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Macron veut que “la pression soit claire” sur Moscou

“Un moment de vérité”: Emmanuel Macron a estimé samedi que l’Europe et les Etats-Unis devaient mettre clairement “la pression” sur la Russie pour qu’elle accepte un cessez-le-feu en Ukraine, car elle “ne donne pas l’impression de vouloir la paix sincèrement”.Moscou “ne répond pas à la proposition des États-Unis et de l’Ukraine” en faveur d’une trêve d’un mois, a déploré le président français dans un message transmis à l’AFP par l’Elysée à l’issue d’un sommet virtuel de pays alliés de Kiev qui s’est tenu samedi matin, à l’initiative du Premier ministre britannique Keir Starmer.Au contraire, le président russe Vladimir Poutine “intensifie les combats”, et “veut tout obtenir, puis négocier”, a-t-il accusé, haussant une fois de plus le ton à l’égard du Kremlin.Selon Emmanuel Macron, “si nous voulons la paix, il faut que la Russie réponde clairement et que la pression soit claire, en lien avec les États-Unis, pour obtenir ce cessez-le-feu”.Le chef de l’Etat français est aussi longuement revenu sur les développements des derniers jours dans un entretien réalisé vendredi soir et mis en ligne samedi soir par plusieurs quotidiens régionaux français, dont La Voix du Nord, Ouest-France, Le Parisien ou encore Le Dauphiné Libéré.Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, le président américain Donald Trump martèle sa volonté de mettre fin au conflit en Ukraine, trois ans après l’invasion russe, et a opéré un rapprochement spectaculaire avec Vladimir Poutine.Après une phase de tensions maximales, Américains et Ukrainiens ont renoué le dialogue cette semaine en Arabie saoudite en proposant une trêve d’un mois, que la Russie n’a pas encore acceptée.”C’est un moment de vérité parce que si la Russie ne s’engage pas sincèrement dans la paix”, “le président Trump va durcir les sanctions et les représailles et donc on changera totalement de dynamique”, a estimé Emmanuel Macron.- “Quelques milliers d’hommes” -S’il dit ne pas vouloir “s’immiscer” pour l’instant dans le dialogue américano-russe, il compte bien continuer à jouer un rôle.”A partir du moment où on rentrerait dans cette phase de cessez-le-feu”, il faudra selon lui des “échanges directs avec le président Poutine et entre négociateurs français et russes” sur les garanties de sécurité à apporter à l’Ukraine.Les travaux des pays prêts à participer à ces garanties, d’une manière ou d’une autre, s’accélèrent.D’un point de vue opérationnel, après la réunion du 11 mars à Paris des chefs d’état-major de plus de 30 armées, hors Etats-Unis, “maintenant nous devons planifier et avoir les retours de chaque pays”, a plaidé le président français dans son message après le sommet virtuel de samedi. Keir Starmer a annoncé une nouvelle réunion des responsables militaires jeudi au Royaume-Uni.Selon Emmanuel Macron, “plusieurs pays européens, et d’ailleurs non européens, ont manifesté leur volonté de se joindre” à un éventuel envoi de troupes en Ukraine pour garantir un futur accord de paix avec la Russie. Il s’agirait de “quelques milliers d’hommes” par Etat, déployés “dans des points-clés, pour faire des programmes d’entraînement” et “montrer notre soutien dans la durée”, a-t-il assuré dans la presse régionale.Jusqu’ici, Moscou s’oppose fermement à un tel déploiement.”Si l’Ukraine demande à des forces alliées d’être sur son territoire, ce n’est pas à la Russie d’accepter ou pas”, a répondu le chef de l’Etat. “Les Ukrainiens ne peuvent en aucun cas faire des concessions territoriales et n’avoir aucune garantie de sécurité”, a-t-il prévenu.S’agissant du renforcement massif de la défense du Vieux Continent, acté la semaine dernière par l’Union européenne, le président Macron plaide à nouveau pour “un grand emprunt” européen, comme lors de la pandémie du Covid, avant de se rendre mardi après-midi auprès du chancelier allemand sortant Olaf Scholz à Berlin.Dans la capitale allemande, il pourrait aussi rencontrer le futur chancelier Friedrich Merz, avec lequel il veut ouvrir un débat pour élargir le parapluie nucléaire français à d’autres pays européens dont l’Allemagne.Mardi également, il se rendra sur la base aérienne 116 en Haute-Saône, qui “joue un rôle-clé dans la sécurité aérienne, tant sur le territoire national que dans l’espace aérien des alliés”, a annoncé samedi l’Elysée.Lundi, il accueillera le nouveau Premier ministre canadien, Mark Carney, pour un déjeuner de travail consacré notamment à la guerre en Ukraine.

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Au moins 18 morts dans de violentes tempêtes et tornades aux Etats-Unis

Au moins 18 personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées lors du passage de tornades et de violentes tempêtes dans le centre et le sud des Etats-Unis, ont annoncé samedi les autorités locales.Les autorités de l’Etat du Missouri ont confirmé 11 “décès liés aux tempêtes”, dans un communiqué sur X, ajoutant “travailler sans relâche pour venir en aide à ceux dans le besoin et évaluer les dommages”. Six personnes sont décédées dans le comté de Wayne, trois dans le comté d’Ozark, une dans celui de Butler et une dans le comté de Jefferson, ont détaillé les autorités, qui ont parlé de “tornades, orages et gros grêlons”.Le gouverneur Mike Kehoe avait déclaré dès vendredi l’état d’urgence dans cet Etat, en prévision des tornades à venir.  Plus au sud, au Texas, les autorités locales ont rapporté à l’AFP que quatre personnes étaient mortes dans des accidents de voiture liés aux tempêtes de poussière et aux incendies qui ont considérablement amoindri la visibilité sur les routes.Ces conditions météorologiques ont provoqué des carambolages importants.Dans l’Etat voisin de l’Arkansas, trois personnes sont décédées et 29 ont été blessées.D’autres tornades sont prévues samedi notamment en Louisiane, dans le Mississippi et le Tennessee.Selon les services de prévision météorologique nationaux américains, le vent pourrait atteindre 120 km/h.

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Hérault: des éoliennes sur le banc des accusés pour la mort d’oiseaux protégés

Un busard cendré passe sous une pale d’éolienne, scrutant la garrigue à la recherche d’un petit rongeur. Plus haut, un faucon crécerellette tournoie dans le ciel de l’Hérault, ignorant le danger que représentent pour lui les bras de ces géants de métal actionnés par le vent.Le tribunal correctionnel de Montpellier doit dire lundi si l’électricien EDF est pénalement responsable d’une surmortalité de ces deux espèces d’oiseaux protégées et de rares chauves-souris sur le parc éolien du Causse d’Aumelas, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Montpellier.Aux jumelles, Simon Popy, spécialiste de la biodiversité, observe les 31 éoliennes implantées depuis une vingtaine d’années sur ce plateau désert dominant la Méditerranée, en plein coeur d’une zone labellisée “Natura 2000″.”On est sous une éolienne, donc, en bas et en haut, on voit des haut-parleurs et un boitier. C’est un système qu’on appelle DT-Bird, qui est censé effaroucher les oiseaux par un genre de klaxon et les faire dévier de leur course, mais ça ne marche pas super bien. Il y a toujours des mortalités des espèces vulnérables, c’est un peu un échec”, explique-t-il à l’AFP.Ne comptant que quelque 700 spécimens sur l’ensemble de l’Hexagone, les faucons crécerellettes sont de petits migrateurs qui avaient pratiquement disparu de l’Hérault avant de revenir s’installer sur le Causse d’Aumelas au début des années 2000. Ils y seraient à présent quelques centaines.Avec l’association France Nature Environnement (FNE) Occitanie Méditerranée, qu’il préside, M. Popy est à l’origine d’une citation directe pour “destruction d’espèces protégées” visant EDF Renouvelables France et son PDG jusqu’en mars 2024, Bruno Bensasson, ainsi que neuf sociétés exploitant ce parc éolien pour le compte d’EDF Renouvelables.Lors d’une audience en décembre, le parquet a réclamé 750.000 euros d’amende (dont 500.000 avec sursis) pour chacune des sociétés visées et six mois de prison avec sursis et 150.000 euros d’amende (dont 100.000 avec sursis) contre M. Bensasson.- Réparer le préjudice -FNE, partie civile, réclame pour sa part un dédommagement de 500 euros par oiseau tué et que les exploitants versent 168.000 euros au Plan national d’action pour le faucon crécerellette, en réparation du “préjudice écologique” subi par l’espèce.La défense de Bruno Bensasson soutient pour sa part que “l’élément matériel” de l’infraction est absent, puisque “l’espèce faucon crécerellette prospère sur ce territoire”.En outre, elle considère que l’ancien PDG d’EDF Renouvelables devrait être “exonéré de sa responsabilité pénale” dès lors qu’il avait délégué à des subordonnés ses pouvoirs concernant la protection de l’environnement.Personnes morales, EDF Renouvelables et ses sous-traitants ont également plaidé la relaxe sur toute la ligne, assurant avoir respecté “toutes les prescriptions et mesures d’évitement et de réduction des risques”.”Près de 70 cadavres ont été retrouvés au pied des éoliennes. Sachant qu’il y en a qui disparaissent avec les renards etc., ce serait plutôt de l’ordre de 150 à 300 faucons crécerellettes qui auraient été tués par ces éoliennes”, répond Simon Popy, selon qui cette surmortalité a “ralenti de 22%” la croissance de ces petits faucons sur ce site, l’un des rares où ils nichent en France. “EDF Renouvelables a pris en compte dès le début la présence de faucons crécerellettes à Aumelas, premier parc éolien en France à être équipé de dispositifs d’effarouchement”, a indiqué samedi à l’AFP un porte-parole de l’entreprise.”Depuis 2020, nous avons investi deux millions d’euros pour mettre à niveau ces dispositifs, avec comme résultat qu’il y a eu quatre impacts mortels en 2022 et 2023 et deux en 2024″, a-t-il ajouté.- “Pas n’importe où” -Si ce procès devant une juridiction pénale est première, EDF et ses filiales ont déjà été condamnées au civil, en 2021, par la cour d’appel de Versailles, pour la mort de 28 faucons crécerellettes “par collision avec les éoliennes” de ce même parc d’Aumelas.La justice civile avait constaté que “cette destruction perdurait malgré la mise en place” en 2014 d’un système électronique d’effarouchement. Or, en vertu d’une directive européenne, toute destruction de ces espèces protégées est illégale, sauf stricte dérogation préfectorale.Une telle dérogation, qui aurait autorisé la survenue d’un nombre restreint d’accidents mortels, n’a toujours pas été sollicitée par EDF, d’où l’action introduite par France Nature Environnement, qui estime qu’EDF joue la montre, n’étant pas du tout assurée d’obtenir la dérogation.”Nous pensons que l’éolien fait partie des sources énergétiques indispensables à la transition énergétique, mais qu’il ne faut pas en faire n’importe où”, notamment dans les zones naturelles du sud de la France où l’enjeu pour la biodiversité est plus important que dans les plaines de Picardie ou de la Beauce, estime M. Popy.Dans un dossier similaire, le même tribunal de Montpellier doit rendre mercredi sa décision sur le parc éolien de Bernagues, toujours dans l’Hérault, dont l’exploitant, la société Energie Renouvelable du Languedoc, filiale du groupe Valeco, doit répondre de la mort d’un aigle royal. Là encore, le parquet a réclamé d’importantes amendes.

Hérault: des éoliennes sur le banc des accusés pour la mort d’oiseaux protégés

Un busard cendré passe sous une pale d’éolienne, scrutant la garrigue à la recherche d’un petit rongeur. Plus haut, un faucon crécerellette tournoie dans le ciel de l’Hérault, ignorant le danger que représentent pour lui les bras de ces géants de métal actionnés par le vent.Le tribunal correctionnel de Montpellier doit dire lundi si l’électricien EDF est pénalement responsable d’une surmortalité de ces deux espèces d’oiseaux protégées et de rares chauves-souris sur le parc éolien du Causse d’Aumelas, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Montpellier.Aux jumelles, Simon Popy, spécialiste de la biodiversité, observe les 31 éoliennes implantées depuis une vingtaine d’années sur ce plateau désert dominant la Méditerranée, en plein coeur d’une zone labellisée “Natura 2000″.”On est sous une éolienne, donc, en bas et en haut, on voit des haut-parleurs et un boitier. C’est un système qu’on appelle DT-Bird, qui est censé effaroucher les oiseaux par un genre de klaxon et les faire dévier de leur course, mais ça ne marche pas super bien. Il y a toujours des mortalités des espèces vulnérables, c’est un peu un échec”, explique-t-il à l’AFP.Ne comptant que quelque 700 spécimens sur l’ensemble de l’Hexagone, les faucons crécerellettes sont de petits migrateurs qui avaient pratiquement disparu de l’Hérault avant de revenir s’installer sur le Causse d’Aumelas au début des années 2000. Ils y seraient à présent quelques centaines.Avec l’association France Nature Environnement (FNE) Occitanie Méditerranée, qu’il préside, M. Popy est à l’origine d’une citation directe pour “destruction d’espèces protégées” visant EDF Renouvelables France et son PDG jusqu’en mars 2024, Bruno Bensasson, ainsi que neuf sociétés exploitant ce parc éolien pour le compte d’EDF Renouvelables.Lors d’une audience en décembre, le parquet a réclamé 750.000 euros d’amende (dont 500.000 avec sursis) pour chacune des sociétés visées et six mois de prison avec sursis et 150.000 euros d’amende (dont 100.000 avec sursis) contre M. Bensasson.- Réparer le préjudice -FNE, partie civile, réclame pour sa part un dédommagement de 500 euros par oiseau tué et que les exploitants versent 168.000 euros au Plan national d’action pour le faucon crécerellette, en réparation du “préjudice écologique” subi par l’espèce.La défense de Bruno Bensasson soutient pour sa part que “l’élément matériel” de l’infraction est absent, puisque “l’espèce faucon crécerellette prospère sur ce territoire”.En outre, elle considère que l’ancien PDG d’EDF Renouvelables devrait être “exonéré de sa responsabilité pénale” dès lors qu’il avait délégué à des subordonnés ses pouvoirs concernant la protection de l’environnement.Personnes morales, EDF Renouvelables et ses sous-traitants ont également plaidé la relaxe sur toute la ligne, assurant avoir respecté “toutes les prescriptions et mesures d’évitement et de réduction des risques”.”Près de 70 cadavres ont été retrouvés au pied des éoliennes. Sachant qu’il y en a qui disparaissent avec les renards etc., ce serait plutôt de l’ordre de 150 à 300 faucons crécerellettes qui auraient été tués par ces éoliennes”, répond Simon Popy, selon qui cette surmortalité a “ralenti de 22%” la croissance de ces petits faucons sur ce site, l’un des rares où ils nichent en France. “EDF Renouvelables a pris en compte dès le début la présence de faucons crécerellettes à Aumelas, premier parc éolien en France à être équipé de dispositifs d’effarouchement”, a indiqué samedi à l’AFP un porte-parole de l’entreprise.”Depuis 2020, nous avons investi deux millions d’euros pour mettre à niveau ces dispositifs, avec comme résultat qu’il y a eu quatre impacts mortels en 2022 et 2023 et deux en 2024″, a-t-il ajouté.- “Pas n’importe où” -Si ce procès devant une juridiction pénale est première, EDF et ses filiales ont déjà été condamnées au civil, en 2021, par la cour d’appel de Versailles, pour la mort de 28 faucons crécerellettes “par collision avec les éoliennes” de ce même parc d’Aumelas.La justice civile avait constaté que “cette destruction perdurait malgré la mise en place” en 2014 d’un système électronique d’effarouchement. Or, en vertu d’une directive européenne, toute destruction de ces espèces protégées est illégale, sauf stricte dérogation préfectorale.Une telle dérogation, qui aurait autorisé la survenue d’un nombre restreint d’accidents mortels, n’a toujours pas été sollicitée par EDF, d’où l’action introduite par France Nature Environnement, qui estime qu’EDF joue la montre, n’étant pas du tout assurée d’obtenir la dérogation.”Nous pensons que l’éolien fait partie des sources énergétiques indispensables à la transition énergétique, mais qu’il ne faut pas en faire n’importe où”, notamment dans les zones naturelles du sud de la France où l’enjeu pour la biodiversité est plus important que dans les plaines de Picardie ou de la Beauce, estime M. Popy.Dans un dossier similaire, le même tribunal de Montpellier doit rendre mercredi sa décision sur le parc éolien de Bernagues, toujours dans l’Hérault, dont l’exploitant, la société Energie Renouvelable du Languedoc, filiale du groupe Valeco, doit répondre de la mort d’un aigle royal. Là encore, le parquet a réclamé d’importantes amendes.

US Democrats fume as some in party cave to Trump on spending bill

Anger was rising in the Democratic ranks Saturday after the party’s top US senator led a band of lawmakers in reluctant support of a Republican measure that prevented a government shutdown.Congressional passage of the controversial spending bill was being seen as a setback for Democratic backbenchers — and the latest illustration of party leaders’ political …

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Retailleau menace de démissionner si la France cède sur le dossier algérien

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a menacé samedi de quitter le gouvernement si Paris renonce à un rapport de force avec l’Algérie pour qu’elle accepte d’accueillir ses ressortissants en situation irrégulière en France.”Tant que j’ai la conviction d’être utile et que les moyens me sont donnés, je serai mobilisé”, fait valoir M. Retailleau dans une interview au Parisien diffusée en ligne samedi.”Mais, prévient-il, si on me demandait de céder sur ce sujet majeur pour la sécurité des Français, évidemment que je le refuserais.””Je ne suis pas là pour une place mais pour remplir une mission, celle de protéger les Français”, ajoute le ministre.M. Retailleau était questionné sur le dossier algérien et “la riposte graduée” qu’il appelle de ses vœux si Alger n’acceptait pas de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière en France.Vendredi, le gouvernement a établi une première liste d’une soixantaine de ressortissants algériens qu’il souhaite expulser.Le refus de l’Algérie d’accepter ses ressortissants sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), dont l’auteur d’un attentat qui a fait un mort à Mulhouse le 22 février, a fini d’envenimer des relations déjà très dégradées entre les deux pays depuis la reconnaissance en juillet dernier par le président Emmanuel Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.M. Retailleau, qui multiplie les déclarations virulentes contre Alger, notamment depuis l’incarcération mi-novembre de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, prône l’instauration d’un rapport de force, passant par une riposte graduée. “Au bout de la riposte, il y aura une remise en cause des accords de 1968”, affirme le ministre. “Je serai intransigeant et j’attends que cette riposte graduée soit appliquée”, dit-il.L’accord de 1968 donne un statut particulier aux Algériens en France, l’ancienne puissance coloniale, en matière de circulation, de séjour et d’emploi.Fin février, le Premier ministre François Bayrou a menacé de dénoncer cet accord si, dans un délai de six semaines, l’Algérie ne reprenait pas ses ressortissants en situation irrégulière.De son côté, M. Macron a joué la carte de l’apaisement en se disant “favorable, non pas à dénoncer, mais à renégocier” cet accord.

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Au moins 14 morts dans de violentes tempêtes et tornades aux Etats-Unis

Au moins 14 personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées lors du passage de tornades et de violentes tempêtes dans le centre et le sud des Etats-Unis, ont annoncé samedi les autorités locales.Les autorités de l’Etat du Missouri ont confirmé 11 “décès liés aux tempêtes”, dans un communiqué sur X, ajoutant “travailler sans relâche pour venir en aide à ceux dans le besoin et évaluer les dommages”. Six personnes sont décédées dans le comté de Wayne, trois dans le comté d’Ozark, une dans celui de Butler et une dans le comté de Jefferson, ont détaillé les autorités, qui ont parlé de “tornades, orages et gros grêlons”.Dans l’Etat voisin de l’Arkansas, trois personnes sont décédées et 29 ont été blessées.D’autres tornades sont prévues samedi notamment en Louisiane, dans le Mississippi et le Tennessee.

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Le Sri Lanka recense les animaux sauvages nuisibles aux récoltes agricoles

Près de 40.000 agents publics et volontaires sont mobilisés samedi dans tout le Sri Lanka pour mener un recensement inédit des animaux sauvages, éléphants, singes ou paons, accusés de nuire à l’activité agricole et de faire monter les prix des denrées alimentaires.Dans le district d’Anuradhapura (centre), l’inventaire a été rondement mené à l’aube en quelques minutes par des volontaires du village, sous l’œil vigilant d’une poignée d’officiels, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Nous avons recensé 227 macaques à toque et 65 langurs sauvages (singes)”, a énuméré un agent du ministère de l’Agriculture, Chaminda Dissanayake.”Ça s’est très bien passé, avec des participants enthousiastes”, a-t-il ajouté. “La plupart sont des agriculteurs dont les récoltes sont continuellement endommagées par les animaux”.”Nous effectuons ce recensement en un temps le plus court possible pour éviter de compter deux fois les mêmes animaux”, a expliqué à la presse un responsable du ministère de l’Agriculture, Ajith Pushpakumara.”Nous espérons des résultats fiables à environ 80%. Une fois ces chiffres en main, nous pourrons travailler sur les mesures à prendre”, a-t-il ajouté.Selon les estimations officielles, près d’un tiers des récoltes du pays sont mangées ou détruites par la faune sauvage, dont les éléphants, protégés par la loi et considérés comme sacrés au Sri Lanka, les sangliers, les loris, les singes ou même les paons.”Le prix élevé des fruits et légumes peut être attribué à ces nuisibles”, a estimé le ministère de l’Agriculture.Un député d’opposition a raillé l’opération lancée par le gouvernement. “C’est un gâchis complet, de l’argent jeté par les fenêtres”, a déploré Nalin Bandara. “Qu’en est-il des nuisibles nocturnes? Ils ne sont même pas comptés”.En 2023, le ministre de l’Agriculture de l’époque avait proposé d’expulser quelque 100.000 macaques vers les zoos chinois, avant d’y renoncer après les protestations des ONG de défense de la vie sauvage.Le Sri Lanka a retiré la même année de sa liste des espèces protégées trois types de singes, les paons et les sangliers, et autorisé les agriculteurs à les tuer.Les éléphants font partie du peloton de tête des espèces animales destructrices et sont à l’origine de nombreux conflits avec les humains.De 2015 à 2024, un total de 1.195 personnes et 3.484 éléphants ont été tués dans tout le pays lors de ces incidents, selon des statistiques publiées en février.

Le fondateur de Telegram Pavel Durov a quitté temporairement la France pour Dubaï

Le fondateur de la plateforme de messagerie cryptée Telegram, Pavel Durov, mis en examen à Paris pour complicité d’activités criminelles, a quitté samedi la France pour Dubaï, où est basée son entreprise, avec l’autorisation de la justice, a appris l’AFP de sources proches du dossier.Le juge d’instruction a accepté il y a plusieurs jours sa demande de modification de contrôle judiciaire et l’a autorisé à quitter la France pour “plusieurs semaines”, selon l’une de ces sources.”Il a quitté la France ce matin avec l’accord” des autorités, a confirmé une autre source proche du dossier.Selon une troisième source, il a quitté l’aéroport du Bourget, près de Paris, en fin de matinée pour Dubaï, aux Emirats arabes unis, où est localisée son entreprise.Ses avocats, des cabinets Kaminski et Darrois, n’étaient pas disponibles dans l’immédiat.Contactée, une porte-parole de Telegram basée à Washington a refusé de commenter cette information.L’année 2024 a été marquée par le placement en garde à vue puis la mise en examen fin août du patron de la plateforme de messagerie par deux juges français pour une litanie d’infractions relevant de la criminalité organisée, la justice lui reprochant globalement de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur la messagerie.M. Durov avait été remis en liberté avec un lourd contrôle judiciaire, prévoyant notamment l’obligation de remettre un cautionnement de 5 millions d’euros et de pointer au commissariat deux fois par semaine, et l’interdiction de quitter le territoire français.L’affaire avait fait grand bruit, Moscou mettant en garde contre “toute persécution politique”.Pavel Durov est un libertarien revendiqué, chantre de la confidentialité d’internet mais controversé pour son refus de toute modération sur la messagerie qu’il a co-fondée. Les autorités russes ont d’ailleurs tenté de la bloquer en 2018, avant de renoncer. Personnage énigmatique qui s’exprime rarement en public, il a d’abord critiqué son arrestation, mais a depuis annoncé des mesures semblant se plier aux exigences de Paris.- “Beaucoup de progrès” -En décembre, le milliardaire de 40 ans, qui possède plusieurs nationalités (française, russe et émiratie notamment), avait reconnu devant les juges d’instruction avoir “pris connaissance en garde à vue de la gravité des faits” reprochés à sa plateforme et promis d'”améliorer” sa modération.Les juges avaient alors détaillé une quinzaine de groupes dédiés à la pédocriminalité, aux stupéfiants, aux escroqueries, aux ventes d’armes, au recours à des sicaires, ayant parfois pignon sur rue sur la plateforme, dont les utilisateurs sont estimés à 950 millions dans le monde.M. Durov “n’a pas créé” Telegram en 2013 avec son frère “pour les criminels” mais leur présence, “une fraction minime”, “a aussi augmenté”, avait-il concédé.Il avait aussi assuré être “à titre personnel dégoûté” par ces infractions, “mauvaises pour la société et les affaires”. Si l’entreprise a annoncé fin décembre son premier bénéfice net annuel, elle pâtit, selon Pavel Durov, de 2 milliards de dollars de dette.”Nous nous engageons à améliorer nos processus de modération”, avait-il promis, en écho à des annonces publiques de septembre, saluées par Emmanuel Macron, sur sa collaboration accrue avec les autorités judiciaires ou sur la modération qui doit devenir “une fierté”.”Mes équipes ont fait beaucoup de progrès”, avait souligné M. Durov.En août 2024, le président français avait défendu la décision d’accorder la nationalité française à Pavel Durov, assumant une “stratégie” concernant des personnalités qui “rayonnent dans le monde”.Selon une source proche de l’enquête, Durov aurait insisté sur ses liens avec le chef de l’État français lors de sa garde-à-vue. Il a reçu le soutien d’Elon Musk, magnat de la technologie et PDG de X, qui a publié des commentaires sous le hashtag #FreePavel. Le magazine Forbes estime sa fortune actuelle à 15,5 milliards de dollars, bien qu’il prône fièrement les vertus d’une vie ascétique, incluant des bains de glace et l’abstinence d’alcool et de café. Son arrestation a attiré l’attention du monde entier sur l’importance de Telegram pour les communications des troupes russes et ukrainiennes, depuis l’invasion de l’Ukraine par Moscou en février 2022.