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Retraites: les partenaires sociaux veulent “s’autonomiser”

Les trois syndicats de salariés et les deux organisations patronales encore engagés dans les concertations sur les retraites vont continuer leur travaux, mais avec une volonté de “s’autonomiser” par rapport au pouvoir politique.”Cela continue mais c’est très fragile”, a déclaré la négociatrice de la CFTC, Pascale Coton, après une réunion jeudi consacrée en partie au nouveau contexte créé par les propos du Premier ministre François Bayrou dimanche, affirmant que les concertations ne permettraient pas de revenir à 62 ans.Ces déclarations ont provoqué notamment le départ de la CGT.Côté patronal, le président du Medef Patrick Martin a affirmé jeudi vouloir “relancer les discussions sur de nouvelles bases” en les élargissant “au financement de toute la protection sociale” et à la question des cotisations qui doivent “baisser”, dans un entretien aux Echos.”Il faut sortir du format imposé par le gouvernement et réunir les organisations patronales et syndicales dans un cadre autonome,” a ajouté le dirigeant du Medef.Un peu plus tôt le négociateur de la Confédération des PME (CPME) Eric Chevée avait expliqué: “On va écrire nous-mêmes nos objectifs et notre feuille de route”.Sur la même ligne, le syndicat de salariés CFDT veut “définir entre partenaires sociaux les objectifs” des travaux, “et leur calendrier”, a renchéri son négociateur Yvan Ricordeau.Mais maintenir le navire des concertations à flot risque de s’avérer compliqué.Pour la patronne de la CGT Sophie Binet, “le Premier ministre et le patronat ont malheureusement définitivement enterré ce conclave. “C’est très grave parce que le Premier ministre s’était engagé à ce que ces discussions soient +sans totem, ni tabou+”, a-t-elle dit mercredi soir, réaffirmant : “les 62 ans, c’est la question centrale”.Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 56% des personnes sondées souhaitent revenir aux 62 ans (contre 62% en janvier) et une sur deux voudrait voir adoptée une motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou sur le sujet des retraites dans les prochaines semaines.Au moment où se tenait le “conclave”, plusieurs centaines de personnes – en majorité des retraités, et des sympathisants de la CGT mais aussi de la FSU , CFTC, ou Solidaires – ont manifesté à Paris et Toulouse pour réclamer une “retraite à 60 ans” ou une “vraie revalorisation des pensions”. – “Idées claires” -Reste à savoir si les cinq organisations restantes vont réussir à se fixer rapidement une nouvelle feuille de route. A l’issue de la réunion de jeudi, la CFTC et la CFE-CGC (cadres) ont regretté notamment que le Medef n’ait encore dévoilé aucune proposition de contribution patronale à un rétablissement de l’équilibre du système des retraites, comme une hausse des cotisations patronales ou un bougé sur l’âge de départ à la retraite.Mais pour la négociatrice du Medef, Diane Milleron-Deperrois, s’il n’est “pas possible d’activer les cotisations pesant sur les salariés et les employeurs”, il est encore “trop tôt” pour dévoiler “d’autres leviers”.Parmi les nouvelles thématiques qui pourraient figurer dans la nouvelle feuille de route que vont tenter de se fixer les partenaires sociaux, il y la reprise en main du pilotage du régime général des salariés du privé, devenu une prérogative du pouvoir politique en 1995, lors de la réforme Juppé.La CFDT “a les idées claires sur comment on peut aboutir sur les règles de pilotage”, a déclaré Yvan Ricordeau, dont le syndicat n’exclut pas de lier les discussions sur les retraites à des négociations plus larges sur la protection sociale en général, a-t-il indiqué.”Nos instances se réunissent mi-avril, je ferai le bilan. Et si on me dit arrête, j’arrêterai, tristement, mais bien obligée”, car “on ne peut pas continuer de servir la soupe au Medef”, a déclaré Pascale Coton de la CFTC.Outre la CGT et FO, parti dès la première réunion en qualifiant le processus de “mascarade”, le syndicat patronal des artisans U2P a lui aussi quitté les concertations, estimant que l’équilibre du régime des retraites “imposera de repousser l’âge légal de départ au-delà de 64 ans”, sauf pour les métiers difficiles.bur-bat-eva-lby-ref/nth

Loi d’orientation agricole: le Conseil constitutionnel censure plusieurs articles clés

Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi, totalement ou partiellement, près d’un tiers des articles de la loi d’orientation agricole, dont plusieurs mesures censées consacrer le principe de “souveraineté alimentaire” mais aussi répondre à la colère des agriculteurs sur le poids des contrôles et des normes.”La LOA va enfin entrer en vigueur! L’essentiel des mesures concrètes pour les agriculteurs a été validé (…) Les censures prononcées sont essentiellement liées à de purs motifs de forme et ne marquent pas l’enterrement des mesures proposées: le travail continue”, s’est félicitée la ministre de l’Agriculture Annie Genevard dans une déclaration transmise à l’AFP.Cette loi, très attendue pour répondre au mouvement de colère agricole et adoptée au pas de charge en février avant le Salon de l’agriculture, consacrait la “bonne foi” présumée des agriculteurs lors des contrôles, une question qui a concentré les crispations d’agriculteurs, notamment de la Coordination rurale, qui veut la disparition de la police de l’environnement (OFB). Le Conseil a censuré cette disposition ainsi que la présomption de “non intentionnalité” pour certaines atteintes à l’environnement.Les Sages ont toutefois maintenu la dépénalisation de certaines atteintes à l’environnement, lorsqu’elles ne sont pas commises “de manière intentionnelle”, au profit d’une amende administrative de 450 euros maximum, ou du suivi d’un stage de sensibilisation.- Souveraineté alimentaire -Ils ont surtout rejeté le principe contesté de “non-régression de la souveraineté alimentaire”, miroir de la non-régression environnementale déjà consacrée.Mais l’ambition centrale de la loi pour ériger “la protection, la valorisation et le développement de l’agriculture” au rang d'”intérêt général majeur” et d'”intérêt fondamental de la Nation”, demande de la FNSEA syndicat agricole historique, n’a elle, pas été censurée.La “non-régression de la souveraineté alimentaire” avait été ajoutée par les sénateurs mais élus et juristes doutaient de la portée du dispositif, la protection de l’environnement ayant une valeur constitutionnelle, alors que cet “intérêt général majeur” est inscrit dans une loi simple.Selon le ministère de l’Agriculture, la “non régression de la souveraineté alimentaire” est toutefois “validée de manière opérationnelle à travers les conférences de la souveraineté alimentaire” annoncées par la ministre. Dans le détail, le Conseil constitutionnel, dont c’est la première décision sur un texte de loi depuis l’arrivée de Richard Ferrand à la présidence, censure totalement 14 articles et partiellement trois articles de ce texte, après une saisine par les députés des groupes LFI et Ecologiste.”C’est une petite victoire, face à tant de reculs environnementaux que proposait cette loi d’orientation agricole”, a réagi Benoît Biteau député écologiste de Charente-Maritime.- “Nouvelle marque” -Est aussi censurée une disposition qui prévoyait, sous certaines conditions et si elles n’engendrent pas de “concurrence déloyale”, que les “normes réglementaires en matière d’agriculture ne peuvent aller au-delà des exigences minimales des normes européennes”.Cela répondait à la demande des syndicats agricoles FNSEA, JA et Coordination rurale d’arrêter la “surtransposition” des normes européennes, notamment en matière de produits phytosanitaires.”Mes seuls regrets sont la suppression des principes de non-régression de la souveraineté alimentaire et de non-surtransposition, car c’est aujourd’hui l’origine du mal”, a déclaré à l’AFP Laurent Duplomb (LR), rapporteur de la loi au Sénat où il a très largement contribué au remaniement du texte.”Le texte final redonne tout de même un nouveau cap à notre agriculture (…) en infléchissant une certaine façon de penser”, qui a laissé de côté “l’agroécologie”, selon lui.Le Conseil constitutionnel a jugé conformes deux mesures particulièrement décriées par la gauche et les écologistes. L’une qui invite le gouvernement à “s’abstenir d’interdire les usages de produits phytopharmaceutiques autorisés par l’Union européenne” en l’absence d’alternatives viables, une traduction du principe “pas d’interdiction sans solution”, mantra de la FNSEA.L’autre accordant aussi une présomption d’urgence en cas de contentieux sur la construction d’une réserve d’eau.L’exclusion des bâtiments agricoles du décompte de l’artificialisation des sols dans le cadre du dispositif “zéro artificialisation nette” a elle été censurée. L’article a été jugé “cavalier”, c’est-à-dire sans lien suffisant avec le texte.Le texte prévoit aussi une simplification de la législation sur les haies et la création d’un guichet unique départemental – “France services agriculture” – pour faciliter les installations d’agriculteurs ou les cessions d’exploitation. Les articles concernés n’avaient pas été contestés.parl-mdz-ama/jbo/nth

‘It was beautiful’: Mount Kenya’s glaciers melting away

Charles Kibaki Muchiri traced the water trickling across the surface of the Lewis Glacier with his fingers, illustrating how quickly climate change is melting the huge ice blocks off of Africa’s second-highest mountain. For nearly 25 years, the affable 50-year-old guide has been taking hikers to the peaks of Mount Kenya, nearly 5,000 metres (16,400 feet) …

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Un Madoff alsacien condamné à deux ans de prison ferme

Un Madoff alsacien a été condamné jeudi à Saverne (Bas-Rhin) à deux ans d’emprisonnement ferme pour abus de confiance sur une vingtaine de victimes, pour un préjudice de cinq millions d’euros.Laurent Raynaud, 60 ans, qui comparaissait libre, avait “assumé” lors de l’audience avoir trahi la confiance et dilapidé l’argent de nombreuses personnes pendant une dizaine d’années.Soulignant “l’ampleur des faits”, leur “durée” et la “multiplicité” des victimes, la présidente, Violette Pradarelli a annoncé sa condamnation à cinq ans de prison dont trois avec sursis, avec un mandat de dépôt à délai différé.Le tribunal est allé au delà des réquisitions de la procureure, Morgane Kleine, qui avait réclamé quatre ans d’emprisonnement dont trois ans avec sursis.Comparé à Bernard Madoff (en référence au célèbre escroc américain) ou à Jean-Claude Romand (qui se faisait passer pour un médecin à l’OMS avant d’assassiner sa famille) Laurent Raynaud n’est “ni l’un ni l’autre” a balayé son conseil, Alexandre Muschel. Il l’a plutôt décrit comme “un imbécile” qui “s’est retrouvé dans un engrenage pervers” avant de finir par se dénoncer auprès de ses victimes.Père de famille, Laurent Raynaud a travaillé dans un établissement bancaire et une société de gestion de patrimoine avant de se mettre à son compte.Entre 2008 et 2020, il a proposé à des connaissances de faire fructifier leurs économies via sa société d’investissement. Mais en 2020, il leur avoue avoir abusé de leur confiance.Les sommes qui lui étaient confiées étaient en partie englouties dans son autre structure, une société de conseils (administratifs, financiers) pour personnes endeuillées, qui n’a jamais été rentable et a finalement été liquidée.- “Ego surdimensionné” -Cet homme au casier judiciaire vierge et à l’allure discrète a expliqué ce stratagème par son “espoir” de voir décoller cette société de conseils.”Je voulais absolument que cette entreprise fonctionne, au-delà de la raison”, justifie M. Raynaud. Répétant avoir suivi une longue psychanalyse, il a aussi mis son comportement sur le compte de son “ego surdimensionné”.”Vous voyez un escroc à la barre, je l’assume, mais vous ne voyez pas seulement un escroc, je suis aussi un homme”, assure-t-il d’une voix posée, plaidant pour sa réhabilitation.Selon les victimes, le préjudice dépasserait les cinq millions d’euros, “des montants qui donnent le vertige”, souligne la présidente, Violette Pradarelli. “Comment, pendant dix ans, on arrive à faire fonctionner un tel système alors que les deux sociétés faisaient l’objet de contrôles ?”, s’interroge la présidente.Entendus comme témoins, deux experts comptables employés par M. Raynaud reconnaissent avoir été étonnés de le voir injecter autant de fonds dans une société qui ne marchait pas.”J’avais cette capacité à sécuriser, à donner le change, à fournir les arguments qu’il fallait”, explique M. Raynaud.- “Tissé sa toile” -Deux soeurs, Chantal et Sabine, décrivent un homme “bienveillant, attentif et compréhensif”, rencontré après le décès de leur mère. Il les avait invitées au mariage de son fils, leur envoyait des cartes postales et elles avaient toute confiance en lui.”Il a tissé sa toile comme une araignée”, décrit Sabine.”Il a dilapidé l’argent que nos parents nous avaient transmis… Il nous a trahies pendant 12 ans”, confie Chantal, la voix brisée par l’émotion.”Qu’avez-vous fait de votre âme monsieur Raynaud ?”, lui lance une autre victime. “Je tente de la réparer”, répond-il.Mais s’il a remboursé partiellement certaines victimes, beaucoup n’ont jamais revu leurs économies. Avocate de huit parties civiles, Gloria Delgado Hernandez cite une de ses clientes qui, à 78 ans, est “obligée de travailler de nouveau”. “Le grand gagnant, c’est lui, eux ils ont tout perdu” compare Antoine Noblet, avocat d’autres parties civiles, fustigeant sa “froideur”.Pour les parties civiles, une question demeure: où est passé l’argent ?”Vous n’avez pas dépensé cinq millions comme ça, vous l’avez mis de côté” l’interpelle Bernard Boulloud, avocat de parties civiles. Reconverti en assistant familial, M. Raynaud a en outre été condamné à une interdiction d’exercer une activité liée à la banque, à l’assurance au courtage ou à l’aide à la personne.

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Catastrophes naturelles: les Antilles françaises en alerte face aux coupes budgétaires américaines

L’inquiétude est de mise dans les services de l’Etat chargés de détecter les tsunamis et les cyclones aux Antilles: ils sont dépendants du réseau d’alerte américain, menacé par les coupes budgétaires aux États-Unis.L’archipel guadeloupéen participe jeudi à l’exercice annuel Caribe Wave 2025, simulation grandeur nature d’un séisme suivi d’un tsunami sur la zone Caraïbe. L’occasion pour ces territoires, les secours et la société civile, de tester leurs capacités de réaction et d’action.Cette année, le contexte est particulièrement préoccupant. “Dans les Antilles françaises, nous dépendons du Pacific Tsunami Warning Center, qui se situe à Hawaï” et est une organisation américaine, explique à l’AFP Gaël Musquet, hacker “éthique” spécialiste de ces questions.La France dispose bien d’un centre national d’alerte aux tsunamis, le Cenalt, mais celui-ci ne couvre que la surveillance de la Méditerranée occidentale et l’Atlantique nord-est.Ces centres disposent d’une foule de capteurs, qui diffusent leurs alertes auprès d’organismes comme Météo-France ou l’état-major des Forces armées aux Antilles (FAA). Ceux-ci préviennent ensuite les préfectures qui prennent les décisions d’alerter les populations et d’ordonner les évacuations.”Seuls l’Inde, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Japon et les Etats-Unis disposent d’un système de détection de tsunamis de type DART”, via un réseau de bouées de détection connu sous le nom de Deep-Ocean Assessment and Reporting of Tsunami, précise Gaël Musquet.- Tester FR-Alert -“Nous ne sommes pas à l’abri d’une rupture des capacités de détection des tsunamis”, poursuit ce fervent défenseur d’un investissements national dans des systèmes d’alertes performant. Ce à quoi s’attelle l’exercice Caribe Wave 2025. En Guadeloupe comme à Saint-Martin ou Saint-Barthélemy, il permettra de tester FR-Alert, système d’alerte cellulaire déployé depuis 2022. S’appuyant sur des technologies testées dès les années 1990 à Nice Sophia-Antipolis, il permet de prévenir en temps réel tout détenteur d’un téléphone portable.”On doit aussi faire remonter les méthodes déployées par les communes: sirènes, porte-voix, porte-à-porte”, liste une source préfectorale qui s’inquiète du fait que la “cartographie précise” des méthodes d’alerte en cas de tsunamis ne soit pas connue malgré cet exercice annuel.Car la volonté politique et la culture du risque manquent, s’inquiètent les activistes comme Gaël Musquet. En Guadeloupe, seule la commune de Deshaies (Basse-Terre) dispose du label onusien “Tsunami Ready” pour son investissement en la matière.Dans les autres communes, rares sont ceux qui connaissent les itinéraires d’évacuations ou les documents de planification de la gestion des crises.Face à ces fragilités institutionnelles, certains acteurs locaux tentent de développer des solutions autonomes pour renforcer la résilience des territoires.C’est le cas de Cédric Coco-Viloin, fondateur du premier makerspace (atelier de fabrication numérique ouvert au public) guadeloupéen, qui développe un réseau alternatif basse-fréquence “autonome et peu énergivore”.”Nous voulons le relier à des capteurs pour transmettre aux utilisateurs des données comme les hauteurs de crues des rivières ou la force des vents”, explique-t-il.- Coopération en berne -Ces réseaux alternatifs, sans prétendre remplacer les organismes étatiques, pourraient en accroître la résilience, notamment en cas d’arrêt de la coopération américaine, une menace qui commence à se faire jour.Alors que la collaboration sur la surveillance de l’océan existait depuis des années, les scientifiques américains ne communiquent plus depuis mi-février avec l’Institut français de recherche sur l’océan (Ifremer), selon France Info.Quant à l’agence américaine chargée des prévisions météorologiques, de l’analyse du climat et de la conservation marine (NOAA), qui chapeaute le Pacific Tsunami Warning Center, elle est devenue une cible privilégiée de l’administration américaine et des centaines de scientifiques et d’experts ont déjà été licenciés.Selon Thierry Jimonet, chef de service Météo-France en Guadeloupe, aucun signe de l’arrêt de la coopération en matière d’alertes météorologiques n’est encore apparu.”Mais on sait que des chefs ont été licenciés, notamment dans les services qui envoyaient les avions de reconnaissance au cœur des ouragans”, confie-t-il à l’AFP.

Catastrophes naturelles: les Antilles françaises en alerte face aux coupes budgétaires américaines

L’inquiétude est de mise dans les services de l’Etat chargés de détecter les tsunamis et les cyclones aux Antilles: ils sont dépendants du réseau d’alerte américain, menacé par les coupes budgétaires aux États-Unis.L’archipel guadeloupéen participe jeudi à l’exercice annuel Caribe Wave 2025, simulation grandeur nature d’un séisme suivi d’un tsunami sur la zone Caraïbe. L’occasion pour ces territoires, les secours et la société civile, de tester leurs capacités de réaction et d’action.Cette année, le contexte est particulièrement préoccupant. “Dans les Antilles françaises, nous dépendons du Pacific Tsunami Warning Center, qui se situe à Hawaï” et est une organisation américaine, explique à l’AFP Gaël Musquet, hacker “éthique” spécialiste de ces questions.La France dispose bien d’un centre national d’alerte aux tsunamis, le Cenalt, mais celui-ci ne couvre que la surveillance de la Méditerranée occidentale et l’Atlantique nord-est.Ces centres disposent d’une foule de capteurs, qui diffusent leurs alertes auprès d’organismes comme Météo-France ou l’état-major des Forces armées aux Antilles (FAA). Ceux-ci préviennent ensuite les préfectures qui prennent les décisions d’alerter les populations et d’ordonner les évacuations.”Seuls l’Inde, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Japon et les Etats-Unis disposent d’un système de détection de tsunamis de type DART”, via un réseau de bouées de détection connu sous le nom de Deep-Ocean Assessment and Reporting of Tsunami, précise Gaël Musquet.- Tester FR-Alert -“Nous ne sommes pas à l’abri d’une rupture des capacités de détection des tsunamis”, poursuit ce fervent défenseur d’un investissements national dans des systèmes d’alertes performant. Ce à quoi s’attelle l’exercice Caribe Wave 2025. En Guadeloupe comme à Saint-Martin ou Saint-Barthélemy, il permettra de tester FR-Alert, système d’alerte cellulaire déployé depuis 2022. S’appuyant sur des technologies testées dès les années 1990 à Nice Sophia-Antipolis, il permet de prévenir en temps réel tout détenteur d’un téléphone portable.”On doit aussi faire remonter les méthodes déployées par les communes: sirènes, porte-voix, porte-à-porte”, liste une source préfectorale qui s’inquiète du fait que la “cartographie précise” des méthodes d’alerte en cas de tsunamis ne soit pas connue malgré cet exercice annuel.Car la volonté politique et la culture du risque manquent, s’inquiètent les activistes comme Gaël Musquet. En Guadeloupe, seule la commune de Deshaies (Basse-Terre) dispose du label onusien “Tsunami Ready” pour son investissement en la matière.Dans les autres communes, rares sont ceux qui connaissent les itinéraires d’évacuations ou les documents de planification de la gestion des crises.Face à ces fragilités institutionnelles, certains acteurs locaux tentent de développer des solutions autonomes pour renforcer la résilience des territoires.C’est le cas de Cédric Coco-Viloin, fondateur du premier makerspace (atelier de fabrication numérique ouvert au public) guadeloupéen, qui développe un réseau alternatif basse-fréquence “autonome et peu énergivore”.”Nous voulons le relier à des capteurs pour transmettre aux utilisateurs des données comme les hauteurs de crues des rivières ou la force des vents”, explique-t-il.- Coopération en berne -Ces réseaux alternatifs, sans prétendre remplacer les organismes étatiques, pourraient en accroître la résilience, notamment en cas d’arrêt de la coopération américaine, une menace qui commence à se faire jour.Alors que la collaboration sur la surveillance de l’océan existait depuis des années, les scientifiques américains ne communiquent plus depuis mi-février avec l’Institut français de recherche sur l’océan (Ifremer), selon France Info.Quant à l’agence américaine chargée des prévisions météorologiques, de l’analyse du climat et de la conservation marine (NOAA), qui chapeaute le Pacific Tsunami Warning Center, elle est devenue une cible privilégiée de l’administration américaine et des centaines de scientifiques et d’experts ont déjà été licenciés.Selon Thierry Jimonet, chef de service Météo-France en Guadeloupe, aucun signe de l’arrêt de la coopération en matière d’alertes météorologiques n’est encore apparu.”Mais on sait que des chefs ont été licenciés, notamment dans les services qui envoyaient les avions de reconnaissance au cœur des ouragans”, confie-t-il à l’AFP.

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Grippe aviaire: le risque abaissé d'”élevé” à “modéré” en France

Les autorités françaises ont abaissé le risque de grippe aviaire sur l’ensemble du territoire d'”élevé” à “modéré”, en raison d’une “amélioration de la situation sanitaire dans l’avifaune sauvage”, selon un arrêté publié jeudi au Journal officiel.La France était passée “en risque élevé” le 9 novembre dernier, situation qui entraînait notamment le confinement de volailles.Il existe trois niveaux de risque en France: élevé, modéré et négligeable.Jeudi, l’arrêté publié au JO indique que “le niveau de risque épizootique est qualifié de +modéré+ sur l’ensemble du territoire métropolitain” et que le texte a été “pris à la suite d’une amélioration de la situation sanitaire dans l’avifaune sauvage”.Depuis début février, la France était de nouveau “indemne” concernant la grippe aviaire, un statut indépendant du niveau de risque. Aucun nouveau foyer d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) n’avait en effet été détecté sur le mois précédent dans les élevages nationaux.L’arrêté paru jeudi, qui entrera en vigueur vendredi, concerne “les opérateurs détenant des volailles ou autres oiseaux captifs”.En cas de risque “élevé”, les volailles devaient notamment être “mises à l’abri et leur alimentation et leur abreuvement sont protégés” dans les élevages de plus de 50 oiseaux. Les volailles et oiseaux sont “claustrés ou protégés par des filets” dans les plus petits.Concernant le risque “modéré”, dans les zones “à risque de diffusion” de la grippe aviaire, les palmipèdes de moins de 42 jours doivent être mis à l’abri, selon le ministère de l’Agriculture. Dans les zones “à risque particulier”, soit les zones humides dans lesquelles les conditions naturelles augmentent le risque de contamination des élevages par la faune sauvage, les “volailles, toutes espèces”, doivent être “mises à l’abri”.La grippe aviaire A (H5N1) est apparue en 1996 en Chine, mais, depuis 2020, le nombre de foyers chez les oiseaux a bondi, un nombre croissant d’espèces de mammifères a été touché tout comme des régions du monde jusqu’alors épargnées, comme l’Antarctique.La France l’a surtout été de 2015 à 2017 puis quasiment en continu depuis fin 2020. Le pays a euthanasié des dizaines de millions de volailles ces dernières années. Les pertes économiques se chiffrent en milliards d’euros.Pour casser cette spirale, le gouvernement a rendu obligatoire depuis l’automne 2023 la vaccination dans les élevages supérieurs à 250 canards.D’octobre 2023 à septembre 2024, 85% de la première campagne de vaccination (achat des doses, administration, suivi…) avait été financés par l’État, qui avait ensuite baissé sa contribution à 70% fin 2024.Vendredi, le gouvernement a confirmé que sa part passerait à 40% à l’automne prochain, sachant que le coût total d’une campagne annuelle est estimé à 100 millions d’euros.La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, a salué jeudi la décision d’abaisser le niveau de risque, mais a dit regretter “la baisse drastique du financement public de la vaccination obligatoire.””Déjà logistiquement très lourd”, la vaccination obligatoire “risque désormais de devenir économiquement impossible”, a écrit dans un communiqué le syndicat, qui craint un effet “contre-productif”.

L’investissement dans la défense, “nerf de la paix”, au coeur d’une réunion à Bercy

Investisseurs et entreprises de défense ont cherché jeudi à Bercy un consensus sur le financement supplémentaire des entreprises de défense, rendu nécessaire par l’évolution de la position américaine vis-à-vis de l’Ukraine.”Le financement, public, privé et populaire, m’apparaît plus que jamais comme le +nerf de la paix+” a déclaré le ministre de l’Économie Éric Lombard.Les Français pourront contribuer à l’effort, via le lancement par la banque publique d’investissement Bpifrance d’un fonds destiné aux particuliers, dont la cible est de collecter 450 millions d’euros, avec un “ticket d’entrée” minimum, de 500 euros.C’est “très important d’associer l’ensemble des Français”, s’est réjoui M. Lombard.Selon lui, par ailleurs, “les investisseurs publics, comme la Caisse des dépôts et Bpifrance, investiront 1,7 milliard d’euros pour renforcer les fonds propres” de ces entreprises.Avec l’apport espéré d’investisseurs privés, cela représente “jusqu’à 5 milliards d’euros en soutien du secteur”, a-t-il noté, somme proche des besoins actuellement évalués. La “base industrielle et technologique de Défense” (BITD) française comporte neuf grands groupes, comme Dassault Aviation, Thales ou Airbus, mais aussi quelque 4.500 PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI), selon Bercy, plus fragiles financièrement que d’autres secteurs.Or, le monde de la finance semble parfois réticent à investir dans la défense, car il est sensible aux “critères ESG” (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans ses choix, voulant éviter d’investir dans des actifs “controversés”.- “Vision fausse” -Eric Lombard s’est élevé contre cette “vision fausse” d’un investissement irresponsable. “Il n’y a pas d’armes controversées, il n’y a que des armes interdites et des armes autorisées”, a-t-il relevé, ajoutant que l’investissement dans la défense “protège notre souveraineté (…), la démocratie, la liberté, le développement durable”.Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a renchéri: produire des armes autorisées “n’est pas sale”. Nicolas Namias, président du directoire du Groupe BPCE, qui s’exprimait au nom du secteur bancaire, a reconnu “qu’il faut un engagement stratégique, (pour) accompagner tout ce qui n’est pas interdit”. BPCE et BNP Paribas ont annoncé que leurs filiales d’assurances doubleraient leur exposition dans la défense.Désormais, “on financera tout ce qui est permis par la loi (…) “, a assuré également Olivier Sichel, directeur général délégué de la Caisse des dépôts. “Les objectifs de l’ESG ne sont pas derrière nous (…). Mais (il faut y ajouter) Energie, Sécurité et Géostratégie”, a renchéri la directrice générale d’Euronext Paris (la Bourse de Paris), Delphine d’Amarzit.Christophe Bavière, co-CEO de la société de gestion Eurazeo, a passé une matinée “enthousiasmante”. Les investissements dans la défense, a-t-il indiqué à l’AFP, étaient “traités presque comme de la pornographie” : “on devait (les) cacher” dans les rapports, en insistant sur la composante civile des entreprises concernées.- Sortir de l’auto-flagellation -“Qu’on sorte de l’auto-flagellation, c’est une excellente nouvelle”, a-t-il ajouté, assurant toutefois ne pas vouloir “mettre l’ESG à la poubelle”.Parmi les entreprises présentes, Alain Dulac, vice-président PME du GIFAS (Industries Aéronautiques et Spatiales), et PDG de Factem (produits audio pour l’armée) s’est dit “confiant” après la réunion.Le président du Medef, Patrick Martin, a apporté un bémol : les entreprises du secteur “s’inquiètent (…) de la pérennité de l’effort” annoncé, selon lui, et “ne bougeront que si elles ont des certitudes”. Pour Eric Lombard, l’évènement a été “une réussite”, dégageant un “consensus” sur l’aspect “socialement responsable” du financement de la défense nationale.Plus tard,  lors d’une visite sur le site d’Eurenco à Bergerac, Sébastien Lecornu a estimé qu’alors que la France a assuré son autonomie en matière de dissuasion nucléaire, “sur le conventionnel, parfois, comme les munitions, quelques exceptions malheureuses ont été faites. On est en train de les corriger”.Cette effort s’inscrit toutefois dans une équation budgétaire difficile. “Il ne peut pas y avoir de nouveau +quoi qu’il en coûte+” à ce sujet, a prévenu jeudi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.Eric Coquerel, président LFI de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, présent à Bercy, s’est dit auprès de l’AFP “d’accord” avec la nécessité “d’autonomie” de la défense française. Mais, entre un déficit important et la volonté du gouvernement de ne pas augmenter les impôts, les sommes consacrées à la défense sont autant d’argent qui “n’ira pas aux objectifs environnementaux et sociaux”, a-t-il déploré.od-bp-mpa-kd/jbo/nth

‘A tsunami of tears’: N. Macedonia buries victims of deadly nightclub fire

Hundreds of people clutching red and white roses and wearing T-shirts with their loved ones’ faces gathered in a small town in North Macedonia on Thursday to bury victims of a devastating nightclub fire.Fifty-nine people were killed and nearly 200 others were injured in the blaze that ripped through Club Pulse in the eastern town …

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