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Nouvelles manifestations en Iran, une ONG met en garde contre un “massacre”

Des Iraniens ont de nouveau manifesté contre le pouvoir dans la nuit, une ONG s’inquiétant dimanche dans le pays privé d’internet d’un “massacre” des forces de l’ordre pour mettre fin à une contestation inédite depuis trois ans.Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et …

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Des libérations d’opposants toujours attendues au Venezuela, Maduro reste combatif

Les Vénézuéliens attendent toujours dimanche la poursuite des libérations de prisonniers politiques promises par le régime, tandis que le président déchu Nicolas Maduro reste combatif depuis sa cellule américaine.Un collectif d’ONG de défense des droits humains a déploré le décès survenu la veille d’Edison José Torres Fernandez, un policier de 52 ans, détenu pour trahison …

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Dans un hôpital de Gaza, les patients veulent que MSF continue sa mission

“Ils sont restés toute la guerre à nos côtés”. Adam Asfour, petit garçon au bras gauche entaillé par des éclats d’obus, se désole de la perspective que l’ONG Médecins sans frontières quitte la bande de Gaza.Les autorités israéliennes ont sommé 37 organisations étrangères, dont MSF, de partir d’ici début mars après leur refus de soumettre …

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Les Birmans votent pour la deuxième phase des législatives organisées par la junte

La deuxième phase des élections législatives a débuté dimanche en Birmanie, où la junte au pouvoir promet un retour à la démocratie à l’issue de ce scrutin dénoncé par les observateurs occidentaux comme une manœuvre pour prolonger le régime militaire.L’armée dirige le pays d’Asie du Sud-Est depuis son indépendance en 1948, en dehors d’une parenthèse …

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Nouvelles manifestations en Iran, une ONG met en garde contre un “massacre”

Des Iraniens ont de nouveau manifesté contre le pouvoir dans la nuit, une ONG s’inquiétant dimanche dans le pays privé d’internet d’un “massacre” des forces de l’ordre pour mettre fin à une contestation inédite depuis trois ans.Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes et pris de l’ampleur ces derniers jours.Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement, alors que la République islamique fait face à l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979.Devant un Iran “aspirant à la liberté”, le président américain Donald Trump a répété samedi que Washington se tenait “prêt à aider”.En cas de frappes américaines, l’Iran ripostera en ciblant des sites militaires et le transport maritime des Etats-Unis, a averti dimanche le président du Parlement.- Hôpitaux “débordés” -Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l’est du pays.Ces images sont probablement diffusées par des moyens satellitaires, alors que la coupure d’internet, depuis maintenant plus de 60 heures, rend quasi impossible toute communication avec le monde extérieur.”Cette mesure de censure constitue une menace directe pour la sécurité et le bien-être des Iraniens”, a souligné sur son compte X l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Dans d’autres vidéos, qui n’ont pas pu être authentifiées par l’AFP à ce stade, on voit des familles qui semblent identifier dans une morgue de Téhéran les corps de proches tués dans les manifestations.L’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a déclaré avoir confirmé la mort de 116 personnes, dont 37 membres des forces de sécurité ou autres responsables, depuis le début du mouvement. L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, doit publier son bilan plus tard dimanche, après avoir fait état vendredi d’au moins 51 manifestants tués et de centaines de blessés.Mais les militants ont averti que la coupure d’internet limitait fortement la circulation de l’information et que le nombre réel de victimes risquait d’être bien plus élevé.Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a dit avoir reçu des “témoignages directs et des rapports crédibles” sur la mort de centaines de manifestants ces derniers jours.”Un massacre est en cours en Iran. Le monde doit agir maintenant pour empêcher de nouvelles pertes humaines”, avertit l’organisation.Elle ajoute que les hôpitaux sont “débordés”, que les réserves de sang diminuent et que de nombreux manifestants ont été délibérément visés aux yeux par des tirs.- Lignes téléphoniques coupées -Dans des déclarations à la télévision d’Etat, le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni a affirmé que les actes de “vandalisme” étaient en baisse, mettant en garde “ceux qui mènent les manifestations vers la destruction, le chaos et des actes terroristes”.Dimanche, le chef de la police a annoncé “d’importantes arrestations contre les principaux éléments impliqués dans les émeutes, qui, si Dieu le veut, seront punis après la fin des procédures légales”.A Téhéran, un journaliste de l’AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne. Le prix de la viande a presque doublé depuis le début de la contestation et beaucoup de boutiques ont baissé le rideau.Les écoles sont fermées et l’enseignement se fait désormais à distance mais sans internet, il est impossible de se connecter. De même, si de nombreux Iraniens se rendent encore au bureau, l’absence de réseau rend toute activité pratiquement impossible.Samedi soir, les lignes de téléphonie mobile ont également été coupées. Selon des habitants de Téhéran, lors de la dernière grande vague de manifestations en 2022-2023, elles continuaient de fonctionner et le niveau de perturbation de la vie quotidienne n’avait rien à voir avec la situation actuelle.Très présent sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, fils en exil du chah renversé en 1979, a appelé à de nouvelles actions plus tard dimanche.”N’abandonnez pas les rues. Mon cœur est avec vous. Je sais que je serai bientôt à vos côtés”, a-t-il lancé.

Les Birmans votent pour la deuxième phase des législatives organisées par la junte

La deuxième phase des élections législatives a débuté dimanche en Birmanie, où la junte au pouvoir promet un retour à la démocratie à l’issue de ce scrutin dénoncé par les observateurs occidentaux comme une manœuvre pour prolonger le régime militaire.L’armée dirige le pays d’Asie du Sud-Est depuis son indépendance en 1948, en dehors d’une parenthèse démocratique qui avait suscité une vague de réformes et d’optimisme entre 2011 et 2021.Les militaires ont repris le pouvoir lors d’un coup d’Etat il y a cinq ans, annulant le résultat des dernières élections, arrêtant la figure démocratique Aung San Suu Kyi et plongeant la Birmanie dans une guerre civile.Les bureaux de vote ont ouvert à 06H00 (23H30 GMT samedi) à Kawhmu, la circonscription de l’ancienne dirigeante et prix Nobel de la paix, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent fermer dans l’après-midi.Than Than Sint, une agricultrice, a admis que le pays connaissait de “nombreux problèmes” et dit à l’AFP avoir voté pour remplir son devoir civique et parce qu’elle souhaitait la paix en Birmanie.”On sait que cela n’arrivera pas tout de suite. Mais on doit avancer étape par étape pour les générations futures”, a déclaré cette femme de 54 ans à la sortie d’une école primaire transformée en bureau de vote à Kawhmu.”Je pense que les choses s’amélioreront après l’élection”, a-t-elle jugé.Après avoir gouverné par la force pendant cinq ans, la junte présente ces législatives, qui doivent s’achever le 25 janvier à l’issue d’une troisième phase, comme un pas vers la réconciliation.Mais Aung San Suu Kyi, âgée de 80 ans, reste emprisonnée et son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été dissous.De nombreux pays et observateurs internationaux ont condamné ces élections, marquées par une répression des voix dissidentes, et des listes majoritairement composées de partis favorables à l’armée.Le Parti de l’union, de la solidarité et du développement (PUSD), que des experts considèrent comme un relais civil de la junte, a remporté près de 90% des sièges de la chambre basse en jeu lors de la première phase du scrutin fin décembre.Peuplée d’environ 50 millions d’habitants, la Birmanie est déchirée par une guerre civile et les élections ne se tiennent pas dans les larges zones tenues par les rebelles.- “Façade de légitimité” -“Les résultats ne sortiront que de la bouche des militaires”, a déclaré un habitant de Rangoun âgé de 50 ans, sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité.Les analystes estiment que l’armée cherche à redorer son image pour améliorer ses relations diplomatiques, attirer davantage d’investissements étrangers et couper l’élan des rebelles.”La junte a conçu le scrutin pour assurer la victoire de son relais (le PUSD), renforcer la domination militaire en Birmanie et fabriquer une façade de légitimité alors que la violence et la répression se poursuivent sans relâche”, a dénoncé jeudi l’expert de l’ONU Tom Andrews.La première phase a vu fin décembre un taux de participation d’environ 50%, bien en-deçà des 70% du scrutin de 2020 qui avait porté le parti d’Aung San Suu Kyi au pouvoir.”Le peuple a très peu d’intérêt pour cette élection”, a estimé l’habitant de Rangoun. “Elle ne mettra pas fin à nos souffrances.”La LND d’Aung San Suu Kyi avait largement devancé les candidats proches des militaires aux élections de 2020 avant que le général Min Aung Hlaing ne s’empare du pouvoir en invoquant une fraude électorale généralisée.Selon le Réseau asiatique pour des élections libres, les noms des partis qui avaient alors remporté 90% des sièges ne figurent pas cette fois sur les bulletins de vote après avoir été dissous par la junte.Dans le sillage du coup d’Etat de février 2021, l’armée a réprimé les manifestations pro-démocratie, mais des militants ont formé des guérillas qui combattent souvent aux côtés d’armées issues de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central.Le chef militaire Min Aung Hlaing n’a pas exclu l’idée d’échanger son uniforme kaki contre le costume civil de président lorsqu’un nouveau gouvernement sera formé.Il a affirmé lors de la première phase que l’élection était “libre et équitable”.