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Commerce: l’Inde et l’UE concluent “l’accord de tous les accords”

L’Inde et l’Union européenne (UE) ont officialisé mardi la conclusion d’un vaste accord de libre-échange commercial qui, au terme de vingt ans de négociations, va créer “une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes”.Dans un contexte géopolitique incertain, ce pacte doit permettre aux deux parties de mieux se protéger de la concurrence chinoise et …

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Vingt-trois morts dans les intempéries aux Etats-Unis, en proie au froid polaire

Le bilan des intempéries aux Etats-Unis a grimpé lundi à 23 morts, alors que des millions d’Américains affrontent une vague de froid polaire qui a laissé près de 600.000 foyers sans électricité dans la soirée.Les températures doivent encore chuter dans les prochains jours sous l’action d’une masse d’air arctique, notamment dans des régions du nord …

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Un porte-avions américain arrivé dans le Golfe, l’Iran met en garde contre toute intervention

L’Iran a mis en garde lundi contre une intervention américaine après le récent mouvement de contestation réprimé dans le sang, au moment où les Etats-Unis renforcent leur présence dans la région, où un porte-avions est arrivé.Le porte-avions Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés au Moyen-Orient, “pour promouvoir la sécurité et la stabilité régionales”, a …

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Plongée à 1.000 mètres sous les mers, vers un monde méconnu

Une descente à près de 1.000 mètres de profondeur au royaume des coraux pourpres et des crevettes bioluminescentes: l’AFP a embarqué à bord d’un submersible d’OceanX, l’ONG qui tente de mieux comprendre le monde marin, lors d’une mission en Indonésie.Les scientifiques y étudient la biodiversité d’un monde en grande partie inexploré, à la recherche d’espèces inconnues, de microbes mangeurs de plastique et de composés qui pourraient un jour permettre de produire de nouveaux médicaments.Ce travail est mené depuis le navire OceanXplorer, équipé d’un hélicoptère, d’un vaste laboratoire d’analyse génétique mais aussi de deux submersibles. Ces engins, armés d’un équipement impressionnant, de bras de collecte hydrauliques aux tubes d’aspiration en passant par des caméras à très haute définition, sont capables de découvrir des formes de vie improbables dans certaines des conditions les plus extrêmes de la planète.La plus récente mission d’OceanX s’est concentrée sur une chaîne de montagnes sous-marines située au large des Célèbes (Sulawesi). Après l’avoir cartographiée l’année dernière, les scientifiques ont exploré ses fonds à bord de leurs engins de l’extrême.Passé un premier palier de moins 200 mètres, les dernières traces de lumière disparaissent et l’indigo se fond dans l’obscurité totale.Les spots du submersible révèlent alors un tourbillon constant de “neige marine”, des débris, notamment d’animaux en décomposition, flottant dans la colonne d’eau, comme une image trouble issue d’un vieux téléviseur bloqué entre deux chaînes.Des créatures marines que la plupart des humains ne verront jamais apparaissent, notamment de délicates cténophores, souvent confondues avec des méduses, illuminées de guirlandes scintillantes sur leurs flancs.Des siphonophores, en grande partie translucides, dérivent, tandis que des poissons de la taille d’un ongle scintillent.Husna Nugrahapraja, un scientifique indonésien, se dit “un peu nerveux et anxieux” pour sa première descente. Avant de se réjouir de pouvoir “observer de nombreux organismes uniques”, des délicates étoiles de mer aux coraux mous.- Vue à 360 degrés -Les submersibles ont été utilisés depuis des décennies pour l’exploration sous-marine. OceanXplorer en transporte deux: le Neptune, destiné à la collecte et à l’observation scientifiques, et le Nadir, conçu pour la production de contenu médiatique.Car OceanX, fondée par le financier américain Ray Dalio et son fils, estime que des images percutantes rendent la recherche scientifique plus accessible et plus efficace.Les deux mini-sous-marins peuvent plonger à un kilomètre de profondeur, bien moins que les 6.000 mètres que peut atteindre le véhicule télécommandé (ROV) d’OceanXplorer.Mais les deux engins offrent une vision unique des grands fonds marins, “une perspective totalement différente” de la vidéo transmise au navire par le ROV, relève Dave Pollock, qui dirige l’équipe en charge des submersibles.”Nous recevons beaucoup de scientifiques très sceptiques à l’égard des submersibles”, explique-t-il. Mais “presque tous ceux qui embarquent et qui participent à une plongée changent d’avis, sans exception”.Depuis la sphère transparente de l’appareil, les scientifiques peuvent voir pour la première fois des organismes ou des lieux qu’ils ont étudiés pendant des années.- Bioluminescence -Parmi les moments les plus mémorables de ses centaines d’heures passées en plongée, Dave Pollock cite la “bioluminescence réfléchie”, spectacle unique des signaux lumineux émis par des animaux des profondeurs abyssales pour communiquer, se défendre ou attirer un partenaire.Pour déclencher le phénomène, le submersible éteint toutes ses lumières. Même les écrans de contrôle sont couverts pour créer une obscurité totale.Puis l’engin fait clignoter ses puissants faisceaux lumineux pendant que les passagers ferment les yeux. Quand ils les ouvrent, une galaxie d’étoiles bleutées apparaît, émises par planctons, méduses ou poissons. – Crustacés inconnus -Alors que beaucoup associent les submersibles à l’implosion en 2023 d’un appareil en plongée vers l’épave du Titanic (cinq morts), Dave Pollock se veut rassurant.Les engins utilisés par OceanXplorer “sont conçus pour être sûrs”, sont équipés de systèmes de secours, notamment d’une autonomie de quatre jours en cas d’urgence et sont régulièrement inspectés, détaille-t-il.Pour explorer des zones plus profondes, le ROV d’OceanX peut être opéré depuis une salle de contrôle futuriste sur le navire, où deux opérateurs activent son bras hydraulique à l’aide de manettes.Sur le mur d’écrans apparaît un paysage désolé qui pourrait faire penser à une autre planète. Avec ses propres extraterrestres, que l’engin téléguidé va tenter de capturer: un homard blanc ou encore un concombre de mer couvert de pics qui s’affaissent comme des spaghettis noirs une fois à la surface. Egalement repéré: un bernard-l’hermite qui ne vit pas dans une carapace mais dans un cadavre d’étoile de mer où il a pondu des oeufs oranges vifs.Lors du retour du ROV avec ses échantillons, Pipit Pitriana, de l’agence indonésienne publique de recherche BRIN, est particulièrement fascinée par le homard capturé, ainsi que par des petits crustacés gros comme des perles qu’elle pense inconnus de la science.”Notre terre, notre mer, sont en grande partie constituées de grands fonds marins”, constate cette spécialiste des crustacés. “Mais (…) nous connaissons si peu de choses sur la biodiversité des grands fonds marins”.

Commerce: l’Inde et l’UE concluent “l’accord de tous les accords”

L’Inde et l’Union européenne (UE) ont officialisé mardi la conclusion d’un vaste accord de libre-échange commercial qui, au terme de vingt ans de négociations, va créer “une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes”.Dans un contexte géopolitique incertain, ce pacte doit permettre aux deux parties de mieux se protéger de la concurrence chinoise et des effets de la guerre des droits de douane engagée par les Etats-Unis.”Ce traité va offrir de nombreuses opportunités”, s’est réjoui le Premier ministre indien Narendra Modi, avant même de rencontrer le président du Conseil européen Antonio Costa et son homologue de la Commission Ursula von der Leyen.Il “couvre environ 25% du produit intérieur brut (PIB) et un tiers du commerce mondiaux”, a-t-il ajouté.”L’Europe et l’Inde ont fait l’histoire aujourd’hui”, a renchéri sur son compte X Mme von der Leyen. “Nous avons conclu l’accord de tous les accords. Nous avons créé une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes qui va bénéficier aux deux parties”, a-t-elle poursuivi.Les derniers obstacles à la conclusion du texte ont été levés lundi lors d’ultimes tractations entre négociateurs.L’Inde et l’UE espèrent qu’il dopera leur commerce en réduisant les droits de douane dans de nombreux secteurs.Selon Bruxelles, la réduction des taxes indiennes sur les importations européennes devrait permettre à l’UE d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques.- Voitures, chocolat et pâtes -Les droits de douane indiens sur les véhicules “made in Europe” doivent ainsi passer 110 à 10%, ceux sur les vins de 150 à 20% et ceux sur les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50%, être totalement supprimés, selon l’UE.”L’UE compte bénéficier du niveau d’accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé”, avait indiqué Ursula von der Leyen dès son arrivée dimanche en Inde, pariant sur un doublement des exportations européennes.En 2024, les deux parties ont échangé 120 milliards d’euros de marchandises – en hausse de près de 90% en dix ans – et 60 milliards d’euros de services, selon l’UE.Bruxelles lorgne avec gourmandise sur l’immense marché que représente le pays le plus peuplé de la planète, avec ses 1,5 milliard d’habitants et sa très forte croissance, de 8,2% en glissement annuel au dernier trimestre.Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), l’Inde devrait rafler cette année au Japon le titre de quatrième économie mondiale, derrière les Etats-Unis, la Chine et l’Allemagne. Et elle pourrait monter sur le podium avant 2030, selon son gouvernement.Pour sa part, New Delhi considère l’Europe comme une source indispensable des technologies et investissements dont elle a un cruel besoin pour accélérer sa modernisation et créer des millions d’emplois pour sa population.New Delhi et Bruxelles entendent aussi parapher mardi un accord sur les mouvements de travailleurs saisonniers, les échanges d’étudiants, de chercheurs ou de certains professionnels à forte qualification, ainsi qu’un pacte de sécurité et de défense.”L’Inde et l’Europe ont fait un choix clair. Celui du partenariat stratégique, du dialogue et de l’ouverture”, a souligné Mme von der Leyen sur X, “nous montrons à un monde fracturé qu’une autre voie est possible”.En matière de défense, New Delhi a diversifié ses achats de matériel militaire en s’éloignant de son fournisseur historique russe, tandis que l’Europe tente de faire la même chose vis-à-vis des Américains.