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Nouvelle cyberattaque contre La Poste: les sites de nouveau accessibles

Les sites de La Poste et de La Banque postale étaient de nouveau accessibles jeudi en fin d’après-midi, alors qu’une cyberattaque les avaient paralysés une grande partie de la journée, un nouvel incident quelque jours après une précédente attaque massive qui avait fortement perturbé le suivi des colis pendant la période de Noël.D’après une page internet du groupe, ce nouvel incident, qui concernait de nombreux services en ligne liés à La Poste, comme le suivi des colis, le coffre-fort numérique Digiposte ou l’application de La Banque postale, a débuté jeudi vers 03H30 et s’est achevé vers 17H00.Comme la semaine dernière, le groupe a évoqué auprès de l’AFP une attaque d’une “ampleur inédite”. Il s’agissait d’une attaque par déni de service: les pirates multiplient volontairement les requêtes vers les serveurs d’un service pour les saturer, ce qui les rend inaccessibles aux utilisateurs lambda.”Depuis ce (jeudi) matin, plusieurs milliards de tentatives de connexion par seconde sont dirigées vers les systèmes d’information de La Poste”, a ainsi indiqué le groupe.C’est le même modus operandi que la précédente attaque qui avait fortement perturbé l’accès à plusieurs services de La Poste, dont le suivi de la livraison des colis, à partir du lundi 22 décembre et pendant plusieurs jours.Cette attaque avait été revendiquée par un groupe de hackers prorusses, NoName057(16), responsable de multiples opérations visant principalement l’Ukraine mais aussi ses alliés, dont la France.Après une plainte de La Poste, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à l’unité nationale cyber.- Un groupe connu d’Europol -Les attaques par déni de service, souvent désignées par leur acronyme en anglais DDoS, ne sont pas des intrusions dans les systèmes d’information. Les pirates n’ont donc pas accès à des données sensibles. Elles ont pour unique conséquence de nuire au service attaqué.Elles peuvent notamment faire appel à un réseau de machines piratées, qui multiplient la force de frappe et saturent les serveurs visés.Cette précédente attaque n’avait pas empêché la distribution des colis et des courriers par La Poste, dont 2 millions pour la seule journée du 24 décembre.L’accès au site et à l’application de La Banque postale avait été rétabli plus rapidement que le suivi des colis. Début décembre, l’autorité bancaire européenne avait mis en garde contre l’instabilité géopolitique qui créait pour les banques du continent des risques opérationnels, notamment les attaques par déni de service.Dans une opération qui avait impliqué une douzaine de pays, les agences Europol et Eurojust avaient annoncé en juillet qu’elles avaient arrêté deux personnes, en France et en Espagne, liées au groupe de hackers NoName057(16).Sept mandats d’arrêt contre des suspects résidant en Russie avaient également été émis, avait précisé Europol.Le groupe de hackers avait notamment visé des infrastructures importantes en Europe, comme des fournisseurs d’électricité et de transports publics.

La Bulgarie adopte l’euro, près de 20 ans après son entrée dans l’UE

La Bulgarie a adopté l’euro jeudi, devenant le 21e pays à choisir la monnaie unique européenne, près de 20 ans après avoir rejoint l’Union européenne.A minuit (22H00 GMT mercredi), le petit pays des Balkans, entré dans l’UE en 2007, a tiré un trait sur le lev, sa monnaie nationale en vigueur depuis la fin du XIXe siècle, avec l’espoir de renforcer ses liens économiques avec les autres membres de la zone euro, mais aussi la crainte d’une flambée des prix dans un contexte politique instable.”Je souhaite chaleureusement la bienvenue à la Bulgarie dans la famille de l’euro”, a déclaré dans un communiqué jeudi matin Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, qui a pour l’occasion illuminé son bâtiment principal à Francfort aux couleurs de la Bulgarie.A Sofia, des milliers de Bulgares ont bravé les températures négatives de la nuit pour assister au concert traditionnel du réveillon et au compte à rebours marquant l’arrivée de 2026 et de l’euro.”Youpi, ça marche !”, s’est écrié Dimitar, 43 ans, après avoir retiré 100 euros à un distributeur moins d’une demi-heure après minuit.Dans de petits commerces ouverts 24 h/24, dans l’une des rues centrales de la capitale, des commerçants acceptaient les euros sans difficulté, a constaté un journaliste de l’AFP.”L’introduction de l’euro est la dernière étape de l’intégration de la Bulgarie dans l’Union européenne”, a déclaré le président Roumen Radev lors de son allocution à la télévision quelques minutes avant minuit, regrettant toutefois que les Bulgares n’aient pas été consultés par référendum sur ce choix qui a divisé le pays.”Ce refus a été l’un des symptômes dramatiques du profond fossé entre la classe politique et le peuple, confirmé par les manifestations massives dans tout le pays”, a-t-il estimé, quand bien même la Cour constitutionnelle a jugé qu’il ne pouvait avoir lieu. Les manifestations, qui dénonçaient notamment la corruption, ont conduit à la mi-décembre au renversement du gouvernement de coalition conservateur en place depuis moins d’un an, ce qui implique de nouvelles élections législatives, les huitièmes en cinq ans.Selon la dernière enquête d’opinion de l’agence de sondage de l’UE Eurobaromètre, 49% des Bulgares restaient opposés à la monnaie unique.”Ce n’est pas le moment ! Hier, j’ai regardé les chiffres pour l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne : elles ont une dette énorme. Et à un moment donné, on va se retrouver avec leurs prêts sur le dos”, a estimé dans la nuit Stefan, un économiste de 64 ans.Mais pour Gergana Arabadjiska, directrice financière de 50 ans, “à partir de maintenant, il n’y a que de bonnes choses qui nous attendent : plus d’opportunités, pour les citoyens comme pour les entreprises”.Les paiements en leva continueront d’être acceptés tout le mois de janvier, un défi pour les commerçants qui devront rendre la monnaie en euros.Selon Lucy, vendeuse de légumes en conserves sur le plus grand marché de Sofia, la population va vite s’habituer à la nouvelle monnaie.En revanche, “les gens ont peur que les prix augmentent. Aujourd’hui, c’est quatre leva et ça va devenir quatre euros, tandis que les salaires resteront les mêmes”, a-t-elle dit à l’AFP.- “Signe d’appartenance” -Nombre de Bulgares redoutent en effet que l’introduction de l’euro ne conduise à une spirale inflationniste, alors que les prix des denrées alimentaires ont déjà augmenté de 5% sur un an en novembre, selon l’Institut national de statistique.Les dirigeants bulgares ont tenté de rassurer, et promis que cette entrée dans la zone euro permettrait de dynamiser l’économie du pays, l’un des plus pauvres et corrompu de l’UE, et de l’ancrer davantage à l’Ouest pour le protéger de l’influence russe.Pour le patron de la banque centrale bulgare Dimitar Radev, “l’euro n’est pas seulement une décision économique”. “Ce n’est pas seulement une monnaie. C’est un signe d’appartenance: la preuve que votre place n’est pas à la périphérie, mais dans un espace de règles communes, de confiance et de responsabilité”, a-t-il dit dans une vidéo publiée sur le site de son institution. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle assuré mercredi que “l’euro apportera(it) des avantages concrets aux citoyens et aux entreprises bulgares”, en facilitant les voyages et les échanges et en améliorant la transparence des marchés.Avant la Bulgarie, la Croatie, en janvier 2023, était le dernier pays à avoir adopté la monnaie unique, introduite initialement le 1er janvier 2002 dans 12 pays de l’UE. Cela portera à 358 millions le nombre d’Européens utilisant l’euro.

Marché automobile français toujours en berne, ventes d’électriques “sous perfusion”

Contexte incertain, prix toujours élevés… Les ventes de voitures neuves en France ont continué de se contracter en 2025, ce qui pèse sur l’industrie française et européenne alors que les immatriculations de véhicules électriques sont portées par les incitations gouvernementales.Un quart du marché évaporé en six ans: en 2019, dernier exercice avant la pandémie de Covid-19 puis une période de forte inflation, 2,2 millions de voitures avaient été vendues en France. En 2025, le chiffre est tombé à 1.632.154 immatriculations, soit environ 580.000 véhicules de moins.Sur un an, les ventes reculent d’un peu plus de 5%.- “Attentisme” -C’est “une vraie crise de volumes qui pèse sur l’industrie française et européenne”, a commenté jeudi auprès de l’AFP un porte-parole de La Plateforme automobile (PFA), qui défend les intérêts de la filière automobile française.Le phénomène a des conséquences en cascade, pour les constructeurs mais aussi pour leurs fournisseurs, jusqu’aux acteurs de la métallurgie pour qui l’automobile est, avec la construction, l’un des importants débouchés.”Décembre a été dans la continuité de 2025, année marquée par l’attentisme des consommateurs” sur fond d’incertitudes politiques, a commenté jeudi la PFA.Dans le détail pour 2025, les ventes de Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep…) ont fortement reculé (-7%) malgré une bonne performance d’Alfa Romeo. Celles de Renault sont légèrement meilleures qu’un an plus tôt (+1,2%), portées notamment par la marque Alpine.Les deux constructeurs pèsent ensemble plus de la moitié du marché français et trustent le podium des modèles vendus, avec en tête la Clio V de Renault, devant la Peugeot 208 II et la Dacia Sandero 3.En période d’inflation et d’incertitudes politiques, les consommateurs ont tendance à épargner plutôt qu’à consentir un investissement aussi lourd que l’achat d’une nouvelle voiture.Les prix moyens “ont beau entamer un reflux” moyen de 1,4% – qui varie beaucoup selon le type de motorisation (25.657 euros pour un modèle à essence, en baisse de 4,6%, contre 42.992 euros en électrique,- 0,1%) -, “ils demeurent souvent trop élevés pour les particuliers”, commente le cabinet AAA Data.Les Français “sont donc de plus en plus nombreux à s’orienter vers la location longue durée”, dit encore l’entreprise qui note par ailleurs une “tendance à la stabilisation des immatriculations de SUV, au-dessus de 50% du marché, après une très longue période de progression”.- 20% d’électriques -Les ventes de véhicules électriques neufs, “sous perfusion des aides gouvernementales et soutenu par le verdissement des flottes”, ont elles progressé de 12% pour atteindre 20% de parts de marché, passant le cap des 300.000 unités écoulées, relève AAA Data.”La progression de la part de marché de l’électrique traduit non pas une dynamique de marché mais plutôt un effet mécanique” lié aux mesures incitatives, observe le porte-parole de PFA.Un véhicule sur deux vendu en 2025 était un hybride, pour 21,2% de véhicules essence et 4,9% diesel. Au niveau européen, la part des ventes du voitures 100% électriques a atteint 16,4% sur les dix premiers mois de 2025, contre 13,2% sur la même période de 2024, alors que l’Union européenne a renoncé mi-décembre à imposer aux constructeurs de véhicules de passer au tout-électrique à partir de 2035, une mesure environnementale phare.Sur ce segment du tout-électrique, le dynamique chinois BYD devrait revendiquer pour la première fois en 2025 la pole position des ventes au niveau mondial. Il a annoncé jeudi avoir vendu 2,26 millions de véhicules électriques en 2025, revendiquant un nouveau record mondial.En France, les immatriculations des Tesla fabriquées par l’entreprise d’Elon Musk ont fortement reculé en 2025, de 37,5%. L’entreprise a écoulé peu plus de 25.400 voitures en France en 2025, contre 40.709 un an plus tôt.Tesla doit annoncer ses ventes annuelles vendredi mais, au vu de leurs dernières publications, BYD a pris une telle avance qu’il lui paraît quasiment impossible de combler l’écart.

En Lorraine, les soldes d’hiver prennent de l’avance

Les soldes d’hiver débutent vendredi dans les quatre départements de Lorraine, cinq jours avant le reste de la France, après une période de fêtes favorable au secteur, mais des commerçants déplorent des promotions déjà présentes toute l’année.”L’avantage cette année, c’est que nous sommes toujours en vacances scolaires” pour ce début des soldes en Lorraine, note Jérôme Pinard, directeur du centre outlet Marques Avenue à Talange, près de Metz. Les commerçants lorrains ont obtenu il y a plusieurs années des soldes anticipés d’hiver pour faire face à la concurrence notamment de la Belgique et du Luxembourg voisins, où les prix cassés débutent respectivement vendredi et samedi.Pour cet évènement toujours “très attendu” des consommateurs selon lui, des réductions de -40% à -60% sont annoncées dès le premier jour. La période de fêtes, en décembre, s’est “très bien passée” pour le centre, avec une “fréquentation importante” notamment lors de la “semaine noire” fin novembre, soulève M. Pinard.Il n’y a de toute façon pas vraiment d’attente des commerçants sur cette période, juge de son côté Annick Monchablon, secrétaire d’Epicentre, l’association des commerçants et artisans d’Épinal. Les promotions sont tellement nombreuses “toute l’année”, que la période où “il y avait du monde devant les boutiques dès 08H00 du matin le premier jour des soldes n’existe plus”, analyse cette gérante d’un magasin de bijoux. Les commerçants de la cité vosgienne sont toutefois “prêts” à accueillir les clients, même si la date du 2 janvier arrive “tôt dans l’état d’esprit des gens” qui sortent à peine de la période de fêtes, selon elle.Les soldes s’achèveront le 29 janvier en Lorraine, et le 3 février dans le reste de la France. Près de 1.500 boutiques de vêtements ont fermé en France en 2024, selon un rapport parlementaire. L’Union des industries textiles indique que les effectifs ont fondu de 400.000 salariés dans les années 1970 à 60.000 aujourd’hui. Ce chiffre n’inclut cependant pas les salariés en boutiques (70.000 fin 2023, selon la Fédération nationale de l’habillement).

BYD: 2,26 millions de véhicules électriques vendus en 2025, record mondial

Le géant chinois de l’automobile BYD a vendu 2,26 millions de véhicules électriques en 2025, établissant un nouveau record mondial pour ce secteur, selon un communiqué de l’entreprise publié jeudi à la Bourse de Hong Kong. Ce chiffre devrait permettre à BYD de dépasser pour la première fois l’américain Tesla sur l’année. La société texane avait indiqué avoir vendu 1,22 million de véhicules à fin septembre, et devrait annoncer vendredi ses ventes totales de 2025.Avec 1,79 millions de vente en 2024 contre 1,76 millions, Tesla avait dépassé de justesse BYD en 2024. Mais l’entreprise patine sur des marchés-clés en raison du soutien politique initial de son patron Elon Musk à Donald Trump, et à d’autres hommes politiques d’extrême droite. Basée à Shenzhen et cotée à la bourse de Hong Kong, BYD produit également des voitures hybrides. Fondée en 1995, BYD (“Build your dreams” en anglais) était à l’origine spécialisée dans la fabrication de batteries. Il s’est imposée comme leader sur le marché chinois très concurentiel des véhicules à énergies nouvelles, le plus grand au monde. Il cherche désormais à renforcer sa présence à l’étranger, alors que le marché chinois, où les consommateurs sont toujours plus attentifs aux prix, pèse sur sa rentabilité. BYD et ses concurrents locaux doivent également faire face à des droits de douane élevés aux États‑Unis. Mais l’entreprise est en plein essor en Asie du Sud‑Est, au Moyen‑Orient, et même en Europe — au grand dam des poids lourds de l’industrie sur ce continent.

Cyberattaque: le site de la Poste de nouveau paralysé

Après une attaque informatique qui avait fortement perturbé le suivi des colis pendant la période de Noël, l’accès aux sites de La Poste et de la Banque Postale est de nouveau impossible depuis jeudi matin, victimes d’une nouvelle cyberattaque.D’après une page internet du groupe, ce nouvel incident, qui concerne de nombreux services en ligne liés à la Poste, a débuté jeudi vers 03H30. “La Poste subit actuellement une nouvelle attaque informatique qui empêche le fonctionnement des services en ligne de laposte.fr et de La Banque Postale”, a confirmé le groupe à l’AFP.Outre le suivi des colis, le coffre-fort sécurisé Digiposte est également inaccessible.Pour payer en ligne, les clients de La Banque Postale ne peuvent plus confirmer leur paiement via l’application mais peuvent le faire par une authentification par SMS. Les paiements sur les terminaux de paiement ou les retraits au distributeur d’espèces ne sont pas affectés.”Les équipes techniques sont mobiliées pour rétablir au plus vite la situation”, a fait savoir La Poste, qui précise qu’aucune donnée n’a fuité.Une précédente attaque, “d’une ampleur inédite” selon les termes du groupe, avait fortement perturbé l’accès à plusieurs services de la Poste, dont le suivi des colis, à partir du lundi 22 décembre et pour plusieurs jours.La Poste avait indiqué que tous ses services étaient de nouveau pleinement disponibles cinq jours plus tard.Il s’agissait d’une attaque par déni de service: les pirates multiplient volontairement les requêtes vers les serveurs d’un service pour les saturer, ce qui les rend inaccessibles pour les utilisateurs lambda.L’attaque avait été revendiquée par un groupe de hackers prorusses NoName057(16), responsable de multiples opérations visant principalement l’Ukraine mais aussi ses alliés, dont la France.Après une plainte de La Poste, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, confiée à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à l’unité nationale cyber.- Un groupe connu d’Europol -Les attaques par déni de service, souvent désignées par leur acronyme en anglais DDoS, ne sont pas des intrusions dans les systèmes d’information, les pirates n’ont donc pas accès à des données sensibles. Elles ont pour unique conséquence de nuire au service attaqué.Elles peuvent notamment faire appel à un réseau de machines piratées qui multiplient la force de frappe et saturent les serveurs visés.Cette précédente attaque n’avait pas empêché la distribution des colis et des courriers par la Poste, dont 2 millions pour la seule journée du 24 décembre.L’accès au site et à l’application de la Banque Postale avait également été rétabli plus rapidement que le suivi des colis. Début décembre, l’autorité bancaire européenne avait mis en garde contre l’instabilité géopolitique qui créait pour les banques du continent des risques opérationnels, notamment en ce qui concerne les attaques par déni de service.Les agences Europol et Eurojust, dans une opération qui avait impliqué une douzaine de pays, avaient annoncé en juillet avoir arrêté deux personnes, en France et en Espagne, liées au groupe de hackers NoName057(16).Sept mandats d’arrêt contre des suspects résidant en Russie avaient également été émis, avait précisé Europol.Le groupe de hackers avait notamment visé des infrastructures importantes en Europe telles que des fournisseurs d’électricité et de transports publics.

Nouvelle baisse marquée des ventes de voitures neuves en France en 2025

Les ventes de voitures neuves en France ont continué de reculer nettement en 2025 par rapport à l’année précédente avec 1.632.154 immatriculations, soit une baisse de 5,02%, lors d’une année marquée notamment par un fort recul de Tesla (-37,5%).”Décembre a été dans la continuité de 2025, année marquée par l’attentisme des consommateurs” sur fond d’incertitudes politiques, a commenté jeudi auprès de l’AFP un porte-parole de La Plateforme automobile (PFA), qui défend les intérêts de la filière automobile française.Il s’est vendu en 2025 environ 580.000 véhicules de moins qu’en 2019, dernier exercice avant la pandémie de Covid-19, suivie d’une période de forte inflation. Soit un recul des ventes de plus d’un quart en six ans, une “vraie crise de volume qui pèse sur l’industrie française et européenne”, selon PFA.Les prix “ont beau entamer un reflux” – en baisse de 1,4% en moyenne, avec de fortes variations selon le type de motorisation (25.657 euros pour un modèle à essence, en baisse de 4,6%, contre 42.992 euros en électrique,- 0,1%) -, “ils demeurent souvent trop élevés pour les particuliers”, commente le cabinet AAA Data.Les Français “sont donc de plus en plus nombreux à s’orienter vers la location longue durée”, dit encore l’entreprise qui note par ailleurs une “tendance à la stabilisation des immatriculations de SUV, au-dessus de 50% du marché, après une très longue période de progression”.Les ventes de véhicules électriques neufs, un segment “sous perfusion des aides gouvernementales et soutenu par le verdissement des flottes”, ont progressé de 12% pour atteindre 20% de parts de marché, passant le cap des 300.000 unités écoulées, relève AAA Data.Dans le détail, les ventes de Stellantis (Peugeot, Citroen, Fiat, Jeep…) ont fortement reculé (-7%) malgré une bonne performance d’Alfa Romeo. Celles de Renault sont légèrement meilleures qu’un an plus tôt (+1,2%), portées notamment par la marque Alpine. Les deux constructeurs pèsent ensemble plus de la moitié du marché.Le groupe Volkswagen vient ensuite, avec un peu moins de 16% du marché, en recul de 2,1% malgré les bonnes performances de Cupra et Skoda.Les immatriculations des Tesla fabriquées par l’entreprise d’Elon Musk ont fortement reculé en 2025, de 37,5%. L’entreprise a écoulé peu plus de 25.400 voitures en France en 2025, contre 40.709 un an plus tôt.

Les services en ligne de La Poste de nouveau visés par une “cyberattaque”

Le site de La Poste et celui de la Banque Postale sont de nouveau difficilement accessibles jeudi matin du fait d’une “cyberattaque”, indique un message sur le site, quelques jours après une autre attaque qui avait perturbé le suivi des colis pendant la période de Noël.Cette précédente attaque par déni de service, qui consiste à faire saturer les serveurs d’un service en ligne pour empêcher ou ralentir son accès, avait été revendiquée par un groupe de hackers pro-russes. Sa durée était inhabituellement longue pour une attaque de ce genre: elle avait débuté le lundi 22 décembre et des perturbations avaient perduré jusqu’au vendredi.”Le site laposte.fr et l’ensemble des systèmes d’information de La Poste fait actuellement face à une cyberattaque”, indiquait jeudi un message sur l’accueil du site laposte.fr. Le site et l’application de la Banque postale sont également en grande partie inaccessibles.La précédente attaque avait fortement perturbé le suivi par les clients des colis mais leur distribution s’était déroulée normalement. La Poste a déposé plainte et assuré qu’aucune donnée n’avait été volée, une attaque par déni de service n’étant pas une intrusion dans les systèmes d’information.Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à l’unité nationale cyber. Il a confirmé que le groupe de hackers prorusses NoName057(16), responsable de multiples attaques visant principalement l’Ukraine mais aussi ses alliés dont la France, avait revendiqué l’attaque.Joint par l’AFP, la Poste n’était pas en mesure de réagir dans l’immédiat.

Les Bourses mondiales digèrent une année de forte progression

Les Bourses mondiales ont terminé sans direction commune mercredi pour leur dernière séance de l’année, 2025 ayant été particulièrement faste pour les investisseurs malgré quelques soubresauts.Sur l’ensemble de l’exercice 2025, les actions européennes ont connu une troisième année de hausses d’affilée, l’indice paneuropéen Stoxx Europe 600, qui englobe les 600 plus grosses capitalisations boursières de la région, ayant bondi de 16,67%.L’indice Dax de la Bourse de Francfort a progressé de 23,01% sur l’ensemble de l’année et le FTSE 100 à Londres, de 21,51%, sa meilleure performance annuelle depuis 2009. Milan (+31,47%) et Madrid (+49,27%) affichent eux des taux de progression jusqu’à cinq fois supérieurs à celui de la place parisienne, le CAC 40 ayant grimpé de 10,42%.A Wall Street, sur un an, le S&P 500 a progressé de 16,39%, le Nasdaq a bondi de 20,36% et le Dow Jones a avancé de 12,97%.”Les actions asiatiques enregistrent quant à elles une troisième hausse annuelle d’affilée et la plus forte depuis 2017, plusieurs marchés étant déjà fermés pour l’année”, souligne Stephen Innes, gérant de Spi AM.Tokyo (+26,18% depuis le 1er janvier), Séoul (+75,63%) et Hong Kong (+27,77%), à l’instar de la Bourse de New York, ont bénéficié du boom des valeurs technologiques, dopées par la fièvre autour de l’intelligence artificielle (IA), mais aussi d’une multiplication des introductions en Bourse.Les actions ont aussi été portées en 2025 par l’optimisme sur la croissance économique mondiale, les bénéfices des entreprises et une politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) en faveur de baisses des taux directeurs, des facteurs qui ont permis aux marchés de rebondir après le repli d’avril déclenché par les droits de douane imposés par Donald Trump.”La perspective d’une reprise économique (aux Etats-Unis) devrait ouvrir la voie à une croissance soutenue des bénéfices l’année prochaine”, estime Jose Torres.Mais les marchés ne sont “pas à l’abri d’une correction en 2026″, note auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.Des inquiétudes autour des niveaux de valorisation des grands noms de l’IA, et la possibilité de rentabiliser les investissements massifs des dernières années, ont provoqué des reculs ponctuels des cours en fin d’année.Et des doutes subsistent quant au rythme de baisse des taux de la Fed, notamment si le marché du travail américain montre des signes d’amélioration.”Pour progresser de manière significative en 2026, les actions devront obtenir la confirmation que la Fed peut réaliser au moins deux baisses de taux. Pour l’instant, les investisseurs attendent”, conclut Stephen Innes.Montagnes russes sur l’argent”Le marché des métaux précieux a encore connu de grands mouvements, la dynamique des prix paraît toujours irrationnelle, symptomatique de l’effet de yoyo survenant quand la spéculation prend le contrôle”, observe Kyle Rodda, analyste de Capital.com.Après une brutale chute lundi, l’once d’argent était repartie fortement à la hausse mardi, le marché restant préoccupé par une réduction des exportations de ce métal par la Chine.Mais la tendance s’est encore une fois violemment retournée mercredi: l’argent dévissait de 6,57% à 71,27 dollars l’once vers 21H40 GMT.L’or reculait de 0,58% (-0,04%) à 4.315 dollars l’once.Depuis le 1er janvier, l’or a toutefois bondi de près de 65% et l’argent s’est envolé de presque 150%, s’acheminant vers leur meilleure année depuis 1979.”La demande (en or) est alimentée par la recherche de valeurs refuges alternatives, tandis qu’un déficit sur le marché de l’argent dope les prix”, remarque M. Rodda.Un année de déclin pour le dollarLe billet vert restait stable par rapport à l’euro mercredi (-0,01%) à 1,1747 dollar pour un euro, au terme d’une année où la devise s’est nettement affaiblie.”2025 s’achève sur la pire performance annuelle du dollar depuis huit ans”, notent les analystes de Monex USA.Alors que le dollar s’approchait de la parité avec l’euro en janvier, l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les droits de douane et les baisses des taux de la Fed ont fait chuter la devise de plus de 13% sur l’année.Du côté du pétrole, les cours ont terminé en baisse mercredi, enregistrant leur pire année depuis 2020: le prix du baril de Brent de la mer du Nord a chuté de plus de 18% depuis le 1er janvier et celui du baril de West Texas Intermediate de plus de 19%.

Wall Street termine en baisse, à l’issue d’une année record

La Bourse de New York a terminé en baisse mercredi pour sa dernière séance de l’année, 2025 ayant autrement été particulièrement faste pour les investisseurs malgré quelques soubresauts.Le Dow Jones a reculé de 0,63%, l’indice Nasdaq a perdu 0,76% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,74%.”La baisse du jour est liée au fait que les investisseurs ont décidé d’empocher des bénéfices dans un contexte de rendement annuel à deux chiffres (…) pour la troisième année consécutive”, remarque Jose Torres, d’Interactive Brokers.Sur un an, le S&P 500 a progressé de 16,39%, le Nasdaq a bondi de 20,36% et le Dow Jones a avancé de 12,97%.2025 a toutefois réservé des surprises, avec notamment, dans un premier temps, un net plongeon provoqué par l’annonce de l’instauration de substantiels droits de douane par Donald Trump en avril.La Bourse de New York s’est ensuite relevée et a avancé d’un pas soutenu, sans prendre ombrage des nouvelles menaces commerciales de Washington.Les investisseurs se sont concentrés sur la bonne santé de l’économie américaine, l’effet des droits de douane restant mesuré, et le nouveau cycle de baisse de taux déclenché par la banque centrale des Etats-Unis (Fed), qui a offert des perspectives de bénéfices supplémentaires pour les entreprises.”La perspective d’une reprise économique devrait ouvrir la voie à une croissance soutenue des bénéfices l’année prochaine”, estime Jose Torres.”Mais le marché n’est pas à l’abri d’une correction en 2026″, note auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.Des inquiétudes autour des niveaux de valorisation des grands noms de l’intelligence artificielle, et la possibilité de rentabiliser les investissements massifs des dernières années, ont provoqué des reculs ponctuels des cours en fin d’année.Et des doutes subsistent quant au rythme de baisse des taux de la Fed, notamment si le marché du travail américain montre des signes d’amélioration.Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage sont d’ailleurs ressorties mercredi en deçà des attentes, passant sous le seuil symbolique des 200.000 demandes pour la deuxième fois de l’année.Ces chiffres “sont étonnamment bons”, rélève M. Cardillo.La place américaine sera fermée jeudi et n’attend pas de donnée économique majeure vendredi.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans s’est tendu à 4,16% contre 4,12% à la clôture la veille. Au tableau des valeurs, le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC (+1,45% à 303,92 dollars) a été recherché après avoir annoncé le lancement de la production de masse de puces ultra-performantes 2nm, qui ouvrent la voie à des performances accrues pour l’intelligence artificielle (IA).Principal fabricant mondial de semi-conducteurs, TSMC compte comme clients Nvidia ou Apple, qui dépensent des milliards de dollars pour acquérir puces, serveurs et centre de données.L’équipementier sportif Nike a brillé (+4,15% à 63,73 dollars) après des informations de presse selon lesquelles le patron du groupe, Elliott Hill, aurait acheté plus de 16.000 actions pour un total de 1 million de dollars.Tim Cook, patron d’Apple et membre du conseil d’administration de Nike, aurait aussi augmenté sa participation.La chaîne d’hôtellerie Hyatt Hotel (-1,97% à 160,34 dollars) a reculé après avoir revu à la baisse ses prévisions pour l’année 2025, en raison d’une nouvelle estimation des dégâts causés par l’ouragan Melissa, l’un des plus puissants à avoir jamais balayé les Caraïbes.