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Japon: le meurtrier de l’ex-Premier ministre Abe condamné à la prison à vie

Tetsuya Yamagami, l’homme jugé pour avoir tué par balle l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, a été condamné à la prison à vie, mercredi, plus de trois ans après cet assassinat en plein jour qui avait provoqué une onde de choc mondiale.M. Yamagami, 45 ans, était accusé d’avoir tiré sur l’ex-chef de gouvernement, qui avait …

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Groenland: Trump lève subitement ses menaces et annonce un “cadre” d’accord

Après des semaines de déclarations plus agressives les unes que les autres, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos “le cadre d’un futur accord” sur le Groenland et levé ses menaces douanières autant que militaires.Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome …

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Venezuela: la présidente par intérim invitée par la Maison Blanche

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente de Nicolas Maduro capturé le 3 janvier par les Etats-Unis, rendra visite à Donald Trump, a confié mercredi un représentant de la Maison Blanche à la presse. Delcy Rodríguez, qui est toujours sous le coup des sanctions américaines, serait la première dirigeante vénézuélienne à se rendre …

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Israël dit avoir frappé des postes entre Syrie et Liban utilisés par le Hezbollah pour du “trafic d’armes”

L’armée israélienne a dit mercredi avoir visé quatre postes-frontières entre la Syrie et le Liban, assurant qu’ils étaient utilisés par le Hezbollah pour du “trafic d’armes”, après des frappes meurtrières sur le sud du Liban.Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l’armée israélienne continue de viser …

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Affaire Epstein: une procédure lancée contre Bill et Hillary Clinton pour entrave au Congrès

Une commission du Congrès américain a voté mercredi pour lancer une procédure contre Bill et Hillary Clinton, accusés d’entrave au Congrès pour avoir refusé de se présenter à une audition dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.”Aucun témoin, qu’il soit ancien président ou simple citoyen, ne peut délibérément mépriser une assignation à comparaître …

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Ligue des champions: l’OM trop fade pour des “Reds” piquants

Timoré parfois et trop inoffensif tout au long du match, l’OM n’a pas trouvé de solution mercredi contre Liverpool, qui s’est très logiquement imposé 3-0 au Stade Vélodrome, obligeant Marseille à aller chercher sa qualification pour les barrages de la Ligue des champions à Bruges dans une semaine.La nouvelle formule de la compétition oblige à de savants calculs pour savoir qui a droit à quoi, mais il y en avait un très simple mercredi: avec un succès face aux Reds, l’OM aurait validé son billet pour les barrages.Mais l’équipe de Roberto De Zerbi en est restée très loin, nettement dominée par les champions d’Angleterre qui, s’ils n’ont pas retrouvé leur magie de la saison dernière, ont tout de même meilleure mine qu’à l’automne.Avec cette défaite, l’OM perd quelques places et glisse au 19e rang. Marseille est donc toujours virtuellement barragiste, mais il lui faudra peut-être prendre un ou trois points dans une semaine à Bruges pour éviter tout accident.L’idée était sans doute de passer le cap dès mercredi et ce match que tout Marseille attendait depuis le tirage au sort. Alors, avant même le coup d’envoi, le Vélodrome, à guichets fermés et même sans doute un peu plus que ça, avait répondu présent.L’ambiance était superbe, comme le tifo déployé par le Virage Sud à l’effigie des Beatles, ces quatre gars de Liverpool encore plus populaires que Mohamed Salah et Virgil van Dijk.- Salah titulaire -Restait à être à la hauteur sur le terrain et l’OM a eu du mal, tout au long d’une première période où les joueurs de De Zerbi ont été appliqués mais vraiment trop inoffensifs, à l’exception d’une bonne frappe en angle d’Amine Gouiri (27e).Avant cela, Alexis Mac Allister avait frappé le premier (19e), avant un but de Hugo Ekitiké refusé pour hors-jeu (23e).Le coup était donc déjà passé près et l’OM avait senti le danger, chacune de ces imprécisions techniques étant punie par la vitesse des Reds en transition, comme sur cette action partie d’une perte de balle de Pierre-Emile Hojbjerg en position haute et conclue par une reprise de Salah de peu au-dessus (40e).Titularisé quelques jours à peine après son retour de la CAN, l’Egyptien formait mercredi une ligne d’attaque intimidante avec Ekitiké et Florian Wirtz (220 millions d’euros de transfert à eux deux) mais l’ouverture du score est venue du cran du dessous, via Dominik Szoboszlai.Sur un coup franc que Leonardo Balerdi aurait pu éviter de concéder, le milieu de terrain hongrois a très habilement frappé à ras de terre pour tromper Geronimo Rulli et mettre les Reds devant (1-0, 45+1).- Place à Lens -La deuxième période a ensuite confirmé la supériorité de l’équipe d’Arne Slot. Mason Greenwood a bien adressé une frappe superbe détournée par Alisson (53e) et Hamed Traoré a eu une énorme occasion peu après (59e). Mais juste avant, Ekitiké avait frappé sur le poteau (58e) et la menace rouge était constante. En essayant, Marseille ouvrait des espaces et Liverpool les dévorait, avec Ekitiké souvent, Wirtz et Salah parfois, et suffisamment de qualité toujours pour qu’on peine à croire que cette équipe ne soit pas parvenue le week-end dernier à battre Burnley à domicile (1-1).La sanction est logiquement arrivée à la 72e minute quand Jeremie Frimpong a maltraité Paixao à peine entré, avant de voir son centre dangereux dévié dans le but marseillais par le talon de Rulli, malheureux.Dans le temps additionnel, Pierre-Emerick Aubameyang a ensuite raté, mais pas Cody Gakpo, qui a porté le score à des proportions un peu cruelles (90+3, 3-0).Loin du compte mercredi, l’OM aura donc une dernière cartouche mercredi prochain en Belgique. Mais d’ici-là, il y a la réception de Lens samedi. Après Liverpool, le leader du championnat, rien que ça.

Japon: le meurtrier de l’ex-Premier ministre Abe condamné à la prison à vie

Tetsuya Yamagami, l’homme jugé pour avoir tué par balle l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, a été condamné à la prison à vie, mercredi, plus de trois ans après cet assassinat en plein jour qui avait provoqué une onde de choc mondiale.M. Yamagami, 45 ans, était accusé d’avoir tiré sur l’ex-chef de gouvernement, qui avait quitté ses fonctions deux ans auparavant, à l’aide d’une arme artisanale lors d’un meeting électoral le 8 juillet 2022 à Nara, près de Kyoto (ouest).A la lecture du verdict au Tribunal de Nara, le juge Shinichi Tanaka a déclaré que Yamagami s’était montré “déterminé” à abattre Shinzo Abe.Le fait qu’il “l’ait abattu par derrière au moment où (M. Abe) s’y attendait le moins” met en évidence le caractère “méprisable et extrêmement malveillant” de son acte, a-t-il ajouté.L’assassinat de Shinzo Abe avait provoqué un traumatisme dans un pays où les crimes par arme à feu sont extrêmement rares.Lors de l’ouverture du procès en octobre, Tetsuya Yamagami avait reconnu le meurtre. Le parquet avait requis la prison à perpétuité, qualifiant le meurtre “d’inédit dans notre histoire d’après-guerre” et invoquant les “conséquences extrêmement graves” sur la société, selon les médias.”Il est regrettable que nos arguments n’aient pas été pris en compte par le tribunal. Nous nous prononcerons sur l’opportunité de faire appel après avoir discuté avec l’accusé”, ont commenté les avocats de la défense. L’appel, le cas échéant, doit intervenir sous deux semaines.Dans une déclaration aux médias japonais, la veuve de Shinzo Abe, Akie, a exhorté Yamagami à “faire face à ce qu’il a fait et à payer pour le crime d’avoir pris la vie de mon précieux mari”.Le fait que l’assassin présumé en voulait à M. Abe pour ses liens présumés avec l’Eglise de l’Unification, dite “secte Moon”, avait provoqué un examen des pratiques de cette organisation religieuse accusée d’exercer des pressions financières sur ses fidèles, et de ses liens avec le monde politique japonais.- Vie “gâchée” par la secte Moon -Fondée en 1954 en Corée du Sud par Sun Myung Moon, l’organisation s’est vite rapprochée du monde politique, M. Moon côtoyant des chefs d’Etat étrangers, comme l’Américain Richard Nixon. M. Abe avait pris la parole lors d’événements organisés par des groupes liés à l’Eglise de l’Unification.Le parquet avait détaillé comment M. Yamagami avait développé une profonde rancœur envers l’organisation et avait décrit ses expérimentations dès 2020 pour fabriquer une arme à feu à partir d’informations glanées sur internet.Ses avocats avaient, de leur côté, rappelé le suicide de son père lorsqu’il avait quatre ans, et l’impuissance de M. Yamagami alors que sa mère sombrait dans le désespoir, cherchant du réconfort auprès de la secte Moon.Elle avait fait don de près de 100 millions de yens (environ un million de dollars à l’époque) à l’organisation, menant sa famille à la ruine. Tetsuya Yamagami a dû renoncer à faire des études et a lui-même tenté de mettre fin à ses jours en 2005. Et la mort il y a dix ans de son frère a été reconnue comme un suicide. “Il a commencé à penser que toute sa vie avait été gâchée” par la secte Moon, avait déclaré l’un des avocats.Le juge a estimé “indéniable” que l’éducation de M. Yamagami avait “influencé la formation de sa personnalité et de son état d’esprit (…) et même joué un rôle indirect” dans ses actes.Mais “chaque action criminelle qu’il a commise reposait uniquement sur sa propre prise de décision, un processus qui mérite une forte condamnation”, a-t-il ajouté.L’enquête a révélé des liens étroits entre l’Eglise de l’Unification et plusieurs élus du Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste) au pouvoir au Japon, entraînant à l’époque la démission de quatre ministres. Une enquête interne du PLD avait montré en septembre 2022 que la moitié de ses 379 élus d’alors au Parlement avaient des relations avec la “secte Moon”.En avril 2025, un tribunal a ordonné la dissolution de la branche japonaise de l’organisation, évoquant des “dommages sans précédent” causés à la société nippone.L’assassinat de M. Abe avait également mis en lumière les failles du dispositif de sécurité. Le drame a conduit à un renforcement de la législation japonaise sur les armes en 2024.”Ouvrir le feu au milieu d’une telle foule est, après tout, un acte impardonnable (…) je me suis convaincu que c’était une sentence inévitable”, réagit Katsuya Nakatani, sexagénaire nippon dans le public mercredi.Lorsque Yamagami a quitté la salle d’audience, raconte-t-il à l’AFP, “il n’a salué personne, ni crié ni manifesté sa colère. Il est sorti en silence”.

Groenland: Trump lève subitement ses menaces et annonce un “cadre” d’accord

Après des semaines de déclarations plus agressives les unes que les autres, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos “le cadre d’un futur accord” sur le Groenland et levé ses menaces douanières autant que militaires.Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l’a exigé à de multiples reprises.”Trump dit qu’il met la guerre commerciale en pause, dit +je ne vais pas attaquer le Groenland+, ce sont des messages positifs”, a réagi le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d’accord annoncé.Restant très vague sur ce qu’il a aussi qualifié de “concept d’accord”, Donald Trump a assuré à des journalistes qu’il n’était “pas question d’argent” dans les négociations.Il avait ces dernières semaines martelé que seule une “acquisition” pure et simple de l’immense île permettrait d’assurer la sécurité américaine face à la Russie et à la Chine.Au cours d’une “réunion très productive que j’ai eue avec le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, nous avons conçu le cadre d’un futur accord concernant le Groenland et, en réalité, toute la région arctique”, a écrit le dirigeant républicain sur son réseau Truth Social, depuis la station de ski suisse où il participe au Forum économique mondial.- “Pour toujours” -“Sur la base de cette entente, je n’imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février”, a ajouté Donald Trump dans son message.Le président américain, ancien promoteur immobilier qui se vante d’être un négociateur hors pair de “deals” toujours avantageux, a ensuite assuré que le “cadre d’accord” en question donnait aux Etats-Unis “tout ce (qu’ils) voulaient”.Interrogé par une journaliste pour savoir si cela impliquait une possession du Groenland, il a hésité puis esquivé: “Euh… C’est un accord de long terme. C’est l’accord de long terme par excellence. Et je pense que cela met tout le monde dans une très bonne position, en particulier concernant la sécurité et les minerais et tout le reste”.”Il n’y a pas de limite de durée, c’est pour toujours”, a encore déclaré Donald Trump pendant un échange avec la presse à Davos.Le président américain a indiqué que les négociations sur le Groenland impliqueraient le vice-président JD Vance, son incontournable émissaire spécial Steve Witkoff, le chef de la diplomatie Marco Rubio et “plusieurs autres” qui “(lui) rendront compte directement”.- “Pas la force” -Samedi, le milliardaire de 79 ans avait accusé le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande de jouer à “un jeu très dangereux” au Groenland en envoyant des militaires sur place.Il avait alors menacé ces huit pays alliés des Etats-Unis de leur imposer de nouveaux droits de douane, son arme diplomatique de prédilection, jusqu’à ce qu'”un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland”. Cette surtaxe, de 10%, devait être effective à partir du 1er février, et même grimper à 25% au 1er juin.A Davos, Donald Trump avait déjà nettement calmé le jeu quelques heures auparavant en excluant pour la première fois d’utiliser la force pour mettre la main sur le Groenland.”Les gens pensaient que j’utiliserais la force. Je n’ai pas besoin d’utiliser la force. Je ne veux pas utiliser la force. Je n’utiliserai pas la force”, a-t-il déclaré lors d’un discours.Le président américain, toujours très sensible aux réactions de la Bourse à ses offensives diplomatico-commerciales, a évoqué la forte baisse à Wall Street la veille dans son discours.Il a dit que le marché avait chuté mardi “à cause de l’Islande. Donc l’Islande nous a déjà coûté beaucoup d’argent”. Il voulait très certainement parler du Groenland et non de l’Islande.