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“Gino”, militant antifasciste réclamé par la Hongrie et l’Allemagne, remis en liberté

Le militant antifasciste albanais surnommé “Gino”, que la France avait refusé de remettre à la Hongrie par crainte pour ses droits fondamentaux, et qui est désormais réclamé par l’Allemagne, a obtenu mercredi sa remise en liberté sous contrôle judiciaire.Rexhino Abazaj alias “Gino”, 33 ans, fait partie d’un groupe de militants antifascistes accusés par la Hongrie de violences sur des militants d’extrême droite en marge du “Jour de l’honneur”, une commémoration annuelle organisée par les néonazis.La Hongrie a émis un mandat d’arrêt européen à son encontre, mais la France avait refusé en mars dernier de le remettre à Budapest, invoquant “des risques” d’un “traitement inhumain” en prison et l’incertitude de lui garantir un procès équitable dans ce pays de l’Union européenne.Il vivait depuis à l’abri des poursuites hongroises, à Paris, avec un CDI d’ouvrier et un projet de mariage. Jusqu’à la mi-décembre, lorsque la police antiterroriste l’arrête et lui apprend qu’il fait l’objet d’un nouveau mandat d’arrêt européen, pour les mêmes faits, émis le 5 mai par l’Allemagne.Mercredi, son avocat Youri Krassoulia a obtenu devant la cour d’appel de Paris sa remise en liberté, dans l’attente d’un examen le 28 janvier de son possible transfert vers l’Allemagne. Il y encourt dix ans de prison.L’homme “est recherché par les autorités allemandes pour des faits graves” commis en Hongrie sur des militants d’extrême droite de nationalité allemande, a fait valoir l’avocate générale qui s’opposait à sa remise en liberté. Selon les autorités hongroises, “Gino” fait partie d’un “groupe organisé” d’une quinzaine de personnes qui aurait commis cinq agressions distinctes sur des membres de l’extrême droite pendant leur séjour à Budapest.- “Procès politique” -Leur sort a pris un tour politique alors que le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban s’est engagé à réprimer la “violence d’extrême gauche”, et cherche à obtenir leur transfert depuis plusieurs pays européens.L’Italie a refusé de livrer à Budapest l’un de ses ressortissants, Gabriele Marchesi, comme la France l’avait fait pour “Gino”. Une autre Italienne, Ilaria Salis, qui était apparue devant la justice hongroise enchaînée et pieds liés, a pu être libérée après avoir été élue eurodéputée, un mandat qui lui confère une immunité.D’autres militants ont préféré se rendre aux autorités allemandes plutôt que de risquer un procès à Budapest.L’Allemagne a jugé certains de ces antifas, prononçant en septembre 2025 une peine de cinq ans de prison à l’encontre d’une extrémiste de gauche allemande, Hanna S.. Mais le pays a surtout consenti à remettre l’un de ces activistes, de nationalité allemande, Maja T., à la Hongrie, où son procès doit se poursuivre en janvier 2026.Ce transfert, sévèrement critiqué par la Cour constitutionnelle allemande, alimente les craintes de “Gino” d’être un jour remis à la Hongrie, si le mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne est mis à exécution.Militant pour le droit au logement, “Gino” “a fait confiance à la justice française”, a commenté à l’issue de l’audience Me Krassoulia auprès de l’AFP. Les juges “doivent le protéger d’un procès politique, et d’un mouvement plus global de répression des mouvements antifascistes en Europe”, dont certains ont été placés mi-novembre par le président américain Donald Trump sur sa liste noire des organisations “terroristes”.

Cyberattaque contre La Poste: la situation s’améliore à la veille de Noël

La cyberattaque, revendiquée par des hackers prorusses, qui a touché La Poste à quelques jours de Noël, est toujours en cours mercredi midi, sous une forme “fluctuante” et a “perdu en intensité”, selon l’opérateur postal.Le suivi des colis reste “difficile”, mais “sans en empêcher la livraison” expose La Poste dans un point de situation publié à 12h00. Les cadeaux devraient donc arriver à temps sous le sapin. Autre point d’amélioration, “l’activité de banque en ligne a repris normalement” tout comme le bon fonctionnement des centres d’appel.L’attaque informatique est survenue lundi, au début de la première semaine des fêtes de fin d’année, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, le groupe trie et distribue 180 millions de colis.La Poste, qui a déposé plainte mardi, avait assuré lundi qu’aucune donnée sensible n’avait été volée, évoquant un incident de type “déni de service”. Ces attaques informatiques consistent à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.Le parquet de Paris a confirmé mardi à l’AFP que le groupe de hackers prorusses NoName057(16), responsable de multiples attaques visant principalement l’Ukraine mais aussi ses alliés dont la France, avait revendiqué l’attaque.Pour Baptiste Robert, chercheur en cybersécurité, il faut être prudent avec cette revendication “tardive”car il est “habituel de voir des revendications opportunistes” par des groupes cherchant la lumière médiatique.

Brandt: un industriel propose de sauver 150 emplois sur le site d’Orléans

Un cadeau de Noël pour des salariés de Brandt? L’homme d’affaires Stephan Français, patron de Thomson Computing, a proposé mercredi de reprendre l’usine d’Orléans du groupe d’électroménager en liquidation judiciaire et de sauver 150 emplois.Il prévoit de continuer une partie de la production de petit et gros électroménager, l’activité historique de Brandt, et d’y ajouter celle de produits électroniques et informatiques, coeur de métier de Thomson Computing.”Aujourd’hui nous avons une solution de reprise, de redémarrage, de renouveau, (…) elle s’appelle Stephan Français”, a déclaré le maire d’Orléans Serge Grouard, lors d’une conférence de presse commune avec le patron de 56 ans.Le projet porte sur une reprise du site d’Orléans, de loin le plus important de Brandt. Il rassemblait 350 salariés sur les 700 que comptait l’entreprise, avant la liquidation.”Il faut aller très vite pour relancer la machine, relancer la production, garder un coeur de salariés et garder le plus de clients possible”, a martelé l’élu, devant des journalistes réunis à l’hôtel de ville. Il a qualifié le projet de “sérieux”, même s’il présente une “part de risque”.M. Grouard se démène depuis plusieurs semaines pour trouver une solution afin de sauver Brandt, fleuron industriel français qui comptait deux usines en Centre-Val de Loire, à Vendôme (Loir-et-Cher) et à Saint-Jean-de-la-Ruelle, au sein de l’agglomération orléanaise.L’entreprise, basée à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), disposait aussi d’un service après-vente à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise).La société commercialisait quatre grandes marques: De Dietrich, Brandt, Vedette et Sauter.Se disant attentif à la “maîtrise des coûts”, M. Français a précisé que son projet commencerait avec “150 salariés” dès l’année prochaine. “Après, progressivement, si les résultats sont là, on embauchera”, a-t-il affirmé, évoquant “jusqu’à 250 salariés sur un plan à cinq ans”.Pour mener à bien son projet, l’homme d’affaires a évoqué un budget de 25 millions d’euros. La mairie d’Orléans a précisé à l’AFP que 9 millions d’euros seraient apportés par des entités publiques et qu’un tour de table avec les banques était en discussion.- Bercy reste prudent -M. Français souhaite s’appuyer sur l’expérience de son entreprise actuelle, lointaine héritière du géant industriel français Thomson.A l’été 2013, cet ancien de la chaîne de magasins informatiques Surcouf avait conclu un contrat de licence auprès de Technicolor, qui détient la marque Thomson, celle pour l’activité téléviseurs étant exploitée par le Chinois TCL.Sa société fabrique depuis des ordinateurs entrée de gamme. Elle revendique sur son site internet un tiers de part de marché pour les ordinateurs vendus moins de 300 euros en France.Pour prendre vie, le projet de reprise du site d’Orléans de Brandt devra être validé par le tribunal des activités économiques de Nanterre qui a prononcé le 11 décembre la liquidation judiciaire de l’entreprise, a souligné M. Français.Un appel d’offres pour la reprise de l’usine doit être lancé courant janvier, a précisé Bercy.Le projet de M. Français aura-t-il plus de succès que celui de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, rejeté début décembre par le tribunal ?”Toute piste de reprise mérite d’être examinée avec attention, mais aucune ne saurait être tenue pour acquise sans un travail d’analyse approfondi”, a tempéré auprès de l’AFP le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin.Ce dernier avait déclaré au lendemain de la liquidation judiciaire qu’un projet industriel restait possible, pas forcément dans le secteur de l’électroménager.L’entreprise, centenaire et emblématique du patrimoine industriel français, pâtit depuis plusieurs décennies des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager.Elle est passée au gré des rachats et liquidations judiciaires entre les mains de l’Israélien Elco, puis celles de l’Espagnol Fagor, avant d’être repris en 2014 par le groupe algérien Cevital.

Kosovo, Serbia ‘need to normalise’ relations: Kosovo PM to AFP

Kosovo and Serbia need to “normalise” their relations, Kosovo’s Prime Minister Albin Kurti told AFP Wednesday, several days before legislative elections where he is seeking to extend his term with more solid backing.  Kurti has been in office since 2021 and previous accords signed with Serbia — which does not recognise the independence of its …

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Sanction américaine: Macron et la classe politique derrière Breton, sauf au RN divisé

Emmanuel Macron et la classe politique française en général, à l’exception de certaines voix au RN, ont condamné mercredi la décision de l’administration Trump d’interdire de séjour l’ancien commissaire européen Thierry Breton et quatre personnalités européennes pour leur volonté de réguler les plateformes numériques, y voyant une atteinte à la souveraineté européenne.”Ces mesures relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne”,  a dénoncé sur X le président français, prometttant de continuer à défendre “notre autonomie réglementaire”.L’administration Trump a annoncé mardi des sanctions, sous la forme d’une interdiction de séjour aux Etats-Unis, contre cinq personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation en ligne, dont Thierry Breton qui a lui-même dénoncé un “vent de maccarthysme”.Commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, le Français avait été l’artisan de la directive européenne sur les services numériques (DSA) qui impose aux plateformes des régulations, comme le signalement de contenus problématiques, jugées par les Etats-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.Ce cadre européen, qui “a été adopté démocratiquement”, “s’inscrit strictement dans le champ de compétence européen et ne vise aucun pays tiers”, a rappelé le ministre de l’Economie, Roland Lescure, sur le réseau Bluesky, concurrent de X.Plusieurs eurodéputés français sont également montés au créneau.”Nous ne sommes pas une colonie des États-Unis! Nous sommes Européens, nous devons défendre nos lois, nos principes, nos intérêts”, a tempêté le social-démocrate Raphaël Glucksmann sur X.Pour Nathalie Loiseau (Horizons), “ne nous y trompons pas : derrière cette mesure, c’est la souveraineté des Européens à décider de leurs lois et à les faire appliquer qui est attaquée”. Le leader du parti Renaissance, Gabriel Attal, a interpellé son homologue du RN, Jordan Bardella. “Les admirateurs français de Donald Trump trouveront-ils l’énergie de réagir face à une nouvelle remise en cause de notre souveraineté par un pays pourtant allié ?”, a-t-il lancé, en référence à la vidéo devenue virale dans lequelle M. Bardella se demandait où le président américain trouvait “toute cette énergie”.Au RN justement, parti au discours anti-UE et peu critique de la politique de Donald Trump, les avis étaient partagés.”L’administration Trump non seulement se trompe sur le fond, mais se trompe sur l’image qu’elle renvoie des États-Unis au monde entier”, a ainsi critiqué son vice-président, Sébastien Chenu, sur RTL.Mais deux eurodéputées RN ont montré de la compréhension vis-à-vis de la décision américaine.”Thierry Breton avait menacé (en 2024) le propriétaire du réseau social de (faire) respecter les règlementations de l’UE. Un visa enlevé un an et demi après, ils ont fait preuve de beaucoup de patience !”, a jugé ainsi Virginie Joron en référence aux différends entre Elon Musk et l’UE. Les Etats-Unis “ne se sacrifieront pas pour un continent sans libertés où l’on annule même des élections”, en référence à la présidentielle roumaine, a renchéri Catherine Griset.

Sanction américaine: la classe politique derrière Breton contre Trump, sauf au RN divisé

La classe politique française condamnait globalement mercredi, à l’exception de certaines voix au RN, la décision de l’administration Trump d’interdire de séjour l’ancien commissaire européen Thierry Breton pour sa volonté de réguler les grandes plateformes numériques, y voyant une atteinte à la souveraineté européenne.”Nous ne sommes pas une colonie des États-Unis! Nous sommes Européens, nous devons défendre nos lois, nos principes, nos intérêts. Cette sanction scandaleuse contre Thierry Breton rend hommage à son combat pour notre souveraineté”, a tempêté l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann sur X.L’administration Trump a annoncé mardi des sanctions, sous la forme d’une interdiction de séjour aux Etats-Unis, contre cinq personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation en ligne, dont Thierry Breton qui a lui-même dénoncé un “vent de maccarthysme”.Commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, le Français avait été l’artisan de la directive européenne sur les services numériques (DSA) qui impose aux plateformes des régulations, comme le signalement de contenus problématiques, jugées par les Etats-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.”Cette décision est d’une gravité extrême. La France et l’Union européenne doivent réagir de manière immédiate à cette attaque sans précédent contre notre souveraineté”, a renchéri le secrétaire général du Parti socialiste Pierre Jouvet, toujours sur le réseau social appartenant à Elon Musk.Pour l’eurodéputée (Horizons) Nathalie Loiseau, “ne nous y trompons pas : derrière cette mesure, c’est la souveraineté des Européens à décider de leurs lois et à les faire appliquer qui est attaquée”. Au Rassemblement national, parti au discours anti-UE, les avis étaient partagés.”Je pense que l’administration Trump non seulement se trompe sur le fond, mais se trompe sur l’image qu’elle renvoie des États-Unis au monde entier”, a ainsi critiqué son vice-président Sébastien Chenu sur RTL.Mais deux eurodéputées RN ont montré de la compréhension vis-à-vis de la décision américaine.”Thierry Breton avait menacé (en 2024) le propriétaire du réseau social de (faire) respecter les règlementations de l’UE. Un visa enlevé un an et demi après, ils ont fait preuve de beaucoup de patience !”, a jugé ainsi Virginie Joron en référence aux différends entre Elon Musk et l’UE. Les Etats-Unis “ne se sacrifieront pas pour un continent sans libertés où l’on annule même des élections”, en référence à la présidentielle roumaine, a renchéri Catherine Griset.Par la voix du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, le gouvernement français a dénoncé “avec la plus grande fermeté” la mesure prononcée par le département d’Etat américain.Un message relayé mercredi par le ministre de l’Economie Roland Lescure. “Ce cadre européen de régulation du numérique a été adopté démocratiquement pour garantir des règles claires, équitables et protectrices pour les citoyens comme pour les entreprises. Il s’inscrit strictement dans le champ de compétence européen et ne vise aucun pays tiers”, a-t-il souligné sur le réseau Bluesky, concurrent de X.

L’Hérault encore sous l’eau, un épisode neigeux attendu en Ardèche et dans la Drôme

L’Hérault, qui amorce une décrue mercredi avec la fin des précipitations, est désormais placé en vigilance orange pour crues par Météo-France.Dans son bulletin de 10H00, les prévisionnistes de l’établissement public ont par ailleurs maintenu l’Ardèche et la Drôme en vigilance orange neige-verglas jusqu’à jeudi matin.Le département de l’Hérault avait été placé en vigilance rouge lundi pour des crues exceptionnelles, notamment sur le fleuve du même nom, en raison de fortes précipitations qui ont provoqué notamment une montée des eaux d’une ampleur inédite depuis 1997 à Agde. “L’Hérault aval a amorcé sa décrue cependant les niveaux restent encore hauts avec encore de nombreux axes coupés”, indique le dispositif Vigicrue.Sur le secteur d’Agde, la décrue “est lente”, précisent les prévisionnistes. Des débordements importants et dommageables vont perdurer, ajoutent-ils.Dans le département, près de 1.400 clients sont encore privés d’électricité notamment à Palavas-les-Flots, selon le dernier comptage d’Enedis à 08h30.”De nombreuses installations électriques étant toujours sous l’eau, les interventions ne pourront reprendre que lorsque la décrue sera suffisamment avancée, afin de garantir la sécurité des équipes et des habitants”, précise le gestionnaire du réseau qui a mobilisé une centaine de salariés. A Agde, le niveau du fleuve Hérault a atteint un seuil haut –plateau- de 3,55 m lundi à 20H00. Il faut remonter au 20 décembre 1997 pour observer en Agde une crue s’élevant à 3,92m, selon le site Vigicrue.En Aveyron, touché par un épisode neigeux exceptionnel, quelque 6. 500 foyers sont toujours privés d’électricité, principalement dans le centre du département, selon Enedis mercredi matin.Une perturbation neigeuse va traverser la région Auvergne-Rhône-Alpes d’est en ouest dans la nuit de mercredi à jeudi et va apporter des chutes de neige en “quantités notables”, selon les prévisions de Météo-France. Les chutes de neige pourraient atteindre 5 centimètres en plaine, davantage sur les hauteurs, rendant la circulation difficile en cette période de fêtes. Des pluies verglaçantes sont également possibles dans le sud des départements concernés.

Sécurité routière: les très grands excès de vitesse deviennent un délit

Les excès de vitesse de plus de 50 km/h au-delà de la vitesse maximale autorisée deviennent un délit et non plus une contravention à partir du 29 décembre, “une réponse judiciaire plus ferme”, a salué mercredi la Sécurité routière. Ces très grands excès de vitesse pourront être punis d’une peine de trois mois d’emprisonnement et jusqu’à 3.750 euros d’amende, “avec inscription au casier judiciaire”, d’après le décret publié mercredi au Journal officiel, “en application de la loi du 9 juillet 2025 portant création de l’homicide routier et visant à lutter contre la violence routière”, a précisé la délégation interministérielle à la sécurité routière dans un communiqué. Ils étaient auparavant punis d’une contravention de 5e classe, la plus élevée, sauf en cas de récidive, une sanction qui “n’est plus adaptée à la gravité des faits et à leur recrudescence”. Rouler bien au-delà de la vitesse maximale autorisée “constitue un comportement particulièrement dangereux, susceptible de causer de lourds dommages en cas d’accident”, indique la Sécurité routière. “La vitesse excessive réduit le temps de réaction, allonge la distance de freinage, diminue le contrôle du véhicule et augmente les forces d’impact lors d’une collision”, ajoute le communiqué. En 2024, la Sécurité routière a relevé 63.217 excès de vitesse “supérieurs ou égal à 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée”, soit une hausse de 69% par rapport à 2017.”En classant désormais ce très grand excès de vitesse comme un délit, avec une réponse judiciaire plus ferme, nous envoyons un message clair : la violence routière n’est plus tolérée”, a souligné Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, citée dans le communiqué.Les automobilistes roulant trop vite verront aussi leur véhicule confisqué et leur permis suspendu pendant trois ans. Ils auront interdiction “de conduire certains véhicules terrestres à moteur” pendant cinq ans ou plus et devront suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. 

Explosion dans une usine près de Lyon: décès d’un des quatre blessés

Une des quatre personnes blessées lundi dans l’explosion dans l’usine chimique Elkem Silicones à Saint-Fons, près de Lyon, est décédée mardi après-midi, a indiqué la préfecture.La victime, un homme âgé de 47 ans dont le pronostic vital était engagé, “est décédée des suites de ses brûlures”, a précisé la préfecture à l’AFP, confirmant une information de RTL.Cet homme avait été blessé avec deux autres hommes et une femme dans une explosion survenue à l’intérieur d’un atelier pilote du site chimique, classé Seveso seuil haut, avait précisé à l’AFP Guillaume Artois, chargé de la communication de l’entreprise.Il s’agit du deuxième décès enregistré en près de dix ans sur le site Elkem de Saint-Fons, après la mort en 2016 d’une personne tuée dans l’incendie de fûts de silicone dans un entrepôt de 2.500 m2.Le parquet de Lyon a indiqué mardi que trois blessés lundi dans l’explosion étaient “grièvement brûlés”, précisant avoir ouvert une enquête pour “blessures involontaires par personne morale suivies d’incapacité supérieure à trois mois”.La Division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS, ex PJ), et la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), ont été saisies pour déterminer les causes et circonstances de l’explosion, selon le parquet.La déflagration a pu être causée par l’émanation d’hydrogène “dans un atelier expérimental”, avait déclaré lundi à la presse Jean-Pierre Lerat, le directeur de l’usine. Selon le porte-parole Guillaume Artois, cet atelier était une “unité bien particulière, le laboratoire pilote, qui n’est pas connecté au reste du site”. Il avait été installé en 2021 et répondait aux exigences des “dernières normes de sécurité”, a-t-il assuré à l’AFP.Une équipe y testait une méthode de dévolatilisation d’huiles de silicone hydrogénées, une “manipulation relativement courante dans un atelier pilote”, a-t-il poursuivi.”Il y avait une réaction qui se passait mal et l’équipe est intervenue. Pendant l’intervention, il y a eu une émission, probablement d’hydrogène gazeux, qui a pu déclencher l’explosion”, a ajouté le porte-parole.Pour éteindre l’incendie qui a suivi, une centaine de pompiers ont été mobilisés lundi. L’autoroute A7, les voies ferrées et fluviales sur le Rhône à proximité de l’usine avaient été coupées quelques heures, et environ un millier de personnes autour de la zone avaient été confinées quelques heures également.

La cyberattaque contre La Poste perd en intensité à deux jours de Noël

La cyberattaque, revendiquée par des hackers prorusses, qui a touché La Poste à quelques jours de Noël était “toujours en cours” mardi soir, mais avait “perdu en intensité”, selon l’opérateur postal.Le parquet de Paris a indiqué à l’AFP qu’il avait ouvert une enquête “pour des faits d’entrave au fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données”, confiée à l’Unité nationale cyber (UNC) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). L’attaque informatique est survenue lundi, au début de la première semaine des fêtes de fin d’année, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, le groupe trie et distribue 180 millions de colis.”La distribution des colis et des courriers s’est déroulée normalement aujourd’hui (mardi)”, malgré “ce contexte difficile”, a signalé le groupe dans un message envoyé à l’AFP à 19H30.Mardi matin, le ministre de l’Economie Roland Lescure avait souligné sur BFMTV/RMC que “la priorité des priorités”, c’était “de faire en sorte que les colis arrivent à temps pour Noël”.Dans un bureau de poste du 2e arrondissement de Paris, l’AFP a constaté que le service n’était que marginalement perturbé mardi. La réception des colis était assurée et le courrier distribué. Seul le suivi des colis sur internet restait inopérant.Au comptoir, Monique Petit, 69 ans, un paquet sous le bras à destination de Nantes, s’estimait “peu inquiète” concernant l’acheminement de son colis. “Tout a l’air de fonctionner normalement. C’est un cadeau de Noël pour ma fille, j’espère qu’elle l’aura dans les prochains jours”, a-t-elle expliqué. “On m’a indiqué que le suivi de colis ne fonctionne pas, mais je passerai un coup de téléphone pour savoir s’il est arrivé”, a-t-elle ajouté.- Hackers prorusses ? -“L’accès à nos services en ligne s’est globalement amélioré dans la journée (mardi), avec une instabilité plus marquée sur laposte.fr.”, selon le dernier point de situation de l’entreprise à 19H30.Concernant La Banque postale, “des ralentissements” ont pu être observés “dans certaines circonstances”, mais les opérations bancaires en bureau de poste ont “normalement fonctionné”, a précisé le groupe.Des difficultés demeuraient néanmoins dans “l’accessibilité (des) centres d’appel”. La Poste, qui a déposé plainte mardi, avait assuré lundi qu’aucune donnée sensible n’avait été volée, évoquant un incident de type “déni de service”. Ces attaques informatiques consistent à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.Le parquet a confirmé que le groupe de hackers prorusses NoName057(16), responsable de multiples attaques visant principalement l’Ukraine mais aussi ses alliés dont la France, avait revendiqué l’attaque.Mais cette revendication ne mentionne que le nom de domaine “lidentite.numerique.laposte.fr” dont l’accès n’était pas perturbé dans l’après-midi, a constaté l’AFP.Le chercheur en cybersécurité Baptiste Robert a appelé sur son compte X à la prudence quant à cette revendication “tardive”, rappelant qu’il était “habituel de voir des revendications opportunistes” par des groupes cherchant la lumière médiatique.meh-llb-fbe-alh/ved/er