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Le Britannique Starmer juge “vital” d’améliorer les relations avec la Chine

Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont salué jeudi à Pékin l’amélioration de la relation entre leurs pays, nécessaire selon eux malgré la persistance de différends sérieux.Il s’agit de la première visite en Chine d’un chef du gouvernement britannique depuis 2018, et elle intervient après une série d’autres déplacements …

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Après la tempête à New York, des “jacuzzi” géants pour faire fondre la neige

Aux pieds des gratte-ciel de la pointe sud de Manhattan, deux pelleteuses déversent des tonnes de neige dans une remorque fumante. Objectif: la faire fondre pour dégager au plus vite les rues de New York après la tempête du week-end dernier.Plus de 30 cm de poudreuse sont tombés dimanche dans certaines parties de la ville. Depuis, …

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L’Iran menace de frapper les bases militaires et porte-avions américains en cas d’attaque

L’Iran a promis jeudi de frapper “instantanément” les bases et porte-avions américains en cas d’attaque des Etats-Unis, qui font toujours peser la menace d’une intervention militaire, l’ONU appelant de son côté au dialogue pour éviter une crise aux “conséquences dévastatrices”.L’Union européenne a ajouté une pression supplémentaire, ses 27 ministres des Affaires étrangères s’accordant pour désigner …

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Attaque de l’aéroport au Niger : le chef de la junte félicite la Russie pour son aide et accuse la France

Le chef de la junte au Niger a félicité la Russie pour son aide militaire face à l’attaque de l’aéroport de Niamey et a accusé nommément les présidents français, béninois et ivoirien d’avoir été les “sponsors” des assaillants.La junte affirme que quatre militaires ont été blessés et que vingts assaillants ont été tués, dont “un …

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Attaque de l’aéroport au Niger : le chef de la junte félicite la Russie pour son aide et accuse la France

Le chef de la junte au Niger a félicité la Russie pour son aide militaire face à l’attaque de l’aéroport de Niamey et a accusé nommément les présidents français, béninois et ivoirien d’avoir été les “sponsors” des assaillants.La junte affirme que quatre militaires ont été blessés et que vingts assaillants ont été tués, dont “un Français”, et d’autres arrêtés.Le régime militaire constitué à la suite d’un coup d’Etat le 26 juillet 2023 entretient des relations glaciales avec la France et le Bénin et les accuse régulièrement de le déstabiliser, ce que ces deux pays nient. Il s’est rapproché de nouveaux partenaires, dont la Russie.Situé à une dizaine de kilomètres de la présidence nigérienne, l’aéroport international de Niamey est un site stratégique abritant une base de l’armée de l’air nigérienne, une base de drones récemment construite ainsi que le quartier général de la Force unifiée créée par le Niger, le Burkina Faso et le Mali pour combattre les groupes jihadistes qui les ensanglantent.Par ailleurs, une importante cargaison d’uranium, dont le Niger est producteur, y est actuellement entreposée dans l’attente d’être exportée : elle est au coeur d’un bras de fer avec le géant français du cycle du combustible nucléaire Orano, qui accuse l’Etat nigérien de l’avoir exproprié.Dans la nuit de mercredi à jeudi, des détonations ont été entendues peu après minuit (23H00 GMT) par de nombreux habitants du quartier de l’aéroport. Le calme était revenu au bout d’environ une heure, selon ces mêmes sources.Le périmètre autour de l’aéroport, en particulier l’accès à une base militaire du site, était bloqué par un fort dispositif des forces de sécurité, a constaté un journaliste de l’AFP.”Nous félicitons l’ensemble des forces de défense et de sécurité (…) ainsi que les partenaires russes qui ont défendu avec professionnalisme leur secteur de sécurité”, a affirmé le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani, dans une déclaration diffusée à la radio publique La Voix du Sahel.”Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment à Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter”, a-t-il ajouté.Dans un communiqué lu à la télévision publique Télé Sahel, le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Modi, a assuré qu'”un groupe de mercenaires télécommandés a attaqué la base aérienne 101 de Niamey” pendant “une trentaine de minutes”, avant une “riposte aéroterrestre”.”Quatre militaires ont été blessés et du matériel a été endommagé, dont un stock de munitions qui a pris feu” et, “dans leur fuite, les terroristes ont tiré à la sauvette sur trois aéronefs civils, dont deux de la compagnie aérienne Asky”, a-t-il précisé.La compagnie aérienne Air Côte d’Ivoire avait informé plus tôt dans la journée qu’un de ses avions avait également été touché sur le tarmac, où il était garé.”La vigoureuse riposte aéroterrestre a permis la neutralisation de 20 mercenaires et l’arrestation de 11 autres dont la majorité est grièvement blessée, ainsi que la récupération d’importants matériels de guerre”, a ajouté le ministre.-  -La télévision a montré une visite du chef de la junte sur la base militaire de Niamey et des corps qu’elle a présentés comme étant ceux des assaillants tués, affirmant qu’il y a “un Français” parmi eux.Sur des images prises par satellite consultées jeudi matin par l’AFP, on pouvait voir des zones partiellement brûlées près de la piste de l’aéroport.Selon le groupe de journalistes ouest-africains spécialisés dans l’actualité sécuritaire au Sahel Wamaps, près de 300 militaires italiens sont basés à l’aéroport.”La priorité absolue demeure la sécurité du personnel italien et de nos militaires de la Mission italienne de soutien au Niger (Misin), qui ne semblent avoir été impliqués d’aucune manière”, a réagi jeudi sur X le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, qui assure “surveiller la situation”.Plusieurs observateurs considèrent que l’hypothèse d’une attaque jihadiste est la plus crédible, le Niger étant confronté aux violences du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, lié à Al Qaida) et de l’Etat islamique au Sahel (EIS) dans sa partie occidentale, proche de la capitale, et dans le sud-est.Toutefois, jeudi soir, aucun groupe jihadiste n’avait revendiqué l’attaque.”Ces derniers jours, il y avait eu des alertes concernant un risque imminent d’attaque. Les deux groupes ont renforcé leur présence dans des zones proches de Niamey et la menace terroriste reste élevée”, explique à l’AFP Beverly Ochieng, un analyste de la société de conseil Control Risks. Concernant l’uranium, le géant français Orano a promis la semaine dernière de poursuivre ses actions juridiques contre l’État nigérien mais aussi contre “quiconque voudrait mettre la main” sur ce stock d’uranium d’au moins 1.000 tonnes.

L’Iran menace de frapper les bases militaires et porte-avions américains en cas d’attaque

L’Iran a promis jeudi de frapper “instantanément” les bases et porte-avions américains en cas d’attaque des Etats-Unis, qui font toujours peser la menace d’une intervention militaire, l’ONU appelant de son côté au dialogue pour éviter une crise aux “conséquences dévastatrices”.L’Union européenne a ajouté une pression supplémentaire, ses 27 ministres des Affaires étrangères s’accordant pour désigner comme “organisation terroriste” les Gardiens de la Révolution, bras armé de la République islamique accusé d’avoir orchestré la répression sanglante en janvier.”+Terroriste+, c’est bien ainsi que l’on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang”, a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.”Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte”, a abondé la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, tout en estimant, en réaction à l’éventualité de frappes américaines, que le Moyen-Orient n’avait pas besoin d’une “nouvelle guerre”.”Nous devons nous préparer à la guerre”, a pourtant dit le vice-président iranien Mohammad Reza Aref, tandis que d’autres responsables ont continué jeudi à menacer des pires représailles en cas d’attaque.L’Iran répondra “instantanément”, a juré le porte-parole de l’armée, évoquant les “sérieuses vulnérabilités” des porte-avions américains. La riposte sera “écrasante”, avait promis peu avant le chef de l’armée Amir Hatami, annonçant avoir doté les régiments de combat de 1.000 drones.- “Erreur stratégique majeure” -Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a lui qualifié d'”erreur stratégique majeure” la décision visant les Gardiens de la Révolution, et accusé l’Europe d'”attiser le feu”.Les Européens ont également décidé de sanctionner plusieurs hauts responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la Révolution.Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel des avoirs dans l’Union européenne.Si les Européens lient leurs sanctions à la répression de la contestation, le président américain Donald Trump a centré ses dernières menaces d’intervention militaire sur le dossier du nucléaire iranien, sans mentionner la situation intérieure en Iran. Réclamant un accord, il a averti mercredi sur son réseau Truth Social  que le “temps était compté” avant une éventuelle attaque américaine, “pire” que celle menée en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lui appelé au dialogue avec l’Iran, notamment sur la question nucléaire, afin d’éviter une crise aux “conséquences dévastatrices pour la région”.- “Au plus bas” -A Téhéran jeudi, cafés et magasins étaient ouverts et les embouteillages avaient repris comme d’habitude dans le centre ville, où des banderoles progouvernementales ont été déployées.Dans les rues, les habitants interrogés par l’AFP semblaient résignés. “Je pense que la guerre est inévitable et qu’il faut un changement. Ca peut être pour le pire, ou pour le meilleur, je ne suis pas sûre”, déclare une serveuse de 29 ans sous couvert d’anonymat.”Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Et là nous sommes au plus bas”, estime une autre femme, même âge, dans un quartier aisé du nord de Téhéran.Les voies diplomatiques ne semblent toutefois pas encore totalement épuisées. Le chef de la diplomatie iranienne a mené cette semaine des tractations avec les pays du Golfe, opposés à une intervention américaine. “Cela plongerait la région dans le chaos, affecterait l’économie et ferait exploser les prix du pétrole et du gaz”, a confié à l’AFP un responsable d’un de ces pays sous couvert d’anonymat, alors que le cours du baril de brut a bondi au plus haut depuis août.Abbas Araghchi se rendra vendredi en Turquie, pays souhaitant jouer un rôle de médiateur entre Téhéran et Washington.Moscou, de son côté, a estimé que le potentiel de négociations était “loin d’être épuisé”, appelant “toutes les parties à la retenue”.Dans la soirée de jeudi, le président iranien Massoud Pezeshkian et l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, ont parlé d’efforts en vue d’une “désescalade” dans la région.Les bilans des ONG sur la violente répression qui s’est abattue sur les manifestants en janvier font état de milliers, voire de dizaines de milliers de morts.D’après un nouveau décompte de l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, 6.373 personnes, dont 5.993 manifestants, ont été tuées durant le mouvement de contestation, 11.018 gravement blessées et 42.486 arrêtées. Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17.000 décès en cours d’examen, écrit l’ONG sur X, ajoutant que les restrictions de communication restaient en place malgré un rétablissement partiel d’internet après trois semaines de coupure.

Le Britannique Starmer juge “vital” d’améliorer les relations avec la Chine

Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont salué jeudi à Pékin l’amélioration de la relation entre leurs pays, nécessaire selon eux malgré la persistance de différends sérieux.Il s’agit de la première visite en Chine d’un chef du gouvernement britannique depuis 2018, et elle intervient après une série d’autres déplacements de dirigeants occidentaux, soucieux de se rapprocher de Pékin quand leur allié américain traditionnel devient plus imprévisible.M. Starmer a ainsi indiqué à des journalistes en marge de son déplacement avoir soulevé lors de ses entretiens avec le président Xi le cas de l’ex-magnat hongkongais des médias Jimmy Lai, détenteur d’un passeport britannique et emprisonné, ainsi que la situation de la minorité musulmane des Ouïghours.Il a eu avec M. Xi à ce propos une “discussion respectueuse”, a-t-il dit, sans donner plus de détail.Pékin réfute les accusations d’internements massifs dans des camps de rééducation ou de travail forcé de Ouïghours au Xinjiang lancées par des défenseurs des droits.M. Starmer, venu en Chine expressément avec l’intention d’améliorer la situation économique de son pays et avec “le coût de la vie” chez lui en tête, a présenté cette discussion sur les droits humains comme faisant partie du dialogue plus général avec Pékin.”Il est vital de construire une relation plus sophistiquée dans laquelle nous identifions les opportunités de collaboration, tout en permettant un dialogue constructif sur les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d’accord”, a-t-il dit au début de son entretien avec M. Xi, avec qui il a aussi partagé un déjeuner.- Whisky et visas -Keir Starmer a assuré plus tard être parvenu à des “progrès vraiment bons”, avec l’annonce par Downing Street d’une réduction de 10 à 5% des droits de douane sur les exportations britanniques de whisky vers la Chine, ainsi qu’une exemption de visa pour les séjours en Chine de moins de 30 jours, dont bénéficient déjà une cinquantaine de pays (France, Allemagne, Austalie, etc.).L’Association du whisky écossais a salué cette initiative, affirmant qu’elle “pourrait relancer les exportations” vers ce qu’elle a qualifié de “marché de croissance prioritaire”.”En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et de grandes puissances économiques mondiales, la Chine et le Royaume-Uni doivent renforcer leur dialogue et leur coopération”, qu’il s’agisse de sécurité internationale ou d’économie, a abondé M. Xi devant M. Starmer au Palais du peuple.Il a dit croire à l’ouverture d’un “nouveau chapitre” de la relation après les “revers” des dernières années. Et s’est vu offrir par Keir Starmer le ballon de football du récent match de Premier League entre Arsenal et Manchester United, club dont il est un supporter.A l’issue d’un entretien entre M. Starmer et le Premier ministre Li Qiang, Londres et Pékin ont également signé une série d’accords de coopération sur la lutte contre l’immigration irrégulière, la santé, ou encore les services.- Intérêt national -M. Xi a saisi une nouvelle occasion de présenter son pays comme un partenaire fiable, défenseur de l’ordre international et du libre-échange, par opposition à “l’unilateralisme, (au) protectionisme galopants” du moment.  Pour Londres, la visite de M. Starmer vise à explorer les voies d’une coopération plus soutenue avec la deuxième puissance économique mondiale, sur fond de rivalités internationales exacerbées, et alors que le président américain Donald Trump ébranle les alliances du passé, y compris avec son partenaire historique britannique.Elle intervient peu après celles du français Emmanuel Macron et du Canadien Mark Carney, En route pour Pékin, M. Starmer avait défendu la relation avec les États-Unis comme “l’une des plus étroites que nous ayons”.Mais il avait jugé qu’il serait “absurde” pour le Royaume-Uni de se détourner de la Chine, malgré les critiques qu’un rapprochement suscite au Royaume-Uni.Il a répété à l’envi que la coopération avec la Chine relevait de “l’intérêt national”. Le pays est le troisième partenaire commercial du Royaume-Uni et M. Starmer était accompagné d’une cinquantaine de chefs d’entreprises.Le géant pharmaceutique AstraZeneca a ainsi annoncé en marge de la visite qu’il comptait investir 15 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) en Chine d’ici 2030.Des personnalités politiques de l’opposition britannique ont critiqué ce voyage, la cheffe du Parti conservateur, Kemi Badenoch, réagissant aux spéculations selon lesquelles Xi pourrait se rendre en Grande-Bretagne. “Nous ne devons pas dérouler le tapis rouge pour un Etat qui se livre quotidiennement à de l’espionnage sur notre territoire, bafoue les règles du commerce international et soutient Poutine dans sa guerre insensée contre l’Ukraine”, a-t-elle dit.Keir Starmer repartira de Chine samedi pour une courte étape au Japon, dont les relations avec Pékin se sont tendues ces derniers mois.

Une journée de mobilisation pour Christophe Gleizes se termine en musique au Bataclan

Un concert au Bataclan a conclu jeudi une journée de mobilisation pour le journaliste sportif français détenu en Algérie depuis sept mois Christophe Gleizes, à qui Ségolène Royal rend visite vendredi, un signal positif selon sa mère.”C’est avec l’émotion d’une maman que je m’adresse à vous tous”, a lancé, la voix tremblante, Sylvie Godard, montée sur la scène parisienne pour remercier le public “pour (son) merveilleux soutien”.Echarpe rouge “Free Gleizes” autour du cou, elle a lu un court message transmis par son fils depuis la prison de Tizi Ouzou où il est incarcéré : “grâce à vous je ne me sens pas seul et bientôt nous nous retrouverons et nous rattraperons le temps perdu”.Plusieurs artistes, comme le compositeur Alex Beaupain, la chanteuse Mathilda, ou le groupe électro-pop Elephanz, ont prêté leur voix au soutien du journaliste. Figure de la pop française, Jeanne Cherhal a improvisé une version de la chanson écrite par Michel Berger “Diego libre dans sa tête”.Le concert, organisé par Reporters sans frontières (RSF) a ponctué une journée de mobilisation avec plusieurs rassemblements à Toulouse, Lille, Montpellier, ou Perpignan, pour demander au président algérien Abdelmajid Tebboune d’accéder à la demande de grâce formulée par la famille. Collaborateur des magazines français So Foot et Society, Christophe Gleizes a été arrêté le 28 mai 2024 en Algérie où il s’était rendu pour un reportage sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi-Ouzou, à 100 kilomètres à l’est d’Alger.D’abord placé sous contrôle judiciaire, il avait été incarcéré en juin 2025 après sa condamnation pour “apologie du terrorisme” en première instance à sept ans de prison, en pleine crise diplomatique franco-algérienne.Début décembre 2025, la Cour d’appel de Tizi-Ouzou a confirmé cette peine, alors que son avocat français, Me Emmanuel Daoud, dénonçait un “dossier totalement vide”. La justice algérienne lui reproche des contacts avec des personnes liées au mouvement séparatiste MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), classé terroriste en Algérie depuis 2021.- bientôt 37 ans -Sur scène, l’ancien footballeur international Vikash Dhorasoo, a appelé les autres figures de son sport à se joindre à la mobilisation.”Ce que j’aimerais c’est que d’autres footballeurs importants prennent la parole” pour “mettre la pression sur le gouvernement algérien”, a-t-il lancé, très applaudi.Les parents du journaliste et le secrétaire général de RSF, Thibaut Bruttin, ont jugé positive auprès de l’AFP l’annonce par l’ancienne ministre française Ségolène Royal qu’elle rendrait visite en prison au journaliste vendredi, à l’occasion de son déplacement en Algérie où elle a rencontré le président Tebboune.”Plus vous avez des personnalités qui sont respectées par le gouvernement algérien et qui peuvent influencer la décision, plus, pour nous, c’est formidable”, a déclaré Mme Godard à propos de l’ancienne candidate à la présidentielle, actuellement présidente de l’Association France Algérie (AFA). Sylvie Godard doit elle-même se rendre en Algérie samedi pour rendre visite à son fils “pour ses 37 ans”. “On va lui apporter des livres (…) des mots croisés (…) des vêtements, et puis après on a droit à un couffin avec 8 kilos de nourriture”, a-t-elle raconté à l’AFP.Paris et Alger restent empêtrés dans une crise diplomatique à la suite de la reconnaissance, à l’été 2024 par la France, d’un plan d’autonomie “sous souveraineté marocaine” pour le Sahara occidental. L’Algérie soutient le mouvement indépendantiste du Polisario.Depuis, une succession de nouveaux épisodes de crispation ont entretenu les tensions, notamment la détention pendant un an de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, condamné en Algérie pour “atteinte à l’unité nationale” et finalement grâcié avant d’être libéré en novembre 2025. L’écrivain a été élu jeudi à l’Académie française.La semaine dernière encore, Alger a protesté contre la diffusion sur France Télévisions d’un numéro de Complément d’enquête consacré à la crise diplomatique entre les deux pays. L’Algérie a dénoncé un “tissu de contre-vérités” et “une véritable agression contre l’Etat algérien, ses institutions et ses symboles”.