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Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver “exceptionnel” en Ukraine

Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes “pendant une semaine”, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”, alors que l’Ukraine subit une importante vague de froid.La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur les contours exacts de …

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Starmer défend un rapprochement avec Pékin, “très dangereux” pour Trump

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a défendu vendredi sa visite en Chine comme un moyen de reconstruire une confiance mutuelle et renforcer les relations commerciales avec Pékin, une perspective que Donald Trump a jugé “très dangereuse”.S’exprimant devant la communauté d’affaires chinoise et britannique à la Bank of China, M. Starmer a de nouveau vanté …

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Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire, la police de l’immigration au coeur du débat

Trois mois après le dernier “shutdown”, les Etats-Unis se retrouveront vendredi à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.Passée l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage …

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Des responsables italiens jugés pour un naufrage meurtrier de migrants

Six membres de la police et des garde-côtes italiens comparaissent vendredi devant la justice, accusés d’être intervenus trop tard pour secourir un bateau de migrants en 2023, dont le naufrage a coûté la vie à au moins 94 personnes.Cette catastrophe survenue au large de la côte calabraise, dans le sud de l’Italie, est la pire …

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Les Etats-Unis vers une paralysie budgétaire, la police de l’immigration au coeur du débat

Trois mois après le dernier “shutdown”, les Etats-Unis se retrouveront vendredi à minuit de nouveau en situation de paralysie budgétaire, même si un accord conclu jeudi entre la Maison Blanche et les démocrates devrait permettre d’éviter une crise de longue durée.Passée l’heure limite, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires.Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusaient d’adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandaient au gouvernement de Donald Trump d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.Mais ce “shutdown” pourrait être de courte durée, puisque Donald Trump a annoncé jeudi soir avoir trouvé un compromis avec les démocrates pour que ceux-ci adoptent cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le ministère de la Sécurité intérieure – et donc l’ICE – fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.”La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre +shutdown+ long et néfaste de l’Etat fédéral”, a déclaré le président républicain sur sa plateforme Truth Social, en vantant ses accomplissements en matière économique.Le Sénat devrait à présent voter sur ce nouveau texte dans la journée de vendredi.Mais puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi va devoir faire la navette retour.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de “shutdown” partiel.- “Brutalité” -Le chef républicain de la Chambre, Mike Johnson, a déclaré que les députés s’attèleraient à la nouvelle version dès leur retour à Washington.”On s’y mettra tout de suite”, a-t-il déclaré à des journalistes à l’avant-première à Washington du film “Melania”, produit par la Première dame.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption au Sénat avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Les décès de Renee Good et d’Alex Pretti, tous deux tués par balle par des agents fédéraux à quelques semaines d’intervalle dans cette métropole du nord des Etats-Unis, ont provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.De nombreux élus démocrates ont appelé à ce que des garde-fous soient instaurés sur la manière dont l’ICE opère, et ont dit refuser de voter tout budget pour le DHS — son ministère de tutelle — tant que l’administration Trump ne revoit pas sa politique en la matière.Qualifiant l’action des agents fédéraux de “brutalité soutenue par l’Etat”, le chef des démocrates au Sénat a appelé jeudi à des réformes, notamment à la fin des “patrouilles volantes”.”Ce n’est pas ça l’Amérique”, a déclaré Chuck Schumer dans l’hémicycle, qualifiant les agents de l’ICE de “voyous arpentant nos rues”.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si un “shutdown” semble désormais inévitable vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront probablement pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier — le plus long de l’histoire des Etats-Unis — lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée à l’époque par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump et aux républicains au Congrès.

Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver “exceptionnel” en Ukraine

Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes “pendant une semaine”, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”, alors que l’Ukraine subit une importante vague de froid.La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur les contours exacts de cette trêve surprise, qui intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver dimanche pour des négociations directes aux Emirats arabes unis.”J’ai personnellement demandé au président Poutine de ne pas faire feu sur Kiev et les autres villes pendant une semaine. Et il a accepté de le faire, et je dois vous dire, c’était très gentil”, a dit le président américain en conseil des ministres.Donald Trump a dit avoir fait cette demande en raison du froid “exceptionnel” en Ukraine, alors que le pays est confronté à des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur à cause des frappes russes.Selon le Centre hydrométéorologique ukrainien, de dimanche à mardi, “un temps très froid est prévu” en Ukraine: “les températures nocturnes devraient descendre jusqu’à -20 à -27°C, et dans certaines parties (…), les températures nocturnes devraient descendre jusqu’à -30°C”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié Washington pour ses “efforts visant à mettre fin aux attaques contre le secteur énergétique”.- “Une catastrophe humanitaire s’annonce” -Jeudi soir, toutefois, après l’annonce surprise de Donald Trump, le gouverneur de la région de Zaporijjia (centre-est) a fait état d’une attaque russe contre la capitale régionale, qui a endommagé un immeuble.Au cours d’un appel avec M. Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz a certes salué le travail de Washington “en faveur d’une trêve” mais souligné aussi que “la destruction systématique et brutale des infrastructures énergétiques civiles ukrainiennes” par Moscou était “toujours en cours”, d’après un porte-parole.Vendredi, l’Agence internationale de l’énergie atomique réunit d’ailleurs son conseil des gouverneurs à la demande de pays membres inquiets de la situation nucléaire en Ukraine, dans le sillage d’attaques russes.Le réseau énergétique ukrainien a été sévèrement mis à mal ces derniers mois par une série de frappes russes massives qui ont endommagé les centrales et transformateurs électriques et le secteur gazier du pays.Ces frappes ont provoqué de vastes coupures d’électricité et de chauffage alors que les températures sont déjà glaciales, notamment dans la capitale Kiev (-6°C dans la nuit), et dans les grandes villes de Kharkiv (nord-est), Odessa (sud) et Dnipro (centre).Les autorités ukrainiennes affirment mener des travaux d’urgence pour restaurer le réseau et ont ouvert des espaces dédiés où les habitants peuvent se réchauffer et accéder à l’électricité. Jeudi, la municipalité de Kiev a indiqué que 613 bâtiments étaient toujours sans chauffage dans la capitale.”L’hiver est très rude et les Ukrainiens souffrent énormément. Une catastrophe humanitaire s’annonce là-bas”, a martelé jeudi Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne qui a annoncé l’octroid’une aide humanitaire d’urgence de 145 millions d’euros face au rude hiver ukrainien.- “Progrès” -Jeudi, Donald Trump a assuré que “beaucoup de progrès” avaient été faits jusqu’ici dans les pourparlers diplomatiques entre Moscou, Kiev et Washington, alors que la guerre déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie entre bientôt dans sa cinquième année.Les premières négociations directes tripartites sur le plan de Washington pour mettre fin à la guerre ont eu lieu vendredi et samedi à Abou Dhabi. Une nouvelle session devrait s’y tenir dimanche, à laquelle les Etats-Unis pourraient de nouveau participer, selon le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. En amont de ces discussions, Vladimir Poutine a reçu jeudi à Moscou son homologue émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, lui faisant part de sa reconnaissance pour “la tenue de pourparlers trilatéraux” la semaine dernière, selon la télévision russe.Mohammed ben Zayed a de son côté réaffirmé le soutien des Emirats en faveur de “solutions diplomatiques nécessaires”, mentionnant notamment la médiation de son pays dans les échanges de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine.Ces échanges, comme ceux de dépouilles, sont jusqu’à présents les seuls résultats concrets de négociations entre Moscou et Kiev sur le conflit déclenché par l’offensive russe en Ukraine en février 2022.Jeudi, la Russie a rendu à l’Ukraine 1.000 corps, “présentés par la partie russe comme ceux de militaires ukrainiens”, a annoncé l’administration ukrainienne chargée des prisonniers de guerre. Le dernier rapatriement de ce type datait de fin octobre.En février dernier, Volodymyr Zelensky avait affirmé à une chaîne de télévision américaine que son pays avait perdu près de 46.000 soldats depuis 2022, un chiffre que des analystes jugent sous-évalué.burs-jnd/lpa

Starmer défend un rapprochement avec Pékin, “très dangereux” pour Trump

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a défendu vendredi sa visite en Chine comme un moyen de reconstruire une confiance mutuelle et renforcer les relations commerciales avec Pékin, une perspective que Donald Trump a jugé “très dangereuse”.S’exprimant devant la communauté d’affaires chinoise et britannique à la Bank of China, M. Starmer a de nouveau vanté ses entretiens “très chaleureux, très bons” avec le président Xi Jinping la veille.Il a répété que ces échanges ont permis de “faire de vrais progrès” et que “c’est comme ça que nous construisons la confiance mutuelle et le respect qui est si important”.Comme la récente visite du Premier ministre canadien Mark Carney, ce rapprochement entre Londres et Pékin hérisse Donald Trump, dans le contexte de rivalité croissante entre les deux premières puissances mondiales.”C’est très dangereux pour eux de faire ça”, a lâché le président américain lors d’un échange avec la presse à son arrivée pour une avant-première à Washington d’un documentaire consacré à son épouse Melania Trump.Concrètement, Keir Starmer, qui se rend vendredi à Shanghai avant de s’envoler pour le Japon, ne repart pas de Chine avec une moisson de contrats ou des annonces fracassantes.Il a obtenu quelques gestes de Pékin, comme une baisse bienvenue des droits de douane sur les exportations de whisky ou un accord de coopération en matière de lutte contre l’immigration, dont la portée reste à démontrer.- “Bénéfique” -Pékin a également accordé au Royaume-Uni une exemption de visas pour les Britanniques effectuant des séjours de moins de 30 jours en Chine, que Londres loue comme un moyen de faciliter l’accès aux opportunités économiques du marché chinois pour les entrepreneurs britanniques.”C’est symbolique de ce que nous faisons avec cette relation”, a défendu Keir Starmer à la Bank of China.Au total, une dizaine d’accords de coopération – aux contours encore flous – ont été signés, et les deux gouvernements se sont mis d’accord pour réaliser une “étude de faisabilité afin d’explorer l’ouverture de possibles négociations sur un accord bilatéral dans les services”.Et le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé son intention d’investir 15 milliards de dollars d’ici 2030 en Chine.Mais l’essentiel n’était pas là pour le dirigeant britannique, qui a besoin de trouver des moteurs pour soutenir l’économie britannique, pénalisée par les conséquences du Brexit et les tensions commerciales internationales croissantes.Après des années d’une relation tendue sous ses prédécesseurs conservateurs, sur fonds de durcissement de la politique chinoise à Hong Kong et d’accusations réciproques d’espionnage, Keir Starmer s’évertue depuis son arrivée au pouvoir en 2024 à relancer les relations avec Pékin, troisième partenaire commercial de Londres.Et cela passait par cette visite en Chine selon Downing Street qui a également ouvert la voie à une visite de Xi Jinping au Royaume-Uni à l’avenir. Interrogé par des journalistes, son porte-parole n’a pas fermé la porte, affirmant qu'”une réinitialisation des relations avec la Chine (…) est bénéfique pour la population et les entreprises britanniques”.- Le cas Jimmy Lai -Une telle perspective hérisse l’opposition conservatrice au Royaume-Uni, qui juge déjà le dirigeant travailliste trop conciliant avec Pékin.”Nous ne devrions pas dérouler le tapis rouge pour un Etat qui mène des opérations d’espionnage quotidiennement dans notre pays, bafoue les règles commerciales internationales et soutient (le président russe Vladimir) Poutine dans sa guerre injustifiée en Ukraine”, a déclaré la cheffe du Parti conservateur, Kemi Badenoch, dans une déclaration transmise à la presse.Des députés s’inquiètent également du peu d’avancées obtenues sur le cas de l’ex-magnat des médias hongkongais Jimmy Lai, récemment condamné pour sédition et collusion avec l’étranger et qui risque une lourde peine d’emprisonnement.Dans une lettre transmise à Keir Starmer durant son voyage, le groupe parlementaire transpartisan sur les détentions arbitraires affirme que les relations avec la Chine “ne doivent pas avancer sans considération pour la vie d’un citoyen britannique emprisonné pour sa défense des valeurs démocratiques”. Jimmy Lai détient un passeport britannique.Le Premier ministre a affirmé jeudi avoir eu une “discussion respectueuse” avec Xi Jinping sur le cas du militant prodémocratie, ou la situation de la communauté des Ouïghours.

Des responsables italiens jugés pour un naufrage meurtrier de migrants

Six membres de la police et des garde-côtes italiens comparaissent vendredi devant la justice, accusés d’être intervenus trop tard pour secourir un bateau de migrants en 2023, dont le naufrage a coûté la vie à au moins 94 personnes.Cette catastrophe survenue au large de la côte calabraise, dans le sud de l’Italie, est la pire qu’ait connue le pays en dix ans.Elle a déclenché une vague de critiques contre la position intransigeante de la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni à l’égard des milliers de migrants qui gagnent chaque année l’Italie par bateau depuis l’Afrique du Nord. Trente-cinq enfants figuraient parmi les victimes lorsque le bateau s’est échoué sur les rochers au large de la ville touristique de Cutro, le 26 février 2023.Quatre agents de la police financière italienne (Guardia di Finanza, GDF), qui assure également le rôle de police des frontières, ainsi que deux membres des garde-côtes, comparaissent vendredi à Crotone, une ville voisine de Cutro.Ils sont accusés d’homicide involontaire et de  naufrage “par négligence”, un crime prévu par le code pénal italien qui sanctionne les actes de négligence ou les omissions ayant entraîné un naufrage. Le bateau surchargé avait quitté la Turquie avec à son bord des personnes originaires d’Afghanistan, d’Iran, du Pakistan et de Syrie. Environ 80 personnes ont survécu. Des dizaines de corps ont été rejetés sur la plage, leurs cercueils remplissant ensuite une grande partie d’un gymnase voisin – en bois brun pour les adultes, blanc pour les enfants.Les autorités estiment que d’autres personnes ont peut-être péri dans le naufrage, leurs corps n’ayant jamais été retrouvés.- “Négligence” -Les accusations portées contre les agents concernent une opération de recherche et de sauvetage qui n’a jamais eu lieu, alors même que le bateau avait été suivi pendant des heures.Un avion de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex avait repéré le navire en difficulté à environ 38 kilomètres au large des côtes et l’avait signalé aux autorités italiennes.Mais un navire envoyé ensuite par la GDF a fait demi-tour en raison du mauvais temps, et le bateau de migrants a fini par chavirer sur les rochers près de la plage.Les procureurs accusent la police de ne pas avoir communiqué des informations clés aux garde-côtes, tandis que ces derniers auraient omis de recueillir auprès de la police des détails qui les auraient alertés sur l’urgence de la situation.Liborio Cataliotti, avocat de l’accusé Alberto Lippolis, membre de la GDF, qui dirigeait le centre de commandement aérien et naval en charge des opérations dans la zone de Cutro, a déclaré à l’AFP que son client était “très calme” à l’approche du procès.Il a indiqué que ce dernier était tenu pour responsable parce que ses subordonnés n’avaient pas fourni davantage d’informations.Tous les prévenus travaillaient dans divers centres de contrôle éloignés du lieu du naufrage.- Davantage de victimes redoutées -Des ONG de secours aux migrants, notamment SOS Humanity et Mediterranea Saving Humans, se sont portées parties civiles dans cette affaire.Elles affirment que cette tragédie illustre la politique du gouvernement ultra-conservateur de Mme Meloni, qui considère les bateaux de migrants comme un problème de maintien de l’ordre plutôt que comme une question humanitaire.Judith Sunderland, directrice adjointe par intérim de Human Rights Watch pour l’Europe et l’Asie centrale, a déclaré que ce n’étaient pas seulement des agents individuels qui étaient jugés, mais aussi “les politiques de l’Etat italien qui privilégient la dissuasion et la criminalisation des demandeurs d’asile et des migrants plutôt que le sauvetage de vies humaines”.En visite à Cutro après la tragédie, Mme Meloni a clairement attribué la responsabilité du désastre aux trafiquants d’êtres humains, annonçant des sanctions plus sévères contre ces derniers.Deux hommes accusés d’avoir fait passer clandestinement les migrants à bord du bateau, l’un turc et l’autre syrien, ont été condamnés à vingt ans de prison en 2024.En décembre de la même année, deux Pakistanais et un autre Turc ont été également condamnés par un tribunal de Crotone à des peines allant de 14 à 16 ans de prison pour leur rôle moindre dans la gestion des migrants à bord.Selon les autorités italiennes, environ 66.000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes l’année dernière, un chiffre similaire à celui de 2024, contre plus de 157.000 en 2023.Mais nombreux sont ceux qui ont perdu la vie en tentant la traversée. Au moins 1.340 personnes sont mortes en traversant la Méditerranée centrale l’année dernière, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies.Lundi, l’agence a déclaré que des centaines de migrants auraient disparu ou seraient morts en Méditerranée en janvier lors de plusieurs naufrages.

L’Insee va dire comment s’est portée l’économie française en fin d’année

L’Insee dévoile vendredi matin comment s’est portée la croissance française au dernier trimestre 2025, et les économistes s’attendent à un chiffre assez robuste, compris entre 0,2% et 0,4%.”Nos résultats économiques sont encourageants”, s’est félicité vendredi dernier le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure en présentant ses vœux aux acteurs économiques: “tout pointe vers une croissance de l’année dernière sans doute plus proche de 0,9% que le 0,7% auquel nous nous attendions”.Cette croissance de 0,9% du produit intérieur brut (PIB) sur l’année entière est attendue par l’ensemble des économistes quelle que soit la croissance du quatrième trimestre, qui pèse peu dans le calcul arithmétique de la croissance annuelle.Fin 2025, l’économie, au vu des enquêtes mensuelles déjà publiées par l’Institut national de la statistique, a davantage reposé sur les entreprises que sur la consommation des ménages, restée assez terne, tandis que leur épargne atteint presque 19% de leur revenu disponible.Si l’année s’est mieux terminée que prévu, “on le doit en grande partie aux entreprises qui ont continué d’investir, de recruter, de produire et d’exporter”, a remarqué M. Lescure.- Aéronautique -Selon le directeur général de la Banque de France en charge des statistiques, Olivier Garnier, “le secteur ayant le mieux performé au deuxième semestre, en particulier en décembre, est l’industrie manufacturière, toujours tirée par l’aéronautique et le secteur de la défense”.Après différents problèmes d’approvisionnement qui ne lui ont permis d’assurer une pleine production que six mois seulement l’an dernier, le secteur est bien reparti en fin d’année.Stéphane Colliac, de BNP Paribas, souligne aussi qu’un autre secteur, celui-là “un peu plus sous les radars”, a tiré aussi la croissance : “les biens d’équipement électriques, électroniques et informatiques”, une dénomination de l’Insee qui recouvre notamment l’intelligence artificielle.La situation politique semble moins peser sur l’économie que dans les mois ayant suivi la dissolution de juin 2024, dans une sorte d'”autonomisation de la vie économique par rapport à la vie politique”, décrit le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, et les entreprises ont continué de travailler correctement en fin d’année alors que le vote d’un budget n’était pas acquis.Début 2026, pour lequel l’Insee prévoit actuellement 0,3% de croissance à chacun des deux premiers trimestres, l’incertitude budgétaire est en voie d’être définitivement levée, avec l’adoption quasi-assurée du projet de loi de Finances par un dernier recours au 49.3 à l’Assemblée nationale vendredi, après le rejet du texte au Sénat jeudi.- “Urgent d’agir” -En revanche, une croissance correcte ne règle que très partiellement le problème massif de finances publiques du pays.Le gouvernement, qui espérait faire adopter un budget basé sur un déficit des administrations publiques de 4,7% du PIB, a dû se résoudre à des compromis, particulièrement avec le PS, qui amèneront le déficit à 5%, après 5,4% en 2025.D’ores et déjà, l’agence Moody’s en a douté cette semaine, prédisant un déficit restant à 5,2% cette année.”Il est urgent d’agir, de réduire vigoureusement notre déficit public” – le pire de la zone euro, NDLR -, “de maîtriser nos dépenses et de stabiliser notre dette publique”, la troisième de la zone, a rappelé jeudi la présidente par intérim de la Cour des comptes, Carine Camby.”Il est vain de parler de souveraineté alimentaire, numérique, industrielle ou sanitaire, quand notre souveraineté budgétaire est mise en péril par notre charge de la dette”, a-t-elle mis en garde.Les chiffres du quatrième trimestre des croissances espagnole et italienne seront également publiés vendredi, ainsi que des chiffres détaillés de la croissance allemande, qui a progressé de 0,2%, sur le trimestre et sur l’année 2025, selon de premières estimations, après deux années de récession.