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Bill et Hillary Clinton refusent de comparaître au Congrès sur l’affaire Epstein

L’ex-président américain Bill Clinton a refusé de se présenter mardi au Capitole de Washington pour une audition parlementaire sur ses liens passés avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, s’exposant avec son épouse Hillary à des poursuites pour entrave au Congrès.”Il ne s’est pas montré aujourd’hui”, a regretté devant la presse James Comer, le chef républicain …

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Corée du Sud : la peine de mort requise contre l’ex-président Yoon pour son coup de force de 2024

Le parquet sud-coréen a requis mardi la peine de mort contre l’ex-président Yoon Suk Yeol, pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.Les procureurs ont reproché à l’ancien chef d’Etat conservateur d’avoir mené une “insurrection” motivée par une “soif de pouvoir visant à instaurer une dictature”.Ils ont également accusé l’ex-dirigeant de 65 ans …

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“Continuez à manifester”, “l’aide est en route”, lance Donald Trump aux Iraniens

“Patriotes iraniens, continuez à manifester”: Donald Trump a encouragé mardi les manifestants en Iran à poursuivre leur mouvement et à renverser leurs institutions, promettant que “l’aide” arrivait.Le président américain a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement depuis le début le 28 décembre du mouvement, l’un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.La …

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“Continuez à manifester”, “l’aide est en route”, lance Donald Trump aux Iraniens

“Patriotes iraniens, continuez à manifester”: Donald Trump a encouragé mardi les manifestants en Iran à poursuivre leur mouvement et à renverser leurs institutions, promettant que “l’aide” arrivait.Le président américain a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement depuis le début le 28 décembre du mouvement, l’un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.La répression a fait au moins 734 morts selon l’ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers.De nouvelles vidéos, authentifiées par l’AFP, sont apparues sur les réseaux sociaux d’une scène qui avait déjà émergé, montrant des dizaines de corps alignés dans une mosquée au sud de la capitale iranienne.Les autorités iraniennes ont annoncé la tenue mercredi d’une énorme cérémonie funéraire à Téhéran en l’honneur des “martyrs” des derniers jours, en faisant essentiellement référence aux forces de l’ordre.Les condamnations internationales ont afflué mardi: l’ONU s’est dit “horrifié” par la “répression”; la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un bilan “effroyable” de morts et promis que de nouvelles sanctions contre Téhéran allaient être “rapidement” proposées aux 27.L’UE et des capitales européennes dont Paris, Berlin et Londres ont convoqué les ambassadeurs iraniens pour dénoncer la “répression la plus brutale et la plus sanglante contre des manifestations” depuis des années, des mots de la cheffe de la diplomatie britannique Yvette Cooper.”CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!”, a écrit le président américain sur son réseau Truth social, disant avoir “annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas”.La veille, La Maison Blanche avait affirmé que la possibilité de frappes aériennes était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait “la première option”.Et Donald Trump avait annoncé des sanctions douanières contre les partenaires commerciaux de l’Iran – des droits de douane de 25%, prenant effet “immédiatement”. – “Tueries à grande échelle” -L’Iran reste privé d’internet depuis jeudi dernier, soit plus de 120 heures. Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher ainsi à masquer la répression.L’IHR évoque 10.000 arrestations. Des rapports crédibles font état “de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, affirme l’ONG Human Rights Watch.”La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard”, relate Kian Tahsildari à Istanbul, reprenant le témoignage de ses amis à Mashad (nord-est de l’Iran).Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi depuis l’Iran vers l’étranger mais restent précaires, selon un journaliste de l’AFP à Téhéran.Dans la capitale, les forces de sécurité étaient moins visibles aux principaux carrefours de la ville qu’en fin de semaine dernière, au plus fort des manifestations.Les journaux faisaient leur Une sur les rassemblements massifs de la veille organisés à l’appel du pouvoir, le quotidien ultraconservateur Kayhan titrant sur “l’humiliation historique” infligée selon lui à l’Amérique et à Israël.Les médias d’Etat diffusent en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux dizaines de membres des forces de sécurité” victimes du “terrorisme” ourdi, selon le pouvoir, par Israël et les Etats-Unis.- “Opérations terroristes” -Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des “émeutiers” pilotés par l’étranger d’être à l’origine des violences.Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l’internet avait été prise en raison “d’opérations terroristes” dont “les ordres venaient de l’étranger”.  “Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts”, a-t-il ajouté.Agé de 86 ans, l’ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d’importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.Mais ces manifestations “représentent sans doute le défi le plus sérieux” pour le guide suprême “depuis des années, tant par leur ampleur que par leurs revendications politiques de plus en plus explicites”, relève Nicole Grajewski, professeure au Centre de recherches internationales de Sciences Po.Des analystes jugent cependant prématuré de prédire dans l’immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le Corps des Gardiens de la Révolution, où aucune division n’est apparue pour le moment.Le peuple, “sans défense”, a besoin de la communauté internationale, a lancé mardi le réalisateur iranien Jafar Panahi, Palme d’or du festival de Cannes. 

Un budget à portée de main ? Le gouvernement appelle à un dernier effort

Le gouvernement a appelé mardi les députés à un “dernier effort” en vue d’un compromis autour du budget de l’Etat, de retour à l’Assemblée où une majorité semble toujours inatteignable et un recours au 49.3 difficile à éviter.Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d’être censuré, fragilisé par une crise agricole, et qui joue sa crédibilité.”Le budget est à portée de main. L’urgence est de s’accorder sur le fond. Un dernier effort est nécessaire”, a lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure aux députés, à l’ouverture de la nouvelle lecture du projet de loi de finances.Pour fournir un “cap aux entreprises”, “préserver la confiance des investisseurs” et face à “la situation internationale préoccupante”, le ministre a redit la volonté du gouvernement d’aller vite. Et l’objectif de ramener le déficit sous la barre des 5% en 2026, contre 5,4% en 2025.Après “les centaines d’heures de débats” et l’examen de “plusieurs milliers d’amendements”, il est “l’heure” de “faire aboutir” les discussions, a souligné à sa suite la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Elle a listé “trois grands sujets” sur lesquels l’Assemblée doit encore “rapprocher ses positions”. D’abord, sur le financement des collectivités, dont l’examen des articles devrait commencer dans la soirée. Puis sur “les dépenses d’avenir”, l’enseignement, la recherche, la transition écologique ou encore le logement. Et enfin sur le pouvoir d’achat, “pour mieux protéger les plus modestes”.Trois priorités détaillées par le groupe socialiste dans ses négociations avec le gouvernement dont la clémence est cruciale pour la survie du gouvernement. “Je crois que le gouvernement a entendu nos points”, affirmait plus tôt le député socialiste Arthur Delaporte.- Vers le 49.3 ? -Mais si l’exécutif continue d’afficher sa volonté d’aboutir à un accord, un vote dans l’hémicycle semble toujours aussi improbable. Le Rassemblement national d’un côté, la France insoumise, les écologistes et les communistes, de l’autre, ont redit leur opposition au texte.L’hémicycle a toutefois balayé la motion de rejet préalable défendue par le groupe LFI, permettant à l’examen de se poursuivre.Ainsi le recours à l’article 49.3 de la Constitution ou aux ordonnances semblent quasi inéluctables pour doter la France d’un budget. Une partie de la classe politique presse le gouvernement d’abréger les débats en recourant rapidement à l’article constitutionnel qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une motion de censure.Le rejet du texte la semaine dernière en commission a renforcé les interrogations. Faut‑il laisser les débats se dérouler ou écourter sans tarder ? Il faut y avoir recours “le plus tôt possible”, et éviter de “s’abîmer dans des discussions dont on sait hélas qu’elles n’aboutiront pas”, a appelé le député MoDem Jean-Paul Mattei en conférence de groupe.L’exécutif semble, pour l’heure, privilégier la première option.- Tracteurs -Sébastien Lecornu “veut traîner le plus longtemps possible”, confie à l’AFP l’un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un “échec” pour lui, et “s’il l’utilise, c’est qu’il est allé jusqu’au bout ”.Car pour Sébastien Lecornu, c’est non seulement prendre le risque d’être renversé, mais aussi de se dédire. Le Premier ministre s’était en effet engagé à ne pas utiliser ce 49.3, dans un Parlement sans majorité. “Les étapes qui viennent seront importantes sur sa popularité, sur l’image qu’il renvoie”, affirme à l’AFP une ministre.Le Premier ministre a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l’accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi.Mais sur le budget, il devra composer avec leurs demandes sans braquer la droite, qui a réaffirmé son refus d’augmenter les impôts et son attachement à réduire les dépenses.Selon une ministre, le gouvernement choisira son moment pour actionner le 49.3 en fonction du “climat” ambiant, plutôt que sur le fond du compromis, alors que la colère agricole persiste.Des centaines d’agriculteurs avec leur tracteurs étaient encore mobilisés mardi en début de soirée devant le Palais Bourbon, où les klaxons résonnaient jusque dans l’hémicycle. Face à cette pression, Sébastien Lecornu a annoncé “une loi d’urgence agricole” examinée avant l’été.bur-are-sl-od-cma/gbh/spi

Au premier jour de son procès en appel, Marine Le Pen soutient n’avoir “rien dissimulé”

Pour sa première prise de parole à l’ouverture de son procès en appel à Paris, décisif pour la présidentielle de 2027, Marine Le Pen a soutenu mardi n’avoir eu “aucun sentiment” de commettre un délit ni “rien dissimulé” dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN.Au terme de deux heures et demie de rapport introductif de la présidente de la cour, Michèle Agi, la cheffe de file de l’extrême droite, 57 ans, a été appelée à la barre pour expliquer les raisons de son appel du jugement de mars 2025 qui l’a condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.”Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis -, je veux bien l’entendre. Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, nous n’avions aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants”, a déclaré la patronne des députés RN, veste bleu nuit et chemisier rose, dans un discours tranchant avec ses virulents démentis des faits en première instance.”Si tant est qu’une faute ait été commise”, a-t-elle insisté, le Parlement européen n’a selon elle “pas joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû (le) jouer, alors qu’il avait connaissance de l’ensemble des éléments constitutifs de ces contrats”.”Nous n’avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes ni dans les contrats déposés”, a poursuivi Marine Le Pen.L’audience, qui se tient sous les boiseries de la première chambre du palais de justice de Paris sur l’île de la Cité, a été suspendue vers 17H40. Elle reprendra mercredi matin et doit durer jusqu’au 11 février.La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres prévenus d’avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable et l’a condamnée, outre à sa peine d’inéligibilité, à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d’amende. Un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle. – “Un peu étonné” -En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.Au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l’Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l’élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.Le maire de Perpignan, Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch se trouvent eux aussi de nouveau sur le banc des prévenus.Appelés à la barre à leur tour, tous ont soutenu à l’instar de leur cheffe n’avoir eu aucunement l’intention de commettre un délit. “J’ai le sentiment d’avoir été ni compris ni totalement entendu dans les explications”, a déclaré Louis Aliot aux magistrats de la cour d’appel.L’avocat du Parlement européen, qui s’est constitué partie civile, Patrick Maisonneuve, a dit “constater” l'”évolution” de la stratégie de Marine Le Pen et de ses co-prévenus, se disant “un peu étonné de cette progression, lorsque l’on a vécu, notamment (l’instruction) et la première audience, où il y avait une contestation brutale, en ce qui concerne l’accusation de détournement de fonds publics”.Si Marine Le Pen assure publiquement ne pas avoir abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité ne l’empêcherait pas de concourir à la prochaine présidentielle à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminerait son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation, bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la “plus probable”, selon plusieurs sondages.pab-amd-gbh-mby/cal/bfi