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La Lune va rougir lors d’une éclipse dans la nuit de jeudi à vendredi

La Lune va rougir à la faveur d’une éclipse totale dans la nuit de jeudi à vendredi, un spectacle céleste peu fréquent qui sera suivi deux semaines plus tard par une éclipse partielle du Soleil.L’éclipse lunaire – la première de l’année – sera visible dans sa phase de totalité depuis le continent américain, une grande partie des océans Pacifique et Atlantique ainsi qu’à l’extrême Ouest de l’Europe et de l’Afrique. Ce phénomène se produit environ deux fois par an, quand le Soleil, la Terre et la Lune sont parfaitement alignés, et que la Lune est dans sa phase pleine. L’astre glisse dans l’ombre de la Terre, qui fait alors écran aux rayons solaires, et perd peu à peu son éclat blanc.Mais il ne s’éteint pas pour autant: la Terre continue à renvoyer à la Lune de la lumière du Soleil, via des rayons qui prennent une teinte rouge.Cette couleur cuivrée est due à la lumière du Soleil filtrée par l’atmosphère terrestre, dont la composante rouge est fortement réfractée et déviée dans l’ombre de la Terre projetée sur la Lune.L’éclipse durera environ six heures et sa phase de totalité – quand l’astre est complètement dans l’ombre de la Terre – un peu plus d’une heure.En France métropolitaine, l’éclipse sera totale entre 07H26 et 08H31, avec un maximum à 7H58, selon l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE).Seuls les habitants de l’Ouest de la Bretagne pourront donc profiter de la phase de totalité en toute fin de nuit si le ciel est dégagé. Ailleurs, la Lune sera déjà couchée.Quelques jours plus tard, le 29 mars, c’est une éclipse partielle de Soleil qui couvrira un partie du globe terrestre.Elle sera visible sur l’est du Canada, l’Europe, le nord de la Russie et le nord-ouest de l’Afrique.Comme dans le cas de l’éclipse lunaire, une éclipse solaire se produit lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont parfaitement alignés. Mais cette fois, c’est la Lune qui s’interpose entre le Soleil et la Terre et occulte l’astre, totalement ou en partie.En France métropolitaine, elle débutera à 9H50 et s’achèvera à 13H43, avec un maximum à 11H47.Le Soleil sera occulté à 31,4% à Quimper, 23,5% à Paris, mais seulement 9,9% à Nice, selon l’IMCCE.Même dans le cas d’une éclipse partielle, le Soleil ne doit pas être observé directement à l’œil nu, mais uniquement à l’aide de lunettes spéciales. Ses rayons peuvent brûler la rétine, avec des conséquences irréversibles.

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Océans: l’Ifremer s’interroge quant au financement américain du programme Argo

Le PDG de l’Ifremer s’est interrogé mercredi quant à l’avenir du programme international d’observation des océans Argo, financé à 56% par les États-Unis, appelant à un “effort financier européen” pour pallier une “éventuelle déficience” américaine.Lancé au début des années 2000, le réseau 4.000 flotteurs Argo dérivant sur toutes les mers du globe, plongeant jusqu’à 2.000 mètres de profondeur, permet de mesurer la température et la salinité en temps quasi réel. Les données issues des flotteurs permettent de surveiller et comprendre le fonctionnement de l’océan, de ses écosystèmes et son rôle sur le climat, qu’il s’agisse du stockage de chaleur ou de la montée du niveau de la mer.”C’est le thermomètre de l’océan, c’est ça qui prend le pouls de l’océan”, a résumé à l’AFP François Houllier, PDG de l’Ifremer, institut qui coordonne un des trois centres mondiaux du réseau Argo.”Les États-Unis vont-ils continuer de financer Argo à la hauteur antérieure ? Sinon, à quelle hauteur vont-ils le faire ?”, s’est-il interrogé, après les licenciements massifs au sein de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).”Ces flotteurs ont une durée de vie de 5 ans. Ça veut dire que tous les 6 mois, il y en a 10% qui deviennent obsolètes et qu’il faut les renouveler. Dans 6 mois, la question qui se pose, c’est comment allons-nous renouveler tous ensemble ces flotteurs à l’échelle mondiale?”, a-t-il ajouté.Troisième contributeur après les États-Unis (56%) et l’Australie (7,5%), la France opère 6,9% des 4.137 flotteurs Argo, dont le coût total est estimé à 40 millions de dollars par an (36,7 millions d’euros). “S’il y a une nécessité d’adaptation et qu’on veut pallier une éventuelle déficience de nos collègues américains, il faut mettre des efforts financiers. C’est plutôt à l’échelle de l’Europe que ce genre de choses-là devrait être fait”, a plaidé M. Houllier.M. Houllier a également fait part d’inquiétudes “sur les flux de données”, aujourd’hui en du programme Argo, même si “pour l’instant, à ma connaissance, il n’y a pas de flux de données qui a été altéré.”Sans ces flotteurs, “on se prive de regarder la réalité, et donc c’est la négation de la science elle-même”, a-t-il ajouté.Les données d’Argo sont citées dans plus de 6.000 publications scientifiques et 500 thèses de doctorat, selon le site internet du programme.

Un ancien “parrain” de la mafia grenobloise tué sur une autoroute près de Grenoble

Dix ans après la mystérieuse disparition de son frère Robert, Jean-Pierre Maldera, l’un des “parrains” de la mafia italo-grenobloise des années 80, a été tué mercredi à la vue de tous sur une autoroute près de Grenoble, et les auteurs de la fusillade sont en fuite.L’homme, âgé de 71 ans, circulait sur l’autoroute A41 entre Chambéry et Grenoble, seul au volant de sa voiture BMW, lorsqu’il a été pris pour cible vers 10H30, près de la sortie vers la commune de Domène (10 km de Grenoble), par les occupants d’un autre véhicule qui le suivait.Jean-Pierre Maldera a d’abord “été visé par des tirs de kalachnikov, dont au moins un l’aurait atteint au niveau du coude”, a précisé le procureur adjoint de Grenoble François Touret de Coucy, dans un communiqué.L’homme “aurait alors stoppé son véhicule sur la chaussée et serait descendu. Le véhicule agresseur a fait demi-tour, a emprunté l’autoroute à contre-sens pour venir le percuter violemment. Le corps a été projeté et retrouvé sur la voie opposée de l’autoroute”, détaille le procureur.”La plaie par arme à feu ne serait pas mortelle et la cause de la mort (…) serait plutôt due au choc avec le véhicule ou la chute sur la chaussée”, a-t-il ajouté, précisant qu’une arme de poing a été retrouvée “à proximité” du corps de Jean-Pierre Maldera.Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ont montré une BMW blanche arrêtée en plein milieu de l’autoroute, la vitre conducteur brisée.Le ou les assaillants ont pris la fuite, et leur véhicule, une Mégane RS volée, a été retrouvé incendié peu après les faits, à quelques kilomètres, sur un parking isolé près d’un petit stade, à la limite entre Grenoble et la commune de Saint-Martin-d’Hères, selon le procureur.La préfète de l’Isère Catherine Séguin a condamné sur X “cet acte criminel, d’une violence inouïe, perpétré de surcroît sur une autoroute, en pleine journée, mettant en danger grave et immédiat des dizaines d’automobilistes”.La circulation sur l’A41 a été un moment interrompue dans un sens et perturbée dans l’autre.L’enquête pour “meurtre en bande organisée” est désormais supervisée par la Juridiction interrégionale spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée (Jirs) de Lyon, selon M. Touret de Coucy, qui n’avance par ailleurs aucun mobile.En revanche, la préfète de l’Isère semble relier le meurtre au trafic de stupéfiants: “La guerre contre le fléau du narcotrafic sera longue et difficile. Mais nous la gagnerons”, a-t-elle écrit, alors que Grenoble et sa banlieue sont particulièrement touchées par le trafic de drogues, avec des violences récurrentes par armes à feu.- “Clan Maldera” -Né le 15 mai 1953, Jean-Pierre Maldera et son frère cadet, Robert Maldera, ont été considérés comme les “parrains” du grand banditisme italo-grenoblois des années 80, ayant longtemps régné en maître sur la capitale des Alpes.Lorsqu’ils étaient plus jeunes, ils faisaient partie du “clan Maldera”, une famille de gangsters dont de nombreux membres ont été incarcérés pour des activités de racket, hold up et proxénétisme. Au début des années 1980, avait été retrouvée chez le père de la fratrie, Joseph Maldera, la “caisse d’épargne” de la famille: près d’un million de francs en bons du Trésor.Connu pour avoir trempé dans des affaires de proxénétisme, racket, attaque à main armée, Jean-Pierre Maldera avait un casier judiciaire avec “huit” condamnations prononcées entre 1978 et 1999, selon le procureur adjoint de Grenoble.L’homme, qui a notamment été condamné par la cour d’assises de l’Isère en 1986 à 15 ans de réclusion criminelle pour un vol à main armée, n’avait pas fait parler de lui depuis plus de vingt ans.En 2004, les deux frères avaient été écroués dans une affaire de grand banditisme (association de malfaiteurs, blanchiment d’argent, extorsion de fonds, proxénétisme…), mais ils avaient été libérés en 2005 à la suite d’un vice de forme qui avait conduit à l’annulation de l’ensemble de la procédure.Robert Maldera, surnommé “il pazzo” (le fou, en italien), a lui mystérieusement disparu en 2015 à 55 ans. Après s’être rendu à un rendez-vous à Saint-Martin-d’Hères avec un artisan, il n’avait plus donné signe de vie, et sa voiture avait été retrouvée deux mois plus tard sur un parking de cette commune.”On a de bonnes raisons de penser qu’il a été tué”, avait estimé en 2015 le procureur de la République à Grenoble à l’époque.

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2024-2025, un long hiver irrespirable au Pakistan

Pendant au moins 120 jours d’affilée, des dizaines de millions de Pakistanais ont dû survivre dans un air irrespirable, selon des données analysées par l’AFP qui révèlent les détails du pire hiver traversé par le pays, l’un des plus pollués au monde.Pendant six mois sans discontinuer à Lahore et quatre mois à Islamabad et dans la capitale économique Karachi, la concentration moyenne de particules fines a été au moins 20 fois supérieure à celle tolérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Depuis leur installation en 2018, les capteurs de l’ambassade américaine s’affolent chaque hiver quand le “smog”, ce brouillard de pollution piégée dans de l’air froid, enveloppe Lahore (est) et ses 14 millions d’habitants.Cette année, ils sont passés dans le rouge dès octobre, un mois plus tôt qu’auparavant et dans des villes où le smog était autrefois plus clément. En novembre, 80% des 240 millions de Pakistanais assuraient à l’institut de sondage Ipsos avoir été touchés par cet épais nuage que la NASA voit désormais depuis l’espace et qui brûle la gorge, pique les yeux et peut provoquer angine ou asthme.Un tiers en avaient subi des conséquences directes, sur leur santé, ou indirectes: écoles fermées, chômage technique, interdiction de circuler…Au nom de ses concitoyens, Risha Rashid, militante du climat de 21 ans, a décidé de poursuivre les autorités pour faire valoir le “droit à respirer un air pur” qu’elles ont inscrit en 2023 dans la Constitution.Asthmatique, l’étudiante a dû se confiner une grande partie de l’hiver ratant jusqu’à ses examens. Elle dit porter plainte à Islamabad parce que la capitale “est en train de devenir un deuxième Lahore” et que “rien n’est fait pour y remédier”.- “En guerre” -Le Pendjab, la province de Lahore, a lancé en 2024 la “guerre contre le smog”. Son gouvernement a multiplié par dix le nombre de capteurs d’air, passés de trois à une trentaine, fixes et mobiles.Il a aussi répertorié, pour la première fois de son propre aveu, les usines pour envoyer régulièrement des fonctionnaires contrôler leurs émissions. Les briqueteries ont par exemple été forcées de changer leur méthode de fabrication.Le gouvernement a promis de louer à prix coûtant un millier de “super semoirs” pour en finir avec les brûlis agricoles et assure vouloir gérer les déchets pour éviter leur incinération.Mais il contrôle dans le même temps étroitement les capteurs privés, accusés de donner “des résultats erronés qui sèment la panique”. Une hérésie pour les chercheurs qui ont besoin de ces capteurs pour compléter des données gouvernementales, trop parcellaires.Quant à ses machines anti-smog, elles ne sont que des pansements sur des jambes de bois, estiment les experts.Les brumisateurs censés faire retomber la poussière en suspension sur les chantiers? “Les particules fines PM2.5, premier polluant, sont trop petites pour être arrêtées”, répond Ahmad Ali Gul, universitaire spécialisé dans la gestion de crise et des risques.La “tour anti-pollution” censée purifier l’air, inaugurée en décembre et retirée deux mois plus tard, officiellement pour “raisons techniques”? “C’est comme si vous mettiez un climatiseur en plein air pour lutter contre le changement climatique”, rétorque un expert sous couvert d’anonymat. “C’est aussi inefficace que les pluies artificielles déclenchées chaque année par avion”.- “La baignoire déborde” -“Quand une baignoire déborde, est-ce que vous prenez d’abord une serviette pour éponger ou est-ce que vous fermez le robinet?”, lance M. Gul.Pour lui, “il faut commencer par réduire les émissions avant de parler du meilleur moyen de se protéger du smog”.”Le gouvernement répète: ‘l’Inde est responsable’, ‘les agriculteurs sont des ennemis de la nation’, ‘les briqueteries sont la principale source de pollution’, mais il ne dit jamais un mot sur le transport”, poursuit-t-il.Et cela alors que la feuille de route gouvernementale estime le transport responsable de 83% des émissions à Lahore.La directrice de la cellule anti-smog, Sabah Ashgar, renvoie la balle dans le camp des constructeurs automobiles.Elle dit ne pas pouvoir “contraindre” les automobilistes, mais Islamabad promet que 30% des véhicules vendus au Pakistan en 2030 seront électriques, transport en commun inclus. Pour le moment, les premières voitures électriques chinoises mises sur le marché peinent à s’écouler dans un pays où 40% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.Et les autorités évacuent deux questions: comment vont-elles financer une telle révolution? Et pourquoi ne pas d’abord se débarrasser des carburants de mauvaise qualité utilisés massivement car moins chers?”Passer à un carburant plus propre aurait un effet immédiat”, assure pourtant Frank Hammes, PDG mondial de IQAir, société de surveillance de la qualité de l’air.D’ailleurs le Pakistan a déjà eu un avant-goût d’air pur: en 2020, lors du confinement anti-Covid quand usines et transports se sont arrêtés.”La qualité de l’air s’est tellement améliorée que pour la première fois depuis des années, nous pouvions même voir les étoiles à Lahore la nuit”, se souvient Umar Masood, directeur du centre Urban Unit, qui analyse les données sur la pollution pour le compte du gouvernement.Abdul Sattar Babar, directeur d’Ipsos Pakistan, plaide de son côté pour une prise de conscience collective.Aujourd’hui, 28% des Pakistanais rejettent le changement climatique ou ne se sentent pas personnellement responsables –bien au-dessus de la moyenne mondiale de 19%.”Lorsque vous arrivez à peine à vivre, les enjeux climatiques ne sont évidemment pas votre préoccupation première”, assure-t-il à l’AFP.

All hostages freed after 30-hour Pakistan train siege: source

More than 340 train passengers taken hostage by a militant group were freed Wednesday by security forces after a 30-hour siege, an army official told AFP, confirming that 27 off-duty soldiers were shot by militants. Pakistan security forces launched a rescue mission Tuesday afternoon after a separatist group bombed a railway track in mountainous southwest Balochistan …

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Contrôle technique: le recours des motards rejeté par le Conseil d’Etat

Le Conseil d’Etat a annoncé mercredi rejeter un recours des motards contre le nouveau contrôle technique imposé aux deux-roues.Le contrôle technique est devenu obligatoire depuis avril 2024 pour tous les véhicules de catégorie L (motos, scooters, véhicules sans permis), suscitant une forte opposition de la part de certains motards.La Fédération française des motards en colère (FFMC) avait appelé au boycott et demandé au Conseil d’État d’annuler pour “excès de pouvoir” le décret et l’arrêté qui précisent les modalités de ce contrôle, et de mettre en place des mesures alternatives.Mais la plus haute juridiction administrative a débouté les motards.La Commission européenne avait introduit dès 2014 l’obligation pour tous les pays de l’UE d’instituer avant début 2022 un contrôle technique pour les deux-roues de plus de 125 cm3, pour protéger l’environnement et la sécurité des motards. Au coeur de l’été 2021, le gouvernement français avait fini par publier un décret instituant ce contrôle. Mais il avait vite fait marche arrière et proposé des mesures alternatives, telles que des campagnes de sensibilisation ou l’amélioration des infrastructures routières.Le Conseil d’État, “comme il l’a déjà jugé en octobre 2022”, considère que ces mesures de sécurité routière sont “trop ponctuelles et manifestement insuffisantes pour atteindre les objectifs de sécurité des usagers de la route” prévus par la directive européenne. La mise en oeuvre de ces seules mesures “ne permettrait donc pas une transposition correcte par la France de la directive européenne”, selon l’autorité.Le Conseil d’État relève par ailleurs que les premiers contrôles techniques effectués “ont fait ressortir qu’une part importante des véhicules contrôlés présentaient des défaillances techniques qui menacent la sécurité des usagers”. 45% des 123.043 véhicules contrôlés entre le 15 avril et le 29 mai 2024 présentaient une ou plusieurs défaillances (mauvais état des pneumatiques, usure des plaquettes de frein, etc.), dont plus de 11 % étaient graves et comportaient un risque de sécurité, selon les statistiques présentées par le ministère de la Transition écologique.Selon la fédération professionnelle Mobilians, sur l’ensemble de l’année 2024, les motards qui ont inauguré le contrôle technique ont pourtant été plus vertueux que les automobilistes, avec un taux de 10% de contre-visite, contre 20% en moyenne pour les automobilistes.Les scooters, eux, étaient comme prévu beaucoup plus mal entretenus. Cependant, le contrôle actuel reste essentiellement visuel et moins exigeant que celui des automobiles.

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Les températures record des océans ne reflètent pas une accélération du réchauffement, selon une étude

Les températures record observées dans les océans en 2023 et 2024 ne sont pas le reflet d’une accélération “inattendue” du réchauffement climatique, selon une étude publiée mercredi dans la revue scientifique Nature.Entre avril 2023 et mars 2024, la température de surface des océans a dépassé d’environ 0,25°C ses précédents records de 2015-2016, et ce pendant plus d’un an. Depuis, les températures sont redescendues sous leur niveau record, mais restent au plus haut depuis 2023.Ce bond des températures “est très rare” et “nous estimons que ce phénomène se produit tous les 500 ans environ, avec la tendance actuelle du réchauffement”, a indiqué à l’AFP Jens Terhaar, chercheur à l’Université de Berne (Suisse), qui a simulé cet événement sur plusieurs modèles climatiques.”Pas totalement inattendue” dans les conditions climatiques actuelles, une telle anomalie aurait cependant été “pratiquement impossible en l’absence d’une tendance au réchauffement climatique”, soulignent les auteurs de l’étude.Ces températures record avaient fait craindre une accélération du rythme du réchauffement climatique, ce qui n’est pas nécessairement le cas, selon les chercheurs.”Les scientifiques n’ont jamais cru que le réchauffement (climatique) serait linéaire”, explique M. Terhaar, mais au contraire “qu’il s’accélérerait tant que les émissions (de CO2) augmenteraient”. “Ici, la question a été soulevée de savoir si une accélération supplémentaire inattendue s’était produite. Nous montrons que le saut (des températures) n’est pas impossible et que les modèles peuvent simuler de tels sauts”, a-t-il ajouté. En outre, l’évolution des températures depuis leurs records est conforme à ce que prédisent les modèles. “Cela suggère qu’il s’agissait d’un événement extrême et non d’une accélération supplémentaire et inattendue du réchauffement”, souligne le chercheur. La plupart des modèles prévoient désormais que les températures des océans retrouveront, d’ici à septembre 2025, des niveaux similaires à ceux observés avant les records.Si les températures ne reviennent pas à ces niveaux plus raisonnables, “cela pourrait signifier que nous avons sous-estimé la sensibilité du climat et que le réchauffement futur sera plus important”, prévient M. Terhaar.La hausse des températures de surface des océans se manifeste localement par des vagues de chaleur marines qui peuvent influencer les moussons, intensifier les cyclones tropicaux, provoquer des disparitions massives d’invertébrés, de poissons, d’oiseaux et de mammifères marins ainsi que le blanchiment des coraux, rappellent les chercheurs.

Un ancien “parrain” de la mafia grenobloise abattu sur une autoroute près de Grenoble

Dix ans après la mystérieuse disparition de son frère Robert, Jean-Pierre Maldera, l’un des “parrains” de la mafia italo-grenobloise des années 80, a été abattu mercredi à la vue de tous sur une autoroute près de Grenoble, et les auteurs de la fusillade sont en fuite.L’homme, âgé de 71 ans, circulait sur l’autoroute A41 entre Grenoble et Chambéry, seul au volant de sa voiture, lorsqu’il a été pris pour cible vers 10H30, près de la sortie vers la commune de Domène (10 km de Grenoble), par les occupants d’un autre véhicule qui le suivait.Les premiers éléments de l’enquête rapportent que des coups de feu ont été échangés. Le septuagénaire a été atteint puis a succombé à ses blessures, malgré l’intervention des secours.Les tireurs, eux, ont pris la fuite, selon une source proche du dossier à l’AFP.Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ont montré une BMW blanche arrêtée en plein milieu de l’autoroute, la vitre conducteur brisée. Selon le Dauphiné Libéré, les tireurs, au nombre de trois ou quatre et munis d’armes automatiques, ont fini par achever l’homme alors qu’il tentait de leur échapper à pied après être sorti de sa voiture.Le véhicule des assaillants, une Mégane RS volée, a été retrouvé incendié peu après les faits, à quelques kilomètres, sur un parking isolé près d’un petit stade, à la limite entre Grenoble et la commune de Saint-Martin-d’Hères, selon le média local.La voiture incendiée a ensuite été retirée des lieux par les forces de l’ordre et ne restait que le sol noirci par le feu, a constaté un photographe de l’AFP.”Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte criminel, d’une violence inouïe, perpétré de surcroît sur une autoroute, en pleine journée, mettant en danger grave et immédiat des dizaines d’automobilistes”, a déclaré sur X la préfète de l’Isère.La circulation sur l’A41 a été interrompue dans le sens Grenoble-Chambéry et perturbée dans le sens inverse.- “Clan Maldera” -La victime a été identifiée comme étant Jean-Pierre Maldera, a confirmé le vice-procureur de Grenoble, François Touret de Coucy.Cet homme et son frère cadet, Robert Maldera, ont été considérés comme les “parrains” du grand banditisme italo-grenoblois des années 80, ayant longtemps régné en maître sur la capitale des Alpes. Connu pour avoir trempé dans des affaires de proxénétisme, racket, attaque à main armée, et fait de la prison, Jean-Pierre Maldera n’avait pas fait parler de lui depuis plus de vingt ans.En 2004, les deux frères avaient été écroués dans une affaire de grand banditisme (association de malfaiteurs, blanchiment d’argent, extorsion de fonds, proxénétisme…), mais ils avaient été libérés en 2005 à la suite d’un vice de forme qui avait conduit à l’annulation de l’ensemble de la procédure.Dans sa publication sur X, la préfète de l’Isère semble relier le meurtre de Jean-Pierre Maldera au trafic de stupéfiants: “La guerre contre le fléau du narcotrafic sera longue et difficile. Mais nous la gagnerons”, a-t-elle écrit, alors que Grenoble et sa banlieue sont particulièrement touchées par le trafic de drogues, avec des violences récurrentes par armes à feu.Robert Maldera, surnommé “il pazzo” (le fou, en italien), a mystérieusement disparu en 2015 à l’âge de 55 ans. Après s’être rendu à un rendez-vous à Saint-Martin-d’Hères avec un artisan, il n’avait plus donné signe de vie, et sa voiture avait été retrouvée deux mois plus tard sur un parking de cette commune.”On a de bonnes raisons de penser qu’il a été tué”, avait estimé en 2015 le procureur de la République à Grenoble, Jean-Yves Coquillat, qui avait ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire.Lorsqu’ils étaient plus jeunes, les deux frères Jean-Pierre et Robert faisaient partie du “clan Maldera”, démantelé début 1984, une famille de gangsters dont de nombreux membres ont été incarcérés pour des activités de racket, hold up et proxénétisme. À cette époque, avait été retrouvée chez le père de la fratrie, Joseph Maldera, la “caisse d’épargne” de la famille: près d’un million de francs en bons du Trésor.

Violences aux soignants: un collectif demande un durcissement rapide de la loi

L’émotion soulevée par le récent passage à tabac d’un généraliste en Seine-Saint-Denis et la condamnation de son agresseur jugée trop clémente par des représentants de médecins ont relancé le débat sur les violences dont sont victimes les soignants et un collectif réclame de durcir la loi.”Nous demandons que le Parlement adopte très rapidement la proposition de loi Pradal” aggravant les sanctions pour les agressions de soignants, adoptée par l’Assemblée nationale en mars 2024 et en attente d’examen au Sénat, a plaidé devant la presse à Paris le docteur Saïd Ouichou, l’un des organisateurs d’un collectif d’une quinzaine d’associations et organisations représentatives.”Nous voulons un outil juridique qui permette que la main du juge ne tremble plus” quand il doit sanctionner “un agresseur de médecin, d’infirmière, de kiné ou de pharmacien”, a ajouté M. Ouichou, lui-même médecin généraliste dans les quartiers nord de Marseille.Le fait que la victime d’une agression est un soignant “doit être une circonstance aggravante”, comme c’est le cas pour les élus ou les policiers par exemple, a-t-il expliqué.À Paris ou à Marseille, des manifestations rassemblant une poignée de soignants ont été organisées pour protester contre ces violences. Dans la capitale, une délégation a été reçue au ministère de la Santé.L’idée de cette mobilisation a émergé après plusieurs agressions dont celle d’un médecin généraliste installé à Drancy (Seine-Saint-Denis) dont l’auteur a récemment été condamné à des travaux d’intérêt général et une amende. Largement médiatisée, l’affaire a suscité l’indignation, redoublée par la condamnation jugée trop légère du mis en cause par une partie des soignants. “On continue à exercer, malheureusement, ou heureusement, parce qu’on a nos patients qui ont besoin de nous. Mais par contre, tout ce qu’il y a autour, parfois, nous fait peur. On redouble de vigilance, on fait attention, on évite de rentrer avec nos caducées, on évite d’avoir du matériel sur nous”, a témoigné lors de la manifestation marseillaise, Handa Douafflia, 55 ans, infirmière libérale dans les quartiers nord de Marseille.”On a besoin d’avoir la protection des autorités, besoin d’avoir la protection des juges lorsqu’il y a des actes comme ça qui arrivent”, rebondit Thomas Laennec, 37 ans, médecin généraliste à Toulon, représentant du syndicat de médecins UFMLS  (Union française pour une médecine libre Syndicat). – Chiffres sous-évalués? -“Il faut que les soignants puissent exercer sereinement, et pour pouvoir exercer sereinement, il faut qu’ils puissent se sentir protégés”, ajoute la blouse blanche.Selon les chiffres de l’Ordre des médecins, les agressions contre les professionnels du soin ont augmenté de 27% en 2023, avec 1.581 faits recensés.”Et encore les chiffres sont sous-évalués” car beaucoup de médecins ne signalent pas ou ne portent pas plainte après une agression, selon le docteur Ouichou.Le collectif, composé notamment de deux syndicats représentatifs des médecins libéraux, de SOS médecins France ou encore du premier syndicat des pharmaciens, demande l’application rapide du plan de lutte contre les violences faites aux soignants, lancé en 2023 par le gouvernement.Interrogé sur les causes de cette montée des violences dans les cabinets, les membres du collectif évoquent les tensions provoquées par la dégradation de l’offre de soins, et des comportements plus décomplexés face à la violence.”Quand on agresse un soignant, on le met en difficulté, il ne peut plus exercer sa profession et ce sont des centaines voire des milliers de patients qui ne pourront plus être pris en charge”, a estimé le docteur Sophie Bauer, présidente du syndicat de médecin SML.La proposition de loi de l’ancien député Horizons Philippe Pradal prévoit notamment l’aggravation des sanctions encourues en cas de violences contre les soignants – dans certains cas jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende-, la création d’un délit d’outrage, un dépôt de plainte facilité.”Le ministère reprendra en mai 2025 au Sénat les débats parlementaires” sur ce texte, ont annoncé les ministres Catherine Vautrin et Yannick Neuder dans un communiqué commun, promettant une “tolérance zéro”.grd-lby-ic-vk/alu/abl

Congrès: Boris Vallaud pose les jalons d’une candidature à la tête du PS

Ira, ira pas? Le patron des députés socialistes, Boris Vallaud, a fait un pas mercredi vers une candidature au poste de premier secrétaire du PS, avec la publication d’une tribune dans laquelle il pose les bases de ses ambitions pour le parti.Même si à ce stade, il n’exprime aucune intention claire dans ce texte publié dans le journal Libération, le député des Landes, que de nombreux socialistes pressaient de se lancer dans la course, pose des jalons pour vérifier sa capacité à rassembler.Dans la tribune intitulée “Pour un PS de combat face aux coups de boutoir des nationalistes et des libéraux”, qu’il signe avec déjà une cinquantaines d’élus et parlementaires, il appelle à faire du prochain congrès du parti, prévu en juin, “un congrès de réconciliation” et “de doctrine”, après celui de Marseille, en 2023, qui avait divisé le PS en deux. Alors qu’Olivier Faure a annoncé qu’il était candidat à sa succession, et que ses opposants de 2023, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, et Hélène Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin, se préparent aussi à retourner au combat, Boris Vallaud est poussé par plusieurs socialistes, dont le sénateur Alexandre Ouizille, qui le juge plus consensuel que l’actuel premier secrétaire.Parmi les signataires, se trouvent notamment sept sénateurs, les anciens ministres Marylise Lebranchu et François Lamy, ou les maires de Bourg-en-Bresse Jean-François Debat et de Clermont-Ferrand Olivier Bianchi.  “Le pire serait la rumination du passé, le ressentiment des uns et l’esprit de revanche des autres”, écrit le patron des députés PS dans sa tribune. A l’inverse, “le meilleur serait dans la préparation de l’avenir, un congrès de réconciliation, d’affirmation et d’idées pour nous mettre à l’heure du monde (…) Ainsi réconciliés, les socialistes pourront alors unir la gauche”, poursuit celui dont tout le monde loue la gestion pacifiée du groupe à l’Assemblée nationale.Mais l’énarque de 49 ans prévient: il souhaite “l’union à toute force mais pas l’union à tout prix”, et “une union dans laquelle des socialistes aux forces retrouvées pourront jouer le premier rôle. Mais celui-ci ne se décrète pas. Il se mérite”, ajoute-t-il. Une position qui rejoint celle de M. Faure.”Ce qui le distingue d’Olivier c’est la place qu’il fait aux idées. Nous avons fait sept ans de tactiques, mais pas sept ans de travail”, regrette son entourage.- “dézinguer Olivier Faure” -L’époux de l’ex-ministre socialiste, Najat Vallaud-Belkacem, qui se dit préoccupé par le fossé grandissant entre les politiques et les Français, reste une énigme.Il ne cache pas son peu d’intérêt pour les jeux d’appareils et reconnaît avoir “un rapport ambivalent à la politique: elle me fascine autant qu’elle me désespère”. Ira-t-il jusqu’à écrire un texte d’orientation, étape préalable pour être candidat? “Il a suffisamment de signatures pour aller au bout”, abonde son entourage.Mais il n’est pas le candidat de François Hollande, ajoute la même source, face à la petite musique qui voudrait qu’un candidat anti-Faure aurait forcément le soutien de l’ex-président. “Personne ne veut du retour de Hollande”.Dans le camp d’Olivier Faure, on reste circonspect: “Je ne sais pas très bien ce qu’il défendra. Sa ligne est assez proche de la nôtre, pour ne pas dire similaire”, note un proche du premier secrétaire. “Je les aime tous les deux, j’ai pas envie que l’un parte contre l’autre. Ils sont très alignés”, abonde un député socialiste.Boris a “le droit d’être d’accord avec Olivier, mais aussi de penser qu’il y a des choses qu’il peut faire mieux que lui”, réagit l’entourage du Landais. “Il est de son devoir de faire une proposition de rassemblement le plus large possible”.Il pourrait être soutenu à la fois par des partisans d’Olivier Faure et par ceux qui ont du ressentiment contre le premier secrétaire, ajoute un soutien de l’élu des Landes, qui espère de nombreux ralliements.Au final, il n’est “pas une candidature de plus”, mais “potentiellement trois candidatures de moins”, ajoute son entourage.Mais un membre de la direction relève qu’une candidature du député landais “apparaîtra comme une forme de volonté de dézinguer Olivier Faure. Cela serait assez peu apprécié des militants”.