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L’Iran estime “justes” les revendications économiques des manifestants mais fustige les “émeutiers”

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a estimé samedi que les revendications économiques des manifestants en Iran étaient “justes” mais que les “émeutiers” devaient être “remis à leur place”, au septième jour d’un mouvement de contestation.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre de Téhéran, où des commerçants …

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A Kiev, l’Ukraine et ses alliés européens s’entendent sur la poursuite des pourparlers de paix

Les alliés européens de l’Ukraine se sont rencontrés samedi à Kiev pour examiner les détails de la dernière mouture du plan de sortie du conflit avec la Russie, en amont d’un sommet la semaine prochaine en France des pays de la “coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine.Des conseillers à la sécurité de quinze pays, dont la …

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Bar incendié en Suisse: enquête ouverte contre les gérants français, journée de deuil national

Les autorités suisses ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar ravagé la nuit du Nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés, et décrété une journée de deuil national vendredi 9 janvier.Les deux gérants sont accusés …

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Attaque américaine contre le Venezuela et capture de Nicolas Maduro : ce que l’on sait

Les États-Unis ont mené dans la nuit de vendredi à samedi une série d’attaques aériennes sur le Venezuela, et le président américain Donald Trump a annoncé que ses forces avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro et la Première dame, Cilia Flores.- Quand ont été lancées les frappes ? -De premières puissantes explosions …

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Les Etats-Unis “dirigeront” provisoirement le Venezuela après la capture de Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu, après l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le …

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Attaque américaine contre le Venezuela et capture de Nicolas Maduro : ce que l’on sait

Les États-Unis ont mené dans la nuit de vendredi à samedi une série d’attaques aériennes sur le Venezuela, et le président américain Donald Trump a annoncé que ses forces avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro et la Première dame, Cilia Flores.- Quand ont été lancées les frappes ? -De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP.Des images sur les réseaux sociaux ont montré des missiles fendant le ciel puis s’abattant sur leur cible. Des hélicoptères ont également été vus dans le ciel de Caracas.Donald Trump a annoncé à 09H21 GMT sur Truth Social que les Etats-Unis avaient “mené avec succès une frappe de grande ampleur contre le Venezuela” et que Maduro et son épouse avaient été “capturés et exfiltrés”.”Cette opération, baptisée Absolute Resolve (détermination absolue, NDLR) discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine, le chef d’état-major américain.Elle a mobilisé plus de 150 avions, dont les frappes aériennes ont ouvert la voie aux hélicoptères utilisés lors du raid de capture du couple présidentiel.- Qu’ont visé ces attaques ? -Des explosions suivies de panaches de fumée et d’incendies ont visé le Fuerte Tiuna, le complexe militaire le plus important du Venezuela, qui abrite le ministère de la Défense et l’Académie militaire. De très vaste étendue, il abrite non seulement des structures militaires, mais aussi des espaces urbains de logement de troupes où vivent des milliers de familles.D’autres explosions ont retenti près du complexe aéronautique de La Carlota, aéroport militaire et de vols privés, dans l’est de Caracas.Des explosions ont également été rapportées dans l’ouest du pays, à la Guaira (aéroport international et port de Caracas), à Maracay,capitale de l’État d’Aragua (100 km au sud-ouest de Caracas), et à Higuerote (100 km à l’est de Caracas) dans l’État de Miranda, sur la côte Caraïbe.- Quel bilan de victimes ? -Le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a accusé l’armée américaine d’avoir frappé “au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat des zones résidentielles de population civile”.Aucun bilan humain n’a été communiqué à la mi-journée par les autorités vénézuéliennes.Donald Trump sur Fow News s’est lui félicité qu’aucun soldat américain n’avait perdu la vie dans l’opération. Il a déclaré au New York Post que “de nombreux Cubains” qui protégeaient Maduro “ont perdu la vie”, première indication de pertes humaines dues aux frappes américaines au Venezuela.- Comment le président Maduro a été arrêté et exfiltré ? -Personne ne savait exactement où résidait le président vénézuélien, auquel on prêtait de changer souvent de résidence ces derniers mois.Donald Trump a raconté avoir suivi en direct l’opération de sa capture, “comme un show télévisé”.”Il se trouvait dans un endroit très fortement gardé… en fait, c’était comme une forteresse”, a-t-il dit, expliquant que M. Maduro aurait tenté de se réfugier dans un espace ultra-sécurisé mais a été arrêté avant.”Ils se sont rendus sans résister”, a ensuite dit le général Caine.Le président américain a publié une photo de Nicolas Maduro menotté, un masque sur les yeux, déclarant que le président vénézuélien se trouve à bord du navire de guerre USS Iwo Jima. Visé par une acte d’accusation de “narcoterrorisme”, le couple est arrivé sur le sol américain, près de New York, peu après 22H30 GMT.- Quel futur gouvernement ? -Donald Trump a dit que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu, sans cependant préciser pour l’heure comment. Il a dit n’avoir “pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin”.”L’heure de la liberté est arrivée”, a aussitôt lancé la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025. Elle a estimé que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, doit “assumer immédiatement” la présidence “et être reconnu comme Commandant en chef de la Force armée”. “Le Venezuela sera libre”, a-t-elle tonné.”Nous sommes prêts”, a emboîté M. Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne.Mais Donald Trump a douché leurs espoirs, estimant à propos de Mme Machado “qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays” car “c’est une femme très gentille, mais elle n’inspire pas le respect”. Il affirme que les Etats-Unis n’ont pas eu de contact avec l’opposante.

Bar incendié en Suisse: enquête ouverte contre les gérants français, journée de deuil national

Les autorités suisses ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar ravagé la nuit du Nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés, et décrété une journée de deuil national vendredi 9 janvier.Les deux gérants sont accusés d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, dans le drame vraisemblablement provoqué, selon l’enquête, par des bougies incandescentes fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol de l’établissement.A ce jour, huit morts suisses, dont deux mineurs, ont été identifiés par la police cantonale. De son côté, l’ambassadeur d’Italie en Suisse a annoncé à l’agence AGI que trois corps d’Italiens avaient également été identifiés.Vendredi, la police avait annoncé qu’avaient pu être formellement identifiés 113 des 119 blessés.Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.- Deuil national -“Le 9 janvier, la Confédération prévoit, en collaboration avec les Églises suisses, une journée de deuil national”, a déclaré le président helvétique Guy Parmelin. En signe supplémentaire de solidarité nationale, toutes les cloches des églises de Suisse sonneront à 14h00 (13H00 GMT) lorsque débutera une cérémonie d’hommage à Crans-Montana.”La Suisse est profondément triste”, a déclaré sur place samedi le ministre suisse de la Justice et Police, Beat Jans.”C’est incroyablement émouvant de voir cet endroit et de réaliser la puissance de ces flammes, même au dernier étage où j’ai pu entrer. On peut sentir l’odeur… on voit les dégâts causés par ces flammes, elles devaient être d’une intensité incroyable. 500, 600 degrés (…) C’est une tragédie terrible”, a-t-il dit devant la presse.L’identification des corps et des derniers blessés devrait durer plusieurs jours selon les autorités.Plusieurs patients-grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.- Marche silencieuse dimanche -Les hommages et appels à se rassembler se multiplient, et des messes sont organisées à l’intention des victimes. Samedi soir à Montana, l’église était pleine, certaines personnes étaient en larmes tandis que d’autres se serraient dans les bras.”On est venus pour soutenir ces familles qui sont dans le deuil”, a déclaré à l’AFP Maurice Robyr, de Crans-Montana, après la messe.”Je ne vais pas à l’église le reste du temps” mais “il faut venir aider, être solitaire, être humain”, a confié Patricia, 68 ans, se disant “tétanisée” et “choquée”.La messe dominicale, en présence de représentants d’autres confessions religieuses, sera elle suivie d’une marche silencieuse jusqu’à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.Des psychologues sont également sur place.”Parmi toute la gamme d’émotions que nous voyons et entendons chez les gens” qui viennent “il y a de la colère, de la tristesse, de la peur, bien sûr, car certains attendent toujours des informations sur leurs proches”, a indiqué l’une de ces psychologues, Guendalina Grossi, aux journalistes. De nombreux groupes ont été créés sur les réseaux sociaux pour proposer aide, services ou solutions de logement aux proches des victimes ou équipes de soin ou de secours à Crans-Montana, mais aussi à Genève, Lausanne ou Zurich, où des blessés ont été admis.- Mousse -Outre les bougies, les enquêteurs se penchent également sur la mousse – un isolant acoustique – recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond du sous-sol du bar. Sur d’autres vidéos, on voit ensuite des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.L’enquête doit notamment porter sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité.- “Laissez-nous tranquilles” -Le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud a assuré à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune, mais qu’il est “évident que ce genre de catastrophe remet” des choses en cause, notamment sur “le contrôle de tous les établissements publics”.Interrogé samedi par des journalistes dont l’AFP devant son domicile de la commune voisine de Lens, le propriétaire du bar Jacques Moretti a lancé: “laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil”. Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé “trois fois en dix ans” et que “tout s'(était) fait dans les normes”.Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation. En attendant, les intéressés n’ont fait l’objet d’aucune mesure de détention provisoire ni d’assignation à résidence, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale.

Les Etats-Unis “dirigeront” provisoirement le Venezuela après la capture de Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu, après l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride. Il n’a cependant pas précisé pour l’heure comment les Etats-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.Le président américain a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante”. “Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin. En fait, nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière”, a-t-il ajouté.Donald Trump avait annoncé à l’aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain. Présent au côté de Donald Trump, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue). L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé. Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’a été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu.Première dans l’ordre de succession au pouvoir, la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a réagi en direct à la télévision, affirmant que Nicolas Maduro était “l’unique président” du pays et exigeant sa “libération immédiate”.”Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national”, a déclaré  Mme Rodriguez, à la tête d’un Conseil de défense.En conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro. Il a également déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre dans le pays sud-américain pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur.- “Sans résister” -“Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l’aide de notre incroyable armée américaine”, a précisé le général Caine.Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, sont à bord d’un navire en route vers New York pour y être présentés à la justice, selon le président américain.Il a affirmé avoir regardé en direct la capture, dans une sorte de “forteresse”, du dirigeant vénézuélien.Lui et son épouse sont accusés par la justice américaine de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis, selon un nouvel acte d’accusation rendu public samedi.Sans préciser comment Washington envisageait la transition du pouvoir au Venezuela, Donald Trump a d’ores et déjà rejeté sèchement toute possibilité d’une accession à la présidence de la cheffe de l’opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays”, a-t-il lancé, ajoutant que les Etats-Unis n’avaient pas eu de contact avec elle.”L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.La France a plaidé pour une transition assurée “au plus vite” par M. Gonzalez Urrutia, tandis que Madrid a appelé à une transition “juste et dans le dialogue”. Londres a annoncé des discussions avec Washington “dans les jours à venir” sur le sujet.Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, a constaté l’AFP. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues, et même les grandes avenues, sont désertes ou presque.Quelque 500 partisans du président vénézuélien, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas, brandissant des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.”Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.- “Serrer les rangs” -Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”. Pékin, un autre allié de Caracas, a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”.En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Des témoins ont rapporté avoir entendu des explosions à l’aéroport et au port de Caracas, ainsi qu’à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas. Des explosions suivies de panaches de fumée et d’incendies ont visé le Fuerte Tiuna, le complexe militaire le plus important du Venezuela, qui abrite le ministère de la Défense et l’Académie militaire.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l’inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei, et par Israël.Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a appelé les pays d’Amérique latine à “serrer les rangs” après l'”enlèvement” du président Maduro, au moment où Marco Rubio a estimé que le gouvernement communiste à La Havane devrait désormais s’inquiéter pour son avenir.