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L’année 2025, encore l’une des plus chaudes jamais mesurées… et 2026?

L’année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé mercredi l’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth, pour qui 2026 devrait rester à des niveaux historiquement hauts.Le thermomètre mondial persiste depuis trois ans à des niveaux jamais vus à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur …

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Thaïlande: 32 morts après l’effondrement d’une grue sur un train

Une grue s’est effondrée mercredi sur un train de passagers en Thaïlande, un accident spectaculaire qui a fait au moins 32 morts et des dizaines de blessés, selon le dernier bilan des autorités locales.La grue était utilisée sur le chantier d’un vaste projet ferroviaire soutenu par la Chine et géré par une entreprise thaïlandaise impliquée …

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L’Iran promet des procès “rapides” pour les manifestants arrêtés

L’Iran a promis mercredi des procès “rapides” pour les suspects arrêtés lors des manifestations, alors que les organisations de défense des droits humains craignent un usage massif de la peine de mort dans le pays largement coupé du monde depuis près d’une semaine.A Téhéran mercredi, des milliers de personnes se sont rassemblées pour les funérailles …

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Groenland: Trump réitère ses menaces avant une rencontre sous haute tension à Washington

Donald Trump a insisté mercredi sur la nécessité pour les Etats-Unis de s’emparer du Groenland, avec le soutien de l’Otan, juste avant un entretien sous haute tension entre dirigeants danois, groenlandais et américains autour de l’avenir du territoire autonome danois.Les Etats-Unis “ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour …

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Colère agricole: les mobilisations se poursuivent en dehors de Paris

Les agriculteurs restent mobilisés dans plusieurs régions de France mercredi malgré une série de concessions du gouvernement, répondant notamment aux demandes de l’alliance FNSEA-Jeunes Agriculteurs dont les tracteurs ont quitté la capitale à l’aube.En dépit de l’annonce de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs mardi par le Premier ministre Sébastien Lecornu, une dizaine de tracteurs de la Coordination rurale (CR) du Gers filtraient mercredi la circulation sur un rond-point menant à l’aéroport Toulouse-Blagnac.Un autre groupe a bloqué l’A64 en déversant des pneus et de la paille, à proximité du périphérique et dans le Var, un convoi d’une vingtaine de tracteurs tenait un barrage filtrant sur l’A50, provoquant quelques kilomètres d’embouteillage.- “Fièvre toujours là” -“La fièvre est toujours là, même si les annonces du Premier ministre étaient pour un certain nombre d’entre elles, attendues. Le sujet de fond, c’est le constat pour nombre d’agriculteurs qu’aujourd’hui, la situation économique dans leur exploitation ne leur permet pas d’envisager l’avenir”, a dit le président de la FNSEA Arnaud Rousseau mercredi matin sur RTL.Dans le nord de la France, le barrage filtrant installé dimanche soir sur l’autoroute A1 dans le sens Lille-Paris est toujours en place mais va être levé dans la soirée de mercredi pour permettre aux agriculteurs de reprendre pleinement le travail dans leurs fermes, a annoncé à l’AFP Damien Salomon, coprésident de la CR du Pas-de-Calais.A Vatry (Marne), la Coordination rurale bloque depuis 4 heures du matin un dépôt pétrolier, a indiqué à l’AFP Christophe Saint-Juvin, représentant de la CR 51, qui estime à 50 tracteurs et 150 personnes les forces en présence. “Rien ne rentre et rien ne sort” du dépôt, a-t-il assuré, estimant que les annonces gouvernementales de ces derniers jours ne comportent “rien de concret”.- “Différence de traitement” -Plus tôt dans la journée, les plus de 350 tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) ont quitté la capitale, après près de 24 heures à Paris, principalement devant l’Assemblée nationale, pour réclamer davantage de soutien au secteur.”Une délégation a été reçue vers minuit par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui nous a donné des précisions et des engagements sur les prêts de trésorerie et de restructuration pour les agriculteurs les plus endettés”, a confié à l’AFP le vice-président de la FNSEA Luc Smessaert, avant de repartir dans l’Oise.Sébastien Lecornu a promis mardi une “loi d’urgence agricole” examiné par le Parlement “avant l’été” portant sur “plusieurs priorités: eau, prédation (les attaques de loups, NDLR), moyens de production”. Le Premier ministre a également affirmé qu’un “cap clair” sur la politique de l’eau serait “fixé d’ici le salon” de l’Agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars, et demandé, avant la présentation du projet de loi, un “moratoire sur toutes les décisions relatives” à cette question et la suspension des “textes fixant les volumes d’eau prélevables (…) jusqu’à septembre”.Le chef du gouvernement a enfin évoqué des réunions pour étudier “les possibilités de dérogation” à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d’engrais par les agriculteurs.Les annonces qui s’ajoutent à un train de mesures déjà promises pour endiguer la crise agricole, et qui répondent quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi, après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale, n’ont pas suffi à calmer la colère.La Coordination rurale a dénoncé mardi sur X “la différence de traitement du gouvernement face à nos mobilisations”, en référence aux interdictions auxquelles le deuxième syndicat a fait face en amenant ses tracteurs jeudi à Paris.La Confédération paysanne a elle critiqué le même jour dans un communiqué les demandes de la FNSEA sur l’eau qui ne “répondent pas à la colère”, puis mercredi “le plan d’aide à l’arrachage” destiné aux viticulteurs, un “mirage” selon le syndicat. 

L’année 2025, encore l’une des plus chaudes jamais mesurées… et 2026?

L’année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé mercredi l’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth, pour qui 2026 devrait rester à des niveaux historiquement hauts.Le thermomètre mondial persiste depuis trois ans à des niveaux jamais vus à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900), note Copernicus dans son bilan annuel.”La hausse brutale enregistrée entre 2023 et 2025 a été extrême et suggère une accélération du rythme du réchauffement climatique”, estiment séparément les scientifiques de Berkeley Earth, aux Etats-Unis.De nombreux climatologues et responsables politiques, ainsi que l’ONU, se sont résignés publiquement depuis l’an dernier à ce que le climat se réchauffe durablement de 1,5°C, la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris signé en 2015. Avec déjà trois années à ce niveau, Copernicus estime probable que le dépassement durable soit officialisé “d’ici la fin de la présente décennie, soit plus d’une décennie plus tôt que prévu”.Cette accélération est d’autant plus préoccupante que les Etats-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre, tournent le dos sous Donald Trump à la coopération climatique mondiale et donnent la priorité politique au pétrole.- Tendance chaude pour 2026  -Dans le même temps, dans les pays riches, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre s’essouffle. En France et en Allemagne, la réduction des émissions a encore marqué le pas en 2025 et aux Etats-Unis, un bond des centrales au charbon a fait repartir à la hausse l’empreinte carbone du pays, effaçant des années de progrès.”L’urgence de l’action climatique n’a jamais été aussi importante”, a déclaré Mauro Facchini, chef de l’unité Copernicus, lors d’une conférence de presse.Rien n’indique que l’année 2026 rompra avec cette tendance.Samantha Burgess, directrice adjointe du changement climatique à Copernicus, s'”attend à ce que 2026 soit l’une des cinq années les plus chaudes jamais enregistrées. Elle sera peut-être comparable à 2025″.Quant aux climatologues de Berkeley Earth, ils prévoient aussi que 2026 “sera probablement similaire à 2025, avec comme résultat le plus probable la quatrième année parmi les plus chaudes depuis 1850”.Si le phénomène naturel El Niño, à l’effet réchauffant, surgit, “cela pourrait faire de 2026 une année record”, dit à l’AFP Carlo Buontempo, directeur du changement climatique de l’observatoire.Mais “que ce soit 2026, 2027 ou 2028 n’a pas grande importance. La trajectoire est très, très claire”, ajoute-t-il.- Records en Asie et en Antarctique -En 2025, la température de l’air à la surface des terres et des océans a été supérieure de 1,47°C au niveau préindustriel, après 1,60°C en 2024, l’année record. Cette moyenne planétaire dissimule des records dans certaines régions, notamment en Asie centrale, en Antarctique ou au Sahel, selon les analyses effectués par l’AFP à partir des données quotidiennes du service européen.Ainsi, 770 millions de personnes ont connu des chaleurs record chez elles, a calculé Berkeley Earth. Parallèlement, aucun record de froid n’a été observé en 2025, note l’institut américain.L’année 2025 a subi de nombreux événements climatiques extrêmes —  vagues de chaleur, cyclones et violentes tempêtes en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, incendies ravageurs en Espagne, au Canada et en Californie — dont l’intensité ou la fréquence sont accentuées par le réchauffement climatique. La combustion toujours croissante de pétrole, de charbon et de gaz fossile est largement responsable du réchauffement. La variabilité naturelle joue aussi un rôle, le phénomène naturel de refroidissement La Niña ayant été ainsi plutôt faible l’an dernier.Mais Robert Rohde, scientifique en chef à Berkeley Earth, s’inquiète d’autres facteurs imprévus amplifiant le réchauffement, ne serait-ce que de quelques dixièmes ou centièmes de degré à l’échelle planétaire.En particulier, la réglementation internationale ayant réduit la teneur en soufre du fioul des navires depuis 2020 a eu l’effet pervers de contribuer au réchauffement en réduisant les rejets de dioxydes de soufre. Auparavant, ces “aérosols” créaient des nuages clairs renvoyant les rayons du soleil et avaient un effet refroidissant sur la Terre.

Groenland: Trump réitère ses menaces avant une rencontre sous haute tension à Washington

Donald Trump a insisté mercredi sur la nécessité pour les Etats-Unis de s’emparer du Groenland, avec le soutien de l’Otan, juste avant un entretien sous haute tension entre dirigeants danois, groenlandais et américains autour de l’avenir du territoire autonome danois.Les Etats-Unis “ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d’Or (ndlr, le projet de bouclier antimissile) que nous construisons”, a dit le président américain sur son réseau Truth Social.”L’Otan devrait ouvrir la voie pour que nous l’obtenions”, a-t-il ajouté, au risque de jeter le trouble sur le fonctionnement de l’Alliance atlantique.”L’Otan devient bien plus redoutable et efficace avec le Groenland entre les mains des ÉTATS-UNIS. Tout autre scénario est inacceptable”, a conclu Donald Trump.La Première ministre danoise Mette Frederiksen avait estimé début janvier qu’une attaque américaine sur le Groenland serait “la fin de tout” et en particulier de l’Otan.Pour amadouer l’administration américaine, le Danemark a promis qu’il allait “renforcer sa présence militaire” au Groenland et dialoguer avec l’Otan pour accroître la présence alliée dans l’Arctique, a annoncé à l’AFP le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen.Depuis son retour au pouvoir, il y a près d’un an, Donald Trump évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle de cette immense île arctique, stratégique mais peu peuplée. Il fait pour la première fois un lien entre le Dôme d’Or, gigantesque projet de bouclier qui doit permettre l’interception de missiles quelle que soit la provenance de leurs, et la possession du Groenland.- JD Vance hôte -A Washington, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, et son homologue groenlandaise Vivian Motzfeldt doivent rencontrer le vice-président, JD Vance, et le secrétaire d’Etat Marco Rubio.M. Vance avait tenu des propos très durs à l’encontre de Copenhague lors d’une visite au printemps au Groenland, où il n’avait pas été invité. Qualifiant le Danemark de “mauvais allié”, il avait fustigé la faiblesse de l’engagement du pays au Groenland et sur la sécurité arctique.M. Løkke a dit espérer lever “certains malentendus” au cours de la rencontre, alors que le Danemark et le Groenland rejettent toute idée de rattachement de l’île aux Etats-Unis.Donald Trump a accru les inquiétudes danoises et groenlandaises ces derniers jours, déclarant dimanche qu’il s’emparerait “d’une manière ou d’une autre” du territoire autonome danois.Le milliardaire républicain affirme que les Etats-Unis ont besoin du Groenland pour contenir les avancées de la Russie et de la Chine en Arctique. Face à ces menaces, les Européens soutiennent le Danemark: Emmanuel Macron a jugé qu’une violation de la souveraineté du Danemark entraînerait “des conséquences en cascade inédite”. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a affirmé que les habitants du territoire autonome “peuvent compter sur nous”.- “Crise géopolitique” – Selon Penny Naas, chercheuse au German Marshall Fund of the United States (GMFUS), un centre d’études sur les relations transatlantiques, la réunion pourrait tourner court si les Américains campent sur leur exigence d’obtenir le Groenland coûte que coûte.Mais, “s’il y a une légère nuance, cela pourrait mener à une conversation différente”, estime-t-elle.”Nous sommes confrontés à une crise géopolitique et si nous devons choisir entre les Etats-Unis et le Danemark là, maintenant, nous choisissons le Danemark”, a dit mardi le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, à l’occasion d’un déplacement à Copenhague.”Le Groenland n’appartiendra pas aux Etats-Unis. Le Groenland ne sera pas dirigé par les Etats-Unis. Le Groenland ne fera pas partie des Etats-Unis”, a-t-il martelé.Aux côtés de M. Nielsen à Copenhague, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a estimé qu’il n’avait pas été facile de résister à ce qu’elle a qualifié de “pression totalement inacceptable de la part de notre plus proche allié”.Le Danemark, membre de l’Otan, rejette les accusations américaines selon lesquelles il ne protégerait pas suffisamment le Groenland face à la Russie et à la Chine.Copenhague rappelle avoir notamment investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d’euros) pour renforcer sa présence militaire dans l’Arctique.Peu après la rencontre à la Maison Blanche, une délégation du Congrès américain – composée principalement de démocrates, mais aussi d’un républicain – doit se rendre à Copenhague pour exprimer sa solidarité avec le Danemark.”Les menaces continues du président Trump envers le Groenland sont inutiles et ne font qu’affaiblir notre alliance au sein de l’Otan”, a déclaré le sénateur démocrate Dick Durbin, l’un des membres de cette délégation.

L’Iran promet des procès “rapides” pour les manifestants arrêtés

L’Iran a promis mercredi des procès “rapides” pour les suspects arrêtés lors des manifestations, alors que les organisations de défense des droits humains craignent un usage massif de la peine de mort dans le pays largement coupé du monde depuis près d’une semaine.A Téhéran mercredi, des milliers de personnes se sont rassemblées pour les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres “martyrs” tués lors des manifestations secouant l’Iran depuis le 28 décembre. Des images de la télévision d’Etat montrent la foule agitant des drapeaux de la République islamique pour cette cérémonie, qui a commencé avec des lectures de prières pour les morts devant l’université de la capitale. Des banderoles avec les mots “mort à l’Amérique” et des photos du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, émergeaient de la foule, selon un journaliste de l’AFP à Téhéran, de même qu’une photo montrant Donald Trump, du sang sur le visage, lors d’une tentative d’assassinat en 2024, avec la légende: “Cette fois il ne manquera pas sa cible”.”L’Iran n’a jamais vu un tel niveau de destruction”, a déclaré devant la foule le chef d’état-major de l’armée iranienne, Abdolrahim Moussavi, en allusion aux actes de violence survenus lors des manifestations.Au moins 700 manifestants – mais probablement des milliers – selon les ONG, ont été tués lors du mouvement de protestation et de très nombreuses personnes arrêtées. Selon les médias iraniens, le chef du pouvoir judiciaire a promis mercredi des procès “rapides” et “publics” à l’issue d’une visite de cinq heures dans une prison de Téhéran où sont détenus des manifestants – des “émeutiers” selon les autorités. “Si quelqu’un a mis le feu à une personne, l’a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement”, a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï. Sur une vidéo de la télévision d’Etat, on le voit assis devant un drapeau iranien dans une grande salle ornée de tapis de la prison, interroger lui-même un homme en tenue grise de prisonnier dont le visage est flouté. Le détenu est accusé d’avoir apporté des cocktails Molotov dans un parc de la capitale.- “Exécutions” -Les défenseurs des droits humains s’inquiètent d’exécutions express à venir. Amnesty International et d’autres ont notamment dit avoir des informations sur l’exécution d’un premier manifestant prévue mercredi, ce qu’a aussi avancé la diplomatie américaine. “Plus de 10.600 manifestants ont été arrêtés (…) Erfan Soltani, 26 ans, dont l’exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l’un d’eux”, a écrit le Département d’Etat dans un message en farsi sur X.Amnesty a demandé à l’Iran de “surseoir immédiatement à toutes les exécutions, y compris celle d’Erfan Soltani”.Téhéran, de son côté, accuse Washington de chercher un “prétexte” en vue d’une intervention militaire pour faire tomber le pouvoir.Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement depuis le début du mouvement, l’un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Mardi, il a promis aux manifestants que “beaucoup d’aide est en route”. “CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!”, a-t-il lancé sur son réseau Truth social.La répression a fait au moins 734 morts selon l’ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers.Internet était toujours coupé mercredi dans tout le pays, pour le septième jour de suite, ce qui rend difficile l’accès aux informations. Les communications téléphoniques restaient limitées.Mais des rapports crédibles font état “de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, a affirmé mardi l’ONG Human Rights Watch.- “La plus violente” -La répression pourrait être “la plus violente” de l’histoire contemporaine de ce pays, a déploré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, exhortant les autorités à la faire cesser “impérativement”. Les condamnations affluent à l’international ces derniers jours : l’ONU s’est dite “horrifiée” et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.Donald Trump a lui annoncé mardi des sanctions contre les partenaires commerciaux de l’Iran – des droits de douane de 25% prenant effet “immédiatement”.Sur les réseaux sociaux, de nouvelles vidéos, authentifiées par l’AFP, sont apparues mardi montrant des dizaines de corps alignés à l’intérieur et à l’extérieur d’une morgue au sud de la capitale iranienne.”La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard”, racontait mardi à l’AFP Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d’amis à Machhad, dans le nord-est de l’Iran.

Au Louvre, frustration et résignation devant la hausse des prix pour les touristes hors-UE

“C’est injuste mais il n’y a pas le choix”: aux abords du musée parisien du Louvre, les touristes accueillent avec résignation la hausse de 45% du prix d’entrée pour les visiteurs hors-UE à partir de mercredi, une mesure quasiment sans équivalent en Europe.Venue de Corée du Sud, HongJu Lee fait partie de ceux qui doivent désormais débourser 32 euros pour admirer la Joconde ou la Vénus de Milo, contre 22 euros auparavant, et cette décision gouvernementale a du mal à passer.”En Corée du Sud, nous n’avons pas ce genre de mesures donc c’est très injuste parce que cela fait partie de l’héritage mondial, comme l’Unesco”, dit la jeune trentenaire. “Nous avons le même droit de voir l’art”. A ses côtés, son petit ami français Julien Rittling n’est, lui, “pas choqué” de payer moins qu’elle, parce qu’il a le sentiment de “participer au patrimoine en payant (ses) impôts”.Les dix euros supplémentaires demandés à HongJu Lee ne la dissuaderont toutefois de franchir les portes du musée le plus visité au monde.”Ce n’est pas possible de voir le tableau de Mona Lisa sans y aller, c’est obligatoire et quand je vois les files d’attente, je me dis que beaucoup de gens pensent comme moi”, observe-t-elle.- “Ce n’est pas juste” -Parmi les visiteurs croisés mercredi par l’AFP, très peu semblent informés de cette hausse, qui va s’appliquer cette année à cinq autres lieux culturels en France, dont le Château de Versailles, et qui vise à financer la rénovation du patrimoine. Le gouvernement espère ainsi dégager au total entre 20 à 30 millions d’euros de recettes supplémentaires par an.Rarissime en Europe ou aux États-Unis, la différenciation tarifaire au Louvre reste également en travers de la gorge de Marcia Branco, sexagénaire venue du Brésil, qui s’étonne qu’une telle mesure soit appliquée en France.”Si j’allais dans un pays pauvre comme l’Inde, je comprendrais que les habitants paient moins cher parce qu’ils ont moins d’argent que les gens venant de l’étranger mais là, je suis à Paris et c’est censé être un pays riche”, dit-elle. “Ce n’est pas juste parce que je viens d’un pays moins riche que je dois payer plus”.Venue d’Uruguay avec son fils adolescent, Pamela González fait également part de son incompréhension, même si elle ira aussi arpenter les 73.000 m2 du Louvre. “C’est injuste pour ceux d’entre nous qui viennent de plus loin. Parce que ça favorise quelqu’un qui justement est déjà ici et pour qui c’est plus facile de venir. C’est bien moins cher que pour nous qui vivons à plus de 10.000 kilomètres d’ici”, s’étrangle-t-elle.- Opposition des syndicats -En tant qu’Italien, Andrew échappera à la hausse mais se dit lui aussi choqué. “Tout le monde mérite de voir le Louvre et le pays d’origine (du visiteur, ndlr ne doit avoir aucune importance”, affirme ce jeune homme de 26 ans, qui ne veut pas donner son patronyme.Au nom de l’universalisme des “musées”, cette différenciation tarifaire est notamment combattue par les syndicats du Louvre, qui sont engagés depuis un mois dans un mouvement de grève pour dénoncer notamment les sous-effectifs. Ils s’émeuvent également de la surcharge de travail qui incombera, selon eux, aux personnels chargés de vérifier l’origine géographique des visiteurs. Selon le site du Louvre, le prix de 32 euros s’applique par défaut, charge aux ressortissants européens de prouver leur lieu de résidence. Venu d’Australie, Jesse Kriwen dit “comprendre les deux points de vue”. “Je pense que (cette mesure) est une reconnaissance de l’apport des contribuables mais on a toujours envie que tout le monde soit traité de manière égalitaire”, observe-t-il.Une telle mesure serait-elle envisageable en Australie? Non, balaie sa compagne Isabelle Szemray, “parce que l’Australie est un pays très multiculturel”.