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Les forces de sécurité en Haïti mènent une intense campagne contre les gangs

Les forces de sécurité en Haïti mènent une large offensive contre les gangs criminels et ont délogé un de leurs membres les plus connus, Jimmy Cherizier, dit “Barbecue”, a déclaré samedi à l’AFP un responsable de la police du pays.Une attaque de drones lancée mercredi dans la capitale Port-au-Prince, a visé l’un des domiciles de …

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Catastrophe ferroviaire en Espagne: un nouveau corps découvert, et toujours beaucoup de questions

Un nouveau corps a été découvert mardi après-midi dans les décombres de la catastrophe ferroviaire à Adamuz (Andalousie), dans le sud de l’Espagne, après la collision de deux trains, portant le bilan à au moins 42 morts, un drame qui suscite beaucoup de questions.Le nombre de morts dans cet accident n’est donc toujours pas définitif près …

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Les Kurdes de Turquie se mobilisent pour leurs “frères” en Syrie

Les mouvements et partis prokurdes de Turquie ont affiché mardi leur solidarité avec leurs “frères” de Syrie face à l’offensive de Damas soutenue par Ankara, au risque de faire dérailler le processus de paix avec la guérilla du PKK.Des incidents ont éclaté à la frontière syrienne lors d’un rassemblement convoqué par le parti prokurde DEM, …

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Ukraine : 600.000 personnes ont quitté Kiev, privée de chauffage et d’électricité par les frappes russes

Environ 600.000 personnes ont quitté Kiev en janvier, selon son maire, tandis que des milliers d’immeubles résidentiels de la capitale ukrainienne et le Parlement étaient sans chauffage, eau ni électricité mardi après de nouvelles frappes russes nocturnes.Ces attaques ont aussi provisoirement privé la centrale nucléaire de Tchernobyl d’alimentation externe.Dans la journée, 4.000 bâtiments d’habitation étaient …

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Groenland: Trump impose le sujet à Davos, l’UE et Macron haussent le ton

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président français, Emmanuel Macron, ont haussé le ton mardi à Davos face aux menaces répétées sur le Groenland de Donald Trump, qui a annoncé une réunion “des différentes parties” dans la station des Alpes suisses.Le président américain veut s’emparer de ce territoire autonome …

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Trump propose un “Conseil de paix” concurrent de l’ONU, totalement à sa main

Donald Trump veut créer un “Conseil de paix” à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU, avec un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent et selon une “charte”, dont l’AFP a obtenu une copie.- De quoi s’agit-il?La Maison Blanche avait annoncé qu’en …

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À son procès en appel, Le Pen conteste tout “système” de détournement de fonds

“Il n’y a pas eu de système généralisé”: Marine Le Pen a tenté de convaincre mardi la cour d’appel de Paris, qui la juge pour détournement de fonds, de “cas différents” pour chaque contrat litigieux d’assistant parlementaire d’eurodéputés FN,  récusant avoir donné des consignes.A la barre pendant près de cinq heures, la triple candidate malheureuse à la présidentielle y revient à trois reprises: “Le terme de +système+ me gêne car on a le sentiment d’une manipulation”.Pour Marine Le Pen, il s’agit de s’en prendre à la pierre angulaire de l’accusation, identifiée comme déterminante dans la lourdeur de sa condamnation en première instance au printemps dernier. Elle avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat qui l’empêche à date de concourir à l’élection présidentielle.La justice lui reproche, ainsi qu’au parti (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d’avoir embauché des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, rémunérés par des fonds européens, mais dont l’activité réelle n’était qu’au seul bénéfice de la formation d’extrême droite.En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen – qui s’est constitué partie civile – a été chiffré à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus.Devant la présidente de la cour d’appel Michèle Agi, Marine Le Pen se montre d’abord contenue au début de son interrogatoire, dans un effort de contrition qui doit trancher avec l’atmosphère houleuse lors de l’audience de l’année dernière devant le tribunal correctionnel.La députée du Pas-de-Calais se veut ferme, mais peine rapidement à contenir un agacement au fur et à mesure qu’elle est questionnée sur des éléments du dossier équivoques, voire embarrassants.Cet email, envoyé entre “tiers payeurs” qui font le joint-venture avec le Parlement européen, qui propose un vaste plan de chaises musicales des assistants afin d’éviter la “catastrophe”? “On a l’impression qu’il n’y a que des considérations financières qui président”, observe la magistrate. “Vous avez raison, c’est le sentiment qu’on peut avoir, mais ils faisaient des plans sur la comète”, jure Marine Le Pen.Ce message du trésorier du parti Wallerand de Saint Just –“Je crois que Marine sait tout cela”–, en réponse à un eurodéputé qui s’inquiète d’un système d’emploi fictif? “Je n’en étais pas destinataire, mais ce qui est sûr, c’est que si j’avais reçu un mail comme celui-là, je n’y aurais pas répondu avec cette désinvolture”, assène-t-elle.D’ailleurs, fait-elle observer, “la masse salariale du Front national ne cesse d’augmenter en 2014, 2015, 2016. Si vraiment il y avait eu une volonté, en quelque sorte, d’alléger le FN, ça se verrait de partout. Ça ne se voit absolument nulle part”.- Responsabilité de Jean-Marie Le Pen -Mardi, la cour d’appel avait commencé la journée par l’interrogatoire du député de l’Yonne Julien Odoul, mis en grande difficulté sur la réalité de son emploi d’assistant parlementaire d’une eurodéputée frontiste en 2014-2015 Mylène Troszczynski, alors que l’organigramme du parti le présentait comme “conseiller spécial” de Marine Le Pen, alors présidente de la formation.”Je n’ai pas travaillé pour Mylène Troszczynski car elle ne me donnait pas de travail”, a-t-il admis à la barre. L’enquête avait établi qu’en un an et demi, il n’avait eu que douze communications avec sa supérieure théorique et que de leur trois appels, le plus long avait duré quatre minutes et dix-sept secondes.Julien Odoul a soutenu s’être alors mis informellement au service de Marine Le Pen car Mylène Troszczynski lui “avait dit de (se) rendre utile au sein du siège du Front national”.Quelques heures plus tard, Marine Le Pen confirme, au prix de contorsions: “Il pouvait être conseiller spécial à mon cabinet et être assistant parlementaire”, d’autant “qu’il ne faisait pas huit heures de travail pour moi”. Et si elle “supposait” qu’il avait un emploi, elle assure qu’elle ignorait qu’il était censé être au service de Mylène Troszczynski.Après avoir esquissé à l’ouverture des débats, la semaine dernière, une inflexion dans sa défense – “si tant est qu’un délit a été commis” – en se concentrant sur la contestation de toute “intention” fautive, Marine Le Pen s’est finalement contentée d’un mea culpa a minima: “C’était peut être contestable, condamnable, le fonctionnement n’était peut-être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient” pour leurs eurodéputés.Seule évolution notable: une bascule des responsabilités sur son père, Jean-Marie Le Pen, qui était, selon elle, “en quelque sorte dirigeant de ce mini-groupe” d’eurodéputés jusqu’en 2016, même après qu’elle lui avait succédé à la tête du parti cinq ans plus tôt.L’interrogatoire doit se poursuivre mercredi.

Budget: le Premier ministre actionne un premier 49.3

Une promesse rompue, et un pas décisif vers l’adoption du budget: Sébastien Lecornu a engagé mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l’État pour 2026, un premier 49.3 d’une série de trois, qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure.”Les choses (…) sont désormais bloquées. Le texte n’est plus votable (…) Or, nous considérons que la France doit avoir un budget”, a déclaré le Premier ministre, fustigeant devant les députés les “agissements” de différents groupes “qui devront en rendre compte devant les Françaises et les Français”.Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le locataire de Matignon avait officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une censure.Faisant part de son “amertume” et de ses regrets, il avait reconnu devoir, faute de majorité, “revenir sur (sa) parole”, pour permettre l’adoption d’un budget nécessaire tant pour renforcer le budget des armées que pour répondre à la colère agricole.Le président de la République, Emmanuel Macron, avait salué devant les ministres une copie budgétaire qui “permet de contenir le déficit à 5%” du Produit intérieur brut (PIB) et “permet au pays d’avancer”.La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a elle acté une forme d’échec auprès de la presse mardi: “C’est la démocratie évidemment qui perd aujourd’hui”, a-t-elle estimé, appelant de nouveau à une modification des règles de la discussion budgétaire.- La majorité elle aussi “amère” -Dans la foulée de ce 49.3, les groupes LFI, GDR (communistes et ultra-marins) et écologistes ont déposé une motion de censure commune, de même que le RN avec son allié l’UDR, le parti d’Eric Ciotti.Le PS n’en votera aucune, convaincu que le 49.3 est la “moins mauvaise des solutions” et qu’il a obtenu sur le fond des victoires, ce qui devrait permettre à M. Lecornu de se maintenir à Matignon.”Nous ne censurerons pas le gouvernement”, a confirmé sur France Inter le patron du parti Olivier Faure.Si le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, il y voit “des avancées”, selon le président de groupe Boris Vallaud, comme la suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, la hausse de la prime d’activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Des concessions minimisées par Éric Coquerel (LFI), qui a fustigé “un budget de coupes budgétaires, (…) un budget d’inégalité (…) qui ne répond pas aux besoins des Français”, appelant les députés PS et LR hésitants à voter la censure.De fait Les Républicains sont mécontents. “Tout le monde dit +cocorico, nous allons être à moins de 5%+ mais il y a un an, l’objectif était d’être à 4,7%”, a rappelé Philippe Juvin (LR), le rapporteur général du budget, se disant “très inquiet”.Au sein du bloc macroniste, une certaine amertume s’exprime aussi face à un budget perçu comme faisant la part trop belle aux promesses socialistes. C’est un budget pour “durer”, “ni pour économiser ni pour moins fiscaliser ni pour rationaliser les dépenses publiques”, a ainsi déploré sous couvert d’anonymat un député Horizons.”On attend la copie finale. Personne aujourd’hui, vu les annonces, ne sait comment on fera 5%”, a ajouté cette source.- “Transparence” -Le gouvernement n’a pas encore dévoilé l’ensemble de sa copie au Parlement, conduisant nombre de députés à lui reprocher un manque de “transparence”. Bercy a transmis mardi à l’Assemblée sa version de la partie recettes, mais celle sur les dépenses ne sera connue que vendredi.Philippe Juvin s’en est ému mardi lors de la conférence des présidents, selon des sources parlementaires.Le Premier ministre a cependant adressé dans l’après-midi une lettre aux parlementaires précisant les contours du budget, où il affirme que l’effort “net” des collectivités locales représentera finalement “près de 2 milliards d’euros”, contre 4,4 milliards dans le projet initial. La surtaxe d’impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises est chiffrée à 7,5 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025.Sébastien Lecornu devrait engager sa responsabilité sur la partie “dépenses” du budget vendredi. Après une nouvelle motion de censure, le texte devrait partir au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée pour être adopté définitivement.sl-are-parl/sde/vmt