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Neige et verglas vont s’intensifier, routes et vols perturbés

Neige et verglas vont revenir en force mercredi sur une large bande nord-ouest de la France, avec d’importantes perturbations attendues dans les transports routiers et aériens, ainsi que sur certaines lignes ferroviaires.Après un premier épisode lundi soir, 38 départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé Météo-France. Des pluies verglaçantes sont attendues sur l’Ouest et de fortes chutes de neige sur l’Île-de-France et le Nord-Est. La neige pourrait y atteindre plusieurs centimètres.Le ministre des Transports Philippe Tabarot a “fortement conseillé” aux automobilistes d’éviter tout déplacement mercredi en Ile-de-France, ainsi qu’aux usagers des transports en commun mercredi matin.”Les métros devraient fonctionner, les RER devraient fonctionner, les trains devraient fonctionner, nous avons des réserves sur les bus”, en fonction de l’épaisseur de la neige, a-t-il déclaré.Or, “Météo-France parle d’un événement qui peut être encore supérieur à celui de lundi en termes de neige (…) qui viendra sur un sol qui est déjà gelé”, a souligné ensuite le ministre sur Cnews.Ile-de-France Mobilités (IDFM) a prévenu que “le fonctionnement des 1.900 lignes de bus et car franciliens s’annonce fortement perturbé, voire à l’arrêt, et sera décidé en fonction des conditions réelles de circulation”.IDFM a en outre signalé que “par décision préfectorale, les transports scolaires sont suspendus pour la journée du 7 janvier dans les tous les départements de grande couronne: Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne et Val d’Oise”. Les Hauts-de-France ont pris la même mesure.Côté aérien, M. Tabarot a annoncé l’annulation d’environ 40% des vols prévus entre 09H00 et 14H00 à Paris-Charles-de-Gaulle et 25% de ceux prévus entre 06H00 et 13H00 à Orly, premier et deuxième aéroports français. Il a aussi évoqué des difficultés à l’aéroport de Nantes, déjà resté fermé toute la journée de mercredi.Les transports ferroviaires seront également affectés, la SNCF ayant décidé d’interrompre par précaution la circulation des trains électriques “sur les axes Tours-Saumur et Tours-Poitiers-La Rochelle mercredi de 6h00 à 12h00” en raison de possibles pluies verglaçantes. La SNCF a aussi mentionné dans un communiqué une “réduction de vitesse sur les lignes à grande vitesse”. M. Tabarot a également annoncé l’interdiction de la circulation de poids lourds en Ile-de-France, dans l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire) et le Centre-Val de Loire. En Ile-de-France, la vitesse maximale des véhicules légers sera par ailleurs limitée mercredi à 70 km/h. “Tous les préfets des départements en vigilance orange souhaitent aussi réduire au maximum les déplacements”, a remarqué M. Tabarot, en encourageant le télétravail “pour ceux qui le peuvent”.La consommation électrique de la France a dépassé mardi matin les 90 gigawatts, un niveau qui n’avait plus été franchi depuis le 28 février 2018, mais encore loin du maximum historique du 8 février 2012 avec 102 GW, selon des données de RTE consultées par l’AFP.L’an dernier, le pic annuel de consommation d’électricité avait été atteint le 14 janvier 2025 (87 GW).De son côté, GRDF a annoncé une puissance d’énergie fournie par le gaz de 125 GW mardi matin, un niveau plus vu depuis trois ans, et indiqué que les centrales à gaz avaient fonctionné “à plein régime”.- Plusieurs morts mardi -Depuis lundi après-midi, les conditions météo ont provoqué plusieurs décès, surtout dus à des accidents de circulation liés au verglas, tandis que des centaines de kilomètres de bouchons s’accumulaient sur les routes. Dans les Landes, deux personnes ont perdu la vie mardi dans un carambolage qui a impliqué deux autocars et de nombreux véhicules sur l’autoroute A63, selon la préfecture qui fait état également de quatre blessés.”C’est une patinoire”, avait déclaré en milieu de matinée à l’AFP Christophe Canut, aide-soignant de 43 ans bloqué sur l’A63, où des camions sont également en travers de l’autre voie plus au sud.Un homme âgé de 65 ans a été retrouvé décédé à Compiègne (Oise) mardi matin, un décès “probablement lié au froid”, a précisé à l’AFP le maire, Philippe Marini.En Charente-Maritime, 2.000 foyers étaient privés d’électricité à 18h30, et encore “environ 600” dans les Pays de la Loire, en raison de lignes endommagées par la neige, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis. “L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en région parisienne, a commenté mardi Philippe Tabarot. bur-im-leb-dep-nal-tq/jbo/cbn

Les agriculteurs accentuent la pression sur le gouvernement et sur Bruxelles

Départ de convois pour Paris ou rassemblements locaux: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux sont reçus à Matignon en fin d’après-midi après une ultime concession budgétaire de Bruxelles pour essayer de faire passer la pilule de l’accord UE-Mercosur.”Il y a une forme d’incompréhension et de défiance vis-à-vis de la parole publique. Ce dont nous avons besoin, ce sont des actes, des décisions qui se voient dans les cours de ferme”, a déclaré sur TF1 Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, qui sera reçu à 17H30.Signe que la pression monte sur le gouvernement, onze ministres se sont réunis en fin de matinée sur les questions agricoles autour de Sébastien Lecornu mais aucun n’a fait d’annonce à l’issue ou devant l’Assemblée dans l’après-midi.Les annonces gouvernementales ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…Un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles notamment sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne doit être publié mercredi.La Commission européenne aura dix jours pour s’y opposer éventuellement mais elle pourrait aussi l’étendre à toute l’Union, a indiqué mardi le ministère de l’Agriculture à des journalistes.- Pression sur Bruxelles -La perspective d’une signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur dans les prochains jours, souhaitée par la Commission européenne, est un “chiffon rouge”, pour Arnaud Rousseau, “de nature à (entraîner) des mobilisations plus importantes” alors que le syndicat s’est borné pour l’instant à appeler à des actions locales, devant les préfectures.Même son de cloche chez ses alliés des Jeunes agriculteurs reçus lundi à Matignon, qui ont promis un rassemblement le 19 janvier devant le Parlement européen à Strasbourg.Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la politique agricole commune (PAC). Avant même la réunion, Bruxelles a promis une rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros pour l’agriculture alors que le projet de la Commission pour la PAC 2028-2034 comportait initialement une baisse et une nouvelle répartition des fonds. Comme une ultime concession aux agriculteurs avant la signature de l’accord UE-Mercosur. Cette somme est une anticipation de versement de fonds qui auraient été potentiellement disponibles plus tard, lors d’une révision à mi-parcours de la future PAC.”Pas un euro ne manquera par rapport au budget existant” de la PAC, a assené la ministre française devant l’Assemblée qui portera aussi à Bruxelles l’opposition au traité de libre-échange et une suspension de la taxe carbone européenne sur les engrais.- “Cortèges pacifiques” -Si la FNSEA et les JA promettent des actions fortes après une éventuelle signature, la Coordination rurale a haussé le ton dès lundi à sa sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris et maintenu son appel à “monter” sur la capitale. Des cortèges sont partis de plusieurs départements, Corse comprise, mais surtout depuis le Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre.Un convoi de véhicules et de tracteurs s’est élancé de Cancon dans le Lot-et-Garonne. “On n’est pas des bandits. On va rouler (…) On veut juste porter nos revendications là-haut à Paris”, a déclaré le président de la CR 47 José Pérez.Le blocage de l’A64 se poursuit à proximité de Toulouse où plusieurs organisations syndicales d’Occitanie ont prévu de converger mercredi pour “assiéger” la ville rose, malgré l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation.”Le but c’est de prendre d’assaut la ville, de la bloquer entièrement tant qu’on n’a pas de réponse”, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président CR de la chambre d’agriculture du Gers.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté.La fin de l’abattage total est aussi une demande de la Confédération paysanne, qui sera reçue à Matignon à 19H00 et qui a été, avec la CR dans le Sud-Ouest, un moteur de la contestation, ravivée début décembre par la gestion de la crise sanitaire par l’État.

Budget: les écologistes absents des discussions à Bercy, la perspective d’un vote s’amenuise encore

Les écologistes ont choisi mardi de ne pas se rendre à Bercy pour de nouvelles discussions sur le budget, se disant sans illusions sur l’issue des débats. Une décision qui éloigne encore la perspective d’une adoption du texte à l’Assemblée, et conforte l’hypothèse d’un recours au 49.3.Après l’échec de la commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs le 19 décembre, le projet de loi de finances est de retour à l’Assemblée pour une nouvelle lecture. La commission des Finances en débattra jeudi et vendredi, avant que le texte n’arrive dans l’hémicycle à partir du 13 janvier, théoriquement jusqu’au 23 janvier.Bercy avait annoncé lundi avoir invité les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée, hors LFI et RN, pour une réunion de travail destinée à tenter de lever les “points de blocage” sur lesquels ont achoppé les discussions.Mais les communistes puis les écologistes ont fait savoir mardi qu’ils n’y participeraient pas, laissant à gauche seul le PS participer aux discussions, aux côtés des représentants de LR et des groupes macronistes.Nous ne souhaitons pas “créer l’illusion qu’il y aurait dans notre groupe, ne serait-ce que la plus petite espérance de nous voir nous abstenir ou encore moins voter pour (ce) budget”, a souligné le président du groupe GDR (communistes et ultra-marins), Stéphane Peu.Les écologistes ont regretté de leur côté dans un communiqué que le gouvernement n’ait pas fait le choix de “présenter un nouveau budget”, après l’échec de la CMP.”On ne va pas faire du théâtre, aller mettre en scène une discussion dont on sait très bien qu’elle ne peut pas aboutir à un compromis”, a affirmé à l’AFP un porte-parole du groupe, Benjamin Lucas-Lundy, évoquant “deux visions incompatibles” du budget, entre le gouvernement et les écologistes.- “Pacte de non censure” -La position des écologistes dans le débat est particulièrement scrutée, alors qu’ils se sont majoritairement abstenus sur le budget de la Sécurité sociale en décembre, permettant son adoption.Leur abstention est d’autant plus nécessaire sur le budget de l’Etat que les socialistes, après avoir voté pour le budget de la Sécu, promettent cette fois-ci au mieux de s’abstenir.Mais un vote contre des Verts est “plus que probable”, a souligné auprès de l’AFP une autre députée du groupe écologiste, Danielle Simonnet.Dans ces conditions, le recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution revient de façon entêtante dans les discussions.Il permettrait à Sébastien Lecornu de faire adopter sans vote le budget, en échange de l’engagement du seul PS à ne pas le censurer.Le Premier ministre avait renoncé en octobre à faire usage de cette arme constitutionnelle décriée dans l’opinion, à la demande des socialistes.Le PS peut-il revenir sur cette exigence ?On n’a “pas de position de principe sur le 49.3″, a assuré mardi un des porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, Romain Eskenazi.”S’il y a un 49.3 (…) il faut qu’il y ait (…) une forme de pacte de non censure” comme cela avait été négocié début 2025 entre le PS et le prédécesseur de M. Lecornu, François Bayrou, a-t-il précisé.Cet outil “ne peut pas être écarté définitivement même si nous ne le demandons pas”, a de son côté estimé sur France 24 le patron des sénateurs PS, Patrick Kanner.Quant à l’ancien président de la République et désormais député PS, François Hollande, il a de nouveau invité sur franceinfo le gouvernement à se saisir de cet outil, disant ne pas voir “d’autre issue”.Devant la presse, M. Eskenazi a listé les exigences du PS, en matière de justice fiscale, de pouvoir d’achat, de défense des services publics et de transition écologique.Interrogé sur l’utilisation éventuelle par le Premier ministre de l’article 47 de la Constitution, qui permet de faire passer le budget par ordonnance, M. Eskenazi a estimé que ce serait “la pire des solutions”.

La Bourse de Paris termine en hausse, après des signes favorables du côté de l’inflation

La Bourse de Paris a terminé en hausse mardi, portée par un certain optimisme des investisseurs en ce début d’année, en dépit des tensions géopolitiques, et par le ralentissement de l’inflation dans plusieurs pays de la zone euro, dont la France.L’indice vedette parisien a pris 0,32% à 8.237,43 points, en hausse de 25,93 points, se rapprochant de son dernier record en clôture touché le 21 octobre à 8.258,86 points. Lundi, l’indice vedette parisien avait avancé de 0,20%.Comme l’ensemble des marchés mondiaux, le CAC 40 profite d’une bonne dynamique depuis le début de l’année, portée notamment par la confiance dans la conjoncture économique et dans certains secteurs, comme la tech ou la défense.A Paris, le spécialiste des semi-conducteurs STMicroelectronics a par exemple bondi de 5,33% à 25,02 euros.Les investisseurs ont aussi salué le ralentissement de l’inflation en Allemagne et en France au mois de décembre.En Allemagne, la hausse des prix s’est élevée en décembre à 1,8% sur un an, contre 2,3% en novembre, atteignant son plus bas niveau de l’année 2025, selon des chiffres provisoires publiés par l’institut statistique Destatis. En France, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, selon une estimation de l’Institut national de la statistique, après +0,9% en novembre.Ces chiffres sont “une bonne nouvelle pour les marchés, car on pouvait craindre une mauvaise surprise, après des données en novembre qui montraient une accélération”, relève Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING.Cela permet aussi d’éloigner la perspective d’une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) cette année. Mais les marchés seront attentifs aux chiffres de l’inflation pour l’ensemble de la zone euro mercredi pour tirer une conclusion définitive.Côté obligataire, le taux d’intérêt français à échéance dix ans a atteint 3,55%, contre 3,57% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, a fini à 2,84%, contre 2,87% précédemment.EssilorLuxottica bonditLe numéro un mondial de l’optique EssilorLuxottica s’est envolé de 5,24% à 277,20 euros.Le groupe a bondi mardi, après une publication sur le blog de Meta annonçant suspendre l’expansion hors des Etats-Unis de la commercialisation de ses lunettes connectées Meta Ray-Ban Display, développées avec EssilorLuxottica, en raison d’une “demande sans précédent et de stocks limités”.Pour EssilorLuxottica, cela “renforce les attentes de croissance des ventes pour l’exercice 2026”, relèvent les analystes de Jefferies.Trigano en repliLe fabricant français de véhicules de loisirs Trigano, leader européen du camping-car, a cédé 1,49% à 171,70 euros.Le groupe a vu son chiffre d’affaires du premier trimestre grimper de 8,3% par rapport à la même période l’an dernier, à 833,4 millions d’euros. Mais ces chiffres “sont sous les estimations”, relèvent les analystes d’UBS dans une note.

Dauphins: un rapport scientifique explore des alternatives à la fermeture de la pêche

Un rapport scientifique publié mardi, portant sur les captures accidentelles de dauphins dans le golfe de Gascogne, évalue des mesures plus ciblées que la fermeture temporaire de la pêche, reconduite cet hiver, afin de préserver les cétacés – mais aussi la filière.”Cette mesure, efficace à court terme mais coûteuse sur le plan économique et social, appelle à discuter et évaluer des options alternatives”, écrivent dans un communiqué les auteurs du projet Delmoges, piloté par l’Ifremer, La Rochelle Université et le CNRS, en partenariat avec l’Université de Bretagne occidentale et le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM).L’interdiction de la pêche a été reconduite du 22 janvier au 20 février 2026, pour la troisième année consécutive, dans le golfe de Gascogne.Lancé en 2022, le projet Delmoges a mené l’enquête auprès de divers acteurs, dont la filière pêche et des ONG, avec une volonté de concilier protection de la biodiversité et pérennité des activité économiques.Balises acoustiques, changement de stratégie de pêche, fermeture temporaire des zones à risque… “Il n’y a à ce jour pas de solution parfaite”, a déclaré à l’AFP Clara Ulrich, coordinatrice des expertises halieutiques à l’Ifremer.”Une bonne mesure de gestion, c’est une mesure qui est à la fois efficace pour les dauphins, facile à mettre en œuvre et à contrôler et qui n’a pas ou peu d’impact socio-économique. Il n’y a pas de mesure idéale qui combine parfaitement ces trois aspects”, détaille la chercheuse, en appelant à “continuer le dialogue sur des combinaisons de mesures, ou des mesures plus ciblées”.Parmi les propositions avancées durant l’enquête, le rapport mentionne notamment l’installation de répulsifs acoustiques pour dauphins (pingers), un changement d’engin de pêche (du filet vers la ligne par exemple) en échange de quotas supplémentaires ou le choix entre un changement d’engin de pêche et l’installation de caméras… Mais aucune de ces mesures n’a remporté d’adhésion franche des pêcheurs, ONG, scientifiques et du public.Les scientifiques soulignent par ailleurs que le réchauffement des eaux, sous l’effet du changement climatique, concentre les proies des dauphins (les petits poissons pélagiques) près des côtes, attirant ces derniers dans les zones de pêche hivernales, et augmentant ainsi leur vulnérabilité.”Les dauphins, globalement en bonne santé au moment de leur mort, sont capturés lorsqu’ils chassent activement les anchois et sardines”, résument les auteurs du rapport.En croisant toutes les données disponibles sur les cétacés, leurs proies et les captures observées sur une période donnée, les scientifiques ont pu identifier des zones où le risque était le plus élevé, ce travail de “cartographie fine” ouvrant la voie, selon eux, à des mesures de gestion plus adaptées.Selon le CNPMEM, le rapport confirme que la hausse des captures accidentelles depuis 2016 “est liée avant tout au déplacement des dauphins vers les zones côtières”, du fait de l’évolution climatique, les pêcheurs en étant “directement impactés”.Alors que selon l’observatoire spécialisé Pelagis, la fermeture temporaire du golfe de Gascogne a réduit de 60% les captures accidentelles à l’hiver 2024/2025 comparé aux années précédentes, les professionnels considèrent que “l’impact réel” de cette mesure reste à évaluer et que des “solutions adaptées et opérationnelles” restent à trouver.

Les Cubains redoutent des temps encore plus difficiles après la chute de Maduro

“2026 va être dur” : les Cubains, déjà touchés par une grave crise économique, anticipent des jours encore plus difficiles après la chute du président Nicolas Maduro au Venezuela, proche allié de La Havane et jusque-là son principal fournisseur de pétrole. “Comme le Venezuela est le principal fournisseur (…) de pétrole” à Cuba, la situation économique va “devenir un peu compliquée”, reconnaît auprès de l’AFP Axel Alfonso.Ce chauffeur de 53 ans a vécu toute sa vie, comme 80% des Cubains, sous la pression de l’embargo économique américain, en vigueur depuis 1962. “Je ne veux pas être pessimiste, je suis réaliste : 2026 va être dur, très dur”, confie-t-il.Madelin Terris, 55 ans, qui travaille comme réceptionniste dans un ministère, reconnaît aussi que la situation économique de l’île, déjà complexe, risque “d’empirer”. Dimanche, Donald Trump a affirmé que le pays communiste, qui a survécu à la pression d’une douzaine de gouvernements américains, était “prêt à tomber” après la capture de Nicolas Maduro.Il a minimisé la nécessité d’une intervention militaire américaine, estimant qu’il serait difficile pour le pays de se maintenir à flot sans le pétrole vénézuélien. “Tout s’écroule”, a déclaré le dirigeant qui, pendant son premier mandat (2017-2021), a renforcé, comme aucun autre président des Etats-Unis avant lui, les sanctions économiques contre l’île, après le bref dégel diplomatique engagé par Barack Obama. En 1991, Cuba, située à quelque 150 kilomètres des côtes de Floride, considérablement affaiblie par la chute du bloc soviétique, avait réussi à surmonter une grave crise économique en s’ouvrant au tourisme et à l’investissement étranger. Et à partir de 2000, le pays a pu compter sur un accord de coopération signé avec le Venezuela du président Hugo Chavez (1999-2013), prévoyant un approvisionnement en pétrole contre l’envoi de médecins et de professeurs.Caracas a encore livré au cours du dernier trimestre de 2025, entre 30.000 et 35.000 barils par jour, soit l’équivalent de 50% du déficit pétrolier de l’île, a précisé à l’AFP Jorge Piñón, chercheur à l’Université du Texas.- “Incertitude” -Mais sous l’effet conjugué du durcissement des sanctions américaines, de la faible productivité de son économie planifiée, de la chute du tourisme et de l’échec d’une réforme monétaire, l’île de 9,6 millions d’habitants a replongé dans une nouvelle crise particulièrement aiguë.  En cinq ans, le PIB cubain a chuté de 11% et le gouvernement manque cruellement de devises pour assurer les services de base, notamment le fonctionnement de son réseau électrique vétuste, le maintien de son système de santé et la fourniture de denrées subventionnées.Ces difficultés économiques ont été un détonateur des manifestations antigouvernementales sans précédent du 11 juillet 2021 où des milliers de Cubains étaient descendus dans la rue en criant “On a faim”, “A bas la dictature”.Depuis, les coupures électriques et les pénuries nourrissent le mécontentement et ont entraîné des manifestations sporadiques dans le pays.Dès lors, une possible interruption de l’approvisionnement en pétrole vénézuélien suscite des inquiétudes, alors que les délestages ont pu atteindre 40 heures dans certaines provinces.”Nous vivons une période d’incertitude”, reconnaît Daira Pérez, une avocate de 30 ans, qui tente de se rassurer en soulignant que, pour l’heure, “il n’y a pas eu de changement significatif dans la politique du Venezuela” envers Cuba.Pour Jorge Piñón, “il n’est pas clair si les livraisons de pétrole vénézuélien à destination de Cuba vont se poursuivre”. Mais “Cuba n’a ni les ressources pour acheter ce volume sur les marchés internationaux, ni un allié politique qui puisse le tirer de cette situation”.Malgré leurs craintes, les Cubains, habitués depuis plus de six décennies aux menaces et aux moments de forte tension avec leur puissant voisin, vaquaient lundi à leurs occupations.”Voilà 60 ans que nous nous battons, il faut continuer”, assure le chauffeur Axel Alfonso. Roberto Brown, 80 ans, a vécu le blocus naval imposé par Washington lors de la crise dite des missiles de 1962, qui a plongé le monde au bord d’une guerre nucléaire.Donald Trump “sait” dans quel pays “il va mettre les pieds”, assure-t-il. “Un missile (…) peut arriver ici, mais peut aussi arriver là-bas”, lance-t-il. 

Wall Street proche de ses sommets, soutenue par la tech

La Bourse de New York évolue en hausse mardi, accueillant avec un optimisme prudent des nouvelles sur le front technologique, notamment du géant des semi-conducteurs et première capitalisation mondiale Nvidia.Au lendemain d’un record en clôture, le Dow Jones prenait 0,30% vers 15H00 GMT.L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,47% et l’indice élargi S&P 500 avançait de 0,40%, tous deux non loin de leurs plus hauts niveaux.”L’annonce faite hier par Nvidia concernant l’accélération de la production de nouvelles puces est vraiment le facteur le plus déterminant” pour le marché mardi, commente auprès de l’AFP Christopher Low, de FHN Financial.L’entreprise, qui fournit l’écrasante majorité des puces pour l’intelligence artificielle (IA), a lancé la production de ses nouveaux processeurs Vera et Rubin, plus rapides et moins gourmands en énergie que leurs prédécesseurs, a annoncé lundi son PDG, Jensen Huang.Leur fabrication a commencé moins d’un an après la mise sur le marché des versions précédentes, contre un rythme de renouvellement d’au minimum deux ans jusqu’à présent.Après des inquiétudes persistantes pendant la seconde moitié de 2025 sur les niveaux de valorisation du secteur et les possibilités de rentabilité, “nous voyons le retour de l’optimisme sur l’IA”, estime Christopher Low.L’action Nvidia prenait 1,66% à 191,25 dollars vers 15H00 GMT.Le fabricant de semi-conducteurs Microchip Technology (+8,26% à 72,56 dollars) était lui félicité pour ses prévisions pour le troisième trimestre de son exercice décalé, supérieures aux attentes.”Le reste du marché boursier semble un peu endormi, faute d’autres catalyseurs intéressants”, estime Patrick O’Hare.Selon lui, il sera intéressant d’observer les évolutions du marché ce mois-ci, partant de l’idée selon laquelle “la tendance de janvier est celle de l’année”.Et l’analyste de citer une série d’événements clés attendus pour ce début d’année, comme la nouvelle réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) ou “la possible décision de la Cour suprême sur le pouvoir du président en matière de droits de douane”.Sur le plan macroéconomique, la séance devrait être calme mardi. L’essentiel des indicateurs américains seront publiés à partir de mercredi, le plus attendu restant le rapport sur l’emploi de décembre, qui doit paraître vendredi.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans restait pratiquement stable vers 15H00 GMT à 4,17% contre 4,16% à la clôture lundi.A la cote, l’équipementier sportif Under Armour (+2,46% à 5,42 dollars) était dans le vert, porté par l’annonce du renforcement à son capital du groupe financier canadien Fairfax Financial, qui détient désormais environ 22% des actions de l’entreprise.Cela vient donner un peu d’air au cours d’Under Armour, qui a chuté de 40% sur l’ensemble de l’année 2025.La compagnie énergétique Vistra (+3,72% à 168,99 dollars) était recherchée après avoir annoncé le rachat de son concurrent Congentrix Energy, pour environ 4 milliards de dollars.L’assureur américain AIG (-7,36% à 78,13 dollars) reculaittrès nettement, souffrant de l’annonce du départ de son patron Peter Zaffino, après cinq ans à la tête de l’entreprise.

A Dijon, le procès d’un “malentendu” entre agriculteurs et OFB

“Volonté d’acharnement” ou “ressenti infondé”: un responsable du syndicat agricole FDSEA a comparu mardi à Dijon pour avoir tagué sur la façade de l’Office français de la biodiversité (OFB) les prénoms d’agents à qui il reprochait de monter des “dossiers à charge”.”C’est un gros malentendu. Le ressenti des agriculteurs, qui se sentent persécutés, est infondé”, a résumé la procureure Marie-Pierre Bouhey, en requérant devant le tribunal correctionnel de Dijon une amende de 200 euros contre Clément Babouillard, 40 ans, président du puissant syndicat agricole FDSEA dans le canton de Baigneux-les-Juifs (Côte d’Or).Dans un procès symptomatique des tensions entre OFB et monde paysan, l’agriculteur était jugé pour avoir tagué les prénoms de deux agents de l’OFB de Montbard (Côte d’Or) sur la façade de l’Office, accolés au mot “mutation”, lors d’une manifestation qui avait réuni 300 agriculteurs le 30 janvier 2024. “Ces agents stigmatisent les agriculteurs”, s’est-il défendu, évoquant des “dossiers à charge et faux” contre des exploitants. “On ne peut pas accepter cette volonté d’acharnement”, a-t-il dit à la barre, assurant que, “jamais”, il ne s’en serait pris “personnellement” aux agents.Son avocate, Anne Gislain, a elle aussi dénoncé un “acharnement” de certains agents de l’OFB, évoquant deux dossiers où elle avait dû “batailler” pour qu’ils soient classés sans suite après avoir été montés par l’Office.A l’entrée du tribunal, une poignée d’agriculteurs étaient venus soutenir leur collègue, entre deux blocages d’autoroute. “Ca fait depuis plusieurs années qu’il y a des soucis. C’est de l’excès de zèle”, a déclaré à l’AFP Antoine Carré, président de la FDSEA Côte d’Or. “L’OFB est la police de l’environnement. On ne peut pas dire qu’ils montent des dossiers à charge. S’ils se trompent, il n’y pas de poursuites. C’est le parquet qui décide”, a assuré la procureure.”Les agents de l’OFB ne sont pas des empêcheurs de tourner en rond”, a plaidé Laura Abramovitch, l’avocate des parties civiles (les agents et l’OFB). “Ils sont là pour empêcher la pollution et protéger la santé des agriculteurs et de leurs enfants”, a-t-elle ajouté. “On jette en pâture des agents publics”, a-t-elle estimé, dénonçant un “deux poids-deux mesures” entre des “militants environnementaux condamnés à six mois avec sursis quand ils sont interpellés dans une manifestation” et des agriculteurs comme M. Babouillard contre lequel est requis 200 euros d’amende.Le jugement a été mis en délibéré au 5 février.

France: la hausse des prix à la consommation ralentit à 0,8% en décembre sur un an, selon l’Insee

Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, a annoncé mardi l’Insee dans une estimation provisoire, après +0,9% en novembre.Ce ralentissement par rapport au mois précédent s’explique par une baisse plus marquée des prix de l’énergie (-6,8% par rapport à décembre 2024 contre -4,6% en novembre par rapport à novembre 2024), et particulièrement des prix des produits pétroliers, précise l’Institut national de la statistique.À l’inverse, les prix de l’alimentation accéléreraient (+1,7% après +1,4% en novembre), notamment du fait des produits frais. Les prix des produits manufacturés baisseraient de 0,4%, un rythme moins soutenu qu’en novembre (-0,6%). Toujours sur un an, les prix des services (+2,2%) et du tabac (+4,1%) évolueraient au même rythme qu’en novembre.Sur un mois, les prix à la consommation rebondiraient de 0,1%, après un recul de 0,2% en novembre, indique également l’Insee.Cette hausse s’expliquerait par le rebond saisonnier des prix des services, notamment de ceux des transports, et par une légère augmentation des prix de l’alimentation. Mais les prix de l’énergie baisseraient, comme ceux des produits manufacturés. Les prix du tabac seraient stables. Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, qui permet les comparaisons entre les différentes inflations de la zone euro) augmenterait de 0,7% en décembre 2025, après +0,8% en novembre. Sur un mois, il rebondirait de 0,1%, après un recul de 0,2% le mois précédent.L’IPCH est l’indicateur regardé par la BCE pour fixer les taux directeurs européens. Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau s’est réjoui mardi matin de ce 0,7% annuel.”Ce chiffre bas d’inflation est une bonne nouvelle, pour les salaires réels, le pouvoir d’achat en France, et pour le maintien de taux d’intérêt favorables”, a-t-il déclaré à Paris – en anglais – en préambule d’un discours sur le Système monétaire international.Après des pics liés à l’envolée de l’inflation en zone euro au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine, il y a près de quatre ans, la BCE a pu redescendre ses taux avec la baisse progressive des prix.En décembre, la banque centrale a maintenu son principal taux directeur inchangé à 2% pour la quatrième fois d’affilée, alors que l’inflation en zone euro s’établissait à 2,1% sur un an en novembre.Les résultats définitifs de l’inflation en France pour décembre seront annoncés par l’Insee le 15 janvier.

La souveraineté économique de l’Europe “menacée” sans l’euro numérique, selon le gouverneur de la Banque de France

La souveraineté économique que l’euro garantit à l’Europe pourrait “être menacée” si l’Europe n’adopte pas l’euro numérique, a déclaré mardi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.”Lancé il y a plus de 25 ans, l’euro constitue le plus grand pas en avant de l’Europe vers la souveraineté et un énorme succès populaire, soutenu par 82% des citoyens européens. Mais aujourd’hui, cette réussite durement acquise pourrait être menacée si nous ne sécurisons pas le rôle pivot de la monnaie de banque centrale +souveraine+ dans le monde numérique”, a déclaré le gouverneur lors d’une conférence à Paris. L’Eurosystème a déjà “pris des mesures pour proposer un euro numérique au grand public” qui vise à “émettre un +billet numérique+ conçu pour transposer les caractéristiques des espèces au monde numérique, tout en préservant le rôle d’ancrage de la monnaie de banque centrale”, indique-t-il.La Commission avait proposé une régulation de l’euro numérique en juin 2023.Le mois dernier, “le Conseil de l’Union européenne a soutenu à l’unanimité ce projet et s’est mis d’accord sur un véritable euro numérique couvrant à la fois les cas d’usage en ligne et hors ligne, qui (…) offrirait un degré élevé de confidentialité”, selon M. Villeroy de Galhau. Selon les propositions du Conseil européen, l’euro numérique serait disponible en ligne ou hors ligne, et pourrait dont être utilisé même sans connexion internet. Des limites sur la quantité totale d’euros numériques pouvant être détenus à tout moment sur des comptes numériques en ligne et dans des portefeuilles numériques sont prévues.Le texte définit également le cadre dans lequel les prestataires de services de paiement, c’est-à-dire les banques, seront indemnisés.Pendant une période transitoire d’au moins cinq ans, les commissions d’interchange des banques et commissions de service à la charge du commerçant seront plafonnées à un niveau fondé sur les commissions pour des moyens de paiement comparables, c’est à dire 0,20% du montant de la transaction. Après la période de transition, les plafonds des commissions seront fixés sur la base des coûts réels associés à l’euro numérique.”Après le vote attendu au Parlement européen en mai, nous avons l’intention de mener un projet pilote dès 2027 et de lancer potentiellement l’euro numérique en 2029″, a ajouté M. Villeroy de Galhau.