AFP Top News

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Dans les steppes de Mongolie, le climat déréglé pousse les bergers à bout

Un froid extrême avait décimé son troupeau de moutons l’hiver dernier. Un an après, Zandan Lkhamsuren lutte encore pour surmonter les dégâts causés par ces conditions météorologiques extrêmes, de plus en plus fréquentes en Mongolie.Ce vaste pays de 3,4 millions d’habitants, entre Russie et Chine, est l’un des plus touchés par le changement climatique. Selon certaines estimations, il se réchauffe trois fois plus vite que la moyenne mondiale.En Mongolie, ces effets sont particulièrement visibles.Parmi les conséquences, le “dzud” – synonyme d’hiver rigoureux et particulièrement enneigé, comme celui qui a décimé le troupeau de Zandan Lkhamsuren – est devenu plus fréquent et plus intense.”L’hiver dernier (en 2024, ndlr) était le plus dur que j’aie jamais connu”, déclare à l’AFP cet homme de 48 ans, dans la steppe proche de la petite ville de Kharkhorin, dans le centre de la Mongolie. Les températures s’y échelonnaient entre -32°C la journée et -42°C la nuit, raconte-t-il.Les fortes chutes de neige et le sol gelé ont empêché ses moutons de trouver de la nourriture. Sur son troupeau de 280 bêtes, seules deux ont survécu.Dans toute la Mongolie, ce sont plus de sept millions d’animaux qui ont péri – plus d’un dixième du total.”Nos troupeaux couvraient toutes nos dépenses et on vivait très bien”, raconte Zandan Lkhamsuren en servant du thé au lait salé chaud dans sa yourte traditionnelle.Mais il lutte aujourd’hui pour joindre les deux bouts. Après avoir perdu ses bêtes, il a dû contracter des emprunts pour nourrir un nouveau troupeau, plus petit, de chèvres – des animaux réputés plus résistants.- “Je regarde le ciel” -Ses deux filles étaient censées commencer l’université l’an passé dans la capitale, Oulan-Bator. Mais la famille n’a pas pu payer leurs frais de scolarité.”Ma stratégie désormais, c’est de me concentrer sur ce qu’il me reste”, déclare Zandan Lkhamsuren.Alors que le soleil couchant projette de longues ombres sur la steppe, il siffle pour rassembler ses bêtes récalcitrantes et les conduire à l’abri pour la nuit.L’homme dit garder un état d’esprit positif. En faisant grossir son troupeau de chèvres, il pourra peut-être réussir à financer les études de ses filles, dit-il.”Je suis sûr qu’on pourra s’en remettre”, déclare-t-il avec stoïcisme.Le problème pour Zandan Lkhamsuren et les autres travailleurs agricoles, qui représentent un tiers de la population mongole, c’est que le dzud devient plus fréquent.Il se produisait jadis environ une fois en 10 ans. Mais il y en a eu six au cours de la dernière décennie, selon l’ONU.Le surpâturage participe depuis longtemps à la désertification de la steppe.Mais le changement climatique aggrave la situation. Les sécheresses estivales rendent ainsi plus difficile l’engraissement des animaux et le stockage du fourrage pour l’hiver.”Comme beaucoup d’autres éleveurs, je regarde le ciel pour essayer de prévoir la météo”, explique Zandan Lkhamsuren.”Mais cela devient difficile (…) Le changement climatique est une réalité”, souligne-t-il.- Vie nomade -Sur sa moto qui soulève des nuages de poussière, Enebold Davaa, 36 ans, partage ces appréhensions.L’hiver dernier, sa famille a perdu plus de 100 chèvres, 40 moutons et trois vaches.”C’était notre principale source de revenus. Donc ça nous a vraiment accablés. C’était très dur”, raconte-t-il.L’hiver, plus doux cette année, a permis à sa famille de combler une partie de ses pertes mais il dit rester “inquiet” car sa famille “ne peut rien prévoir pour le moment”.Un responsable local, Gankhuyag Banzragch, indique à l’AFP que la plupart des familles du district ont perdu entre 30 à 40% de leur bétail l’hiver dernier.Les difficultés rencontrées par les éleveurs poussent un nombre croissant de familles à déménager ailleurs, explique-t-il.Un quart des Mongols mènent encore une vie nomade. Mais ces dernières décennies, des centaines de milliers se sont installés en ville, notamment dans l’agglomération de la capitale.Tout en faisant bouillir des raviolis à la viande de cheval, la femme d’Enebold Davaa explique que la famille pourrait également plier bagage s’ils perdaient davantage de bétail. “Après, en ville, la principale difficulté, c’est l’accès à l’éducation pour nos enfants”, s’inquiète-t-elle.Son mari, lui, a une raison encore plus fondamentale de rester.”Je veux continuer à élever mes bêtes. Je veux conserver mon mode de vie”, explique-t-il.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Algues vertes: l’État sommé de renforcer son action contre les pollutions aux nitrates

Des mesures “insuffisantes” contre les algues vertes, qui prolifèrent depuis des décennies sur le littoral breton : le tribunal administratif de Rennes, saisi par l’association Eau et Rivières de Bretagne, a “enjoint” jeudi au préfet de Bretagne de renforcer son action contre les pollutions aux nitrates.Saisi de deux recours déposés par l’association, le tribunal “enjoint au préfet de la région Bretagne de prendre dans un délai de dix mois toutes les mesures utiles de nature à réparer le préjudice écologique résultant de la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole”. Le préfet devra se doter “d’outils de contrôle permettant un pilotage effectif des actions menées”, ajoute le tribunal.En octobre 2022, l’association Eau et Rivières de Bretagne avait déposé deux recours contre l’État, le premier lui demandant de prendre “toutes mesures utiles” pour “pallie(r) les insuffisances de sa politique de gestion des pollutions azotées”.L’association avait demandé au tribunal de laisser à l’État un délai d’un mois pour agir et de lui imposer des astreintes d’un million d’euros par mois de retard.Elle n’a pas été suivie sur ce point par le tribunal, qui a estimé dans sa décision que si le préfet doit “compléter les plans et programmes adoptés par toute mesure de maîtrise de la fertilisation azotée”, “il n’y pas lieu (…) d’assortir cette injonction d’une astreinte”.Elle espérait pourtant suivre l’exemple de l’association Les Amis de la Terre, qui a fait condamner l’État à des dizaines de millions d’euros d’astreinte pour ses manquements dans la lutte contre la pollution de l’air.Le deuxième recours portait sur une demande de “réparation des préjudices écologiques et moraux”, le préjudice moral étant chiffré par l’association à 3,2 millions d’euros.Le tribunal a condamné l’État à verser 5.000 euros à Eau et Rivières de Bretagne au titre du préjudice moral.”Le tribunal administratif reconnaît que les mesures mises en œuvre par le préfet de la région Bretagne sont insuffisantes pour lutter contre les échouages d’algues vertes sur le littoral breton”, résume le tribunal dans un communiqué.- Mort d’un sanglier -Depuis 1971, des tonnes d’algues vertes s’échouent chaque année sur les plages bretonnes. En pourrissant, elles dégagent du sulfure d’hydrogène, un gaz mortel en cas d’exposition à de fortes concentrations. Début mars, un lien de causalité entre la mort d’un sanglier en septembre 2024 sur une plage proche de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) a pu être établi avec “l’inhalation d’H2S, gaz émanant de la putréfaction des algues vertes”, selon le parquet de Brest.Dans ce même estuaire, 36 sangliers avaient été mortellement intoxiqués en 2011.En novembre 2022, la justice avait écarté la responsabilité de l’État et débouté la famille de Jean-René Auffray, un joggeur mort en 2016 dans une vasière envahie d’algues vertes, toujours à l’embouchure du Gouessant (Côtes d’Armor).Selon un rapport de la Cour des comptes de 2021, cette prolifération d’algues vertes est “à plus de 90% d’origine agricole” dans cette région où le recours aux engrais azotés a fortement progressé à partir des années 1960, et qui compte aujourd’hui 140.000 emplois dans l’agroalimentaire.La France en est à son septième programme d’action régional depuis 2010, “aux effets incertains sur la qualité des eaux”, selon la Cour des comptes.Selon l’association, “certaines mesures engagées ont certes permis une diminution des concentrations en nitrates dans les cours d’eau jusqu’en 2015. Mais depuis cette date, la courbe reste encore bien trop haute, stagne, voire remonte”.Eau et Rivières de Bretagne rappelle que la Bretagne concentre “56% de la production porcine, 36% de celle de volaille de ponte, 30% de la volaille de chair et 23% de la production laitière” et appelle à “une véritable évolution du modèle agricole et agro-alimentaire”.En juillet 2023, le tribunal administratif de Rennes avait fixé un délai de quatre mois à l’État pour renforcer la lutte contre les algues vertes, dans le cadre d’une autre procédure menée par Eau et Rivières de Bretagne.

Algues vertes: l’État sommé de renforcer son action contre les pollutions aux nitrates

Des mesures “insuffisantes” contre les algues vertes, qui prolifèrent depuis des décennies sur le littoral breton : le tribunal administratif de Rennes, saisi par l’association Eau et Rivières de Bretagne, a “enjoint” jeudi au préfet de Bretagne de renforcer son action contre les pollutions aux nitrates.Saisi de deux recours déposés par l’association, le tribunal “enjoint au préfet de la région Bretagne de prendre dans un délai de dix mois toutes les mesures utiles de nature à réparer le préjudice écologique résultant de la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole”. Le préfet devra se doter “d’outils de contrôle permettant un pilotage effectif des actions menées”, ajoute le tribunal.En octobre 2022, l’association Eau et Rivières de Bretagne avait déposé deux recours contre l’État, le premier lui demandant de prendre “toutes mesures utiles” pour “pallie(r) les insuffisances de sa politique de gestion des pollutions azotées”.L’association avait demandé au tribunal de laisser à l’État un délai d’un mois pour agir et de lui imposer des astreintes d’un million d’euros par mois de retard.Elle n’a pas été suivie sur ce point par le tribunal, qui a estimé dans sa décision que si le préfet doit “compléter les plans et programmes adoptés par toute mesure de maîtrise de la fertilisation azotée”, “il n’y pas lieu (…) d’assortir cette injonction d’une astreinte”.Elle espérait pourtant suivre l’exemple de l’association Les Amis de la Terre, qui a fait condamner l’État à des dizaines de millions d’euros d’astreinte pour ses manquements dans la lutte contre la pollution de l’air.Le deuxième recours portait sur une demande de “réparation des préjudices écologiques et moraux”, le préjudice moral étant chiffré par l’association à 3,2 millions d’euros.Le tribunal a condamné l’État à verser 5.000 euros à Eau et Rivières de Bretagne au titre du préjudice moral.”Le tribunal administratif reconnaît que les mesures mises en œuvre par le préfet de la région Bretagne sont insuffisantes pour lutter contre les échouages d’algues vertes sur le littoral breton”, résume le tribunal dans un communiqué.- Mort d’un sanglier -Depuis 1971, des tonnes d’algues vertes s’échouent chaque année sur les plages bretonnes. En pourrissant, elles dégagent du sulfure d’hydrogène, un gaz mortel en cas d’exposition à de fortes concentrations. Début mars, un lien de causalité entre la mort d’un sanglier en septembre 2024 sur une plage proche de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) a pu être établi avec “l’inhalation d’H2S, gaz émanant de la putréfaction des algues vertes”, selon le parquet de Brest.Dans ce même estuaire, 36 sangliers avaient été mortellement intoxiqués en 2011.En novembre 2022, la justice avait écarté la responsabilité de l’État et débouté la famille de Jean-René Auffray, un joggeur mort en 2016 dans une vasière envahie d’algues vertes, toujours à l’embouchure du Gouessant (Côtes d’Armor).Selon un rapport de la Cour des comptes de 2021, cette prolifération d’algues vertes est “à plus de 90% d’origine agricole” dans cette région où le recours aux engrais azotés a fortement progressé à partir des années 1960, et qui compte aujourd’hui 140.000 emplois dans l’agroalimentaire.La France en est à son septième programme d’action régional depuis 2010, “aux effets incertains sur la qualité des eaux”, selon la Cour des comptes.Selon l’association, “certaines mesures engagées ont certes permis une diminution des concentrations en nitrates dans les cours d’eau jusqu’en 2015. Mais depuis cette date, la courbe reste encore bien trop haute, stagne, voire remonte”.Eau et Rivières de Bretagne rappelle que la Bretagne concentre “56% de la production porcine, 36% de celle de volaille de ponte, 30% de la volaille de chair et 23% de la production laitière” et appelle à “une véritable évolution du modèle agricole et agro-alimentaire”.En juillet 2023, le tribunal administratif de Rennes avait fixé un délai de quatre mois à l’État pour renforcer la lutte contre les algues vertes, dans le cadre d’une autre procédure menée par Eau et Rivières de Bretagne.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Algues vertes: la justice ordonne à l’État de renforcer son action contre les pollutions aux nitrates

Le tribunal administratif de Rennes, saisi par l’association Eau et Rivières de Bretagne, a reconnu jeudi “que les mesures mises en œuvre par le préfet de la région Bretagne sont insuffisantes pour lutter contre les échouages d’algues vertes sur le littoral breton”.Saisi de deux recours déposés par l’association, le tribunal “enjoint au préfet de la région Bretagne de prendre dans un délai de dix mois toutes les mesures utiles de nature à réparer le préjudice écologique résultant de la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole”. Le préfet devra se doter “d’outils de contrôle permettant un pilotage effectif des actions menées”, ajoute le tribunal.En octobre 2022, l’association Eau et Rivières de Bretagne avait déposé deux recours contre l’État, le premier lui demandant de prendre “toutes mesures utiles” pour “pallie(r) les insuffisances de sa politique de gestion des pollutions azotées”.L’association avait demandé au tribunal de laisser à l’État un délai d’un mois pour agir et de lui imposer des astreintes d’un million d’euros par mois de retard.Elle n’a pas été suivie sur ce point par le tribunal, qui a estimé dans sa décision que si le préfet doit “compléter les plans et programmes adoptés par toute mesure de maîtrise de la fertilisation azotée”, “il n’y pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’assortir cette injonction d’une astreinte”.Le deuxième recours portait sur une demande de “réparation des préjudices écologiques et moraux”, le préjudice moral étant chiffré par l’association à 3,2 millions d’euros.Le tribunal a condamné l’État à verser 5.000 euros à Eau et Rivières de Bretagne au titre du préjudice moral.”Le tribunal administratif reconnaît que les mesures mises en œuvre par le préfet de la région Bretagne sont insuffisantes pour lutter contre les échouages d’algues vertes sur le littoral breton”, résume le tribunal dans un communiqué.Depuis 1971, des tonnes d’algues vertes s’échouent chaque année sur les plages bretonnes. En pourrissant, elles dégagent du sulfure d’hydrogène, un gaz mortel en cas d’exposition à de fortes concentrations. Selon un rapport de la Cour des comptes de 2021, cette prolifération d’algues vertes est “à plus de 90% d’origine agricole” dans cette région où le recours aux engrais azotés a fortement progressé à partir des années 1960, et qui compte aujourd’hui 140.000 emplois dans l’agroalimentaire.La France en est à son septième programme d’action régional depuis 2010, “aux effets incertains sur la qualité des eaux”, selon la Cour des comptes.

Algues vertes: la justice ordonne à l’État de renforcer son action contre les pollutions aux nitrates

Le tribunal administratif de Rennes, saisi par l’association Eau et Rivières de Bretagne, a reconnu jeudi “que les mesures mises en œuvre par le préfet de la région Bretagne sont insuffisantes pour lutter contre les échouages d’algues vertes sur le littoral breton”.Saisi de deux recours déposés par l’association, le tribunal “enjoint au préfet de la région Bretagne de prendre dans un délai de dix mois toutes les mesures utiles de nature à réparer le préjudice écologique résultant de la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole”. Le préfet devra se doter “d’outils de contrôle permettant un pilotage effectif des actions menées”, ajoute le tribunal.En octobre 2022, l’association Eau et Rivières de Bretagne avait déposé deux recours contre l’État, le premier lui demandant de prendre “toutes mesures utiles” pour “pallie(r) les insuffisances de sa politique de gestion des pollutions azotées”.L’association avait demandé au tribunal de laisser à l’État un délai d’un mois pour agir et de lui imposer des astreintes d’un million d’euros par mois de retard.Elle n’a pas été suivie sur ce point par le tribunal, qui a estimé dans sa décision que si le préfet doit “compléter les plans et programmes adoptés par toute mesure de maîtrise de la fertilisation azotée”, “il n’y pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’assortir cette injonction d’une astreinte”.Le deuxième recours portait sur une demande de “réparation des préjudices écologiques et moraux”, le préjudice moral étant chiffré par l’association à 3,2 millions d’euros.Le tribunal a condamné l’État à verser 5.000 euros à Eau et Rivières de Bretagne au titre du préjudice moral.”Le tribunal administratif reconnaît que les mesures mises en œuvre par le préfet de la région Bretagne sont insuffisantes pour lutter contre les échouages d’algues vertes sur le littoral breton”, résume le tribunal dans un communiqué.Depuis 1971, des tonnes d’algues vertes s’échouent chaque année sur les plages bretonnes. En pourrissant, elles dégagent du sulfure d’hydrogène, un gaz mortel en cas d’exposition à de fortes concentrations. Selon un rapport de la Cour des comptes de 2021, cette prolifération d’algues vertes est “à plus de 90% d’origine agricole” dans cette région où le recours aux engrais azotés a fortement progressé à partir des années 1960, et qui compte aujourd’hui 140.000 emplois dans l’agroalimentaire.La France en est à son septième programme d’action régional depuis 2010, “aux effets incertains sur la qualité des eaux”, selon la Cour des comptes.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Enquête après une plainte de L214 sur des élevages porcins fournissant E.Leclerc

Une enquête a été ouverte par le parquet de Saint-Malo après une plainte pour maltraitance animale déposée par l’association animaliste L214 contre des élevages porcins en Bretagne fournissant l’enseigne E.Leclerc, qui dit “vérifier ces informations afin de prendre toutes les mesures nécessaires”. “Je vous indique avoir, après examen de la plainte, prescrit l’ouverture d’une enquête”, a déclaré à l’AFP Fabrice Tremel, procureur de la République de Saint-Malo.Consultées par l’AFP, sept plaintes ont été déposées mercredi par L214 auprès du parquet de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) et une auprès du parquet de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) contre huit propriétaires d’élevages, tous situés dans les Côtes-d’Armor.”Le fait que ce soit huit élevages distincts montre qu’il ne s’agit pas d’anomalies isolées mais bien d’une cruauté structurelle, institutionnelle, presque cautionnée par Leclerc”, déclare auprès de l’AFP Ambre Bernard, chargée de campagne contre l’élevage intensif pour L214.Prises et filmées en octobre et novembre 2024, les photos et vidéos diffusées jeudi par l’association montrent des cochons vivant sur leur lisier, des truies enfermées dans des cages étroites, et des cadavres de porcelets en état de décomposition avancée, abandonnés au milieu des animaux.Dans une déclaration transmise jeudi à l’AFP, Kermené, filiale de l’enseigne E.Leclerc spécialisée dans la transformation de produits carnés, dit “condamner fermement toute pratique contraire au bien-être animal. Les faits rapportés, s’ils sont avérés, sont inacceptables et ne correspondent en aucun cas aux engagements de notre enseigne en matière d’éthique et de respect des normes d’élevage”.Elle indique “vérifier actuellement ces informations afin de prendre toutes les mesures nécessaires. La première d’entre elles étant de mettre fin sans délai et de manière définitive à toute collaboration avec tout éleveur de notre réseau de fournisseurs qui serait concerné”.- “cadre réglementaire strict” -En mars 2024, L214 avait déposé plainte contre un éleveur possédant deux élevages porcins dans le Morbihan fournissant E.Leclerc, rappelle Ambre Bernard.”La réponse de Leclerc a été à chaque fois de dire que ce sont des exceptions et nous arrêtons de travailler avec ces élevages”, explique-t-elle. “Mais nous ne voulons plus entendre leurs excuses, nous voulons un engagement ferme contre ces pratiques illégales.”Jeudi, Kermené indique que “dès les premières alertes en mars 2024”, il a lancé un “audit indépendant” et mis “en place des actions correctives”. Il souligne également que “les éleveurs français évoluent dans un cadre réglementaire strict” et que “le respect de cette réglementation relève aussi de la responsabilité des pouvoirs publics, dont le rôle est d’assurer une supervision efficace et rigoureuse du secteur”.De son côté, l’interprofession Inaporc, qui rassemble éleveurs et transformateurs, a qualifié les photos et vidéos de L214 d'”images mises en scène et sorties de leur contexte, ne reflétant en rien la réalité des élevages de porcs en France, afin de créer le trouble et manipuler l’opinion publique”.Selon L214, dans les huit élevages visés jeudi, les porcelets ont été mutilés sans anesthésie et les porcs “passent leur vie enfermés dans des bâtiments, sans aucun accès à l’extérieur”. Encagées, les truies ne peuvent pas se retourner “pendant la moitié de leur existence”, accuse l’association.”Au-delà de la plainte pénale, nous visons une réaction de E.Leclerc car ce sont eux qui font la donne dans l’industrie en brassant des volumes complètement faramineux: ils doivent pousser les éleveurs dans la bonne direction”, plaide Mme Bernard.En septembre 2024, le parquet de Saint-Brieuc avait indiqué ouvrir une enquête préliminaire à la suite d’une plainte de L214 “pour maltraitance animale” visant un élevage porcin des Côtes d’Armor, dont les cochons étaient ensuite abattus dans un abattoir E.Leclerc.Le 20 février, L214 avait aussi porté plainte contre deux élevages porcins partenaires du distributeur alimentaire Lidl France.

Enquête après une plainte de L214 sur des élevages porcins fournissant E.Leclerc

Une enquête a été ouverte par le parquet de Saint-Malo après une plainte pour maltraitance animale déposée par l’association animaliste L214 contre des élevages porcins en Bretagne fournissant l’enseigne E.Leclerc, qui dit “vérifier ces informations afin de prendre toutes les mesures nécessaires”. “Je vous indique avoir, après examen de la plainte, prescrit l’ouverture d’une enquête”, a déclaré à l’AFP Fabrice Tremel, procureur de la République de Saint-Malo.Consultées par l’AFP, sept plaintes ont été déposées mercredi par L214 auprès du parquet de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) et une auprès du parquet de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) contre huit propriétaires d’élevages, tous situés dans les Côtes-d’Armor.”Le fait que ce soit huit élevages distincts montre qu’il ne s’agit pas d’anomalies isolées mais bien d’une cruauté structurelle, institutionnelle, presque cautionnée par Leclerc”, déclare auprès de l’AFP Ambre Bernard, chargée de campagne contre l’élevage intensif pour L214.Prises et filmées en octobre et novembre 2024, les photos et vidéos diffusées jeudi par l’association montrent des cochons vivant sur leur lisier, des truies enfermées dans des cages étroites, et des cadavres de porcelets en état de décomposition avancée, abandonnés au milieu des animaux.Dans une déclaration transmise jeudi à l’AFP, Kermené, filiale de l’enseigne E.Leclerc spécialisée dans la transformation de produits carnés, dit “condamner fermement toute pratique contraire au bien-être animal. Les faits rapportés, s’ils sont avérés, sont inacceptables et ne correspondent en aucun cas aux engagements de notre enseigne en matière d’éthique et de respect des normes d’élevage”.Elle indique “vérifier actuellement ces informations afin de prendre toutes les mesures nécessaires. La première d’entre elles étant de mettre fin sans délai et de manière définitive à toute collaboration avec tout éleveur de notre réseau de fournisseurs qui serait concerné”.- “cadre réglementaire strict” -En mars 2024, L214 avait déposé plainte contre un éleveur possédant deux élevages porcins dans le Morbihan fournissant E.Leclerc, rappelle Ambre Bernard.”La réponse de Leclerc a été à chaque fois de dire que ce sont des exceptions et nous arrêtons de travailler avec ces élevages”, explique-t-elle. “Mais nous ne voulons plus entendre leurs excuses, nous voulons un engagement ferme contre ces pratiques illégales.”Jeudi, Kermené indique que “dès les premières alertes en mars 2024”, il a lancé un “audit indépendant” et mis “en place des actions correctives”. Il souligne également que “les éleveurs français évoluent dans un cadre réglementaire strict” et que “le respect de cette réglementation relève aussi de la responsabilité des pouvoirs publics, dont le rôle est d’assurer une supervision efficace et rigoureuse du secteur”.De son côté, l’interprofession Inaporc, qui rassemble éleveurs et transformateurs, a qualifié les photos et vidéos de L214 d'”images mises en scène et sorties de leur contexte, ne reflétant en rien la réalité des élevages de porcs en France, afin de créer le trouble et manipuler l’opinion publique”.Selon L214, dans les huit élevages visés jeudi, les porcelets ont été mutilés sans anesthésie et les porcs “passent leur vie enfermés dans des bâtiments, sans aucun accès à l’extérieur”. Encagées, les truies ne peuvent pas se retourner “pendant la moitié de leur existence”, accuse l’association.”Au-delà de la plainte pénale, nous visons une réaction de E.Leclerc car ce sont eux qui font la donne dans l’industrie en brassant des volumes complètement faramineux: ils doivent pousser les éleveurs dans la bonne direction”, plaide Mme Bernard.En septembre 2024, le parquet de Saint-Brieuc avait indiqué ouvrir une enquête préliminaire à la suite d’une plainte de L214 “pour maltraitance animale” visant un élevage porcin des Côtes d’Armor, dont les cochons étaient ensuite abattus dans un abattoir E.Leclerc.Le 20 février, L214 avait aussi porté plainte contre deux élevages porcins partenaires du distributeur alimentaire Lidl France.

Le chef des députés socialistes Boris Vallaud candidat pour diriger le parti

Le chef des députés socialistes Boris Vallaud a annoncé jeudi qu’il était candidat au poste de premier secrétaire du parti, pour “créer ce collectif qui nous manque”, notamment dans la perspective de 2027. “Je peux être ce lien entre des socialistes qui prétendent ne pas s’entendre mais dont je sais qu’ils peuvent travailler ensemble”, a déclaré le député des Landes sur France 2, après avoir la veille publié une tribune qui posait les jalons de sa candidature. Il a dit vouloir être “le candidat du Rassemblement”, et que sa candidature, ne visait pas “à effacer des têtes sur la photo de famille, mais au contraire à les additionner”. Ce n’est pas selon lui une candidature contre le premier secrétaire Olivier Faure, candidat à sa succession, mais “une candidature avec lui, avec beaucoup d’autres, parce que je ne veux pas que nous vivions les divisions du passé qui nous stérilisent”, a-t-il ajouté, en référence au dernier congrès de Marseille, en 2023, qui avait divisé le parti en deux camps.”Je ne suis pas une candidature de plus”, a-t-il martelé, mais “je peux être beaucoup de candidatures” pour “créer ce collectif qui nous manque mais qui est indispensable compte tenu de la période et dans la préparation de l’échéance, notamment de 2027”.Dans une tribune la veille dans Libération, Boris Vallaud a appelé, avec une cinquantaine de socialistes, à un congrès de “réconciliation” et de “doctrine”, en défendant l’union de la gauche “à toute force mais pas à tout prix”.Le député des Landes s’est dit “d’accord” avec la maire de Lille Martine Aubry qui défend une union de la gauche la plus large possible, mais sans le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.”Il est déterminé à construire une candidature de La France insoumise sur la base du programme de La France Insoumise. Ça impose donc une responsabilité éminente pour le reste de la gauche de se rassembler”, a-t-il expliqué, appelant à construire un programme au service des classes populaires, au service de celles et de ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre”.Outre Olivier Faure, son opposant de Marseille, le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, s’est également dit candidat, et la maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, n’exclut pas de s’engager dans la bataille également.  

Dans un village corse, le Médicobus vient soigner au plus près

Toux tenace, renouvellement d’ordonnance ou dépistage de cancers… Nina, sept ans et Paule, 73 ans, sont parmi les premiers patients à consulter dans le Médicobus, cabinet médical itinérant stationné dans leur village de Pila-Canale (Corse-du-Sud).”Je tousse beaucoup”, chuchote à l’AFP Nina. Sa maman, Maryline Mounier, vient de la récupérer à l’école du village de 300 habitants, à vingt mètres du Médicobus.”On ne peut pas faire mieux! En 15 minutes, elle a consulté et elle repart à l’école”, confie la mère, assistante maternelle de 45 ans, heureuse de s’épargner le trajet de 45 minutes jusqu’à Ajaccio.Face notamment aux déserts médicaux, “le Médicobus est une réponse essentielle pour garantir un accès à la santé à tous. Les mères de famille avec le gamin de 8H00 à 17H00 à l’école et qui vont aller après à Ajaccio pour consulter le pédiatre, c’est fini, il n’y a plus de pédiatres qui consultent après 18H00″, souligne le docteur Augustin Vallet, porteur du projet de cette consultation mobile, qui a examiné Nina.Avec trois autres médecins de la maison médicale du Prunelli, ils se rendent à tour de rôle dans cinq villages du Taravo (Olivese, Cozzano, Petreto-Bicchisano, Serra-di-Ferro et Pila-Canale), entre Ajaccio et Propriano, à raison de deux matinées par mois avec des consultations de médecine générale, gynécologie ou pédiatrie, en fonction des besoins.”Cette offre n’est pas concurrentielle de celle qui peut exister sur notre territoire notamment en médecine générale”, explique à l’AFP Emmanuel Guglielmi, le maire de Pila-Canale, pointant cette préoccupation des patients qui ne veulent pas être déloyaux envers leurs médecins traitants, très peu nombreux dans la zone, et des maires, qui ont du mal à faire s’installer des médecins sur leur commune et veulent les préserver.- Cancers avancés -“Les grandes oubliées de la santé sont les femmes ménopausées”, glisse à l’AFP Morgane Chanzy, médecin généraliste de 32 ans spécialisée en gynécologie, qui officie aussi dans le Médicobus, pour expliquer l’importance d’amener des consultations gynécologiques dans les villages.”On a de plus en plus de cancers du sein avancés. Il faut vraiment que l’on pousse au dépistage avec le Médicobus”, ajoute Ophélie Luccioni, infirmière libérale de 41 ans sur ce territoire et adjointe au maire à Cognocoli, un village voisin.”Le Taravo a été choisi pour son nombre élevé de patients n’ayant pas utilisé leur carte vitale depuis un an”, explique à l’AFP Philippe Mortel, directeur départemental de l’Agence régionale de Santé (ARS). Dans cette zone, le nombre de personnes souffrant de maladies chroniques (diabète, cancers, problèmes cardiaques) et sans médecin traitant est “trois fois supérieur à la moyenne nationale”.Il pointe aussi “beaucoup d’aidantes qui s’occupent de leurs parents et négligent leur propre santé. Du coup, tous les cancers de la femme arrivent à Ajaccio très tardivement avec des pronostics plus mauvais”.”Le Médicobus est un projet innovant” inscrit dans une initiative nationale lancée en 2023 par le gouvernement “avec 11 Médicobus actuellement testés en France et un objectif de 100 bus pour couvrir les territoires sans médecin ou sans spécialiste”, rappelle-t-il.Il est financé par l’ARS à hauteur de 100.000 euros et de 55.000 euros par les services de santé au travail, la Mutualité sociale agricole (MSA) et les communes concernées (électricité, eau…).Le véhicule est organisé en deux espaces d’accueil et de consultation, avec tout l’équipement d’un cabinet classique, une connexion internet, l’eau et l’électricité. Il est prêté par les services de santé au travail de Corse-du-Sud, qui possèdent quatre véhicules aménagés, ou par la MSA qui en a un. Véhicules déjà été utilisés comme vaccinobus pendant l’épidémie du Covid-19.Au total pour la matinée, huit consultations ont eu lieu, dont trois sur rendez-vous, une popularité encourageante.”Tout ce qui aide le rural, c’est bien”, assure Paule Bertoncini, retraitée “invalide” de 73 ans souffrant d’une spondylarthrite ankylosante (inflammation chronique des articulations) et venue pour un renouvellement d’ordonnance. “Un drive ou une épicerie, ça serait bien aussi”, glisse-t-elle.

Éducation: dernier jour pour inscrire ses vœux sur Parcoursup

Dernières heures pour inscrire ses vœux sur Parcoursup: les futurs bacheliers ont jusqu’à jeudi minuit pour soumettre leurs choix de formations sur la plateforme de préinscription en première année de l’enseignement supérieur en France.Les candidats auront jusqu’au 2 avril pour compléter leur dossier et confirmer leurs vœux – jusqu’à dix voeux sans les hiérarchiser, avec dans certains cas la possibilité d’émettre des sous-voeux.Les lycéens de terminale à Mayotte et à La Réunion ont un délai supplémentaire en raison des perturbations consécutives au passage du cyclone Chido en décembre: pour eux, la date de clôture de la première phase sera le 26 mars.La phase principale d’admission aura lieu du 2 juin au 10 juillet, date à partir de laquelle les candidats recevront les réponses des formations sollicitées. Du 11 juin au 11 septembre, de nouveaux vœux seront possibles.Pour nombre de lycéens et leur famille, la plateforme est devenue le symbole de l’angoisse du passage dans l’enseignement supérieur.”C’est une épreuve”, dit à l’AFP Grégoire Ensel, vice-président de l’association de parents FCPE. “C’est un site extrêmement complet (…) mais c’est quand même un outil qui requiert le déploiement d’une vraie stratégie”, “on y passe des mois”, détaille-t-il.Jérôme Teillard, chef de projet Parcoursup au ministère de l’Enseignement supérieur, met en avant un dialogue avec les représentants des parents au fil des ans. “Chaque année Parcoursup s’améliore” pour mieux répondre aux attentes des lycéens et familles et diminuer (…) l’angoisse”, affirme-t-il à l’AFP. Pour Manon Moret, membre du bureau national de l’Unef, Parcoursup est toutefois “de pire en pire” chaque année “parce qu’en fait on réduit le nombre de places dans les universités”.”Les avancées que nous propose le ministère c’est sur des dates, sur des organisations de vœux, pas sur le fond du problème qui est la sélection à l’entrée de l’université et la fermeture de places dans les établissements”, a-t-elle dit à l’AFP mardi, pointant un “risque” accru cette année qu’il y ait davantage d’étudiants ne pouvant rejoindre l’université. Alors que le nombre d’étudiants a augmenté fortement ces dernières années, des universités envisagent de fermer des filières ou de réduire leurs capacités d’accueil pour des raisons budgétaires.Un récent livre-enquête sur le groupe d’enseignement supérieur Galileo (“Le Cube”) a aussi mis en lumière des dérives dans certaines formations privées d’enseignement supérieur, dont certaines figurent sur Parcoursup.Le gouvernement a annoncé une inspection interministérielle “pour une plus grande transparence du fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur privés à but lucratif”.  Quelque 24.000 formations sont proposées sur la plateforme lancée en 2018. L’an dernier, autour de 945.000 candidatures y ont été déposées, d’après le ministère.