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Pakistan: plus d’une centaine de morts dans une série d’attaques au Baloutchistan

Plus d’une centaine de personnes, dont 92 assaillants, 18 civils et 15 membres des forces de sécurité, ont péri samedi dans le sud-ouest du Pakistan lors d’une série d’attaques “coordonnées” revendiquées par les séparatistes de la province du Baloutchistan, selon l’armée.Le Pakistan fait face depuis des décennies à une insurrection séparatiste au Baloutchistan. Les attaques …

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L’Iran dit vouloir éviter la guerre et privilégier la diplomatie

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé samedi soir qu’une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iran ni des Etats-Unis, disant vouloir privilégier la diplomatie.”La République islamique d’Iran n’a jamais recherché et ne recherche en aucun cas la guerre, et elle est profondément convaincue qu’une guerre ne serait dans l’intérêt ni de l’Iran, ni des …

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Gaza: 32 morts dans des frappes israéliennes, selon les autorités locales

Des frappes aériennes israéliennes ont fait samedi 32 morts selon la Défense civile, dont des femmes et des enfants, dans la bande de Gaza, où la trêve est très précaire.Israël a dit de son côté avoir mené des bombardements en réponse à des violations du cessez-le-feu.Si des personnes ont été tuées presque quotidiennement dans des …

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A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l’immigration

Une juge américaine a rejeté samedi, de manière temporaire, la demande des autorités démocrates du Minnesota de bloquer les opérations de la police de l’immigration du gouvernement de Donald Trump, qui secouent depuis plusieurs semaines Minneapolis et sont à l’origine de la mort de deux manifestants.Un autre juge a par ailleurs ordonné aux autorités de …

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A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l’immigration

Une juge américaine a rejeté samedi, de manière temporaire, la demande des autorités démocrates du Minnesota de bloquer les opérations de la police de l’immigration du gouvernement de Donald Trump, qui secouent depuis plusieurs semaines Minneapolis et sont à l’origine de la mort de deux manifestants.Un autre juge a par ailleurs ordonné aux autorités de libérer le petit garçon arrêté à Minneapolis par la police de l’immigration et dont la photo, bonnet bleu vissé sur la tête, avait fait le tour du monde. Il dénonce dans sa décision la “perfide soif d’un pouvoir sans entraves”.Depuis des semaines, des milliers de policiers fédéraux, dont des agents souvent masqués, multiplient les coups de filet dans la région de Minneapolis pour arrêter les sans-papiers afin de les expulser, objectif prioritaire du président américain.Leurs méthodes, vues comme brutales, ainsi que la mort de deux manifestants s’opposant à leur présence, tués par balles par des agents fédéraux à Minneapolis, ont provoqué une vive émotion dans le pays.Dans la plus grande ville du Minnesota, des milliers de manifestants bravent régulièrement le froid polaire pour demander que s’achève ces opérations anti-immigration qui bousculent depuis des semaines la vie quotidienne.Avec les villes jumelles de Minneapolis et St Paul, l’Etat du Minnesota a récemment demandé à la justice fédérale de bloquer l’afflux d’agents fédéraux dans la métropole, estimant qu’il s’agissait là d’une violation des droits de l’Etat protégés par la Constitution.Mais dans une décision en référé rendue samedi, la juge Katherine Menendez a estimé que les arguments des plaignants n’étaient pas suffisants pour prendre la lourde décision de leur accorder un blocage temporaire.La ministre de la Justice de Donald Trump, Pam Bondi, a parlé d’une “énorme victoire judiciaire”, quand le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, s’est dit “déçu”.- Conséquences “déchirantes” -Mais la juge ne tranche pas la question d’une éventuelle illégalité de cette vaste opération de la police fédérale nommée “Metro Surge”, qui sera au coeur de l’examen au fond de la demande.Elle écrit cependant que “les plaignants ont démontré de manière convaincante” que les opérations de la police de l’immigration “ont eu, et auront vraisemblablement encore, des conséquences profondes, et même déchirantes” pour les habitants de la région, évoquant les contrôles au faciès.Dans un jugement distinct et particulièrement cinglant contre l’Etat fédéral, un juge a ordonné samedi aux autorités de libérer d’ici mardi Liam Conejo Ramos, 5 ans, et son père.Leur arrestation, le 20 janvier, dans les rues enneigées de Minneapolis, avait ému au-delà des Etats-Unis avec la photo montrant le garçon apeuré et coiffé d’un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un cartable tenu par un agent vêtu de noir.Père et fils étaient depuis détenus à 1.800 kilomètres de là, dans un centre de détention pour familles de migrants au Texas.”Cette affaire trouve son origine dans la mise en place, mal conçue et mal exécutée par le gouvernement, de quotas quotidiens d’expulsions, même si cela implique de traumatiser des enfants”, écrit le juge fédéral Fred Biery dans son jugement.”Il apparaît également que le gouvernement ignore un document historique américain appelé la Déclaration d’indépendance”, écrit encore ce juge du Texas nommé par un président démocrate, avant de citer des propos de Thomas Jefferson sur la nécessité de se prévenir de l’autoritarisme. Depuis la mort il y a une semaine du manifestant Alex Pretti sous les balles des policiers fédéraux, deux semaines après celle dans les mêmes circonstances de Renee Good, Donald Trump souffle le chaud et le froid.Le dirigeant républicain a encore qualifié samedi les manifestants d'”agitateurs”, assurant sur son réseau Truth Social que les forces fédérales se tenaient prêtes à aider si besoin les polices locales pour y faire face.Les opérations de police ont bouleversé la vie des habitants de cette grande ville du nord du pays, certains se terrant chez eux par crainte d’être arrêtés.”C’est inhumain de vivre ainsi, prisonnier dans sa propre maison”, confie ainsi à l’AFP Ana, qui s’exprime sous couvert d’un pseudonyme. Depuis deux mois, cette famille mexicaine s’enferme chez elle à double tour.

Gaza: 32 morts dans des frappes israéliennes, selon les autorités locales

Des frappes aériennes israéliennes ont fait samedi 32 morts selon la Défense civile, dont des femmes et des enfants, dans la bande de Gaza, où la trêve est très précaire.Israël a dit de son côté avoir mené des bombardements en réponse à des violations du cessez-le-feu.Si des personnes ont été tuées presque quotidiennement dans des bombardements à Gaza depuis l’entrée en vigueur de la trêve avec le mouvement islamiste Hamas en octobre, les frappes de samedi sont particulièrement meurtrières.”Le bilan depuis l’aube est monté à 32 morts, pour la plupart des enfants et des femmes”, a indiqué dans un communiqué la Défense civile de Gaza, un organisme de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, après avoir fait état précédemment de 28 morts. – “Tentes visées” -“Des appartements, des tentes, des abris et un commissariat ont été visés”, a précisé son porte-parole, Mahmoud Bassal.Dans le quartier de Rimal à Gaza-ville, un logement a été soufflé par l’explosion.”Trois filles sont décédées dans leur sommeil. Nous avons retrouvé leurs corps dans la rue”, a déclaré à l’AFP un proche, Samer al-Atbash, alors que des traces de sang étaient visibles.Ailleurs dans la ville, la frappe sur le commissariat a fait sept morts, dont des civils présents dans les locaux à ce moment-là, d’après la direction générale de la police.Une tente abritant des déplacés à Khan Younès (sud) a également été touchée, et sept membres d’une même famille, dont un enfant, sont morts, selon le bureau de presse du gouvernement du Hamas.Lors d’une autre attaque non loin, l’armée israélienne a frappé un abri à al-Mawassi, un secteur où des dizaines de milliers de Gazaouis déplacés ont installé des tentes et des abris de fortune, a rapporté un journaliste de l’AFP. De la fumée s’élevait du secteur touché, au milieu de milliers de tentes.Dans un communiqué, l’armée israélienne a dit avoir agi en représailles à un incident survenu vendredi lors duquel huit combattants palestiniens étaient sortis d’un tunnel de Rafah, dans le sud de Gaza, ce qui, selon elle, constituait une violation du cessez-le-feu.Elle a précisé que ses forces avaient frappé quatre commandants et d’autres membres du Hamas et d’un autre mouvement armé, le Jihad islamique.Un membre du bureau politique du Hamas, Souhail al-Hindi, a rejeté ces affirmations.”Ce qui s’est passé aujourd’hui est un crime à part entière commis par un ennemi qui ne respecte ni les accords ni aucun engagement”, a-t-il dit à l’AFP.Selon le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du mouvement islamiste, au moins 509 personnes ont été tuées par des tirs ou des frappés israéliennes depuis le début du cessez-le-feu, tandis que l’armée israélienne dit avoir perdu quatre de ses soldats au cours de la même période à Gaza.- “Mouvement limité” -Les restrictions d’accès imposées par Israël aux médias empêchent l’AFP de vérifier de manière indépendante le nombre de victimes ou de couvrir librement les violences à Gaza.L’Egypte et le Qatar, médiateurs entre Israël et le Hamas, ont condamné samedi les “violations répétées” par Israël du cessez-le-feu, appelant toutes les parties à “faire preuve de la plus grande retenue” à l’approche de la réouverture du poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte.Israël doit rouvrir le passage dimanche “pour un mouvement limité de personnes uniquement”.Une décision attendue de longue date par les Palestiniens de Gaza, l’ONU et nombre d’ONG internationales car la situation humanitaire reste dramatique pour les plus de deux millions de Palestiniens vivant à Gaza.La quasi-totalité des habitants ont été déplacés au moins une fois pendant les plus de deux ans de guerre, et des centaines de milliers de personnes vivent encore sous des tentes ou dans des abris de fortune.La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël.Cette attaque a entraîné la mort de 1.221 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Au moins 71.769 Palestiniens ont été tués dans le petit territoire côtier par la campagne militaire israélienne de représailles, d’après le ministère de la Santé.

L’Iran dit vouloir éviter la guerre et privilégier la diplomatie

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé samedi soir qu’une guerre n’était dans l’intérêt ni de l’Iran ni des Etats-Unis, disant vouloir privilégier la diplomatie. “La République islamique d’Iran n’a jamais recherché et ne recherche en aucun cas la guerre, et elle est profondément convaincue qu’une guerre ne serait dans l’intérêt ni de l’Iran, ni des États-Unis, ni de la région”, a déclaré le président Pezeshkian lors d’un appel avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, rapporté par la présidence iranienne.Alors que le président américain Donald Trump entretient depuis plusieurs jours le doute sur une opération militaire contre Téhéran, M. Pezeshkian a déclaré que “pour la République islamique d’Iran, le règlement des différends par la diplomatie a toujours été prioritaire sur la guerre”.Cette déclaration intervient quelques heures après celle d’Ali Larijani, secrétaire de la plus haute instance de sécurité en Iran, qui a fait état de “progrès” en vue de “négociations” avec Washington.Ces signes d’apaisement interviennent alors que le président américain avait affirmé vendredi que l’Iran voulait “conclure un accord” sur le nucléaire, ajoutant qu’il avait fixé à Téhéran un ultimatum sans donner plus de détails.Ils font suite à des déclarations nettement plus offensives du chef de l’armée iranienne Amir Hatami, affirmant que les forces armées iraniennes sont “en état d’alerte maximale” face à une éventuelle attaque américaine.Depuis la vague de contestation réprimée début janvier dans le sang par le pouvoir iranien, Donald Trump a multiplié les avertissements tout en soufflant le chaud et le froid, et a déployé une dizaine de navires dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln.Ces menaces entretiennent un climat de fébrilité en Iran. Une explosion survenue samedi dans un immeuble résidentiel de Bandar Abbas, un port du sud de l’Iran sur le Golfe, est restée inexpliquée plusieurs heures avant que les pompiers annoncent qu’il s’agissait d’une fuite de gaz.Des incidents distincts ont été rapportés ailleurs dans le pays mais les médias ont rapidement écarté tout lien avec une attaque américaine.- Exercice naval -Tout en se disant ouvert au dialogue, l’Iran, “doigt sur la gâchette”, a déjà averti que de “nombreuses” bases américaines dans la région se trouvaient à portée de missiles iraniens. Il a également menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.Les Gardiens de la Révolution vont y mener à partir de dimanche “un exercice naval de tir réel de deux jours”, a indiqué le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), mettant en garde contre “tout comportement dangereux” à proximité des forces américaines.Pour autant, le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, n’avait pas exclu vendredi de participer à des discussions si elles étaient “justes et équitables”, répétant que son pays n’avait “jamais cherché à se doter de l’arme nucléaire”.Il a cependant ajouté que les capacités de défense et les missiles de son pays “ne feraient jamais l’objet de négociations”.- Khamenei prie à Téhéran -La pression est aussi montée ces derniers jours avec l’inscription par l’UE sur la liste des “organisations terroristes” des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique accusée d’avoir orchestré la répression des manifestations. Une décision qualifiée d'”insensée” par Téhéran.Alors que des analystes n’excluent pas le fait que les Etats-Unis veuillent éliminer les plus hauts dirigeants iraniens, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a visité samedi le mausolée de Rouhollah Khomeini, le fondateur de la République islamique, dans le sud de Téhéran.Dans des images publiées sur son site officiel, M. Khamenei, qui ne s’était pas montré en public depuis le 17 janvier, apparaît en train de prier.Sorti affaibli de la guerre de juin 2025, le pouvoir iranien a étouffé les récentes manifestations, initialement contre le coût de la vie, mais qui se sont transformées en défi au pouvoir.Plus de 6.500 personnes, dont 6.170 manifestants et 124 enfants, ont été tuées en Iran, d’après un bilan actualisé de l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), dont le siège est aux Etats-Unis et qui enquête sur plus de 17.000 décès potentiels supplémentaires.  Les autorités iraniennes reconnaissent que des milliers de personnes ont été tuées lors des manifestations, mais affirment que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou passants tués par des “émeutiers”.