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Un collège de Dijon fermé pour plusieurs mois après un incendie vraisemblablement criminel

Un collège de Dijon, touché dans la nuit par un incendie très vraisemblablement criminel, va rester fermé plusieurs mois pour travaux, le préfet évoquant samedi la piste d’un acte de “représailles” à l’action de l’Etat contre le narcotrafic.L’incendie est survenu vers 1H00 du matin au collège Champollion dans le quartier des Grésilles, classé prioritaire, a précisé le procureur Olivier Caracotch. L’origine volontaire est “très vraisemblable” selon le magistrat, qui rapporte “plusieurs départs de feu concomitants”. Une enquête pour “dégradations volontaires par incendie” a été ouverte.Le préfet de Côte d’Or Paul Mourier a de son côté fait part de sa “conviction très claire” d’un “lien entre le narcotrafic qui gangrène ce quartier (…) et cet incendie”, évoquant une “action de représailles par rapport à l’action de l’État” qui lutte contre le trafic de drogue, lors d’une conférence de presse devant l’établissement.”Il appartient à la justice de le déterminer”, a-t-il précisé. Selon le récit du préfet, “c’est un commando de quatre personnes qui, aux alentours d’une heure du matin, a envahi une partie des bâtiments”. Il a décrit une “action préparée” et une “volonté déterminée de détruire le plus possible”.Des “bouteilles de produits inflammables” ont été retrouvées sur place, a-t-il précisé.- “indignation et colère” -Début mars, dans ce même quartier, la médiathèque avait été touchée par un incendie criminel.”Dans le cadre de cette action globale, il y a des tentatives (…) de toucher atteinte aux symboles de la République”, a déclaré Paul Mourier.Le ministre de l’Education Edouard Geffray a promis “la plus grande fermeté” contre les auteurs.”Porter atteinte à un établissement scolaire, c’est vouloir détruire ce qui permet à chacun de se construire: c’est s’attaquer à l’avenir de nos enfants et au cœur de notre pacte républicain”, a déploré le ministre dans une publication sur X, apportant son soutien à la communauté éducative et indiquant qu’il se rendrait sur place lundi.”On éprouve tous le même sentiment d’indignation et de colère”, a déclaré le président du conseil départemental François Sauvadet, également présent à la conférence de presse, aux côtés de la maire de Dijon et de la rectrice d’académie.”Il va y avoir plusieurs mois de travaux, vu l’ampleur des dégâts”, a-t-il expliqué, avec pour objectif d’être “prêts pour la rentrée de l’année prochaine”.- Rentrée de septembre -Le rez-de-chaussée a été particulièrement touché et la fumée s’est propagée dans les étages du bâtiment visé.Les installations électriques, qui avaient fait l’objet de travaux récents, ont été atteintes, rendant impossible l’accueil des collégiens dans d’autres bâtiments intacts de l’établissement, qui accueille 490 élèves en temps normal.”Nous sommes tous bouleversés”, a confié la principale du collège Catherine Cloâtre, soulignant la “mobilisation” pour trouver une solution à l’accueil des collégiens. Le département a recensé les places disponibles dans d’autres établissements.”On attend, je pense qu’ils n’auront pas d’école la semaine prochaine”, avance avec hésitation une quadragénaire parent d’élève venue devant les grilles en entendant la nouvelle. “C’est une agression en soi, pour des élèves qui n’ont rien demandé, et les profs non plus”, souffle-t-elle avec beaucoup d’émotion dans la voix.”Je suis écoeurée”, dit de son côté une professeure d’EPS. Elle vient d’apprendre que le collège ne rouvrira probablement pas avant la prochaine rentrée de septembre. “Je ne sais pas ce qu’on va faire dans les six mois qui arrivent”.La section dijonnaise du syndicat SNPDEN-UNSA des chefs d’établissements a dénoncé “une nouvelle attaque grave contre l’Education nationale” dans le quartier des Grésilles et réclamé “tous les moyens efficaces”pour préserver les établissements.

Hungarian protesters demand Orban quits over abuse cases

A demonstration in the Hungarian capital Budapest Saturday drew tens of thousands of protesters demanding that Prime Minister Viktor Orban resign due to perceived inaction over allegations of child abuse in state-run institutions. Since returning to power in 2010, the nationalist premier has vowed to prioritise protection of children but multiple high-profile child abuse scandals have …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Dermatose: mobilisés sur l’A64, des agriculteurs prêts à y “passer Noël s’il le faut”

Entre les bottes de paille et les tracteurs qui bloquent l’autoroute, les agriculteurs ont accroché de jeunes sapins à la glissière de sécurité: “s’il faut rester jusqu’à la Noël, on le fera”, promet un jeune ouvrier agricole mobilisé contre l’abattage de bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Ils sont une grosse centaine d’agriculteurs samedi à Carbonne, près de Toulouse, à se relayer sur le campement installé la veille à même la chaussée de l’A64 pour protester contre la mesure sanitaire qui consiste à abattre la totalité du troupeau lorsqu’un ou plusieurs animaux sont infectés, a constaté une équipe de l’AFP.”Tout marche à l’envers”, s’exclame Benjamin Kalanquin, 24 ans. “Ils déploient les CRS pour aller tuer 200 vaches mais, sur les points de deal, on ne les voit pas!”, fustige l’ouvrier agricole qui travaille en Ariège, non loin d’une exploitation touchée par la DNC cette semaine et où le troupeau complet a été abattu, malgré la mobilisation agricole, après l’intervention des forces de l’ordre.”L’abattage total, c’est pas la solution”, ajoute le jeune homme. “Tout va mal, il faut que tout le monde soit solidaire et aille au combat”, reprend-il, bien décidé à camper sur l’A64 jusqu’à Noël, “s’il n’y a pas de réponse convaincante”.”Le mouvement est bien lancé”, se réjouit Georges Darmani, un ancien éleveur de 60 ans, qui répondra aussi “présent” sur le barrage à Noël “s’il le faut”, car “tout le monde agricole va crever si on ne défend pas notre métier”.Sous les tonnelles installées sous le pont qui enjambe l’autoroute, les agriculteurs partagent des bières et un cassoulet. Ils se sont installés vendredi après-midi à hauteur de la sortie 27 de l’autoroute A64, et ont passé la nuit sur les trois voies dans le sens Toulouse-Tarbes. C’est déjà ici, à Carbonne, qu’était née la mobilisation agricole des “ultras de l’A64”, en janvier 2024, sous la houlette de Jérôme Bayle, éleveur de Haute-Garonne, qui avait fait tache d’huile dans toute la France.- “Toile d’araignée” –  Cette fois encore, la grogne paysanne est partie d’Occitanie, en Ariège, et “va faire toile d’araignée sur toute la France”, prédit Jérôme Bayle, porte-voix de la colère agricole, interrogé samedi sur le barrage de l’A64. Sur la ferme ariégeoise touchée par la DNC, “j’ai dit que si les CRS nous passent dessus, ce sera le début d’une révolte historique agricole française et je pense qu’on est bien parti pour”, dit-il à l’AFP, soulignant ne pas vouloir “d’affrontement” mais “de la construction”.”C’est le peuple agricole qui se réveille”, ajoute l’éleveur de bovins, figure régionale de la mobilisation. Mais “si on se sauve, ce sera ensemble”, dit-il en appelant à un “collectif agricole fort et uni” au-delà des divisions syndicales.”Les gens en ont marre”, renchérit Benjamin Roquebert, 37 ans, qui faisait également partie du mouvement de 2024. “Je pense que ça va partir dans tout le territoire, dit-il, même s’il espère que d’ici Noël “il y aura eu des avancées”, parce que les éleveurs ne se mobilisent pas “par plaisir”.”Un troupeau ça ne se monte pas en cinq minutes”, ajoute cet éleveur de limousines et producteur de céréales. “C’est un travail d’une vie, de plusieurs générations (…) on ne peut pas tout gâcher en un claquement de doigts”.La mobilisation ne concerne pas seulement la gestion gouvernementale de la DNC mais aussi l’accord sur le Mercosur ou encore la transmission des exploitations.”On trinque, on ne peut plus bouffer, on n’arrive même pas à se dégager 1.000 euros par mois”, soupire Aurélien Marti, céréalier soumis aux “charges qui augmentent, aux contrôles” de plus en plus nombreux. “On ne veut pas mourir”, ajoute l’exploitant venu sur l’A64 “défendre” le métier. 

Dermatose: mobilisés sur l’A64, des agriculteurs prêts à y “passer Noël s’il le faut”

Entre les bottes de paille et les tracteurs qui bloquent l’autoroute, les agriculteurs ont accroché de jeunes sapins à la glissière de sécurité: “s’il faut rester jusqu’à la Noël, on le fera”, promet un jeune ouvrier agricole mobilisé contre l’abattage de bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Ils sont une grosse centaine d’agriculteurs samedi à Carbonne, près de Toulouse, à se relayer sur le campement installé la veille à même la chaussée de l’A64 pour protester contre la mesure sanitaire qui consiste à abattre la totalité du troupeau lorsqu’un ou plusieurs animaux sont infectés, a constaté une équipe de l’AFP.”Tout marche à l’envers”, s’exclame Benjamin Kalanquin, 24 ans. “Ils déploient les CRS pour aller tuer 200 vaches mais, sur les points de deal, on ne les voit pas!”, fustige l’ouvrier agricole qui travaille en Ariège, non loin d’une exploitation touchée par la DNC cette semaine et où le troupeau complet a été abattu, malgré la mobilisation agricole, après l’intervention des forces de l’ordre.”L’abattage total, c’est pas la solution”, ajoute le jeune homme. “Tout va mal, il faut que tout le monde soit solidaire et aille au combat”, reprend-il, bien décidé à camper sur l’A64 jusqu’à Noël, “s’il n’y a pas de réponse convaincante”.”Le mouvement est bien lancé”, se réjouit Georges Darmani, un ancien éleveur de 60 ans, qui répondra aussi “présent” sur le barrage à Noël “s’il le faut”, car “tout le monde agricole va crever si on ne défend pas notre métier”.Sous les tonnelles installées sous le pont qui enjambe l’autoroute, les agriculteurs partagent des bières et un cassoulet. Ils se sont installés vendredi après-midi à hauteur de la sortie 27 de l’autoroute A64, et ont passé la nuit sur les trois voies dans le sens Toulouse-Tarbes. C’est déjà ici, à Carbonne, qu’était née la mobilisation agricole des “ultras de l’A64”, en janvier 2024, sous la houlette de Jérôme Bayle, éleveur de Haute-Garonne, qui avait fait tache d’huile dans toute la France.- “Toile d’araignée” –  Cette fois encore, la grogne paysanne est partie d’Occitanie, en Ariège, et “va faire toile d’araignée sur toute la France”, prédit Jérôme Bayle, porte-voix de la colère agricole, interrogé samedi sur le barrage de l’A64. Sur la ferme ariégeoise touchée par la DNC, “j’ai dit que si les CRS nous passent dessus, ce sera le début d’une révolte historique agricole française et je pense qu’on est bien parti pour”, dit-il à l’AFP, soulignant ne pas vouloir “d’affrontement” mais “de la construction”.”C’est le peuple agricole qui se réveille”, ajoute l’éleveur de bovins, figure régionale de la mobilisation. Mais “si on se sauve, ce sera ensemble”, dit-il en appelant à un “collectif agricole fort et uni” au-delà des divisions syndicales.”Les gens en ont marre”, renchérit Benjamin Roquebert, 37 ans, qui faisait également partie du mouvement de 2024. “Je pense que ça va partir dans tout le territoire, dit-il, même s’il espère que d’ici Noël “il y aura eu des avancées”, parce que les éleveurs ne se mobilisent pas “par plaisir”.”Un troupeau ça ne se monte pas en cinq minutes”, ajoute cet éleveur de limousines et producteur de céréales. “C’est un travail d’une vie, de plusieurs générations (…) on ne peut pas tout gâcher en un claquement de doigts”.La mobilisation ne concerne pas seulement la gestion gouvernementale de la DNC mais aussi l’accord sur le Mercosur ou encore la transmission des exploitations.”On trinque, on ne peut plus bouffer, on n’arrive même pas à se dégager 1.000 euros par mois”, soupire Aurélien Marti, céréalier soumis aux “charges qui augmentent, aux contrôles” de plus en plus nombreux. “On ne veut pas mourir”, ajoute l’exploitant venu sur l’A64 “défendre” le métier. 

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Indonésie: le bilan des inondations dépasse les 1.000 morts

Le bilan des inondations et glissements de terrain qui ont dévasté l’ouest de l’Indonésie a dépassé les 1.000 morts, a annoncé samedi l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) alors que de nouvelles fortes pluies sont attendues sur la région.Les inondations qui ont frappé il y a deux semaines les provinces de Sumatra nord et ouest et d’Aceh ont fait “à ce jour 1.006 morts et 217 disparus”, a déclaré Abdul Muhari, porte-parole de l’agence BNPB lors d’une conférence de presse.Dans la province d’Aceh, la plus touchée et déjà meurtrie par le tsunami dévastateur de 2004, “le nombre de morts est passé de 411 à 415. Sumatra nord compte 349 décès et Sumatra ouest 242”, a-t-il ajouté.Des tempêtes tropicales et des pluies de mousson ont frappé l’Asie du Sud-Est (Indonésie, Malaisie et Thaïlande) et l’Asie du Sud (Sri Lanka), ce mois-ci, provoquant des glissements de terrain et des crues soudaines.Alors que des centaines de milliers d’habitants qui ont tout perdu sont encore hébergés dans des abris temporaires, l’Agence indonésienne de météorologie et de climatologie (BMKG) a indiqué que “des conditions météorologiques extrêmes devraient persister, avec notamment de fortes précipitations dans plusieurs régions, dont Aceh et Sumatra, ainsi que Bengkulu et Banten”.C’est l’une des pires catastrophes qui ait touché récemment Sumatra et notamment Aceh, à son extrémité occidentale.”La plupart des maisons ici ont disparu, totalement détruites”, a témoigné auprès d’une équipe de l’AFP Sri Lestari, une femme de 50 ans, rencontrée dans le village de Anjung Karang, à côté de Aceh Tamiang. Sa maison a été détruite par des troncs d’arbre charriés par les flots, et elle vit désormais sous une tente avec ses trois enfants. “Regardez notre maison. Sans engins de chantier, comment allons-nous pouvoir la réparer ?”, a renchéri son mari Tarmiji, 55 ans. “L’intérieur est sur le point de s’effondrer. Nous ne pouvons plus y vivre”.- Solidarité populaire -Sur la route principale de Aceh Tamian, des journalistes de l’AFP ont pu voir une longue file de camions et de voitures de particuliers distribuant de l’aide, de la nourriture et de l’eau.Dans les villages proches, la plupart des maisons sont encore remplies de boue. Et dans les endroits les plus touchés, beaucoup d’habitants vivent sous la tente.Au-delà d’un toit, les sinistrés ont aussi besoin d’eau et de nourriture.”Plus de 11,7 tonnes d’aide logistique ont été acheminées aujourd’hui à Sumatra et à Aceh par voie maritime, terrestre et aérienne”, a encore indiqué M. Abdul Muhari.”Parallèlement, la construction d’abris temporaires pour les personnes déplacées a débuté aujourd’hui dans le nord et l’ouest de Sumatra”, a-t-il ajouté.Le coût de la reconstruction pourrait s’élever à 51.820 milliards de roupies (3,1 milliards de dollars). Le gouvernement indonésien est critiqué pour ne pas avoir décrété l’état de catastrophe naturelle, ce qui aurait pu permettre d’accélérer les secours et une meilleure coordination. Jakarta n’a pas non plus fait appel à l’aide internationale, contrairement au Sri Lanka.Samedi, le président Prabowo Subianto s’est de nouveau rendu dans les provinces sinistrées.”Ici et là, en raison des conditions naturelles et physiques, il y a eu de légers retards, mais j’ai inspecté tous les sites d’évacuation : leurs conditions sont bonnes, les services fournis sont adéquats et les provisions alimentaires sont suffisantes”, a déclaré le président indonésien à l’issue d’une visite à Langkat, dans la province de Sumatra nord.”Dans les zones les plus isolées, comme Takengon, nous continuons de travailler sans relâche pour rouvrir les routes d’accès. À Bener Meriah également, je crois que le pont est déjà opérationnel”, a ajouté Prabowo Subianto, depuis la base aérienne de Soewondo, gérée par l’armée de l’air indonésienne.

“C’est comme au ski!”: le premier téléphérique urbain d’Île-de-France a pris son envol

Le premier téléphérique urbain d’Île-de-France, baptisé le C1, a pris son envol samedi dans le Val-de-Marne, sur un territoire entrecoupé de voies rapides et de lignes ferroviaires où ce mode de transport aérien traverse des communes jusque-là enclavées.”C’est comme au ski!”, plaisante Ibrahim Bamba, 20 ans, étudiant en BTS travaux publics qui habite Limeil-Brévannes, l’une des quatre communes desservies par le téléphérique, et où s’est tenue dans la matinée une cérémonie d’inauguration.”C’est les Alpes sur Marne!”, abonde Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France présente à la cérémonie ce samedi. “On arrive au bout d’un parcours du combattant de 10 ans. Il a fallu trouver les financements, convaincre les riverains… Pour les habitants du Val-de-Marne, c’est un signe de considération”.Exploité par Transdev, le Câble 1 ou C1 permet de relier en 18 minutes — au lieu d’une quarantaine en bus ou en voiture — la station Pointe-du-Lac, à Créteil, à la station Villa-Nova, à Villeneuve-Saint-Georges, en passant par les communes de Limeil-Brévannes et Valenton. Il connecte ainsi les quartiers isolés de ces communes à la ligne 8 du métro parisien.D’un coût de 138 millions d’euros financé à 49% par la région, 30% par le département et 21% par l’Etat et l’Union européenne, le C1 peut transporter jusqu’à 11.000 passagers par jour sur ses 4,5 kilomètres, selon Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports de la région parisienne.”Un métro souterrain n’aurait jamais vu le jour car le budget de plus d’un milliard d’euros n’aurait jamais pu être financé”, explique à l’AFP Grégoire de Lasteyrie, vice-président du conseil régional d’Île-de-France chargé des transports.Le C1 est le cinquième téléphérique urbain de France après celui de Brest, Saint-Denis de La Réunion, Toulouse et Ajaccio — le septième si l’on inclut Grenoble et Toulon, où les équipements de transport aérien par câble sont principalement destinés à un usage touristique.- “Coupures urbaines” -“Je pense aux étudiants qui pourront prendre le téléphérique pour aller à l’université (…). On montre qu’on est un département qui s’intéresse aux oubliés”, estime le député LFI du Val-de-Marne Louis Boyard, présent samedi à l’inauguration.Ce téléphérique est une réponse aux “coupures urbaines” dans un territoire qui était “carencé en termes de transports en commun” selon Metin Yavuz, maire de Valenton, une commune de 16.000 habitants située à une dizaine de kilomètres de Paris.Ouvert tous les jours de 05H30 à 23H30 (00H30 les samedis et dimanches), le C1 a une fréquence d’une cabine toutes les 22 à 30 secondes.Chacune peut accueillir dix passagers assis ainsi que des fauteuils roulants, des vélos et des poussettes. A l’intérieur, vidéosurveillance et boutons d’appel d’urgence ont été installés pour garantir la sécurité des voyageurs en plus de la présence humaine dans chacune des stations.Pour l’emprunter, il suffit de posséder un passe Navigo ou un ticket “bus-tram”.”C’est une belle avancée en termes de transports. Les routes sont souvent bouchées le matin”, témoigne Salimatou Bah, 52 ans, qui habite Limeil-Brévannes depuis treize ans. “On se demandait si les gens seraient frileux, mais je pense qu’il faut juste un peu de temps pour s’adapter”.”La sécurité est notre priorité”, assure de son côté Edouard Hénaut, directeur général France de Transdev. “On a un dispositif qui permet d’assurer la surveillance, on vérifie quotidiennement les conditions de vent pour pouvoir exploiter dans les meilleures conditions”. En cas de vent supérieur à 90 km/h, précise-t-il, le téléphérique sera fermé.Avant la mise en service du C1, un exercice grandeur nature a par ailleurs été organisé mi-novembre, au cours duquel les pompiers de Paris se sont entraînés à évacuer des passagers des cabines.Les téléphériques, qui doivent être contrôlés tous les jours, sont considérés comme l’un des moyens de déplacement les plus sûrs au monde, selon le service technique du ministère des Transports. En France, le dernier accident meurtrier remonte à 1999 dans les Hautes-Alpes, où 20 personnes ont perdu la vie.

Indonesia flood death toll passes 1,000 as authorities ramp up aid

Devastating floods and landslides have killed 1,006 people in Indonesia, rescuers said Saturday as the Southeast Asian nation grapples with the huge scale of relief efforts.The disaster, which has hit the northwestern island of Sumatra over the past fortnight, has also injured more than 5,400, the National Disaster Mitigation Agency said.The deadly torrential rains are …

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Cambodia shuts Thailand border crossings over deadly fighting

Cambodia shut its border crossings with Thailand on Saturday, after Bangkok denied US President Donald Trump’s claim that a truce had been agreed to end days of deadly fighting.Violence between the Southeast Asian neighbours, which stems from a long-running dispute over the colonial-era demarcation of their 800-kilometre (500-mile) border, has displaced around half a million …

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Dermatose: la colère des agriculteurs ne retombe pas, la vaccination s’élargit

Les agriculteurs maintiennent la pression samedi dans le Sud-Ouest, en bloquant notamment des routes, pour manifester contre l’abattage de troupeaux affectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), mais le gouvernement défend sa politique, tout en annonçant la vaccination prochaine d’un million de bovins supplémentaires.Près de 150 km de l’autoroute A64 entre Bayonne et Tarbes sont toujours interdits à la circulation en raison de blocages débutés vendredi soir peu après 22H00, de même qu’une partie de la rocade nord de Pau.”Il est hors de question que dans le massif pyrénéen on abatte des bêtes qui ne sont pas malades, qui sont saines, parce qu’elles appartiennent à un troupeau d’où, soi-disant, est sortie une bête malade”, a déclaré à l’AFP Léon Thierry, coprésident de la Coordination rurale des Pyrénées-Atlantiques, un bonnet jaune siglé du syndicat sur la tête.”C’est contre-naturel. C’est de l’extermination de vaches et de paysans”, a insisté le dirigeant, qui bloque l’A64 à hauteur de Briscous (Pyrénées-Atlantiques) au Pays Basque, avec plus d’une dizaine d’éleveurs et une quarantaine de tracteurs, Cette autoroute est également toujours bloquée par une cinquantaine d’agriculteurs et environ 80 tracteurs à Carbonne (Haute-Garonne), point de départ d’un précédent blocage de cet axe par des agriculteurs pendant une dizaine de jours début 2024.- Vaccination étendue dans le Sud-Ouest -Ailleurs dans le Sud-Ouest, la rocade autour d’Auch, dans le Gers, est fermée tout comme la N20 en Ariège, où l’abattage d’un troupeau a fait monter la fièvre cette semaine, avec deux jours de face-à-face tendu entre agriculteurs opposés à cette euthanasie et gendarmes. Samedi matin, à Mont-de-Marsan, une centaine d’agriculteurs se sont aussi rassemblés devant les grilles de la préfecture des Landes, où une délégation a été reçue. Des pneus ont été brûlés sur un rond-pont à la sortie de la ville.Au niveau national, les autorités recensaient samedi matin une petite dizaine de blocages et de tentatives de blocages ainsi qu’une vingtaine d’actions (feu de paille, banderoles, etc.). Samedi matin, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé l’intention du gouvernement de vacciner “près d’un million” d’animaux contre la DNC en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie.”Nous allons dans les semaines qui viennent vacciner près d’un million d’animaux, et donc protéger les éleveurs”, a déclaré la ministre à Ici Occitanie.Ce million de vaccinations supplémentaires viendrait s’ajouter au million de bovins ayant déjà reçu le vaccin contre la DNC depuis le lancement le 18 juillet de la phase opérationnelle de vaccination, a confirmé à l’AFP le ministère de l’Agriculture.Ces vaccinations auront lieu dans les zones réglementées qui s’étendent de la côte Atlantique à la Méditerranée: Ariège, Aude, Gers, Landes, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques et Pyrénées-Orientales.- Autres dossiers brûlants -Depuis l’apparition de la DNC en juin en France, la stratégie mise en place par l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.”Trois zones ont déjà pu être levées et la maladie a été éradiquée en un temps record dans plus de 108 foyers dans les départements les plus touchés”, a déclaré vendredi soir au Sénat Mme Genevard, pour défendre cette stratégie.En Occitanie, la maladie touche désormais quatre départements: Pyrénées-Orientales, Ariège, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne, où un cas a été annoncé vendredi.Le sujet de l’abattage des cheptels suscite un clivage entre les syndicats agricoles. La Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, sont unies contre l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et réclament une vaccination large. La puissante alliance FNSEA et Jeunes Agriculteurs estime au contraire que l'”abattage total est la meilleure solution”.Ces derniers jours, l’opposition de la profession à la politique sanitaire du gouvernement s’est durcie, alimentée par d’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne.tb-kal-vgr-fmp/gf/er