AFP Top News

US citizen George Glezmann released from detention in Afghanistan

Taliban authorities on Thursday freed US citizen George Glezmann after more than two years of detention, in a deal brokered by Qatar, US Secretary of State Marco Rubio announced.The release was announced after the Taliban government’s foreign minister hosted US hostage envoy Adam Boehler and other US officials in the Afghan capital.”Today, after two and …

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Kirsty Coventry becomes first woman to lead International Olympic Committee

Zimbabwean Kirsty Coventry became the first woman and African to be elected president of the International Olympic Committee on Thursday, saying it was an “extraordinary moment”.At 41, the two-time Olympic swimming champion is also the youngest ever person elected to the most powerful position in sports governance.Coventry succeeds the German Thomas Bach, who steps down …

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Out of Africa: Hard knocks the spur for history-making Coventry

Kirsty Coventry says she has “learned the best lessons by failing” and the Zimbabwean swimming great’s mantra appears to have served her well after she became the first woman and African to be elected president of the International Olympic Committee (IOC).”Everything’s scary. Embrace that. You have to fail,” Coventry told the swimming team at her …

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Nouveaux agriculteurs: des profils divers, un accompagnement à adapter, selon une étude

Les profils des nouveaux agriculteurs qui s’installent sont bien plus variés que la vision schématique distinguant enfants d’exploitants et néo-ruraux en reconversion professionnelle, selon les premiers résultats d’une étude nationale dévoilés jeudi.Même si plus de la moitié(55%) des exploitants récemment installés restent issus du monde agricole, avec au moins un parent agriculteur, l’enquête Agrinovo, qui analyse des données recueillies auprès de 3.400 nouveaux agriculteurs, a permis de dégager cinq profils type, “dépassant l’opposition classique entre héritiers et reconvertis”, explique la coordinatrice de l’étude, Caroline Mazaud, enseignante-chercheuse en sociologie à l’Ecole supérieure des agricultures (ESA) d’Angers (Maine-et-Loire), citée dans un communiqué.Parmi les nouveaux installés, environ un tiers (34%) sont des enfants d’agriculteurs — principalement des hommes jeunes — ayant suivi une formation agricole et qui s’installent rapidement, souvent en reprenant une exploitation familiale.Un deuxième profil, majoritairement féminin et représentant 22% des nouveaux exploitants, se dessine avec des enfants d’agriculteurs sans formation agricole initiale et ayant d’abord exercé un autre métier.Au-delà de ces professionnels avec un ancrage familial dans le monde agricole, une troisième catégorie (16%) rassemble des nouveaux agriculteurs issus des classes populaires vivant déjà en zone rurale avant leur installation.Les deux derniers groupes réunissent des urbains réalisant une reconversion professionnelle dans l’agriculture, issus des classes moyennes (20%) ou supérieures (8%).Avec cet éclairage sur les différentes manières d’être agriculteur aujourd’hui, cette enquête, financée par le ministère de l’Agriculture, vise à mieux cerner les attentes des candidats à l’installation.Un enjeu prioritaire pour les pouvoirs publics, déterminés à favoriser le renouvellement des générations puisque la moitié des agriculteurs recensés en 2020 atteindront l’âge de la retraite d’ici 2030.Des mesures facilitant les installations et les transmissions sont ainsi prévues dans le projet de loi d’orientation agricole adopté le mois dernier par le Parlement.Mais pour améliorer l’accompagnement, il faudra prendre en compte que “le fait d’être enfant d’agriculteur ou non ne suffit pas à expliquer la diversité des conceptions du métier. D’autres facteurs, tels que le niveau de qualification, l’expérience professionnelle antérieure ou encore les ressources précédemment accumulées jouent aussi un rôle déterminant”, souligne Caroline Mazaud.L’enquête, lancée en avril dernier auprès de plus de 26.000 agriculteurs inscrits à la sécurité sociale agricole (MSA) s’étant installés en 2018 ou en 2022, a permis de recueillir 3.400 réponses exploitables. Les données ont ensuite été pondérées afin que l’échantillon soit représentatif de l’ensemble des nouveaux installés.

Michelin: après 44 ans au sommet, le chef Georges Blanc perd sa troisième étoile

Avant la remise de ses étoiles pour 2025 lors d’une cérémonie le 31 mars, le guide Michelin a procédé à ses rétrogradations jeudi, révélant la perte par le chef français Georges Blanc de sa troisième étoile 44 ans après son obtention.”On ne s’y attendait pas”, a réagi auprès de l’AFP le chef de 82 ans, à la tête du restaurant Georges Blanc à Vonnas, dans l’Ain. “Il va manquer une étoile qui s’efface, donc on va faire avec les deux étoiles. Il n’y a pas de problème”, a-t-il ajouté. “On va gérer avec, peut-être qu’on sera moins élitiste et puis un peu plus accessible”, a avancé le célèbre ambassadeur de la volaille de Bresse. Le menu et les prix vont-ils être revus ? “On va se concerter. Je pense que nos clients nous connaissent tels que nous sommes. Nous avons une maison qui tourne bien. C’est un modèle économique qui a fait ses preuves, donc il n’y a pas de raison que ça ne continue pas”, a-t-il estimé.Le directeur du guide rouge, Gwendal Poullennec, a salué “la longévité dans la qualité de la Maison Blanc”.”Je peux vous assurer que les équipes du guide Michelin cette année, comme les suivantes, vont continuer à suivre cette table avec la même bienveillance, la même exigence, mais toujours la même envie pour refléter dans nos classements l’évolution de la qualité de la table”, a-t-il déclaré à l’AFP.Issu d’une lignée de cuisinières de renom, Georges Blanc dirige l’établissement le plus anciennement étoilé au monde sans discontinuer. Sa grand-mère Élisa Blanc, surnommée la Mère Blanc, a obtenu la première étoile en 1929 puis la deuxième en 1932. Passionné d’aviation mais recalé de l’École de l’air à cause de son daltonisme, Georges Blanc a rejoint l’aventure familiale aux côtés de sa mère Paulette en 1964, avant d’en prendre pleinement les rênes en 1968, à tout juste 25 ans, et d’obtenir la troisième étoile en 1981.”J’ai vécu plus longtemps avec trois étoiles que depuis ma naissance à l’arrivée de la troisième étoile”, a souligné le chef.- “Village gourmand” -“C’est vraiment sous son impulsion que ce qui était une auberge familiale a connu un nouvel essor pour devenir ce village gourmand qui est une véritable destination gastronomique aujourd’hui”, a pour sa part assuré Gwendal Poullennec. En plus de son restaurant étoilé, le Bressan a développé à Vonnas (Ain), village de 3.000 habitants, plusieurs hôtels, une auberge qui sert les grands classiques de sa mère et de sa grand-mère et des commerces de bouche.”Georges Blanc a positionné Vonnas sur la carte gastronomique mondiale et pas seulement française”, a estimé M. Poullenec.En comptant ses restaurants à Saint-Laurent, en face de Mâcon, Bourg-en-Bresse ou encore Villefranche-sur-Saône, l’octogénaire est aujourd’hui à la tête d’un empire d’une dizaine d’établissements et de plus de 300 salariés.Au total, 22 établissements étoilés ont été déclassés cette année: un trois étoiles, un deux étoiles (Le Puits Saint-Jacques du chef William Candelon, dans le Gers) et 20 ayant perdu leur unique étoile, dont quatre en raison d’un changement d’orientation ou de propriétaires, indique le guide.Vingt-deux restaurants ayant une étoile ont également fermé l’an dernier, tout comme la doublement étoilée Maison Ruggieri à Paris. “Le nombre de fermetures cette année est en ligne avec ce que nous avions pu observer l’année dernière”, souligne-t-on au guide Michelin, en rappelant que 639 tables ont fermé en France en 2024.La rétrogradation de la maison de Georges Blanc succède à celle du restaurant La Bouitte, en Savoie, de René et Maxime Meilleur l’an dernier, et à celles des stars Guy Savoy à Paris et Christopher Coutanceau à La Rochelle, qui avaient provoqué un séisme dans le milieu de la gastronomie en 2023. 

Gaîté Lyrique: “plus de vingt” jeunes migrants placés sous OQTF, selon le Collectif

“Plus de vingt” jeunes migrants ayant occupé la Gaîté Lyrique font l’objet d’obligation de quitter le territoire (OQTF), a affirmé le Collectif des jeunes du parc de Belleville jeudi.”La police a modifié l’âge des jeunes pour les placer sous OQTF”, a déploré lors d’une conférence de presse Fouss, délégué du collectif. “Mais nos avocats ont confirmé qu’on pourrait faire des recours” pour contester la décision, a-t-il ajouté.Une autre membre du Collectif a estimé entre 20 et 25 le nombre de ces migrants placés sous OQTF. Ce chiffre n’a pu dans l’immédiat être confirmé par la préfecture.Depuis leur évacuation mardi par les forces de l’ordre, les 450 jeunes migrants qui occupaient la Gaîté lyrique depuis le 10 décembre sont “à la rue, dispersés dans Paris”, a affirmé le collectif, “et la police les pourchasse pour les embarquer”.Une soixantaine d’entre eux ont été arrêtés et emmenés aux commissariats du 12e et 18e arrondissement au moment de l’évacuation du lieu culturel, selon le collectif. Plusieurs jeunes migrants devaient passer un test mercredi pour que leur minorité soit reconnue mais n’ont pas pu le faire à cause de l’évacuation de la Gaîté Lyrique, a expliqué Fouss.”Ils vont pouvoir le passer plus tard mais c’est très compliqué de prendre rendez-vous”, a-t-il ajouté.Il a également souligné la difficulté des différentes démarches administratives pour les jeunes qui sont de retour à la rue.”A la Gaîté Lyrique, c’était plus simple, il y avait de la solidarité, maintenant c’est compliqué car les jeunes sont pourchassés par la police et doivent se déplacer dans Paris, pour aller aux distributions alimentaires par exemple”, a précisé Fouss.La préfecture d’Île-de-France a proposé un hébergement d’urgence aux migrants mais “la plupart ont refusé les solutions de prise en charge qui étaient proposées”, avait indiqué mardi le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, ajoutant que seuls six avaient accepté une solution d’hébergement.La Gaîté Lyrique était occupée depuis le 10 décembre par près de 450 jeunes migrants venus notamment d’Afrique subsaharienne, demandant à être hébergés et affirmant être des mineurs devant être reconnus comme tels. Une minorité que contestent la mairie et la préfecture de région.

Le Français Olivier Grondeau libre après plus de deux ans de détention en Iran

Le Français Olivier Grondeau, qui était détenu en Iran depuis octobre 2022, “est libre, en France, parmi les siens”, s’est réjoui jeudi Emmanuel Macron, assurant que “la mobilisation ne faiblira pas” pour la libération des deux autres ressortissants français encore en prison à Téhéran.”Nous partageons l’immense bonheur et soulagement de sa famille”, a dit sur X le président français, au sujet d’Olivier Grondeau, 34 ans, qui avait été condamné en Iran à cinq ans de prison pour espionnage. Cette peine avait été jugée arbitraire par la France qui avait dénoncé une diplomatie d’otage d’Etat de la part de Téhéran.Olivier Grondeau, 35 ans la semaine prochaine, est arrivé lundi soir en France, ont précisé à l’AFP l’Elysée et une source diplomatique, sans toutefois dévoiler les conditions de sa libération et les raisons de cette communication tardive. Pour sa mère Thérèse Grondeau, revoir son fils est “une renaissance”.Olivier Grondeau est actuellement hospitalisé pour des examens alors qu’il était très affaibli ces derniers mois, notamment sur le plan psychologique.Un autre Français, qui a requis l’anonymat et qui se trouvait en résidence surveillée en Iran depuis plusieurs mois, a été autorisé à quitter le territoire iranien, a par ailleurs appris l’AFP auprès de sources proches du dossier.Ces remises en liberté interviennent après de longues et difficiles négociations entre les deux pays et dans un contexte de bras de fer entre les Occidentaux et l’Iran sur son programme nucléaire. Téhéran nie vouloir se doter de l’arme nucléaire, bien que ses réserves d’uranium enrichi s’approchent du seuil nécessaire pour la fabriquer.Originaire de Montpellier, dans le sud de la France, Olivier Grondeau était en voyage touristique dans la ville de Shiraz, dans le sud de l’Iran, quand il a été arrêté le 12 octobre 2022.Il a d’abord été détenu à Téhéran, dans la prison d’Evin, puis à Shiraz, avant d’être à nouveau transféré en octobre à Evin, où les conditions de détention sont réputées particulièrement éprouvantes.”Immense joie de retrouver Olivier puisqu’innocent de tout, sa place a toujours été parmi nous”, a déclaré pour sa part à l’AFP Me Chirinne Ardakani, son avocate française. Jusqu’en janvier, il avait choisi de ne pas révéler son identité, espérant que les négociations diplomatiques puissent aboutir en toute discrétion. Il s’était ravisé et avait préparé une campagne de communication depuis la prison d’Evin, avec l’aide de son comité de soutien.Le groupe d’opposition en exil Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou MEK), considéré comme “terroriste” par Téhéran, a affirmé jeudi que cette libération était liée à la publication en début de semaine dans un journal français d’un article mettant en cause les dépenses sompteuses dans un centre thermal de Maryam Rajavi, la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), vitrine politique du MEK.Cet article “infamant”, publié par l’hebdomadaire satirique Canard enchaîné, “faisait clairement partie du deal”, a réagi le porte-parole du CNRI, Shahin Ghobadi.”Il n’y a pas de contrepartie aux libérations d’otages”, a pour sa part assuré jeudi sur TF1 le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.- Un vingtaine d’Occidentaux retenus -L’Iran, qui détient plusieurs ressortissants occidentaux ou binationaux, est accusé par leurs soutiens, des ONG et des chancelleries occidentales, de s’en servir comme monnaie d’échange, même si officiellement leurs libérations ne donnent lieu à aucune contrepartie.Une vingtaine d’Occidentaux sont retenus en Iran, a indiqué à l’AFP une source diplomatique française.Les deux autres Français toujours détenus sont Cécile Kohler et son compagnon Jacques Paris, arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran, et accusés d’espionnage.”Notre mobilisation ne faiblira pas: Cécile Kohler et Jacques Paris doivent être libérés des geôles iraniennes”, a martelé le chef de l’Etat jeudi. “Je pense à ma cliente, toujours incarcérée en section 209 de la prison d’Evin: Cécile cloîtrée dans une cellule de 8m2, sans fenêtre, sous vidéosurveillance continue, qui dort à même le sol”, a ajouté Me Ardakani. D’autres Français avaient été détenus arbitrairement en Iran avant d’être libérés, dont Louis Arnaud, en juin 2024.Ce consultant, aujourd’hui âgé de 36 ans, avait été arrêté en septembre 2022 à Téhéran, au début des manifestations du mouvement Femme Vie Liberté à la suite de la mort en détention de la jeune Kurde Mahsa Amini, accusée d’avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique. Benjamin Brière et Bernard Phelan avaient, eux, recouvré la liberté en mai 2023.

Retraites: le patronat sommé de jouer “carte sur table” par les syndicats

Les derniers syndicats présents au conclave sur les retraites enjoignent jeudi le patronat de jouer “carte sur table” et dire quelles “concessions” il est prêt à faire notamment sur l’âge de départ, lors d’une séance de tous les dangers après le départ de trois organisations.Ce jeudi et le prochain, les organisations syndicales et patronales doivent discuter d'”usure professionnelle et pénibilité”, deux sujets auxquels les syndicats sont particulièrement attachés.Avant d’entamer les discussions, “il faut que les partenaires sociaux soient clairs entre eux”, insiste Cyril Chabanier, leader de la CFTC, qui compte demander aux autres partenaires : “Est-ce qu’on veut avancer ? Est-ce que chacun est prêt à faire des concessions ?”. “Au bout d’un moment, soit ils nous disent +oui+ et on avance, soit ils nous disent +non+ et on arrête le conclave. Moi je n’ai pas trois mois à perdre”, s’agace-t-il, menaçant ainsi d’emboîter le pas à la CGT, dont la leader, Sophie Binet, a claqué la porte des négociations mercredi.”Le Premier ministre et le patronat ont malheureusement définitivement enterré ce conclave. Et c’est très grave parce que le Premier ministre s’était engagé à ce que ces discussions soient +sans totem, ni tabou+”, a justifié la patronne de la CGT sur France 2.”Je pense qu’un accord est possible”, a positivé le ministre de l’Economie Eric Lombard jeudi sur TF1. “Les organisations qui se sont éloignées pourront revenir à la table si cet accord leur convient”, a-t-il ajouté. Ce sont les dernières déclarations du Premier ministre, dimanche, réitérées cette semaine au Parlement, jugeant “impossible” un retour de l’âge de départ en retraite à 62 ans, qui ont fait exploser la fragile architecture des négociations.”A mes yeux, on ne (peut) pas revenir à 62, supprimer la réforme des retraites et retrouver l’équilibre financier”, a plaidé en vain le Premier ministre mercredi devant les sénateurs.- “Carte sur table” – “Les 62 ans, c’est la question centrale”, a répliqué Sophie Binet.Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 50% des personnes sondées souhaitent que, dans les prochaines semaines, une motion de censure soit adoptée contre le gouvernement de François Bayrou sur le sujet des retraites. Et elles sont 56% à souhaiter revenir à 62 ans (contre 62% en janvier).La CFDT, qui reste elle dans les négociations, “s’affranchit” désormais “de la lettre de cadrage” du gouvernement et appelle à “un autre” conclave. “On va vraiment appliquer le sans totem ni tabou”, assure Marylise Léon (CFDT). Dès jeudi après-midi, “on joue carte sur table. Chacun dit pourquoi il est là et qu’est-ce qu’il est prêt à faire”, insiste la leader de la CFDT, interrogée en marge d’un déplacement à Orléans par l’AFP. “Si tout le monde est venu par politesse parce que le Premier ministre nous l’a demandé, ça n’a aucun sens”, ajoute-t-elle, s’interrogeant sur les ambitions du patronat qui n’a jamais montré “depuis le début, une proposition d’ouverture sur la pénibilité”, entre autres. Reste que les concertations sur les retraites, engagées fin février entre partenaires sociaux et prévues pour trois mois, ont plus que jamais du plomb dans l’aile. Force ouvrière, troisième organisation syndicale, a claqué la porte des négociations dès la première réunion le 27 février, en dénonçant une “mascarade” après l’exigence de François Bayrou de rétablir l’équilibre financier du système de retraites en 2030.Côté patronal, la plus petite des trois organisations, l’U2P (artisans, commerçants et professions libérales) a aussi quitté le “conclave” mardi estimant que l’équilibre du régime des retraites “imposera de repousser l’âge légal de départ au-delà de 64 ans”, sauf pour les métiers difficiles.Le Medef, première organisation patronale, a dit mercredi par la voix de son président Patrick Martin vouloir “laisser sa chance” à la discussion estimant toutefois que “tous les partenaires sociaux, les politiques a fortiori, doivent prendre en compte cette situation des finances publiques qui devient critique”.

“Pas adaptée” aux CM2: Borne assume avoir décommandé une “Belle et la Bête” revisitée

La ministre Elisabeth Borne a défendu jeudi l’annulation par l’Education nationale d’une version revisitée de “La Belle et la Bête” commandée à 800.000 exemplaires, en jugeant qu’elle n’était “pas adaptée” aux élèves de 10 ans, son auteur dénonçant lui une “censure”.L’auteur de bande dessinée Jul, ancien de Charlie Hebdo, avait été choisi pour l’opération annuelle “Un livre pour les vacances”, grâce à laquelle 800.000 élèves de CM2 obtiennent un classique de la littérature revisité.Il a illustré “La Belle et la Bête”, conte traditionnel dans la version de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont en 1756. “Jul a beaucoup de talent, il manie l’ironie, le second degré. Mais sans accompagnement pédagogique, je pense que ça n’est pas adapté”, a fait valoir jeudi Elisabeth Borne sur Cnews/Europe 1.”Je ne suis pas sûre que ce soit forcement compréhensible que le père de la Belle soit un monsieur algérien, qu’on voit dans des scènes où il est totalement ivre, il fait de la contrefaçon, est arrêté par des policiers”, a précisé la ministre de l’Education nationale aux médias lors d’un déplacement à Vincennes. “Les illustrations proposées abordaient des thématiques qui ne conviennent pas à des élèves de cet âge, telles que l’alcool, les réseaux sociaux ou encore des réalités sociales complexes (trafic de contrefaçons, contrôles policiers), qui auraient pu susciter des questions chez les élèves sans nécessairement trouver de réponse adaptée faute d’accompagnement pédagogique pendant les vacances d’été”, a fait valoir l’Education nationale dans un communiqué. Jul représente le père de la Belle buvant “quelques coups de vin”, bouteille à la main, en train de chanter “Les Lacs du Connerama”, puis étendu ivre sur un lit, selon la version consultée par l’AFP. Les personnages sont souvent dessinés avec des portables sur les réseaux sociaux, alors que l’accès à ces réseaux sociaux est en principe interdit aux mineurs de moins de 13 ans.Avec des livres édités par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, l’opération annuelle “Un livre pour les vacances” vise à susciter l’envie de lire des écoliers et à leur permettre de lire en autonomie, en accompagnant le texte d’explications lexicales.- “décision politique” -Dans un projet de préface présenté comme étant signé par la ministre, il est écrit: “Vous découvrirez dans cette version, dessinée pour vous, la touche malicieuse et le regard affûté de Jul, qui insufflent à ce conte une modernité nouvelle”. “Je n’ai pas signé ce projet de préface. Il n’est pas arrivé jusqu’à moi”, a assuré Mme Borne.Jul, Julien Berjeaut, de son vrai nom, a déploré mercredi une “décision politique” de “censure”, pour des “prétextes fallacieux” selon lui.”La seule explication semble à chercher dans le dégoût de voir représenté un monde de princes et de princesses qui ressemble un peu plus à celui des écoliers d’aujourd’hui”, a affirmé le dessinateur de “Silex and the City” et scénariste de Lucky Luke.”Le +grand remplacement+ des princesses blondes par des jeunes filles méditerranéennes serait-il la limite à ne pas franchir pour l’administration versaillaise du ministère ?”, s’est interrogé le dessinateur de L’Écho des savanes et Fluide glacial.”C’est certainement un ouvrage intéressant, mais pas pour ce cadre pédagogique”, a argué Mme Borne, précisant que “l’argent n’a pas été dépensé, les livres n’ont pas été tirés”. “Les élèves pourront lire l’Odyssée. C’est une très belle histoire qui mérite d’être connue par tous nos élèves”, a conclu la ministre. Les écoliers de CM2 étaient partis en vacances en 2023 avec un exemplaire de L’Odyssée d’Homère, adapté par Murielle Szac et illustré par Catel.En 2024, “L’homme qui plantait des arbres” de Jean Giono, illustré par Pierre-Emmanuel Lyet, avait été choisi pour “sensibiliser” les élèves “à la protection de la nature et développer leur conscience écologique”.