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Israel defence minister threatens to annex parts of Gaza

Israeli Defence Minister Israel Katz threatened Friday to annex parts of the Gaza Strip unless Hamas militants release the remaining Israeli hostages held in the war-battered Palestinian territory.The warning came as Israel pressed the renewed assault it launched on Tuesday, shattering the relative calm since a January 19 ceasefire.A Palestinian source close to the ceasefire …

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Narcotrafic: Retailleau l’emporte sur une mesure décriée, les débats prolongés à l’Assemblée

Après un revers la veille, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a obtenu vendredi gain de cause à l’Assemblée sur une des mesures phares du texte visant à lutter contre le narcotrafic, dont l’examen marathon se poursuivra finalement la semaine prochaine après avoir pris du retard.Face au grand nombre d’amendements restants, la décision a été prise dans la soirée de continuer lundi après-midi les débats, qui devaient initialement s’achever vendredi.La proposition de loi sénatoriale, très dense, a suscité de longues discussions toute la semaine, rallongées par une panne temporaire du système de vote des députés.Une fois celui-ci réparé vendredi matin, les élus ont approuvé une mesure destinée à protéger les enquêteurs et informateurs mais jugée attentatoire aux droits de la défense par les avocats pénalistes et la gauche.Cette disposition prévoit la création lors des enquêtes d’un “procès-verbal distinct”, ou “dossier-coffre”, pour ne pas divulguer à la défense certaines informations sur la mise en œuvre de techniques spéciales d’enquête (sonorisation, captation des données informatiques…) telles que la date, l’horaire, le lieu de leur mise en œuvre, ou l’identité de la personne ayant concouru à l’installation. Défendue comme “vitale” par Bruno Retailleau, cette mesure avait été supprimée en commission. Le rapporteur Vincent Caure (Renaissance) et le gouvernement ont proposé des amendements de réécriture pour mieux l’encadrer, tenant compte d’un avis du Conseil d’Etat, qui avait recommandé de restreindre “le dossier-coffre” aux cas de nature à mettre en danger la vie ou l’intégrité physique d’une personne. Plusieurs députés du Nouveau Front populaire se sont interrogés sur l’utilité de la mesure, alors qu’il est déjà possible d’anonymiser les témoignages et l’identité des enquêteurs.Mais son adoption était bienvenue pour M. Retailleau, alors que les députés avaient refusé de rétablir jeudi une autre mesure phare du texte, prévoyant d’obliger les plateformes de messageries cryptées à rendre les messages des narcotrafiquants accessibles aux enquêteurs.Pour le ministre, également candidat à la présidence des Républicains, le texte a valeur de test et lui permettrait de défendre son action dans le gouvernement de François Bayrou.- Poids du RN -Plus tard dans la journée, les députés ont approuvé un article lui aussi vivement contesté par la gauche, qui permettrait au préfet de prononcer une “interdiction de paraître” d’un mois maximum dans les lieux liés à des activités de trafic de stupéfiants pour les personnes y participant.Le préfet pourra aussi saisir un juge pour faire expulser de son logement toute personne dont les agissements en lien avec des activités de trafic de stupéfiants troublent l’ordre public.Les députés du Nouveau Front populaire se sont notamment alarmés d’une mesure qui impacterait, au-delà du trafiquant, les membres de sa famille.”Le droit au logement est un droit constitutionnel. L’intérêt supérieur de l’enfant n’est pas indifférent aux décisions que nous avons à prendre”, a déclaré le président du groupe PS Boris Vallaud.Les débats se sont tenus vendredi dans un hémicycle clairsemé, où l’absence de nombreux députés macronistes a été relevée. “Si les dossiers-coffres ont été rétablis, c’est grâce à nous”, a déclaré le député Rassemblement national (RN) Michaël Taverne. “Vous étiez où, toute cette semaine ? Vous n’étiez pas là.” Accusés par le député LFI Antoine Léaument de faire alliance avec le RN, les députés du bloc central ont rétorqué, par la voix de l’élue MoDem Geneviève Darrieussecq, être une “force d’équilibre”. – Fermetures administratives -L’Assemblée a également adopté un article permettant aux préfets de décider la fermeture administrative de commerces soupçonnés de blanchiment, pour une durée allant jusqu’à six mois, éventuellement prolongée six mois par le ministre de l’Intérieur. “Un excès de pouvoir administratif”, selon le député écologiste Pouria Amirshahi. Et fondé uniquement sur “du soupçon”, ont ajouté des députés insoumis.A une voix près, un amendement RN a été adopté permettant aux maires de procéder à de telles fermetures administratives, ramenées dans ce cas à un mois. Mais deux députés ont indiqué s’être trompés lors du vote — une erreur possiblement révélatrice de la fatigue de la semaine. Une deuxième délibération pourrait avoir lieu en fin d’examen du texte.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Toutes les régions glaciaires ont vu leur masse fondre l’an dernier, selon l’ONU

Toutes les régions glaciaires ont enregistré une perte de masse nette en 2024, pour la troisième année consécutive, a indiqué vendredi l’ONU, qui estime que les préserver est une question de “survie”.”La préservation des glaciers n’est pas seulement une nécessité environnementale, économique et sociétale. C’est une question de survie”, alerte la secrétaire générale de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Celeste Saulo, à l’occasion de la première Journée mondiale des glaciers.Plus de 275.000 glaciers dans le monde couvrent environ 700.000 km², sans prendre en compte les calottes glaciaires continentales du Groenland et de l’Antarctique, rappelle l’OMM dans un communiqué.Mais ces formations de glace reculent rapidement en raison du changement climatique. Cinq des six dernières années ont été marquées par un recul record des glaciers, et “pour la troisième année consécutive, l’ensemble des 19 régions glaciaires ont enregistré une perte de masse nette” en 2024, indique l’OMM.Ils ont perdu dans leur ensemble 450 milliards de tonnes, selon l’OMM qui cite de nouvelles données du Service mondial de surveillance des glaciers (WGMS) basé en Suisse.La quatrième moins bonne année, la plus mauvaise ayant été 2023.La perte de masse a été relativement modérée dans des régions comme l’Arctique canadien ou les glaciers périphériques du Groenland, mais les glaciers de Scandinavie, du Svalbard et d’Asie du Nord ont eux connu la pire année jamais enregistrée.En se fondant sur une compilation d’observations mondiales, le WGMS estime que les glaciers (à l’exception des calottes glaciaires continentales du Groenland et de l’Antarctique) ont perdu plus de 9.000 milliards de tonnes depuis le début des relevés, en 1975.C’est l’équivalent d'”un bloc de glace de la taille de l’Allemagne et d’une épaisseur de 25 m”, a expliqué le directeur du WGMS, Michael Zemp, en conférence de presse. Au rythme actuel, de nombreux glaciers de l’ouest du Canada et des Etats-Unis, de Scandinavie, d’Europe centrale, du Caucase, de Nouvelle-Zélande et des tropiques ne survivront pas au XXIe siècle, selon l’OMM, qui rappelle que l’assèchement des “châteaux d’eau” de la planète menace l’approvisionnement en eau de centaines de millions de personnes.”Entre 2022 et 2024, nous avons assisté à la plus grande perte de glaciers jamais enregistrée sur trois ans”, s’inquiète Celeste Saulo.Pour l’ONU, la seule réponse possible est la lutte contre le réchauffement climatique, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.”Nous pouvons négocier beaucoup de choses à l’ONU mais nous ne pouvons pas négocier les lois physiques de la fonte des glaces”, relève Stefan Uhlenbrook, directeur du département Eau et Cryosphère à l’OMM.Le haut responsable ne souhaite pas commenter le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, ouvertement climatosceptique et qui a retiré les Etats-Unis de l’accord de Paris, mais il souligne qu'”ignorer le problème n’aidera pas à trouver une solution”.Pour cette première Journée mondiale, c’est un glacier américain, le “South Cascade”, qui a été nommé “glacier de l’année” par le WGMS. C’est l’un des plus surveillés au monde, depuis les années 1950.L’USGS, le service géologique américain, fait remonter l’historique de ses mesures à 1958. Celles du WGMS remontent même un peu plus loin, à 1952.le “South Cascade” illustre à la fois la beauté des glaciers et l’engagement à long terme de scientifiques et de bénévoles dévoués, qui ont recueilli pendant plus de six décennies des données sur le terrain pour quantifier les changements de masse”, explique Caitlyn Florentine, rattachée à l’USGS.

Procès des otages en Syrie: Mehdi Nemmouche condamné à la perpétuité

La cour d’assises spéciale de Paris a condamné vendredi le jihadiste Mehdi Nemmouche à la réclusion criminelle à perpétuité, le reconnaissant coupable d’avoir été le geôlier de quatre journalistes français otages du groupe Etat islamique (EI) en Syrie en 2013, mais aussi de toutes les victimes syriennes anonymes.  Mehdi Nemmouche, 39 ans, jean, chemise noire, rasé de près, n’a pas montré de réaction. Une fois terminé l’énoncé du verdict, il a discuté, debout accoudé à la vitre du box, avec des avocats de la défense. La cour, qui a délibéré pendant plus de 10 heures, a assorti sa peine d’une période de sûreté maximale de 22 ans, pendant laquelle il ne pourra pas demander de libération anticipée.Le président Laurent Raviot n’a donné aucune motivation de la décision, mais a étendu le périmètre des victimes reconnues.D’abord, à l’ensemble des 25 journalistes et humanitaires occidentaux kidnappés en Syrie. Plusieurs d’entre eux, dont certains proches étaient dans la salle d’audience, avaient été assassinés dans des mises en scènes macabres et filmées, à genoux dans des tenues oranges, pour des vidéos de propagande qui ont fait le tour du monde.La cour a également reconnu victimes “tous les ressortissants syriens non identifiés”. Pendant le procès, les ex-otages français ont raconté leur supplice de 10 mois dans les geôles de l’EI, mais souligné avoir vite compris que leurs vies avaient plus de valeur, aux yeux de leurs geôliers, que celles des milliers de Syriens torturés à mort “jour et nuit” dans les cellules voisines.Mercredi, le parquet antiterroriste avait réclamé la peine maximale pour Mehdi Nemmouche, afin de “protéger définitivement la société” de ce “véritable sociopathe dénué de toute empathie”.Mehdi Nemmouche avait été identifié comme leur ancien geôlier par Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres après l’attaque du musée juif de Bruxelles en 2014, où il avait abattu quatre personnes, un mois après le retour en France des journalistes français.- “Petit joueur” -“Faire de la surenchère dans le mal, ça ne fait pas de vous un héros du mal”, a réagi après le verdict Nicolas Hénin. “C’est vraiment fort qu’ils aient associé l’ensemble des Syriens, qui ont vécu à la fois l’écrasement de Bachar al-Assad et la folie de Daesh”, a de son côté salué Didier François. Le coaccusé de Mehdi Nemmouche, Abdelmalek Tanem, 35 ans, que les ex-otages n’ont pas reconnu, a été condamné à 22 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté des deux tiers. La cour a également ordonné la prison à vie pour deux accusés présumés morts: Oussama Atar, déjà condamné à la perpétuité pour avoir commandité les attentats du 13-Novembre, qui “supervisait personnellement la gestion des otages” selon l’accusation, et Salim Benghalem, l’un des chefs des geôliers.Enfin, une peine de 20 ans a été prononcée à l’encontre du Syrien Kais Al Abdallah, 41 ans, identifié comme l’ancien numéro 2 de l’EI à Raqqa et impliqué dans l’enlèvement des otages français.Dans ses derniers mots dans la matinée, Mehdi Nemmouche, déjà condamné en 2019 à la perpétuité pour l’attentat du musée juif, s’est lancé dans une diatribe anti-Occident – “Daesh, à côté, c’est un petit joueur” -, pendant une quinzaine de minutes, sans un mot au sujet des ex-otages et des accusations le visant.Tout au long du mois de procès, il avait juré n’avoir rejoint l’EI que pour y combattre l’ex-dictateur syrien Bachar al-Assad, et n’avoir jamais rencontré les quatre journalistes français qui ont eux formellement reconnu ce geôlier “pervers”, “sadique”, “qui parlait trop, qui parlait tout le temps”.”C’est par le terrorisme que le peuple syrien s’est libéré de la dictature”, a lancé Mehdi Nemmouche dans ses derniers mots. “Oui j’ai été un terroriste et je ne m’en excuserai jamais, je ne regrette pas un jour, pas une heure, pas un acte”.Hors audience, un ex-otage syrien, partie civile, avait recadré: Mehdi Nemmouche “oublie que 95% des victimes de l’EI sont syriennes et musulmanes. Je suis l’une d’entre elles. L’Etat islamique n’est pas venu en Syrie pour combattre Bachar al-Assad mais pour combattre tout le monde, pour créer leur califat”, avait déclaré Radwan Safar Jalany. 

Hundreds of thousands defy Erdogan to protest Istanbul mayor’s arrest

Hundreds of thousands of people rallied in Istanbul late Friday to protest the arrest of the city’s opposition mayor, Ekrem Imamoglu, defying a warning from President Recep Tayyip Erdogan that Turkey would not tolerate “street terrorism”.It was the third straight night that demonstrators had rallied against the arrest of Imamoglu — Erdogan’s biggest political rival …

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Lille: le premier adjoint de Martine Aubry, Arnaud Deslandes, élu maire

Le premier adjoint de Martine Aubry, Arnaud Deslandes, a été élu sans surprise maire de Lille vendredi lors d’un conseil municipal extraordinaire, succédant à l’emblématique édile socialiste, qui a démissionné après 24 ans à la tête de la ville.Élu par 43 voix sur 54 suffrages exprimés, le quadragénaire, qui avait été désigné comme dauphin par Mme Aubry il y a deux semaines, l’a emporté face à Stéphane Baly, candidat écologiste aux prochaines municipales en 2026.M. Baly a qualifié cette élection de “succession (…) sans aucun suspense”, soulignant que “la seule élection qui compte se déroulera dans un an”.Après un long hommage à Martine Aubry, M. Deslandes, 42 ans, lui a dit son “infinie reconnaissance”, estimant que “Lille et Martine Aubry ne font qu’un”.”J’inscris mon action dans la ligne de ce qui a été accompli”, a-t-il souligné, revendiquant “l’héritage de Martine Aubry en politique”.Il a évoqué “la rénovation des quartiers populaires”, la “défense des services publics”, ou encore une ville “résiliente” face aux changements climatiques.”J’ai un an pour faire mes preuves, j’en ai conscience”, a-t-il reconnu. “Je prouverai que je ne serai pas qu’un maire de transition”.A un an des municipales, Martine Aubry, 74 ans, élue à Lille depuis 30 ans et maire depuis 2001, a annoncé le 6 mars sa démission, estimant que le temps était venu “de passer la main à une nouvelle génération”.”C’est bien sûr les Lilloises et les Lillois qui choisiront dans un an”, a souligné Mme Aubry vendredi soir, martelant qu’il n’y avait “rien d’anti-démocratique” à l’élection de M. Deslandes.Cette passation anticipée vise à donner à ce dernier de la visibilité et l’opportunité d’incarner le pouvoir avant les municipales de l’an prochain, une stratégie classique en politique.Le PS n’a pas encore officiellement désigné de candidat à la mairie de Lille pour 2026. Une primaire prévue le 6 novembre devra départager les prétendants, dont M. Deslandes et le député socialiste et conseiller municipal lillois Roger Vicot, en campagne depuis déjà plusieurs mois.Arnaud Deslandes, encore peu connu du grand public, a fait toute sa carrière dans l’ombre de Martine Aubry, dont il est un fidèle.Né à Charleville-Mézières (Ardennes) le 22 octobre 1982, ce fils d’une professeure et d’un avocat, socialistes convaincus, a suivi leur voie en prenant dès 2002 sa carte au Mouvement des jeunes socialistes (MJS), puis au PS.Étudiant à Sciences Po Lille de 2001 à 2007, il est entré en 2005 au cabinet de Martine Aubry en tant que stagiaire. Il a ensuite gravi tous les échelons du beffroi: collaborateur de cabinet de 2006 à 2013, directeur de cabinet de 2013 à 2020, adjoint chargé de la solidarité et de la cohésion des territoires de 2020 à 2023, puis premier adjoint.

Luc Rémont, patron d’EDF dur en affaires qui n’a pas convaincu l’Etat-actionnaire

Luc Rémont, profil public-privé arrivé à la tête d’EDF en novembre 2022 pour redresser l’énergéticien et relancer sa production nucléaire, n’a pas réussi à convaincre l’Etat-actionnaire de le renouveler dans ses fonctions.La nomination de cet ingénieur polytechnicien, successeur de Jean-Bernard Lévy rattrapé à 67 ans par la limite d’âge, avait coïncidé avec l’annonce du retour d’Electricité de France dans le giron des entreprises détenues à 100% par l’Etat.Marin aguerri, amateur de régates, Luc Rémont – aujourd’hui âgé de 55 ans – a dû naviguer dans une voie étroite, en tâchant de défendre la “soutenabilité” d’EDF, tout en ménageant l’Etat-actionnaire.”C’est peut-être la mission d’une vie”, avait commenté lors de sa nomination M. Rémont, dont le parcours professionnel lui a permis de cumuler l’expérience des cabinets ministériels et du secteur privé.Fort d’un début de carrière comme ingénieur à la délégation générale pour l’armement (DGA), il a ensuite intégré en 1996 le ministère des Finances où il a notamment été le directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Economie et des Finances Thierry Breton, au moment de la privatisation partielle d’EDF.Il a également oeuvré plus de huit ans chez l’équipementier électrique Schneider Electric après un passage à la Bank of America Merrill Lynch comme expert en fusions-acquisitions.Dès son arrivée à la tête de l’énergéticien, Luc Rémont s’était retrouvé face à des chantiers titanesques, à commencer par la remise en ordre de marche du parc nucléaire français, dont près de la moitié des 56 réacteurs étaient alors à l’arrêt, pour des maintenances programmées ou des problèmes de corrosion avérés ou soupçonnés.”Le principe qui est qu’on ne s’ennuie jamais à EDF s’est tout à fait vérifié”, déclarait-il un an après sa nomination, en novembre 2023.”On doit reconnaître qu’il agit auprès du gouvernement pour défendre les intérêts d’EDF, pour lui permettre de réussir les enjeux essentiels qui l’attendent et ainsi redonner à la France sa souveraineté et son indépendance énergétiques”, avait relevé à l’époque une source syndicale à l’AFP.- militaire de réserve -Luc Rémont a en effet été sous pression constante de l’Etat – redevenu actionnaire unique du groupe en juin 2023 – pour faire monter en puissance la production nucléaire en construisant de nouveaux réacteurs et se conformer ainsi à la volonté élyséenne de relancer l’atome pour permettre la décarbonation de l’industrie par son électrification.Dans cette optique, EDF devait doper ses investissements à un niveau “sans commune mesure” dans son histoire, avait prévenu Luc Rémont.Pour y arriver, cet habitué des arcanes du pouvoir à l’air bonhomme n’a parfois pas hésité à monter au créneau face à l’Etat. Un conseil d’administration en septembre 2023 avait par exemple été le théâtre, selon une source interne d’EDF, d’une passe d’armes entre M. Rémont et une représentante de l’Etat.Depuis plus d’un an, ses relations avec ses plus gros clients, les industriels français, s’étaient très fortement dégradées. Critiqué pour des prix de l’électricité jugés trop élevés, il s’était aussi attiré les foudres de l’Etat soucieux d’éviter une désindustrialisation.Luc Rémont avait cependant réussi à faire engranger à EDF un bénéfice record pour l’année 2024, dopé par la hausse de sa production nucléaire, permettant à l’État de toucher un dividende pour la première fois depuis plus de 10 ans, d’un montant de 2 milliards d’euros.Fin 2023, plutôt que de “tensions” entre Luc Rémont et l’Etat, Gwenaël Plagne, secrétaire (CGT) du CSEC (comité social et économique central) de l’énergéticien avait préféré parler de “lobbying”, soulignant la volonté du PDG “d’avoir plus les mains libres pour pouvoir vendre son électricité”, face à un Etat qui se pose en garant du pouvoir d’achat des ménages et de la compétitivité des industriels.Plusieurs sources syndicales louaient à cette époque la volonté de ce militaire de réserve de défendre les intérêts d’EDF, l’une d’elles pointant néanmoins du doigt un manque de partage d’information par M. Rémont au sein du groupe.M. Plagne dépeignait cependant, comme d’autres représentants syndicaux, un dirigeant “plus ouvert” que son prédécesseur Jean-Bernard Lévy, au moins sur le plan du dialogue social.