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Indonésie: des vols annulés après une nouvelle éruption d’un volcan sur l’île de Florès

Au moins sept vols internationaux au départ de Bali ont été annulés après une nouvelle forte éruption jeudi d’un volcan situé dans l’est de l’Indonésie, sur l’île touristique de Florès, a indiqué vendredi un responsable aéroportuaire.L’éruption du mont Lewotobi Laki-Laki, haut de 1.703 mètres, s’est produite jeudi soir et a duré plus de 11 minutes, avec une colonne de cendres qui s’est élevée jusqu’à environ 8.000 mètres au-dessus du sommet, a indiqué l’agence de volcanologie indonésienne.L’agence a relevé l’alerte au niveau le plus élevé du système sur une échelle de quatre.”Sept vols internationaux ont été annulés, dont six vols Jetstar à destination de l’Australie et un vol Air Asia à destination de Kuala Lumpur”, a indiqué vendredi matin le porte-parole de l’aéroport international Ngurah Rai de Bali, Andadina Dyah, dans un communiqué.Plusieurs autres vols, nationaux et internationaux, notamment vers la Thaïlande, Singapour et l’Australie, ont été retardés, a-t-il indiqué.L’île de Florès, d’où partent de nombreuses excursions notamment vers le parc national de Komodo, se trouve à environ 800 km à l’est de Bali. L’aéroport local de Maumere, le plus proche du volcan, n’a pas été touché par les cendres, selon le ministère des Transports.L’éruption a commencé jeudi à 22H56 (14H56 GMT). Aucun dégât n’a été signalé dans l’immédiat dans les villages voisins, mais les autorités ont averti les habitants du risque de coulées de boue volcanique en raison des fortes pluies.Les autorités ont imposé une zone d’exclusion de 7 à 8 kilomètres autour du volcan.L’éruption s’est accompagnée de forts bruits qui ont pu être entendus dans la ville de Maumere, à plus de 80 kilomètres à l’est du volcan, et dans le district de Larantuka, à plus de 50 kilomètres à l’ouest, a indiqué l’agence géologique dans un communiqué.En novembre, le mont Lewotobi Laki-Laki était entré en éruption à plusieurs reprises, faisant neuf morts et entraînant l’annulation de dizaines de vols internationaux vers ou au départ de l’île touristique de Bali et forçant l’évacuation de milliers de personnes.Le Laki-Laki, qui signifie “homme” en indonésien, est jumelé avec un volcan plus calme et dont le nom indonésien signifie “femme”.Le vaste archipel indonésien connaît une activité sismique et volcanique fréquente en raison de sa position sur la “ceinture de feu du Pacifique”.

Panne et messageries cryptées, une nuit agitée pour l’Assemblée sur le narcotrafic

Les députés ont décidé de maintenir jeudi la confidentialité des messageries cryptées, Bruno Retailleau échouant à les convaincre du bien-fondé d’une mesure pour lutter contre les trafiquants de drogue, au terme d’un vote perturbé par une rarissime panne technique.Le ministre de l’Intérieur souhaitait initialement pouvoir imposer aux plateformes de messagerie chiffrée (Signal, WhatsApp…) de communiquer les correspondances des trafiquants aux services de renseignement.Mais les députés avaient supprimé cette mesure – qui agrège contre elle de nombreux acteurs et experts de la cybersécurité – en commission des Lois la semaine dernière. Il existe à leurs yeux un risque trop important de créer une faille qui mette en danger les conversations de l’ensemble des utilisateurs.Dans l’hémicycle, trois députés du bloc central ont proposé une réécriture de l’article, prenant en compte – selon eux – les “inquiétudes” soulevées. Mais sans réussir à convaincre, y compris plusieurs députés de leur camp.Après des débats houleux, où le ministre de l’Intérieur a été accusé de vouloir faire revenir sa mesure “par la fenêtre”, et les députés auteurs des amendements d’être ses “porte-flingues”, l’Assemblée a procédé au vote par scrutin public.Mais une panne du système a empêché la comptabilisation des votes. Durant une heure, les services ont tenté de le réparer, en vain.Certains députés se sont même interrogés sur la possibilité d’un piratage.”Nous ne sommes pas victimes d’un dysfonctionnement lié à la sécurité informatique”, a rassuré la vice-présidente Naïma Moutchou à la reprise de la séance. “C’est une petite pièce du système qui a chauffé… sous la tension”, a-t-elle précisé, rieuse.L’Assemblée a procédé à une autre forme de scrutin public, plus laborieuse: durant une demi-heure, Mme Moutchou a appelé le nom de chacun des 577 députés. Charge aux élus de répondre pour ou contre au micro.Peu avant minuit, la présidente a annoncé le résultat qui ne faisait plus grand doute: 119 voix contre, 24 pour.- “Surveillance généralisée” -Un revers pour le ministre de l’Intérieur, qui avait pourtant bien commencé la soirée, avec le vote d’une mesure peu consensuelle: le recours, dans le cadre d’une expérimentation, au renseignement algorithmique pour détecter des menaces liées à la criminalité organisée.Les députés insoumis, écologistes et communistes se sont succédés au micro pour dénoncer un nouveau pas “vers une surveillance généralisée”.”Ce sont des filets extrêmement larges qui seront jetés sur nos vies privées et sur notre liberté d’opinion, d’expression, d’aller et venir”, a fustigé la députée Elisa Martin.Dans le même temps, ces élus dénonçaient n’avoir reçu aucun des rapports, prévus dans la loi, pour évaluer l’efficacité de cette surveillance algorithmique, déjà autorisée pour la prévention du terrorisme et des ingérences étrangères.Au contraire, “il s’agit de pêche à la ligne”, a défendu M. Retailleau vantant un important dispositif de contrôle. “C’est encadré, c’est ciblé”.Plus tôt dans la journée, c’est un autre ministre qui était au banc pour défendre cette loi sénatoriale contre le narcotrafic.Gérald Darmanin a vécu des échanges plus apaisés, et l’hémicycle a même assisté à une rare entente entre le garde des Sceaux et des députés de LFI autour de la refonte du régime des “repentis”.”S’il y a au moins un dispositif avec lequel on est d’accord, c’est celui-ci”, a dit le député insoumis Antoine Léaument, auteur d’un récent rapport recommandant une légalisation du cannabis.A l’unanimité, les députés ont voté pour un régime plus attractif qui prend modèle sur la loi antimafia italienne.On compte en France 42 “repentis” contre près d’un millier en Italie, selon les chiffres donnés par le ministre.Or “si on ne fait pas parler les gens qui sont dans les organisations criminelles, nous n’aurons pas d’informations” pour les démanteler.Avec le nouveau dispositif, les “repentis” pourraient voir leur peine réduite jusqu’à deux-tiers. Il est également élargi aux personnes ayant commis un crime de sang.Un décret d’application doit dessiner plus précisément ses contours (nouvelle identité, famille, aménagements de peines, etc.). Le ministre s’est engagé à travailler en concertation avec les parlementaires sur son écriture.Les débats sur le texte se poursuivront vendredi à l’Assemblée. 

Gaîté Lyrique: plus de vingt jeunes migrants placés sous OQTF

Plus de vingt jeunes migrants ayant occupé la Gaîté Lyrique font l’objet d’obligation de quitter le territoire (OQTF), a affirmé le Collectif des jeunes du parc de Belleville jeudi.Interrogée par l’AFP, la préfecture de police (PP) a expliqué jeudi dans la soirée que “face au refus d’évacuation opposé par 150 individus, 65 avaient été interpellés donnant lieu après premier examen de la situation par les services de police à l’instruction de 30 dossiers par le bureau éloignement (les autres s’avérant être des soutiens aux migrants)”.”Vingt-sept OQTF (obligations de quitter le territoire français) ont été délivrées”, a ajouté la PP.”La police a modifié l’âge des jeunes pour les placer sous OQTF”, a déploré lors d’une conférence de presse Fouss, délégué du collectif. “Mais nos avocats ont confirmé qu’on pourrait faire des recours” pour contester la décision, a-t-il ajouté.Depuis leur évacuation mardi par les forces de l’ordre, les 450 jeunes migrants qui occupaient la Gaîté lyrique depuis le 10 décembre sont “à la rue, dispersés dans Paris”, a affirmé le collectif, “et la police les pourchasse pour les embarquer”.Une soixantaine d’entre eux ont été arrêtés et emmenés aux commissariats du 12e et 18e arrondissement au moment de l’évacuation du lieu culturel, selon le collectif. Plusieurs jeunes migrants devaient passer un test mercredi pour que leur minorité soit reconnue mais n’ont pas pu le faire à cause de l’évacuation de la Gaîté Lyrique, a expliqué Fouss.”Ils vont pouvoir le passer plus tard mais c’est très compliqué de prendre rendez-vous”, a-t-il ajouté.Il a également souligné la difficulté des différentes démarches administratives pour les jeunes qui sont de retour à la rue.”A la Gaîté Lyrique, c’était plus simple, il y avait de la solidarité, maintenant c’est compliqué car les jeunes sont pourchassés par la police et doivent se déplacer dans Paris, pour aller aux distributions alimentaires par exemple”, a précisé Fouss.La préfecture d’Île-de-France a proposé un hébergement d’urgence aux migrants mais “la plupart ont refusé les solutions de prise en charge qui étaient proposées”, avait indiqué mardi le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, ajoutant que seuls six avaient accepté une solution d’hébergement.La Gaîté Lyrique était occupée depuis le 10 décembre par près de 450 jeunes migrants venus notamment d’Afrique subsaharienne, demandant à être hébergés et affirmant être des mineurs devant être reconnus comme tels. Une minorité que contestent la mairie et la préfecture de région.

Israel expands Gaza ground operation as missiles intercepted

Israel’s military on Thursday expanded ground operations across Gaza, after it reported missiles intercepted from Yemen and Hamas militants said they fired rockets towards Tel Aviv.The rocket fire from Hamas was its first military response to the growing civilian death toll from Israel’s resumption of aerial bombardment and ground operations in Gaza this week.The offensive …

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Enquête préliminaire pour identifier d’autres victimes du pédocriminel Le Scouarnec

La justice a ouvert une nouvelle enquête pour identifier d’autres victimes du pédocriminel Joël Le Scouarnec, actuellement jugé à Vannes pour des viols et agressions sexuelles sur 299 patients, qu’il a pour la première fois jeudi reconnus dans leur intégralité.”En dépit des investigations menées, de la forte médiatisation de l’affaire, des réunions et des communications organisées, il reste toujours possible (…) que certaines victimes n’aient pu, encore, être identifiées”, a indiqué le parquet général.Le parquet de Lorient a ouvert cette nouvelle enquête préliminaire pour “agressions sexuelles et viols, sachant que (ces qualifications) seront affinées selon chaque situation au vu des éléments établis”, a-t-il précisé.Jugé à Vannes depuis le 24 février par la cour criminelle du Morbihan, Joël Le Scouarnec, 74 ans, écrivait minutieusement dans des fichiers le récit des violences sexuelles infligées à ses victimes, majoritairement mineures, dont il indiquait souvent le nom, le prénom et l’âge.Les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers (Vienne) – qui est saisie de cette deuxième enquête – ont, grâce à ce matériel, retrouvé quelque 300 victimes.Mais d’autres noms apparaissent dans ces “carnets” et ces personnes n’ont pas été retrouvées par les enquêteurs.”Certaines n’ont pu, encore, être identifiées, auditionnées, ont refusé de l’être, ne se sont pas manifestées, soit à l’étranger ou dans une autre situation d’empêchement”, a expliqué le parquet général.”On ne s’opposera pas à ce que M. Le Scouarnec soit entendu pour cette nouvelle enquête”, a déclaré à l’AFP l’un des avocats de l’ex-chirurgien viscéral, Me Thibaut Kurzawa.- “Devoir de vérité” -Quant aux 299 victimes identifiées pour le procès de Vannes, Joël Le Scouarnec a reconnu jeudi pour la première fois sa culpabilité pour l’intégralité des faits, a indiqué à l’AFP l’un de ses avocats, Me Maxime Tessier, pour qui il s’agit d'”un tournant” du procès.Jusqu’à présent, l’accusé n’avait reconnu les faits qu’un par un, au fur et à mesure des débats et de la lecture de ses carnets.”Je suis dans un devoir de vérité”, a dit Joël Le Scouarnec pour expliquer ce changement d’attitude, selon son avocat.”J’ai demandé à la cour qu’il soit acté au procès verbal des débats que M. Le Scouarnec a reconnu sa culpabilité pour les 299 faits”, a souligné Me Tessier.”La reconnaissance est une étape cruciale pour permettre aux victimes d’avancer, et c’est bien qu’elle arrive à ce stade du procès”, a réagi Me Frédérique Giffard, qui représente une quinzaine de parties civiles.Déjà condamné à 15 ans de prison en 2020 pour viols et agressions sexuelles sur quatre enfants à Saintes (Charente-Maritime), Joël Le Scouarnec avait déjà avoué le 28 février des “abus sexuels sur (sa) petite-fille”, en présence de son fils aîné, le père de l’enfant, venu témoigner à la barre.Le même jour, la présidente Aude Buresi avait demandé au directeur d’enquête s’il était “en mesure d’affirmer qu’aucune victime n'(avait) été oubliée”.Le gendarme de la section de recherches de Poitiers avait répondu que ses enquêteurs avaient “recensé la majorité des victimes dans (les) écrits” de l’accusé.- “Avancée formidable” -Qualifiant l’ouverture de cette nouvelle enquête d'”avancée formidable”, Me Francesca Satta a indiqué avoir été contactée par des personnes estimant avoir été “oubliées” par les enquêteurs.”Tous les jours, j’ai de nouvelles personnes qui me contactent et qui me demandent si elles ne sont pas potentiellement victimes de Joël Le Scouarnec”, a déclaré à l’AFP Me Satta, avocate de plusieurs parties civiles au procès de Vannes.L’AFP a pu consulter le procès-verbal d’une personne ayant déposé plainte début mars pour “viol sur mineur” contre Joël Le Scouarnec. Pour Me Céline Astolfe, avocate de l’association Fondation pour l’Enfance, “il est vraisembable que nous n’ayons pas une liste exhaustive des victimes” de M. Le Scouarnec.”D’abord parce qu’on s’est limité aux carnets, parce qu’on n’a pas interrogé non plus la Sécurité sociale”, afin d’avoir la liste intégrale des patients de l’ex-chirurgien, a souligné Mme Astolfe.”On sait qu’il y a un nombre de victimes qu’on n’est pas en mesure de chiffrer, qui seront a priori jamais identifiées”, a-t-elle regretté.