné au navire de s’arrêter et de relever son ancre, puis de se déplacer et de mouiller dans les eaux territoriales finlandaises.La police finlandaise a annoncé enquêter sur l’incident pour “dommages criminels aggravés, tentative de dommages criminels aggravés et entrave aggravée aux télécommunications”. Elle a précisé coopérer avec plusieurs autorités nationales et internationales, notamment estoniennes. Le procureur général adjoint Jukka Rappe a déclaré à Yle avoir ordonné une enquête préliminaire sur l’affaire, qui sera menée par le Bureau national d’enquête finlandais.”Le cargo est soupçonné d’avoir sectionné le câble de données dans des circonstances où il apparaît désormais évident qu’un acte criminel est envisageable”, a-t-il estimé, sans toutefois exclure la possibilité d’un accident.”La Finlande est préparée à relever les défis sécuritaires de toutes sortes et nous y répondons en conséquence”, a assuré le président finlandais Alexander Stubb dans un communiqué publié mercredi sur X. Le jour de Noël 2024, le pétrolier Eagle S, immatriculé aux îles Cook, avait sectionné cinq câbles sous-marins dans le golfe de Finlande après avoir traîné son ancre sur le fond marin sur environ 90 kilomètres.En octobre, le tribunal de district d’Helsinki avait estimé qu’il n’était pas compétent pour juger les trois officiers supérieurs du navire, expliquant qu’il appartenait à l’État du pavillon du navire ou aux pays d’origine des accusés – la Géorgie et l’Inde – de les poursuivre. Le parquet finlandais a fait appel de cette décision.

Un record de 12 millions de visiteurs pour les monuments nationaux en 2025

Un record de plus de 12 millions de personnes ont visité en 2025 les monuments nationaux, dont les plus fréquentés ont été l’Arc de triomphe et l’abbaye du Mont-Saint-Michel, a annoncé mercredi le Centre des monuments nationaux (CMN).”Après deux années consécutives de fréquentation supérieure à 11 millions de visiteurs, les monuments nationaux enregistrent un nouveau record de fréquentation en atteignant pour la première fois de leur histoire 12 millions de visiteurs”, s’est félicité le CMN dans un communiqué.Les trois monuments les plus fréquentés ont été l’Arc de triomphe avec 1,85 million de visiteurs, l’abbaye du Mont-Saint-Michel (1,63 million) et la Sainte-Chapelle (1,33 million). Viennent ensuite le Panthéon, la Conciergerie, le château et les remparts de Carcassonne, l’Hôtel de la Marine et le château d’Angers.Le CMN est également en charge du nouveau parcours de visite des tours de Notre-Dame de Paris, qui ont accueilli 110.000 visiteurs depuis leur réouverture en septembre, six ans après l’incendie de la cathédrale du 15 avril 2019.Le Centre souligne l’intérêt croissant pour les tours et trésors des cathédrales: ceux d’Amiens ont enregistré une hausse de fréquentation de 95%, ceux de Chartres de 74% et ceux de Reims de 43%.Le CMN est l’établissement public chargé de la conservation, la restauration et l’animation de plus de 100 monuments historiques et jardins répartis dans toute la France.

Incident “résolu” dans le Tunnel sous la Manche, le trafic reprend progressivement

L’incident qui a perturbé les circulations dans le Tunnel sous la Manche était “résolu” mercredi matin, mais à quelques heures du réveillon du Nouvel An, le trafic des Eurostar restait perturbé, et des passagers ont passé la nuit à bord à cause d’un incident distinct.La plupart des trajets de la matinée ont essuyé des retards allant de 30 minutes à 1H20, en provenance et à destination de Londres, un train ayant même été annulé, selon le site internet d’Eurostar.Alors que de nombreux passagers étaient à la recherche d’un autre moyen de transport depuis mardi, la compagnie maritime britannique P&O Ferries a annoncé mercredi sur X que “toutes [ses] traversées pour les passagers aujourd’hui [étaient] complètes” et invite les voyageurs à se reporter sur des trajets à partir du 1er janvier.Arrivée à la Gare du Nord à Paris à 10H35 mercredi, une passagère a raconté son périple à l’AFP: “Nous devions partir a 19H00 hier soir de Londres pour arriver a 22H30, et nous nous sentions chanceux de partir avec seulement 45 minutes de retard. Mais au final nous arrivons à Paris avec 12 heures de retard”.”Après l’embarquement, le train s’est d’abord arrêté une première fois une heure car il manquait du personnel, puis il s’est arrêté de nouveau juste avant le tunnel, car il y a eu un caténaire qui est tombé sur la voiture 4″, a ajouté cette passagère, Christelle Renouf, habitante de Caen (Calvados), avec son mari et ses deux fils, racontant leur nuit “dans le train, pas d’électricité, pas d’eau, pas de wifi”.La journée de mardi avait déjà été chaotique pour les voyageurs qui avaient prévu de prendre un train Eurostar, nombreux en cette veille de Nouvel An, en raison d’un autre problème électrique. Au total, 30 trains ont été annulés mardi, a précisé mercredi à l’AFP la compagnie ferroviaire.”Une partie du fret devant emprunter le tunnel a été redirigée vers le port sans problème d’engorgement”, a indiqué mercredi auprès de l’AFP la préfecture du Pas-de-Calais, ajoutant qu’une trentaine de passagers en déroute avaient été hébergés pour la nuit par la protection civile avant de reprendre la route vers la Grande-Bretagne “au petit matin”.Eurostar a cependant averti qu'”en raison des répercussions, il pourrait encore y avoir des retards et des annulations de dernière minute”.”L’incident lié à l’alimentation électrique dans le tunnel sous la Manche a été résolu dans la nuit; le tunnel a depuis retrouvé sa pleine capacité”, a indiqué Getlink dans un communiqué.”Le trafic dans le tunnel sous la Manche a repris cette nuit dans les deux sens”, précise l’exploitant.Le service Le Shuttle, des trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, n’affichait plus de perturbations mercredi en fin de matinée sur son site internet.- Indemnisations -Le deuxième incident qui a conduit des passagers à passer la nuit dans le train, arrivé juste après celui du tunnel, a rendu la nuit très compliquée pour Eurostar.La chute d’une caténaire sur ce train reliant Londres à Paris, s’est produite “vers 22h CET (heure de Paris, NDLR), à proximité de l’entrée du tunnel sous la Manche”, côté anglais, tandis que deux autres trains “ont également subi d’importants retards, mais ont pu poursuivre leur trajet vers Bruxelles”, a détaillé la compagnie.Eurostar précise dans son communiqué qu'”en raison de la position du train à proximité de la caténaire endommagée, des impératifs de sécurité et du manque d’alimentation électrique dans la zone, l’opération visant à déplacer le train et les clients s’est révélée très complexe”.”Les clients à bord sont restés en sécurité et ont reçu des rafraîchissements ainsi que des informations régulières”, assure Eurostar, ajoutant que les clients “bénéficieront d’une indemnisation renforcée”.Eurostar a transporté un nombre record de 19,5 millions de clients l’an dernier, soit 850.000 de plus qu’en 2023.Plusieurs sociétés ont annoncé ces derniers mois leur intention d’ouvrir des lignes concurrentes à celle de l’entreprise, qui est aujourd’hui seule à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche.

Le budget de la Sécu pour 2026 publié au Journal officiel

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a été publiée mercredi au Journal Officiel, au lendemain de sa validation par le Conseil constitutionnel.Adopté le 16 décembre après de longues négociations entre Matignon et les groupes parlementaires, le texte a été largement réécrit par les députés, qui ont amputé une grande partie des économies prévues dans le projet initial du gouvernement.Concession faite aux socialistes, le texte suspend jusqu’à janvier 2028 la marche vers l’âge légal de départ à 64 ans que prévoyait la réforme Borne des retraites. La génération née en 1964 partira à 62 ans et 9 mois au lieu de 63 ans, avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171.Le gel des pensions de retraite et minima sociaux, qui devait rapporter 3 milliards d’euros, a été supprimé. Le gouvernement a renoncé à doubler les franchises médicales, reste à charge pour les patients, par exemple sur les boîtes de médicaments.Le texte prévoit une taxation exceptionnelle des complémentaires santé, à hauteur d’un milliard d’euros.Il prévoit la création d’un nouveau congé de naissance mieux rémunéré, qui s’ajouterait aux congés maternité et paternité existants, pour une durée d’un ou deux mois, et qui entrera en vigueur en juillet 2026.La hausse de l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) a été fixée à +3%, au lieu de +1% initialement prévu par le gouvernement.Le déficit de la Sécu est ramené à 19,4 milliards d’euros en 2026, contre 23 milliards en 2025, grâce au transfert de 4,5 milliards des caisses de l’État vers celles de la Sécu.

Chine: la croissance va atteindre “environ 5%” en 2025 comme prévu, affirme Xi Jinping

Le président chinois Xi Jinping a affirmé mercredi que la croissance économique de la Chine atteindrait “environ 5%” en 2025, comme prévu, malgré une année marquée par une “pression” qu’il a qualifiée de “très inhabituelle”, a rapporté l’agence de presse officielle Xinhua.”Nous avons pris les défis de front et œuvré avec diligence, atteignant ainsi les principaux objectifs de développement économique et social”, a déclaré Xi Jinping dans un discours devant la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), selon l’agence Xinhua. “Le taux de croissance devrait atteindre environ 5%”, a-t-il poursuivi, ajoutant que “la stabilité sociale générale a été maintenue” et que la lutte contre la corruption était “menée sans relâche”. Ce chiffre est en ligne avec les objectifs gouvernementaux. En 2024, la croissance s’était également établie à 5%.Les experts s’attendent à ce que Pékin annonce un objectif de croissance économique similaire pour 2026, lors de la grande réunion politique annuelle début mars. La deuxième économie mondiale fait face à une longue crise du secteur immobilier, lourdement endetté, qui pèse sur les finances des collectivités locales et la consommation.Les tensions commerciales avec Washington ont également compliqué la donne.Un peu plus tard mercredi, lors d’un discours à la Nation, le président chinois a affirmé que le pays avait surmonté ces dernières années “de nombreuses difficultés et de nombreux défis”, mais que ses capacités économiques, technologiques et de défense s’étaient améliorées. “De nombreux modèles d’IA de grande envergure se livrent une véritable course à l’excellence, et des avancées majeures ont été réalisées dans la recherche et le développement de nos propres puces”, a-t-il ajouté selon des propos rapportés par Xinhua. Des indicateurs publiés mercredi ont apporté des signaux positifs, puisque l’activité manufacturière en décembre a connu une légère remontée.L’indice des directeurs d’achat (PMI) de l’activité manufacturière, qui reflète notamment le moral des milieux industriels, s’est établi à 50,1 en décembre, d’après le Bureau national des statistiques.Pour la première fois depuis mars, ce chiffre est supérieur au seuil de 50 points qui traduit une expansion de l’activité.Par ailleurs, l’indice PMI non manufacturier, qui mesure l’activité dans des secteurs comme les services et le bâtiment, s’est établi à 50,2 en décembre, comme un sursaut après sa contraction de novembre – la première en près de trois ans. 

La Bulgarie s’apprête à adopter l’euro

La Bulgarie s’apprête à passer à l’euro dans la nuit de mercredi à jeudi, et à devenir ainsi le 21e pays à adopter la monnaie unique européenne, une intégration dont certains redoutent qu’elle n’alimente l’inflation et n’accentue l’instabilité politique.A minuit (22H00 GMT mercredi), le petit Etat des Balkans de 6,4 millions d’habitants dira adieu à 2025 mais aussi à sa monnaie, le lev, en circulation depuis la fin du XIXe siècle.Mais mercredi matin déjà, la majorité des étals sur “le marché des femmes”, le plus grand et le plus ancien de la capitale Sofia, affichent les prix en leva et en euros.”Toute l’Europe s’est débrouillée avec l’euro, nous aussi on s’en sortira”, commente Vlad, un retraité de 66 ans venu acheter des cierges magiques et des fruits pour le repas du Nouvel An. “L’important, c’est que la Bulgarie reste dans l’Europe et s’éloigne de Moscou”, ajoute-t-il.Devant un stand de légumes en conserve, une longue file d’attente s’est formée. Lucy, la vendeuse, affirme à l’AFP accepter déjà les paiements en euros, et estime que la population va vite s’habituer à la nouvelle monnaie.En revanche, “les gens ont peur que les prix augmentent. Aujourd’hui, c’est 4 leva et ça va devenir 4 euros, tandis que les salaires resteront les mêmes”, dit à l’AFP une femme d’une quarantaine d’années qui refuse de donner son nom.Nombre de Bulgares redoutent en effet que l’introduction de l’euro ne conduise à une spirale inflationniste, alors que par exemple les prix des denrées alimentaires ont déjà augmenté de 5% sur un an en novembre, selon l’Institut national de statistique.- “Avantages concrets” -Les dirigeants bulgares ont tenté de rassurer, et promis que cette entrée dans la zone euro permettra de dynamiser l’économie du pays, l’un des plus pauvres de l’Union européenne, qu’il a rejoint en 2007, et de l’ancrer davantage à l’Ouest pour le protéger de l’influence russe.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle assuré mercredi que “l’euro apportera des avantages concrets aux citoyens et aux entreprises bulgares”. “Il facilitera les voyages et la vie à l’étranger, renforcera la transparence et la compétitivité des marchés, et facilitera les échanges”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Cependant, la Bulgarie fait face à des défis importants, après les manifestations anticorruption qui ont récemment renversé le gouvernement de coalition conservateur en place depuis moins d’un an, et avec la perspective de nouvelles élections législatives, les huitièmes en cinq ans.Dans ce contexte, et alors que selon le dernier Eurobaromètre de la Commission européenne, 49% des Bulgares sont opposés à la monnaie unique, tout problème lié à l’introduction de l’euro sera exploité par les responsables politiques anti-UE, estime Boryana Dimitrova, de l’institut de sondage Alpha Research.”Il y aura des défis, mais nous comptons sur la tolérance et la compréhension des citoyens comme des entreprises”, a appelé mardi Premier ministre démissionnaire Rossen Jeliazkov, soutenant que “l’introduction de l’euro aura un effet positif à long terme sur l’économie bulgare et sur l’environnement dans lequel le pays se développe”.Mardi, sous un beau soleil d’hiver, des files d’attente se sont formées devant la Banque nationale de Bulgarie et les bureaux de change de la capitale Sofia, pour se procurer des euros, a constaté un journaliste de l’AFP.Des habitants se sont plaints de la difficulté à mettre la main sur les nouvelles pièces et billets alors que les banques ont conseillé à la population de se munir de liquide, mettant en garde contre d’éventuelles perturbations des paiements par carte et des retraits aux distributeurs dans la nuit du Nouvel An.Les paiements en lev continueront cependant d’être acceptés tout le mois de janvier, un défi pour les commerçants qui devront rendre la monnaie en euros.Elena Shemtova, 37 ans, propriétaire d’une petite galerie et d’une boutique de bijoux dans le centre-ville, se voulait toutefois optimiste. “Nous ressentirons les difficultés au début, il y aura des problèmes pour rendre la monnaie, mais d’ici un mois nous nous y serons habitués”.Avant la Bulgarie, la Croatie, en janvier 2023, était le dernier pays à avoir adopté la monnaie unique, introduite initialement le 1er janvier 2002 dans douze pays de l’UE. Cela portera à plus de 357 millions le nombre d’Européens utilisant l’euro, selon les chiffres de la Commission européenne.