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Des chiens en soutien des victimes au procès Le Scouarnec et partout en France

Violée à l’âge de 13 ans par l’ex-chirurgien pédocriminel Joël Le Scouarnec, cette victime qui s’apprête à témoigner face à la cour criminelle du Morbihan n’est pas seule : elle peut compter sur la présence rassurante de Team’s, placide golden retriever qui la suit pas à pas.Désormais âgée de 36 ans, S. a souffert de profonds traumatismes après ces viols dont elle n’avait gardé aucun souvenir conscient. Et c’est la main crispée sur la laisse de ce “chien d’assistance judiciaire”, spécialement formé, qu’elle s’avance vers l’impressionnante salle d’audience de Vannes.Avocats, policiers, journalistes… beaucoup tendent la main pour une gratouille au passage de Team’s mais se font gentiment rabrouer par Stéphanie Dubois, la référente du chien: “Pas de caresses s’il vous plaît, il accompagne une bénéficiaire, il ne faut pas le distraire!”.Muni d’un gilet bleu proclamant sa qualité de “chien d’assistance judiciaire”, Team’s a bien compris que sa mission de soutien à S. a déjà commencé et il n’interagit avec personne d’autre.”Le chien lui-même se met à disposition de la personne, il ressent ses besoins”, explique à l’AFP Mme Dubois, qui dirige l’association France Victimes en Eure-et-Loir, où Team’s intervient habituellement. “Souvent, les gens disent que le seul fait de regarder le chien, ça apaise, il n’y a pas forcément besoin de contact physique”, ajoute-t-elle.Au début de l’audience, Team’s se tient sagement couché aux pieds de S., jusqu’à ce que la jeune femme, très émue, soit appelée à la barre. Elle aurait pu témoigner en tenant à la main la laisse du chien mais n’en a pas ressenti le besoin. Une fois de retour sur le banc, elle caresse longuement l’animal, qui semble s’être instinctivement redressé.”Je voudrais le garder”, sourit S. en remettant Team’s aux bénévoles de France Victimes.- Le chien ne juge pas -Au total, une vingtaine de chiens d’assistance judiciaire sont déployés en France, tous formés par l’association Handi’Chiens pour accompagner les victimes tout au long de la procédure, de la première audition par les enquêteurs jusqu’au procès.Mathilde, 17 ans, a pu bénéficier à Cahors de l’appui de Lol, doux labrador noir et premier chien d’assistance judiciaire en Europe, entré en activité dès 2019 grâce un programme-test initié par le procureur de l’époque. “Ce sont les gendarmes qui l’ont demandé pour moi, peut-être parce qu’ils sentaient que j’en avais besoin”, raconte-t-elle à l’AFP.Victime de violences sexuelles, l’adolescente se souvient avoir “mis beaucoup de temps à parler et peut-être que sans le chien, ça aurait été plus compliqué”. “J’étais en confiance (…) Je regardais moins les enquêteurs, je regardais plus le chien” qui “n’aura pas de jugement du tout, il va juste encaisser ce qu’on a à dire et il va nous aider”, confie-t-elle, le comparant à “un ami à côté de soi”.Pour Natalia, la mère de Mathilde, Lol “a été un membre de la famille pendant tout le temps” de la procédure. “Il a été là au tout début pour qu’elle dise les faits, ça a été libérateur pour elle”.”Une victime se retrouve dans un milieu qu’elle ne connaît pas et doit expliquer de l’intime à des gens qu’elle ne connaît pas. Lol est là pour simplement rassurer, c’est un confident, il ne juge pas donc très souvent on a des victimes qui parlent au chien plutôt qu’à l’enquêteur”, décrypte Jean-Marc Mir, bénévole de France Victimes dans le Lot qui encadre Lol depuis cinq ans.Hors normes avec ses 299 victimes, le procès Le Scouarnec à Vannes requiert la présence de deux, voire trois chiens d’assistance judiciaire tous les jours depuis son ouverture le 24 février.Si le coût de la formation par Handi’Chiens, environ 17.000 euros, est pris en charge par le ministère de la Justice, leur déploiement à Vannes, par roulements, repose sur des financements extérieurs et du mécénat.Le procès doit durer près de quatre mois mais, faute de budget, la présence des chiens sur place n’est prévue que pendant six semaines malgré la demande.

Cinq ans après le confinement, le télétravail est plébiscité mais ses effets interrogent

Mis en place à grande échelle au printemps 2020 pour ralentir la progression du Covid-19 tout en permettant la continuité de l’activité, le télétravail est apprécié de ses bénéficiaires mais ses effets interrogent, notamment sur la santé.Avant le premier confinement, qui a débuté le 17 mars, “95% de la boîte était en présentiel et le télétravail n’était pas du tout ni une option ni une hypothèse”, se souvient Xavier Duhamel, qui dirige une équipe de veille des médias au sein d’une société de communication.Le passage en distanciel est soudainement devenu possible pour des métiers qui ne l’avaient pas envisagé jusque-là, grâce à différents outils comme l’internet haut débit ou des logiciels de conférence en ligne.”Assez rapidement, notre support informatique a mis en place des outils techniques, principalement le VPN par exemple, qui est indispensable pour avoir un environnement de travail sécurisé”, détaille M. Duhamel, dont le service est aujourd’hui “passé en 100% télétravail avec la possibilité pour ceux qui veulent de venir en présentiel”.Comme les salariés de son service soit commencent à cinq heures du matin, soit finissent à minuit, le travail à distance “a apporté vraiment un confort aux salariés”, affirme-t-il.Autre avantage, il a permis “d’étendre notre vivier de recrutement à toute la France” avec des collaborateurs recrutés en Alsace, en Normandie ou à Toulouse.”Le télétravail, ça m’a changé la vie”, s’enthousiasme aussi Karima, qui travaille comme assistante administrative commerciale dans une entreprise d’édition technique pour l’automobile et l’industrie située à Olivet, près d’Orléans.”Je dors une heure de plus, je suis moins fatiguée, je n’ai pas de transport” les jours de travail à domicile, explique cette femme de 52 ans qui a “beaucoup d’appels à passer” et aussi “des tâches qui demandent un peu de concentration”.”Mon chef m’avait dit lors d’un entretien que j’avais eu des meilleurs résultats quand on était en télétravail tout le temps”, rapporte-t-elle.- “surcharge d’informations” -Après avoir atteint des pics autour de 30% durant la crise du Covid, la pratique du télétravail s’est ancrée dans les entreprises, avec plus d’un salarié sur cinq du secteur privé concerné début 2024 et une moyenne de 1,9 jour de travail à distance par semaine, selon une récente étude de l’Insee et de la Dares.La majorité des salariés en restent toutefois exclus: il concerne 63% des cadres, mais 0% des ouvriers et 10% des employés, d’après la même source.Selon une étude de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) parue lundi, 82% des cadres, dont les deux tiers sont en télétravail au moins un jour par semaine, sont opposés à sa suppression.Plébiscité, le télétravail n’en fait pas moins peser une charge mentale accrue sur les femmes, selon la Dares. Les femmes ont aussi plus souvent tendance à travailler quand elles sont malades: leur proportion de jours travaillés sur l’ensemble des jours de maladie est ainsi nettement plus élevée quand elles télétravaillent que quand elles sont en présentiel (52% contre 39%), alors qu’il n’y a pratiquement pas d’écart chez les hommes.La présidente de l’Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH), Audrey Richard, estime auprès de l’AFP qu’il serait aussi intéressant d’aller regarder le lien entre le télétravail et la dégradation de la santé mentale des salariés. Pas tant sur la question de l’isolement car cinq ans après, il y a consensus sur le fait que deux jours par semaine est “le mieux, le plus approprié pour le collectif”.”C’est davantage la surcharge d’informations, de mails qui arrivent, de notifications…” via Teams, WhatsApp, Zoom, etc…, dit-elle, observant que “le télétravail a amené à changer les outils, qu’on soit à la maison ou en entreprise”.”La multitude d’outils est là, la façon ultra-rapide d’interagir est là. Quid de l’impact sur la santé mentale ?”, questionne ainsi Mme Richard en rappelant que ce sujet est la grande cause nationale 2025.

Trois mois après le cyclone Chido, l’économie de Mayotte peine à se relancer

Depuis la plage de Hamjago, dans le nord de Mayotte, Halifa Massoundi regarde une bouée jaune qui flotte à la surface du lagon. C’est là que le prestataire nautique avait l’habitude de jeter l’ancre de son semi-rigide. Mais le cyclone Chido a fait sombrer son outil de travail.”Tous les bateaux qu’on voit ici se sont retournés. Il n’y en a plus que trois qui fonctionnent”, décrit-il, en désignant la vingtaine d’embarcations à moteur amarrées.Privé de son bateau, il craint pour l’avenir de sa société, Rand O Palma, qui a cessé les sorties en mer depuis le passage le 14 décembre du cyclone, qui a fait au moins 40 morts dans cet archipel français de l’océan Indien.”J’espère qu’on pourra repartir d’ici fin avril”, explique l’auto-entrepreneur, qui a lancé une cagnotte pour financer les 10.500 euros de réparation, son assurance ne prenant pas en charge les dégâts.A Mayotte, 101e département français, le cyclone Chido est venu abîmer un tissu économique déjà fragilisé par les pertes dues au Covid-19, à la sécheresse et aux barrages routiers érigés, début 2024, pour protester contre l’insécurité et l’immigration.Cette “accumulation des crises” freine la reprise de l’activité dans tous les secteurs, a indiqué à l’AFP Bibi Chanfi, conseillère départementale chargée du développement économique.– “On va dans le mur” –”De nombreuses entreprises à l’heure actuelle sont en grosse difficulté en termes de trésorerie. L’activité reprend plus lentement que ce qu’on aurait imaginé”, souligne la vice-présidente de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Mayotte, Nadine Haffidou, précisant que 80% des entreprises mahoraises sont sinistrées. En cause notamment, la perte des outils de production, qui tardent à être remplacés faute de recettes. Bibi Chanfi met aussi en avant les problèmes d’approvisionnement. Le port de Longoni, sur la côte nord de la Grande-Terre, par lequel transitent le matériel de réparation et les marchandises, a été touché par le cyclone. “L’activité portuaire est complètement ralentie”, explique la conseillère départementale.Une situation que subit le magasin de meubles dans lequel travaille Nadjida, rue du Commerce, à Mamoudzou. “En janvier, la marchandise était bloquée”, raconte la vendeuse. Au-dessus d’elle, le plafond porte encore les stigmates de l’eau qui s’est infiltrée pendant Chido.Si la plupart des devantures voisines de la rue commerçante ont repris des couleurs, plusieurs toits sont toujours éventrés, comme celui de l’agence de communication Inadcom.Ordinateurs, caméras, mobilier, studio d’enregistrement… L’entreprise a tout perdu dans la tempête, conduisant ses 17 salariés au chômage technique.Déjà en difficulté avant Chido à cause de retards de paiement de la part de clients, Zamir Saïd Ali, le cofondateur, “ne voit pas le bout”. S’il a évalué les dégâts à 120.000 euros, son assurance n’en propose que 30.000 de dédommagement. Avec cinq mois de travaux estimés pour relancer pleinement l’activité, il s’inquiète pour l’avenir de son agence: “On va dans le mur (…). On a de quoi encore tourner peut-être un mois.”– Les aides tardent à arriver  –Plusieurs mesures de soutien ont été mises en place par l’État, dont une aide financière exceptionnelle équivalent à 20% du chiffre d’affaire mensuel de 2022, ou encore le chômage partiel.Mais pour l'”activité partielle, la quasi-totalité des entreprises n’a pas été remboursée jusqu’à maintenant”, affirme Nadine Haffidou. L’aide financière exceptionnelle non plus n’a pas encore été reçue entièrement.Inadcom étant inéligible à cette dernière faute d’être à jour dans le paiement de ses cotisations, Zamir Saïd Ali juge “les dispositifs pas à la hauteur” pour sauver les entreprises et le chômage partiel “insuffisant”. De son côté, Rand O Palma a “reçu seulement 1.500 euros”, note Halifa Massoundi.Pour relancer l’économie, le département a revu en hausse l’aide à l’investissement qu’il octroie annuellement via un appel à projets. Si l’enveloppe habituelle est de 3 millions d’euros, Bibi Chanfi précise que ce sont 10 millions d’euros qui seront distribués cette année, car “il faut investir au plus vite pour reprendre le travail”.

Lutte contre le narcotrafic: la patronne de la DGSI en appelle aux députés

La Directrice générale de la sécurité intérieure, Céline Berthon, en appelle dimanche aux députés pour qu’ils votent une disposition du texte de lutte contre le narcotrafic relative aux messageries cryptées.Dans une interview au JDD, Mme Berthon défend un dispositif permettant aux services de renseignement de se faire communiquer par les plateformes de messageries cryptées des conversations de personnes soupçonnées de terrorisme ou de narcotrafic.Ce dispositif a été rejeté lors de l’examen en commission de la proposition de loi qui arrive à partir de lundi en séance publique à l’Assemblée nationale.”Très concrètement, insiste-t-elle, nous sommes aveugles sur le contenu des conversations de nos cibles”, qui utilisent de plus en plus les messageries cryptées.Elle explique que le dispositif envisagé sera “encadré, limité dans le temps” et “contrôlé”, comme c’est le cas actuellement pour les écoutes téléphoniques. “Soyons très clairs: il ne s’agit absolument pas de surveillance généralisée”, dit la cheffe de la DGSI, en soulignant que ce dispositif, “indispensable au travail” des enquêteurs est destiné à “lutter contre le terrorisme et le narcotrafic”.Regrettant “une mauvaise compréhension des enjeux”, Mme Berthon estime aussi que “certains acteurs qui s’opposent à cet outil font preuve de mauvaise foi et portent une logique idéologique”.”On ne peut pas accepter de s’arrêter à l’idéologie alors que des vies de citoyens français sont en jeu”.

Norris holds off Verstappen to win rain-hit Australian Grand Prix

Lando Norris kept his cool in a rain-hit and incident-packed season-opening Australian Grand Prix Sunday to edge world champion Max Verstappen with Lewis Hamilton 10th on his Ferrari debut.The pole-sitting Briton took the chequered flag by less than a second from the Dutchman, with Mercedes’ George Russell third after a chaotic race in Melbourne that …

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Au moins 33 morts dans de violentes tempêtes et tornades aux Etats-Unis

Au moins 33 personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées lors du passage de tornades et de violentes tempêtes dans le centre et le sud des Etats-Unis, ont annoncé samedi les autorités locales, avant l’arrivée de nouveaux orages violents et tornades ce dimanche.Venus du sud du pays vendredi, ces épisodes extrêmes sont progressivement montés vers la région des Grands Lacs, près de la frontière canadienne. Au moins 250.000 foyers et entreprises du centre du pays étaient toujours privés d’électricité dimanche matin, selon le site Poweroutage. Les autorités de l’Etat du Missouri ont confirmé douze “décès liés aux tempêtes”, dans un communiqué sur X, ajoutant “travailler sans relâche pour venir en aide à ceux dans le besoin et évaluer les dommages”. Six personnes sont décédées dans le comté de Wayne, trois dans le comté d’Ozark, une dans celui de Butler, une dans le comté de Saint-Louis et une dans le comté de Jefferson, ont détaillé les autorités, qui ont parlé de “tornades, orages et gros grêlons”.Le gouverneur Mike Kehoe avait déclaré dès vendredi l’état d’urgence dans cet Etat, en prévision des tornades à venir.Les photos publiées par les autorités montrent des maisons et des entrepôts dévastés, des poids lourds retournés sur les routes et dans une marina, des bateaux entassés les uns sur les autres. Des arbres et des lignes électriques ont aussi été arrachés.- D’autres tornades attendues -Le bureau météorologique national (National Weather Service, NWS) a averti dimanche matin de l’arrivée de nouveaux “orages violents”, du sud de la région des Grands Lacs jusqu’au sud-est du pays.”Les dangers associés à ces orages sont des éclairs fréquents, de violentes rafales, de la grêle et quelques tornades, a indiqué le NWS dans son bulletin météo.”Je n’ai jamais connu quelque chose d’aussi effrayant, tout est arrivé très vite, on avait l’impression que nos tympans allaient éclater. J’ai un enfant de deux ans, je suis à peu près sûre qu’on a perdu notre maison et nos voitures”, a témoigné Alicia Wilson, une habitante de la petite ville de Villa Ridge, auprès de la chaine locale KSDK.Dans l’Etat voisin du Kansas, au coeur du pays, au moins huit personnes sont mortes dans une série d’accidents de voiture impliquant une cinquantaine de véhicules, ont indiqué les forces de l’ordre. Une “violente tempête de sable” a considérablement amoindri la visibilité sur les routes, a-t-on précisé de même source.Dans le sud-est, le gouverneur du Mississippi Tate Reeves a fait état sur X de la mort de six personnes.Et au Texas, les autorités locales ont indiqué à l’AFP que quatre personnes étaient également mortes dans des accidents de voiture liés au manque de visibilité provoqué par les tempêtes de poussière et les incendies.Dans l’Etat de l’Arkansas, trois personnes sont décédées et au moins 29 ont été blessées, d’après les autorités.La gouverneure Sarah Huckabee Sanders, a indiqué s’être entretenue avec le président américain Donald Trump.En 2024, les accidents provoqués par des tornades ont fait 54 morts aux Etats-Unis, selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).bur-eml-leo-leb

Glucksmann réunit son congrès pour peser sur les prochaines échéances électorales

Raphaël Glucksmann rassemble les militants de Place publique ce week-end à Paris pour un congrès destiné à mettre son parti en ordre de marche pour les futures élections, et notamment la présidentielle, où il sera “totalement impliqué”.L’essayiste de 45 ans, très identifié sur la défense de l’Ukraine et de l’Europe, et sur les droits humains, n’a pas de challenger et sera reconduit sans difficulté à la tête du parti.   “Il n’y a pas d’enjeu sur la ligne, tout le monde est parfaitement raccord”, estime Saïd Benmouffok, coordinateur de Place publique Paris, même si quelques membres ont critiqué un manque de démocratie et ont quitté le mouvement.”Le problème, ce ne sont pas les départs, ce sont les arrivées”, répond M. Benmouffok, avec un parti passé de 1.500 à quelque 11.000 adhérents à la faveur des élections européennes, où Raphaël Glucksmann est arrivé en tête de la gauche (13,8%), avec la liste Place publique-Parti socialiste.L’objectif est désormais d’affirmer la place de ce parti créé par l’eurodéputé en 2018, et de lui permettre de passer à la vitesse supérieure aux prochaines échéances électorales. M. Glucksmann a longtemps affirmé n’avoir aucune ambition présidentielle, mais après les européennes puis la dissolution de l’Assemblée nationale, l’idée a fait son chemin chez celui qui veut combattre l’extrême droite et se positionne contre l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, avec qui il affirme avoir des positions “irréconciliables”, notamment sur les questions internationales.”Mai 2027 sera une élection tellement fondamentale que je serai évidemment totalement impliqué. Et prêt à y laisser ma peau”, a-t-il assuré dans La Tribune Dimanche ce week-end.Fervent défenseur de l’Ukraine, Raphaël Glucksmann est revenu sur le devant de la scène politique ces dernières semaines face à l’accélération de la menace russe et au désengagement américain, qu’il prédisait depuis des mois. “Le fait d’avoir eu raison avant tout le monde, ça peut lui donner une légitimité et un leadership”, affirme un de ses proches, mais “il faut qu’il soit plus ancré dans le débat national et les enjeux locaux”.D’autant que le créneau de la social-démocratie pro-européenne et anti-France insoumise a déjà de nombreux prétendants pour 2027, comme l’ex-président François Hollande, l’ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve, ou la présidente de la région Occitanie Carole Delga.- “Pom-pom girl de gauche” -Mais l’eurodéputé est régulièrement en bonne position dans les sondages. Selon le baromètre de “l’ambition présidentielle” d’Ifop-Fiducial réalisé fin février pour Sud Radio et Le Figaro, il est, avec 27% des voix, la personnalité de gauche que les Français souhaiteraient le plus voir se présenter en 2027.Chez les socialistes, qui tiennent leur congrès en juin, certains ne cachent pas leur souhait de le voir jouer un rôle à la présidentielle, et de créer une confédération avec Place publique.Auprès de La Tribune Dimanche, M. Glucksmann dit son parti “prêt à bâtir une offre politique commune avec les socialistes qui sera ensuite ouverte aux humanistes et écologistes” qui le souhaitent, sans LFI.Sans vouloir se prononcer sur l’issue du congrès des Roses, M. Glucksmann dit espérer “que les socialistes soient en accord” avec cette ligne stratégique.Dans cette alliance, M. Glucksmann, échaudé d’avoir été écarté des négociations du Nouveau Front populaire, n’entend plus être instrumentalisé. “Je ne vais pas me contenter d’être la pom-pom girl de gauche qu’on sort à chaque élection”, prévient-il en petit comité, avec la ferme intention de peser dans un premier temps aux prochaines municipales. Place publique ne compte aujourd’hui que quelques dizaines d’élus locaux, un sénateur, un député, et trois eurodéputés.  Pour se donner d’avantage d’espace, Raphaël Glucksmann veut donc structurer son parti: au menu du congrès, la création d’une assemblée politique plus large, en charge des décisions politiques, et d’un échelon régional, où s’élaboreront les stratégies municipales, avec l’idée de “faire émerger une génération d’élus dans les territoires”.Autre priorité: avancer sur le “projet pour la France” que Raphaël Glucksmann entend finaliser d’ici l’été, pour “une aventure politique qui doit nous mener au pouvoir”, expliquait-il à l’automne.

Neige dans le Massif central: la Creuse toujours en vigilance orange

Après un retour de la neige dans le Massif central, la Creuse reste en vigilance orange neige-verglas, alors que le suivi s’est achevé pour le Puy-de-Dôme, a annoncé Météo-France samedi soir.”Sur la Creuse il va continuer de neiger jusqu’en début de matinée de dimanche, surtout sur le nord du département, la neige s’abaissant vers 200 m dans la nuit, c’est-à-dire sur l’ensemble des zones”, indique l’organisme dans son dernier bulletin de 22H00.La fin de la vigilance orange dans la Creuse est prévue dimanche à 10H00.”Dans la nuit de samedi à dimanche, les températures minimales attendues sont de l’ordre de 0 à -2°C. Un regel des chaussées est donc attendu”, est-il précisé.La circulation routière, perturbée sur les routes dans la matinée dans les monts du Lyonnais, est revenue à la normale, mais elle reste délicate aux monts du Forez, selon inforoute42.Sur les axes routiers principaux et en ville, les conditions de circulation sont considérées comme normales à délicates.La neige est tombée dans la nuit de vendredi à samedi, particulièrement sur la ville de Saint-Etienne, toute recouverte d’un manteau blanc, à la joie des promeneurs, ont constaté des journalistes de l’AFP. “On a été assez surpris, on ne pensait pas qu’il allait neiger dans la nuit autant, donc on a réveillé les enfants et on est allé faire de la luge et s’amuser dans la neige”, a raconté à l’AFP Julie, une habitante stéphanoise, qui n’a pas souhaité donner son nom, venue se promener dans le Parc de l’Europe.”C’est tout blanc, c’est magnifique. Aujourd’hui, quand j’ai ouvert la fenêtre, waouh, c’est génial, j’ai dit qu’il faut qu’on y aille, on y va”, a raconté Shu, en jouant avec une boule de neige en forme de cœur.

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Neige dans le Massif central: la Creuse toujours en vigilance orange

Après un retour de la neige dans le Massif central, la Creuse reste en vigilance orange neige-verglas, alors que le suivi s’est achevé pour le Puy-de-Dôme, a annoncé Météo-France samedi soir.”Sur la Creuse il va continuer de neiger jusqu’en début de matinée de dimanche, surtout sur le nord du département, la neige s’abaissant vers 200 m dans la nuit, c’est-à-dire sur l’ensemble des zones”, indique l’organisme dans son dernier bulletin de 22H00.La fin de la vigilance orange dans la Creuse est prévue dimanche à 10H00.”Dans la nuit de samedi à dimanche, les températures minimales attendues sont de l’ordre de 0 à -2°C. Un regel des chaussées est donc attendu”, est-il précisé.La circulation routière, perturbée sur les routes dans la matinée dans les monts du Lyonnais, est revenue à la normale, mais elle reste délicate aux monts du Forez, selon inforoute42.Sur les axes routiers principaux et en ville, les conditions de circulation sont considérées comme normales à délicates.La neige est tombée dans la nuit de vendredi à samedi, particulièrement sur la ville de Saint-Etienne, toute recouverte d’un manteau blanc, à la joie des promeneurs, ont constaté des journalistes de l’AFP. “On a été assez surpris, on ne pensait pas qu’il allait neiger dans la nuit autant, donc on a réveillé les enfants et on est allé faire de la luge et s’amuser dans la neige”, a raconté à l’AFP Julie, une habitante stéphanoise, qui n’a pas souhaité donner son nom, venue se promener dans le Parc de l’Europe.”C’est tout blanc, c’est magnifique. Aujourd’hui, quand j’ai ouvert la fenêtre, waouh, c’est génial, j’ai dit qu’il faut qu’on y aille, on y va”, a raconté Shu, en jouant avec une boule de neige en forme de cœur.

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Au moins 27 morts dans de violentes tempêtes et tornades aux Etats-Unis

Au moins 27 personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées lors du passage de tornades et de violentes tempêtes dans le centre et le sud des Etats-Unis, ont annoncé samedi les différentes autorités locales.Venus du sud du pays vendredi, ces épisodes violents sont progressivement montés vers la région des Grands lacs, près de la frontière canadienne. Selon le site Poweroutage, environ 250.000 foyers étaient privés d’électricité samedi soir. Les autorités de l’Etat du Missouri ont confirmé 12 “décès liés aux tempêtes”, dans un communiqué sur X, ajoutant “travailler sans relâche pour venir en aide à ceux dans le besoin et évaluer les dommages”. Six personnes sont décédées dans le comté de Wayne, trois dans le comté d’Ozark, une dans celui de Butler, une dans le comté de Saint-Louis et une dans le comté de Jefferson, ont détaillé les autorités, qui ont parlé de “tornades, orages et gros grêlons”.Le gouverneur Mike Kehoe avait déclaré dès vendredi l’état d’urgence dans cet Etat, en prévision des tornades à venir.  Les photos publiées par les autorités montrent des maisons et des entrepôts dévastés et des poids lourds retournés sur les routes.- D’autres tornades attendues -“Je n’ai jamais connu quelque chose d’aussi effrayant, tout est arrivé très vite, on avait l’impression que nos tympans allaient éclater. J’ai un enfant de deux ans, je suis à peu près sûre qu’on a perdu notre maison et nos voitures”, a témoigné Alicia Wilson, une habitante de la petite ville de Villa Ridge, auprès de la chaine locale KSDK.Dans l’Etat voisin du Kansas, au coeur du pays, au moins huit personnes sont mortes dans une série d’accidents de voiture impliquant une cinquantaine de véhicules, ont indiqué les forces de l’ordre. Une “violente tempête de sable” a considérablement amoindri la visibilité sur les routes, a-t-on précisé de même source. Plus au sud, au Texas, les autorités locales ont rapporté à l’AFP que quatre personnes étaient également mortes dans des accidents de voiture liés au manque de visibilité provoqué par les tempêtes de poussière et les incendies Ces conditions météorologiques ont notamment provoqué des carambolages importants.Dans l’Etat de l’Arkansas, trois personnes sont décédées et au moins 29 ont été blessées.La gouverneure Sarah Huckabee Sanders, a indiqué s’être entretenue avec le président américain Donald Trump.D’autres tornades, “potentiellement violentes” selon les services de prévision météorologique nationaux américains, étaient prévues samedi notamment en Louisiane, dans le Mississippi, l’Alabama et le Tennessee.Le vent devait atteindre 120 km/h.