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“Continuez à manifester”, “l’aide est en route”, lance Donald Trump aux Iraniens

Donald Trump a encouragé mardi les manifestants en Iran à renverser les institutions et a promis que “l’aide” arrivait, Téhéran dénonçant de son côté des “troubles orchestrés” pour servir de prétexte à une intervention militaire américaine.”CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!”, a écrit le président américain sur son réseau Truth social, …

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Frappes russes massives sur l’Ukraine, deux pétroliers grecs touchés en mer Noire

L’armée russe a poursuivi dans la journée de mardi ses frappes massives sur l’Ukraine, qui avaient fait au moins quatre morts au cours de la nuit, provoquant en plein hiver des coupures de courant, tandis que deux pétroliers grecs ont été touchés par des drones en mer Noire.Les régions de la capitale Kiev, Kharkiv (nord-est), …

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Un budget “à portée de main”? Le gouvernement appelle à un dernier effort

Le gouvernement a appelé mardi les députés à un “dernier effort” en vue d’un compromis autour du budget de l’Etat, de retour à l’Assemblée où une majorité semble toujours inatteignable et un recours au 49.3 difficile à éviter.Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d’être censuré, fragilisé par une crise agricole, et qui joue sa crédibilité.”Le budget est à portée de main. L’urgence est de s’accorder sur le fond. Un dernier effort est nécessaire”, a lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure aux députés, à l’ouverture de la nouvelle lecture du projet de loi de finances.Après “les centaines d’heures de débats” et l’examen de “plusieurs milliers d’amendements”, il est “l’heure” de “faire aboutir” les discussions, a souligné à sa suite la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.Elle a listé “trois grands sujets” sur lesquels l’Assemblée doit encore “rapprocher ses positions”. D’abord, sur le financement des collectivités, dont l’examen des articles a commencé dans la soirée, appelés en priorité par le gouvernement. Puis sur “les dépenses d’avenir”, l’enseignement, la recherche, la transition écologique ou encore le logement. Et enfin sur le pouvoir d’achat, “pour mieux protéger les plus modestes”.Trois priorités détaillées par le groupe socialiste dans ses négociations avec le gouvernement dont la clémence est cruciale pour la survie du gouvernement.- Vers le 49.3 ? -Mais si l’exécutif continue d’afficher sa volonté d’aboutir à un accord, un vote dans l’hémicycle semble toujours aussi improbable. Le Rassemblement national d’un côté, la France insoumise, les écologistes et les communistes, de l’autre, ont redit leur opposition au texte.Ainsi le recours à l’article 49.3 de la Constitution ou aux ordonnances semble quasi inéluctable pour doter la France d’un budget. Une partie de la classe politique presse le gouvernement d’abréger les débats en recourant rapidement à l’article constitutionnel qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une motion de censure.Mais Sébastien Lecornu “veut traîner le plus longtemps possible”, confie à l’AFP l’un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un “échec” pour lui qui s’était initialement engagé à ne pas l’activer, et “s’il l’utilise, c’est qu’il est allé jusqu’au bout ”.Il faut y avoir recours “le plus tôt possible”, et éviter de “s’abîmer dans des discussions dont on sait hélas qu’elles n’aboutiront pas”, a appelé le député MoDem Jean-Paul Mattei en conférence de groupe.L’exécutif semble, pour l’heure, privilégier la première option.Ainsi en début de soirée, les députés ont commencé à examiner les premiers articles sur le financement des collectivités. Contre l’avis du gouvernement, et à l’initiative de La France insoumise, l’Assemblée a voté pour indexer la dotation globale de fonctionnement des collectivités territoriales sur l’inflation, afin de couvrir la hausse de leurs dépenses. En 2026, cela signifierait une augmentation de 1,3% de cette dotation soit une hausse de 248 millions d’euros.- Tracteurs -Au même moment, à l’extérieur du Palais Bourbon, des centaines d’agriculteurs mobilisés depuis la matinée avec leurs tracteurs continuaient d’occuper les devants de l’Assemblée. La promesse de Sébastien Lecornu d’une “loi d’urgence agricole” examinée avant l’été pour tenter de calmer la colère agricole en France n’a pas convaincu la FNSEA de lever le camp. Le Premier ministre a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l’accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi.Mais sur le budget, il devra composer avec leurs demandes sans braquer la droite, qui a réaffirmé son refus d’augmenter les impôts et son attachement à réduire les dépenses.En début de soirée, Amélie de Montchalin a évoqué plusieurs points sur lesquels le gouvernement était prêt à bouger pour tenter de trouver un terrain d’entente avec la gauche. Elle a cité, pêle-mêle, la réduction d’économies prévues sur l’enseignement, la recherche, l’économie sociale et solidaire, ou encore sur les APL, les bourses, la prime d’activité, sans en préciser les montants.Mais ces limitations d’économie doivent s’inscrire dans un cadre, a précisé la ministre, cette fois en direction de la droite: la réduction du déficit à 5% du PIB (contre 5.4% en 2025) et un taux de prélèvements obligatoires qui reste inférieur à ce qu’il était en 2019, soit 44% du PIB.Les efforts demandés devront également provenir pour moitié d’une baisse des dépenses, et au maximum pour moitié d’une hausse de la fiscalité, a-t-elle prévenu.  bur-are-sl-od-cma/jmt/bfi

Les agriculteurs passeront la nuit devant l’Assemblée malgré l’annnonce d’une “loi d’urgence agricole”

Une nuit dans leurs tracteurs: la FNSEA a annoncé rester jusqu’à mercredi matin devant l’Assemblée nationale malgré la “loi d’urgence agricole” promise par le Premier ministre dans la journée pour tenter de calmer la colère des agriculteurs. “On a décidé, après consultation des délégations, de rester ici pour la nuit”, a déclaré mardi soir Damien Greffin, l’un des vice-présidents de la FNSEA, afin de “mener un dernier combat”. Entre la fatigue et la déception, le désarroi était palpable dans la soirée, dans les rangs des manifestants.Ici, un groupe discute sur des tabourets improvisés en paille, au pied de leurs tracteurs ; là, un barbecue improvisé et du boudin grillé sur les quais de Seine, sous le regard amusé de joggeurs nocturnes.- Déçus et fatigués -Qu’est-ce que cela change d’y rester la nuit? “Peut-être rien. Sûrement rien, mais on espère quelques trucs quand même”, dit à l’AFP Paul Dherouville, céréalier vers Saint-Lys (Occitanie).”C’est une façon d’affirmer notre position, nos revendications. Partir maintenant, ce serait déposer les armes”, confie-t-il à l’AFP sans savoir s’il monte dans son tracteur pour dormir ou reste dehors avec les autres profitant d’une nuit parisienne étonnamment clémente. “Franchement, je ne pense pas qu’il y aura plus de résultats. On est dans l’attente. On est un déçus. Fatigués aussi”, abonde Audrey Roubault, céréalière de Fontainebleau.  Portant un foulard “agriculteurs en colère”, le chanteur Francis Lalanne est venu de Bruxelles se joindre au mouvement “par solidarité” et pour rendre hommage à ses “grands-parents agriculteurs”. Plus tôt dans la journée, Sébastien Lecornu a pourtant annoncé “une loi d’urgence agricole” portant sur “plusieurs priorités: eau, prédation, moyens de production”. “Ce texte sera inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et sera ensuite examiné par le Parlement avant l’été”, a promis le Premier ministre.”Ces annonces montrent que les propositions du réseau FNSEA résonnent auprès des décideurs publics”, a indiqué le syndicat dans un communiqué tout en ajoutant que la mobilisation se poursuivait.  Parmi la base des délégations agricoles, beaucoup ont exprimé leur volonté de rester pour poursuivre les négociations et maintenir le rapport de force. Devant ses troupes, le vice-président de la FNSEA a affirmé mardi soir vouloir “remonter au créneau” sur le “sujet de trésorerie, actuellement en discussion”. Mardi, Sébastien Lecornu a également affirmé qu’un “cap clair” sur la politique de l’eau serait par ailleurs “fixé d’ici le salon” de l’Agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars, et demandé, avant la présentation du projet de loi, un “moratoire sur toutes les décisions relatives” à cette question de l’eau et la suspension des “textes fixant les volumes d’eau prélevables (…) jusqu’à septembre”. Le chef du gouvernement a enfin évoqué des réunions pour étudier “les possibilités de dérogation” à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d’engrais par les agriculteurs. Cela s’ajoute à un paquet de “300 millions d’euros” annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d’autres déjà égrainées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.- Divergences syndicales -Les annonces de mardi répondent quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole et dont les sections locales du grand bassin parisien -qui va jusqu’au Pas-de-Calais- ont lancé leurs tracteurs sur Paris.Entrés à l’aube dans Paris, les tracteurs ont descendu les Champs-Elysées avant de s’établir devant l’Assemblée nationale, avec duvets et matelas. Mardi, plus de 350 tracteurs selon les autorités, 500 selon les manifestants, ont stationné aux abords de l’Assemblée nationale, et les agriculteurs présents ont aussi déversé plusieurs tonnes de pommes de terre sur le pont de la Concorde: cadeau aux Parisiens.- “Noyer le poisson” -Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.La Coordination rurale a dénoncé mardi sur X “la différence de traitement du gouvernement face à nos mobilisations”, en référence aux interdictions auxquelles le deuxième syndicat a fait face en amenant ses tracteurs jeudi à Paris.”Le Premier ministre se moque des paysannes !!”, a pour sa part dénoncé la Conférération paysanne dans un communiqué mardi soir en estimant que demander “une loi spéciale” revenait à “noyer le poisson”.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi au Paraguay de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.bur-sb-mdz-cho-are-hrc-mca-neo/jbo/bfi